mardi 5 février 2019

Affaire Alexia : entendu par un nouveau juge, Jonathann Daval confirme ses aveux


Mis en examen il y a un an maintenant pour le meurtre de son épouse Alexia, Jonathann Daval avait coutume de s’arranger avec la vérité, de multiplier les versions : un temps mari éploré, un temps coupable, un temps victime d’un complot familial…
Tout a une nouvelle fois basculé le 7 décembre dernier. Confronté aux proches d’Alexia et à ses propres contradictions, mises à jour par l’enquête de gendarmerie, Jonathann Daval a craqué. Une seconde fois. Des aveux “bis” incomplets, formulés à genoux et en pleurs, devant sa belle-mère, dans l’intimité du cabinet de juge d’instruction.

Le mari d’Alexia assume

C’est avec une certaine fébrilité qu’était attendu le sixième rendez-vous entre le mari d’Alexia et le magistrat instructeur. Pour une fois, le secret a été préservé : cette audition a eu lieu la semaine passée. Présenté il y a peu par ses avocats comme « en phase de décompensation », Jonathann Daval allait-il à nouveau se désunir, et sortir une nouvelle histoire de son chapeau ? La réponse est non.
Selon nos informations, le mis en cause a assumé l’homicide de sa femme. Face à un nouveau juge - le précédent ayant changé de fonction - l’informaticien est calmement revenu sur l’enchaînement des faits, mais nie toujours avoir participé à la crémation partielle du corps d’Alexia, retrouvé dans le bois d’Esmoulins (Haute-Saône), le 30 octobre 2017.
Ce point pose question, même si comme l’expliquait le procureur de la République de Besançon, rien, dans le dossier, ne laisse à penser que Daval a bénéficié d’une quelconque aide pour se débarrasser du cadavre. Nombre d’observateurs imaginent que reconnaître ce geste nécessite, pour Jonathann Daval, de faire sauter un énième verrou psychologique.
Le procès devrait se tenir en 2020. D’ici là, une nouvelle étape majeure est au programme : la reconstitution des faits. Sous haute surveillance des gendarmes, celle-ci suivra le macabre fil des événements de la nuit du 27 au 28 octobre 2017, de la maison des Daval, à Gray-la-Ville, jusqu’au bois d’Esmoulins, où le corps d’Alexia avait été découvert.
  • Alexia Daval
  • Gray https://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/alexia-daval


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