Cinq jours pour l’assassinat de Maxime Rigaud
Ce procès est très attendu, en particulier pour la famille qui espère, depuis bientôt trois ans, des réponses à ses questions. Comment a été tué Maxime Rigaud, Damparisien de 22 ans tué en mai 2009 à Brevans et dont le corps a été retrouvé dans le Doubs, ligoté et lesté d’un parpaing ? Et surtout pourquoi. S’agissait-il d’un homicide gratuit ? De nombreuses zones d’ombre et d’éléments intrigants subsistent. Beaucoup de témoins vont être entendus sur cinq jours. Tout va dépendre des déclarations des accusés, qui ont des positions différentes depuis le début de l’instruction. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. On retrouvera maître Uzan, bâtonnier du Jura, dans la partie civile.> Du lundi 20 au vendredi 24 février, à partir de 9 heures.
Un père accusé de viols et violences sur ses deux petits garçons
La première affaire de cette session s’est déroulée dans les alentours de Lons-le-Saunier, de 2007 à 2009. Un père de famille d’une quarantaine d’années comparaît détenu pour viols, tentatives de viols et violences aggravés et corruption de mineurs sur ses deux petits garçons, âgé de moins de 10 ans à l’époque. L’accusé ne reconnaît que partiellement les faits. L’accusé encourt 20 ans de réclusion.> Mardi 14 et mercredi 15 février à partir de 9 heures. Huis clos possible.
Un grand-père de substitution accusé de viol
Il s’agit d’une autre affaire de viols aggravés et agressions sexuelles. Un grand-père de substitution (en fait le père de la belle-mère d’une jeune fille) s’en serait pris à elle alors qu’elle était âgée d’une dizaine d’années. Les faits, anciens (début des années 2000) ont été dénoncés par la victime alors que les agissements présumés de l’accusé avaient pris fin. Le mis en cause, qui comparaît libre, encourt une peine de 20 ans.> Jeudi 16 et vendredi 17 février à 9 heures. Huis clos possible. La prochaine session d’assises aura lieu en mai.
Des changements avec la réforme de la procédure
Cette première session 2012 est aussi, pour la cour des crimes du Jura, la première depuis la réforme de la procédure des assises. Les changements : désormais, les audiences ne démarreront pas la lecture de l’ordonnance de mise en accusation par le greffier. C’est le président de la cour qui présentera l’affaire en s’appuyant sur son rapport. L’obligation dite de motivation fera également son entrée : lors du prononcé du verdict, les raisons qui ont conduit le jury à se prononcer ainsi devront être expliquées. Enfin, le jury sera composé de deux jurés (des citoyens) de moins, faisant passer la formation classique de 11 à 9 juréshttp://www.leprogres.fr/jura/2012/02/13/assises-trois-affaires-jurassiennes-dont-l-assassinat-de-maxime-rigaud
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