mardi 25 novembre 2014

Tuerie collective à Millau : réquisitoire ce mardi

A près le scandale du covoiturage, le procès des 18 accusés a repris lundi avec les plaidoiries des parties civiles.
"Ce procès-fleuve ne fut pas un long fleuve tranquille. Mais ce bateau va finalement arriver à bon port." Lundi soir, Me Henri Aimonetti, partie civile, a dressé en deux phrases un constat presque banal : sauf nouveau coup de théâtre, l'affaire de la tuerie de Millau, jugée depuis huit semaines, approche de son dernier acte. Oublié, le scandale du “Blablagate” qui a fait vaciller l'audience, la semaine dernière. Dépassés, les incidents entre accusés, les arrestations à la barre, les menaces proférées depuis le box. L'heure est désormais aux plaidoiries et au défi de devoir résumer en quelques instants des centaines d'heures de débats, face à des jurés qui luttent contre la saturation.

Ils ont récolté à Millau "une haine généralisée" 

Cette tâche, Me Lucie Creyssels s'y essaie pour la première fois en cour d'assises. Elle est partie civile pour deux des Antillais, Garvin Madar et Johny Jeanfort, qui "avaient toujours vécu à Saint-Martin, une île qui fait rêver, mais où l'insécurité et la criminalité sont un problème majeur". Elle le rappelle : ils voulaient changer de vie, trouver un travail pour aider leur famille. Ils ont récolté à Millau "une haine généralisée et une jalousie stupide. Ne vous trompez pas de victime. Leur soi-disante attitude belliqueuse se résume à porter des pantalons trop bas et à écouter de la musique trop fort." Et elle insiste sur les accusés et leur "lâcheté qui n'a jamais cédé pendant toutes ces semaines, même face à l'exigence de vérité".

Le désespoir de la mère de Jean-Ronald

Me Aimonetti l'avoue : ce n'est que sa seconde plaidoirie d'assises, "en trente ans de carrière". Il évoque "une pauvre femme, la mère de Jean-Ronald, qui portait dans ses yeux toute la misère du monde. J'y ai lu un tel désespoir..." De Jean-Ronald, qu'il représente ici à travers elle, il ne dit pas grand-chose : "Son gamin qui avait 20 ans était particulièrement tranquille." Il passe ensuite plus de deux heures à détailler les charges pesant sur chacun des dix-huit accusés. Les jurés fatiguent, il est bientôt 22 h, son confrère Me Rainero attend encore son tour, et dès ce mardi matin, les deux avocats généraux vont répéter ces éléments dans leur réquisitoire.
http://www.midilibre.fr//2014/11/25/tuerie-collective-a-millau-requisitoire-ce-mardi,1087385.php

Rennes : la justice refuse la restitution à son père biologique d'un enfant né sous X

La Cour d'appel de Rennes a refusé mardi la restitution à son père biologique d'un garçonnet né sous X il y a 18 mois et confié depuis à une famille en vue de son adoption, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
La cour d'appel est allée à l'encontre des réquisitions de l'avocat général qui avait demandé, comme l'avait décidé le tribunal de grande instance de Nantes en avril, la remise de l'enfant à son père Yoan Delorme, 29 ans. Ce dernier réclamait sa garde après l'abandon de l'enfant par la mère biologique.
La cour d'appel "rejette la demande de M. Delorme tendant à lui restituer l'enfant (...) né le 30 avril 2013 à Saint-Nazaire", indique la cour dans le communiqué.
Celle-ci rejette par ailleurs "la demande subsidiaire de M. Delorme tendant à se voir accorder un droit de visite".
En première instance, en avril, le tribunal de grande instance de Nantes avait ordonné la remise de l'enfant à son père, qui réside dans la banlieue nantaise. Et le 13 octobre, l'avocat général avait requis la confirmation de ce jugement.
Le conseil général de Loire-Atlantique et le parquet avaient interjeté appel au nom de l'intérêt de l'enfant, déjà "stabilisé" dans sa famille adoptante.
Quand son fils était né, fin avril 2013, Yoan Delorme était incarcéré dans un centre pénitentiaire depuis 2011. Séparé de son ancienne compagne, avec laquelle il n'était plus en contact depuis la fin du premier trimestre de grossesse, il avait appris que celle-ci avait abandonné son fils, avait-il raconté à l'AFP.

Nancy : le crâne fracassé par un pavé de 2,3 kg

Surdité de l’oreille droite, acouphènes, céphalées récurrentes, un bras gauche insensible, une main qui ne répond plus, la crainte d’une infection, d’un AVC… Ou le quotidien de Romain Lacour, gardien de la paix à la CRS 39 de Jarville, depuis son agression, en 2011, à proximité de la gare de Noisiel, en Seine-et-Marne.
La faute à ce pavé autobloquant de 2,3 kg tombé du ciel. Balancé du toit-terrasse d’un immeuble d’une vingtaine de mètres, le projectile lui explosait une partie de la boîte crânienne. C’était le 2 mars 2011, à 18 h, alors que le policier jarvillois et 13 autres de ses collègues étaient en patrouille de sécurisation dans le secteur. Un guet-apens tendu au cœur de la cité qui a failli lui coûter la vie et l’a coupé à jamais du terrain, de l’action.
Père d’une petite fille alors âgée de 3 ans, le gardien de la paix s’effondrait dans une mare de sang, inconscient. La partie droite du crâne en morceaux. Héliporté vers l’hôpital de la Pitié-Salpétrière avec un pronostic vital engagé, ce marathonien accompli (2 h 54 mn) va survivre. Au prix d’une longue intervention chirurgicale menée par un médecin syrien. Le même médecin qui en 2012, l’opérera une 2e fois pour une crânioplastie et la pose d’une prothèse à base de corail qui désormais, remplace l’os crânien qu’il n’a plus.
ADN sur la pierre
Trois ans après le drame, le procès des « canardeurs » présumés interpellés par le SRPJ de Versailles, s’ouvre aujourd’hui et ce, jusqu’au 1er décembre, devant la cour d’assises de Melun. Trois jeunes âgés de 21 à 22 ans au moment des faits et initialement mis en examen pour « tentative d’homicide, en bande organisée, sur personne dépositaire de l’autorité publique », avaient été interpellés. Les poursuites ont été requalifiées « en violences volontaires aggravées, avec arme, en bande organisée, ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours ». L’instruction n’avait en effet pas établi une volonté de tuer un ou plusieurs fonctionnaires de police.
Younes Bellahcen et Thomy N’Gangu, deux des trois accusés poursuivis pour complicité, ont été libérés sous contrôle judiciaire, en juillet et septembre 2012. Le 3e , Mohamed Diakité, un habitant de Noisiel suspecté d’avoir lancé le pavé (son ADN a été retrouvé sur la pierre) est toujours en détention provisoire. « J’avais déjà assuré la sécurité sur des procès d’assises mais là, je me retrouve au cœur… », observe Romain Lacour « très anxieux à l’idée de devoir revivre l’agression une deuxième fois ».

http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2014/11/24/le-crane-fracasse-par-un-pave-de-2-3-kg

lundi 24 novembre 2014

Prothèses mammaires PIP : la justice va faire tester le gel frauduleux sur des souris

La juge d’instruction qui travaille sur le scandale des prothèses mammaires PIP a obtenu l’autorisation de faire tester le gel frauduleux sur 10 souris de laboratoire. Ces tests qui coûtent « un million d’euros » devraient permettre de prouver la dangerosité du produit, d'après une information de RTL.
Annaïck Le Goff, la juge chargée de l’instruction ouverte pour blessures et homicides involontaires dans l’affaire des prothèses PIP, va faire tester le gel frauduleux sur des souris au début de l’année 2015. Elle vient d’obtenir le budget nécessaire pour faire cette étude scientifique. Un budget d’un million d’euros jugé « exorbitant » par l’avocat Me Philippe Courtois, qui défend un peu plus de 2.700 femmes parties civiles dans ce dossier. Selon lui, cette somme aurait été plus utile pour indemniser les victimes. Il craint également que ces tests retardent la fin de l’instruction, avec peut-être des demandes de contre-expertise.
L'entreprise varoise Poly Implant Prothèse (PIP), dirigée par Jean-Claude Mas, remplissait les prothèses mammaires qu'elle produisait avec un gel de silicone "maison" en lieu et place du gel certifié Nusil et avait mis en place un système pour déjouer les contrôles. Les principaux dirigeants, dont Jean-Claude Mas, ont été condamnés en première instance dans un autre volet de l'affaire pour tromperie aggravée et escroquerie. Si le dirigeant a avoué utiliser un gel "maison", il a toutefois toujours nié sa nocivité.
http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=37773&WS=291720_2501986&WA=7657

Un pavé de 2,3 kg jeté sur un CRS conduit trois hommes aux assises

Mars 2011. Les arbres sont encore bourgeonnants et la vue depuis le toit des immeubles du quartier de la gare RER de Noisiel est dégagée. Entre les branches, lorsqu'on se penche au-dessus de la rambarde de sécurité, on distingue dix-neuf mètres en contrebas une quinzaine de CRS et leurs trois fourgons. Trois jeunes, pavés et bouteille de rhum à la main, sont juchés là et, une dizaine de minutes durant, guettent leur cible.

En tout, deux pavés et la bouteille sont jetés. Ni émeute urbaine, ni interpellation musclée qui dérape, ce sont des contrôles d'identité de routine, dans la quiétude de cette ville-dortoir de grande banlieue parisienne, que ce "caillassage" interrompt brutalement. Un CRS de 33 ans, qui venait de sortir de son fourgon, est touché: un pavé de 2,3 kilos lui brise les os du crâne. Il sera maintenu pendant deux semaines dans un coma artificiel.

Quatre ans plus tard, il garde une infirmité permanente. Une partie de son corps est paralysée et "sa vie a basculé après cette agression soudaine et gratuite", explique son avocate Cathy Richard.  Pendant sa convalescence, l'enquête progresse. Les agresseurs semblent n'avoir pris aucune précaution, laissant leur ADN sur les pavés et la bouteille, fuyant sans échapper à l'oeil des voisins, qui les reconnaîtront sur un portrait robot. Moins d'un mois après les faits, les suspects, des jeunes qui étaient "régulièrement contrôlés" par la police, sont arrêtés. Ils avouent en garde à vue, racontant avoir décidé de "caillasser" les CRS qui depuis quelques jours s'étaient installés dans leur quartier. Une porte donnant accès à un premier toit leur ayant résisté, ils se sont rabattus sur un deuxième, forçant un hublot pour se hisser en haut de l'immeuble. Dans leur cellule placée à leur insu sur écoute, ces trois jeunes, dont l'un n'est pourtant pas un novice, condamné plusieurs fois pour des violences, se laissent aller à d'imprudentes confidences. "Moi, je suis content parce qu'on a touché un CRS, ces fils de pute, ils ne respectent rien", pérore notamment le jeune homme qui a reconnu avoir lancé les pavés. Principal accusé, il risque dix ans de prison. Les faits et gestes de ses complices présumés devraient être âprement discutés. L'un n'aurait lancé qu'une bouteille sans faire de dégâts. Il assure n'avoir voulu viser que les véhicules de police. "Peut-on considérer que l'on est complice lorsqu'on a simplement lancé un objet qui n'a touché personne?", interroge son avocat Steeve Ruben. Le troisième dit s'être contenté d'accompagner ses amis, la bouteille de rhum à la main. Il affirme être resté en retrait, à fumer une cigarette, pendant les faits. Leurs avocats chercheront certainement à remettre en cause l'accusation de violence "en bande organisée", qui leur vaut de passer aux assises. Le verdict est attendu le 1er décembre.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2014/11/24/un-pave-de-23-kg-jete-sur-un-crs-conduit-trois-hommes-aux-assises-598978.html

Grand-mère découpée: le cannibale niçois jugé irresponsable

Il avait tué sa grand-mère en 2013, l’avait découpée en morceaux avant de se livrer à des actes de cannibalisme.Cédric A. restera interné et ne sera pas jugé
Il souffrait certes d'une maladie psychiatrique mais rien ne laissait imaginer le délire criminel de Cédric A., un Niçois de 39 ans, accusé d'avoir sauvagement tué sa grand-mère de 94 ans, avant de la découper en morceaux et de se livrer à des actes de cannibalisme.
C'était dans la nuit du 22 au 23 mai 2013 dans une villa, avenue Corniche-Bellevue, dans le quartier Saint-Pierre-de Féric, sur les hauteurs de Nice.
Le 23 au matin, sa mère était venue lui rendre visite. Devant les propos incohérents de son fils et l'étrange absence de la grand-mère, la mère s'inquiète et appelle la police.
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Charlotte, impotente, n'est pas dans son lit. Elle est introuvable. Cédric désigne alors un monticule de terre fraîchement remuée avec, dessus, un cœur dessiné avec des pierres.
Une victime démembrée
« J'ai mangé des morceaux de son corps », confie Cédric aux policiers venus l'interpeller. Les policiers ne sont pas au bout de leurs surprises. Dans le réfrigérateur, il découvre des membres du corps de la grand-mère. Les actes de cannibalisme seront confirmés lors de l'instruction.
Aussitôt interné à l'hôpital Sainte-Marie, Cédric peut-il dès lors répondre de son crime devant une cour d'assises une fois l'enquête terminée ?
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, aidée par un collège d'experts (psychiatres et psychologues), vient de répondre non en déclarant Cédric irresponsable.
Les magistrats ont retenu la notion « d'abolition du discernement », et déclarent que cet homme ne peut être jugé pour ses crimes, si effroyables soient-ils. De facto, il ne peut être condamné devant une juridiction pénale. Il est néanmoins interné.
>>LIRE AUSSI.
Diagnostiqué schizophrène, Cédric A. sera gardé dans un établissement psychiatrique où il sera l'objet d'un suivi médical et non dans une prison.
Une décision saluée par Me Christian Di Pinto, l'avocat de la mère de Cédric, partie civile : « Cette maman est dans une situation impossible. Elle a perdu sa mère à cause de son propre fils. Néanmoins, elle demandait surtout à ce que Cédric soit soigné et ce sera le cas. »
Me Eric Scalabrin, défenseur de ce singulier client, se félicite également de cette décision : « L'un des experts était nuancé et considérait que le mis en examen pouvait partiellement contrôler ses actes. Notamment parce qu'il avait nettoyé la scène du crime en se débarrassant de linges souillés. Mais les autres experts pensent le contraire et ils sont catégoriques : Cédric vit dans une autre réalité, dans son monde à lui qui est complètement irrationnel. Ce sont des forces extérieures qui l'ont poussé à agir ainsi

http://www.nicematin.com/nice/grand-mere-decoupee-le-cannibale-nicois-juge-irresponsable.1996582.html

LOIRE. Il a aidé sa femme à mourir : Jean Mercier devant la justice

Le 10 novembre 2011, à Saint-Étienne, Jean Mercier avait posé des cachets dans la main de son épouse et lui avait apporté un verre d’eau. Âgé aujourd’hui de 86 ans, il comparaitra, ce mardi 25 novembre, devant la justice.
Pour les faits d’homicide volontaire, Jean Mercier a déjà obtenu un non-lieu prononcé par le juge d’instruction.

http://www.leprogres.fr/loire/2014/11/23/il-a-aide-sa-femme-a-mourir-jean-mercier-devant-la-justice

dimanche 23 novembre 2014

Garorock : les gendarmes n'étaient pas clients des dealers

Le tribunal avait à juger quatre dealers qui avaient profité, en juin dernier, du festival Garorock de Marmande pour vendre de la drogue. C'était compter sans les gendarmes.
Le Festival Garorock, qui, comme son nom l'indique, fait la part belle au rock, attire non seulement les festivaliers – ils étaient près de 65 000 pour l'année 2014 – mais aussi ceux qui veulent faire planer les participants autrement qu'avec la musique.
Quatre de ces vendeurs de substances dites illicites n'ont pas pu profiter, fin juin 2014, des bénéfices de leur commerce qu'ils avaient pourtant espéré fructueux. C'était compter sans les gendarmes qui veillaient, en civil, sur le bon déroulement de l'événement. Surveillant discrètement certains individus au comportement louche, ils appréhendaient rapidement quelques détenteurs-revendeurs de cannabis, ecstasy ou autres produits dérivés.

Argent facile

La première à comparaître devant le tribunal correctionnel d'Agen, hier, une jeune fille de 23 ans, ne niait rien. Difficile d'ailleurs d'expliquer pourquoi elle aurait eu plusieurs sachets d'herbe et de l'ecstasy dans son soutien-gorge, si ce n'est pour en revendre.
Au président qui lui demandait pourquoi elle venait de Toulouse pour faire son petit trafic elle répondait «Je voulais me faire un peu de sous facilement. C'est un endroit festif et ce sont des produits de fête».
Elle avouait consommer de la drogue depuis l'âge de 13 ans car, explique-t-elle, «j'avais une vie assez difficile et au collège on découvre la marijuana». Elle tente de s'en sortir «petit à petit» avec l'aide d'une psychologue.
«Il s'agit pour la justice de l'accompagner dans ses démarches» concède le procureur qui remarque malgré tout qu'il «ne faut pas se fier aux apparences», faisant référence à celle de la jeune fille «propre sur elle» qui «sort des clichés alors qu'elle est dans la drogue». Il requiert trois mois de prison avec sursis et l'accomplissement d'un travail d'intérêt général de 70 heures sur 18 mois, ainsi qu'une obligation de soins.

Des peines avec sursis

Trois autres prévenus étaient jugés, dont deux en leur absence. L'un d'eux n'avait pas trouvé mieux que d'aller proposer des buvards de LDS aux gendarmes en civil qui patrouillaient. Mais, surprise, les buvards s'avéraient imprégnés de sucre et non de LSD. Le «très peu perspicace» revendeur s'était plaint d'avoir «été odieusement trompé» par ses fournisseurs.
Rien de nouveau pour les autres affaires. Ils étaient revendeurs de tête, de résine ou de fleurs de cannabis, car «dans le cannabis tout est bon comme dans le cochon», ainsi que le chuchotera quelqu'un dans la salle. Ils écopèrent de peines avec sursis allant de 3 à 5 mois ou de travaux d'intérêt général et les scellés, drogues ou numéraires, furent confisqués, pour frapper là où ça fait mal.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/23/1997182-garorock-les-gendarmes-n-etaient-pas-clients-des-dealers.html

La «vache sauvage», l'agriculteur et le policier

Abandonnée, oubliée… sans soin ni nourriture, la vache qui tentait de survivre dans une exploitation de Gourdon avait été euthanasiée en février 2014.
L'affaire aurait pu s'arrêter là si des soupçons de maltraitance ne pesaient pas sur l'ancien exploitant de cet établissement agricole. Celui-ci, âgé de 66 ans, comparaissait vendredi à la barre du tribunal correctionnel de Cahors.
«C'est un policier municipal qui a donné l'alerte en découvrant cette vache agonisant. L'animal ne pouvait pas être sauvé. Les services vétérinaires n'avaient pas d'autre solution que l'euthanasie. Comment en êtes-vous arrivé à une telle situation ?», demande la présidente au prévenu. «La vache était sauvage et inapprochable. Je n'étais plus exploitant agricole. J'avais pris ma retraite. Ma femme est décédée. C'est elle qui s'occupait de l'exploitation», se défend-il dans un premier temps. «L'exploitation était toujours déclarée pourtant après le décès de votre épouse», rétorque la présidente. «Oui, mais sans aucune activité. L'exploitation sera reprise par mon fils le 1er janvier 2015», justifie le sexagénaire.
Devant cet imbroglio, François Faugère, l'avocat du prévenu, a pris le taureau par les cornes et demandé le renvoi de l'affaire. Requête acceptée.
Ce dossier sera jugé le 20 février 2015. Cela ne ramènera pas la vache à la vie, mais un complément d'enquête permettra de déterminer la responsabilité précise de l'exploitant retraité

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/23/1996963-la-vache-sauvage-l-agriculteur-et-le-policier.html

samedi 22 novembre 2014

Quinze ans de prison pour avoir tenté d’assassiner son rival amoureux

LAON (02). Murat Yildirim a été condamné hier par la cour d’assises de l’Aisne pour une tentative d’assassinat à Chauny en juillet 2012.
Au cours des trois jours de débats, il a beaucoup été question d’amour, de vengeance et d’honneur. Ces sentiments forts peuvent sembler vagues, difficiles à mesurer. Cette fois, ils sont omniprésents dans la communauté kurde de Turquie à laquelle appartiennent tous les acteurs de ce drame. Lequel est survenu le 13 juillet 2012, vers 6 heures, à Chauny. Murat Yildirim tend un guet-apens à un membre de la famille de son rival amoureux, qu’il considère comme le responsable de son infortune. La rixe s’achève dans le sang. « L’excuse culturelle n’est pas une circonstance atténuante », souligne Lucile Charbonnier, avocate générale.

« Je regrette profondément d’en être arrivé là »

Pour une fois, aucun dédommagement financier n’est sollicité par la victime qui a d’ailleurs décidé de retirer sa plainte jeudi. « Pour mon client, c’est de l’argent sale », souligne Me  Miel, avocat de la partie civile. Il assiste pourtant un homme qui a failli mourir égorgé.
La victime a reçu ainsi plus d’une dizaine de coups de couteau, dont un à la gorge. Les blessures entraînent 46 centimètres de points de suture. « La peine de mort n’existe plus depuis 1981. Sauf pour la victime. L’accusé a joué trois rôles, l’enquêteur, le juge et le bourreau. Il ne peut pas se réfugier derrière un mobile politique, encore moins passionnel. Il ne s’est pas attaqué à un prétendant mais à un parent de celui-ci », s’indigne Me  Miel.
Mme Charbonnier, représentant la société, requiert une peine « qui ne peut être inférieure à quinze ans » avec une interdiction définitive du territoire français. « Il n’y a pas de contestation possible sur la préméditation », estime-t-elle. Évidemment, cela ne remporte pas l’adhésion de l’avocat de la défense, Me  Bouchaillou. « Pour moi, ce sont des violences volontaires avec circonstances aggravantes. L’ombre d’un doute doit profiter à l’accusé. Il a voulu faire mal, corriger, donner une leçon », insiste-t-il.
Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Murat Yildirim s’excuse : « Je regrette profondément d’en être arrivé là. »
Il est condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour la tentative d’assassinat. Cette peine est assortie d’un suivi sociojudiciaire de cinq ans et d’une interdiction de demeurer dans l’Aisne. Mais à l’issue de cette peine, rien n’empêche l’accusé de s’installer ailleurs, en France. Il n’y aura pas d’appel.

http://www.lunion.com/region/quinze-ans-de-prison-pour-avoir-tente-d-assassiner-son-ia3b26n444044

Adoma: le procès en appel de Rémi Kukulinski débute ce mardi 25 novembre

L'incendie du foyer Adoma de la Fontaine-d'Ouche à Dijon est, une nouvelle fois, examiné par la justice. Quatre ans après le drame, le procès en appel de l'un des deux incendiaires s'ouvre, ce mardi 25 novembre, à Chaumont. Seul Rémi Kukulinski sera dans le box des accusés.

Décembre 2013, Nicolas Dos Reis et Rémi Kukulinski sont reconnus coupables et condamnés à quinze ans de réclusion dont une peine de dix ans de sûreté pour l'incendie du foyer Adoma de Dijon. Incendie qui avait coûté la vie à sept personnes et blessé des dizaines d'autres. Un an après le verdict rendu par les assises de Côte-d'Or, le procès en appel va s'ouvrir à Chaumont ce mardi 25 novembre. Mais il n'y aura plus qu'un des deux protagonistes sur le banc des accusés.

En effet, seul Rémi Kukulinski a décidé de faire appel. Ce dernier estime que la peine prononcée en première instance est trop lourde étant donné qu'il n'avait nullement imaginé ou eu l'intention de tuer quiconque au moment de la mise à feu de la poubelle à l'origine du drame. De son côté, Nicolas Dos Reis n'a pas fait appel. Au cours de ce nouveau procès, il sera donc entendu comme témoin.

De nouvelles journées longues et douloureuses d'audience attendent les victimes. Certaines parties civiles témoigneront à nouveau. D'autres ne se déplaceront pas à la barre par épuisement ou par besoin de tourner la page. Pour elle, ce procès est  "tronqué" puisque Nicolas Dos Reis en tant que témoin n'assistera pas à tous les débats. Le verdict pourrait tomber le 8 décembre prochain.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/11/22/adoma-le-proces-en-appel-de-remi-kukulinski-debute-ce-mardi-25-novembre-597534.html

Haute-Loire. Crime de Saint-Victor-Malescours : Saber Sghaier condamné à 25 ans de réclusion criminelle

Après plus de cinq heures de délibéré, Saber Sghaier est reconnu coupable, vendredi soir, de meurtre en état de récidive légale. Le Stéphanois de 30 ans est condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de quinze ans.
La cour a également prononcé la peine complémentaire de cinq années de privation des droits civiques, civils et de famille.

Accusé de meurtre dans l’affaire du cadavre retrouvé calciné à Saint-Victor-Malescours le 19 septembre 2011, Saber Sghaier n'a pas convaincu de son innocence.

Son avocat lyonnais a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2014/11/21/crime-de-saint-victor-malescours-saber-sghaier-condamne-a-25-ans-de-reclusion-criminelle

vendredi 21 novembre 2014

Meurtre de Léa: Seureau condamné à la perpétuité

Gérald Seureau a été condamné aujourd'hui par la cour d'assises de l'Hérault à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre d'une lycéenne de 17 ans le 1er janvier 2011 à Montpellier.

La peine a été assortie d'une période de sûreté de 20 ans, contre 22 ans requis par l'avocat général, qui avait également demandé la perpétuité. Gérald Seureau n'a pas bronché à l'énoncé du verdict, a constaté un journaliste de l'AFP.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/21/97001-20141121FILWWW00388-viol-et-meurtre-d-une-lyceenne-a-montpellier-seureau-condamne-a-la-perpetuite.php

Douze ans de prison pour le sniper de l'Alta Rocca, à Aubagne

Maurice Wes, l'accusé, et Joël Damarre, la principale victime du "sniper" de l'Alta Rocca, le 18 juillet 2011 à Aubagne, ont un point commun : ils sont tous les deux boxeurs. "Si ce sont des gentils garçons, l'un était 'bagarreur' ou 'puncheur', l'autre, 'styliste'", note le responsable d'une salle de boxe où les deux hommes s'étaient entraînés à des périodes différentes. "On a face à face d'anciens boxeurs de haut niveau. C'est étrange comme histoire...", lâche, songeur, le président Vogt.
Cette nuit-là, lorsque Joël Damarre et Jean Albertini, les vigiles de la discothèque, ont refusé à Maurice Wes et à son ami, Jospeh Meyer, l'entrée de l'établissement à cause de leur ivresse, on aurait donc pu régler ça aux poings. Mais, pour l'accusation, c'est un autre scénario qui s'est écrit dans la demi-heure qui a suivi.

"Wes n'a pas eu envie de se frotter à ces deux gaillards. Une fois encore, il s'est senti rejeté. Il est allé prendre une arme et a tiré à hauteur d'homme. Avec un calibre utilisé pour la chasse, sa passion", martèle l'avocate générale, Martine Assonion, en requérant une peine de 20 ans de réclusion criminelle.
"Le mobile ? Un crime d'orgueil !"
"Le mobile ? C'est un crime d'orgueil, un crime de susceptibilité !, assène, en partie civile, pour Joël Damarre, Me Stéphane Ceccaldi. Quand on cerne la personnalité de l'accusé, on peut douter de beaucoup de choses mais pas qu'il est impulsif. Il a été vexé d'avoir été pointé. Et quand on y ajoute l'alcool..."
"Il faut être sacrément fou pour faire un truc pareil, rétorque, en défense, Me Luc Febbraro qui plaidait l'acquittement. Même alcoolisé ! S'il avait les Toc d'un psychopathe, on l'aurait su avant. C'est un scénario invraisemblable sans aucun élément matériel."
"Si, l'ADN !", assurent l'accusation et la partie civile. Celui retrouvé sur une cartouche découverte sur le pas de tir correspondant à celui de Maurice Wes... "Ah, le miracle de l'ADN, ironise Me Febbraro. L'ADN, c'est la culpabilité assurée. On arrête tout. Plus d'enquête. Il y a cette conviction inébranlable qu'il faut ensuite étoffer. Et cette affaire, ce n'est rien d'autre." Pour la défense, "le mirage de l'ADN est tel qu'on en est arrivé à exclure totalement la responsabilité de Meyer". "Mais dites-moi, poursuit l'avocat, il y a quand même quelqu'un dans cette voiture pendant que le tireur se positionne sur son toit. On aurait pu être un peu plus curieux..."
D'autant que, selon les experts, pour avoir un degré de fiabilité suffisant, le nombre de marqueurs comparés doit être d'au moins 12. Or, dans cette affaire, il n'est que de 8... "Et à partir de là, comment peut-on prétendre que c'est la preuve absolue ?, insiste Me Febbraro. Alors, il reste quoi ?"
"Une pure construction intellectuelle"
Le témoignage du vigile, Jean Albertini, "certain à 80 % d'avoir reconnu l'accusé". "Tout en étant honnête, on peut s'autoconditionner, observe la défense. Il voit un chauve, et il n'est pas chauve, Wes !" Plus embêtant, une écoute téléphonique entre deux proches de l'accusé : "Il a eu un petit problème avec le 'gadjo', après il est allé chercher la 'pouchka' et il a 'tchalav'." Un langage "manouche" que les enquêteurs ont traduit : "Il est allé chercher le fusil et il a tiré."

La défense balaie cette écoute d'un revers de manche : "Et si on avait voulu lui nuire ?"
"Il n'y a pas de preuve absolue en matière de justice pénale, estime Me Ceccaldi. Si l'on attendait d'être certain à 100 %, il n'y aurait jamais de condamnations et que des injustices. Il faut se rendre aux évidences."
"Oui, oui, on ne condamne pas sans certitude !, répond Me Febbraro. Quelle serait votre légitimité si vous vous accordez ce confort intellectuel ? C'est une affaire tragique. Et il n'y a rien de plus abominable pour une victime que d'avoir été l'objet de l'absurde. La douleur a besoin de sens, mais une condamnation ne peut se baser sur une pure construction intellectuelle."
La cour a rendu un verdict de culpabilité. Elle a infligé 12 ans de prison à Maurice Wes.

http://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/3140090/douze-ans-de-prison-pour-le-sniper-de-lalta-rocca-a-aubagne.html

DIRECT] Procès du meurtre de Léa : perpétuité requise contre Gérald Seureau

E n direct des Assises de l'Hérault à Montpellier, suivez le procès de Gérald Seureau, 28 ans, accusé d'avoir violé et tué Léa lors d'une soirée de Saint-Sylvestre, le 1er janvier 2011. Le procès s'est ouvert lundi 17 novembre et doit durer jusqu'au vendredi 21 novembre.

Suivez le direct sur ce lien .... http://www.midilibre.fr//2014/11/14/direct-proces-du-meurtre-de-lea-en-2011-tuee-a-17-ans-la-nuit-du-jour-de-l-an,1081889.php