vendredi 13 avril 2018

Affaire Grégory : bataille juridique ce matin à Dijon

Reportée le 30 mars dernier en raison de la grève des avocats, l’audience consacrée à l’examen des recours en nullité déposés par les avocats de Murielle Bolle et du couple Jacob, mis en examen pour "arrestation, enlèvement, détention et/ou séquestration de mineur suivi de mort", se tient ce matin à Dijon, à partir de 9 h 30,  devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel.
Conseils de Murielle Bolle, toujours placée sous contrôle judiciaire dans la Nièvre, Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré, qui fut, en tant que collaborateur de Me Prompt, un ancien défenseur de Bernard Laroche, ont déposé en décembre dernier des requêtes en nullité qui portent sur quatre points.

Une annulation de mise en examen

Ils sollicitent l’annulation des actes réalisés par la juge Claire Barbier qui, pour eux, auraient dû être ordonnés par la chambre de l’instruction. Ils réclament également l’annulation de la mise en examen de leur cliente, pour cause "d'absence d’indices graves et concordants" ainsi que le retrait de procès-verbaux annulés qui auraient été réintroduits "de façon frauduleuse" dans la procédure par le juge Simon, décrit comme "partial".
Autre point d’achoppement, la garde à vue de Murielle Bolle des 2 et 3 novembre 1984, au cours de laquelle celle qui était à l’époque une ado de 15 ans avait accablé Bernard Laroche. Cette dernière requête a d’ailleurs déjà plus ou moins été tranchée puisque le 7 mars dernier, la chambre de l’instruction de Dijon a décidé de ne pas transmettre la question prioritaire de constitutionnalité posée par les avocats de Murielle Bolle à la Cour de cassation et a donc implicitement validé cette garde à vue.

Les avocats de Marcel et Jacqueline Jacob aussi à Dijon

Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré estiment que leur cliente aurait dû avoir droit à un avocat, aurait dû bénéficier du droit au silence, et ce, quand bien même aucun texte de l’époque ne le prévoyait. Conseil de Christine et Jean-Marie Villemin, Me Thierry Moser avait dénoncé une "acrobatie juridique".
Conseils respectifs de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, Mes Stéphane Giuranna et Frédéric Berna sont eux aussi présents à Dijon ce matin. Pour une requête en nullité concernant la mise en examen de leurs clients. Ils en réclament l’annulation car "la juge Barbier n’a notifié, à ce moment-là, aucun des droits de la défense, ni le droit de demander des actes d’investigations, ni celui de déposer des requêtes en nullité".
La décision devrait être mise en délibéré.

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