dimanche 31 août 2014

Narbonne : "Montrer aux enfants qu’il existe une justice"

Une famille a attendu le procès de son agresseur vendredi. Il sera finalement jugé en octobre. Témoignage.
Déjà, qu'il soit hors d'état de nuire, ce n'est pas mal." L'homme dont parle cette mère de famille est l'auteur présumé d'une agression physique, à coup de béquille, près de l'avenue Anatole-France, jeudi soir.
À la sortie du tribunal, vendredi, deux sentiments se mêlaient pour quatre des victimes. D'abord celui de pouvoir de nouveau circuler en bas de chez soi en sécurité. Le prévenu, un sans-abri, a demandé un délai pour préparer sa défense, il sera jugé le 2 octobre. En attendant, il est écroué.

PERSONNAGE : boxeur mythomane ?

« C’est un personnage haut en couleur ». Avant le procès, vendredi, le procureur avait donné le ton. Et lorsque, en tout début d’audience, le président du tribunal demande son nom au prévenu, il répond : « Le véritable ? Parce que j’ai eu un problème, je vais vous expliquer ». L’homme, né semble-t-il en 1972, était boxeur professionnel aux États-Unis. Lors d’une finale, il a mis KO l’adversaire, provoquant des insultes de la part d’un spectateur. « Il m’a fait mal à la tête, alors je l’ai poursuivi, jusqu’en Europe ». À la suite de ça, il a changé de nom.
Dans un second temps, la famille, deux mères et deux de leurs enfants, a presque le sentiment d'être venue pour rien, d'avoir dû demander un jour de repos, d'avoir attendu trois heures que les dossiers précédents soient traités. "Nous voulons montrer aux enfants qu'il existe une justice. Nous attendons qu'il soit soigné" (Ndlr : une expertise psychiatrique a été demandée).
 "Nous voulons montrer aux enfants qu'il existe une justice. Nous attendons qu'il soit soigné" la famille de la victime
La jeune fille, âgée de 17 ans, raconte ce qui s'est passé ce soir-là. "Avec ma sœur de 10 ans, nous sommes passées devant lui, il nous a suivies. Je lui ai dit de ne pas nous parler mais il nous a insultées". Des injures sur le physique auraient fusé, des menaces de mort également.
L'adolescente a appelé son père à l'aide, qui est venu avec son beau-fils de 16 ans. L'homme a brandi sa béquille vers le père. Comme celui-ci souffre du dos, l'ado s'est interposé. "Il a été touché au pied et hospitalisé en urgence", soupire la maman qui craint pour la rentrée scolaire. Avant de penser à cela, il a fallu se rendre au poste de police. "Emmener une gamine de 10 ans au commissariat n'est pas simple".
Cet individu, au parcours de vie sans doute très compliqué, a un casier judiciaire chargé d'une dizaine de condamnations, presque toutes pour violences et essentiellement à Narbonne, depuis 2006. La famille le croise régulièrement dans la rue. "Il y a déjà eu des embrouilles. Il nous fait peur, six plaintes ont été déposées contre lui depuis juillet."
Pour la famille, revenir au tribunal sera une autre épreuve difficile à gérer

http://www.midilibre.fr//2014/08/30/montrer-aux-enfants-qu-il-existe-une-justice,1044168.php

samedi 30 août 2014

En fuite, le conducteur a été arrêté en gare d'Agen et écroué

C'est dans la plus grande discrétion que les hommes de l'adjudant-chef Sébastien Kawsnik, le nouveau patron de la brigade des recherches (BR) de Castelsarrasin, ont interpellé, dimanche dernier en gare d'Agen, le principal mis en cause d'une tentative d'homicide survenue en juin dernier en marge de la fête de Saint-Loup. Une affaire qui avait choqué tout le village et défrayé notre chronique en raison de l'extrême violence dont avaient été victimes trois jeunes hommes du village.

Le principal mis en cause de ce dossier se planquait depuis près de trois mois dans sa famille en Gironde

Âgé de 21 ans, Brandon X. (1) qui était au volant du véhicule qui a fauché Nicolas Richard et tenté d'écraser par la suite son frère Romain et l'un de leur ami, était, en effet, en fuite depuis la folle nuit du 31 mai au 1er juin où se sont déroulés ses faits.
Disparu depuis près de trois mois, Brandon X. qui n'avait pas d'adresse connue sur le Tarn-et-Garonne, faisait depuis l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la juge d'instruction Anne Kinoo. Cette dernière ouvrait également une information judiciaire permettant aux enquêteurs de la BR de procéder à des écoutes téléphoniques. C'est vraisemblablement par ce moyen que le jeune fugitif aurait été localisé, il y a quelques jours, dans le secteur de Mérignac (33). Le fuyard désormais logé, les gendarmes tarn-et-garonnais avaient prévu cette semaine de monter une opération en Gironde afin de l'arrêter. Le retour inopiné de ce dernier sur le secteur qui avait laissé derrière lui sa petite amie dont le portable a vraisemblablement permis aux enquêteurs de remonter Brandon X., a finalement précipité son interpellation sur le quai de la gare d'Agen. Interpellé sans résistance, l'individu a été aussitôt conduit dans les locaux de la compagnie de Castelsarrasin où il a été placé en garde à vue et auditionné. Présenté à la juge saisie du dossier le lendemain, cette dernière lui a notifié sa mise en examen pour la tentative d'homicide de Nicolas Richard et réclamé sa mise en détention provisoire. Une requête que le juge des libertés et de la détention (JLD) a suivie en plaçant Brandon X. à la maison d'arrêt de Seysses. Cette arrestation ne clôt toutefois pas cette affaire qui pourrait se retrouver bientôt dans les Assisses de Tarn-et-Garonne. La magistrate devra démêler désormais les responsabilités de chacun, trois autres individus sur les sept arrêtés au début de l'enquête ayant été mis en examen en juin et un sous le statut de témoin assisté. Des confrontations dans le bureau de la juge entre les désormais cinq individus mis en cause dont deux sont écroués, et les trois victimes pourraient éclairer certaines zones d'ombre.
1 : rappelons que toute personne mise en examen est considérée comme innocente tant qu'elle n'a pas été jugée et déclarée coupable par une juridiction compétente.

Au volant de sa Renault, il avait fauché Nicolas Richard et reculé pour tenter de l'achever

C'est dans la nuit du 31 mai au dimanche 1er juin vers 2 h 30 que trois Lupéens, dont deux frères Romain et Nicolas Richard, quittent la salle des fêtes où venait de s'achever le bal disco des festivités de Saint-Loup. À 100 mètres de là alors qu'ils rentrent chez eux à pied, ils sont interpellés par un groupe de six à sept individus qui leur demandent des cigarettes. La prompte réponse négative de l'une des victimes provoque des échanges verbaux houleux entre les deux parties. Après cette altercation, les trois Lupéens reprennent leur chemin. Un peu plus loin, ils sont surpris par le bruit d'un véhicule roulant à vive allure et leur fonçant dessus. C'est à ce moment-là que Nicolas Richard est violemment percuté et projeté à plusieurs mètres de l'impact. Nicolas demeure inconscient au sol, son frère lui porte secours. Au même moment, l'une des deux victimes, encore valide, jette une tuile sur la Renault Clio qui s'immobilise à une dizaine de mètres de là. Furieux, le chauffard entame une marche arrière et vient percuter un second piéton qui est blessé. Avant de prendre la fuite et d'abandonner leur véhicule à Valence-d'Agen, les agresseurs des frères Richard ne manquent pas d'asséner une série de coups aux deux hommes. Polytraumatisés au visage, Nicolas Richard qui a été hospitalisé plusieurs semaines à Purpan, a pu rentrer chez lui non sans avoir de nombreuses séquelles.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/30/1941751-fuite-conducteur-ete-arrete-gare-agen-ecroue.html

vendredi 29 août 2014

Affaire Grégory : les regrets du juge Lambert


Interrogé par France Inter, Jean-Michel Lambert, juge d'instruction de l'affaire Grégory, l'enfant de quatre ans découvert mort dans la Vologne en octobre 1984, a affirmé que "Bernard Laroche est innocent".

Bernard Laroche, cousin du père de la victime, avait été inculpé pour assassinat, placé en détention, puis libéré en février 1985. Il est mort assassiné un mois plus tard, tué par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, qui était persuadé de sa culpabilité.

Dans son ouvrage "De combien d'injustices suis-je coupable ?", qui sortira la semaine prochaine, le juge Lambert estime être "l'un des artisans de cette abjection".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/29/97001-20140829FILWWW00084-affaire-gregory-les-regrets-du-juge-lambert.php

jeudi 28 août 2014

Le voisin infernal sous les verrous

« OUI, ÇA A ÉTÉ LOIN, vraiment très loin », reconnaît le prévenu lui-même. Depuis son placement en détention provisoire, le 17 juillet dernier (ER du 18/07/2014), les riverains du 20 au 24 de la rue de la Corvée, entre les quartiers des Cras et de Palente à Besançon , respirent. Depuis son emménagement au 24B en 2008, ce trentenaire en curatelle renforcée n’a cessé de « pourrir la vie de ses voisins car il n’y a pas d’autres mots » comme l’a souligné le procureur. Les nuisances sont allées crescendo ces deux dernières années (lire notre édition du 20 juin). Avec pas moins de 14 interventions de la police à son domicile depuis février dernier.

« Je ne voulais pas les tuer, je pense »

Et ce point culminant, le 15 juillet dernier, lorsqu’il s’est présenté avec un canif et un couteau de boucher au domicile d’un voisin aux cris de « je vais tous vous buter ». Ceci parce que la voisine avait alerté les policiers après lui avoir demandé en vain de baisser la musique qu’il faisait comme à son habitude hurler à tue-tête.
Certes il était ivre. Mais une fois dégrisé, il a déclaré aux policiers : « Je voulais leur faire peur, je ne voulais pas les tuer je pense. »

« Vivre au calme et ne plus avoir peur »

Des propos des plus inquiétants qui s’expliquent aussi par la schizophrénie paranoïde diagnostiquée chez lui par les experts psychiatres. Une pathologie que sa consommation forcenée de cannabis, d’héroïne et d’alcool n’a fait qu’aggraver. Ceci malgré un traitement à base de psychotropes qu’il dit prendre avec régularité, lors de ces journées qu’il passe « à regarder des films, jouer aux jeux vidéos et écouter de la musique chez moi ». Sans oublier de jouer les Attila pour les nerfs du voisinage.
Des voisins qui se sont succédé hier à la barre du tribunal. Aucun ne demandant de dédommagements. Chacun réclamant seulement « de vivre au calme et de ne plus avoir peur. »
« Je ne pouvais plus recevoir mes petits-enfants », témoignera cette grand-mère. « Quand il mettait sa musique à fond, la table de mon salon tremblait. »
« Notre fille nous interroge tous les soirs :’’Est-ce qu’il va ressortir ? Qu’est-ce qu’on va devenir ? “», indiquera ce père de famille.

10 mois ferme

La défense, assurée par Me Pétament, ayant estimé que le prévenu « relève d’avantage du domaine médical que du pénal puisque plus on avance dans le temps, plus sa pathologie s’accentue », le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en infligeant 10 mois ferme sous la forme de 6 mois de sursis révoqués et 8 mois dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve. À sa sortie de prison, outre une obligation de soins, il lui sera interdit d’entrer en contact avec ses futurs anciens voisins. Sa curatrice devant en effet mettre à profit la période d’incarcération de l’intéressé pour résilier son bail rue de la Corvée.

http://www.estrepublicain.fr/doubs/2014/08/28/le-voisin-infernal-sous-les-verrous

mercredi 27 août 2014

Condamné lors d’un procès en appel qui n’aurait pas dû avoir lieu

Jean B. le reconnaît lui-même : oui, il s’est emporté. Oui, il a levé la main sur un homme à l’issue d’une dispute. Mais il conteste les conséquences de ce geste, et surtout l’enchaînement de circonstances qui a conduit à sa condamnation finale : un an de prison ferme.
L’histoire commence en juin 2010, lorsque le jeune Mulhousien est convoqué à la barre du tribunal correctionnel de Mulhouse pour y répondre de violences avec incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours après une altercation avec une vague connaissance.
« Il me reprochait de lui avoir déboîté la mâchoire et percé le tympan. J’ai toujours reconnu que je lui avais mis deux claques, mais quand je l’ai quitté, il allait bien » , assure-t-il. Considérant que les blessures étaient nettement postérieures à l’altercation et n’avaient aucun lien direct, l’avocat de la défense, Me Philippe Bertrand, demande au tribunal de requalifier l’infraction en violences non aggravées, passibles d’une simple contravention.
Après délibération, le tribunal rejette cette requête, juge le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés, mais écarte la peine-plancher dont il aurait pu écoper en raison d’une condamnation pour des faits de même nature plusieurs années plus tôt. Jean B. écope de 90 jours-amendes à 10 €, soit 900 € à débourser.
C’est un loupé, ça peut arriver
« À toutes fins utiles » , l’avocat interjette appel du jugement avant de décider, en concertation avec son client, de se contenter de la première décision. Comme il l’explique, document cacheté à l’appui, il se rend au tribunal où il se désiste de son appel le 22 juin 2010.
« Le procureur n’ayant fait qu’un appel incident – et non pas un appel principal pour que la peine soit aggravée –, mon désistement entraîne également le sien, précise l’avocat. Bref, pour moi, c’est terminé. » Seulement voilà : contre toute attente, il reçoit quelques mois plus tard une convocation à la cour d’appel pour une audience le 24 février 2011.
« Là, je pense que le désistement n’est pas arrivé à la cour d’appel, je me dis : c’est un loupé, ça peut arriver. Par acquit de conscience, le 23, j’envoie quand même un fax pour indiquer que je ne me présenterai pas à l’audience puisque je me suis désisté, ce qui doit figurer au dossier. Et le lendemain, dans l’après-midi, je reçois un appel indiquant que mon fax n’a pas été transmis à temps, que la cour d’appel a pris l’affaire et qu’elle a condamné mon client à la peine plancher. »
En clair, la condamnation de Jean B. est considérablement alourdie : il écope d’un an de prison ferme avec mandat d’arrêt. Pour faire annuler la décision, Philippe Bertrand envisage la seule voie possible : il interjette un pourvoi devant la Cour de cassation.
« Entre-temps, je suis informé personnellement que la peine sera traitée comme non avenue. Ce n’est pas satisfaisant, sauf que suivre un pourvoi nécessite des moyens que mon client n’a pas… » En concertation avec son client, il décide donc d’en rester là en croyant que la peine ne sera jamais appliquée… mais là encore, rien ne se passe comme prévu. En septembre 2011, la Cour de cassation rejette le pourvoi. « Il y a tout lieu de penser que le dossier est parti sans l’acte de désistement » , poursuit l’avocat. Et deux ans plus tard, son client est convoqué chez le juge d’application des peines (Jap).
Il me reste 19 minutes pour rentrer
En mai 2014, lors d’un nouveau rendez-vous, le Jap explique qu’il n’a pas d’autre choix que de faire appliquer la sanction et il opte pour une peine alternative à la prison : un bracelet électronique obligeant Jean B. à rester à domicile l’essentiel de la journée. « La décision est là, il n’y a pas eu de recours, on ne pouvait pas ne pas l’appliquer, explique-t-on à la cour d’appel. On l’a mise en exécution de la façon la plus favorable, le Jap a fait son travail en l’aménageant. »
Mais pour le jeune Mulhousien, cette solution n’est toujours pas satisfaisante. Dans un courrier adressé à l’Élysée et à la Place Beauvau, il demande au président de la République François Hollande un décret de grâce. Et en attendant la réponse, il est particulièrement vigilant aux horaires, comme le jour de l’entretien. « Ah, il est 12 h 11, observe-t-il en partant. Il me reste 19 minutes pour rentrer… »

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2014/08/27/condamne-lors-d-un-proces-en-appel-qui-n-aurait-pas-du-avoir-lieu

mardi 26 août 2014

Xiaoping, la Chinoise découpée

Pour de nombreux acteurs ou observateurs de ce drame, cette histoire reste à part. C’est une longue intrigue qui réserve peut-être encore des surprises. L’affaire du meurtre de la Chinoise découverte près de Soissons en août 2008 va être rejugée, vraisemblablement dans un an, en appel, dans la Somme ou l’Oise.

Macabre découverte

Après trois jours de débats, la cour d’assises a condamné le vendredi 16 mai 2014 Chundi Chen, âgé de 58 ans, à vingt ans de réclusion criminelle. Mais cet accusé a toujours clamé son innocence. Il connaissait la victime pour l’avoir employée dans son atelier textile à Paris en 2006. Aucune tension profonde ne semblait opposer la victime et l’accusé.
C’est un SDF qui fait la macabre découverte, le 27 août 2008, vers 19 h 30, en fouillant des sacs-poubelle dans un talus près de Soissons, le long de la route de Paris. Ils contiennent un corps d’1,53 m découpé en morceaux, à moitié dénudé, pesant 40 kg. La victime a péri étranglée. Une pièce de rideau se trouve encore sur sa gorge. Les policiers tentent longtemps de percer l’énigme de ce cadavre non identifié. Sans succès. Ils vont même s’attacher à la provenance de la montre de la femme, d’origine asiatique, pour avancer enfin et retrouver sa propriétaire. Cette longue enquête ne mène nulle part.
Ce n’est que le 29 juillet 2009 que les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris établissent un lien possible avec une personne disparue le 1er  avril 2008, Xiaoping Zhou. C’est donc à cette date que les investigations débutent après quelques complications. Un médecin légiste avait estimé que le cadavre correspondait à une femme âgée de 15 à 30 ans. En fait, la victime est âgée de 46 ans.

La demande de remise en liberté rejetée

Une piste se dégage. L’accusé raconte qu’il ne dispose pas de nouvelles récentes de son ancienne salariée avant de reconnaître le contraire. Un poil correspondant à son ADN a été retrouvé sur le corps de la victime. Mais cette marque peut désigner aussi des milliers d’autres personnes d’origine asiatique. Chundi Chen a été condamné à vingt ans de réclusion pour meurt’re par la cour d'assise de l'Aisne. La demande de remise en liberté déposée par son avocat le 15 juillet 2014 a été rejetée.

http://www.lunion.presse.fr/region/ete-meurtrier-xiaoping-la-chinoise-decoupee-ia18b0n397772

Ornex : il met le feu à un immeuble pour se venger de son ex

C’était une vengeance liée à une séparation pourtant ancienne, jamais acceptée. Dans la nuit du 18 au 19 août, à Ornex, dans le Pays de Gex, un homme de 43 ans avait incendié un immeuble de quatre étages, où résidait son ex-compagne, nécessitant l’évacuation d’une cinquantaine de personnes. Heureusement, personne n’avait été blessé.
Le prévenu a été condamné, ce lundi, par le tribunal de Bourg-en-Bresse, à trois de prison, dont deux avec sursis.


http://www.leprogres.fr/faits-divers/2014/08/25/ornex-il-met-le-feu-a-un-immeuble-pour-se-venger-de-son-ex

lundi 25 août 2014

Les procès criminels filmés à partir du 1er octobre

Alors que ce dispositif était jusque-là exceptionnel, les procès d’assises seront désormais tous filmés.« Une avancée des droits de la défense », selon l’avocate Sylvie Noachovitch
Les enregistrements des procès de cour d'assises étaient jusqu'à présent très exceptionnels. Klaus Barbie, Maurice Agnelet, pour ne citer qu'eux, ont eu le droit à des débats gravés à jamais.
Mais à partir du 1er octobre prochain, l'exception deviendra la règle. « Toutes les salles d'assises devront être équipées d'un système d'enregistrement sonore des interventions », confirme un magistrat de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
« Les victimes qui le demandent pourront également bénéficier d'un enregistrement audiovisuel de leur déposition. »
Cette petite révolution est une conséquence de la loi du 20 juin 2014 qui favorise, en principe, la révision d'un procès pénal.
L'avocate Me Sylvie Noachovitch, auditionnée par la Commission des lois à l'automne 2013 sur ce sujet, a plaidé pour cette réforme : « Lors d'un procès d'assises en appel, on pourra demander à écouter l'enregistrement des propos tenus en première instance. C'est une avancée des droits de la défense. »
Les greffiers, qui auront la charge d'enregistrer les débats, sont beaucoup plus circonspects : « Quand on voit déjà les problèmes techniques que l'on rencontre pour visionner ou écouter certains interrogatoires…», confie l'un d'eux. C'est beaucoup de temps, de l'argent pour des enregistrements qu'on utilisera au bout du compte très rarement.»
Un espoir pour Omar Raddad
La nouvelle procédure de révision des condamnations pénales entrera elle aussi en vigueur le 1er octobre 2014. Une réforme votée à l'unanimité par les députés et très attendue par les avocats. Depuis 1945, la justice n'a reconnu qu'à huit reprises.
L'instauration d'une juridiction unique, la Cour de révision et de réexamen des condamnations pénales, qui sera composée de dix-huit magistrats de la Cour de cassation, devrait améliorer le système.
« Alors qu'il était nécessaire d'apporter des éléments nouveaux pour une révision d'un procès, il était quasi impossible d'obtenir des actes d'instruction. Cela va changer. Dans l'affaire Omar Raddad, ma demande de prélèvement ADN sur la porte et un chevron sera enfin prise en compte», se félicite Me Noachovitch.
Les quatre motifs antérieurs de révision ont fusionné en un seul cas. La révision peut ainsi être demandée « au bénéfice de toute personne reconnue coupable d'un crime ou d'un délit lorsqu'après une condamnation vient à se produire un fait nouveau ou à se révéler un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à établir l'innocence du condamné ou à faire naître un doute sur sa culpabilité»

http://www.nicematin.com/cote-dazur/les-proces-criminels-enregistres-a-partir-du-premier-octobre.1877115.html

dimanche 24 août 2014

Sourd et muet tabassé pour une cigarette : prison ferme

Vandœuvre. Un usager sourd et muet qui voyageait sur le tram de la ligne n° 1, lundi, vers 5 h, a été agressé alors que la rame arrivait dans l’avenue Jean-Jaurès, à Vandœuvre. La victime âgée de 45 ans, avait été abordée par un individu en état d’ébriété qui lui réclamait une cigarette. La victime qui ne fume pas, tentait de l’expliquer en langue des signes au passager ivre. Mais ce dernier rouait de coups le malheureux en le frappant dans le ventre et au visage. La personne handicapée se verra prescrire trois jours d’ITT. L’agresseur présumé sera rapidement interpellé et placé en garde à vue.
Défavorablement connu de la justice avec 17 mentions à son casier judiciaire, l’homme affichait un taux d’alcoolémie de 2,60 g/l de sang au moment de l’agression. Âgé de 46 ans, il a été présenté mercredi au parquet puis placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement en comparution immédiate, hier. Le tribunal l’a condamné à 12 mois de prison ferme. La 18e mention à son casier judiciaire.

http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2014/08/23/sourd-et-muet-tabasse-pour-une-cigarette-prison-ferme

samedi 23 août 2014

Lili : bataille juridique et numérique pour la garde de la fillette

Alors que l'avocat de la mère de la petite Lili vient de déposer ses conclusions auprès de la Cour de cassation, la tension est encore montée d'un cran entre les deux parents qui se disputent la garde de l'enfant.
L'histoire est banale : celle de deux parents qui se déchirent autour de la garde de leur enfant. Le souci, dans ce dossier, c'est que la mère habite dans les Pyrénées-Orientales et le père en Afrique du Sud…
Les proches d'Hélène Catlla, la maman de Lili, estiment que la petite fille ne doit pas retourner en Afrique du Sud, comme l'exige la cour d'appel de Montpellier qui a réformé une première décision prise par le juge affaires familiales en janvier dernier qui confiait la garde de l'enfant aujourd'hui âgé de vingt-sept mois à sa mère. Ils mettent en avant la rupture du lien avec la mère et le danger psychique que peut représenter une telle séparation.
Hélène Catlla, avait quitté l'Afrique du Sud et son époux avec leur bébé en novembre 2012 en promettant de revenir malgré une procédure de divorce en cours. Mais elle ne l'a pas fait.
Hélène Catlla a déposé une plainte pour violences conjugales. Elle est épaulée depuis plusieurs mois par un comité de soutien très actif à Font-Romeu et en Cerdagne française.

Appliquer la loi

Face à eux, Michael Job, le père, réclame l'application de la dernière décision de justice française et le retour de l'enfant. Il nie catégoriquement les violences conjugales. Et il s'appuie sur quatre avocats et des associations pour nourrir différentes procédures. La dernière en date émane d'une habitante de Font Romeu, favorable à la version du père et qui se dit menacée par le comité de soutien. «Elle n'a jamais été menacée», rétorque André Bègues le président du comité de soutien.
«J'ai moi-même demandé l'ouverture d'une enquête pour mise en danger de l'enfant. La mère et le comité de soutien ont largement diffusé des photos de Lili sans autorisation du père. Il y a la une atteinte manifeste au droit de l'enfant», estime Pierre Besson de l'association Père Enfant Mère basée à Grenoble. Quand ils n'échangent pas par avocats interposés, les parents et leurs partisans se livrent une guerre sans merci sur le net via Facebook et des blogs pour ou contre le retour de Lili en Afrique du Sud.
Sollicitée, la garde de Sceaux Christiane Taubira vient de confirmer que la décision de justice était exécutoire, mais qu'elle restait vigilante sur ce dossier complexe.
À de jour, aucun signe d'apaisement n'est perceptible dans cette guerre familiale autour de Lili.

La clandestine

La petite Lili, âgée de 2 ans, vit depuis un peu plus de quatre mois en état de clandestinité. Officiellement elle est en vacances d'été avec ses grands-parents maternels. «Elle se trouve quelque part» en Europe et elle va très bien», explique Hélène Catlla la mère. En fait, la petite a été éloignée de la France pour éviter qu'elle soit récupérée par les gendarmes et remise au père Michael Job avec pour destination finale le domicile paternel dans la réserve de Makalali en Afrique du Sud. Le long voyage de Lili pourrait s'éterniser pendant toute la durée de la procédure de la cassation. Puisque celle-ci n'est pas suspensive du jugement de la cour d'appel de Montpellier qui réclame le retour de la petite en Afrique du Sud.

«Le comité de soutien est dans l'illégalité»

Vous venez de passer trois semaines en France. Que s'est-il passé ? Avez-vous pu voir Lili ?
Michael Job, le père de Lili. Il s'est passé peu de chose. Je n'ai toujours pas pu voir ma fille. Par la voie de mes avocats, j'ai demandé à plusieurs reprises à rencontrer Lili que je n'ai pas vue depuis mars dernier. Je réclame soit de rencontrer ma fille directement, soit de dialoguer avec elle en Skype. Mais les mails restent sans réponse.
Votre épouse s'appuie sur un comité de soutien. Qu'en pensez-vous ?
Cette situation est inacceptable. Ces personnes qui soutiennent Hélène supportent des pratiques qui sont illégales. D'une certaine manière ils participent à l'enlèvement de ma fille. Ils n'ont aucun droit d'agir ainsi. Pour moi, Hélène et les grands-parents qui voyagent avec ma fille et qui l'ont enlevée ne sont pas les seuls dans l'illégalité. Les dirigeants du comité de soutien le sont aussi. C'est ce que je suis venu dire le 18 août dernier aux policiers de commissariat de Montpellier.
Où doit se dérouler la vie de Lili ? En France ou en Afrique du Sud ?
En Afrique du Sud. Dans mon esprit, c'est très clair. C'est là qu'elle sera protégée, dans un environnement stable. Voyez ce qui se passe aujourd'hui. Elle vit cachée et finalement loin de sa mère. Je ne crois pas que cela soit une bonne décision. Je souhaite passer du temps avec ma fille.
Que pensez – vous du voyage de Lili avec ses grands-parents ?
C'est inacceptable. Cela dure depuis quatre mois. Quatre mois Lili vit loin de ses deux parents en marge de la loi et on ne sait toujours pas où elle se trouve.
Vous dites que vous voulez retourner en Afrique du Sud avec Lili et la mère explique que sa vie est aujourd'hui en France. Existe-t-il une solution ?
Hélène et moi-même ne sommes pas divorcés. Pas encore ! Toutes les décisions relatives aux conditions de vie de Lili sont prises en Afrique du Sud. Hélène avait décidé en adulte de vivre en Afrique du Sud, de se marier avec moi. Je souhaite que Lili vive avec moi. Hélène, elle, ne le veut pas. Malheureusement, c'est elle qui a décidé dans un deuxième temps de rentrer en France. Elle s'est mise dans l'illégalité. Moi je n'ai pas la possibilité d'exporter mon activité d'organisateur de safaris en France. Je suis bouleversé et préoccupé par cette situation.
Hélène, votre épouse et mère de Lili vous accuse de violences conjugales. Qu'avez-vous à répondre ?
C'est faux. Ce sont les allégations d'Hélène mais tout ceci est totalement faux. Je n'ai jamais levé la main sur la mère de ma fille. Sur la question, j'ai mon propre point de vue et ce n'est pas la vérité. Elle ment.
Avec la saisine de la cour de Cassation la procédure promet d'être longue.
Lili n'est pas autorisée à voir son père et à lui parler. Cette situation est inacceptable. Elle pourrait perdurer durant neuf à dix mois. Je veux dialoguer avec elle par Skype tous les deux ou trois jours en attendant que les policiers la retrouvent.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=31897&WS=291720_2501986&WA=6160

vendredi 22 août 2014

Un Montbéliardais de 45 ans écope de 5 ans de prison pour avoir agressé violemment la mère de son fils.

Manipulateur. Le mot revient inlassablement dans les débats pour qualifier la personnalité de Nestor, que ses conquêtes connaissent davantage sous le prénom de Georges. Un don Juan qui collectionne les aventures, égrenant dans son sillage six enfants. « Vous ne semblez pas toujours laisser de bons souvenirs à vos ex », euphémise le président Troilo à la lumière du dossier et des témoignages recueillis.
Avant de fondre en larmes à l’évocation des faits, la plaignante pose le décor. « On s’est rencontré le 20 janvier 2006. Quelques semaines plus tard, je suis tombée enceinte. Il m’a alors laissé tomber. » Neuf mois plus tard, un petit garçon naît. Ses parents entretiennent alors de singulières relations, faites de séparations et de sporadiques chaudes retrouvailles ou le sexe prime sur les sentiments. Comme en atteste la nature de leurs SMS.

« On est à la limite de la barbarie »

Le prénommé Nestor assure qu’il voulait couper les ponts avec la dame mais que ce 10 juillet 2013, il croulait sous ses appels. « J’ai cru qu’il y avait un problème avec l’enfant, comme il y en avait eu un, quinze jours plus tôt, et je suis venu », dit-il. La suite bascule dans un autre registre : « Cela fait vingt-trois ans que je suis magistrat mais c’est la première fois que je vois cela. On est à la limite de l’acte de barbarie… », enchaîne le président.
Le père vient récupérer le gamin, à Sochaux, le couche sur la banquette arrière de sa voiture et remonte dans l’appartement, laissant le petit garçon seul, plus d’une heure. Pendant ce temps, l’orage gronde dans le logement. L’homme découpe les nuisettes de la dame, lui reprochant une vie dissolue. Au passage, il la taxe de noms orduriers. Il brise des verres, sort une tondeuse et lui rase la moitié du crâne avant de lui imposer une relation sexuelle. Ensuite, il reprend la tondeuse et… rase le reste de la chevelure.
« Violer, c’est beaucoup dire », soupire le prévenu qui, posément, raconte une histoire ne correspondant pas à celle qu’il avait narrée aux policiers lors de son interpellation. Il minimise. La tondeuse ? « Je l’avais par inadvertance dans ma poche parce que j’avais coupé les cheveux de mon beau-père l’après-midi. » Il s’empêtre dans des explications emberlificotées et des contradictions devant lesquelles les magistrats le placent. Stoïque, il finit par lâcher : « Peut-être qu’elle n’était pas consentante à 100 %. »
Me Eric Muller, l’avocat de la plaignante, se demande à quoi peut ressembler cet homme quand il se met en colère. Lui qui, tout au long de l’instruction, comme devant le tribunal, hier, n’a montré qu’un visage calme, usant d’un vocabulaire châtié.
Le procureur parle de « mépris de la femme […], d’instrumentalisation, de dénigrement » et rappelle que le ministère public souhaitait un renvoi devant la cour d’assises. « Il aurait alors encouru vingt ans. Ici (N.D.L.R. : en correctionnel), le maximum, c’est sept ans. C’est ce que je requiers. »

« Ce n’est pas une infraction que de se comporter comme un salaud avec une femme… »

Me Valérie Chassard, l’avocate de la défense, fait valoir que si les violences concernant la tonte des cheveux sont indéniables, l’agression sexuelle est plus discutable. Elle indique qu’aucune marque de contrainte n’a été relevée sur le corps de la plaignante. Elle fustige aussi l’attitude du parquet qui forge ses réquisitions sur de précédentes procédures pourtant classées sans suite. « Si le parquet avait estimé qu’il y avait matière à poursuivre, il ouvrait une information. S’il ne l’a pas fait, c’est que ce n’était pas crédible… » Elle admet que son client ne renvoie pas forcément une image très favorable mais elle lance : « Que je sache, ce n’est pas encore une infraction pénale que de se comporter comme un salaud avec une femme… »
Le tribunal a condamné le Montbéliardais de 45 ans à 5 ans de prison et cinq années supplémentaires de suivi sociojudiciaire à l’issue. Il est inscrit pour vingt ans sur le fichier national des délinquants sexuels et, enfin, il devra verser 8 500 € à sa victime.

http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2014/08/21/sochaux-tondue-et-violee-par-son-ex

mercredi 20 août 2014

Un policier allemand jugé pour des actes de cannibalisme

Un policier allemand comparaît à partir de vendredi à Dresde pour avoir tué et dépecé un homme rencontré sur un site dédié au cannibalisme. Lui plaidera le "suicide assisté" de sa victime.

Dans cette affaire glauque qui avait fait les gros titres dans le monde entier, Detlef Günzel, 56 ans, encourt la perpétuité pour meurtre et "atteinte à la paix des morts", soit quinze ans de prison en pratique. "Le fait que la victime était apparemment consentante n'est pas entré en ligne de compte pour détermminer les charges retenues contre l'accusé", a précisé le porte-parole du parquet, Lorenz Haase. Günzel a reconnu avoir poignardé la victime à la gorge en novembre 2013 et découpé son corps en morceaux qu'il a enterré dans son jardin, rappelle le parquet. Mais l'enquête n'a jamais établi l'existence d'actes cannibales, contrairement à certaines allégations de presse. Le mobile du crime a été "la satisfaction d'un désir sexuel", selon l'acte d'accusation.
Detlef Günzel et le défunt, Wojciech Stempniewicz, s'étaient rencontrés en octobre 2013 sur un site dédié au cannibalisme, qui revendique 3.000 inscrits et se targue d'être "n°1 pour la viande exotique". Stempniewicz, un consultant de 56 ans d'origine polonaise résidant à Hanovre (nord), et Günzel, policier depuis 30 ans, avaient d'abord échangé de nombreux mails, textos et coups de fil. Puis ils s'étaient retrouvés à la gare principale de Dresde, le 4 novembre dernier. Günzel avait conduit son invité dans sa maison de Hartmannsdorf-Reichenau, où il tenait des chambres d'hôtes avec son compagnon.
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"Nous ne pensons pas qu'il s'agit d'un cas de suicide assisté"

La suite, sujette à divergences entre l'accusation et la défense, apparaît dans un film de 50 minutes décrit comme une "pure horreur" par un enquêteur. La vidéo sera diffusée à l'audience. Günzel avait avoué aux enquêteurs avoir emmené Stempniewicz dans sa cave et l'avoir poignardé à la gorge pour le tuer. Mais il s'est depuis rétracté, selon son avocat, Endrik Wilhelm. Selon Me Wilhelm, l'enregistrement prouve que la victime, suspendue par la gorge à une poulie, n'a jamais perdu le contact avec le sol et aurait pu "mettre fin à la strangulation à tout moment". "Nous ne pensons pas qu'il s'agit d'un cas de suicide assisté", une qualification passible de cinq ans de prison, a rétorqué le porte-parole du parquet.

D'après des informations de presse, la vidéo montre un homme en caleçon démembrant un autre homme nu suspendu à un crochet, bâillonné, les mains dans le dos. A un moment, l'agresseur fait un pause pour écouter le coeur de la victime, puis se remet à l'ouvrage. Günzel a passé au moins quatre heures à découper le corps et scier les membres, avant de les enterrer sous sa pelouse. Il avait de lui-même conduit les enquêteurs aux restes de sa victime, dont on n'a pas entièrement reconstitué le corps. Les parties génitales manquent toujours, d'après la presse locale.Une vingtaine de témoins sont attendus à l'audience, qui devrait durer au moins jusqu'en novembre.
 

mardi 19 août 2014

Sète : condamné pour avoir tenté d’étrangler sa mère

Les faits se sont déroulés en janvier, lors d'une soirée de retrouvailles entre une mère et son fils. L'homme, excédé, avait tenté de l'étrangler avant de quitter Sète pour la Catalogne. Condamné à 3 ans dont 2 avec sursis.
Le point de rupture, ce quadra l'a atteint un soir de janvier dernier, à Sète. Lorsque, excédé, il a tenté d'étrangler sa mère chez laquelle il avait été invité à passer quelques jours. Des retrouvailles, en fait. Quatre mois après avoir disparu sans donner le moindre signe de vie à la suite de soucis financiers et professionnels. C'est en apprenant le décès de son père survenu entre-temps qu'il va alors renouer le contact.
Sa mère tente de l'empêcher de partir parce qu'il a buJusqu'à cette soirée donc. Lorsque sa mère va tenter de l'empêcher de partir alors qu'il a bu. Cela sur fond de tensions latentes entre eux et de réciproques reproches. Dont le décès du père de famille. Lequel serait lié au départ brutal d'un fils portant alors beau, charpenté et bon vivant. "Ça a été l'escalade... Vous vous êtes déchaîné sur elle, avez tenté de l'étrangler à plusieurs reprises", note la présidente Laporte. Sa mère au sol, entre autre côte cassée et ecchymose, le quadragénaire prend des effets personnels, la carte bancaire et des bijoux de la victime, laisse un mot succinct et s'en va.
De là va démarrer une errance de quelques jours. Jusque dans la région de Girona. Là, il tentera de s'ouvrir les veines, de se pendre et y renoncera après avoir lu un livre sur la vie et la déchéance de Tany Zampa, ce parrain marseillais des années 1970. Pour, au final, finir aux urgences d'un hôpital, puis dans un établissement psychiatrique et, enfin, une geôle de Villeneuve-lès-Maguelone. D'où il a été extrait, mercredi, pour assister à son procès en correctionnelle.

"Des coups avec une cuillère en bois sur les fesses"

"Alors, cette pulsion ?", l'interroge la magistrate. "Si je savais, cela ne serait pas arrivé", lance le prévenu. Qui, visiblement, avait la dent dure contre sa castratrice de mère (à tout le moins le pense-t-il), bien avant le soir des faits. La blessure remontant, selon ses dires, à l'enfance. L'intéressé lâchant tout à trac : "C'était des coups avec une cuillère en bois sur les fesses. C'est cela que je n'ai jamais digéré." Et la présidente de poursuivre : "Vous avez eu des commentaires sur votre incarcération un petit peu étonnants. C'était presque le Club Med'." "Presque...", confirme celui qui, durant ses quatre mois d'errance, alternait entre grivèleries d'hôtels et nuit dans sa voiture.
"C'est quand il a voulu sortir que je m'y suis opposée car j'estimais qu'il avait trop bu", explique, entre deux pauses lacrymales, la victime, accrochée à la barre. Avant de réfuter cette accusation formulée à son endroit. Et qui concerne le soir des faits. "Je ne me souviens pas lui avoir sorti les cendres de son père et les avoir mises à côté de son lit." Chose certaine, en revanche, l'expert psychiatre l'ayant examiné en est sûr : cet acte a été "quelque chose de très conjoncturel". De la part d'un homme chez lequel "il n'y a pas de risque de réitération" et qui n'est pas non plus "dangereux". La vérité, ou ce qui s'en rapproche, est alors à chercher ailleurs.

Un passage à l'acte aberrant

"Aujourd'hui, elle ne comprend pas comment on en est arrivé là", rappelle Me Sabine Martin, depuis le banc de la partie civile. L'avocate trouvant un peu courte l'histoire des châtiments corporels pour expliciter le passage à l'acte du fils de sa cliente. "Dans les années 1970, c'était admis. Elle a peut-être fait des erreurs... Mais on ne peut pas mettre sur le compte de celles-ci le passage à l'acte de monsieur." Un passage à l'acte "extraordinaire, aberrant, inexplicable. Il y a, à l'évidence, un travail psychanalytique à faire et qui lui permettra, peut-être, de comprendre ce geste et, avant, ces quelques mois dans cet état de rupture totale", note et espère le représentant du parquet. Lequel requiert trois ans, dont deux assortis d'un sursis et d'une mise à l'épreuve.
"A priori, il n'avait rien à faire ici", estime Me Arsens, conseil du quadra. Évoquant sa descente de cette échelle sociale gravie au fil des années. "Il se retrouve au point zéro. La dépression suit et il n'y a rien que de très normal. Ce soir-là, il étouffe le premier. Alors, que fait-il ? Il pète littéralement un câble. Cela ne fait pas pour autant de lui un psychotique. Mais il avait besoin d'expulser tout cela, croit savoir l'auxiliaire. Dont le client a été condamné à la peine réclamée par le ministère public. Mais a été libéré, le maintien en détention n'ayant été ni demandé ni prononcé.
http://www.midilibre.fr//2014/08/18/en-pleine-rupture-il-tente-d-etrangler-sa-mere,1038900.php
 

lundi 18 août 2014

Il détrousse et gaze un couple à Cannes: 18 mois de prison ferme

Ils venaient de sympathiser en discothèque, dans la chaleur des nuits cannoises. Ils se sont assis sur un banc à l'aube, afin de casser la croûte devant un snack. Mais aux abords de la gare centrale de Cannes, la soirée a mal fini pour ce jeune couple.
Pour ses agresseurs, aussi. L'un d'eux a écopé de dix-huit mois ferme, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Grasse.
La scène remonte au samedi 21 juillet, vers 6 h du matin. Un Russe de 22 ans et sa nouvelle amie française, 19 ans, discutent en anglais quand deux inconnus les accostent, sur l'air de : « Vous avez une cigarette ? »
L'un d'eux a 20 ans, le second 16. Ils essuient un refus pour la clope, mais qu'importe : c'est plus le sac de la jeune femme qui les intéresse. Ils le lui arrachent sans ménagement. Et pour mieux obtenir gain de cause, le majeur asperge le couple de gaz lacrymogène.
Pas de chance pour les assaillants : des employés de la police ferroviaire ont suivi la scène, et interviennent à grande vitesse. L'adolescent est stoppé dans son élan.
Son complice parvient à s'enfuir, mais là encore, ce n'est pas son soir : ses documents d'identité sont retrouvés sur le mineur. La police vient aussitôt cueillir le second voleur chez lui.
Le tribunal dépasse les réquisitions
Les perquisitions s'avèrent fructueuses : les policiers découvrent la carte grise et les clés d'un véhicule volé. Soufiane Amri devra donc répondre de vol en réunion avec violences et avec arme, mais aussi de recel.
Il ne niera pas les faits bien longtemps : les vidéos captées par la vidéosurveillance sont accablantes.
Dans le civil, le principal responsable de cette animation nocturne est... animateur à la mairie d'Antibes.
Mais il connaît déjà le tribunal grassois : le 15 mai dernier, il a écopé de trois mois de prison pour le vol d'un pass de télépéage. Sans avocat, mais non sans désinvolture, Soufiane Amri explique son geste par le besoin d'argent.
Et tant pis s'il gagnait près de 2 000 e par mois...
Cette fois, ç'en est trop : le procureur Jean-Louis Moreau requiert un an ferme. Le tribunal correctionnel présidé par Marc Joando va même au-delà, en y ajoutant six mois de plus. Soufiane Amri est maintenu en détention.
Son jeune complice, lui, a rendez-vous devant le tribunal pour enfants.

http://www.nicematin.com/cannes/il-detrousse-et-gaze-un-couple-a-cannes-18-mois-de-prison-ferme.1868404.html