mercredi 4 avril 2018

Jean-Marie Villemin répond au livre de Gérard Welzer

Depuis les rebondissements de juin dernier dans l’affaire Gregory, l’homme ne s’était fait entendre que par le biais de ses avocats. Mais Jean-Marie Villemin s’est décidé à prendre sa plume pour répondre à l’article que nous avons consacré au contentieux qui l’oppose à Gérard Welzer. Un contentieux qui fait suite à la parution d’un livre écrit par l’avocat historique de la famille Laroche : L’affaire Gregory ou la malédiction de la Vologne. Dans cet ouvrage, l’avocat spinalien écrit dans un paragraphe, que le fils de Bernard Laroche a vu son père « mourir sous ses yeux ». Un terme que le conseil de la famille Laroche a également utilisé lors d’interviews télévisées. Sauf que l’enfant était en réalité dans la maison. Un passage que n’a pas apprécié Jean-Marie Villemin, comme nous l’a expliqué Me Welzer qui, début mars, a reçu un courrier du conseil du père de Grégory. « On me réclame un dédommagement sans quoi je serai poursuivi », affirme Me Welzer. Et d’ajouter que le terme utilisé était une figure de style et qu’il refusait « de payer ce dédommagement », même si cela devait l’emmener jusqu’à un procès.
Suite à ces déclarations, Jean-Marie Villemin nous a fait parvenir un droit de réponse dont voici l’intégralité : « L’article publié dans votre quotidien daté du 29 mars 2018 sous le titre « Affaire Gregory : Jean-Marie Villemin réclame de l’argent à Gérard Welzer pour son livre » me mettant en cause, je tiens à porter à la connaissance de vos lecteurs les informations suivantes : dans la mise en demeure que mon avocate a adressée à Me Welzer, il n’était pas question d’argent. Il s’agissait d’obtenir de lui qu’il cesse de prétendre, contre la réalité du dossier, que Bernard Laroche avait été tué sous les yeux de son fils Sébastien et prenne des mesures pour réparer mon préjudice ; la mesure que Me  Welzer a manifestement trouvée, a consisté à alerter la presse ; si je juge la méthode curieuse, je note cependant que Me Welzer reconnaît désormais publiquement que Bernard Laroche n’a pas été tué sous les yeux de son fils Sébastien puisqu’à ce moment, l’enfant était dans la maison ; je me satisfais de cette mise au point, ce qui ne m’empêchera pas de rester vigilant à l’égard de tous ceux qui s’efforcent d’ajouter du drame au drame. Pour ce qui concerne les autres aspects du livre, seule la vérité judiciaire m’importe. » Dont acte.

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