lundi 27 avril 2015

Bijouterie Cannes: le procureur fait appel

Le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, a indiqué aujourd'hui avoir fait appel des quatre condamnations prononcées par la cour d'assises dans une affaire mortelle de braquage d'un bijoutier de Cannes en 2011.
Vendredi la cour d'assises des Alpes-maritimes avait condamné quatre hommes responsables du braquage qui avait coûté la vie à un bijoutier cannois, à des peines de 10 à 22 ans de réclusion criminelle, des peines inférieures à celles requises par l'avocat général. La plus lourde peine, 22 ans de réclusion, avait été prononcée à l'encontre de Stéphane Thouvenel, l'auteur du tir qui avait tué le bijoutier, Thierry Unik, 42 ans. Stéphane Thouvenel, 40 ans, a reconnu avoir participé au braquage et être l'auteur du tir mais il a toujours assuré que ce dernier avait été "accidentel". Le parquet avait requis la perpétuité assortie d'une peine de 22 ans de sûreté contre l'auteur du coup mortel.

Ses trois co-accusés, à l'encontre desquels des peines de 15 à 25 ans de réclusion avaient été requises, ont été condamnés à 15, 12 et 10 ans de réclusion. Les peines prononcées avaient suscité la fureur des parties civiles, qui les avaient jugées trop légères.

Aujourd'hui, le procureur de la République a justifié sa décision de faire appel, estimant que les peines prononcées n'étaient "pas suffisamment sévères, eu égard à la personnalité des auteurs et à la gravité des faits". Un nouveau procès aura donc lieu devant la cour d'assises d'appel, vraisemblablement à Draguignan, dans le Var.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/27/97001-20150427FILWWW00309-bijouterie-cannes-le-procureur-fait-appel.php

La famille d'Agnès Marin saisit le Conseil supérieur de la magistrature

Le père, la mère et les grands-parents maternels de l'adolescente, violée et tuée en 2011 au Chambon-sur-Lignon, réclame des sanctions contre une juge qui avait remis en liberté le meurtrier, déjà condamné pour viol dans une affaire précédente.
Ils dénoncent la "légèreté" de la juge d'instruction, "dont les conséquences ont été dramatiques". Le père, la mère ainsi que les grands-parents paternels d'Agnès Marin, violée et tuée en 2011 au Chambon-sur-Lignon, a adressé une lettre au Conseil de la magistrature, "il y a trois semaines", dans laquelle ils réclament des sanctions contre une juge, qui avait remis en liberté le meurtrier de l'adolescente, condamné pour viol dans une affaire précédente. Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu, son meurtrier. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.
Matthieu, âgé alors de 17 ans, avait intégré ce collège, qui a depuis fermé ses portes, dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol, un an avant, d'une autre jeune fille dans le Gard. Citant plusieurs extraits du réquisitoire de l'avocat général lors du premier procès de juin 2013, la famille d'Agnès Marin estime que "ce contrôle judiciaire, du ressort de la Protection judiciaire de la jeunesse sous le contrôle du juge, a été totalement négligé une fois Mathieu Moulinas scolarisé au Cévenol", soulignant que l'internat était "mixte", un choix selon eux "éminemment contestable et pourtant validé par le magistrat instructeur".
 
"Des manquements dans l'exercice de son métier de juge d'instruction" 

Dans leur lettre, les parents estiment que la juge qui a instruit la première affaire de viol "a fait preuve de manquements dans l'exercice de son métier de juge d'instruction". "Nous demandons au Conseil Supérieur de la Magistrature d'examiner ce dossier et de prononcer à son encontre une sanction disciplinaire", concluent-ils.

Rejugé en appel, à huis clos en octobre dernier, devant la cour d'assises des mineurs de Riom (Puy-de-Dôme), pour le meurtre d'Agnès Marin, Matthieu, 20 ans, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, peine rarissime pour le mineur qu'il était au moment des faits. Les jurés avaient ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance par la cour d'assises du Puy-en-Velay, tout en l'assortissant d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Ses parents avaient renoncé avec leur fils à un pourvoi en cassation.
 

Relaxe pour l’évadé malchanceux

Daniel K. joue gros ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Nancy. Car ce détenu de 36 ans de la prison de Nancy-Maxéville doit en principe sortir dans quelques jours. A condition bien sûr qu’il ne prenne pas une nouvelle peine de prison ferme.
Il est jugé pour une rocambolesque affaire d’évasion. Le mot « évasion » étant à prendre au sens juridique du terme. Il n’a pas scié les barreaux de sa cellule, ni creusé un tunnel. Il s’est contenté de ne pas réintégrer le centre pénitentiaire à temps alors qu’il bénéficiait d’une permission de sortie pour chercher du boulot.

Un visage signé Picasso

C’était le 14 mars dernier. Daniel K. devait revenir à 18 h en prison. Mais alors qu’il était sur le chemin du retour, à pied, il est rentré dans un poteau. Un moment de distraction, selon lui. Il était en train d’envoyer un SMS à son ex, il n’a pas vu le poteau et boum. Les policiers penchent, eux, pour un abus d’alcool. Dans leur procès-verbal, ils affirment en effet qu’il avait 2 grammes.
« Selon la police, le prévenu est censé avoir 2 g à 19 h et ensuite il a dû souffler dans le ballon vers 3 h du matin et il n’avait plus que 0,15 g. Cela voudrait dire qu’il a éliminé 1,85 g en 8 heures, ce qui serait un record du monde », ironise l’avocat du prisonnier, Me Matthieu Dulucq, qui dénonce une affaire « absurde ».
C’est vrai que l’alcool n’est pas la seule bizarrerie de cette histoire.
Ivre ou pas, après s’être tapé le poteau, le détenu s’est retrouvé dans les vapes et a dû être hospitalisé. Mais vers 2 h du matin, il a eu un petit creux. Il est sorti de l’hôpital en douce pour aller s’acheter un kebab. Il a ensuite voulu rentrer. Pas de bol, les portes de l’hôpital étaient closes.
Il est donc parti… au centre pénitentiaire où il est arrivé vers 3 h du matin, soit avec onze heures de retard. Suffisant pour la substitut du procureur, Sabine Marthouret, pour le considérer comme un évadé. Et de requérir 3 mois de prison ferme supplémentaire.
Dans une plaidoirie inspirée, l’avocat de la défense tente d’arracher la relaxe en avançant des arguments de droit tout en faisant rire la galerie. Me Dulucq rappelle notamment que son client est poursuivi par une incroyable malchance dans cette histoire. Quelques jours avant de s’ouvrir une arcade sourcilière contre le poteau, il s’était ouvert l’autre arcade en tombant du lit à étage de la cellule où il venait d’être transféré.
« Lorsque je l’ai vu en garde à vue, son visage était un chef-d’œuvre cubisme. On aurait dit un tableau de Picasso », lâche Me Dulucq.
Au final, le tribunal n’a pas voulu rajouter une nouvelle tuile dans la série noire vécue par son client. Jugement : relaxe.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/04/27/relaxe-pour-l-evade-malchanceux

Le drame de la Feria de Béziers examiné aux assises

M organ Blouet est jugé cette semaine, devant la cour d'assises de l'Hérault, pour le meurtre de Julien Portale, 33 ans.
Mort pour s'être trop approché d'une moto. Voilà, brièvement résumée, cette affaire à la genèse à peine croyable, sur laquelle vont se pencher les jurés de la cour d'assises de l'Hérault à partir de ce lundi 27 avril après-midi.Le drame, qui ouvre la session, a endeuillé la Feria de Béziers il y a trois ans. Une marche blanche avait suivi, à laquelle avait participé l'enfant de la victime.
Violences volontaires ayant entraîné la mort
Les jurés vont examiner ce dossier criminel de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dans le box, Morgan Blouet, tout juste trentenaire aujourd'hui, devra expliquer pourquoi il se serait ainsi acharné sur Julien Portale, 33 ans, le 11 août 2012 vers 3 h 30, sur l'avenue Saint-Saëns à Béziers, en marge de la Feria.
Il devra expliquer pourquoi il a porté des coups à son aîné, un père de famille, après que celui-ci a regardé, d'un peu trop près à son goût, sa grosse cylindrée. Il s'en est suivi un déchaînement de violences au cours duquel un coup de pied, administré alors que la victime avait chuté, aurait conduit à la mort. La victime est décédée deux jours plus tard, au CHRU de Montpellier. Les débats doivent durer jusqu'à jeudi.
http://www.midilibre.fr/2015/04/26/braquage-et-vol-en-bande-organisee,1154453.php

Une affaire de braquage et de vol en bande organisée devant les assises du Gard

L es faits avaient eu lieu dans la région d'Alès. Le procès débute ce lundi 27 avril à Nîmes.
L'enquête des gendarmes de la section de recherches de Nîmes démarre après qu'une série de vols à la voiture bélier commis dans la région d'Alès. En quelques semaines, une équipe de malfrats sévit dans le secteur. Pratiquement toujours de la même façon, un véhicule est projeté contre l'entrée d'un commerce pour défoncer les accès et faire main basse sur le contenu des magasins.
Lors d'un casse, un bureau de tabac a été dévalisé de plusieurs cartouches de cigarettes. Dans deux autres cas, ce sont des vols à main armée qui sont reprochés aux suspects. Ainsi, le hold-up de la Foir'fouille d'Alès du 26 août 2012 est reproché à l'un des accusés tandis qu'un autre suspect est mis en accusation pour le braquage d'un bureau de tabac à Cendras en mars 2012.

Deux mis en cause ont bénéficié d'un non-lieu

En fait, deux magistrats instructeurs ont travaillé sur ces affaires de vols. Deux mis en cause ont bénéficié d'un non-lieu et certains vols commis dans la région d'Alès (faute d'éléments assez consistants) n'ont pas pu donner lieu à des poursuites.
Les deux juges ont décidé de renvoyer aux assises trois hommes âgés de 28 à 31 ans. Certains se présentent devant la cour d'assises du Gard avec des casiers judiciaires déjà passablement noircis par les condamnations. La présidente Geneviève Perrin devrait examiner la personnalité des accusés avant d'aborder le fond des dossiers. L'avocat général, Didier Durand, portera la parole de l'accusation. Massinissa Hachache sera défendu par Me Claire Sadoul, Me Jean-Marc Darrigade assistera Mahfoud Hansali. Mes Louis Alain Lemaire et Coralie Gay assureront la défense de Ludovic Rocchi.

http://www.midilibre.fr/2015/04/26/braquage-et-vol-en-bande-organisee,1154453.php

dimanche 26 avril 2015

Le voleur d'un mobile laisse une facture de 92.000 euros à Toulon

Après avoir volé la carte Sim d'un mobile en décembre, l'homme l'a utilisée en appelant à l'étranger et en surfant sur Internet. Il a été présenté devant le tribunal correctionnel.
C'est en recevant la facture mensuelle de son opérateur téléphonique que le responsable d'une société implantée dans l'agglomération toulonnaise a failli s'étouffer.
Le montant affiché dépassait les 92.000 euros pour une seule ligne.
Après la stupéfaction, le lien était rapidement fait avec le vol d'un mobile, commis dans un des véhicules de l'entreprise, en décembre 2014.
L'auteur du larcin utilisant depuis la carte Sim du téléphone mobile à destination des pays du Maghreb mais aussi sur internet avec l'utilisation de plusieurs giga octets de connexions.
Identifié, le voleur/utilisateur compulsif a finalement été interpellé en prison où il purge une peine de quatre mois pour maintien sur le territoire français malgré un arrêté de reconduite à la frontière.
Sous mandat de dépôt
Mercredi, ce Tunisien a été présenté devant le tribunal correctionnel de Toulon dans le cadre d'une comparution immédiate.
Il a indiqué vivre en France depuis quatre ans et travailler "au black". Il a précisé, "vouloir changer de vie".
La présidente lui a fait remarquer que comme changement de vie, il n'avait trouvé que la prison.
Quant à la fameuse carte Sim utilisée dans son portable haut de gamme, elle aurait, selon ses dires, était trouvée par terre dans un train.
Devant les magistrats, il a indiqué être venu à Toulon pour voir un cousin et être domicilié en Allemagne où il aurait fait valoir un droit d'asile.
La victime n'ayant pas pu être avisée, le jugement du dossier sur le fond a été renvoyé à une date ultérieure.
Le tribunal a suivi les réquisitions du représentant du ministère public en ordonnant le mandat de dépôt du prévenu jusqu'à la prochaine audience.
http://www.nicematin.com/derniere-minute/le-voleur-dun-mobile-laisse-une-facture-de-92000-euros-a-toulon.2190142.html

Courcelles : deux ans de prison et trois mandats d’arrêt lancés pour enlèvement et séquestration

Vol de fringues ou carottage d’un kilo et demi de drogue ? À chacun sa version. Les trois prévenus (Adlen Laib, 23 ans, son oncle Miloud Merdjaoui, 31 ans et Zacharie Yakhoui, 20 ans) évoquent un cambriolage, au domicile du premier, portant notamment sur des vêtements et des consoles de jeux.
Après avoir mené leur petite enquête, ils auraient identifié les auteurs du vol et auraient décidé de régler l’affaire sinon à l’amiable, à tout le moins à leur manière. Sans en référer à la police. Voilà comment Leïla, une fille du quartier, et Oumar, un mineur de 16 ans, se sont retrouvés dans les griffes du trio. Pour une explication des plus musclée.
Me Rouzet : « Ce sont des méthodes de petits caïds contre une fille et un mineur. Ce n’est pas très glorieux »
« D’une barbarie rare dans notre région », s’emporte Me Guichard, l’avocat de Leïla. « C’est la loi de jungle », peste cette dernière qui dézingue la thèse du vol de vêtements : « Je fais du 34, j’ai déjà du mal à trouver des habits à ma taille. Regardez-le lui (elle indique le solide gabarit de Laib). C’est des conneries ! On m’a kidnappée pendant plus de cinq heures. On m’a volé mon or, ma chaîne, mes bagues et mon salaire. On m’a frappé les jambes avec des cannes télescopiques ! Regardez mes jambes (elle exhibe des marques dans la peau). Ça, c’est parce que je ne donnais pas assez vite le code de ma carte bancaire. On me réclamait 20 000 € (N.D.L.R. : d’où le spectre de la drogue évoquée lors des débats). Ils regardent trop les films ceux-là ! Ouais, c’est vrai, j’ai été délinquante mais c’était il y a 15 ans. C’est fini tout ça ».
La fluette plaignante, qui dit peser 30 kilos, explique avoir été embarquée, le 17 juillet dernier. On lui aurait fait franchir la barrière du bois de Courcelles-lès-Montbéliard avant de l’entraîner au fin fond de la forêt pour une expédition punitive. On lui aurait montré un trou laissant à penser qu’on allait l’enterrer dedans. Elle parle d’Oumar, que les autres disaient vouloir jeter sur une voie ferrée. Un mineur qui était en pleurs.
Merdjaoui, qui reconnaît dans ses auditions « avoir tarté » intervient posément : « Si on avait mis tous ces coups, les pompiers l’auraient ramassée à la petite cuillère ». Or, l’interruption de travail résultant de l’examen est de… zéro jour. Une brèche dans laquelle s’engouffreront plus tard Mes Euvrard, Rey-Demaneuf et Barré, les avocats de la défense.
Me Rouzet, qui intervient pour le mineur, parle de « méthodes d’un autre temps, d’une autre culture. Des méthodes de petits caïds contre une fille et un mineur. Ce n’est pas très glorieux ». Leïla dit encore qu’on lui a volé sa voiture, qu’on l’a emmenée à la station d’Écot pour faire le plein avant de revenir sur Belfort pour aller voler des effets chez sa copine Assma.
Un rocambolesque périple qui donne lieu à des passes d’armes épiques entre avocats. Chacun cherchant à interpréter le dossier à son avantage en pointant les incohérences des autres.

Me Euvrard : « Une hystérie collective »

Au ministère public, Marie-Charlotte Fiorio en convient. Les poursuites reposent grandement sur les déclarations de la prénommée Leïla. Elle qualifie au demeurant les « explications des prévenus comme hallucinantes ». Pour la procureur, il y a bien eu enlèvement et séquestration. En conséquence, elle requiert « une peine dissuasive » dont elle fixe les contours : deux ans de prison ferme.
Me Euvrard parle de « degré d’hystérie collective ». Selon lui, le tribunal ne peut se faire de certitudes à la lumière des éléments du dossier. Cependant, il admet que Leïla « a pris une bonne raclée ». Me Rey-Demaneuf invite les magistrats à « s’affranchir des a priori. Arrêtons avec les fantasmes ! Le bois de Courcelles n’est pas celui où l’on va estourbir quiconque. C’est là où l’on va faire son jogging ». Elle pointe aussi les incohérences des plaignants dans le timing des sévices dénoncés. Me Barré pointe du doigt « des exagérations » et des « visions subliminales » chez l’énergique Leïla.
Les trois prévenus ont choisi de ne pas attendre le jugement. Ils ont quitté la salle d’audience alors que le tribunal se retirait pour délibérer.
Moins d’une heure plus tard, le couperet tombait : deux ans de prison ferme pour chacun des prévenus avec mandat de dépôt et plus de 10 000 € de dommages et intérêts à verser aux parties civiles.
Comme le trio n’était plus là, trois mandats d’arrêt ont été décernés.

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/04/25/courcelles-deux-ans-de-prison-et-trois-mandats-d-arret-lances-pour-enlevement-et-sequestration

samedi 25 avril 2015

Toulouse. Coups de machette à Jean-Jaurès: 2 et 3 ans de prison ferme

Les deux hommes qui avaient agressé un Sri Lankais de 26 ans à coups de machette, mi-mars sur les allées Jean-Jaurès ont été condamné, hier à 2 ans et 3 ans de prison ferme.
L'insulte de trop. Un «Nique ta mère !» prononcé en tamoul serait à l'origine de trois coups de machettes qui ont quasiment sectionné le bras, le 16 mars dernier, d'un Sri Lankais de 26 ans, en plein après-midi, sur les allées Jean-Jaurès à Toulouse.
Sourech Camalacananne, 18 ans, et Marc Thanagopal, 30 ans, ont comparu, hier, devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour répondre de cette expédition punitive d'une rare violence qui avait profondément choqué les témoins, ce lundi après-midi, et laissé la victime dans une mare de sang.
Face à leurs juges, les deux prévenus ont peiné à donner des explications convaincantes. «La veille au téléphone, il m'a agressé, a relaté Marc, poursuivi pour complicité. On s'est donné rendez-vous le lendemain à la gare pour que je lui rende ses papiers.» Car la victime, qui devait être embauchée dans l'entreprise de téléphonie de Marc, a finalement été mise sur la touche. L'homme voulait donc récupérer ses documents.

Bain de sang

Marc se rend donc au rendez-vous, accompagné de Sourech qui n'a jamais vu la victime. Le ton est vite monté et une première altercation s'en est suivie interrompue par l'arrivée de la police. Un peu plus loin, en face de l'hôtel Pullman, sur les allées Jean-Jaurès, les deux compères, en voiture, sont arrivés à hauteur de la victime. «Il arrêtait pas de m'insulter, j'ai craqué, reconnaît Sourech. J'avais fumé (N.D.L.R., du cannabis), ça m'a tourné la tête.» Il se saisit donc de la machette cachée sous le siège passager et sort. «Il est descendu, il n'a rien dit et m'a frappé», a décrit la victime, bras en écharpe. Trois coups dont deux au bras lui ont sectionné nerfs et muscles. Le troisième a perforé les poumons et engagé son pronostic vital. 60 jours d'interruption totale de travail.
«Ils ne se sont jamais rencontrés avant les faits et ça se termine dans un bain de sang», résume le procureur. Et de requérir 5 ans de prison dont quatre ferme pour les deux hommes.
Ils ont finalement écopé de 5 ans dont trois ferme pour l'auteur des coups âgé de 18 ans, et 5 ans dont deux ferme pour son complice. Ils sont repartis à Seysses.
 

Capvern. Responsable de la mort de sa compagne

André Goncalvès a d'abord adopté à la barre une attitude assez désagréable, au point d'être rappelé à l'ordre par la présidente : «Vous paraissez très ennuyé d'être là. Vous soupirez, vous soufflez, vous faites la moue. Sortez les mains de vos poches et tenez-vous correctement !» Au fur et à mesure que l'audience va se dérouler, le jeune homme va s'effondrer et finira par se mettre à pleurer doucement. En face de lui, une jeune femme, encadrée par deux retraités : la sœur et les parents de Céline, la compagne d'André. Le 22 décembre dernier, André et Cécile se rendent à Toulouse, avec une petite remorque attelée derrière leur voiture.
André double une voiture dans la rampe de Capvern, sur l'A64, puis se rabat brusquement et file vers la voie de droite, celle des véhicules lents. Un camion y circule et soudain, avec la remorque, c'est le choc, extrêmement violent. Les témoignages décrivent tous cette brusque manœuvre de rabattement. «Que s'est-il passé ?» interroge la présidente. «Je ne sais plus, j'ai doublé et après, plus rien. C'est le trou noir. J'ai cherché ma femme partout. C'était ma femme. Ma femme… Elle était enceinte d'une semaine.» «Votre permis avait été annulé. Comment se fait-il que vous rouliez ?» «Avec mon permis portugais, je l'ai toujours, il est valable.» Pour le procureur Jardin, la faute de conduite est évidente. D'autant plus évidente que le casier est déjà lourd : 4 condamnations, toutes liées à la route : vitesse et alcool. Pour la défense, au contraire, rien n'est vraiment prouvé et aucune faute n'est caractérisée : «On aurait pu faire des expertises : on n'arrive pas à savoir, rien n'est posé dans ce drame. En cas de doute, la règle à appliquer est simple. Quant à son attitude à la barre, elle n'est qu'apparence : il est terriblement meurtri et portera cette responsabilité toute sa vie. Même le conducteur le plus chevronné peut se retrouver dans cette situation. Je vous demande une décision juste et humaine».
À la fin de l'audience, la mère de Céline va s'approcher et prendre son gendre dans ses bras, pendant que le père lui met la main sur l'épaule : «Pour nous, est venue dire la sœur, il n'y a pas d'infraction, ni vitesse ni alcool. Nous n'avons pas voulu nous porter partie civile : la colère et la douleur ne nous la rendront pas». Le tribunal a reconnu André responsable de l'accident et l'a condamné à 18 mois de prison avec sursis, interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur en France pendant 18 mois.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/25/2093717-responsable-de-la-mort-de-sa-compagne.html

Besançon : il avait volé le sac d’une passante « pour rigoler »

« Je suis un violent, pas un voleur ! », lance Kader Fenzar depuis le box des prévenus. Placé en détention provisoire dans le cadre d’une affaire criminelle, ce jeune Bisontin, de 23 ans, déjà titulaire de six mentions au casier judiciaire, comparaît pour un vol à l’arraché.
Il circule de jour-là en voiture rue des Granges, musique à fond et vitre baissée, lorsqu’il tend le bras et attrape le sac à main qui pend à l’épaule d’une passante. Mais celle-ci s’agrippe à son bien. Le conducteur accélère alors et, après avoir été traînée sur une vingtaine de mètres, elle est contrainte de lâcher.
Par chance, la voiture du voleur vient de tourner et se retrouve bloquée par un camion. La victime va réussir à reprendre son sac des mains de l’adolescente qui était en train de la fouiller, assise sur le siège passager.
Une autre jeune femme, surgie de l’arrière du véhicule, va toutefois l’attraper à la gorge et lui frapper la tête à trois reprises sur la carrosserie avant de remonter en voiture et de partir. La victime aura toutefois le temps de relever l’immatriculation du véhicule.

« Il roule comme un fou, ça nous amuse »

« J’étais en bande, je n’ai pas réfléchi, j’ai fait ça pour rigoler », explique Kader Fenzar, seul protagoniste poursuivi. Entendues mais non poursuivies, les furie squi lui tenaient liue de passagères, mineures, ont expliqué : « On aime bien monter en voiture avec lui, il roule comme un fou et ça nous amuse, on rigole comme des folles. »
Le parquet ayant requis 6 mois ferme, le tribunal en a prononcé 5 après que la défense, assurée par Me Bresson, a souligné : « Lorsqu’il dit que c’était pour plaisanter, c’est malheureusement vrai. Mais depuis il a mûri. » Avant de se voir condamné, l’intéressé avait reconnu : « C’est vrai que j’aimerais pas qu’on fasse ça à un membre de ma famille. »
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/04/24/besancon-il-avait-vole-le-sac-d-une-passante-pour-rigoler

vendredi 24 avril 2015

Bijouterie Cannes: 22 ans pour le tireur

L'auteur du tir qui avait coûté la vie à un bijoutier cannois en novembre 2011 vient d'être condamné 22 ans de réclusion par la Cour d'assise des Alpes-Maritimes. Stéphane Thouvenel a toujours soutenu que le tir était accidentel.

L'avocat général, Philippe Toccanier,
avait requis hier la perpétuité.

Ses complices ont écopés de peines allant de 10 à 15 ans


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/24/97001-20150424FILWWW00153-bijouterie-cannes-22-ans-pour-le-tireur.php

Procès du braquage de la bijouterie Unik de Cannes: le jury s'est retiré pour délibérer

La cour d'assises des Alpes Maritimes vient de partir délibérer dans le cadre du procès des braqueurs de la bijouterie Unik de Cannes, le 26 novembre 2011.
>> RELIRE. Braquage de la bijouterie Unik à Cannes: perpétuité requise contre le tireur
L'avocat général Philippe Toccanier a requis vendredi la réclusion criminelle à perpétuité contre Stéphane Thouvenel,41 ans, l'auteur du tir mortel sur Thierry Unik, un bijoutier de Cannes La Bocca.
Le magistrat a demandé des peines de 15 à 25 ans de réclusion à l'encontre des trois co-accusés.
Me Fabien Collado, le défenseur de Thouvenel, a rappelé dans l'ultime plaidoirie que son client "est un petit délinquant, pas un criminel, pas un tueur" et a décrit cette équipe demalfaiteurs "d'amateurs".
Les quatre accusés répondent de vol avec violences ayant entraîné la mort et association de malfaiteurs.
>> RELIRE. Les braqueurs de la bijouterie Unik sont "responsables de leurs actes", selon les experts

http://www.nicematin.com/cannes/proces-du-braquage-de-la-bijouterie-unik-de-cannes-le-jury-sest-retire-pour-deliberer.2188825.html

Ingré : l'entreprise Technitoit condamnée pour vente forcée

La société Technitoit, basée à Ingré, dans le Loiret, a été condamnée mardi par le tribunal correctionnel d'Orléans. L'entreprise était poursuivie avec certains de ses commerciaux pour des faits de vente forcée. Des techniques de vente dont des particuliers parfois vulnérables ont été les victimes.
Pour l'avocat des plaignants, c'est un soulagement. Le tribunal correctionnel d'Orléans a reconnu mardi la qualité de victimes à ses clients, en condamnant des représentants de la société Technitoit pour des démarchages agressifs.

Parmi les prévenus, dix commerciaux ou représentants de cette entreprise spécialisée dans la restauration de toiture. Quatre d'entre eux ont écopé de peine de prison avec sursis, et plusieurs milliers d'euros d'amende. La société Technitoit était également poursuivie en tant que personne morale. Elle devra versée une amende de 100.000 euros.

Abus de faiblesse et pratiques commerciales agressives

Convoqués le 24 février devant le tribunal correctionnel d'Orléans, les prévenus avaient dû s'expliquer des faits de vente forcée et de démarchage agressif. Outre les peines prononcées par le tribunal, les contrats de crédits souscrits par la dizaine de plaignants ont été annulés par la justice.

L'entreprise et ses représentants ont dix jours pour faire appel de ce jugement.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/2015/04/21/ingre-l-entreprise-technitoit-condamnee-pour-vente-forcee-709585.html

Tueur de l'Essonne: Yoni Palmier fait appel

Yoni Palmier a décidé de faire appel de sa condamnation à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour quatre assassinats commis dans l'Essonne entre novembre 2011 et avril 2012.

Lors de
ce procès dit du "Tueur de l'Essonne", Palmier a toujours nié avoir tiré, ne reconnaissant qu'une "responsabilité" dans le premier meurtre.

La cour avait également décidé à son encontre un placement en rétention de sûreté à l'issue de sa détention s'il s'avérait être toujours dangereux, une mesure très rarement prononcée depuis son entrée en vigueur en 2008

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/24/97001-20150424FILWWW00082-tueur-de-l-essonne-yoni-palmier-fait-appel.php

Trafic de drogue à La Rochelle : quatre présentations devant le juge d'instruction

Les policiers du Raid et leurs collègues de la sécurité départementale de Charente-Maritime sont intervenus, mardi, dans le quartier de Mireuil, à La Rochelle, dans le cadre d'une commission rogatoire, pour procéder à des interpellations visant un trafic de drogue.
Des interpellations avaient eu lieu, ainsi que la saisie d'argent et de stupéfiants. Huit personnes avaient été placées en garde à vue au commissariat de La Rochelle. Quatre d'entre-elles seront présentées ce vendredi à un juge d'instruction pour être mises en examen, a-t-on appris, hier, du parquet de La Rochelle.
http://www.sudouest.fr/2015/04/24/trafic-de-drogue-a-la-rochelle-quatre-presentations-devant-le-juge-d-instruction-1902453-1391.php