Aux gendarmes, elle affirme que son agresseur a menacé de la tuer avec un couteau qu’il avait dans sa poche pour la contraindre à avoir un rapport sexuel.
Un repris de justice
Hier, cet homme robuste de 29 ans, natif du Doubs, au casier judiciaire encombré par une quinzaine de condamnations, dont une pour agression sexuelle, comparaissait détenu devant la cour d’assises de la Côte-d’Or afin de répondre de ce viol qu’il nie avoir commis.Cette première journée a été consacrée à l’examen de la personnalité de l’accusé, un homme marié, manouche sédentarisé, dernier d’une fratrie de sept, ayant vécu son enfance du côté de Pontarlier où il a été placé en centre éducatif dès l’âge de 9 ans. C’est à cette période aussi qu’il affirme avoir été violé par un de ses cousins, sans avoir « jamais osé en parler avant ».
Quant à ses ennuis judiciaires, ils ont commencé dès ses 14 ans, et n’ont jamais cessé, si bien qu’au moment de sa garde à vue à Genlis le 5 juin 2010, Lézard » a déjà passé une dizaine des 27 années de sa vie en prison, pour de nombreux vols, mais pas seulement… En décembre 2011, le tribunal de Vesoul le condamnait à 5 ans de prison ferme pour avoir fauché, au volant d’une voiture volée, un gendarme, sérieusement blessé.
Deux versions opposées
Hier, “Lézard” a continué d’affirmer que la jeune femme était tombée sous son charme de guitariste, et qu’elle était « totalement consentante ». Bref, qu’il était en prison pour « rien du tout ».Une version contredite par les témoins qui se sont succédé à la barre, pour décrire l’état de choc dans lequel se trouvait la victime après les faits ; et combien la vie de cette jeune femme « courageuse, toujours prête à aider son prochain, et plutôt réservée », s’est trouvée bouleversée par ce profond traumatisme.
Le code pénal précise que le viol est « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise » a rappelé le président d’audience Philippe Theurey.
Aujourd’hui, le procès se poursuit par l’audition des experts et par les plaidoiries de M e Aurélie Roques-Bourrier pour la partie civile, et de M e Patrick Uzan à la défense. Les réquisitions seront portées par l’avocat général Marie-Noëlle Loriot, avant le verdict. L’accusé encourt quinze années de réclusion criminelle.
http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2012/02/14/collonges-lezard-nie-avoir-viole-dans-un-bois
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