samedi 25 octobre 2014

Yonne : 70 ans après, le mystère du Docteur Petiot demeure

Le Docteur Petiot, médecin et maire de Villeneuve-sur-Yonne, était-il fou ou coupable ? Soixante-dix ans après son arrestation, le 31 octobre 1944, la question reste posée pour l'un des plus célèbres tueurs en série du XXe siècle, guillotiné le 25 mai 1946 à Paris. Décryptage en vidéo et en archives

Qui était le Docteur Petiot ?


Marcel André Henri Félix Petiot, dit le docteur Petiot, est né le 17 janvier 1897 à Auxerre et guillotiné le 25 mai 1946 à Paris. C'est un médecin qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut accusé de meurtres, après la découverte à son domicile parisien des restes de 27 personnes.

Dans son enfance, sa mère est internée à Sainte-Anne en psychiatrie, il suit alors son père à Joigny. Dans son adolescence, il commet quelques méfaits (indiscipline à l'école, fracture de boîtes aux lettres). Un psychiatre le déclarait même inapte à être jugé. Même si le terme n'est pas employé à l'époque, on parle de bipolaire.

Après la guerre où il fut blessé par une grenade, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne en 1922. Très populaire auprès des habitants, il est élu conseiller municipal en 1925 puis maire en juillet 1926. Mais il est très vite appelé devant les tribunaux pour plusieurs délits (fausses déclarations d'assurance maladie, détournements de fonds). L'affaire Petiot peut alors commencer.

Qu'est-ce que l'affaire Petiot ?


Le 11 mars 1944, Paris vit encore sous l'Occupation allemande lorsqu'un charnier est découvert dans un hôtel particulier parisien. Le propriétaire de l'immeuble, le Dr Marcel Petiot, 47 ans, est arrêté puis accusé du meurtre de 27 personnes principalement des juifs qui essayaient de fuir la Gestapo. Le personnage est trouble. Pour certains, il fut "le docteur des pauvres", celui qui soignait gratuitement les plus démunis, pour d'autres, "l'abominable Dr Petiot", le "Dr Satan".

Médecin apprécié dans les années 1920, jugé à la fois très intelligent, pervers et déséquilibré, il va apparaître tantôt comme un résistant tantôt comme un collabo. Après son arrestation, il va jusqu'à revendiquer 63 meurtres alors qu'on lui en impute 27. "Petiot incarne tout le problème de la responsabilité pénale" et son avocat René Floriot, malgré sa célébrité, "l'a envoyé directement à la guillotine" en ne soulevant pas cette question, estime dans une interview à l'AFP l'historien Claude Quétel, spécialisé dans l'histoire de la psychiatrie et auteur de "L'effrayant Docteur Petiot" (Perrin 2014).

Selon M. Quétel, Petiot aurait pu être sauvé grâce au célèbre article 64 du code pénal qui précise qu'"il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence (...) ou a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister". Dans cette affaire retentissante, "la justice n'a pas fait son travail", estime-t-il. Peut-être voulait-on faire un exemple, imagine l'historien, pour montrer que la justice civile, en 1946, reprenait le pas sur la justice de l'épuration. - fausse filière du "bon Dr Eugène" -

Cette folie, négligée par la justice de 1945-46, avait pourtant été décelée trente ans plus tôt. Fait rare, Petiot avait été réformé pour "déséquilibre mental et neurasthénie" en pleine guerre de 1914-18, mais au lieu de finir à l'asile, il avait décroché brillamment, en 1921, son diplôme de médecin et ouvert un cabinet à Villeneuve-sur-Yonne.

En 1934, le préfet de l'Yonne l'avait démis de ses mandats électifs après la découverte de sulfureuses affaires (vols, tentative d'escroquerie...): "Le maire fou", avait alors titré la presse. En 1936, après divers larcins, il avait été interné d'office au vu de son passé et avait séjourné sept mois à l'asile d'Ivry-sur-Seine. Le déclenchement de la Seconde guerre mondiale a fourni à Petiot de nouvelles occasions de défier la justice mais aussi l'Occupant. Arrêté en mai 1943 par la Gestapo qui le soupçonnait d'appartenir à la Résistance, il résiste sept mois aux tortures sans dire un mot. Il sera libéré faute de preuves. En fuite après la découverte du charnier en mars 1944, il nargue la Résistance et la police en s'engageant dans les Forces française de l'Intérieur (FFI).

Son procès


Lors de son procès, il plaisante ou dort pendant l'audience alors qu'il joue sa vie. "Simuler la folie à ce point-là, c'est être fou!" observe Claude Quétel. Lors de l'instruction, Petiot avait bien été examiné par trois psychiatres mais tous avaient conclu à la bonne santé mentale de l'accusé. Petiot était resté ferme sur ses positions : il a toujours affirmé avoir tué, pour la Résistance, 63 Allemands ou "collabos", "tous des ennemis de la France". Selon plusieurs auteurs il aurait aussi fait disparaître les cadavres de la "Gestapo française" de la rue Lauriston.

Selon M. Quétel, Petiot n'a travaillé ni pour la Résistance, ni pour des collaborateurs. "Il n'avait aucun sens du bien et du mal". Le meurtre était pour lui un moyen d'appropriation et d'enrichissement. Ses victimes étaient riches et tombaient facilement dans le piège de ce bon "Dr Eugène" qui leur avait promis de fuir vers l'Argentine grâce à son "réseau Fly-T".

En fait, tout se terminait dans la chaudière du sous-sol ou dans le bac de chaux vive. Comme pour Landru, c'est la puanteur et les fumées suspectes qui alerteront les voisins. Petiot avait gardé les valises de ses victimes chargées des biens les plus précieux, les plus monnayables, et des liasses de billets sorties des matelas. Cette collection de valises sera le principal élément de l'accusation. Mais le magot, lui, avait disparu.
Voir la vidéo sur ce lien ..........  
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/10/25/yonne-70-ans-apres-le-mystere-du-docteur-petiot-demeure-577666.html

BELFORT. 18 ans de réclusion pour un meurtre dans un quartier sensible

Au terme de cinq jours de procès, Mounir Zehani, 26 ans a été reconnu coupable du meurtre de Chemsedine Bouyahia et de tentative de meurtre sur l’oncle de la victime. L’avocat général Alexandre Chevrier avait requis 20 ans. Un deuxième accusé, Sofiane Maamri, âgé de 27 ans a été condamné à 12 ans de réclusion pour tentative de meurtre et son frère, Mehdi Maamri, a écopé de 3 ans pour violences en réunion. Un quatrième accusé, âgé de 16 ans au moment des faits, a été condamné pour complicité de meurtre à 4 ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve.
Le 8 octobre 2011, vers 5 heures du matin, la police intervient dans le quartier sensible des Résidences à Belfort. Sur place, elle découvre Chemsedine Bouyahia, 19 ans, allongé par terre et mortellement touché d’une balle de calibre 9 mm à la tête. Le jeune homme a été tué au terme d’une soirée qui avait commencé quelques heures plus tôt par la dispute de l’oncle de la victime avec l’homme de 26 ans reconnu coupable du meurtre.
Au cours de la soirée, plusieurs armes de poing passent de mains en mains et une dizaine de coups de feu sont tirés. Tous les protagonistes de l’affaire, qui avaient bu de l’alcool, sont connus de la justice pour des faits de trafic de stupéfiants, de violences, de port d’arme ou de vol. «C’est le procès d’une balle perdue», a plaidé l’avocat de l’accusé principal, Me Randall Schwerdorffer. «On ne peut pas établir que c’est lui qui a tiré sur la victime, avec qui il n’avait aucun contentieux», a-t-il commenté. L’avocat du deuxième accusé de 27 ans, Me Jérôme Pichoff, a démontré que son client «n’a tué personne» et «n’est pas l’auteur du coup mortel». «Rendre la justice c’est rendre à chacun ce qui lui appartient. On ne rendra jamais rien à la famille de Chemsedine Bouyahia», a souligné Me Sandrine Arnaud, avocate de la mère du défunt, évoquant la souffrance de sa famille
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2014/10/25/18-ans-de-reclusion-pour-un-meurtre-dans-un-quartier-sensible

Paris: Une femme de ménage condamnée à 18 ans de réclusion pour le meurtre de sa patronne

Une femme de ménage, Bnina Bouzoumita, 40 ans, a été condamnée vendredi soir à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir tué et volé sa patronne avant de maquiller son homicide en suicide.
L'avocate générale Annie Grenier avait requis un minimum de quinze ans de réclusion, estimant que «tous les éléments de ce dossier convergeaient vers l'accusée et qu'aucune autre hypothèse que sa culpabilité n'était crédible, pas plus celle d'un suicide que celle d'un accident ou de l'intervention d'un tiers».

Un meurtre maquillé en suicide

Le corps de la victime avait été retrouvé dans sa baignoire, un sèche-cheveux branché à la main. Bnina B., une femme de ménage de 40 ans, comparaissait depuis lundi devant la cour d'assises de Paris pour vol avec violences ayant entraîné la mort.
Des expertises révèlent la présence de traces de sang sur des housses de clubs de golf et des cheveux ensanglantés dans l'évier de la cuisine, qui a été nettoyé. Des bijoux et de l'argent ont disparu et la plupart des témoins jugent peu vraisemblable l'hypothèse du suicide de cette femme de caractère
http://www.20minutes.fr/paris/1467891-20141024-paris-femme-menage-condamnee-18-ans-reclusion-meurtre-patronne

vendredi 24 octobre 2014

Infanticide/Gap: 7 ans de prison pour la mère

La cour d'assises des Hautes-Alpes a condamné dans la soirée à sept années de réclusion criminelle une mère de 31 ans jugée pour avoir donné la mort à son nouveau-né en 2012, après avoir accouché seule sur son lieu de travail.

La cour a assorti sa décision d'une peine de trois années de suivi socio-judiciaire, prononçant ainsi un verdict en deçà des réquisitions du parquet.

"Ce bébé était un objet encombrant et il est mort seul au monde. Elle ne voulait pas de cet enfant car il représentait un danger pour la relation exclusive qu'elle entretient avec son propre père", a argumenté Inès Delay, l'avocat général, qui avait réclamé l'encontre de l'accusée 10 ans de réclusion et cinq années de soins socio-judiciaires.

"Ce n'était pas seulement votre enfant, mais aussi celui de mon client. Ce sont eux les victimes dans cette affaire. Votre geste n'est pas un coup de folie", a soutenu Me Solen Morvan, l'avocate de Sébastien, le père du nourrisson décédé, partie civile.

Au cours des débats ouverts jeudi à Gap, la mère a réitéré les aveux qu'elle avait formulés devant les enquêteurs. En larmes, elle a également relaté l'avortement gardé secret d'un premier enfant en 2003, et un accouchement sous X en 2008 au début de sa relation de trois ans avec Sébastien.

A la barre, témoins et experts ont souligné l'absence de "déficit intellectuel" de l'accusée, qui se savait enceinte, et évoqué un contexte familial "difficile", marqué par le décès d'une mère alcoolique. "Le déni de grossesse n'est que partiel. Il s'agissait pour elle de la dissimuler aux autres", a développé un expert à la barre.

L'entourage de Coralie B. n'apprendra sa grossesse que dans la nuit du 11 au 12 février 2012, lorsque son employeur découvrira la jeune femme affairée à nettoyer le sol de l'établissement, imbibé de sang. Elle était "livide et très calme", a précisé la gérante à la barre.

Ce soir-là, Coralie accouche seule dans l'hôtel-restaurant de Puy-Saint-Vincent où elle travaille. Elle coupe elle-même le cordon ombilical, puis étouffe de sa main l'enfant avant d'errer à l'extérieur par -16°c et de le jeter froidement dans un ravin enneigé situé à proximité.

Transportée à l'hôpital de Briançon à la suite de complications médicales, elle confie son acte au personnel de l'établissement et indique aux gendarmes où se trouve la dépouille de son bébé


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/24/97001-20141024FILWWW00389-infanticidegap-7-ans-de-prison-pour-la-mere.php

Octuple infanticide : vers le renvoi aux assises de Dominique Cottrez ?

La découverte, à l'été 2010, de huit cadavres de nouveau-nés à son domicile de Villers-au-Tertre (Nord) avait ému la France entière. Dans cette affaire sans précédent, Dominique Cottrez, la mère infanticide, n'a pas été jugée, sa défense soutenant que ses crimes, commis à l'aube des années 2000, sont désormais prescrits.
Vendredi, l' général Patrick Bonnet a préconisé devant la Cour de cassation le renvoi de cette femme de 50 ans devant les assises. La haute juridiction, qui a examiné cette affaire dans sa formation la plus solennelle, l'assemblée plénière, rendra sa décision le 7 novembre.

Dominique Cottrez, aide-soignante, a tué huit de ses bébés à leur naissance. Deux corps de nourrissons avaient d'abord été découverts enfouis dans le jardin de ses parents par les nouveaux propriétaires le 24 juillet 2010 à Villers-au-Tertre. Les gendarmes ont ensuite trouvé six autres corps dans le garage de la maison où elle vivait avec son mari. Mise en examen pour assassinats, elle a reconnu les faits. Son entourage n'a jamais soupçonné ces grossesses, que cette femme obèse parvenait à cacher. Un temps soupçonné, son époux, qui la soutient malgré ces terribles révélations, a été dédouané.

Devant la juge d'instruction, Dominique Cottrez avait expliqué avoir été victime d'inceste et avoir agi par crainte que les enfants ne soient de son propre père,
en 2007. Après deux années en détention provisoire, elle a été remise en liberté en août 2012 et placée sous contrôle judiciaire.

Au coeur de lu dossier, la prescription des faits

Désormais, l'issue judiciaire de cette affaire repose sur la question de la prescription des meurtres. La défense de la mère infanticide martèle que le délai de prescription, de dix ans en matière criminelle, doit commencer à partir de la commission des faits. Elle s'appuie sur des expertises qui datent la naissance de sept enfants avant mai 2000. Reste que ni les déclarations de Dominique Cottrez, qui vit toujours dans le Nord, ni les expertises, n'ont permis de dater avec certitude le dernier de ses crimes. Selon les experts, l'enfant serait né entre mai-juin et septembre-octobre 2000.

Vendredi, l'avocat général a demandé à la Cour de cassation de juger que «la prescription ne court pas contre celui qui n'a pu agir». Il préconise donc d'élargir à ces crimes la notion d'«infraction dissimulée», qui permet de reporter le point de départ de la prescription au moment de la découverte des faits, à l'été 2010. Cette notion ne concerne jusqu'à présent que des délits financiers. Mais pour l'avocate de Dominique Cottrez, Me Claire Waquet, il n'y a eu aucune dissimulation de la part de sa cliente, mais une «incuriosité incroyable», «une indifférence absolue» dans son entourage.

Complexe, ce débat sur la prescription a déjà fait l'objet de plusieurs décisions contradictoires. En octobre 2013,
la Cour de cassation avait annulé le renvoi devant la cour d'assises de Dominique Cottrez. Mais en mai dernier, la cour d'appel de Paris avait estimé qu'elle devait être jugée pour les huit meurtres
http://www.leparisien.fr/faits-divers/octuple-infanticide-vers-le-renvoi-aux-assises-de-dominique-cottrez-24-10-2014-4238863.php

Une nounou condamnée pour avoir maltraité un bébé

LAONNOIS (02). « Je lui ai confié mon bien le plus précieux. J’avais face à moi une professionnelle diplômée, je n’avais aucune raison de douter. » Et pourtant, c’est bien au pire cauchemar pour des parents que cette mère de famille et son époux ont dû faire face. Leur petite fille de 9 mois a été malmenée par sa nounou. C’est du moins le sentiment des juges du tribunal correctionnel de Laon qui, hier, ont condamné cette femme de 40 ans, qui exerçait dans un village du Laonnois, à deux ans d’emprisonnement avec sursis.
Ce matin-là, la petite fille est de retour chez son assistante maternelle après trois semaines de vacances. « Elle a ronchonné toute la journée », indique celle-ci, mettant ce comportement sur un nécessaire temps de réadaptation. Elle avoue n’avoir pas su comment faire pour la calmer, est allée chercher conseil chez une autre assistante maternelle.
Cette dernière dira par la suite aux gendarmes qu’elle avait décelé un problème chez ce bébé. « Elle pleurait beaucoup. Quand on voulait la prendre dans les bras, elle hurlait. J’ai pensé à des douleurs articulaires. »

Fractures et hématomes

Le soir, la maman récupère sa petite fille. « Elle était dans un état inquiétant. J’ai tout de suite vu que quelque chose n’allait pas. » Aux urgences pédiatriques, le diagnostic des médecins ne tarde pas à tomber : le nourrisson souffre d’une fracture déplacée de l’humérus droit. Elle présente aussi des hématomes sur la paupière, sur les bras et sur une fesse.
Une radio du squelette fait également apparaître une fracture de l’humérus gauche, plus ancienne celle-là. Pour les médecins, leur petite patiente présente tous les symptômes d’une enfant battue. Un signalement est fait au procureur de la République et la machine judiciaire se met en marche.
Tous les soupçons se portent vers la nourrice, qui est placée en garde à vue. Elle n’a aucune explication à cette fracture. Elle évoque un lavage de nez un peu musclé car la petite fille se débattait. Elle a dû la maintenir un peu fort, mais pas de quoi, selon les médecins, provoquer cette fracture. Il y a forcément eu autre chose. « Je ne lui ai fait aucun mal pendant qu’elle était chez moi », assure-t-elle, confortant ainsi l’idée de l’avocat des parents : « Je ne m’attends pas à des aveux car ces faits sont inavouables ».

Deux ans de prison avec sursis

Pour la défense, Me  Doumic n’a aucune certitude. « Il n’existe aucun élément prouvant qu’elle lui a fait mal. Il n’y a pas de violences volontaires, tout au plus une négligence grave et un manque de surveillance. » Les juges, eux, ont estimé que la nounou avait délibérément blessé cette petite fille.
Elle a été condamnée à deux ans de prison avec sursis, interdiction d’exercer toute activité en lien avec des enfants pendant cinq ans et devra indemniser la partie civile : 5 000 € pour le bébé et 1 500 € pour chacun des parents.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/une-nounou-condamnee-pour-avoir-maltraite-un-bebe-ia0b0n428242

Il deale de l'ecstasy pour payer ses impôts

Gaëtan, un jeune homme de 20 ans, chemise cintrée et look étudié, a été jugé récemment par le tribunal correctionnel de Toulouse, en comparution immédiate. Cet étudiant en comptabilité a trouvé un moyen peu ordinaire pour payer ses dettes à l'État : «J'ai revendu de l'ecstasy pour pouvoir payer mes impôts qui arrivaient à échéance.»
Le jeune homme a été pris en flagrant délit et arrêté par la police le 30 septembre sur le parking d'une boîte de nuit du Nord de Toulouse. Il était en pleine transaction avec un client dans une voiture. Ce fut sa première et sa dernière.

Un stock de 1 000 cachets

Le dealer amateur avait acheté un stock de comprimés sur ce même parking et espérait en tirer 1 000 euros. En perquisitionnant son studio d'étudiant, les policiers ont retrouvé une trentaine de comprimés d'ecstasy ainsi que du liquide. Le jeune homme, qui n'a pas le profil du délinquant d'habitude et qui n'est même pas consommateur, a laissé le procureur perplexe.
La défense, Me Godet, a été aussi surprise par la personnalité de son client : «Gaëtan roule dans une vieille voiture et habite dans un petit studio. Il n'a pas le profil d'un dealer.»
Le jeune homme, qui n'avait pas de casier judiciaire, a été condamné à une peine de 3 mois de prison avec sursis et devra payer, en plus de ses impôts, une amende de 500 euros au Trésor public.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/24/1978480-il-deale-de-l-ecstasy-pour-payer-ses-impots.html

jeudi 23 octobre 2014

L'employée pyromane du Leclerc condamnée à un an de prison

L'incendie en 2012 de son supermarché avait occasionné 4 millions d'euros de dégâts, deux nouvelles tentatives d'incendie avaient suivi: une employée du Leclerc d'Angerville (Essonne) a été condamnée jeudi à Évry à un an de prison ferme et deux ans avec sursis.
Quatre ans de prison, dont deux ferme, avaient été requis contre cette femme de 41 ans qui nie les faits, lors de l'audience le 16 octobre. "Les conséquences auraient pu être dramatiques", avait estimé le procureur lors de ses réquisitions. Cette femme avait été arrêtée après un départ de feu le 19 juillet dernier dans la réserve de son supermarché. Les gendarmes avaient alors établi un lien avec deux affaires remontant à 2012: un incendie qui avait totalement détruit la réserve du supermarché, puis une tentative d'incendie un mois plus tard, dans la nouvelle réserve du magasin.
L'employée avait rapidement avoué les trois faits en garde à vue, en multipliant les détails, expliquant avoir agi à cause de "la pression du travail", d'une mésentente avec son responsable et de "problèmes familiaux". Mais elle avait nié en bloc à l'audience. "J'ai donné des détails, c'est vrai. Je n'en reviens pas moi-même", avait-elle marmonné la voix chevrotante. "Mais je n'ai rien fait." "J'avais peur, c'était la première fois que j'étais en garde à vue", avait-elle répété.

Lors d'échanges avec le tribunal avant son procès, elle avait évoqué un complot de ses supérieurs hiérarchiques, destiné à se débarrasser d'elle, pour expliquer sa présence à la barre. Une audience civile, destinée à fixer d'éventuels dommages et intérêts, a été fixée au 12 février.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2014/10/23/l-employee-pyromane-du-leclerc-condamnee-un-de-prison-577056.html

Assises: Aurélien Jarrier et "l'absence totale de culpabilité"

Devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, les avocats des parties civiles ont décrit hier un "pédophile sans le moindre repentir". L’avocat général devait prononcer jeudi matin son réquisitoire.
« Aurélien Jarrier fait preuve d'une absence totale de culpabilité. En quatre ans d'incarcération, il n'a pas montré le moindre regret ou remords. En refusant à ses victimes de leur fournir des explications, en décidant de se taire au quatrième jour de procès, il leur a infligé une ultime marque de mépris », a plaidé mercredi après-midi Me Isabelle Silvano devant la cour d'assises des A.-M.
>> RELIRE. Procès Jarrier à Nice: les avocats des enfants commencent à plaider
Avec quatre autres robes noires, l'avocate porte la voix des 19 victimes présumées de Jarrier, dix-huit petits garçons et une fillette.
« Lors de l'enquête, indique-t-elle, l'accusé a adapté sa défense en fonction des éléments à charge qu'on lui présentait, il a uniquement reconnu ce qu'il ne pouvait plus nier ».
Son silence, « ultime pied de nez »
« Son fantasme, poursuit Me Sylvie Martin, c'est de prendre la place du père. De se dire : l'enfant est à moi et une fois drogué il est complètement soumis. Les mamans n'ont pas manqué de vigilance. Elles furent abusées par un manipulateur multipliant les ruses, se disant pédo-analyste, agissant sous un faux nom ».
« C'est un génie de la mise en confiance », reprend Me Sandrine Reboul.
>> RELIRE. Procès Jarrier à Nice: des petites victimes "traumatisées" par le pédophile
L'avocate, qui représente également l'association Enfance et partage, déplore les dysfonctionnements ayant permis sur la Côte d'Azur, la récidive de Jarrier, alors que celui-ci était en examen à Colmar pour des faits similaires.
« On ne l'a pas mis sous bracelet électronique, on n'a pas vérifié s'il respectait les obligations de son contrôle judiciaire, s'il s'abstenait notamment de fréquenter des mineurs ».
Pas plus que ses consœurs, Me Olivier Giraudo ne croit à sa volonté d'amendement. « Son droit au silence,lance-t-il aux jurés, est le dernier pied de nez à la souffrance de ses victimes ».
>> RELIRE. Assises à Nice: le silence de Jarrier choque les familles de victimes
Durant les plaidoiries, Jarrier a gardé la tête dans les mains. En matinée, le président Thierry Fusina a lu une de ses lettres, saisie à la maison d'arrêt de Grasse.
L'ambulancier de Golfe-Juan s'y plaint d'« être condamné à l'avance, notamment par les médias ». Il ajoute que des « enfants l'accusent à tort et qu'ils ne pourront pas ultérieurement se rétracter, sinon leurs parents seraient obligés de rembourser les dommages et intérêts alloués par la justice ».
Des parties civiles très solidaires
Ces dernières assertions scandalisent les familles. Ayant appris à se connaître depuis le début du procès, celles-ci s'entraident, se remontent le moral les unes les autres dans les moments difficiles.
Beaucoup craignent que Jarrier reste ancré dans ses déviances. « J'ai grandi avec lui et je le connais très bien. Hélas, il n'a pas changé », constate avec amertume Nicolas, victime présumée. « Il a le même regard, le même sourire ».
>> RELIRE. Procès Jarrier: comment une mère a "démasqué" le pédophile sur la Côte d'Azur
L'avocat général Philippe Vique devait prononcer jeudi matin son réquisitoire. Devaient suivre les plaidoiries des trois avocats de la défense.
Vendredi matin, Aurélien Jarrier aura la parole en dernier (continuera-t-il à se taire ou se lancera-t-il dans un monologue?) 
Les jurés devraient ensuite délibérer une partie de la journée avant de rendre leur verdict en soirée.

http://www.nicematin.com/nice/assises-aurelien-jarrier-et-labsence-totale-de-culpabilite.1955149.html

mercredi 22 octobre 2014

Marseille: Le juge Michel, assassiné il y a 33 ans, est devenu une icône

Un film et deux livres coup sur coup. Le juge d’instruction Pierre Michel, assassiné le 21 octobre 1981 sur le boulevard Michelet (8e), se retrouve aujourd’hui au centre d’une fiction et de deux enquêtes.
>> Qui est le juge Michel?
La première est signée du réalisateur marseillais Cédric Jimenez. Tourné en partie à Marseille en août 2013, le film «La French» sortira en salles le 3 décembre avec Jean Dujardin dans le rôle de Pierre Michel, et Gilles Lellouche dans celui du truand Gaëtan Zampa.

Surnommé le « shérif »

De leur côté, les journalistes Eric Pelletier et Jean-Marc Pontaut publient ce jeudi leur livre Qui a tué le juge Michel? L’ouvrage, à mi-chemin entre le polar et le documentaire, se présente comme «le portrait d’un homme», le «roman d’une ville» et la «chronique d’une époque».
Enfin, Thierry Colombié, docteur en sciences économiques et spécialiste du crime organisé, sort le 30 octobre sa propre «contre-enquête sur l’assassinat d’un incorruptible» intitulée La mort du juge Michel.
Grâce à des témoignages d’anciens voyous notamment, l’auteur revient sur les circonstances de l’assassinat et l’interpellation des auteurs, François Checchi et Charles Altiéri, et des commanditaires, François Girard et Homère Philippi. Trente-trois ans après sa mort, le magistrat est ainsi devenu un héros de la lutte antimafia, au même titre que le juge Giovanni Falcone en Italie, assassiné en 1992.
Celui qui, à l’époque, était surnommé le «shérif» est aujourd’hui «le symbole de la lutte contre le grand banditisme et le sang versé contre le crime organisé, confirme Thierry Colombié. Il reste de lui l’image d’un incorruptible, quelqu’un qui n’a pas cédé à la tentation.»
http://www.20minutes.fr/marseille/1466251-20141022-marseille-juge-michel-assassine-33-ans-devenue-icone

Affaire Pastor: l'avocat de Janowski demande l'annulation de la procédure

Me Erick Campana, le bâtonnier de Marseille, avocat de Wojciech Janowski, mis en examen en juin pour complicité dans les assassinats d'Hélène Pastor et de son chauffeur, demande l'annulation de la procédure.
Il estime que la garde à vue de son client dans les locaux de la PJ de Nice, est entachée d'irrégularités.Il déplore entre autres l'absence d'avocat, d'interprète et d'explication sur le cadre légal qui justifiait l'audition de M. Janowski.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence doit examinée la requête. La défense espère la nullité de l'intégralité de la garde à vue et de tous les actes qui en découlent, notamment la mise en examen de l'ancien consul honoraire de Pologne à Monaco. Wojciech Janowski avait reconnu être le commanditaire du double meurtre avant de se rétracter.
Me Campana conteste également les propos d'un ami de Wojciech Janowski, tenus dans une interview parue le 12 octobre dans Nice-Matin. "Cet article mentionne que j'aurais persuadé M. Janowski de ce qu'il allait bientôto sortir pour vice de procédure, ce qui entraînerait un coût au tire d'hononoraires et de réglement de caution. Outre qu'une telle affirmation est dénuée de sens (une annulation de procédure ne pouvant être conditonnée au versement d'une caution), elle est tout à fait inexacte."


http://www.nicematin.com/monaco/affaire-pastor-lavocat-de-janowski-demande-lannulation-de-la-procedure.1953810.html

Une policière tabassée à sa sortie de boîte de nuit

«Je me suis emporté car elle m'a provoqué. Elle a abusé de sa fonction pour m'agresser.»
Christopher, un jeune homme de 25 ans, a été déféré lundi devant le tribunal correctionnel de Toulouse en comparution immédiate. L'homme a donné des coups de poing au visage d'une jeune adjointe de sécurité à la PAF (police de l'air et des frontières) qui était en civil. L'agression a eu lieu sur le parking d'une boîte de nuit le 13 octobre vers 5 h 30 du matin. Motif : une réflexion faite par la jeune femme sur la gent masculine. «Il m'a dit qu'il me connaissait et qu'il savait que j'étais dans la police», a précisé la victime. «Il s'est jeté sur moi et m'a donné plusieurs coups au visage.» Pour Me Boguet, l'avocat de la partie civile, Christopher s'en est pris à la jeune femme à cause de son appartenance à la police. Un argument rejeté par Me Gay pour la défense. Le parquet a requis une peine de 2 ans d'emprisonnement. Le jeune homme, qui est agent de sécurité en boîte de nuit, avait déjà été condamné pour des faits de violences.
Il a été condamné lundi à 6 mois de prison.
http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=35692&WS=291720_2501986&WA=7038

mardi 21 octobre 2014

Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison ferme

Le champion sud-africain Oscar Pistorius a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie, Reeva Steenkamp, en février 2013. Il avait été reconnu coupable "d'homicide involontaire" le mois dernier.
Oscar Pistorius a été condamné à cinq ans de prison ferme. Le champion paralympique sud-africain avait été reconnu coupable "homicide involontaire" sur sa petite amie, Reeva Steenkamp. Il a tiré à plusieurs reprises à travers la porte de la salle de bain, au soir de la Saint-Valentin 2013. Il a toujours assuré avoir cru qu'il s'agissait d'un voleur. La famille de la jeune mannequin assure au contraire qu'il a agi volontairement, au cours d'une dispute.  
"La décision est la mienne, et uniquement la mienne", a déclaré la juge Thokozile Masipa, en ouvrant la session. En Afrique du Sud, il n'y a pas de jury populaire, et le magistrat est seul responsable de la peine.  
Avant d'annoncer son jugement, la magistrate a rapidement évoqué les arguements de la défense et de l'accusation. Le procureur avait requis dix ans de prison ferme contre le champion d'athlétisme de 27 ans. La défense, mettant en avant son handicap - il est amputé des deux jambes - demande une peine d'arrêts domiciliaires assortie d'un travail d'intérêt général. La juge a estimé au cours de l'audience qu'une peine d'intérêt général "ne serait pas approprié", étant donné que Pistorius a tiré quatre balles contre la porte. .
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/oscar-pistorius-condamne-a-cinq-ans-de-prison-ferme_1613793.html#V8fAp52qmtG4g0wi.99
 

Mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois: le procès des deux policiers aura lieu en mars

On attendait un procès d'ici la fin 2014. C'est finalement du 16 au 20 mars 2015 qu'aura lieu le procès des deux policiers poursuivis pour la de deux adolescents électrocutés dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en octobre 2005, a indiqué lundi le procureur de la République de Rennes, Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Rennes (Ille-et-Vilaine), près de dix ans après la mort de Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans. Le drame avait déclenché trois semaines d'émeutes dans les banlieues. Quelque 274 communes avaient été touchées. Le gouvernement avait dû décréter l'état d'urgence.

Le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, un riverain signale à la police une tentative de sur une baraque du chantier au commissariat de Livry-Gargan. La police nationale se lance alors à la poursuite de plusieurs jeunes individus. Bouna Traoré (15 ans), Zyed Benna (17 ans), et Muhittin Altun (17 ans), se cachent dans un transformateur EDF. Les deux premiers meurent électrocutés, le troisième, grièvement blessé, s'en sort. L'information se répand rapidement dans Clichy, où des groupes d'individus, en colère contre la police, s'attaquent le soir même aux forces de l'ordre et aux sapeurs-pompiers de Paris.

«S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau»

Depuis le début de l'affaire, une phrase, prononcée par l'un des policiers lors des échanges radio le soir des faits, est au cœur des débats : «S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau.» Deux policiers, l'un présent sur place et l'autre était stagiaire au standard du commissariat de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), sont mis en examen début 2007 suite à la plainte des parents des deux jeunes. On leur reproche alors de ne pas avoir porté assistance aux adolescents.

 Les parties civiles estiment que les policiers savaient que les adolescents s'étaient réfugiés sur le site EDF, et avaient négligé de les prévenir qu'ils couraient un danger de mort. Mais la défense soutient que les policiers étaient «convaincus» que les adolescents ne s'y trouvaient pas.

Un rapport de l'IGPN pointe en 2009 la «légèreté» de ces deux agents mais ne demande pas leur suspension. En octobre 2010, les deux policiers sont renvoyés en correctionnelle. Le parquet, convaincu de la bonne foi des policiers, fait appel de ce renvoi et obtient gain de cause en avril 2011 : la cour d'appel accorde un non-lieu.

Les familles se pourvoient en Cassation : le dossier est alors rouvert devant la cour d'appel de Rennes. Elle avait estimé l'an dernier que pouvaient être poursuivis «le gardien de la paix qui a vu courir les deux adolescents en direction du transformateur», et «sa collègue qui tenait le standard du commissariat, qui a entendu le message radio». Aucune charge n'avait été retenue contre les autres policiers dont la mise en examen avait été demandée par les parties civiles. La cour d'appel a finalement renvoyé l'affaire en correctionnelle en septembre 2013.
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/mort-de-zyed-et-bouna-a-clichy-sous-bois-le-proces-des-deux-policiers-aura-lieu-en-mars-20-10-2014-4228351.php

Afrique du Sud : Oscar Pistorius saura ce mardi s'il va en prison

A près sept mois d'un procès fleuve qui a passionné l'Afrique du Sud et le monde, Oscar Pistorius, le champion paralympique reconnu coupable d'avoir tué sa petite amie en 2013, saura mardi 21 octobre s'il est condamné à la prison, et pour combien de temps.
Après sept mois d'un procès fleuve qui a passionné l'Afrique du Sud et le monde, Oscar Pistorius, le champion paralympique reconnu coupable d'avoir tué sa petite amie en 2013, saura mardi 21 octobre s'il est condamné à la prison, et pour combien de temps. La juge Thokozile Masipa, qui a retenu contre le jeune homme de 27 ans l'accusation "d'homicide involontaire", suivra-t-elle l'accusation, qui réclame 10 ans de prison, ou la défense, qui plaide pour une peine de substitution, sous forme d'un travail d'intérêt général ?
Durant la dernière semaine d'audience, du 13 au 17 octobre, elle n'a comme à son habitude rien laissé paraître de ses intentions. Face aux caméras qui ont retransmis intégralement et en direct ce procès hors-norme depuis le mois de mars, face aux centaines de journalistes du monde entier qui ont couvert cette saga judiciaire, la magistrate est restée impénétrable.
http://www.midilibre.fr//2014/10/20/afrique-du-sud-oscar-pistorius-saura-ce-mardi-s-il-va-en-prison,1068633.php