vendredi 14 octobre 2011

À pieds joints sur la tête

L'histoire est d'une banalité effrayante. Deux hommes, complètement ivres, traînent, le 5 octobre, sur le parking d'un immeuble vers 17 h non loin du hall d'entrée d'un immeuble...
Un Monsois rentre alors chez lui chargé de ses courses. L'homme aux paquets s'approche du hall d'entrée de son immeuble. En ouvrant la porte et en voyant les deux personnages ivres s'approcher, il tente de s'opposer à l'entrée du duo dans le hall. Le Monsois est alors violemment pris à partie par un des deux inconnus. L'agresseur le frappe à coups de pied et de poing. Le Monsois s'écroule au sol. Et, à ce moment-là, l'agresseur saute à pieds joints sur la tête de la victime avant de disparaître...
Le Monsois va être secouru, mais trop tard, par des témoins. Aux urgences du CHR, on détecte plusieurs traumatismes crâniens et des fractures de la mâchoire. Diagnostic : sept semaines d'immobilisation totale ! Mais, hier, devant la présidente Nourith Reliquet, l'homme grièvement blessé était courageusement présent, silencieux et pour cause !


Car la police a retrouvé le présumé agresseur : Claude Wyplata, 36 ans, souvent présent dans un appartement voisin de celui de la victime. « Je ne connais même pas le blessé, je ne l'ai jamais vu, d'ailleurs, je suis plus souvent à Roubaix qu'à Mons », s'exclame hier le prévenu dans le box.
Bref, Claude Wyplata nie formellement avoir vu, touché et encore plus frappé la victime.
Hier, parce qu'il faut convoquer la Caisse primaire d'assurance maladie, étant donné l'importance des dégâts physiques, on ne pouvait juger immédiatement le prévenu sur le fond. « La victime, des témoins à leur fenêtre, et même votre ami qui était ivre avec vous, tous ces gens vous reconnaissent ! » , pointe la présidente Nourith Reliquet. Claude Wyplata s'énerve : « Ah oui, il suffit que deux ou trois personnes disent ça pour que je sois coupable ! Je n'étais même pas là ! » Et d'ajouter : « D'ailleurs, on dit que ça se passait dans le hall, comment des gens pourraient m'avoir vu à leur fenêtre ! » Pour le procureur Douglas Berthe, la mise en cause du prévenu ne fait guère de doute. La police municipale monsoise souligne que deux jours avant les faits, le prévenu avait été contrôlé en état d'ivresse publique manifeste.
Par ailleurs, le casier judiciaire de Claude Wyplata semble indiquer plusieurs condamnations pour violences et conduites en état d'ivresse. Enfin, le prévenu se trouve encore sous le coup d'un sursis avec mise à l'épreuve datant d'une récente condamnation. Au final, guère de surprise : malgré la plaidoirie de Me Chloé Frantz, la présidente Reliquet annonce un mandat de dépôt à l'encontre du prévenu dans l'attente de son prochain procès

http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2011/10/11/a-pieds-joints-sur-la-tete.shtml

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