lundi 7 novembre 2011

Fêtes de Nogaro : deux affaires en une nuit

14 août, la fête de Nogaro. Cinq gendarmes dont trois réservistes interviennent pour des dégradations. Dans une auto dont une vitre est cassée, ils découvrent un garçon ivre mort, ganté, couché sur l'auto radio (voir au fil du dossier). Les pompiers l'évacuent. Mais les gyrophares attirent un attroupement. Il y a là un cousin de l'ivrogne, un peu ivre lui aussi. Selon un gendarme, il est torse nu et très excité ; selon un des réservistes, il se contente d'observer. Bref. Les militaires disent aux badauds de s'en aller. Toujours curieux, le jeune pose la main sur un gendarme qui croit à une agression et use de son bâton télescopique. Le garçon veut porter plainte, tente d'arrêter les militaires et « pète un boulon ». Il insulte tout le monde et s'enfuit, poursuivi par la foule et les gendarmes.

"Ils voulaient me taper, Madame, c'était des racistes"

Rattrapé par les militaires qui s'interposent entre les gens et lui, il se débat, donne un coup-de-poing à un gendarme qu'il fait suivre d'un « pardon ». Il parvient même à sauter du fourgon alors qu'il est menotté. Repris, il est placé en garde à vue, hospitalisé et à nouveau entendu le 17 août. Hier, il devait être jugé pour rébellion, outrage et menaces de mort envers les gendarmes et violences. L'audience a débuté par un débat technique, Me Piccin demandant la nullité des garde-à-vue, en raison d'irrégularités. « Même avec un dossier rogné, il y a suffisamment d'éléments pour entrer en voie de condamnation », lance la procureur qui requiert un an de prison dont neuf mois avec sursis. L'avocate ne l'entend pas ainsi. Les outrages ? Des insultes adressées à la foule. Le coup-de-poing ? Involontaire. Le garçon dit qu'il a insulté la foule « pour leur faire peur parce qu'ils étaient beaucoup », puis « ils voulaient me taper Madame, c'était des racistes ». Le jugement est mis en délibéré au 22 novembre.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/04/1207985-fetes-de-nogaro-deux-affaires-en-une-nuit.html

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