vendredi 19 décembre 2014

Affaire du double meurtre aux assises de Rouen : l’avocat général requiert 25 ans contre Yagouda Sall

L’ancien boxeur professionnel est jugé à la cour d’assises de Rouen pour le meurtre de sa sœur et de son beau-frère. Le verdict est attendu en fin de journée.
L’affaire est jugée depuis mercredi (17 décembre).
En 2011, Yagouba Sall est hébergé à Barentin chez sa sœur et son beau-frère. Les policiers lui avaient conseillé de quitter le domicile conjugal après des violences envers sa compagne. Cet ancien boxeur professionnel souffre de problèmes psychiatriques depuis l’assassinat de son frère. Son entourage reconnaît que l’homme "pète souvent les plombs" et consomme régulièrement de l’héroïne.

Sa sœur Cardiatou, 34 ans, et Joachim, 37 ans, sont retrouvés tués à leur domicile, rue Vernet à Barentin, le 25 octobre 2011. Les corps, lardés d'une dizaine de coups de couteau au thorax, sont découverts sur le balcon de l'appartement par les pompiers et les gendarmes. Dans le logement, Yagouda Sall est blessé à la cuisse et semble être en plein délire au moment de l'arrivée des secours. Il dit avoir pris la défense de sa sœur menacée par son compagnon. L’homme a été placé plusieurs mois dans un établissement psychiatrique. Un collège d’experts

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/12/19/affaire-du-double-meurtre-aux-assises-de-rouen-l-avocat-general-requiert-25-ans-contre-yagouda-sall-616348.html

Le motard est-il mort à cause d’un tournevis oublié dans le moteur ?

 Ce vendredi, un mécanicien comparaît devant le tribunal correctionnel d’Angers pour homicide involontaire. On lui reproche d’avoir oublié un tournevis dans le moteur de la moto de Jean-Bernard Rolland, un homme de 31 ans mort le 2 mai 2013 alors que son engin sortait du garage.
Le 2 mai 2013, sur la rocade d’Angers, un motard de 31 ans perd le contrôle de son engin et se tue. Ce jour-là, comme le racontent nos confrères de BFM TV, Jean-Bernard Rolland avait conduit sa moto chez le garagiste pour une révision.
Le père du motard explique  : « Le concessionnaire lui dit : Je te préviens ta moto fait du bruit. Ça doit être mécanique, un bruit de chaîne mais tu peux y aller ». « Or trois kilomètres plus loin, notre fils s'est tué », poursuit Monique, la mère de famille. « Il n'aurait jamais dû le laisser partir avec cette moto, s'emporte Bernard Rolland. On nous l'a tué. »
Ce vendredi, le mécanicien qui venait de réparer la moto est convoqué devant le tribunal correctionnel d’Angers. Il lui est reproché d’avoir commis une négligence lors des réparations. Il s’avère en effet qu’il a oublié son tournevis dans le moteur de la moto. Négligence qui pourrait être à l’origine de l’accident mortel de Jean-Bernard Rolland. C'est en tout cas la version défendue par sa famille.
Un excès de vitesse peut-il également être mis en cause  ? Pour sa famille, c’est totalement impossible. Jean-Bernard « était moniteur voiture et moto et enseignait la sécurité donc il ne peut pas y avoir eu de fautes de son côté", assure son père dans Bourdin Direct. "Il était réputé sur la place d'Angers pour la prudence qu'il enseignait. Son permis de conduire c'était son emploi et il en était conscient", atteste de son côté sa mère.
Si le mécanicien reconnaît que c’est bien son tournevis qui a été retrouvé par les policiers dans le moteur de l’engin accidenté, il refuse toutefois d’assumer l’entière responsabilité de l’accident. Patrick Descamps,son avocat ainsi que celui de son patron, a demandé une contre-expertise. Il souligne : "On ne peut pas exclure qu'il y ait eu une vitesse élevée et supérieure à la vitesse autorisée". Le mécanicien et le concessionnaire, toujours en poste dans le même garage, sont donc amenés à s'expliquer ce vendredi. Ils risquent de trois à cinq ans de prison ferme et une interdiction de pratiquer.

http://www.lunion.com/france-monde/le-motard-est-il-mort-a-cause-d-un-tournevis-oublie-ia0b0n459443

Procès Roze : les accusés jouent au poker menteur

Les deux principaux accusés dans la mort de Jérémy Roze ont dû s'expliquer, hier, sur le déroulement de l'agression. Malgré la présence de la famille des victimes, ils ont campé sur leurs positions divergentes.
Au troisième jour du procès des deux meurtriers présumés de Jérémy Roze, l'étudiant béarnais retrouvé mort, dans la nuit du 27 février 2011, dans le quartier de Saint-Michel à Toulouse, le déroulement de l'agression a enfin été abordé.
Hicham Ouakki, 22 ans, et Driss Arab, 24 ans, ont dû s'expliquer précisément sur l'agression qui a conduit à la mort de Jérémy Roze. Les deux hommes s'en sont tenus à leurs versions divergentes et n'en ont pas démordu. «On va se faire un dernier Yankee», c'est, selon les déclarations de Driss Arab, ce qu'aurait dit Hicham Ouakki, avant de lui mettre sa capuche sur la tête et de sortir dans la Grande-Rue-Saint-Michel.
À partir de là, les versions s'opposent. Ouakki, qui reconnaît être à l'origine de l'agression, «minimise», selon le président Bardou, son rôle. «Je suis parti le premier et je lui (N.D.L.R., à Jérémy Roze) ai attrapé l'épaule gauche. Il s'est retourné à moitié. Driss m'a rejoint. On lui a demandé de vider ses poches et il (Jérémy Roze) a essayé de mettre un coup de poing à Driss. Driss a esquivé. C'est là où je vois Driss mettre un coup de couteau. Moi je l'ai lâché. La victime est partie en courant. Nous, on est rentré directement en courant. Sûr à 4 000 % que je n'ai pas vu la victime au sol.»
Pour Arab, les choses sont différentes. «Je roulais un joint dans le parking souterrain. Hicham m'a relevé la capuche pour que je vienne avec lui. Il est remonté en haut du parking, il a tourné sur la droite. J'ai entendu un cri et il est revenu. On s'est arrêtés dans les escaliers et il avait un couteau plein de sang dans les mains. J'étais un peu paniqué, j'ai lavé le couteau.»

Comportements choquants

Ces versions, toujours opposées, ont agacé le président Bardou comme Mes Froger et De Caunes, les avocats de la partie civile. «Vous avez décidé de ne pas avancer. Vous avez choisi de laisser la famille de Jérémy Roze dans l'ignorance de ce qui s'est exactement passé. Vous avez fait le choix de vous rejeter la responsabilité. N'est-ce pas lâche que de ne pas assumer sa responsabilité devant la cour d'assises ? a asséné le président. La victime n'est plus là à cause de vous. Votre comportement n'est pas courageux. Il est lâche.»
Pour Me Froger, «ces explications et ce comportement sont choquants». Me De Caunes interroge : «Comment pouvez-vous recommencer (N.D.L.R., les agressions) le lendemain ?»
Les deux coaccusés n'ont pas modifié d'un iota leurs déclarations. Verdict ce soir.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/19/2014979-proces-roze-se-faire-un-dernier-yankee.html

Montpellier : six mois de prison requis pour avoir laissé un homme ivre prendre le volant

Le procès en appel de l’auteur de l’accident qui a coûté la vie à Charlotte ,18 ans, le 22 décembre 2012, a eu lieu hier à Montpellier. Le chauffard avait été condamné à 6 ans de prison en première instance et son ami qui l’avait laissé prendre le volant en état d’ivresse, à 6 mois. La cour d’appel rendra sa décision le 5 février 2015.
Douze mois de prison, dont six mois ferme, ont été requis hier devant la cour d’appel de Montpellier pour «homicide par imprudence» à l’encontre d’un homme qui avait laissé conduire un ami ivre, responsable ensuite d’un accident mortel.
La cour d’appel de Montpellier a mis son arrêt en délibéré au 5 février.
Dans son réquisitoire, l’avocat général Pierre Denier a demandé la confirmation de la décision du 5 mars du tribunal correctionnel de Montpellier, une première en France, soulignant que le prévenu «avait bien contribué à la réalisation du dommage», comme le prévoit la loi.
Dans la nuit du 22 décembre 2012, Lhoussain Oulkouch, qui présentait un taux d’alcoolémie estimé par les experts entre 2,36 gr/l et 4,2 gr/l, avait fauché et tué une étudiante en pharmacie de 18 ans, Charlotte Landais.
Mustapha Bouchane, voyant ce soir-là qu’il n’était pas en état de conduire, avait pris le volant pour rentrer chez lui, alors qu’il n’avait pas de permis. Mais une fois à son domicile, il avait rendu les clefs de son véhicule à son ami et l’accident s’était produit moins de deux minutes plus tard.
«Au vu de la législation actuelle, mon client n’avait pas les moyens d’empêcher son ami de reprendre son véhicule», a plaidé son avocat Me Mickaël Poilpré, estimant que la condamnation de M. Bouchane en première instance était «une extension indue de la cour de Cassation».
A l’encontre de l’auteur de l’accident, condamné en première instance à 6 ans de prison, l’avocat général a requis 7 ans de détention pour homicide involontaire aggravé notamment par l’alcool, la vitesse, le défaut de permis et la prise de cannabis. Le parquet, qui avait requis 8 ans de prison en première instance, avait fait appel du jugement du tribunal correctionnel en janvier.
La partie civile, comme elle le fait sans succès depuis deux ans, a demandé à nouveau la requalification criminelle des faits en «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec arme par destination».
Avant l’audience, une vingtaine de personnes, dont les parents de Charlotte Landais, ont manifesté devant la cour d’appel et déployé deux banderoles: «Charlotte, Mathieu, Adam, victimes de violences routières. Pour qu’ensemble les choses changent» et «Charlotte on t’aimera toujours».

Criminaliser la délinquance routière

Les parents de Charlotte Landais estiment que les faits qui ont provoqué la mort de leur fille, devraient relever d’une cour d’assises.
Les accidents de la route sont actuellemnt traités par le tribunal correctionnel et considérés comme des homicides involontaires. Seule une nouvelle loi permettrait de criminaliser ces faits de délinquance routière.
Dans le cas de l’accident qui a coûté la vie à Charlotte Landais, l’homicide involontaire est assorti de circonstances aggravantes : violation d’une obligation de sécurité, à savoir dépassement dangereux, vitesse excessive, défaut de maitrise; conduite sous l’emprise d’un état alcoolique ( plus de 3g/l d’alcool dans le sang) usage de stupéfiants; invalidation du permis de conduire; délit de fuite.
Le permis du conducteur avait été annulé en 2010 pour conduite en état d’ivresse.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/19/2014929-montpellier-six-mois-prison-requis-avoir-laisse-homme-ivre-prendre.html

jeudi 18 décembre 2014

Infanticide: une mère condamnée à 15 ans

Une mère de famille de 36 ans a été condamné à 15 années de réclusion criminelle, aujourd'hui en appel à Nancy, pour coups mortels sur son fils de deux mois, qui avait succombé au syndrome du "bébé secoué" en décembre 2006.

Elle était également poursuivie pour avoir frappé son autre enfant, un an plus tard, victime de plusieurs fractures. Jugée en appel par la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, la jeune femme, Waldeline Chrétien, qui a toujours nié les faits, avait été condamnée en première instance en 2013 à dix ans de réclusion.

Ce second verdict est conforme aux réquisitions de l'avocat général, Jacques Santarelli, qui avait pointé "deux victimes vaincues de l'existence", avant de réclamer une peine de 15 années de réclusion.

"Dans le martyr de ces deux enfants, il y a quelque chose qui relève de l'acte de torture et de barbarie", a encore fustigé le représentant de l'accusation au terme du procès qui s'était ouvert lundi.

En 2006, après la mort d'Arthur, 2 mois et demi, une première expertise avait conclu que le bambin avait succombé à "une hémorragie méningée", soit une mort naturelle qui avait conduit la justice à classer le dossier sans suite.

Mais un an plus tard, en 2007, le deuxième enfant de Waldeline Chrétien, une petite fille âgée également de 2 mois et demi née dix mois après la mort de son grand frère, avait été admise en urgence à l'hôpital de Nancy, sur recommandation d'une pédiatre, pour une double fracture. Les médecins avaient décelé des "violences répétées", révélatrices selon eux de "maltraitances".

Une nouvelle enquête concernant la mort d'Arthur avait alors été ouverte, au cours de laquelle des experts avaient cette fois-ci mis en évidence des lésions traumatiques et plusieurs fractures antérieures, corroborant les soupçons de violences volontaires.
Mise en examen, la mère des enfants a reconnu des gestes parfois brusques, mais en aucun cas avoir "secoué" son bébé ou des maltraitances.

Le père, un militaire d'un régiment de Dieuze (Moselle), avait pour sa part fini par accuser sa compagne lorsqu'il avait été entendu par les enquêteurs, en affirmant qu'elle aurait été "capable" de se livrer à des violences sur leurs enfants.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/18/97001-20141218FILWWW00385-infanticide-une-mere-condamnee-a-15-ans.php
11 août 2012 : Andy Berthelemy improvise une virée dans le Douaisis. Il conduit et transporte cinq personnes. Il a bu, roule dangereusement et percute un arbre à Émerchicourt. Deux adolescents sont tués, les trois autres sont blessés. Mercredi, le tribunal correctionnel de Valenciennes l’a condamné à quatre ans de prison.
Deux ans et demi d’instruction. Une éternité pour les familles de Denis Baudry et Nasradine Goual, morts à 14 et 17 ans, le 11 août 2012, dans un violent accident de voiture à Émerchicourt. Attente insupportable aussi pour les trois autres passagers du véhicule.
Mercredi, au tribunal correctionnel de Valenciennes, les victimes et leurs proches attendent encore. Convoqués à 13 h 30, leur affaire est traitée quatre heures plus tard. C’est dans une salle pleine, surchargée d’émotion, que le conducteur, Andy Berthelemy, Bouchinois de 21 ans au moment des faits, comparait pour homicide et blessures involontaires.

« Je reconnais tout, sauf… »

La présidente du tribunal décrit son attitude dangereuse le jour des faits. L’alcool (0,67 g/l de sang), la vitesse (100 km/h en entrant dans Émerchicourt) et les dérapages avec le frein à main. « Je reconnais tout, sauf les dérapages. » Témoignages d’habitants de Rœulx – commune de Denis Baudry et Nasradine Goual – à l’appui, le tribunal met le jeune homme face à ses contradictions. « Cette dame-là m’en veut ! », tente-t-il d’argumenter en avançant la théorie du faux témoignage.
Dans la salle, les proches des victimes poussent des soupirs exaspérés. Les policiers réclament le silence, on ouvre les fenêtres de la salle d’audience pour faire redescendre la pression. La présidente du tribunal reprend : « Pourquoi continuer à prendre des passagers alors que la voiture est trop chargée ? »

Des vies brisées

Les proches des victimes sont invités à parler. La mère de Denis Baudry est brève. Puis la maman de Nasradine Goual raconte les derniers instants qu’elle a vécus avec son fils de 17 ans. « Je lui ai dit d’attacher sa ceinture, il m’a répondu : T’inquiète maman ! Il m’a souri et m’a fait un clin d’œil. » Trente minutes plus tard, on lui annonce par téléphone que son fils est mort. « On ne vit plus, on survit. »
La sœur d’une victime souffre aujourd’hui d’anorexie mentale. L’un des papa sombre dans l’alcoolisme et ne se nourrit que par sonde. L’autre est interné dans un établissement psychiatrique, vit dans une pièce de 9 m2 plongée dans le noir. Said Benhamel, le plus jeune des passagers, n’était qu’un enfant au moment de l’accident. Il lui faut des mois pour comprendre qu’il n’est pas responsable du drame. Très fragile, il n’a pas la force d’assister au procès.
La partie civile espère qu’Andy Berthelemy sera condamné à de la prison ferme. « Ça ne nous rendra pas nos fils », déclare la mère de Nasradine Goual. Le procureur de la République requiert quatre ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve et l’annulation du permis de conduire. Le tribunal a suivi ces réquisitions.
http://www.lavoixdunord.fr/region/accident-de-voiture-a-emerchicourt-en-2012-deux-morts-ia15b36966n2558525

Procès Roze : «Jérémy, je suis orphelin de toi»

Christian et Benjamin Roze, le père et le frère de Jérémy, se sont longuement adressés, hier, aux jurés de la cour d'assises de Haute-Garonne. Ils ont réclamé justice.
«Jérémy, je suis orphelin de toi». Christian Roze, le père de Jérémy, s'est exprimé, hier soir, pour la première fois dans le procès d'assises ouvert depuis mardi où trois personnes sont jugées, dont deux pour l'agression au couteau qui a coûté la vie de l'étudiant en pharmacie de 27 ans en février 2011.
Droit devant la barre des témoins, la parole forte parfois entrecoupée de sanglots, le père de famille a fait entrer l'émotion dans la salle d'audience. «Je voulais faire entendre la voix de mon fils, Jérémy, passé par la case morgue. Nous sommes tous détruits.»
À plusieurs reprises, Christian Roze se tourne vers les deux accusés, Hicham Ouakki, 22 ans, et Driss Arab, 24 ans. Il leur demande de le regarder dans les yeux lorsqu'il se souvient : «Le regard de mon fils Benjamin qui vient m'apprendre la mort de son frère.»
Les funérailles, la marche blanche, les messages de soutien venus des quatre coins du monde… Christian Roze témoigne des «marques d'incompréhension». «Dans l'actualité quotidienne ce qui me glace c'est que nous pouvons tous être des Jérémy Roze». Et de s'adresser aux deux coaccusés : «Messieurs, aujourd'hui, vous êtes seuls au monde.» La tête à peine levée, Ouakki replonge son regard sur ses chaussures qu'il ne quitte pas des yeux depuis le début du procès.
La tombe de Jérémy Roze, dans le Béarn, est tout ce qui reste de lui. «Avec ma femme, nous lui avions demandé de garder notre âme. Jérémy ne gardera rien», exprime-t-il dans un sanglot. La salle frémit, les gorges se nouent. Arab écoute, Ouakki semble ailleurs.
Benjamin Roze, son frère, a pris la parole quelques minutes auparavant. «Je suis là pour défendre Jérémy une dernière fois et le faire du mieux possible.» Le jeune homme, dans les traits duquel se reflète l'étudiant tué, ne baisse pas la garde. «Pour moi, c'était un modèle, un moteur. Aujourd'hui, c'est difficile de se projeter sans lui. Il laisse un grand vide, je n'ai plus de motivation et ça fait quatre ans que ça dure.»
Les fêtes de fin d'année arrivent. «Noël… c'est compliqué de savoir qu'on va voir son père et sa mère en larmes.»
Le témoignage de la mère de Ouakki, qui a assuré qu'elle aurait préféré qu'on lui annonce la mort de son fils, met hors de lui Benjamin : «Moi je l'ai annoncé à mes parents !»
Aux deux accusés : «Par le passé, la justice leur a tendu la main, ils l'ont refusée. Aujourd'hui, ils se retrouvent devant la cour des grands… Qu'ils arrêtent de se défiler. Il va falloir passer à l'acte.»
Et de s'adresser à la cour : «Je vous demande de transformer cette souffrance, cette douleur, en une peine.»
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/18/2014171-proces-roze-jeremy-je-suis-orphelin-de-toi.html

 

Perpignan : jugé pour avoir tenté de décapiter un homme

Ricardo Blanco, un Français de 51 ans, est dans le box dès ce jeudi matin pour tentative d'assassinat en février 2011
à Perpignan.

Il est accusé d'avoir asséné avec une violence extrême des coups de sabre à un homme, lui ouvrant la mâchoire en deux, lui tranchant une oreille de part en part et lui occasionnant, dans un mouvement de décapitation, une estafilade d'une vingtaine de centimètres de la tempe au cou.
Le jour des faits en février 2011, la victime dont la belle-mère avait entretenu une relation avec Ricardo Blanco, aurait demandé à ce dernier d'arrêter de harceler et de menacer son beau-père. L'accusé a déjà été condamné à la prison à vie au Royaume-Uni en 1989. Il est sorti de prison en 2006 et a été expulsé du Royaume-Uni.
http://www.midilibre.fr//2014/12/17/perpignan-juge-pour-avoir-tente-de-decapiter-un-homme,1099894.php

mercredi 17 décembre 2014

Double infanticide: la mère condamnée à 20 ans de prison

Une ancienne institutrice de 40 ans a été condamnée mercredi à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Finistère pour le double infanticide de ses enfants en 2011 à Cleden-Cap-Sizun, après avoir voulu se suicider avec eux en raison de difficultés financières.
Après deux heures de délibéré, le jury est allé au-delà des réquisitions de l'avocat général, Thierry Lescouarc'h. le magistrat avait réclamé une peine d'emprisonnement comprise entre 12 et 14 ans à l'encontre de cette mère qui avait voulu se donner la mort avec ses enfants après avoir accumulé des dettes pendant des années à l'insu de son mari.
A l'énoncé du verdict, Astrid Cornet est restée figée, ainsi qu'elle l'a été tout au long de son procès.
Estimant qu'elle n'était "ni un monstre, ni une personne démente", l'avocat général avait rejoint les expertises de plusieurs psychiatres sur une altération du discernement de l'accusée au moment des faits, rejetant celle de deux autres experts concluant à une abolition du discernement, ce qui aurait rendu Astrid Cornet irresponsable pénalement.
Le magistrat s'était interrogé sur les raisons de son acte: "Pourquoi une bonne mère va commettre cet acte irréparable ?", "Pourquoi s'attaquer à des êtres sans défense, à des êtres qui ont vu leur mort arriver ?", s'était-il demandé, avant de conclure à un "mystère psychique".
Les corps de Nicolas, 9 ans, et Alexandre, 4 ans, avaient été retrouvés le 15 septembre 2011 au matin dans la voiture de la famille, sur un parking de la pointe du Van, haut-lieu touristique breton, aux côtés de leur mère inanimée.
Partie avec ses garçons de l'appartement familial situé au Mans avec l'idée de se jeter avec eux du haut d'une falaise, elle avait finalement allumé un feu dans la voiture, ce qui avait conduit au décès des enfants par asphyxie.
Auparavant, elle avait essayé de faire exploser la voiture à partir du réservoir, ainsi que l'appartement familial en ouvrant le gaz.

-'J'ai paniqué' -

Astrid Cornet, coupe au carré courte, cheveux bruns et lunettes comparaissait également pour faux et usage de faux en écriture.
Elle avait souscrit de nombreux crédits à la consommation en imitant parfois la signature de son mari, justifiant sa volonté de se suicider avec ses enfants par l'accumulation de quelque 50.000 euros de dettes, dont son époux ignorait l'existence.
Le jour du drame, celui-ci lui avait laissé un message sur le répondeur, l'interrogeant sur un incident de paiement dont il venait de prendre connaissance.
"J'ai pris peur, j'ai paniqué", a expliqué l'accusée, indiquant que la seule solution qu'elle ait pu imaginer alors était celle de "partir et de se suicider" en emmenant ses enfants avec elle.
"Je ne pouvais pas laisser mes enfants seuls dans ce monde", a assuré cette femme à la forte corpulence, décrite comme une mère très proche de ses enfants.
D'une voix monocorde, Astrid Cornet, sous sédatifs mais avouant également avoir du mal a exprimer ses émotions, a demandé "pardon" pour son geste. "Je n'ai pas voulu les tuer, j'ai voulu les emmener avec moi pour toujours".
La veille, son ex-mari, Eric Robert, avait réclamé "une justice intraitable" pour "la mémoire de mes enfants". Son avocat, Francois-Xavier Juguet, avait souligné "l'acharnement" de l'accusée le jour du drame. "Elle a mis 17 heures à les tuer", avait-il relevé. "Avec méthode, sans pitié, elle s'est acharnée à tuer ses enfants".
"Ces 20 ans sont à la hauteur de la mémoire de mes enfants", a néanmoins déclaré à l'AFP le père des enfants.
"Pour nous c'est une déception", a réagi Bertrand Labat, avocat de la défense, indiquant cependant que sa cliente n'allait pas interjeter appel. "Elle a plaidé coupable jusqu'au bout", a-t-il indiqué.
Astrid Cornet, restée dans le coma pendant trois semaines après sa tentative de suicide, avait encore tenté à plusieurs reprises encore de se donner la mort.
http://www.lepoint.fr/societe/double-infanticide-la-mere-condamnee-a-20-ans-de-prison-17-12-2014-1890594_23.php

Double infanticide : dernier jour de procès pour la mère

L’ancienne institutrice de la Sarthe est jugée depuis lundi aux assises du Finistère à Quimper, pour avoir tué ses deux enfants

Le témoignage bouleversant du père

Je veux une justice intraitable, a réclamé le père des enfants assassinés

Lors du deuxième jour de ce procès, les déclarations d’Éric Robert ont marqué les esprits. Le mari de l’accusée Astrid Cornet et surtout  le père des victimes, Nicolas, 9 ans, et Alexandre, 4 ans, a raconté hier aux jurés son ancienne vie de famille. Il a longuement évoqué le souvenir de ses enfants, des garçons "épanouis", "beaux".
"On a assassiné mes enfants", a-t-il ajouté, estimant qu'on avait "imposé à des enfants des choses qu'ils n'étaient pas en âge de comprendre". "Qu'ont ressenti mes enfants pendant ce trajet?" s'est-il en outre interrogé, disant souffrir "au quotidien" depuis le drame.

La mère ne se voyait pas mourir sans ses enfants

Apparue depuis lundi dans le box des accusés le visage impassible, Astrid Cornet a essuyé à plusieurs reprises des larmes à l'aide d'un mouchoir à l'évocation par son ex-mari de ses souvenirs avec leurs enfants. Coupe au carré courte, cheveux bruns et lunettes sur le nez, l'ancienne institutrice avait admis la veille avoir du mal à exprimer ses émotions. "Je parais glaciale, je suis à l'intérieur de moi très triste", avait-elle assuré.

Rappel des faits

Pourtant, Astrid Cornet a passer la journée du 15 septembre 2011 à préparer son suicide et par le même, l’assassinat de ses enfants. Lors des débats, elle a expliqué qu'elle avait ouvert le gaz dans l’appartement familial situé au Mans, avant de donner aux garçons, et de prendre elle-même, des ampoules de lithium et un sirop antitussif. Voyant que rien ne se passait, elle a dit avoir décidé de partir en Bretagne pour se jeter avec ses enfants du haut d'une falaise. Une fois sur place, ne parvenant pas à trouver un endroit propice, elle a indiqué qu'elle s'était garée dans un endroit isolé et qu'elle avait tenté de mettre le feu à la voiture alors que ses enfants dormaient. N'y parvenant pas, elle a pris tout ce qui lui passait sous la main et allumé un feu dans l'habitacle. Ses deux enfants meurent par asphyxie après une importante inhalation de monoxyde de carbone, Astrid Cornet survie.

L’accusée "ne souhaite pas échapper à sa culpabilité", selon son avocat.

Restée dans le coma pendant trois semaines après sa tentative de suicide, la mère a ensuite tenté à plusieurs reprises de se donner la mort. Le père avait donné l'alerte la veille du drame, après avoir constaté la disparition de sa femme et de ses enfants. Enfermée à la maison d'arrêt de Brest depuis janvier 2012, Astrid Cornet risque la réclusion à perpétuité. Le verdict sera rendu ce mercredi.

Elle est également mise en examen pour "faux: altération frauduleuse de la vérité dans un écrit", ainsi que pour "usage de faux en écriture". Elle avait souscrit de nombreux crédits renouvelables en imitant parfois la signature de son mari, justifiant son acte par l'accumulation de dettes.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/17/double-infanticide-dernier-jour-de-proces-pour-la-mere-614770.html

Drame du Krystal : l'audience n'a pas chassé les doutes

Celui qui l'a tué, qu'il le dise !"Voilà plus de trois heures que le tribunal correctionnel de Tarascon s'acharne à faire émerger la vérité, lorsqu'un avocat s'emporte. "C'est pas moi" lui répondent en une fraction de seconde les trois suspects. Chacun nie et tous s'accusent d'avoir été au volant ce matin du 18 décembre 2011, vers 6h30, lorsqu'une voiture folle a percuté mortellement Yoann, 20 ans, à la sortie de la discothèque Le Krystal. "Il y a forcément devant nous un menteur" s'agace Lionel Mathieu, président du tribunal. Les prévenus restent de marbre. Détachés malgré l'enjeu, ou tétanisé par celui-ci. L'enjeu ? Savoir enfin qui a ôté la vie du fils unique de ce couple qui se présente à la barre en se serrant très fort la main. "Yoann aimait les gens. Il aimait la vie. Il restera notre plus belle réussite." L'émotion étouffe une salle d'audience pleine jusqu'à la gueule, qui jamais n'entendra l'aveu que tout le monde espérait. "Yoann reste dans son silence avec la même question : qui m'a fait ça ?" image le président. Cinq heures de débats et des kilomètres de dépositions n'ont effectivement pas suffi à estomper l'épais brouillard qui entoure depuis trois ans ce dramatique Cluedo. L'arme est une Peugeot break 306. Trois personnes pourraient l'avoir utiliser ce jour-là, le corps chargé d'alcool et de drogue, après une nuit de fête passée ensemble. Antony, 30 ans, a avoué à l'arrivée de la police sur les lieux de l'accident, puis s'est rétracté le soir même expliquant avoir voulu protéger celle qui était au volant. À savoir la fille de sa compagne, prénommée Cynthia. Cette dernière, une mère de famille de 23 ans, a d'abord reconnu que c'était "peut-être" elle qui conduisait, avant de prétendre qu'elle ne se souvenait plus de rien, puis d'accuser formellement Antony. Enfin, Nicolas, troisième larron de la bande, a été propulsé sur le banc des prévenus suite à la reconstitution de l'accident, laquelle a démontré que le siège du conducteur était à une distance des pédales plus conforme à sa taille qu'à celle de Cynthia, à peine assez grande pour les atteindre.
Jugement le 3 février
Malgré cela, l'étau semblait hier se resserrer autour de la jeune fille, qui se retranchait sans cesse derrière des "je sais pas" face aux éléments qui l'accablent. À commencer par les déclarations de ceux qui l'accompagnaient lors de la soirée. Mais la déposition d'un témoin, un seul, blessé par la voiture folle, accuse Antony. Les avocats de la partie civile, Mes Allio et Tiberi, s'en saisissent et font du trentenaire leur coupable. Le procureur Ecuer exhorte en vain les prévenus de passer aux aveux, faute de quoi le tribunal "ne pourra entrer en voix de condamnation contre aucun des trois prévenus." En d'autres termes, il requiert une relaxe générale au bénéfice du doute. De doute il n'y a pas sur l'innocence de Nicolas. Me Faupin, son avocat, finira de convaincre les septiques, avant que Mes Nombo et Clergerie, conseils respectifs d'Antony et de Cynthia, ne plaident avec force la relaxe pour leurs clients. Et ne rendent plus ardue encore la mission du tribunal, qui prononcera son jugement le 3 février prochain.
http://www.laprovence.com/article/edition-arles/3181672/drame-du-krystal-laudience-na-pas-chasse-les-doutes.html

Bobigny : il s'accuse d'un meurtre pour protéger son grand frère

L'amour fraternel peut parfois être très puissant. La cour d'assises de Bobigny (Seine-Saint-Denis) s'en est rendue compte lors du jugement de deux frères suspectés d'avoir tué un Roumain en 2012 à Bondy. L'homme avait été assassiné de plusieurs balles car il avait garé sa voiture devant leur domicile, bloquant la porte d'entrée.

20 et 18 ans de prison requis

L'avocat général comptait requérir 20 ans de prison contre Nebojsa Jovanovic, le frère aîné, soupçonné d'être le tireur dans cette terrible affaire. Julien Jovanovic, le frère cadet, devait écoper de 18 ans de prison pour complicité active dans le meurtre. Mais ce dernier a fait appel à la clémence du juge envers Nebojsa, prétendant qu'il est le seul à avoir commis l'homicide alors que tout porte à croire le contraire.

Un sacrifice

« Un homme, quel qu'il soit, ne doit pas prendre une peine à la place de quelqu'un d'autre », a déclaré mardi avec émotion Julien Jovanovic à la barre. « C'est moi qui ai enlevé la vie à un homme, si quelqu'un d'autre prend à ma place, même Dieu ne pourra plus me pardonner ». La justice, s’appuyant sur les traces ADN relevées sur l’arme et sur des témoignages, est persuadée qu’il ment pour couvrir son frère. Nebojsa Jovanovic, lui, clame son innocence. L’avocat général suppose que son petit frère veut se sacrifier pour qu’il reste en liberté et continue d’assurer des revenus à toute leur famille.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/17/2013489-bobigny-accuse-meurtre-proteger-grand-frere.html

mardi 16 décembre 2014

«Babu» poussé sous le métro: Mohammed est renvoyé aux assises

Mohammed Fayed devra se défendre devant la cour d'assises. C'est devant cette juridiction parisienne qu'il sera jugé pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, pour avoir fait tomber sur les rails du métro à Paris en 2011 Rajinder Singh, dit «Babu», un Indien originaire du Penjab.
Ce drame avait suscité une vive émotion. Deux ministres de l'époque, Frédéric Mitterrand (Culture) et Thierry Mariani (Transports) s'étaient rendus à une cérémonie organisée sur un quai de la station Crimée, dans le nord de Paris, pour rendre hommage à Babu.

Il tombe sur les rails

Dans un premier temps, les médias avaient expliqué, se basant sur des sources policières, que Babu était mort pour avoir tenté de porter secours à une jeune femme agressée par un homme qui a pris la fuite. Puis, 20 Minutes avait interrogé ses amis, qui ont contredit ce récit.
La première version erronée a été remplacée par une autre, selon laquelle Babu, sous l'emprise de l'alcool, avait porté les premiers coups. Avant d'être repoussé par Mohammed Fayed et de tomber sur les rails où il a été électrocuté.
«On obtiendra l'acquittement de Mohammed Fayed devant la cour d'assises», a commenté auprès de l'AFP l'avocat de l'Egyptien, Me Augustin d'Ollone, qui contestait le renvoi aux assises de son client. Les jurés de la cour d'assises de Paris «verront les images de vidéosurveillance, ce qu'aucun magistrat n'a fait. Cela prend 1 minute 45», a-t-il ajouté
http://www.20minutes.fr/societe/1502419-20141216-babu-pousse-sous-metro-mohammed-renvoye-assises

Double infanticide : la personnalité de la mère reste floue

Accusée d'avoir tué ses deux enfants, Astrid Cornet, 40 ans aujourd'hui, est jugée depuis ce lundi devant les assises du Finistère. Le 15 septembre 2011, les corps sans vie de Nicolas, 9 ans, et Alexandre, 4 ans, étaient découverts dans la voiture familiale à Cléden-Cap-Sizun, à leur cotés, leur mère qui voulait se suicider est retrouvée inanimée mais bien vivante.

Lors de ce premier jour de procès, l'ancienne institutrice s'est décrite comme quelqu'un de "vulnérable et influençable", indiquant "avoir du mal à exprimer ses émotions." affirmant "pleurer tous les jours en regardant l'album de mes enfants".

L'endettement aurait motivé cet acte fou

Le jour du drame, son mari, comptable dans l'armée, avait laissé sur le répondeur du domicile, un message concernant un incident de paiement dont il venait de prendre connaissance. "Elle s'est comportée comme un enfant pris en faute", a expliqué par visio-conférence le Dr Masson, psychiatre.

"Elle a fait une espèce de fugue, elle a paniqué", a-t-il ajouté, soulignant une "personnalité un peu fragile" et un "mode de fonctionnement névrotique", mais excluant toute anomalie mentale ou psychique. Cependant, une autre expertise psychiatrique a conclu à une abolition du discernement de l'accusée.
Maître Labat, qui défend Astrid Cornet, a souligné, hier, la perte de conscience de la réalité de sa cliente.
Les témoignages d'anciens collègues et d'amies ont fait état d'une personne "gentille", "gaie" et "très proche" de ses enfants.

La mère raconte cette terrible journée

D'une voix monocorde, le visage toujours figé, Astrid Cornet a raconté à la cour la journée du drame. "J'ai pris peur, j'ai paniqué", a-t-elle indiqué, à propos du message laissé par son mari sur le répondeur, ajoutant avoir eu l'idée de se suicider avant de s'interroger sur le sort de ses garçons.

Je ne pouvais pas laisser mes enfants seuls dans ce monde, a-t-elle raconté.

Elle a expliqué avoir ouvert le gaz dans l'appartement , avant de donner aux garçons, et de prendre elle-même, des ampoules de lithium et un sirop anti-toussif. Voyant
que rien ne se passait, elle a dit avoir décidé de partir en Bretagne pour se jeter avec ses enfants du haut d'une falaise. Une fois sur place, ne parvenant pas à trouver un endroit propice, elle a indiqué s'être garée dans un endroit isolé et avoir tenté de mettre le feu à la voiture alors que ses enfants dormaient. N'y parvenant pas, elle a pris tout ce qui lui passait sous la main et allumé un feu dans l'habitacle, ce qui a eu pour conséquence de réveiller ses fils.

Maman est-ce qu'on va mourir?

"Maman est-ce qu'on va mourir?" lui a demandé Nicolas, selon le récit de l'accusée, qui a précisé avoir empêché son fils d'ouvrir la portière, avant que les deux enfants
ne s'évanouissent. L'autopsie a révélé qu'ils étaient morts par asphyxie après une importante inhalation de monoxyde de carbone.

Le père avait donné l'alerte la veille du drame, après avoir constaté la disparition de sa femme et de ses enfants.

Le verdict sera rendu mercredi. Astrid Cornet risque la réclusion à perpétuité.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/16/double-infanticide-le-recit-de-la-mere-613960.html

Une affaire d'escroquerie aux chèques en bois jugée à Blois

L'affaire "Escrochèques 41", élucidée par la gendarmerie en 2012, occupera le tribunal correctionnel de Blois toute la journée. Douze personnes sont jugées dans ce dossier. 
Ce mardi 16 décembre, douze personnes impliquées dans une vaste escroquerie aux chèques en bois en 2012 vont être jugées au tribunal correctionnel de Blois.

Rappel des faits

Plus de 200 victimes ont déclaré avoir reçu un chèque en bois, entre fin 2010 et fin 2011, pour la vente d'un véhicule, de matériel d'outillage ou encore de matériaux de construction. En 2012, des hommes appartenant à la communauté des gens du voyage sont interpellés dans cette affaire.

Le préjudice s'élèverait à plus de 600 000 euros. Pour piéger leurs victimes, les individus ouvraient des comptes bancaires sur lesquels ils déposaient une petite somme d'argent, suffisante pour obtenir un chéquier. Ensuite, ils achetaient des véhicules avec des chèques sans provision afin de les revendre.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/2014/12/16/une-affaire-d-escroquerie-aux-cheques-en-bois-jugee-blois-614098.html