samedi 22 novembre 2014

Quinze ans de prison pour avoir tenté d’assassiner son rival amoureux

LAON (02). Murat Yildirim a été condamné hier par la cour d’assises de l’Aisne pour une tentative d’assassinat à Chauny en juillet 2012.
Au cours des trois jours de débats, il a beaucoup été question d’amour, de vengeance et d’honneur. Ces sentiments forts peuvent sembler vagues, difficiles à mesurer. Cette fois, ils sont omniprésents dans la communauté kurde de Turquie à laquelle appartiennent tous les acteurs de ce drame. Lequel est survenu le 13 juillet 2012, vers 6 heures, à Chauny. Murat Yildirim tend un guet-apens à un membre de la famille de son rival amoureux, qu’il considère comme le responsable de son infortune. La rixe s’achève dans le sang. « L’excuse culturelle n’est pas une circonstance atténuante », souligne Lucile Charbonnier, avocate générale.

« Je regrette profondément d’en être arrivé là »

Pour une fois, aucun dédommagement financier n’est sollicité par la victime qui a d’ailleurs décidé de retirer sa plainte jeudi. « Pour mon client, c’est de l’argent sale », souligne Me  Miel, avocat de la partie civile. Il assiste pourtant un homme qui a failli mourir égorgé.
La victime a reçu ainsi plus d’une dizaine de coups de couteau, dont un à la gorge. Les blessures entraînent 46 centimètres de points de suture. « La peine de mort n’existe plus depuis 1981. Sauf pour la victime. L’accusé a joué trois rôles, l’enquêteur, le juge et le bourreau. Il ne peut pas se réfugier derrière un mobile politique, encore moins passionnel. Il ne s’est pas attaqué à un prétendant mais à un parent de celui-ci », s’indigne Me  Miel.
Mme Charbonnier, représentant la société, requiert une peine « qui ne peut être inférieure à quinze ans » avec une interdiction définitive du territoire français. « Il n’y a pas de contestation possible sur la préméditation », estime-t-elle. Évidemment, cela ne remporte pas l’adhésion de l’avocat de la défense, Me  Bouchaillou. « Pour moi, ce sont des violences volontaires avec circonstances aggravantes. L’ombre d’un doute doit profiter à l’accusé. Il a voulu faire mal, corriger, donner une leçon », insiste-t-il.
Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Murat Yildirim s’excuse : « Je regrette profondément d’en être arrivé là. »
Il est condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour la tentative d’assassinat. Cette peine est assortie d’un suivi sociojudiciaire de cinq ans et d’une interdiction de demeurer dans l’Aisne. Mais à l’issue de cette peine, rien n’empêche l’accusé de s’installer ailleurs, en France. Il n’y aura pas d’appel.

http://www.lunion.com/region/quinze-ans-de-prison-pour-avoir-tente-d-assassiner-son-ia3b26n444044

Adoma: le procès en appel de Rémi Kukulinski débute ce mardi 25 novembre

L'incendie du foyer Adoma de la Fontaine-d'Ouche à Dijon est, une nouvelle fois, examiné par la justice. Quatre ans après le drame, le procès en appel de l'un des deux incendiaires s'ouvre, ce mardi 25 novembre, à Chaumont. Seul Rémi Kukulinski sera dans le box des accusés.

Décembre 2013, Nicolas Dos Reis et Rémi Kukulinski sont reconnus coupables et condamnés à quinze ans de réclusion dont une peine de dix ans de sûreté pour l'incendie du foyer Adoma de Dijon. Incendie qui avait coûté la vie à sept personnes et blessé des dizaines d'autres. Un an après le verdict rendu par les assises de Côte-d'Or, le procès en appel va s'ouvrir à Chaumont ce mardi 25 novembre. Mais il n'y aura plus qu'un des deux protagonistes sur le banc des accusés.

En effet, seul Rémi Kukulinski a décidé de faire appel. Ce dernier estime que la peine prononcée en première instance est trop lourde étant donné qu'il n'avait nullement imaginé ou eu l'intention de tuer quiconque au moment de la mise à feu de la poubelle à l'origine du drame. De son côté, Nicolas Dos Reis n'a pas fait appel. Au cours de ce nouveau procès, il sera donc entendu comme témoin.

De nouvelles journées longues et douloureuses d'audience attendent les victimes. Certaines parties civiles témoigneront à nouveau. D'autres ne se déplaceront pas à la barre par épuisement ou par besoin de tourner la page. Pour elle, ce procès est  "tronqué" puisque Nicolas Dos Reis en tant que témoin n'assistera pas à tous les débats. Le verdict pourrait tomber le 8 décembre prochain.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/11/22/adoma-le-proces-en-appel-de-remi-kukulinski-debute-ce-mardi-25-novembre-597534.html

Haute-Loire. Crime de Saint-Victor-Malescours : Saber Sghaier condamné à 25 ans de réclusion criminelle

Après plus de cinq heures de délibéré, Saber Sghaier est reconnu coupable, vendredi soir, de meurtre en état de récidive légale. Le Stéphanois de 30 ans est condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de quinze ans.
La cour a également prononcé la peine complémentaire de cinq années de privation des droits civiques, civils et de famille.

Accusé de meurtre dans l’affaire du cadavre retrouvé calciné à Saint-Victor-Malescours le 19 septembre 2011, Saber Sghaier n'a pas convaincu de son innocence.

Son avocat lyonnais a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2014/11/21/crime-de-saint-victor-malescours-saber-sghaier-condamne-a-25-ans-de-reclusion-criminelle

vendredi 21 novembre 2014

Meurtre de Léa: Seureau condamné à la perpétuité

Gérald Seureau a été condamné aujourd'hui par la cour d'assises de l'Hérault à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre d'une lycéenne de 17 ans le 1er janvier 2011 à Montpellier.

La peine a été assortie d'une période de sûreté de 20 ans, contre 22 ans requis par l'avocat général, qui avait également demandé la perpétuité. Gérald Seureau n'a pas bronché à l'énoncé du verdict, a constaté un journaliste de l'AFP.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/21/97001-20141121FILWWW00388-viol-et-meurtre-d-une-lyceenne-a-montpellier-seureau-condamne-a-la-perpetuite.php

Douze ans de prison pour le sniper de l'Alta Rocca, à Aubagne

Maurice Wes, l'accusé, et Joël Damarre, la principale victime du "sniper" de l'Alta Rocca, le 18 juillet 2011 à Aubagne, ont un point commun : ils sont tous les deux boxeurs. "Si ce sont des gentils garçons, l'un était 'bagarreur' ou 'puncheur', l'autre, 'styliste'", note le responsable d'une salle de boxe où les deux hommes s'étaient entraînés à des périodes différentes. "On a face à face d'anciens boxeurs de haut niveau. C'est étrange comme histoire...", lâche, songeur, le président Vogt.
Cette nuit-là, lorsque Joël Damarre et Jean Albertini, les vigiles de la discothèque, ont refusé à Maurice Wes et à son ami, Jospeh Meyer, l'entrée de l'établissement à cause de leur ivresse, on aurait donc pu régler ça aux poings. Mais, pour l'accusation, c'est un autre scénario qui s'est écrit dans la demi-heure qui a suivi.

"Wes n'a pas eu envie de se frotter à ces deux gaillards. Une fois encore, il s'est senti rejeté. Il est allé prendre une arme et a tiré à hauteur d'homme. Avec un calibre utilisé pour la chasse, sa passion", martèle l'avocate générale, Martine Assonion, en requérant une peine de 20 ans de réclusion criminelle.
"Le mobile ? Un crime d'orgueil !"
"Le mobile ? C'est un crime d'orgueil, un crime de susceptibilité !, assène, en partie civile, pour Joël Damarre, Me Stéphane Ceccaldi. Quand on cerne la personnalité de l'accusé, on peut douter de beaucoup de choses mais pas qu'il est impulsif. Il a été vexé d'avoir été pointé. Et quand on y ajoute l'alcool..."
"Il faut être sacrément fou pour faire un truc pareil, rétorque, en défense, Me Luc Febbraro qui plaidait l'acquittement. Même alcoolisé ! S'il avait les Toc d'un psychopathe, on l'aurait su avant. C'est un scénario invraisemblable sans aucun élément matériel."
"Si, l'ADN !", assurent l'accusation et la partie civile. Celui retrouvé sur une cartouche découverte sur le pas de tir correspondant à celui de Maurice Wes... "Ah, le miracle de l'ADN, ironise Me Febbraro. L'ADN, c'est la culpabilité assurée. On arrête tout. Plus d'enquête. Il y a cette conviction inébranlable qu'il faut ensuite étoffer. Et cette affaire, ce n'est rien d'autre." Pour la défense, "le mirage de l'ADN est tel qu'on en est arrivé à exclure totalement la responsabilité de Meyer". "Mais dites-moi, poursuit l'avocat, il y a quand même quelqu'un dans cette voiture pendant que le tireur se positionne sur son toit. On aurait pu être un peu plus curieux..."
D'autant que, selon les experts, pour avoir un degré de fiabilité suffisant, le nombre de marqueurs comparés doit être d'au moins 12. Or, dans cette affaire, il n'est que de 8... "Et à partir de là, comment peut-on prétendre que c'est la preuve absolue ?, insiste Me Febbraro. Alors, il reste quoi ?"
"Une pure construction intellectuelle"
Le témoignage du vigile, Jean Albertini, "certain à 80 % d'avoir reconnu l'accusé". "Tout en étant honnête, on peut s'autoconditionner, observe la défense. Il voit un chauve, et il n'est pas chauve, Wes !" Plus embêtant, une écoute téléphonique entre deux proches de l'accusé : "Il a eu un petit problème avec le 'gadjo', après il est allé chercher la 'pouchka' et il a 'tchalav'." Un langage "manouche" que les enquêteurs ont traduit : "Il est allé chercher le fusil et il a tiré."

La défense balaie cette écoute d'un revers de manche : "Et si on avait voulu lui nuire ?"
"Il n'y a pas de preuve absolue en matière de justice pénale, estime Me Ceccaldi. Si l'on attendait d'être certain à 100 %, il n'y aurait jamais de condamnations et que des injustices. Il faut se rendre aux évidences."
"Oui, oui, on ne condamne pas sans certitude !, répond Me Febbraro. Quelle serait votre légitimité si vous vous accordez ce confort intellectuel ? C'est une affaire tragique. Et il n'y a rien de plus abominable pour une victime que d'avoir été l'objet de l'absurde. La douleur a besoin de sens, mais une condamnation ne peut se baser sur une pure construction intellectuelle."
La cour a rendu un verdict de culpabilité. Elle a infligé 12 ans de prison à Maurice Wes.

http://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/3140090/douze-ans-de-prison-pour-le-sniper-de-lalta-rocca-a-aubagne.html

DIRECT] Procès du meurtre de Léa : perpétuité requise contre Gérald Seureau

E n direct des Assises de l'Hérault à Montpellier, suivez le procès de Gérald Seureau, 28 ans, accusé d'avoir violé et tué Léa lors d'une soirée de Saint-Sylvestre, le 1er janvier 2011. Le procès s'est ouvert lundi 17 novembre et doit durer jusqu'au vendredi 21 novembre.

Suivez le direct sur ce lien .... http://www.midilibre.fr//2014/11/14/direct-proces-du-meurtre-de-lea-en-2011-tuee-a-17-ans-la-nuit-du-jour-de-l-an,1081889.php

Surirradiés d'Epinal : « Dévoué à mes patients »

Nancy. Premier des trois prévenus à se présenter à la barre, Jean-François Sztermer, l’un deux radiothérapeutes, s’est expliqué hier sur les surirradiations survenues à l’hôpital d’Epinal. L’homme, 66 ans, assure avoir fait dans les mois qui ont suivi « plusieurs tentatives de suicide ». Une déclaration qui soulève un certain scepticisme chez le président : « Question : est-ce qu’un médecin peut faire plusieurs tentatives de suicides ? Généralement, il ne se rate pas… ».
Jean-François Sztermer affirme aussi que tout allait pour le mieux dans ce service de radiothérapie d’Epinal, que les deux radiothérapeutes ne vivaient pas reclus dans une tour d’ivoire, comme ce fut souvent dit, mais travaillaient « en équipe », avec les manipulatrices et le radiophysicien.
Quelques minutes plus tôt, Jean-Marc Simon, radiothérapeute dépêché dans les Vosges par le ministère de la Santé, avait livré un tout autre tableau, avait relevé « des négligences, une absence de vérifications des procédures, une nonchalance générale et une ambiance malsaine ».
Une chose est sûre, Jean-François Sztermer assure qu’il est innocent. « Je me suis dévoué à mes patients ». Il assure également qu’on ne peut lui faire qu’un unique grief : « Le suivi après le traitement ».
« Ce passage des coins statiques aux coins dynamiques (N.D.L.R. : à l’origine des surirradiations à 20 % subies par 24 patients) s’est fait de façon un peu précipitée, non ? », interroge le président.
« Non, Joshua Anah, le radiophysicien, m’a proposé ça en 2003 et le premier patient traité avec cette technique, c’était en mai 2004. Mais, avec Michel Aubertel, nous avons donné notre accord. J’avais vu Anah faire des démonstrations en présence des manipulatrices ».

« Il m’a dit que les doses étaient négligeables »

« Comment une erreur a-t-elle pu se produire ? »
« C’est une erreur de calcul qui relève de la compétence exclusive de Joshua Anah. Par ailleurs, à partir du moment où il m’a dit qu’il était prêt, j’étais persuadé qu’il avait formé les manipulatrices ».
« Il n’y avait aucun document écrit auquel se reporter en cas de doute… ».
« Monsieur Anah n’a pas jugé utile d’en faire un… ».
Le président reprend, caustique : « L’accident, finalement, c’est la faute à pas de chance… ».
« En fait, une des manipulatrices a fait une erreur et l’a transmise à trois autres. Moi, j’étais serein, c’est au radiophysicien de vérifier les calculs des manipulatrices ».
« Vous n’avez donc aucune responsabilité dans la survenance de cet accident…»
« Non. Je ne pense pas que j’aurais pu l’empêcher… ».
Un suivi correct des patients par les radiothérapeutes aurait permis, selon de nombreux experts, de relever cette gravissime erreur. Jean-François Sztermer assure que « les patients n’étaient pas lâchés dans la nature mais réadressés à leurs urologues. Les autres médecins sont aussi capables de déceler des complications. Et je n’ai jamais vu de texte qui oblige un radiothérapeute à revoir ses patients… ».
Concernant les matching, clichés non pris en compte dans la dose totale de rayonnement et qui ont engendré une surirradiation de 8 % sur 424 malades, Sztermer charge encore Anah, le radiophysicien.
« Depuis 2000, je savais que si les doses de ces contrôles – les ‘’ matching ‘’ – étaient significatives, il fallait les déduire du total. J’ai demandé à Anah de faire les calculs, il m’a assuré qu’il n’y avait pas de problème, que ces doses étaient négligeables ».
« Franchement, peut-on en radiothérapie, une discipline qui peut être dangereuse, se satisfaire d’informations aussi insignifiantes que ça : ‘’ des doses négligeables ‘’ ? ».
« Je lui ai fait confiance, je pensais qu’il avait fait correctement son travail… », répond le médecin qui accuse aussi Anah d’avoir voulu falsifier les dossiers médicaux. Le radiophysicien sera à la barre ce vendredi.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/11/21/devoue-a-mes-patients-nfel

Viriat : six mois de prison pour avoir frappé le pompier qui le secourait

L'homme, qui était étendu dans la rue à Viriat, n'avait pas supporté que les pompiers viennent le secourir. Un comportement dont il a dû répondre devant la justice ce jeudi.
Le 10 octobre, les pompiers sont intervenus, à la demande de riverains, pour secourir un homme étendu dans la rue. C’est alors que ce dernier s’est saisi de la chaine qui lui servait de ceinture et s’est mis à frapper l’un des intervenants.
L’homme, avec déjà 19 condamnations diverses à son casier judiciaire, a été condamné ce jeudi à 8 mois de prison dont 2 avec sursis.

http://www.leprogres.fr/ain/2014/11/20/viriat-six-mois-de-prison-pour-avoir-frappe-le-pompier-qui-le-secourait

jeudi 20 novembre 2014

Neuf ans de prison au garcon boucher meurtrier au Cannet

La cour d'assises des Alpes-Maritimes a condamné, mercredi soir, vers 23 h, Kévin Manini, 22 ans, à neuf ans de prison.
Le jeune boucher d'une supérette du Cannet a été reconnu coupable du meurtre de Pascal Cartolana, retrouvé poignardé de huit coups de couteau dans son appartement du Cannet, le 24 juin 2011.
Une dette de 200 euros serait à l'origine de l'agression.
Tout au long des trois jours de procès à Nice, l'accusé a expliqué qu'il avait agi en légitime défense, séquestré et menacé d'un pistolet par la victime.
L'avocat général avait requis entre 13 et 15 ans de réclusion
http://www.nicematin.com/cannes/neuf-ans-de-prison-au-garcon-boucher-meurtrier-au-cannet.1991933.html

Meurtre de Léa : "C’est pas étonnant que Gérald ait tué quelqu’un

Gérald Seureau refuse toujours d'aller au-delà des bribes d'aveux qu'il a livrées aux forceps sur le meurtre et le viol de Léa, le 1er janvier 2011. Il reste la tête baissée, recroquevillé dans le box.
La tête baissée, recroquevillé dans le box, Gérald Seureau refuse toujours d'aller au-delà des bribes d'aveux qu'il a livrées aux forceps sur le meurtre et le viol de Léa, le 1er janvier 2011. "Je ne vois pas dans le brouillard" maintient-il, emmuré dans une supposée amnésie à laquelle même ses avocats, aux abonnés absents, ne semblent croire. Quand Me Gallix, partie civile, l'exhorte à s'exprimer - "qu'est-ce que vous faites Seureau ? Levez la tête !" - il reste sans réaction.

Seureau, K-O debout

Hier soir, en toute fin d'audience, Magali, la tante de Léa, prend alors son courage à deux mains pour l'apostropher, le secouer comme jamais, dans un silence de cathédrale. "C'est insupportable ! Tout le monde sait ce qu'il s'est passé, On aimerait l'entendre de sa bouche... Qu'il se lève ! Qu'il parle !" lance-t-elle. Seureau se lève, hagard, et bafouille un "je sais plus rien" inaudible. Tout le monde sait que vous vous en rappelez ! Vous croyez que c'est facile à entendre pour nous ? L'horreur on la connaît, mais c'est votre part dans ce procès, à chacun sa charge, vous devez parler et raconter ce qu'il s'est passé !, tonne la tante de la victime. Pour vous aussi il faut le faire si vous voulez retrouvez un peu de dignité." Seureau, K-O debout, n'ose ni affronter le regard, ni répondre le moindre mot.

Toutes ou presque ont confirmé son côté pleutre

Et ce n'est pas le défilé de ses ex-petites amies, interrogées un peu plus tôt, qui a redoré le blason très sombre de ce fan de musique black métal. Elles ont même mis en exergue les mensonges de Seureau depuis le début du procès. Plusieurs ont confirmé qu'il prenait du “speed”, de l'amphétamine, régulièrement et qu'il passait son temps à boire. L'une a confirmé que sous l'effet de cette drogue, il enchaînait les pannes sexuelles renforçant l'hypothèse qu'il n'a pas supporté un nouvel échec avec Léa, victime expiatoire de son impuissance. Toutes ou presque ont confirmé son côté pleutre, adepte du chantage au suicide. Qu'il se donnait un genre avec son treillis, sa cartouchière en bandoulière et son poing américain. Plus âgé que la moyenne des “métalleux”, il en profitait pour séduire et même imposer, une fois, une relation sexuelle, malgré les pleurs de la victime.
"Il se vantait d'être facho et nazi", a rappelé une ancienne conquête. C'était peut-être "pour faire le balèze", mais de la littérature et des photos néonazies ont été saisies chez “Loup cuirassé”, son pseudo, qui ne fumait plus de cannabis, "la drogue de nègre". Elles ont aussi relevé un immense "mal être" existentiel accentué par la mort de son père biologique qu'il venait de retrouver. Il avait "la haine" et "il portait en lui une très grande violence, je savais que c'était quelqu'un qui pouvait dérailler" a indiqué un proche. "Finalement c'est pas étonnant que Gérald ait tué quelqu'un" a même conclu l'une de ses ex.

http://www.midilibre.fr//2014/11/19/c-est-pas-etonnant-que-gerald-ait-tue-quelqu-un,1084616.php

mercredi 19 novembre 2014

Affaire Bamberski : Dieter Krombach va rester en prison

Dieter Krombach va rester en prison au moins deux années et demi de plus, la justice ayant refusé ce mercredi de lever sa période de sûreté.
Condamné à 15 ans de prison pour le meurtre de Kalinka Bamberski, sa belle-fille, en 1982, le médecin allemand de 80 ans avait saisi le tribunal d'application des peines pour qu'il le dispense des deux ans et demi de période sûreté qu'il lui reste à accomplir, condition sine qua non à une demande de libération conditionnelle.
Mais le tribunal s'est rangé de l'avis du parquet, qui avait plaidé mi-octobre pour un maintien de la période de sûreté. Le ministère public avait souligné que l'octogénaire n'apportait pas de gages sérieux de réinsertion car il continuait de "contester la décision de justice", de "critiquer le système judiciaire" et de ne pas "indemniser les victimes".

Le fait de refuser de se reconnaître coupable réduisait considérablement les chances de Dieter Krombach d'obtenir gain de cause, mais son avocat, Me Philippe Ohayon en avait fait une "question de principe", son client ayant toujours clamé son innocence dans la mort de la jeune fille. La justice et la famille de Kalinka Bamberski exigent "l'aveu comme un scalp, un trophée", mais Dieter Krombach a préféré "rester en prison innocent, que de se retrouver coupable dehors", avait-il déclaré.
L'affaire Bamberski a débuté en 1982 lorsque Kalinka, 14 ans, a été retrouvée morte chez le Dr Krombach, au bord du lac de Constance. La Justice allemande a abandonné toute poursuite à son encontre.
En 2009, André Bamberski, le père de la victime, a organisé le rapt de Dieter Krombach en Allemagne pour le livrer à la police française. La justice française a condamné le médecin allemand à deux reprises, fin 2011 et fin 2012, à 15 ans de réclusion pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".
André Bamberski, lui, a été condamné en juin à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour le kidnapping de Dieter Krombach.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=37449&WS=291720_2501986&WA=7588

Escroquerie aux contrats d’obsèques: deux ans ferme et des millions à rembourser

Un ancien entrepreneur de pompes funèbres devenu agent d’assurances a été condamné par le tribunal correctionnel d’Orléans à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour avoir détourné en 13 ans une douzaine de millions d’euros souscrits en contrats obsèques.
Dominique Caton, 58 ans, a en outre été condamné à payer une amende de 200.000 euros, ainsi qu’à rembourser ses victimes. La principale somme --plus de 8,6 millions d’euros-- est due à la société d’assurances Allianz Vie, le groupe auquel appartiennent les AGF dont il était agent général.
Le tribunal lui a interdit d’exercer une profession commerciale ou industrielle durant une durée de cinq ans. Son épouse a été condamnée pour recel à un an de prison et à 10.000 euros d’amende.

M. Caton avait repris l’affaire familiale de pompes funèbres avant de se reconvertir en 1994 comme agent général des AGF. Cet Orléanais avait alors décidé de se spécialiser dans le marché des contrats d’obsèques, qu’il connaissait bien et où il bénéficiait du réseau familial.


A partir de 1996, en proie à des difficultés de trésorerie, Dominique Caton s’est abstenu de faire remonter aux AGF les primes d’assurances souscrites auprès de lui.
Profitant de l’absence de réaction de la compagnie d’assurances, il enregistrait manuellement les contrats d’obsèques et encaissait les 4.000 euros déposés par chaque souscripteur, avant de déposer ces sommes sur l’un de ses 25 comptes en banque.


Pendant treize ans, l’homme a fait fonctionner sa petite affaire sur le principe de la cavalerie cher à Bernard Madoff: les frais d’obsèques étaient réglés grâce aux nouveaux contrats souscrits, à raison d’une trentaine par mois.
Au total, une douzaine de millions d’euros ont ainsi été détournés, permettant à Dominique Caton de mener grand train.


La machine s’est enrayée en 2009, lorsque le nombre de contrats d’obsèques s’est mis à chuter. L’assureur indélicat ne pouvait plus rembourser les frais d’obsèques, tandis que dettes et impayés s’accumulaient.


Pris à la gorge, il se présentait en avril 2009 à la police judiciaire, et avouait toute l’affaire.

Le parquet avait demandé une peine de quatre ans de prison, dont trois ferme contre M. Caton, et deux ans de prison, dont un ferme, contre son épouse.
 

Gérald Seureau devant les assises de l'Hérault : "Oui, j’ai battu à mort Léa"

Le procès en direct sur ce lien ..... http://www.midilibre.fr//2014/11/14/direct-proces-du-meurtre-de-lea-en-2011-tuee-a-17-ans-la-nuit-du-jour-de-l-an,1081889.php


Dans une salle d'assises de l'Hérault bondée, au souffle suspendu à la parole de l'accusé, Gérald Seureau avance enfin, un peu, dans sa reconnaissance de l'horreur des crimes qui lui sont reprochés

17 h 15, ce mardi. Dans une salle d'assises bondée, au souffle suspendu à la parole de l'accusé, Gérald Seureau avance enfin, un peu, dans sa reconnaissance de l'horreur des crimes qui lui sont reprochés. Questionné sur le ton de la confidence par Me Épailly, son avocat, qui lui prend la main pour l'encourager, le jeune homme, groggy, n'a pas pu en dire davantage. Et l'on ne sait pas s'il pourra aller plus loin, tant il paraît emmuré dans le déni d'actes, il est vrai d'une rare cruauté.
"Le témoin dit que vous n'avez pas de couilles !"
"J'ai perdu tout sens des réalités", lâche-t-il, tête baissée, pour expliquer son déchaînement de violences. Mais pour en arriver à cette avancée minime, forcément insuffisante pour la famille de Léa, les parties ont cravaché. Le président Pons, méthodique et pointilleux, s'y est cassé les dents pendant quatre heures lundi. Mardi, au milieu du défilé des témoins interrogés par la cour sur cette funeste Saint-Sylvestre, Me Collard, partie civile, a sonné la charge en employant la méthode virile.

Avancer un peu plus sur le chemin de la vérité

"Le témoin dit que vous n'avez pas de couilles ! Vous vous réfugiez lâchement dans le silence ! Qu'est-ce que vous répondez à nous qui vous demandons d'avoir du courage ?". Seureau a commencé à parler avant de se refermer comme une huître, revenant même sur les violences sexuelles avouées quelques heures plus tôt... "Avec vous, c'est un pas en avant, deux pas en arrière !" s'énerve le président. "Vous avez conscience que le procès prend une tournure catastrophique pour vous ? Que tout vous accable ? J'en appelle à votre intelligence, le médecin légiste a parlé de violences sexuelles très importantes", enchaîne alors l'avocat général, Patrick Desjardins, ouvrant une seconde brèche avec une approche plus empathique. "Oui, ça peut être que moi... Je sais que je lui ai porté des coups, elle ne méritait pas de mourir, je sais pas ce qui s'est passé dans ma tête, c'est par folie", lâche l'accusé. Avant de se rebloquer lorsque la cour évoque les viols après les coups. Et quand son avocat lui suggère cette panne sexuelle comme facteur déclenchant, celle-là même qu'il avait évoquée en garde à vue avant de se rétracter, Seureau ne franchit pas non plus le pas : "Je ne le pense pas." Il lui reste trois jours de procès pour avancer un peu plus sur le chemin de la vérité.
http://www.midilibre.fr//2014/11/18/gerald-seureau-oui-j-ai-battu-a-mort-lea,1083942.php

mardi 18 novembre 2014

Grève des avocats: renvoi du procès en appel de Tony Meilhon

Le procès en appel de Tony Meilhon pour le meurtre en 2011 de la jeune Laëtitia Perrais, qui devait débuter aujourd'hui à Rennes, a été renvoyé, en raison de la "grève totale" des avocats de Nantes.

Le président de la cour d'assises d'appel de Rennes a ordonné le renvoi du procès à une date ultérieure, notamment demandé par l'avocat de Tony Meilhon, Fathi Benbrahim. Une "grève totale de toutes les audiences" a été votée hier par les avocats du barreau de Nantes - où Meilhon avait été jugé en première instance, dans le cadre d'un mouvement national de protestation contre la réforme Macron.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/18/97001-20141118FILWWW00104-greve-des-avocats-renvoi-du-proces-en-appel-de-tony-meilhon.php

Léa tuée à Montpellier : Seureau se réfugie dans l’amnésie

[DIRECT] Procès du meurtre de Léa : "Votre silence est une tombe monsieur ! "
Suivre le direct sur ce lien à partir de 9h00 .........  http://www.midilibre.fr//2014/11/14/direct-proces-du-meurtre-de-lea-en-2011-tuee-a-17-ans-la-nuit-du-jour-de-l-an,1081889.php

Seureau ne se souvient pas de cette nuit du 1er  janvier 2011 à Montpellier où la jeune Léa Urbani, 17 ans, avec qui il flirtait, a été tuée dans des conditions effroyables et finalement nie les faits. 
Quatre heures d'interrogatoire serré n'y auront pas suffi. Dans le box de la cour d'assises de l'Hérault, Gérald Seureau, 28 ans, cheveux longs, moustache et bouc façon d'Artagnan, s'accroche coûte que coûte à sa version : il ne se souvient pas de cette nuit du 1er  janvier 2011 à Montpellier où la jeune Léa Urbani, 17 ans, avec qui il flirtait, a été tuée dans des conditions effroyables et finalement nie les faits. Hier soir, dans une ambiance irrespirable, le légiste a raconté comment la lycéenne a été retrouvée dans un sous-bois, le visage ensanglanté et enfoncé dans la terre, étranglée, quatre dents cassées, d'importantes lésions anales et vaginales, des traces de selles sur la chevelure et, en tout, 185 traces de blessures relevées de haut en bas du corps...

L'horreur du crime peut entraîner un déni chez celui qui n'accepte pas d'avoir pu commettre de tels actes

"La multiplicité des blessures suggère que les coups et la lutte ont duré", a estimé le médecin. Au premier jour de son procès, l'accusé a creusé sa tombe judiciaire à coups de "je sais pas, je m'en souviens pas" systématiques, se payant le luxe d'apparaître agacé et même arrogant. Bien sûr, comme l'a rappelé l'expert psychologue, l'horreur du crime peut entraîner un déni chez celui qui n'accepte pas d'avoir pu commettre de tels actes. Mais Gérald Seureau surfe encore sur le combat juridique qu'il a mené avec ses avocats pour faire casser la procédure. Il a obtenu l'annulation de ses auditions de garde à vue, celles où il reconnaissait les crimes avec les détails les plus sordides et que la cour n'a pas le droit d'évoquer. Mais il s'en sert pour tenter, de manière désespérée, de contester son audition devant le juge d'instruction où il a réitéré en partie ses aveux, avant son amnésie subite. Il y expliquait avoir mis ses genoux sur les bras de la victime pour la bloquer avant de l'étrangler d'une main et de la frapper au visage de l'autre...
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