Deux ans plus tôt, le prévenu s’était semble-t-il lié d’amitié avec le sexagénaire ayant besoin d’assistance, qui lui avait proposé de partager son logement contre de menus travaux. Très vite, la situation avait pourtant viré au cauchemar, le prévenu ayant pris l’habitude de violenter, humilier et racketter son logeur pour s’acheter du cannabis. La compagne du prévenu, qui s’était installée dans l’appartement quelque temps plus tard, n’avait pas non plus échappé aux coups.
La partie civile « ne veut pas enfoncer le prévenu »
À la barre, la victime, qui s’est constitué partie civile, n’a pas voulu « enfoncer » le prévenu, et a simplement souhaité que celui-ci lui verse des dommages et intérêts. Le parquet, considérant son passé judiciaire, a requis l’application de la peine plancher, soit 2 ans de prison ferme.Lors de sa plaidoirie, l’avocate du prévenu, M e Morgane Goacolou, a tenu à souligner la « bonne volonté » de son client, rappelant que « le contrôle judiciaire dont il faisait l’objet depuis début mars avait été respecté. »
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve, avec l’obligation de se soigner et d’indemniser la victime.
http://www.ledauphine.com/vaucluse/2012/04/06/six-mois-ferme-pour-avoir-violente-et-rackette-son-logeur
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