dimanche 6 mai 2018

Vers le dénouement de l'affaire Guillaume Seznec ?

Une affaire criminelle qui fait couler beaucoup d'encre depuis plus de 90 ans. En 1924, Guillaume Seznec est reconnu coupable du meurtre de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère. L'élu local disparaît durant un voyage d'affaires, entre la Bretagne et Paris, en présence de Seznec. Ce dernier a été condamné aux travaux forcés à perpétuité jusqu'à sa libération anticipée en 1947.

D'après les informations du Télégramme et de France 2, l'affaire Seznec cacherait en réalité un secret de famille. Les petits-fils de Guillaume Seznec, Gabriel et Jean-Yves Seznec, ont révélé en exclusivité au magazine 19 heures le dimanche les circonstances du décès de Pierre Quémeneur. Leur grand-mère, Marie-Jeanne Seznec, aurait accidentellement poussé l'ancien conseiller général du Finistère, suite à des avances déplacées.

"Un homicide involontaire"

Témoignant pour la première fois, les deux frères dévoilent ce secret que leur père, Guy Seznec, leur a avoué sur son lit de mort.  "C’était un dimanche, d’après lui. Il jouait dehors dans la cour et il a entendu sa mère crier, se débattre. Elle se faisait agresser en gros. En allant à la fenêtre, il a vu Quémeneur par terre, allongé, recroquevillé. La bonne aussi était là. Et Quémeneur était mort ", raconte Gabriel Seznec à France 2.
Une affaire qui se résume à un "homicide involontaire" pour les deux frères. "Notre père n’a pas vu tomber Quémeneur, mais il était par terre quand il a regardé par la fenêtre. Cela a duré quelques secondes entre le moment où sa mère a crié et celui où il a regardé à la fenêtre", explique Jean-Yves Seznec au magazine 19 heures le dimanche. "Sa mère lui a dit qu’elle avait levé la main parce que Quémeneur l’avait agressée un peu, enfin, tripotée… Et il ne s’est jamais relevé ", complète Gabriel Seznec.

Des témoignages concordants

"Ils n’ont pas voulu sa mort, c’est un homicide involontaire finalement.", conclut Jean-Yves Seznec. Bien qu'"incomplète" pour les deux frères, cette version valide celle de Denis Langlois. Dans un livre "Pour en finir avec l'affaire Seznec", paru en mai 2015, l'ancien avocat de la famille affirme que Marie-Jeanne Seznec se serait défendue des avances de Pierre Quémeneur avant de le frapper avec un objet lourd.

L'affaire avait été relancée en février quand des ossements avaient été retrouvés dans le cellier de la maison de famille de Morlaix.

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