mercredi 1 juillet 2015

Procès Cottrez: 18 ans requis par l'avocat général

L'avocat général Eric Vaillant a requis aujourd'hui 18 ans de réclusion criminelle devant la cour d'assises du Nord à l'encontre de Dominique Cottrez.

"Je vous demande une peine équilibrée, suffisamment sévère mais suffisamment empreinte d'humanité", a déclaré M. Vaillant, à l'issue d'un réquisitoire à deux voix, avec la magistrate Annelise Cau, qui a duré un peu plus d'une heure demie.

Dominique Cottrez, jugée depuis jeudi dernier devant la cour d'assises du Nord, est accusée d'avoir tué huit nourrissons à leur naissance après avoir caché ses grossesses.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/01/97001-20150701FILWWW00275-proces-cottrez-18-ans-requis-par-l-avocat-general.php

Octuple infanticide: L'hiver, Dominique Cottrez posait une couverture sur ses bébés morts

« Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre, écrivait Malraux, puisque, si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger ». Avec Dominique Cottrez, la cour d’Assises du Nord ne s’y résout pas.
Depuis que l’auteure des huit infanticides de Villers-au-Tertre a affirmé que l’inceste n’était pas à la source de son œuvre morbide, tout le monde cherche une lumière dans la pénombre. Alors ce mercredi la présidente du jury Anne Segond, consacre la matinée à questionner Dominique Cottrez, comme si elle tentait littéralement d’entrer dans la tête de l’accusée.

Questions cartésiennes

Et ce n’est pas chose facile. Comment sont-ils nés, ces bébés ? Comment leur mère s’est-elle protégée, cachée ? Comment les a-t-elle étouffés, puis dissimulés ?…. «Je sais que je pose des questions cartésiennes alors que tout cela ne l’est pas, mais c’est pour vous faire parler », explique la magistrate.
Retrouvez ici les déclarations des experts au 4e jour du procès Cottrez
Et quand elle répond, d’une voix assurée pour cette fois, Dominique Cottrez donne un peu plus corps à une piste évoquée la veille : la recherche de ce sentiment d’être « perpétuellement enceinte ».

Une couverture pour les bébés pendant l’hiver

Dominique Cottrez n’ignore pas ce qu’elle a fait. Elle n’ignore rien mais quand elle étouffe ses enfants, elle ne coupe jamais le cordon avant d’être certaine qu’ils soient morts. « Parce que je ne voulais pas leur faire mal ». Elle n’ignore rien mais quand elle conserve les sacs de ses enfants dans la maison, c’est « pour les garder près [d’elle] ».
Elle n’ignore rien mais, quand les corps sont rassemblés dans le garage, à l’emplacement de l’ancienne fosse à fuel, elle y pense comme s’ils y dormaient : « La nuit j’y pensais. L’hiver, je ne voulais pas qu’ils aient froid. Alors je mettais une couverture sur eux, sur les sacs ».
Et tout à l’insu de son mari, de tout le monde ? « Il ne se rendait compte de rien, ne me posait aucune question ». Quelqu’un a pourtant déplacé deux sacs qui ont disparu du grenier : le père, le grand-père ? Quelqu’un, en tout cas, qui n’ignorait rien, lui non plus. Et qui n’a rien dit.

http://www.20minutes.fr/lille/1643395-20150701-octuple-infanticide-dominique-cottrez-posait-couverture-bebes-morts-pendant-hiver

Procès Orsoni : 8 ans de prison pour Guy Orsoni et un an pour son père

Alain Orsoni, ex-dirigeant nationaliste corse, a été condamné mardi à un an de prison pour des menaces de mort et son fils Guy à 8 ans d'emprisonnement pour une association de malfaiteurs en vue de créer des faux papiers par les assises des Bouches-du-Rhône.

En tout, douze personnes étaient jugées depuis le 11 mai dans le cadre de ce vaste procès portant sur deux assassinats et une tentative d'assassinat commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région. Toutes celles qui étaient directement poursuivies pour ces trois chefs ont été acquittées de ces accusations. Deux acquittements ont été prononcés, et les autres peines s'échelonnent de 1 an à 8 ans d'emprisonnement.

L'
avocat général avait requis 30 ans de réclusion contre Guy Orsoni et un an contre son père. Dans un cas, il avait requis un acquittement. Les autres peines requises s'échelonnaient de 6 mois de prison à 28 ans de réclusion criminelle.

Pour l'accusation, les assassinats de Thierry Castola et Sabri Brahimi, ainsi que la tentative visant Francis Castola, le frère de la première victime, s'inscrivaient toutes dans le cadre d'une «lutte de clans» opposant le «clan Orsoni» à des proches de la bande du «Petit Bar», ce qu'ont toujours nié les accusés.

Toutes les peines prononcées, mardi, l'ont finalement été pour des faits connexes à ces homicides, association de malfaiteurs pour des faux papiers, détention d'
armes ou destruction d'une caméra de vidéosurveillance en vue de faire obstruction à la manifestation de la vérité. Tous ceux qui étaient poursuivis pour les assassinats, tentative d'assassinat ou association de malfaiteurs en vue de commettre ces faits, ont été acquittés de ces chefs.http://www.leparisien.fr/

mardi 30 juin 2015

Procès de l'octuple infanticide: dans la tête de Dominique Cottrez

A défaut de comprendre les huit infanticides (ou néonaticides, selon les écoles) de Dominique Cottrez, il faut pouvoir, sans détourner le regard, en admettre la réalité. Et pour cela, la cour d'assises du Nord a besoin de rapprocher les faits, qui dépassent l'entendement, et leur auteur, cette femme de 51 ans à la fois bouleversante et énigmatique, cet esprit fin dissimulé dans un corps obèse, cette mère de deux filles de 26 et 28 ans qui a étranglé huit nouveau-nés à l'instant même où son ventre les avait expulsés.
Un psychiatre, Roland Coutanceau, a donné mardi un sérieux coup de main aux jurés. Comme dans les viseurs télémétriques de certains appareils photographiques, les deux images se sont rapprochées jusqu'à frôler la superposition, proposant ainsi à la justice un cliché presque net. Le flou qui subsiste, notre subconscient l'impose, pour nous protéger de la proximité excessive d'une série de crimes qui nous révulse: nous ne pouvons pas nous mettre dans la tête de Dominique Cottrez et, tout bien considéré, c'est tant mieux.
Le Dr Coutanceau se présente à la barre à 10h15. Il sait que, lundi après-midi, l'accusée, arrêtée en juillet 2010, a déclaré qu'elle n'avait jamais entretenu de relations incestueuses, consenties ou non, avec son père Oscar Lempereur, contrairement a ce qu'elle prétendait depuis février 2011. Ces relations contre nature soulageaient tout le monde, judiciairement parlant: l'accusation pouvait en tirer argument pour reconnaître des circonstances atténuantes et présenter un visage humain, la défense pour plaider une clémence supplémentaire sans nier l'horreur des infanticides, la société pour voir également en Mme Cottrez une victime éligible à la bienveillance des assises.

Une peur lancinante du jugement d'autrui

Mais de cet inceste on ne peut plus parler. Le Dr Coutanceau commence d'ailleurs son intervention par une entrée en matière totalement inattendue - un examen express de l'accusée: «Quand vous mettiez l'inceste en avant, était-ce pour vous décharger psychologiquement? Quand vous vous rétractez, est-ce pour ne pas salir la mémoire de votre père?»
Dominique Cottrez, beaucoup plus ferme que les jours précédents, fait litière de ses allégations: «Je ne voulais pas finir l'audience sans dire la vérité, surtout pour Virginie.» Virginie, dont elle avait caché la grossesse au motif qu'elle aurait pu avoir été engendrée par son grand-père: il n'en est rien. L'ADN a prouvé qu'elle était bien la fille de M. Cottrez.
L'expert dépose, à présent. Limpide, il explique qu'il n'a «pas d'avis absolu» sur la réalité ou non de l'inceste - analysé dans son rapport -, mais qu'il n'en a nul besoin pour sa démonstration. Il retient quatre grands thèmes, qui font de Mme Cottrez, femme au demeurant presque ordinaire, une néonaticide:
1. Elle est très introvertie, passive dans le rapport avec son corps.
2. Elle est d'une pudeur extrême.
3. Elle éprouve une peur lancinante du jugement d'autrui. «Pourquoi certains êtres qui souffrent ne parlent-ils pas?, interroge le Dr Coutanceau. Parce qu'ils ont peur du regard des autres.»
4. Le plus important: «Au fond, pour elle, l'enfant n'existe pas, même si cela peut nous choquer. Il n'est pas le bienvenu, le psychisme de Mme Cottrez est piégé dans une réalité humaine. Sa grossesse est sans sens, non investie psychologiquement. Or, un enfant, c'est d'abord une réalité psychologique, on se prépare à sa venue. Là, elle y pense et puis elle oublie, elle se met la tête dans le sable comme une autruche.»
D'ordinaire, dans les affaires d'infanticides, la révélation du crime suffit à inhiber la récidive. En l'espèce, le dévoilement n'a pas eu lieu, de sorte que Dominique Cottrez a réitéré selon le même mécanisme, sans que cela en fasse un sujet dangereux, ni même inquiétant. «Les jurés populaires voient bien qu'ils ne sont pas en présence d'un tueur en série», affirme le Dr Coutanceau, qui note que l'accusée ne tirait aucune satisfaction égocentrique de ses crimes. En revanche, elle vit dans une angoisse extrême, permanente, que son état soit découvert puis, au moment où le petit être surgit, de devoir annoncer la nouvelle à son entourage. Cette peur est «plus forte qu'un début d'attachement à l'enfant qui est là, le poids de la folie psychique l'emporte, diagnostique le praticien. Il n'y a rien à comprendre de cette répétition qui ne comporte aucun plaisir pervers, sadique ou bizarroïde».
L'expert, contrairement au collège Dubec-Zagury, n'a cependant pas estimé que l'intéressée était atteinte d'une altération du discernement au moment des faits. Me Berton, en défense, en est quelque peu déçu. Rusé comme un renard, cet excellent pénaliste tente de faire céder le psychiatre, mais n'y parvient pas tout à fait, obtenant tout de même de lui que sa cliente souffre de «troubles psychiques», ce qui revient à peu près au même. «Vous n'avez pas besoin de l'altération pour la juger avec intelligence et compassion», conclut le Dr Coutanceau, quittant la cour en donnant à celle-ci le sentiment, précieux à deux jours du verdict, qu'elle est plus intelligente qu'avant son intervention.
En fin de journée, les deux filles de Dominique Cottrez sont entendues. Emeline et Virginie bouleversent les jurés - deux au moins pleurent - quand elles les supplient de ne pas renvoyer leur mère en prison où elle a passé deux ans. «On l'aime, on a besoin d'elle, ses trois petit-enfants l'attendent», lancent, entre deux sanglots, la brune et la blonde. Puis, dans la fournaise de fin de journée, la présidente Segond donne la parole à l'accusée.
Dominique Cottrez: «Elles sont là, elles me soutiennent. On va essayer de comprendre ensemble ce qui s'est passé. On va faire tout ce qu'il faut pour ça. Je le leur promets.»
Jamais elle n'avait prononcé d'une traite une tirade aussi longue depuis le début de son procès

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/30/01016-20150630ARTFIG00398-proces-de-l-octuple-infanticide-dans-la-tete-de-dominique-cottrez.php

L’accusé est-il le dernier à avoir vu Christine Mathieu vivante ?

Au premier jour du procès de Yunis Merizak devant la cour d’assises d’appel de Colmar pour le meurtre de Christine Mathieu, le décor est planté. Les photos de la scène de découverte du corps de la jeune femme dans un bois de Villers-lès-Luxeuil, le 13 février 2009, ont été projetées dans la salle d’audience. Allongée sur le ventre, recouverte de neige, les vêtements imbibés de boue, la victime avait été étouffée à cet endroit dans une ornière.
Les enquêteurs qui ont défilé à la barre ont retracé les grandes lignes du dossier depuis la disparition de Christine Mathieu, le dimanche précédent. Cette habitante de La Chapelle-lès-Luxeuil, qui travaillait comme réceptionniste à l’hôtel Mercure à Luxeuil, s’était volatilisée à la fin de son service de nuit. C’est son compagnon, David D., qui avait alerté les gendarmes.
L’employeur de la jeune femme, sa famille dans les Vosges ou encore les hôpitaux de Haute-Saône ont d’abord été interrogés, mais les recherches sont restées vaines. Quand le corps a été retrouvé, l’enquête a pris un autre tour.
Le médecin légiste qui a autopsié la jeune femme l’a expliqué lundi matin : elle est morte asphyxiée à l’endroit où elle gisait dans la neige, parce que quelqu’un lui a maintenu le visage enfoncé dans la boue. Des traces sur son crâne le confirment, sans autre signe de violence. Le Dr Nicolas Hubert a aussi établi que la victime avait eu une relation sexuelle avant son décès. Aucune marque de contrainte n’a été relevée sur son corps, ce qui n’exclut pas l’hypothèse d’un viol selon le légiste.
Six enquêteurs de la gendarmerie ont travaillé à temps complet sur le dossier pendant deux ans, renforcés par une trentaine de gendarmes durant les trois premiers mois. Plusieurs pistes ont été vérifiées : celles d’un contentieux au travail, d’un rendez-vous qui tourne mal ou du geste commis par un inconnu. L’autre hypothèse creusée par les gendarmes, c’est celle d’un problème dans le couple de Christine Mathieu. Son compagnon a été soupçonné, mais les enquêteurs l’ont mis hors de cause.

Profil ADN

Le tournant de l’affaire est survenu le 20 avril 2011, quand le profil ADN retrouvé sur le corps de Christine Mathieu a enfin été identifié. C’est celui de Yunis Merizak, un Luxovien d’une trentaine d’années qui a fait l’objet d’un prélèvement quelques mois plus tôt dans le cadre d’une autre affaire. Après un mois de vérifications sur sa personnalité, il est interpellé le 24 mai 2011. A l’issue de sa garde à vue, dans le bureau du juge d’instruction, il explique avoir croisé la jeune femme le dimanche matin dans la rue, l’avoir emmenée chez lui pour une relation sexuelle, puis l’avoir redéposée en ville en bonne santé.
Les enquêteurs ne croient pas à cette version : pour eux, le silence du suspect pendant les deux ans qui ont précédé son arrestation, alors que la mort de la jeune femme avait fait beaucoup de bruit à Luxeuil, ne plaide pas en sa faveur. Au vu des investigations réalisées, ils sont persuadés de tenir l’homme qui est le dernier à avoir vu Christine Mathieu vivante.
C’est un peu court, répond en substance la défense de Yunis Merizak. « Quel est le scénario exact du meurtre ? », demande Me Randall Schwerdorffer. « L’ADN de Merizak prouve qu’il a couché avec elle, pas qu’il l’a tuée. Quel serait le mobile ? »
Le décor est planté, le procès se poursuit toute la semaine.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2015/06/30/l-accuse-est-il-le-dernier-a-avoir-vu-christine-mathieu-vivante

Jugé à Nancy pour avoir tiré onze fois sur le compagnon de sa belle-mère

Frédéric Kinsinger comparaîtra libre, à partir de ce mardi, devant la cour d’assises de Nancy. Cet ouvrier de 43 ans sera jugé durant quatre jours pour une tentative d’assassinat.
Le 6 août 2009, le quadragénaire a en effet tiré sur le compagnon de sa belle-mère. Il s’est rendu ce jour-là chez sa victime, à Limey-Remenauville, un village proche de Pont-à-Mousson, car son fils de 6 ans lui avait confié la veille que le concubin de sa belle-mère avait été violent et lui aurait serré le cou.
Le père de l’enfant a donc débarqué en colère pour avoir une explication avec sa belle-mère et son compagnon. Il avait sur lui un pistolet automatique Glock chargé. La discussion s’est vite envenimée et Frédéric Kinsinger a ouvert le feu. Pas une fois, ni deux. Il a tiré onze fois sur son adversaire. Et il l’a touché six fois.
Le compagnon de la belle-mère a toutefois survécu. Aucun organe vital n’a été touché. Un miracle. Frédéric Kinsinger affirme toutefois n’avoir jamais voulu tuer la victime. Et pour appuyer cette affirmation, il a expliqué qu’il était membre d’un club de tir et que s’il avait voulu faire un carton mortel, il l’aurait fait.
Il a néanmoins été renvoyé devant les assises pour tentative d’assassinat. En revanche, la juge d’instruction en charge du dossier n’a pas donné de crédit aux accusations de sa belle-mère qui a soutenu devant les gendarmes que son gendre l’aurait menacée de mort car elle se serait interposée pour empêcher qu’il achève son compagnon et se débarrasse du corps.
Frédéric Kinsinger a bénéficié d’un non-lieu sur ce point. Il ne sera donc pas jugé pour cela. Il risque néanmoins la perpétuité et son procès risque bien de prendre des allures de psychodrame familial. Il sera défendu par Me Frédéric Berna. Sa belle-mère sera assistée de Me Sonia Rodriguez et son compagnon de Me Alexandra Vautrin.

lundi 29 juin 2015

Octuple infanticide : Dominique Cottrez avoue ne jamais avoir été violée par son père

Vous pouvez suivre ce procès de l'affaire Cottrez en direct minute par minute sur cette page


A l'issue d'un interrogatoire musclé de son propre avocat, Frank Berton, qui lui demandait de jurer sur la tête de ses deux filles présentes dans la salle qu'elle avait bien été violée par son père durant sa jeunesse comme elle l'a répété au procès, Mme Cottrez, 51 ans, s'est exclamée plusieurs fois "non", avant de fondre en larmes.

Peu avant, elle avait pourtant soutenu l'inverse dans un dialogue lourd avec l'avocat général :
Eric Vaillant : Votre père vous a volé votre virginité ?
Dominique Cottrez : Oui
- Pierre-Marie (NDLR : son mari) s'est donc aperçu qu'il n'était pas le premier
- Oui, enfin... Il ne me l'a pas dit.
[...]-
Mme Cottrez, j'en arrive à la conclusion que si votre père a fait tout ce que vous dites, c'est un immense salopard. Mme Cottrez ne vous a-t-on pas poussée à dire cette histoire d'inceste ?
- Non
- Il n'est pas trop tard pour dire la vérité... Mais mesurez bien l'enjeu...

"Pouvez-vous jurer sur leur tête que votre père vous a violée ?"

La thèse d'agressions sexuelles ou viols subis dans la ferme familiale à 8 et 12 ans était l'une des pièces maîtresses de la défense en vue d'expliquer les mécanismes poussant une mère à étrangler et stocker dans le secret huit de ses nouveaux-nés. Alors que l'audience examinait cette thèse, déjà bien mise en doute par l'avocat général et les avocats d'associations de défense des enfants parties civiles, Me Frank Berton a entrepris de questionner sa cliente de manière plus directe.

"Vous allez vous réveiller. Vos filles sont là. (...) Pouvez-vous jurer sur leur tête que votre père vous a violée?", a asséné Me Berton. "Non, non!", s'est exclamée Mme Cottrez, provoquant une clameur de surprise dans la salle d'audience. La présidente de la cour Anne Segond a immédiatement suspendu la séance pour une quinzaine de minutes, avant le témoignage de plusieurs experts psychologues et psychiatres.

L'aveu de Dominique Cottrez, ex-aide soignante de 51 ans, laissait lundi certaines questions encore irrésolues, notamment parce que sa réponse a concerné les viols de son père et non pas directement la relation incestueuse nouée avec lui alors qu'elle était adulte, jusqu'à sa mort en 2007.
Le 24 juillet 2010, deux cadavres de nourrissons avaient été découverts enterrés dans le jardin de l'ancienne maison des parents de Mme Cottrez à Villers-au-Tertre (Nord). Six autres corps avaient été ensuite trouvés au domicile de Dominique Cottrez.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/octuple-infanticide-dominique-cottrez-avoue-ne-jamais-avoir-ete-violee-par-son-pere-759926.html

Guy Orsoni clame encore son innocence

Le fils de l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni, Guy Orsoni, qui comparaît depuis le 11 mai devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour deux assassinats, a clamé une dernière fois son innocence aujourd'hui, avant que le jury ne se retire pour délibérer. "Mes avocats ont tout dit. Je n'ai jamais tué personne, je n'ai jamais tué Thierry Castola, je n'ai jamais tué Sabri Brahimi, je suis innocent", a déclaré Guy Orsoni, 31 ans, devant la cour.

Auparavant, son père Alain Orsoni, poursuivi pour menaces de mort par lettre interposée, a de nouveau pris la défense du jeune homme: "J'ai toujours eu l'absolue certitude de l'innocence de mon fils", a-t-il dit.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/29/97001-20150629FILWWW00159-guy-orsoni-clame-une-derniere-fois-son-innocence.php

Octuple infanticide: Aux origines du déni de grossesse de Dominique Cottrez

Place aux experts au procès de l’octuple infanticide devant les Assises du Nord, à Douai. Le procès de Dominique Cottrez, ex-aide soignante de 51 ans jugée pour le meurtre de huit nouveau-nés, a repris lundi matin.
Octuple infanticide : Pour Dominique Cottrez, ce geste « devenait une habitude »
La journée s’est ouverte sur l’audition de la sage-femme qui a assisté Dominique Cottrez lors de l’accouchement de sa première fille, aujourd’hui âgée de 27 ans. Le comportement de la professionnelle, aujourd’hui en retraite, a été pointé par la prévenue comme la source de sa phobie du corps médical.

« Il faut que tu perdes 35 kilos »

Selon les déclarations de l’accusée, reprises à l’audience, la sage-femme aurait conseillé, à l’issue de la naissance : « La prochaine fois que tu viens tu as intérêt à avoir perdu 35 ou 40 kilos ».
Au cours de l’instruction, Dominique Cottrez avait fait de ces allusions à son obésité le point de départ de son refus de consulter tout gynécologue afin d’envisager une contraception. « Vous avez conscience des dégâts que votre attitude a pu produire ? », a demandé son avocate au témoin.
« Si cela a pu l’affecter je m’en excuse », a déclaré l’ancienne sage-femme, tout en rappelant, appuyée par la présidente du tribunal, que « ce n’est pas (son) procès, aujourd’hui ».
Dans la foulée, le Dr Subtil, expert en gynécologie, a confirmé que le « mauvais accueil » dont aurait souffert Mme Cottrez est « central dans ce qui lui est arrivé. Quelque part la sage-femme lui a dit “T’as pas intérêt à revenir” ». «Malheureusement ce qu'on lui a dit était assez courant il y a 25 ou 30 ans»;

L’audition des filles est attendue

Les deux premiers jours de procès, jeudi et vendredi, avaient été marqués par l’émotion de Dominique Cottrez, le récit glaçant du premier infanticide et le témoignage de son mari mettant en évidence l’indifférence de ce dernier vis-à-vis de la gestion du foyer.
Les témoignages très attendus des filles de Mme Cottrez, Emeline et Virginie, n’avaient pas pu avoir lieu vendredi. Ils devraient se tenir lundi.
Dominique Cottrez encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict devrait être prononcé jeudi.
http://www.20minutes.fr/lille/1681166-20150629-octuple-infanticide-origines-deni-grossesse-dominique-cottrez

Octuple infanticide: reprise du procès Cottrez

Le procès de Dominique Cottrez, ex-aide soignante de 51 ans jugée pour l'infanticide de huit nouveaux-nés, a repris ce matin aux assises du Nord à Douai avec le témoignage de plusieurs experts.

Plusieurs médecins légistes devaient évoquer à la barre leurs travaux lorsque, le 24 juillet 2010, deux cadavres de nourrissons avaient été découverts enterrés dans le jardin de l'ancienne maison des parents de Mme Cottrez à Villers-au-Tertre (Nord), puis lorsque six autres corps avaient été retrouvés au domicile de Dominique Cottrez.

Les deux premiers jours de procès, jeudi et vendredi, avaient été marqués par l'émotion de Dominique Cottrez, le récit glaçant du premier infanticide et le témoignage de son mari mettant en évidence l'indifférence de ce dernier vis-à-vis de la gestion du foyer.

Le passage à la barre des trois soeurs de Mme Cottrez, vendredi, avait également mis en lumière la division de la fratrie à propos de l'héritage des parents.

Dominique Cottrez encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict devrait être prononcé jeudi.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/29/97001-20150629FILWWW00081-octuple-infanticide-reprise-du-proces-cottrez.php

Des conducteurs primo-délinquants face à la mort sur les routes

Ils ont été contrôlés positifs à l'alcool ou au cannabis. Ces primo-délinquants se retrouvent face aux parents de victimes, dans un tribunal. Édifiant.
Les imprudences routières tuent plus de trois mille fois par an. Une tragédie nationale qui s'enracine dans plusieurs facteurs : la confusion entre conduite et toute-puissance ; le manque criant de transports publics en France ; l'irresponsabilité de certains conducteurs. Une expérience intéressante se déroule à Beauvais, dans l'Oise, pour tenter de mettre fin à l'irresponsabilité meurtrière.
Convoqués au tribunal de Beauvais pour avoir été contrôlés positifs à l'alcool ou au cannabis, des auteurs d'accidents ne sont pas face à un juge, mais à des parents qui ont perdu leurs enfants sur la route et qui les plongent dans leur "monde de victimes"."Vous avez de la chance. Vous auriez pu être dans une salle (d'audience) en bas à vous expliquer, à essayer de répondre à des questions auxquelles vous n'avez pas les réponses avec, sur vous, les regards d'une famille qui veut juste vous démonter la tête" : face aux six hommes et une femme réunis au tribunal de Beauvais, Jean-Luc Callebaut, bénévole de l'association Marilou, et Philippe et Nadine Poinsot, qui l'ont fondée, parlent sans détour.

Réveillon, contre-sens

Lors de ce stage, alternative aux poursuites judiciaires ou complément d'une peine, ils veulent les "amener dans (leur) monde de victimes pour essayer de changer leur comportement", résume Nadine Poinsot. "En général, quand on commet un délit routier, on se dit : “Le risque, c'est de perdre mes points ou mon permis”. Mais nous, on s'occupe de victimes, on pense au risque mortel", lance son mari en introduction.

Ici, pas de points à récupérer. "Si je suis ici devant vous, c'est que j'ai eu un mauvais accident de la route", poursuit-il avant de raconter ce retour de Réveillon en 2002, le brouillard, une voiture à contre-sens, le choc, la mort de leur fille Marilou (9 ans), la découverte que le chauffard n'avait pas le permis et était sous l'emprise du cannabis... Les histoires réunies sont tout aussi banales. William, chauffeur de bus de 37 ans, a été contrôlé positif alors qu'il allait chercher des cigarettes après un barbecue arrosé ; un jeune de 19 ans pris sous cannabis en rentrant d'une partie de pêche pour un joint "consommé le matin" ; Annie, employée de restauration de 36 ans, qui a pris le volant après avoir bu "cinq bières" avec son mari...
Ces primo-délinquants ne présentaient pas de taux élevés. C'est pour ça qu'on leur a proposé ce stage. "Après, ils ne pourront plus dire : “Je ne savais pas”", dit Clément Clochet, magistrat, pour qui "le fait de venir au tribunal, de débourser 150 € (versés à l'association), de prendre une demi-journée de congé pour ceux qui travaillent", constitue bien une sanction. Les retraits de points ou suspensions de permis sont également appliqués.

La futilité et la violence

La discussion s'ouvre peu à peu autour de cas traités par l'association, comme celui de Cyprien, adolescent tué dans un accident alors que son ami d'enfance conduisait sous cannabis et dont "les familles très amies se sont mises à se détester", ou de Laurent, cycliste percuté et "projeté dans un arbre à trois mètres du sol".
La violence des accidents, la futilité de leurs causes, la détresse des proches, le désarroi des chauffeurs aux procès font hausser les sourcils. Parmi les questions qui reviennent : "Pourquoi on n'interdit pas l'alcool au volant, alors ?", "S'il a respecté la limitation de vitesse, pourquoi il est responsable ?"Les résultats de ces stages, lancés il y a un an à Beauvais ? "C'est efficace, assure William. Je me dis que je pourrais perdre mes enfants à cause d'une personne comme moi qui a bu ou fumé. Et c'est difficile de se dire qu'on peut nous aussi tuer". "Ça fait réfléchir. Maintenant quand je prendrai le volant, je ne prendrai plus une goutte d'alcool", jure Nicolas Horber, en sortant. "C'est la première et la dernière fois que je le fais", promet également Annie : "C'est tellement précieux, un permis. Et la vie aussi." La vie surtout
http://www.midilibre.fr/2015/06/28/face-a-la-mort-sur-les-routes,1182493.php

dimanche 28 juin 2015

Bordeaux: Trois mois avec sursis pour l'auteur d'une fausse alerte à la bombe

Le 21 mai dernier, le trafic de l'aéroport avait été perturbé suite à une fausse alerte à la bombe. L'homme, un Créonnais de 33 ans, avait eu cette idée pour que sa compagne, alors bloquée dans les embouteillages de la rocade Bordelaise, ne rate pas son vol.

« Irresponsable »

Il comparaissait vendredi devant la tribunal correctionnel de Bordeaux pour «divulguation d'une fausse information de nature à provoquer l'intervention des secours ». Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis assortis d'un stage de citoyenneté. Il devra également versé 500 euros de dommages et intérêts à l'aéroport, partie civile, rapporte Sud-Ouest. Le trentenaire avait utilisé un numéro masqué mais la police est vite remonté jusqu'à lui. « Ce n'est pas une petite blague, c'est irresponsable », a estimé la présidente du tribunal.
http://www.20minutes.fr/bordeaux/1641043-20150628-bordeaux-trois-mois-sursis-auteur-fausse-alerte-bombe

Pont-de-Roide : sous la pression des dealers, les filles dépouillent les économies d’un retraité

Laura et Priscilla. Deux prénoms qui, à Pont-de-Roide sont synonymes d’héroïne. Non pas que ces deux demoiselles aient accompli des prouesses particulières. Elles sont davantage connues des services enquêteurs et de la justice pour leur implication, jusqu’aux oreilles, dans les trafics de drogues dures qui ont gangrené la cité et ses alentours.
La première était la compagne d’un personnage central dans l’un des principaux réseaux. Un garçon récidiviste, condamné à quatre ans de prison en 2013.
Dans ce milieu, c’est bien connu, une tête tombe, une autre la remplace immédiatement. La prénommée Priscilla avait ainsi repris le business. Et les deux filles semblaient avoir sympathisé comme en atteste leur association du 14 mars 2014.
Laura : « J’étais toxicomane. Je devais pas mal d’argent et on m’a mis la pression ».
Laura connaissait bien un habitant de Fleurey. « Un ami de ma mère », dit-elle à la barre du tribunal. Elle sait que l’homme en question conserve ses économies à la maison. Du coup, elle songe à aller rafler la mise avec sa copine Priscilla.
Bingo ! Il y avait là 5 000 € en numéraire, planqués au milieu des draps et des vêtements, ainsi qu’une bouteille de 3 litres remplie de pièces pour un montant de près de 1 000 €.
« À l’époque, j’étais toxicomane. Je devais pas mal d’argent et on m’a mis la pression. Du coup, je n’ai trouvé que cette solution », développe et justifie la jeune femme de 25 ans.
À l’époque, elle nageait effectivement en plein marasme. Mise en cause lors du démantèlement d’une nouvelle branche du trafic, elle avait été placée en détention provisoire durant quatre mois (avril – juillet 2014).
Un électrochoc salvateur ? Oui, si l’on en juge par le rapport du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) qui met en avant les démarches entamées par l’intéressée pour retrouver le droit chemin. Celles et ceux qui l’avaient croisée lors de son arrestation d’avril 2014 gardent le souvenir d’une silhouette frêle et des stigmates de l’héroïne. Aujourd’hui, ce n’est plus la même femme. « J’ai pris 20 kilos. Tout va bien », raconte-t-elle.
La procureur Brunisso écoute et entend. Elle fait aussitôt part de ses regrets devant l’absence de la complice, la prénommée Priscilla. Une fille originaire du Pas-de-Calais, jugée en comparution immédiate, deux mois plus tôt. Une femme de 30 ans qui a voulu revêtir un costume de trafiquante manifestement trop grand pour elle. Braquée à son domicile, acculée par ses fournisseurs, elle a fini par être arrêtée et a livré le nom d’un gros bonnet.

Priscilla avait intérêt à disparaître du secteur…

Une coopération qui, à l’époque, lui a valu une certaine forme de mansuétude de la part du tribunal. En dépit de son rôle dans le réseau, elle a été condamnée à un an de prison, intégralement couvert par le sursis (le parquet avait requis 18 mois dont six ferme).
Face aux menaces qui pesaient sur elle, notamment de la part de l’entourage du dealer « balancé », elle avait compris qu’elle avait intérêt à vite prendre le large et à quitter le secteur. D’où son absence absolument pas surprenante à la barre. La procureur a encore appuyé sur la connotation désagréable du délit : « Cambrioler quelqu’un qui avait toute confiance en vous ».
Me Belin, l’avocat de la défense, invite le tribunal à faire une différence « entre celle qui est venue (N.D.L.R. : sa cliente, Laura) et celle qui n’est pas là ». Il indique encore que la jeune femme est « aujourd’hui quelqu’un de pétillant pour qui tous les voyants sont au vert ».
Message (partiellement) entendu. La prénommée Laura écope de deux mois avec sursis, Priscilla, l’absente, à quatre mois sous le même régime. Les deux (ex) amies devront conjointement mettre la main à la poche pour indemniser l’homme qu’elles ont dépouillé et ce à hauteur de 6 500 €.
Avec, comme pression, non plus celle de fournisseurs mais de la justice qui, jusque-là, s’est plutôt montrée bienveillante avec elles…

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/06/27/pont-de-roide-sous-la-pression-des-dealers-les-filles-depouillent-les-economies-d-un-retraite

samedi 27 juin 2015

Octuple infanticide : le spectre de l'inceste paternel fait irruption au procès Cottrez

"Savez-vous qui est « Biquette »", demande Me Frank Berton, avocat de Dominique Cottrez, à la soeur la plus proche en âge de celle-ci, Marie-France Lempereur, 56 ans.
Aucune réponse. "Un mouton : à huit ans, c'était le cadeau du papa après le premier rapport sexuel" avec Mme Cottrez, assène le médiatique avocat de sa voix de stentor, dans un silence de mort.
Dominique Cottrez avait fini par invoquer à l'instruction les agressions sexuelles subies à 8 et 12 ans, puis une relation incestueuse au long cours avec son père, comme motif pour étrangler les huit bébés nés dans la clandestinité entre 1989 et le début des années 2000, et qui avaient été retrouvés en 2010.

L'évocation d'un grave secret de famille

Mais aucune preuve tangible n'a jamais été apportée au dossier. Seul le mystère de l'enterrement des deux seuls corps de bébés dans le jardin de la maison des parents, que Dominique Cottrez ne s'attribue pas, pointe dans cette direction.
Des éléments évoqués à l'audience suggèrent l'existence d'un grave secret de famille.
Le père aurait dit à Marie-France à l'approche de sa mort, en 2007  : "Qu'est-ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'on va devenir?"
Et Me Berton rappelle que Marie-France, elle encore, écrit à sa soeur avant que celle-ci ne parle d'inceste à l'instruction: "Je sais que tu mens, tu couvres papa et maman, ce n'est rien ils sont morts maintenant. Tu dois dire toute la vérité, tu ne dois pas avoir peur."
La frêle Marie-France Lempereur répète aujourd'hui inlassablement, droite comme un piquet : le père et Mme Cottrez, "c'est vrai qu'ils s'aimaient bien tous les deux, mais pas à ce point-là".

Une famille déchirée en deux clans

La version est partagée par Jacqueline, l'aînée: cet inceste, "je ne peux pas le croire, ce n'est pas possible, (notre père) n'était pas affectueux, jamais il ne nous touchait, nous embrassait".
"Mais il y a des écoutes téléphoniques où on vous entend vous et votre mari parler de la possibilité d'une relation incestueuse", lui fait remarquer Anne Segond.
"On en avait déjà parlé dans la presse à l'époque, non?", se défend Jacqueline Lempereur, confuse.
"Tu l'as dit à la juge (d'instruction), tu l'as dit ! ", explose Dominique Cottrez, jusque-là si renfermée à l'audience.

Démêler le vrai du faux est d'autant plus compliqué qu'apparaît rapidement à l'audience l'existence de deux clans au sein de la famille, depuis une scission survenue au moment du partage de l'héritage des parents. La querelle d'intérêts opposés semble prédominer alors sur la vérité.
Jacqueline et Marie-France évoquent ce qu'elles vivent comme une trahison de Dominique Cottrez, qui selon elles a tout fait pour être proche de son père et ainsi s'arroger la ferme familiale.

Et Nicole, qui juge aujourd'hui à 65 ans "possible" l'inceste, a été hébergée pendant trois ans par sa soeur Dominique à partir de 2007...
La relation incestueuse a-t-elle eu lieu ? "Je n'ai aucune certitude, tout est possible", déclarait l'avocat de L'enfant bleu - Enfance maltraitée, Me Yves Crespin, lors d'une suspension d'audience, résumant la confusion de l'assistance.

A l'audience, semblant s'adresser à tous les sceptiques à travers Marie-France, Me Marie-Hélène Carlier, avocate de l'accusée, a quant à elle questionné : "Est-ce que vous croyez qu'elle serait capable de salir son père qu'elle adorait, de dire des contre-vérités? Votre père, vous, vous n'avez pas dû beaucoup l'aimer".


http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/octuple-infanticide-le-spectre-de-l-inceste-paternel-fait-irruption-au-proces-cottrez-758143.html

Sète : un couple de roulottiers arrêté

L es policiers viennent de mettre fin aux agissements d'un couple de roulottiers qui s'était surtout intéressé aux Audi du parking sous-marin entre fin mai et début juin.
Entre fin mai et début juin, sept personnes avaient porté plainte pour vols et dégradations sur leurs véhicules. Les enquêteurs ont utilisé les images de la vidéo du parking pour remarquer une voiture toujours présente au moment des vols. La plaque a pu être lue et les auteurs localisés.

Le couple reconnaît être l'auteur des vols

C'est la Bac (brigade anticriminalité) de nuit qui les a interpellés dans la nuit de mardi 23 à mercredi 24 juin dans le secteur de l'avenue Gilbert-Martelli. Le couple (lui 20 ans, elle 19) a reconnu dès les premières minutes de la garde à vue, être l'auteur de ces vols. Et pour une raison simple : le jeune homme possédait une Audi et récupérait ainsi des pièces pour son auto. Ils en profitaient aussi pour prendre ce qui traînait dans les habitacles.
Lors des perquisitions des domiciles des deux tourtereaux, les policiers ont retrouvé un superbe VTT ainsi qu'une boîte à outil complète. Le jeune homme a expliqué qu'il les avait volés. Finalement les enquêteurs lui ont reproché quatre autres affaires de vols. Le couple a été jugé en comparution immédiate ce mercredi. Primo délinquants, ils ont écopé d'une peine de huit mois de prison avec sursis. Le véhicule du jeune homme a, en outre, été saisi. Les policiers sétois poursuivent leur enquête afin de savoir si ce couple de Sétois pourrait être suspecté dans d'autres affaires de vols.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/26/97001-20150626FILWWW00414-double-meurtre-en-isere-20-ans-de-reclusion.php