mardi 30 octobre 2018

Affaire Daval : sinistre anniversaire au palais de justice, ce mardi à Besançon

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Difficile d’imaginer pire anniversaire. Un an jour pour jour après la découverte du corps à moitié calciné d’Alexia Daval, dans ce maudit bois d’Esmoulins, ses proches ont rendez-vous ce mardi au palais de justice de Besançon, pour ce qui s’apparente à un mini-procès avant l’heure.
Si la chambre de l’instruction de Besançon étudiera la demande de mise en liberté émise par la défense, les avocats de chaque partie seront amenés, lors de leur plaidoirie, à aborder face aux magistrats le fond du dossier. Mis en examen pour le meurtre de son épouse, Jonathann Daval sera-t-il extrait de sa cellule, pour être physiquement présent dans le box des accusés ? A priori non. Tout porte à croire qu’une apparition par vidéoconférence sera privilégiée.Déterminés à faire entendre leur voix, les parents d’Alexia, sa sœur et son mari, Grégory Gay, ont, quant à eux, répété dans les médias qu’ils assisteraient bel et bien à l’audience. Celle-ci se déroulera sauf énorme surprise à huis clos. Ce sera alors la première fois depuis l’interpellation de Jonathann Daval, le 29 janvier, qu’ils apercevront et entendront le mari d’Alexia. Un moment éprouvant en perspective, qui, aussi douloureux soit-il, leur paraît aujourd’hui indispensable.
Depuis un an, Jonathann Daval a fait évoluer sa version à plusieurs reprises, pour finalement accuser sa belle-famille du pire, à contre-courant d’une enquête lui étant pourtant très défavorable. « Jonathann Daval a reconnu avoir participé au transport du corps dans la forêt, cela n’en fait pas un meurtrier », soutient Me Schwerdorffer, pour justifier la demande de mise en liberté.

Une symbolique lourde

Cette demande a déjà été refusée en première instance, il y a deux semaines, pour plusieurs motifs : nécessité de préserver les preuves, éviter tout trouble à l’ordre public, maintenir le mis en cause à disposition de la justice, garantir sa propre sécurité… Autant d’arguments forts qui seront repris, ce mardi matin, par les parties civiles et le parquet général dans ses réquisitions.
Le vrai procès, lui, n’aura pas lieu avant de longs mois. Les enjeux seront alors bien supérieurs à cette audience. Symboliquement, néanmoins, ce mardi 30 octobre pèse lourd. Pour Jonathann Daval. Pour les proches de la victime. Pour leurs avocats. Et pour la mémoire d’Alexia, malmenée par cette instruction si mouvementée.
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