jeudi 16 juin 2011

Perpétuité requise en appel

Le procès des meurtriers de « Nanard le Nantais » se finit demain
Tel un copier-coller du premier procès à Quimper (Finistère), la réclusion criminelle à perpétuité a été requise, hier, contre Jose Antonio Freitas. Ce patron de deux bars à hôtesses nantais est rejugé depuis trois semaines en appel par la cour d'assises des Côtes-d'Armor pour le meurtre de Bernard Algret. Dix et vingt ans de prison ont été requis pour ses quatre complices présumés. Des réquisitions qui avaient été suivies à la lettre, en 2009, par les jurés de Quimper.
Algret, présenté comme une figure du « milieu nantais », avait été enlevé en décembre 2005 dans sa maison de Bénodet (Finistère), où il avait déménagé pour gérer ses bars à hôtesses brestois. Ligoté dans le coffre d'une voiture, il avait été ramené à Nantes, où il avait subi des actes de torture d'une sauvagerie inouïe. Ses genoux avaient notamment été perforés à la perceuse, et il avait été frappé avec une barre à mine couplée à une matraque électrique. Son corps décomposé avait finalement été retrouvé lesté d'un parpaing, cinq mois plus tard, dans la Loire à Frossay.

Le Taser pour maîtriser un accusé
Les enquêteurs soupçonnent Jose Antonio Freitas - déjà condamné en 1993 pour un braquage avec prise d'otage - d'être le commanditaire de l'expédition contre « Nanard le Nantais », qui l'aurait « dénoncé et envoyé en prison » par le passé... Reste que l'intéressé clame son innocence depuis le début de l'affaire. Il s'estime victime d'un « règlement de comptes » de ses quatre co-accusés.
Du coup, l'ambiance est survoltée dans le box de la cour d'assises, à Saint-Brieuc. Dans tous les sens du terme, d'ailleurs : mardi, les policiers du GIPN ont dû avoir recours à leur Taser, en plein procès, pour maîtriser l'un d'entre eux, qui s'en était pris physiquement à Jose Antonio Freitas... Heureusement pour eux, le verdict tombe demain.

http://www.20minutes.fr/article/741941/perpetuite-requise-appel

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