mercredi 16 avril 2014

Oscar Pistorius : forcé de regarder la photo de sa petite amie morte, il n'avoue rien

Le procureur sud-africain Gerrie Nel a mis fin mardi à cinq jours d'interrogatoire brutal d'Oscar Pistorius sans rien lui faire avouer : le champion a endossé la responsabilité pour "ce qui s'est passé" mais refusé d'admettre toute intention de tuer sa petite amie en 2013.
"Vous vous êtes armé dans l'intention de la tuer et c'est ce que vous avez fait", a dit le procureur, en conclusion d'un marathon de questions, interrompu seulement par les crises de larmes de l'athlète handicapé, au supplice face à son accusateur. 
  • Des brèches dans la défense
Le procureur n'a cependant pas réussi à mettre en évidence des faits objectifs irréfutables sur la dispute à l'origine du meurtre selon lui, ni ses raisons. "Elle voulait s'en aller et vous n'étiez pas en train de dormir, vous étiez tous les deux réveillés", a-t-il notamment affirmé.
 
"Gerrie Nel a commencé son interrogatoire en forçant Pistorius à regarder la photo ensanglantée de sa victime, la tête éclatée "comme une pastèque".  


En revanche, au fil de son examen, il a ouvert des brèches dans la défense de Pistorius, pointant des omissions ou des contradictions et souligné deux éléments importants à charge : le tempérament querelleur du sportif, soucieux à l'excès de sa réputation voire abusant de sa célébrité, et son obstination à n'être jamais coupable. 
Donnant l'impression de retourner le couteau dans la plaie pour briser les défenses psychologiques de l'accusé, Gerrie Nel avait commencé son interrogatoire en forçant Pistorius mercredi à regarder la photo ensanglantée de sa victime, la tête éclatée "comme une pastèque".
 

  • "Des trous de mémoire sélectifs"
Gerrie Nel s'est ensuite acharné, reposant sans cesse les mêmes questions, accusant Pistorius de choisir ses mots, d'être évasif, d'avoir des trous de mémoire sélectifs, de pleurer pour éviter les questions qui gênent. 
"Je pense qu'aujourd'hui est un bon jour pour te dire cela : je t'aime."  
Revenant encore brièvement à la barre à la demande de son avocat Barry Roux, Pistorius a lu devant la cour la carte de Saint-Valentin que lui avait écrite Reeva Steenkamp. 
D'une voix cassée, l'accusé a dépeint la carte, puis a dit : "Elle a écrit la date sur la gauche, et elle a noté "Je pense qu'aujourd'hui est un bon jour pour te dire cela: je t'aime".
Le calendrier du procès, initialement prévu du 3 au 20 mars, a déjà largement débordé. Il devrait être encore être suspendu pendant deux semaines pour reprendre du 5 mai au 16 mai.
Deux lignes de défense ?
Oscar Pistorius a-t-il présenté deux lignes de défenses ? C'est l'analyse des observateurs. David Dadic, un avocat pénal, a estimé pour sa part que Gerrie Nel avait bien manoeuvré : "Pour l'essentiel il a fait un boulot parfait (...) et a réussi à faire apparaître les versions conflictuelles d'Oscar au point qu'à un moment, Oscar a paru avoir deux lignes de défense différentes ce qui n'est pas permis par la loi". 
 

Le père d'un enfant disparu renvoyé aux assises

Le père de Mathis, un enfant disparu depuis septembre 2011, a été renvoyé devant les assises de Caen mais a fait appel de cette décision, a annoncé aujourd'hui le parquet.

Sylvain Jouanneau, arrêté en décembre 2011 près d'
Avignon, avait enlevé, à Caen, son fils alors âgé de 8 ans, le week-end du 2 au 4 septembre, à la faveur d'un droit de visite et d'hébergement.
Depuis lors, l'homme âgé de 37 ans au moment des faits, est écroué à Caen.

"Il se refuse à indiquer le lieu où se trouve le jeune Mathis et à donner la moindre information à ce sujet", a rappelé Catherine Denis, procureur de la République, dans un communiqué. Le juge d'instruction l'a renvoyé aux assises pour "complicité de détention ou séquestration de mineur de 15 ans par ascendant et de menaces de mort sous condition", a-t-elle précisé.

Des recherches ont été lancées en vain dans plusieurs pays. Le père "maintient qu'il a donné son enfant à des tiers et qu'il est en sécurité", a indiqué Catherine Denis.

Sylvain Jouanneau ayant fait appel de l'ordonnance de mise en accusation, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Caen va devoir se prononcer sur la validité de la procédure.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/04/16/97001-20140416FILWWW00166-le-pere-d-un-enfant-disparu-renvoye-aux-assises.php

Procès de la "veuve noire de l'Isère" à Grenoble : un mobile mais de preuves

De nombreux indices troublants, mais pas de preuve matérielle. Ce mardi 15 avril, la cour d'assises de l'Isère a examiné les charges pesant sur Manuela Gonzalez, accusée d'avoir tué son mari en octobre 2008 et surnommée "la veuve noire" en raison de son étrange passé amoureux.
Le mobile financier. De 2004 à 2008, monitrice d'auto-école, Manuela Gonzalez avait fait l'objet d'une procédure judiciaire pour avoir favorisé l'obtention de permis de conduire à des gens du voyage, en échange de contreparties financières. Dans ce cadre, le fisc et l'Urssaf lui réclamaient quelque 67.000 euros. Pour payer ses dettes, elle avait contracté en 2008 un prêt de 165.000 euros garanti par une hypothèque sur la maison familiale. Elle fréquentait par ailleurs les casinos plusieurs fois par semaine, sans que son mari le sache, jouant 163.000 euros - pour 73.000 euros de gains connus - de janvier 2007 à septembre 2009.

Avant et après la mort de Daniel Cano, un chaudronnier de 58 ans, plusieurs dizaines de milliers d'euros ont été virés de son compte vers celui de Manuela Gonzalez, qui en avait plus de 20 à son nom. Les gendarmes ont ainsi estimé que celle-ci avait un mobile financier pour tuer son mari, doublé d'un mobile sentimental en raison de tensions au sein du couple.
Quand les gendarmes découvrent le corps carbonisé de son mari, encore non identifié, dans sa voiture incendiée à quelques dizaines de mètres de son domicile, ils commencent par faire une enquête de voisinage.

A part des déductions, vous avez quoi ?"

La plupart des voisins évoquent des détonations entendues pendant la nuit - l'éclatement des pneus. Mais Mme Gonzalez "donne son emploi du temps à elle et à son mari sans qu'aucune question ne lui soit posée", raconte le gendarme. Par la suite, elle dira n'avoir rien entendu car elle dormait profondément. Quelques mois plus tard, elle dira avoir vu une voiture blanche devant sa maison et finira par mettre en cause son beau-fils, Nicolas Cano.

Ces contradictions et les incohérences de certaines déclarations de Mme Gonzalez en font peu à peu la suspecte numéro 1. Elle est "la seule et la dernière personne à avoir vu Daniel Cano", souligne l'enquêteur.

Les gendarmes relèvent en outre les "ressemblances avec les décès des derniers concubins" de Mme Gonzalez, morts eux aussi, en 1989 et 1991, d'intoxications après avoir absorbé des médicaments.  Ils font enfin un "lien probable" avec un incendie intervenu en septembre 2008 dans la chambre de M. Cano alors qu'il dormait.

"Est-ce qu'il n'était pas plus raisonnable et plus rentable pour Mme Cano (Gonzalez, ndlr) de divorcer ?", a rétorqué son avocat, Ronald Gallo, évoquant "plus de 300.000 euros" qu'elle aurait pu tirer d'une telle procédure.

Le gendarme a dû concéder que les enquêteurs ne connaissaient pas l'origine des deux feux dont a été victime Daniel Cano et que Manuela Gonzalez n'avait pas été soumise à des analyses permettant de démontrer sa présence sur les lieux du crime.

"Vous n'avez pas d'éléments matériels démontrant la participation de Mme Cano à la commission des faits. En définitive, à part des déductions, vous avez quoi ?", a lancé Me Gallo.


http://alpes.france3.fr/justice

mardi 15 avril 2014

Affaire Kulik : le père d'Élodie espère que Willy Bardon ne sera pas remis en liberté

Le père de la jeune femme violée et tuée en 2002 qualifie le suspect d'"assassin en puissance".
 
Willy Bardon, mis en examen pour le meurtre et le viol d'Elodie Kulik dans la Somme en 2002, pourrait recouvrer la liberté.

La cour d'appel d'Amiens a "fait droit" à 
sa demande de remise en liberté, a annoncé l'un de ses avocats, mardi 8 avril. Des éléments de l'enquête sur le viol et le meurtre en 2002, de cette jeune femme, dans la Somme, pourraient être remis en cause.

Les experts n'ont pas pu identifier la voix de Willy Bardon

Dans l'enregistrement téléphonique réalisé par la victime juste avant de mourir, les experts n'ont pas pu identifier la voix de Willy Bardon, un suspect détenu depuis 14 mois et le seul mis en examen à ce jour.


"J'ai trouvé ça tout à fait scandaleux qu'on remette en liberté un assassin en puissance (...) J'ai fait jusque-là confiance à la justice et j'espère que les juges y réfléchiront à deux fois, espère Jacky Kulik, le père d'Elodie (...) C'est dangereux, c'est remettre un loup dans la bergerie".

Jacky Kulik fera confiance à la justice

Le père de la victime est convaincu de la culpabilité de Willy Bardon : "Lorsque je l'ai rencontré pour une mise en situation, et non pas une reconstitution, moi je m'attendais à ce qu'il ait au moins la franchise d'affronter mon regard. Il ne m'a jamais regardé… Et à ce moment-là, n'était-il pas temps pour lui de me crier son innocence si vraiment il avait été innocent ? Absolument pas donc, pour moi, il y était".


Si Willy Bardon était amené à recouvrer la liberté, Jacky Kulik resterait patient. "Que voulez-vous que je fasse ? Interroge-t-il. Que croyez-vous que je puisse faire ? N'imaginez surtout pas le pire, j'ai laissé faire la justice jusqu'à présent et je la laisserai faire jusqu'au bout".
 
http://nl.rtl.fr/re?l=D0Iardp96I35xenz8Iz

Procès Kulik : "la libération du suspect serait comme remettre un loup dans une bergerie", dit le...

La «veuve noire de l'Isère» nie avoir empoisonné son mari

Manuela Gonzalez, 53 ans, surnommée la «veuve noire de l'Isère» est jugée depuis hier à Grenoble pour l'assassinat de son dernier mari. Les circonstances de la mort de ce dernier rappellent étrangement l'intoxication dont ont été victimes quatre autres de ses compagnons.
Manuela Gonzalez, une femme surnommée «la veuve noire de l'Isère» et accusée d'avoir tué son dernier mari, a clamé son innocence en se présentant comme une femme «comme tout le monde», hier à l'ouverture de son procès devant les assises de l'Isère.
«Je continue à dire que je suis innocente des faits qui me sont reprochés et on sera là pour le démontrer», a déclaré d'une voix calme l'accusée, âgée de 53 ans et d'apparence banale.
Petites lunettes rouges et cheveux bruns soigneusement tirés en arrière, l'ancienne monitrice d'auto-école, détenue depuis mars 2010, est apparue à l'audience vêtue d'un chemisier blanc et d'un foulard rose.
Elle comparaît jusqu'à vendredi pour l'assassinat de son mari, décédé dans des conditions qui rappellent étrangement l'intoxication de quatre autres de ses compagnons, dont deux avaient péri de mort violente. Passé qui lui vaut son surnom.
S'exprimant avec aplomb, cette femme s'est à plusieurs reprises définie comme «une personne comme tout le monde». «Je suis comme tout être humain qui travaille pour s'en sortir, pour payer ses dettes», a-t-elle dit.
Le psychologue Gérard Poussin a au contraire parlé d'une «personnalité originale voire étrange (…) très difficile à cerner». Qui «reste en partie une énigme», a-t-il dit à la barre, estimant que Mme Gonzalez essayait «de se présenter sous un jour favorable».

Elle avait drogué un de ses amants

Un enquêteur de personnalité a lui évoqué une «femme secrète et mystérieuse», présentant «deux personnalités distinctes et cloisonnées».
«Je n'ai pas de caractère secret (…) pas de carapace, rien du tout. Je suis moi-même», a rétorqué Mme Gonzalez d'un ton ferme, qui prenait des notes pendant les auditions des experts pour rectifier leurs «erreurs».
Elle comparaît pour le meurtre de son mari, Daniel Cano, la veille de la Toussaint 2008. Ce jour-là, vers 8 heures du matin, le corps calciné de ce chaudronnier de 58 ans avait été retrouvé sur la banquette arrière de son véhicule incendié, non loin de la maison familiale de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan.
L'enquête avait conclu à un incendie volontaire, les analyses toxicologiques révélant la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Au fil des perquisitions, les gendarmes avaient mis au jour des tensions au sein du couple formé par Daniel Cano et Manuela Gonzalez, adeptes des jeux d'argent.
En fouillant le passé de l'épouse, ils s'étaient en outre aperçus que quatre de ses précédents compagnons avaient eux aussi été victimes d'intoxications suspectes. Deux avaient été hospitalisés dans un état grave, deux autres étaient morts.
Ce passé trouble a occupé une large partie des débats lundi. Une enquête de personnalité de Mme Gonzalez, réalisée en 1991 dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un de ses amants dans un incendie, a été lue à l'audience.
Fille d'un père mineur de fond, mariée à 17 ans, Mme Gonzalez y était décrite comme une femme à la vie sentimentale «peu stable», ayant eu recours à la prostitution.
En 1984, elle avait drogué un de ses amants bijoutier avant de lui dérober un chèque, ce qui lui avait valu une condamnation pour vol avec violence. Le bijoutier était tombé dans un coma profond. L'avocat de la défense, Me Ronald Gallo, s'est élevé contre cette utilisation du passé de sa cliente. Les débats se poursuivent aujourd'hui.

Des attaches en Tarn-et-Garonne

Manuela Gonzalez, surnommée la «veuve noire» et jugée depuis hier par les assises de l'Isère, avait des attaches en Tarn-et-Garonne. En effet, l'un de ses anciens maris et l'un de ses fils vivent dans ce département. Il y a quelques mois, lors de sa mise en cause dans de nouvelles affaires d'intoxication de ses compagnons, ces derniers ont déclaré «ne plus vouloir entendre parler d'elle

http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/15/1863949-veuve-noire-isere-nie-avoir-empoisonne-mari.html

Manuela Gonzalez, une vie de double veuve passée au crible

Manuela Gonzalez est-elle une veuve noire ? Dans le box des accusés de la cour d’assises de l’Isère, cette femme de 53 ans doit en tout cas répondre d’une tentative d’assassinat et de l’assassinat de son mari, mort le 31 octobre 2008.
« Manuela Gonzalez, veuve Cano ». C’est ainsi que s’est présentée l’accusée, hier matin, dans le box de la cour d’assises de l’Isère. Une femme de 53 ans en chemisier blanc, foulard rose autour du cou, lunettes à monture rouge sur le nez et deux barrettes brillantes dans ses longs cheveux bruns. Une femme en détention provisoire depuis « quatre ans et 19 jours », comme l’a rappelé son avocat Me Ronald Gallo, qui doit répondre jusqu’à vendredi d’une tentative d’assassinat et de l’assassinat de son mari.
Le 31 octobre 2008, Daniel Cano, 58 ans, avait en effet été découvert mort, sur la banquette arrière de sa voiture en feu, en bordure d’un champ, à Villard-Bonnot (Isère).
L’accusée, « jetée à l’opinion publique comme qualifiée de veuve noire », selon Me Gallo, conteste les faits. « Je continue à dire que je suis innocente et on en fera la démonstration », a-t-elle lancé en début de journée.

Pour de l’argent ?

Selon l’accusation, Manuela Gonzalez, acculée par les échéances de ses crédits à la consommation et son addiction au jeu, aurait tué son époux pour l’argent. Celui d’une assurance-vie et d’un crédit hypothécaire soldé avec la mort de l’un des conjoints.
Hier, il n’a pas été question des faits. Mais de la vie de la quinquagénaire dont un enquêteur de personnalité a souligné « l’aplomb, la maîtrise et la capacité à tenir un discours lisse et vide d’affect ». Une vie marquée, outre celle de Daniel Cano, par la mort de deux conjoints dans des circonstances particulières – l’un asphyxié par les gaz d’échappement de sa voiture dans son garage après avoir avalé des médicaments, l’autre dans l’incendie d’une partie de la maison du couple, également après avoir ingéré des médicaments – et le coma de deux autres hommes ayant partagé sa vie. « On la juge sur des faits précis, pas sur des faits prescrits », s’est insurgé Me Gallo qui a rappelé que sa cliente avait été condamnée pour vol avec violence pour l’une des affaires et mise hors de cause pour les autres. Le premier de ces événements avait concerné le premier mari de Manuela Gonzalez, tombé dans le coma pendant trois mois en 1983 à la suite « d’un rétrécissement de l’œsophage dont on ignorait l’origine » et qui a certifié à la barre hier « ne jamais avoir eu l’intention de se suicider ». L’homme de 61 ans a refusé de donner son sentiment sur les accusations qui visent la mère de sa fille. « C’est personnel, je le garderai pour moi, a-t-il soufflé. Je n’éprouve rien, si ce n’est de la compassion pour son état », a-t-il ajouté. Plus tôt, quand on lui avait demandé de parler de la propension de son ex-femme au mensonge, il avait glissé : « Pour elle, mentir, c’est se débarrasser d’un problème ».
Aujourd’hui, la cour d’assises de l’Isère doit débuter l’examen des faits. Le verdict est attendu vendredi.

http://www.ledauphine.com/faits-divers

lundi 14 avril 2014

La "veuve noire de l'Isère" aux assises

Manuela Gonzalez, une femme surnommée "la veuve noire de l'Isère" et accusée d'avoir tué son dernier mari, a clamé son innocence en se présentant comme une femme "comme tout le monde", lundi à l'ouverture de son procès devant les assises de l'Isère. "Je continue à dire que je suis innocente des faits qui me sont reprochés et on sera là pour le démontrer", a déclaré d'une voix calme l'accusée, âgée de 53 ans et d'apparence banale. Petites lunettes rouges et cheveux bruns soigneusement tirés en arrière, l'ancienne monitrice d'auto-école, détenue depuis mars 2010, est apparue à l'audience vêtue d'un chemisier blanc et d'un foulard rose. Elle comparaît jusqu'à vendredi pour l'assassinat de son mari, décédé dans des conditions qui rappellent étrangement l'intoxication de quatre autres de ses compagnons, dont deux avaient péri de mort violente. Passé qui lui vaut son surnom.
S'exprimant avec aplomb, cette femme s'est à plusieurs reprises définie comme "une personne comme tout le monde". "Je suis comme tout être humain qui travaille pour s'en sortir, pour payer ses dettes", a-t-elle dit. Le psychologue Gérard Poussin a au contraire parlé d'une "personnalité originale voire étrange (...) très difficile à cerner". Qui "reste en partie une énigme", a-t-il dit à la barre, estimant que Mme Gonzalez essayait "de se présenter sous un jour favorable". Un enquêteur de personnalité a lui évoqué une "femme secrète et mystérieuse", présentant "deux personnalités distinctes et cloisonnées". "Je n'ai pas de caractère secret (...) pas de carapace, rien du tout. Je suis moi-même", a rétorqué Mme Gonzalez d'un ton ferme, qui prenait des notes pendant les auditions des experts pour rectifier leurs "erreurs".

"On juge des faits précis, pas des faits prescrits"

Elle comparaît pour le meurtre de son mari, Daniel Cano, la veille de la Toussaint 2008. Ce jour-là, vers 8 heures du matin, le corps calciné de ce chaudronnier de 58 ans avait été retrouvé sur la banquette arrière de son véhicule incendié, non loin de la maison familiale de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan. L'enquête avait conclu à un incendie volontaire, les analyses toxicologiques révélant la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Au fil des perquisitions, les gendarmes avaient mis au jour des tensions au sein du couple formé par Daniel Cano et Manuela Gonzalez, adeptes des jeux d'argent. En fouillant le passé de l'épouse, ils s'étaient en outre aperçus que quatre de ses précédents compagnons avaient eux aussi été victimes d'intoxications suspectes. Deux avaient été hospitalisés dans un état grave, deux autres étaient morts. Ce passé trouble a occupé une large partie des débats lundi. Une enquête de personnalité de Mme Gonzalez, réalisée en 1991 dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un de ses amants dans un incendie, a été lue à l'audience.
Fille d'un père mineur de fond, mariée à 17 ans, Mme Gonzalez y était décrite comme une femme à la vie sentimentale "peu stable", ayant eu recours à la prostitution. En 1984, elle avait drogué un de ses amants bijoutier avant de lui dérober un chèque, ce qui lui avait valu une condamnation pour vol avec violence. Le bijoutier, tombé dans un coma profond, avait évoqué une "mésaventure qui aurait pu lui coûter (la) vie". L'avocat de la défense, Me Ronald Gallo, s'est élevé contre cette utilisation du passé de sa cliente. "On est en train de refaire le procès qui n'a pas été fait. Aujourd'hui, on juge Mme Cano (Gonzalez, ndlr) pour des faits précis, pas pour des faits prescrits!", s'est-il exclamé. La mort d'un autre de ses amants en 1989 avait été considérée comme un suicide. Pour le suivant mort en 1991, Mme Gonzalez avait bénéficié d'un non-lieu. Cinquième d'une famille de huit enfants d'origine espagnole, elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi.

http://www.lepoint.fr/societe/la-veuve-noire-de-l-isere-aux-assises-14-04-2014-1812799_23.php

Meurtre de Marina: "Oui, je l'ai étranglée"

Le procès pour meurtre de Saïda Abouhachem s'est ouvert ce lundi après-midi devant la cour d'assises des Hautes-Alpes. Cette maman varsinc est soupçonnée d'avoir tuer sa fille Marina, âgée de 18 ans au moment des faits, en août 2011.
Après l'avoir étranglée, elle aurait laissé le corps dans le vide-sanitaire de l'immeuble où elles habitaient, à Vars.

L'audience a débuté par l'audition du gendarme responsable de l'enquête, afin de déterminer les faits. Interrogée également sur le déroulement des faits, l'accusée a une nouvelle fois reconnu le meurtre qui lui ai reproché. "Oui, je l'ai étranglée" suite à une dispute. "C'était violent, elle s'était cognée la tête, je pensais qu'elle était morte. Je ne voulais pas que les gens pensent qu'elle s'était suicidée alors j'ai pris la ceinture de ma robe de chambre. Je voulais mourir avec elle", a expliqué Saïda Abouhachem à la barre.
Le procès se poursuit avec notamment, cet après-midi, l'audition du petit ami de Marina. Demain mardi, les experts interviendront pour apporter des indications sur la personnalité de l'accusée. Thomas, le frère de Marina, s'il n'est pas cité comme témoin, sera également entendu

http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2014/04/14/meurtre-de-marina-oui-je-l-ai-etranglee

Pistorius, entre larmes, crises de nerfs et chuchotements face au procureur

La confrontation entre le champion paralympique, jugé pour le meurtre de sa petite amie, et Gerrie Nel se poursuivait, lundi, au même rythme que les jours précédents. Avec un athlète parlant d'une voix si faible que la juge a dû le réprimander.

Un silence, suivi d'un sanglot. "Je n'ai pas tiré sur Reeva", lance Oscar Pistorius à l'attention du procureur qui venait de lui demander : "Pourquoi devenez-vous émotif maintenant?" Une scène qui a contraint Gerrie Nel a demandé une suspension d'audience. Depuis mercredi dernier et le début du contre-interrogatoire du champion paralympique, les interruptions sont nombreuses, l'athlète fondant en larmes à plusieurs reprises.
Lundi, le jeune homme de 27 ans, jugé pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, a de nouveau défendu sa version, s'exprimant d'une toute petite voix qui lui a valu d'être réprimandé par la juge. Il a répété ce qu'il avait crié à ce qu'il pensait être un cambrioleur.  "Tu dégages de ma putain de maison!", a-t-il glapi à la barre comme revivant cette nuit dramatique de Saint-Valentin 2013, banalement commencée par un dîner autour d'un sauté de poulet, quelques coups de fil et un couple qui s'endort fatigué selon Pistorius. Cette version accidentelle ne convainc pas du tout le procureur. Elle "est si improbable qu'elle ne peut raisonnablement pas être vraie", a-t-il déclaré.
Un claquement de porte qui pourrait coûter cher
Gerrie Nel a questionné la raison de la présence par terre du jean de la victime, Reeva Steenkamp, alors qu'elle était une jeune femme "très ordonnée".  "Sa voiture était en bazar mais sa chambre très bien tenue", a admis Pistorius. Pourquoi alors le jean de la victime traînait-il hors de son sac impeccablement rangé?    Et pourquoi les claquettes de Reeva apparaissent sur les photos de la police à l'opposé du côté du lit où elle a dormi ? "Elle voulait s'en aller et vous n'étiez pas en train de dormir, vous étiez tous les deux réveillés", a affirmé le procureur. "C'est inexact, madame le juge, ce n'est pas vrai", a répondu le jeune homme. "Et il y a eu une dispute", a ajouté le procureur qui s'est attardé sur un détail qui pourrait remettre en cause les propos de l'athlète.
Brusquement, Gerrie Nel a interrompu Oscar Pistorius dans son récit : "Mais est-ce que vous n'oubliez pas quelque chose de très important. La porte (du WC) a claqué ?". Comme l'athlète rétorque que cette porte a claqué quand il avançait dans le couloir de la salle de bains, Gerrie Nel lui a demandé pourquoi "ce bruit si important" n'était pas mentionné dans la toute première déposition lue par les avocats de Pistorius en 2013. "Il n'y a pas un seul mot sur cette porte en train de se fermer et de claquer dans votre déposition pour la remise en liberté sous caution", a-t-il insisté.  "Je ne sais pas. Demandez à mes avocats", a objecté Pistorius.   "Mais pourquoi? Je ne vais pas me contenter d'un je-ne-sais-pas", a enchaîné le procureur. "Je vous le dis, monsieur, c'est parce que vous changez votre version au fur et à mesure".
"Je m'en veux d'avoir pris la vie de Reeva"
S'en est suivi une nouvelle salve de questions pour établir s'il y a eu intention homicide.  Mais le champion double amputé nie. Non, il n'a "pas étendu le bras droit" avant de tirer sur la porte des WC où se trouvait son amie Reeva sans qu'il le sache. Il "essayait de comprendre la situation". Non, il n'a "pas visé la porte", c'est "son arme qui était pointée sur la porte".  "Avez-vous tiré sur ce que vous perceviez être un attaquant?", l'a encore interrogé encore le procureur. "Non j'ai tiré sur la porte", répond Pistorius, refusant obstinément de dire qu'il a tiré pour tuer. 
"Donc votre ligne de défense a changé. Ce n'est plus la légitime défense ?", s'étonne le procureur, qui ajoute: "Même si c'était un cambrioleur, cela aurait été un accident ?"  "Oui", a répondu Pistorius, écarlate lorsqu'il a ajouté: "Je m'en veux d'avoir pris la vie de Reeva". Barry Roux, l'avocat du sportif, n'est intervenu que brièvement pour se plaindre de l'acharnement du procureur à reposer les mêmes questions.  Nul ne sait quand le procureur en aura fini avec cette confrontation brutale avec Pistorius. Ce dernier peut compter sur le soutien d'anonymes qui depuis plusieurs jours se relaient au tribunal, l'attendant avec des ballons siglés "Oscar" ou "Love".
 

Oscar Pistorius se défend de mentir face aux attaques du procureur

L'athlète continue de se défendre face au procureur...
D’une toute petite voix, si faible que la juge l’a sermonné, Oscar Pistorius a recommencé lundi à se défendre face au procureur qui affirme que sa version du meurtre accidentel de son amie en 2013 est un tissu de mensonges: «M. Pistorius, votre version est si improbable qu’elle ne peut raisonnablement pas être vraie», a-t-il lancé à la reprise de l’audience. Cette confrontation clé entre l’athlète de 27 ans et le procureur dure maintenant depuis mercredi. Pistorius, qui plaide non coupable, n’a pas le droit de consulter son avocat.
Personne ne sait combien de temps le procureur Gerrie Nel peut s’acharner et le garder à la barre, reposant sans cesse les mêmes questions, l’accusant de choisir ses mots, d’être évasif, d’avoir des trous de mémoire sélectifs et l’entraînant dans d’exténuantes disputes sémantiques à l’implication juridique obscure.
«Elle voulait s’en aller et vous n’étiez pas en train de dormir»
Gerrie Nel a commencé par questionner la raison de la présence par terre du jean de la victime, la top-modèle de 29 ans Reeva Steenkamp, alors qu’elle était une jeune femme «très ordonnée». Et pourquoi les claquettes de Reeva apparaissent sur les photos de la police à l’opposé du côté du lit où elle a dormi? «Elle voulait s’en aller et vous n’étiez pas en train de dormir, vous étiez tous les deux réveillés», a affirmé le procureur.
Pistorius, qui risque la perpétuité, soit 25 ans de réclusion incompressible, comparaît libre. Depuis plusieurs jours des fans viennent le soutenir, assistant aux débats ou l’attendant devant le tribunal, avec des fleurs, des ballons blancs avec écrit dessus «Oscar» ou «Love».

http://www.20minutes.fr/sport/1351393-oscar-pistorius-se-defend-de-mentir-face-aux-attaques-du-procureur

La fusillade du bar La Pignata à Nice jugée aux assises

À partir de ce matin et pour trois jours, la cour d'assises des Alpes-Maritimes va évoquer l'affaire de la fusillade de La Pignata, du nom d'un bar-restaurant assez connu du quartier de Fabron à Nice et qui fit autrefois cabaret.
Sur sa terrasse, le 15 octobre 2011 vers 00 h 15, le père d'un serveur de l'établissement tirait sur deux clients, tuant le premier, Luis Cruz de Barros, d'une balle dans la tête et blessant à la jambe le second, Julien Defay, d'un autre projectile de 9 mm. Interpellé quelques heures plus tard, Rui José Ferreira Simoes, un Français d'origine portugaise âgé de 37 ans, passait rapidement des aveux. Cet employé indiquait aux policiers où trouver l'arme du crime, un pistolet automatique de marque Glock découvert dans une cave avec les vêtements portés au moment des faits.
Ce n'était pas un règlement de comptes
Il confirmait qu'il ne s'agissait pas d'un règlement de comptes, comme envisagé dans un premier temps, mais d'une rixe pour un motif apparaissant des plus futiles. Selon divers témoignages, Rui José Ferreira Simoes entretenait avec son fils Jordan une relation très proche qualifiée « de fusionnelle et pathologique». Impulsif et violent, il n'aurait pas supporté que Jordan fasse l'objet de moqueries, voire d'insultes, de la part de clients éméchés. Poursuivi pour meurtre et tentative de meurtre, il reconnaît donc avoir fait feu mais nie toute intention de tuer.
À l'en croire, les coups seraient partis tout seuls ou à l'occasion d'une algarade avec un client tentant de le désarmer. Son avocat, Me Jean-Denis Flori, sollicitera ainsi une requalification des faits en « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Aux côtés de la veuve de la victime et du rescapé, Me Christophe Petit s'y opposera « avec la plus grande vigueur». « Mes clients », indique l'avocat « attendent des débats de savoir ce qui s'est exactement passé. Ils ne comprennent pas comment on peut mourir pour une blague mal interprétée…»

http://www.nicematin.com/nice/la-fusillade-du-bar-la-pignata-a-nice-jugee-aux-assises.1696927.html

Manuela Gonzalez est-elle une veuve noire ?

Manuela Gonzalez, veuve Cano, prendra place ce matin dans le box des accusés de la cour d’assises de l’Isère. Cette femme de 53 ans doit répondre de tentative d’assassinat et assassinat. Et est accusée d’avoir, le 31 octobre 2008, tué son mari, Daniel Cano.
Le corps sans vie de cet homme de 58 ans avait été découvert sur la banquette arrière de sa voiture, retrouvée incendiée en bordure d’un champ, à Villard-Bonnot (Isère). Des traces d’anxiolytiques avaient été découvertes dans son organisme. L’enquête avait également permis d’établir que Daniel Cano avait échappé à la mort quelques semaines plus tôt. Le 28 septembre 2008, en effet, un incendie s’était déclaré en pleine nuit dans sa chambre. Les sapeurs-pompiers étaient intervenus et le quinquagénaire avait eu la vie sauve. Un événement que l’instruction a donc fini par qualifier de tentative d’assassinat.
Manuela Gonzalez, qui conteste tous les faits qui lui sont reprochés, devra également s’expliquer sur son passé. Sans pour autant devoir en répondre juridiquement. En effet, outre Daniel Cano, deux des anciens compagnons de Manuela Gonzalez ont péri dans des circonstances particulières. L’enquête avait, pour le premier, en 1989, conclu au suicide. Deux ans plus tard, Manuela Gonzalez avait été mise en examen après la mort du second. Avant de faire l’objet d’un non-lieu. Deux autres hommes qui ont partagé sa vie ont sombré dans le coma après avoir ingurgité des anxiolytiques. Trois mois pour son premier mari, en 1983. Cet événement précipitant le divorce du couple sans donner lieu à une enquête. 24 heures pour son deuxième compagnon en 1985. Le temps pour elle d’encaisser plusieurs de ses chèques. Pour ces derniers faits, Manuela Gonzalez avait été condamnée pour vol aggravé.
Autant d’événements qui, s’ils signent « une vie bizarre », ne constituent pas, pour l’avocat de l’Iséroise Me Ronald Gallo, « d’éléments de preuve ».
Le procès doit s’achever vendredi. Manuela Cano encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/04/14/manuela-gonzalez-est-elle-une-veuve-noire

dimanche 13 avril 2014

Un père de famille de 39 ans, sans antécédents judiciaires, sera jugé à partir de mardi devant les assises de Haute-Loire pour le meurtre d’une lycéenne

Alain Delannoy encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Tôt soupçonné, il avait de lui-même conduit les gendarmes au corps de la jeune fille, dissimulé par des branches de sapin près d’un chemin forestier.
La jeune fille, élève en BEP de soigneur de chevaux au lycée agricole d’Yssingeaux, avait disparu le dimanche 25 mars 2012 après une soirée passée avec trois hommes dont l’accusé, qui l’avait raccompagnée. Le surlendemain, Alain Delannoy avait reconnu l’avoir emmenée chez lui de force pour la violer, décrivant une longue nuit de sévices suivie d’une journée où la lycéenne était restée seule, droguée, attachée et bâillonnée.
Le lundi soir, pris de panique devant les convulsions de Gala, brûlante de fièvre, il lui avait fait prendre un long bain. Puis il avait décidé de la tuer «pour cacher sa folie», avait-il raconté aux enquêteurs. Alain Delannoy, qui avait bu et fumé du cannabis pendant toute la nuit, avait dissimulé la lycéenne dans deux housses de couette et l’avait chargée dans son coffre, avant de l’enterrer dans un bois où il a conduit les enquêteurs.

«Descente aux enfers»
Selon l’autopsie, Gala a succombé à une intoxication aux médicaments, «potentialisée» par les liens qui l’avaient asphyxiée et par un choc crânien. Son agresseur lui avait cassé une bouteille sur la tête, avant de nettoyer la plaie pour lui faire un bandage.
Faute de débat sur les faits et leur qualification, non contestés par la défense, l’enjeu du procès au Puy-en-Velay sera de comprendre ce déchaînement de violences chez un homme qui n’avait jamais fait parler de lui, et de déterminer sa peine.
«Poli, courtois et disponible», selon ses proches, «délicat et respectueux», selon une ancienne compagne, il passait aussi pour «fragile», en raison de sa toxicomanie, et «violent» lorsqu’il associait drogues et alcool.

Alain Delannoy, marqué dès l’enfance par l’alcoolisme de ses parents et la violence de son père - soupçonné d’inceste sur toute la fratrie -, avait connu les drogues dures et la rue pendant plusieurs années.
Mais à 22 ans, il avait rencontré sa future épouse dans un foyer, s’était sevré et avait enchaîné les missions en usine, puis les boulots au noir dans des exploitations agricoles, pour élever ses deux fils, aujourd’hui âgés de 13 et 15 ans.
Cette vie de famille avait volé en éclats à la séparation du couple. Handicapé par une hépatite C, Alain Delannoy avait recommencé à boire et à fumer du cannabis et s’était enfoncé dans la dépression. A l’époque des faits, il venait d’être licencié.
Analysant son parcours, l’expert-psychiatre a parlé de «progressive descente aux enfers», voyant dans le meurtre de la lycéenne le point d’orgue d’une «lente destruction». Pour sa consoeur psychologue, Delannoy avait agi en pleine «confusion psychique», projetant sur Gala son ressentiment contre son ex-épouse, qui le menaçait de le priver de ses fils.
Le verdict est attendu vendredi.


http://www.leprogres.fr/haute-loire/2014/04/13/un-homme-juge-pour-l-enlevement-le-viol-et-le-meurtre-d-une-lyceenne

RADIO L’affaire Lecomte sur RTL

Dans son émission sur RTL, Jacques Pradel revient ce lundi 15 avril (de 14 à 15 heures) sur la personnalité de Jean-Paul Lecomte. Cette homme originaire de la Somme a été condamné deux fois à la réclusion à perpétuité par la cour d’assises de la Somme  : pour le meurtre de Christelle Dubuisson, 18 ans, retrouvée morte tuée à l’arme blanche en août 2002 près de Villers-Bretonneux et celui de Patricia Leclercq. Aprés vérification de son emploi du temps, les gendarmes avait écarté son implication dans la mort d’Élodie Kulik. Jacques Pradel évoquera sa personnalité avec le journaliste du Courrier picard, Georges Charrières.

http://www.courrier-picard.fr/region/radio-l-affaire-lecomte-sur-rtl-ia201b0n349648