mercredi 12 octobre 2011

Nice: de 20 à 30 ans de réclusion pour les tortionnaires de Modolo

Au terme de cinq heures de délibéré, mardi après-midi, le verdict de la cour d’assises des Alpes-Maritimes qui rejugeait en appel les tortionnaires et meurtriers de William Modolo, est tombé. Cinq marginaux, trois hommes et deux femmes, comparaissaient depuis lundi 3 octobre pour l’assassinat de leur souffre-douleur, qui fut violé, torturé avant d’être achevé à coups de pierre.

La cour a partiellement suivi les réquisitions de l’avocat général qui avait demandé la confirmation des sanctions prononcées à Aix en première instance, le 9 septembre 2010, soit des peines allant de dix-neuf à trente ans de réclusion. C’est le parquet général qui avait fait appel.

Considéré comme le « mâle dominant » par les avocats des autres accusés, Jean-Pierre Planqueel, 32 ans, écope de la même peine 30 ans de réclusion dont deux tiers de sûreté. Franck Julien, un alcoolique et toxicomane de 41 ans décrit comme « à la limite de la déficience » « gagne » trois ans en passant de 28 à 25 ans avec deux tiers de sûreté. Les autres peines sont de 23 ans pour le Niçois Arnaud Frapech qui voit ainsi sa sanction confirmer. Me Bernard Ginez, son avocat s’est dit « très déçu » par cette décision. Barbara Jean-Louis, 29 ans, l’aide-maternelle ayant dénoncé les faits, écope de 20 ans et gagne aussi 3 ans. Enfin, Aurélie Piteux prend un an de plus, avec 20 ans de réclusion.

Supplicié et lapidé dans un bois

En mai 2006, William Modolo, un jeune homme de 21 ans avait été frappé, torturé, sodomisé à l’aide d’une bouteille, avant d’être achevé à coup de pierres dans un bois des Alpilles. Complexé par sa forte corpulence, William, mal dans sa peau et influençable, s’était lié en mars 2006 à un groupe hétérogène, composé de sans-domicile-fixe et de jeunes, parfois toxicomanes, en rupture de banc.

Très vite, il était devenu leur souffre-douleur pour des motifs futiles comme le vol d’un saucisson. Traité comme un chien, humilié, obligé de s’avilir et de marcher à quatre pattes, le jeune homme avait été littéralement torturé : après que du verre a été introduit dans la bouche avant d’y être brisé, douze de ses dents ont été arrachées à l’aide d’une pince. Finalement, le sursaut d’humanité n’a jailli d’aucun des tortionnaires et Wiliam a été « achevé » et mortellement lapidé. Son corps dénudé, mutilé, martyrisé portant les stigmates d’un sauvage déchaînement avait été découvert par un promeneur.   
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/nice-de-20-a-30-ans-de-reclusion-pour-les-tortionnaires-de-modolo

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