jeudi 5 avril 2012

Procès en appel de Catherine Menoux

Le procès en appel de Catherine Menoux, 57 ans, accusée d'avoir tué par empoisonnement un riche septuagénaire qu'elle aurait poussé à rédiger un testament en sa faveur, s'ouvre jeudi devant la cour d'assises de l'Essonne, en l'absence de partie civile.

Norbert Mascaras est retrouvé mort, momifié, le 5 janvier 2005, dans sa chambre de bonne du XVIe arrondissement de Paris. Il est décédé peut-être un mois plus tôt. L'autopsie révèle une surdose de médicaments. Catherine Menoux, une connaissance de la victime, est rapidement soupçonnée de l'avoir empoisonnée.

Quatre ans plus tôt, elle s'était fait prescrire puis délivrer des médicaments pour le compte de M. Mascaras. Elle aurait également usé de son influence sur le septuagénaire, qui n'avait pas de famille, pour se faire remettre 40.000 euros et est accusée d'avoir rédigé elle-même deux chèques de 8.000 euros.

Six mois avant son décès, un testament au nom de Norbert Mascaras et au bénéfice de Catherine Menoux avait été rédigé. Elle devait également toucher une assurance-vie de 800.000 euros s'il décédait.

Le testament avait été réalisé chez un clerc de notaire à la retraite, ancien camarade d'école de la victime. Selon l'accusation, ce clerc avait reconnu devant les enquêteurs avoir réalisé avec l'accusée un document de complaisance. Tous deux s'étaient revus après la mort de Norbert Mascaras pour mettre au point la version qui devait être donnée aux policiers.

Le clerc de notaire n'a jamais été mis en examen dans cette affaire, a précisé à l'AFP l'avocat de l'accusée Pascal Bruelle.

Me Bruelle a souligné que Catherine Menoux, condamnée en 2008 par la cour d'assises de Paris à 17 ans de réclusion criminelle pour cet assassinat, "nie les faits".

"Elle a été condamnée sur une construction intellectuelle. Je ne sais pas de quoi il est mort", a-t-il poursuivi, estimant que la surdose de médicaments pouvait être accidentelle ou qu'il pouvait s'agir d'un suicide.

Selon l'avocat, l'accusée aborde le procès "tendue, anxieuse, mais combative".

Dans un courrier adressé à l'AFP en août 2011, elle a assuré que M. Mascaras était "seulement un ami de 30 ans" et dénoncé un "acharnement" de la justice contre elle. "Je n'ai jamais volé Norbert, qui me manque chaque jour", a-t-elle écrit.

Le procès, qui devait se tenir initialement en mars 2011, avait été repoussé à la demande des avocats de l'accusée. Le verdict est attendu le 13 avril

http://www.paris-normandie.fr/

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