dimanche 1 mai 2016

Procès de Dany Leprince : décision le 9 mai

Auteur d'un quadruple meurtre dans la Sarthe en septembre 1994, et condamné à la perpétuité avec peine de sûreté de 22 ans malgré ses dénégations, Dany Leprince doit attendre le 9 mai pour savoir s'il bénéficie toujours de la liberté conditionnelle qui lui a été accordée en octobre 2012, ou s'il repart en détention.
A l'issue de l'audience hier derrière les murs de la maison d'arrêt (et non au palais de justice comme indiqué par erreur) les juges du tribunal d'application des peines d'Agen ont alors des options différentes : ils peuvent suivre les réquisitions du parquet, qui demande une révocation pour 10 à 12 mois de la mesure de liberté conditionnelle. Ils peuvent aussi aller au-delà de ces mêmes réquisitions, ou lui accorder de recouvrer une liberté sous conditions
Ses avocats Mes Martial et Etienne ont demandé au tribunal un «avertissement solennel, avis que partage le service de probation et d'insertion» estime le premier, qui suggère que le TAP ne révoque pas la mesure de liberté conditionnelle. «Les débats ont été sereins, apaisés» explique encore l'avocat agenais, qui avait martelé la semaine passée que son client était tombé «dans un traquenard» en se présentant au service de probation et d'insertion jeudi 21. Au lendemain de son interpellation, «il a reconnu avoir fait une erreur.» L'erreur de plus résider à Marmande son lieu d'assignation, et de l'avoir caché au service de contrôle. Dany Leprince avait demandé à pouvoir assister aux obsèques de son père , le juge d'application des peines a dit non, au motif du risque que représentait sa présence à la cérémonie où se trouvaient également des proches des victimes de 1994. Il a ensuite été découvert que Dany Leprince n'habitait plus à Marmande, son lieu de résidence accordé par la justice, depuis décembre dernier.
http://www.ladepeche.fr/communes/agen,47001.html

Lunel : il s’invite chez son ex pour voir sa fille et dérape

C 'était à Lunel, samedi 23 avril dans la soirée. Le trentenaire a écopé de deux ans, dont quatorze mois ferme. Et a été écroué, lundi 25 avril.
"Pourquoi vous n'avez pas simplement téléphoné ?", s'enquiert le président Tastevin auprès du prévenu. Simple comme un coup de fil ? Visiblement pas pour le trentenaire. Qui finit par le reconnaître : "Je regrette de ne pas l'avoir fait..." Car samedi 23 avril en début de soirée, il a débarqué à Lunel, au domicile qu'il partageait encore quelques mois plus tôt avec son ex-compagne.
Il est donc arrivé sans prévenir depuis Gonesse, où il vit désormais, pour voir leur fillette âgée de bientôt 3 ans. Une visite impromptue qui n'a pas été du goût de la jeune femme. S'en est suivie une dispute mâtinée de violences à l'endroit de celle-ci. L'ex-concubine finissant par se réfugier chez une voisine.

"Une position d'opportunité devant le tribunal"

"Pourquoi elle crie : “Au secours !” si vous la faites tomber par accident, cassez son téléphone par accident ?", poursuit le magistrat face aux explications emberlificotées de l'intéressé. Sachant qu'une précédente visite, deux mois auparavant, s'était achevée par le saccage de l'appartement dont le bail est à leurs deux noms.
Il y a enfin ces violences plus anciennes. Lorsque la victime était alors enceinte. De quoi faire dire au représentant du parquet : "Son attitude est tout à fait inquiétante." Le magistrat percevant dans les déclarations à géométrie variable du trentenaire "une position d'opportunité devant le tribunal". Et "une tentative pour essayer d'échapper à sa responsabilité".
De quoi justifier ces deux ans ferme, maintien en détention en sus, requis sur l'audience à l'endroit d'un homme condamné par les assises du Val-d'Oise à cinq ans dans une affaire de violences sexuelles. "Il y a ce bail en commun qui lui a fait penser qu'il pouvait venir dans cet appartement. Il est sous contrôle judiciaire et en liberté conditionnelle. Alors, il n'y a pas de fautes mais des erreurs", estime Me Knispel depuis le banc de la défense.
Pour l'auxiliaire, c'est entendu : "Il a menti de manière absurde parce que pris de panique eu égard à son casier judiciaire."Mais à l'issue, son client a finalement été condamné à deux ans, dont quatorze mois ferme. Les six mois restants étant associés à un sursis et à une mise à l'épreuve. Mesure lui interdisant notamment d'entrer en contact avec la victime. Mais aussi de paraître dans le département.

http://www.midilibre.fr/2016/04/30/il-s-invite-chez-son-ex-pour-voir-sa-fille-et-derape,1325139.php
 

samedi 30 avril 2016

Michel Neyret, grand flic devenu paria, attend son procès

Une réputation et une aura qui volent en éclats, à l'aube du 29 septembre 2011, quand la +police des polices+ le cueille à son domicile: quatre ans et demi plus tard, Michel Neyret, le superflic révoqué, attend son procès, anxieux mais combatif.
"Quelle que soit l'issue, j'ai surtout envie que ça se termine pour récupérer ma liberté de circuler et de vivre", souffle l'ex N°2 de la PJ lyonnaise, poursuivi notamment pour corruption - avoir accepté du "milieu" des séjours de luxe et des cadeaux en échange de renseignements et de services. 
"Oui, j'ai forcément peur de retourner en prison", reconnait celui qui a passé huit mois en détention provisoire à la Santé. Écroué au quartier VIP, il y occupait son temps entre le sport, la lecture ou les échecs, notamment avec le comédien Sami Naceri. 
Cheveux poivre et sel, teint hâlé, à 60 ans Michel Neyret a gardé son allure de playboy aux costumes bien taillés. Le côté anxieux plus marqué. 
Toujours interdit dans le Rhône dans le cadre de son contrôle judiciaire allégé, ce grand amateur de soirées mondaines, qui se flattait d'être un +people+, ronge son frein. Et joue au golf. "J'ai la santé et la liberté, et des arguments à faire valoir au procès", glisse-t-il, déterminé à "garder le moral". 
- 'Un sang-froid particulier' - 
A 22 ans, ce fils de mineur lorrain voulait "être flic ou pilote de chasse", deux métiers qui le "fascinaient". Mais sa légende, ce camarade de promotion de Bernard Squarcini à l'école des commissaires la bâtit à Lyon, où il arrive dans les années 1980 pour prendre la tête du prestigieux "antigang", aujourd'hui brigade de recherche et d'intervention. 
En 21 ans à la BRI lyonnaise, ce "gros bosseur" redouté des voyous se tisse un volumineux carnet d'adresses, d'indics comme de notables. "Mes meilleures années", soupire-t-il. 
Neyret "avait la confiance et l'estime de ses hommes", explique à l'AFP Bernard Trenque, patron de la PJ lyonnaise de 1995 à 2002, resté "son ami". "Il avait un sang-froid particulier et cette qualité éminente de calmer les gens autour de lui", souligne-t-il. 
"Comme tout bon poulet, il avait quelque chose d'un peu voyou, il voulait réussir, faire de belles enquêtes (...) et il se défonçait pour ses indics", renchérit l'un d'eux dans une biographie signée par le journaliste lyonnais Richard Schittly (Taillandier, 2016). Au point de franchir la ligne jaune dans sa façon de les rémunérer. 
Son arrestation des évadés par hélicoptère de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône) lui vaudra la Légion d'honneur en octobre 2004. Un mois plus tard, il est "contraint de partir à Nice", selon ses dires, pour y diriger l'antenne de police judiciaire. Éloigné de son épouse, qui tient un hôtel en Isère, il le vit comme un déracinement. C'est là qu'il aurait commencé à "déraper" selon ses détracteurs, ce qu'il dément, tout comme des policiers qui l'ont côtoyé sur la Côte d'Azur.  
- 'On peut raconter n'importe quoi' - 
En 2007, Neyret retrouve Lyon, sa terre de coeur, comme N°2 de la PJ. "Il revendiquait d'être un homme de terrain, un opérationnel; j'avais une totale confiance", expliquait après son interpellation l'ancien procureur général Jean-Olivier Viout. 
Nombre de collègues et magistrats décrivent aussi un "grand professionnel" aux résultats incontestés. "Beaucoup d'entre eux ne m'ont pas tourné le dos", assure Neyret qui concède avoir "commis des imprudences", par "amitié", mais voudrait "casser l'image du pacte de corruption". 
En septembre 2014, il était venu défendre ses méthodes - la culture du +flag'+ - mises en cause lors d'un procès de braqueurs devant les assises à Lyon. 
Depuis le début de l'affaire, un téléfilm ("Borderline" du réalisateur et ancien policier Olivier Marchal) est aussi sorti. "Je ne suis plus maître de mon image, on peut raconter n'importe quoi", enrage celui qui appréciait jadis la médiatisation - en 2011, il avait déjà inspiré Marchal pour son film sur le Gang des Lyonnais. Il ne digère pas la relaxe en diffamation de l'acteur François Cluzet, qui avait suggéré qu'il avait "peut-être piqué le butin" de l'ex-convoyeur de fonds Toni Musulin. 
Quand "tout sera fini", conclut Neyret, il fera avec sa fille ce voyage en Thaïlande qu'ils prévoyaient avant son arrestation

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/

Indonésie : un an après, Serge Atlaoui toujours dans le couloir de la mort

On s'en souvient. Il y a un an et un jour, Serge Atlaoui attendait dans le couloir de la mort avant d'échapper à la dernière minute à l'exécution en raison d'un ultime recours devant la justice. Il était initialement prévu que qu'il soit exécuté le 29 avril avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue dans le cadre d'affaires distinctes (deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien) mais son nom avait été retiré de la liste au dernier moment.
Depuis ? Serge Atlaoui est retourné dans sa prison de Nuskambangan, la bien surnommée «l'Alcatraz indonésien» où il continue de clamer son innocence à deux pas du couloir de la mort
Arrivé en Indonésie en 2005 pour travailler sur un chantier, le soudeur originaire de Metz a été arrêté lors d'un vaste coup de filet anti-drogue. Sa version dit qu'il ne faisait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique. Usine qui abritait en réalité un laboratoire clandestin d'ecstasy. La justice indonésienne n'a jamais accepté sa version des faits.
Là-bas, les condamnés à mort sont prévenus 72 heures à l'avance de leur exécution et nul ne sait quand Serge Atlaoui figurera sur une liste d'exécution officielle. Car malheureusement, la justice a rejeté son ultime demande de recours en grâce, en juin dernier.
Dans un entretien au Républicain Lorrain, son épouse Sabine estime «que l'on est dans le même contexte qu'il y a neuf ans. Il peut lui arriver n'importe quoi à n'importe quel moment. On est toujours craintif. On reste vigilant. Il y a toujours cette pression» dit cette femme courageuse en estimant que son mari «ne supporterait de revivre un tel compte à rebours, même s'il est fort et courageux».
http://www.ladepeche.fr/actu/international/

Lure : « j’ai tapé, tapé… Je voulais qu’il me regarde dans les yeux ! »

Hâbleur un brin mythomane et coureur de jupons, père très occasionnel mais festif, le cœur sur la main, toujours prêt à arranger un ami en lui dénichant un bon plan et encaisser un petit bénéfice au passage, tel est décrit Serge Pheulpin. « A jeun, il était adorable », confie son ex-amante. Se dessine au fil des témoins le portrait d’un homme, certes à la marge mais débrouillard et bon vivant. Un sympathique « mamaillou » qui « n’avait qu’un seul défaut : l’alcool », confie un ami, artisan du bâtiment l’employant occasionnellement. « On pouvait compter sur lui. » Ivre, « le boxeur » aimait à rappeler avoir pratiqué le noble art dans sa jeunesse. Pour autant, réputé avoir la main lourde, Serge Pheulpin n’a pas rendu un seul des coups qui lui ont été portés au soir du 9 octobre 2012 par deux « gamins » de 18 et 23 ans.
L’expert, appelé à la barre ce vendredi matin voit dans la correction mortelle infligée à Serge Pheulpin, la « conjonction de deux parcours de vie. » Ceux de Franck et Valentin. « L’histoire de l’un a-t-elle joué sur le comportement de l’autre, c’est plausible », envisage le docteur Delachaux. Le psychiatre analyse également « l’absence totale d’empathie » et le rejet de toute responsabilité de Franck Lachat envers la victime comme un réflexe de « déculpabilisation. La vérité est trop lourde, il la minimise. » Quant à Valentin Rudent, l’expert l’estime « à la limite du psychopathe. » Le garçon qui semble parler à tout le monde sauf aux enquêteurs et à la cour lui a avoué : « j’ai tapé, tapé, tapé… Je lui ai dit “Relève toi”. Je voulais qu’il me regarde dans les yeux ! »

Trois heures de dénégation

Une insulte de la part de Pheulpin, fâché que l’on force sa porte, serait à l’origine de cette explosion de violence : « Sale arabe ». Là aussi seul le psychiatre détient cet élément. Lors de son interrogatoire, Valentin explique que lui est Franck ont sifflé une dizaine de demis de bière chacun ce soir-là, avant de décider, à court d’argent, d’aller chez Serge. Auparavant, comme souvent selon ses dires, Franck s’était une fois de plus « plaint » des sévices infligés à sa mère par son beau-père. Comme la mère de Valentin qui a par la suite corrigé son propre beau-père. C’est dans cet état d’esprit que l’emballement de violence se serait produit.
Sauf que Franck nie toute implication personnelle. Il aurait au contraire « tout tenté » pour protéger Serge de la violence des coups portés par Valentin. Jusqu’à feindre de lui donner des coups de pied… avant de quitter les lieux, laissant Valentin à ses œuvres. « Après avoir donné vos petits coups vous partez et laissez l’autre continuer », commente le président Plantier, qui commence à s’agacer des revirements et dénégations de plus en plus énormes de Lachat. Le garçon ne perçoit pas l’ironie. Le président lui tend la perche : « chez Rudent, il y a des choses qui ne collent pas mais vous, on a l’impression que vous fabriquez quelque chose ! » Il ne la saisit pas, réfutant des pans entiers du contenu de ses auditions. « J’étais pas en émotion de m’expliquer. Là, ça fait trois ans que j’y repense », explique le jeune homme qui estime parfaitement « assumer » sa part tandis que Valentin Rudent, qui n’a jamais varié dans ses déclarations, refuserait d’endosser pleinement son rôle, c’est-à-dire toute la responsabilité. Et ne se souvient de quasiment rien : « j’étais alcoolisé. Il faisait nuit. Ça pouvait être noir ou blanc. »
Tant la cour, la partie civile que l’avocate générale, Julie Bressand, se cassent les dents, trois heures durant, sur les dénégations du jeune homme. Il n’y a rien à faire : Valentin l’a obligé à boire, à aller chez Serge, à le frapper, à jeter une chose indéterminée dans l’étang qui pourrait être un téléphone portable et lui a même caché sa mort le lendemain. Enfin, il n’a rien volé. Pour autant, il ne se sent « pas innocent. » « Tu sais que tu vas être condamné, Franck ? » lui demande enfin son avocat, Jean-Michel Vernier. « Et pourquoi ? » Réponse : « parce que je l’ai emmené là-bas… »

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/04/30/lure-j-ai-tape-tape-je-voulais-qu-il-me-regarde-dans-les-yeux

vendredi 29 avril 2016

L’État français va payer les frais d’avocat de Salah Abdeslam

Salah Abdeslam sera défendu par Frank Berton, un ténor du barreau de Lille. Et, selon le journal belge Le Soir, c’est l’Etat français qui paiera pour la défense du terroriste présumé et suspect clé des attentats de Paris.
Comment ? Via le dispositif de l’aide juridictionnelle. Ce mécanisme, mis en place en 1972 en France, est soumis à deux conditions, apprend-on sur le site service-public.fr : être Français, citoyen d’un État membre de l’Union européenne ou étranger en situation régulière et percevoir moins de 1.000 euros de revenus par mois pour une couverture totale et pour une couverture partielle des honoraires ne pas dépasser plus de 1.500 euros. Une fois l’aide juridictionnelle accordée, le client a tout loisir de choisir son avocat.
>> A lire aussi : VIDEO. Qui est Frank Berton, l'avocat de Salah Abdeslam?

Avocat, huissier, expert, frais de justices et les honoraires

Salah Abdeslam, né à Bruxelles mais qui possède la nationalité française, répond à ces deux conditions et pourra donc bénéficier de cet effort de solidarité nationale, collecté via les impôts. Bilan : avocat, huissier, expert, frais de justices et les honoraires seront assurés par l’Etat, énumère France Télévisions
Et la gravité des charges qui pèsent contre le terroriste présumé n’influera en aucune manière sur son droit à cette aide juridictionnelle, rappelle Le Soir se faisant écho des déclarations de Me Franck Berton.

Salah Abdeslam est jugé « dans une démocratie »

Au journal télévisé de France 2, ce dernier avait rappelé que Salah Abdeslam était jugé « dans une démocratie ». « Et Salah Abdeslam est un homme, il a besoin de dire les choses. La justice se rend quand on comprend les choses, sinon il n’y a pas de sens aux procès, pas d’utilité pour les victimes », avait précisé le pénaliste lillois.
Me Sven Mary, l’avocat bruxellois de Salah Abdeslam, n’est pas concerné par cette mesure car il dépend du système judiciaire belge.

http://www.20minutes.fr/societe/salah-abdeslam/

Le meurtre d'Aurélie Fouquet rejugé en appel

Le meurtre en mai 2010 de la policière Aurélie Fouquet donnera lieu à un nouveau procès, en appel, a fait savoir le parquet de Paris. Il a "interjeté appel à l'encontre de l'ensemble des accusés le 19 avril". Six des neuf accusés ont eux aussi fait appel. Parmi eux: le braqueur multirécidiviste Redoine Faïd, et l'un des deux hommes désignés en première instance comme les meurtriers de la jeune femme de 26 ans, Daouda Baba. Le 14 avril, la cour d'assises de Paris avait condamné huit hommes à des peines de un à 30 ans de prison pour avoir participé, de près ou de loin, au braquage raté qui avait coûté la vie à Aurélie Fouquet à Villiers-sur-Marne. Elle en avait acquitté un neuvième.

Redoine Faïd, considéré comme le cerveau de ce qui devait être une attaque très violente de fourgon blindé, avait écopé de 18 ans. Il avait répété tout au long des sept semaines de procès n'avoir "rien à voir" avec les faits. Daouda Baba avait été condamné à 20 ans. Le deuxième homme condamné pour meurtre, Olivier Tracoulat, avait écopé de 30 ans. Blessé le 20 mai 2010 et sans doute mort, en tout cas porté disparu, il avait été jugé en son absence.

L'avocate générale avait requis des peines dans certains cas beaucoup plus lourdes, par exemple 22 ans pour Redoine Faïd. Elle avait aussi demandé 25 ans contre Malek Khider, accusé d'être l'un des logisticiens de l'opération, et finalement condamné à 15 ans. Le ministère public avait également désigné un troisième meurtrier, Rabia Hideur, contre qui il avait requis 30 ans de prison. La cour l'avait finalement acquitté pour le meurtre. Les jurés ont estimé que son identification par un policier, survenue tardivement, ne suffisait pas pour affirmer que Rabia Hideur était bien l'un des membres du commando de braqueurs à l'origine de la fusillade fatale à Aurélie Fouquet. Le long procès en première instance n'avait pas apporté d'éléments décisifs sur le déroulement du drame, que ce soit à charge ou à décharge. La grande majorité des accusés avait farouchement nié toute implication.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

jeudi 28 avril 2016

Braquage mortel en 1990 à Marseille : Franck Perletto acquitté

http://lci.tf1.fr/france/justice/

Franck Perletto, grande figure du banditisme varois, a été acquitté par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour le braquage d'un fourgon de transport de fonds au cours duquel deux convoyeurs avaient été tués en 1990 à Marseille.
La figure du banditisme varois, Franck Perlettto, a été acquitté par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. En 1990, il avait braqué un fourgon de transport de fonds au cours duquel deux convoyeurs avaient été tués à Marseille.

L'avocat général Olivier Couvignou, évoquant "des crimes, des morts, des injustices qui se conjuguent toujours au présent", avait requis 20 ans de réclusion criminelle contre Franck Perletto. Remis en liberté en 1994 après deux ans de détention provisoire dans ce dossier vieux de 26 ans, il avait ensuite été condamné en 2004 et 2006 à 8 et 14 ans de prison - des peines qu'il purge encore - pour sa participation à des trafics de drogue.
 
 

Passage à tabac mortel à Lure : deux accusés devant les juges

Sont-ils venus avec déjà en tête l’idée d’un règlement de compte, seulement pour boire un coup avec la victime ou pour la cambrioler en son absence ? Toujours est-il que la soirée de ce 9 octobre 2012, au domicile de Serge Pheulpin, à Lure, a très mal tourné. Des faits qui valent aujourd’hui à Franck Lachat et Valentin Rudent, 22 et 27 ans, de se retrouver dans le box des accusés de la cour d’assises de Haute-Saône pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ce soir-là, ils sont entrés par le garage et ont forcé l’entrée de l’appartement de la rue de l’Ognon, pour se retrouver face à face avec son occupant. Les coups ont plu.
Trois jours plus tard, les gendarmes, alertés par une amie inquiète de ne pas avoir de nouvelles, découvrent le corps du quinquagénaire dans un appartement dévasté. Les investigations de la police scientifique mettent en évidence une lutte en plusieurs étapes, qui débute dans la cuisine, passe par la chambre et s’achève dans la salle à manger, où Serge Pheulpin, 49 ans, gît sur le côté, contre son canapé. Les coups portés ne justifient pas sa mort mais ils y contribuent. L’homme, fortement alcoolisé, est décédé d’étouffement après un reflux gastrique.
« C’était presque écrit qu’il allait faire une grosse connerie »
Alcoolique notoire, pouvant se révéler violent lorsqu’elle est ivre, la victime a-t-elle été passée à tabac par les « manouches » qui le recherchaient, « en colère », comme le suggère Sylviane Chevalier, sa compagne du moment ? La piste débouche sur une impasse et les gendarmes en viennent rapidement à s’intéresser à celle qui la leur a indiquée et son entourage. Le soir présumé de la mort de Serge Pheulpin, la carte Sim de ce dernier a en effet été utilisée avec le portable de la femme qui ne s’en explique pas.
Puis le signalement d’un policier municipal trouvant étrange le comportement d’un jeune Breton, présent depuis quelques mois à peine sur le secteur, va leur apporter la clef de l’énigme. Convoqué, Valentin Rudent se met à table et implique Franck Lachat, qui n’est autre que le fils de Sylviane Chevalier, qui vivait une liaison orageuse avec la victime. Les deux copains auraient raconté la bagarre à cette dernière dès le soir même, ainsi qu’à Mélanie Stuber, qui hébergeait Valentin depuis août et les a fait se rencontrer. Les deux femmes comparaissent pour non assistance à personne en danger.
L’interrogatoire de personnalité auquel le soumet le président Yves Plantier, révèle chez Valentin Rudent une enfance marquée par l’abandon de sa mère, alcoolique, et un caractère « impulsif », selon lui, mais explosif aux dires de ses anciennes compagnes qui décrivent un garçon « dépendant du cannabis », « violent », « manipulateur », « menteur »… « C’était presque écrit qu’il allait faire une grosse connerie », lâche l’une d’elles aux enquêteurs. « J’arrive toujours pas à comprendre comment j’en suis arrivé là », soupire de son côté l’accusé qui récuse les violences qu’on lui impute et que le président Plantier prend en défaut : « Votre impulsivité vous fait perdre le contrôle mais jamais envers les autres ? » « Je m’en souviens pas », répond-il.

Même sentiment d’abandon

Si Valentin Rudent est « un bouffon », « un suiveur » de l’avis de sa propre sœur qui ne le fréquente plus, Franck Lachat ne donne pas non plus l’impression d’un meneur. Ce môme malmené par le décès accidentel de son frère aîné quand il a 5 ans puis le départ de son père l’année suivante et enfin son placement, ne rêve à 14 ans que de « travailler et fonder un foyer ». Il sera père à l’aube de ses 18 ans, avec une compagne de 16 ans. Si, au foyer, mis à part des fugues, il présente un visage serein, un rapport lui attribue une tout autre personnalité de « retour à la maison ». Celle d’un mauvais garçon, violent, acoquiné à des voyous plus âgés, participant à des sales coups. « Il était le seul dans la norme dans sa famille, veut-il être reconnu par elle ? », conclut l’auteur.
Les deux hommes éprouvent, selon les psychologues, le même sentiment d’abandon. L’écho des violences subies par la mère de Franck a-t-elle trouvé « un écho » chez Valentin ? Celui-ci a expliqué, à la faveur de l’expertise, avoir mené, à l’âge de 17 ans, une expédition punitive contre le compagnon de sa mère, alcoolique, qui la battait.
Ce jeudi, après avoir exploré la personnalité des accusés, la cour d’assises va se pencher sur les faits en eux-mêmes.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/04/28/passage-a-tabac-mortel-a-lure-deux-accuses-devant-les-juges

mercredi 27 avril 2016

Attentats de Paris : Salah Abdeslam a été remis à la France

Salah Abdeslam a été remis à la France dans le cadre du mandat d'arrêt européen délivré par Paris. Le suspect-clé des attentats de Paris, arrêté le 18 mars à Molenbeek, a été transféré cette nuit et remis ce mercredi matin aux autorités françaises, précisent nos confrères d'iTélé.
Dans un communiqué de presse, le parquet de Paris a précisé que Salah Abdeslam avait été remis ce mercredi matin à 9h05 aux autorités françaises. Il devrait être présenté dans la journée aux juges d'instruction en charge du dossier, en vue de sa mise en examen. Le Parquet va évidemment demander son placement en détention provisoire
Salah Abdeslam a été inculpé en Belgique pour "assassinats terroristes" pour son implication dans les attentats de Paris, ainsi que pour "tentative de meurtre" pour la fusillade de Forest. Le 15 mars, trois jours avant sa capture, une fusillade éclatait dans cette commune bruxelloise, alors que les policiers visaient un appartement pour une perquisition de routine. Mohamed Belkaid, un Algérien de 35 ans, soupçonné d'être un complice d'Abdeslam, avait été abattu.
Depuis son arrestation, le suspect-clé des attentats de Paris était incarcéré à la prison de Bruges, puis à celle de Beveren. Jean-Jacques Urvoas, le ministre français de la Justice, a indiqué que Salah Abdeslam «sera placé en quartier d'isolement» dans un établissement pénitentiaire d'Ile-de-France. Il s'agit vraisemblablement de la prison de Fleury-Mérogis, située dans l'Essonne.
http://www.dna.fr/actualite/2016/04/27/attentats-de-paris-abdeslam-a-ete-remis-a-la-france

Frank Berton défendra Salah Abdeslam

Salah Abdeslam a choisi l’avocat français Frank Berton pour le défendre dans la procédure sur les attentats de paris et de Saint-Denis du 13 novembre rapporte le journal Le Monde. Ce pénaliste lillois est intervenu dans l’affaire d’Outreau, de Florence Cassez ou celle de Cottrez.

Il sera associé à l’avocat belge Sven Mary et un autre avocat français dont le nom n’est pas encore connu. Les deux avocats ont rencontré Salah Abdeslam vendredi 22 avril dans la prison de Beveren où il attend son transfèrement vers la France.
Salah Abdeslam a été arrêté le 18 mars à Molenbeek, dans la région de Bruxelles après quatre mois de cavale
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Double infanticide à Ronchamp: vingt-cinq ans de réclusion pour la mère

La cour d'assises de Haute-Saône, à Vesoul, a rendu son verdict ce mardi soir à 19 h 20 après trois heures de délibérations dans l'affaire du double infanticide de Ronchamp: Aurore Baumgartner vient d'être condamnée à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour assassinat. L'avocat général Gabi Bouyssou avait requis, vers 15 h, trente ans de réclusion criminelle assortis de sept ans de suivi sociojudiciaire à l'encontre de l'accusée, qui, le 15 mai 2013, avait noyé dans sa baignoire ses deux enfants âgés de 2 ans et demi et 8 mois et demi.
L'avocat général avait expliqué sa décision parce que la jeune femme "a planifié la mort de ses deux enfants, elle est pleinement responsable de ses actes, sa motivation est une haine pure envers le père des enfants et parce que le risque de récidive est important".
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/04/26/double-infanticide-a-ronchamp-l-avocat-general-requiert-trente-ans-de-reclusion-criminelle

mardi 26 avril 2016

Procès du double infanticide de Ronchamp : "Je regrette d'avoir fait du mal à mes enfants"

Le procès d'une mère de famille, Aurore B, 28 ans, accusée d'avoir volontairement noyé ses deux enfants en 2013 à Ronchamp en Haute-Saône s'est ouvert ce matin à Vesoul devant la cour d'assises. La jeune femme aurait agi par dépit amoureux. Elle est jugée pour assassinat. 
Le verdict est attendu ce mardi.  La jeune femme encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat de son fils de 9 mois et de sa fille de 2 ans.

La jeune femme aux longs cheveux bruns s'est présentée devant la cour, frêle et impassible, lançant des regards haineux au père de ses défunts enfants.

Je regrette d'avoir fait du mal à mes enfants, je n'aurais pas dû réagir comme ça. Je n'aurais pas dû m'en prendre à mes enfants, ils n'y étaient pour rien, ils ne demandaient qu'à vivre"
a-t-elle froidement déclaré lundi devant les jurés.

Le 15 mai 2013, la jeune femme avait elle-même appelé les gendarmes en déclarant : "Je viens de tuer mes enfants. Mon copain m'a quitté, il est parti avec une femme".
En arrivant à son domicile à Ronchamp, les gendarmes avaient découvert le corps des deux enfants flottant dans la baignoire.
La jeune femme, qui était mère au foyer, avait raconté aux enquêteurs avoir mis sa fille dans la baignoire et lui avoir maintenu la tête sous l'eau, avant de procéder de même avec son bébé.
Elle avait affirmé qu'elle avait ensuite tenté de se suicider. Ses bras portaient des marques de scarifications superficielles.
Le même jour dans l'après-midi, elle avait envoyé un SMS au père des petits dans lequel elle l'informait qu'il ne verrait plus ses enfants. D'après ses déclarations, c'est en apprenant que celui-ci avait une liaison avec une autre femme qu'elle avait "craqué".

Immaturaté affective

Selon un expert-psychiatre, au moment des faits, "il est possible" que l'accusée n'ait plus considéré ses enfants comme des "êtres vivants", mais comme un moyen de faire du mal à leur père.
L'homme, un militaire qui vivait en région parisienne, n'avait jamais été très présent dans la vie familiale. Le couple avait peu vécu ensemble. Le père rendait épisodiquement visite aux enfants, dont il n'avait reconnu que le second.
Les experts-psychiatres, qui n'ont pas relevé d'altération du discernement chez la jeune femme, ont souligné son "immaturité affective"et son "faible niveau intellectuel".
À l'audience, le président de la cour d'assises a observé "l'entourage familial très défaillant" dans lequel l'accusée avait grandi, avec une mère divorcée et alcoolique à la vie décousue.

Dès 16 ans, "je voulais être mère, je voulais une fille qui me ressemble. Je voulais donner de l'amour à un enfant, fonder une famille"
http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/haute-saone/proces-du-double-infanticide-de-ronchamp-je-regrette-d-avoir-fait-du-mal-mes-enfants-982970.html

Meurtre cannibale dans les Pyrénées : Jérémy Rimbaud ne sera pas jugé

Le meurtre cannibale s'était produit en novembre 2013, plongeant la commune de Nouilhan dans l'horreur. La juge d'instruction a rendu une ordonnance qui préfigure une déclaration d'irresponsabilité pénale
Le meurtre cannibale de Nouilhan (65) le 14 novembre 2013 ne sera pas jugé. La juge d'instruction paloise saisie du dossier a rendu une ordonnance qui doit conduire à déclarer Jérémy Rimbaud irresponsable de ses actes.
La juge sollicite l'avis définitif de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau pour déclarer Jérémy Rimbaud irresponsable. L'ordonnance signée le 21 avril est transmise au procureur de Pau puis au parquet général de la cour d'appel pour validation.

Ancien militaire traumatisé

Le 14 novembre 2013, le jeune homme de 27 ans avait tué à coups de barre de fer un agriculteur de 90 ans à Nouilhan, dans les Hautes-Pyrénées. Il l'avait ensuite éventré avec un couteau, lui arrachant le cœur et la langue, qu'il avait mangés avec des haricots trouvés dans le réfrigérateur de la victime. Il avait également agressé un autre habitant au cours de sa fuite.
Il avait mangé le cœur et la langue avec des haricots trouvés dans le réfrigérateur de la victime
Jérémy Rimbaud, ancien militaire traumatisé après un séjour en Afghanistan, avait été interpellé quelques minutes plus tard et placé en garde à vue. Le jeune homme avait rapidement été placé en hôpital psychiatrique du fait de l'incongruité de ses explications.
Mis en examen des chefs d'assassinat et tentative d'assassinat, l'ancien militaire est depuis lors hospitalisé d'office dans l'unité pour malades difficiles de Cadillac (33). L'instruction a suivi son cours.
En mars 2015, un premier collège d'experts psychiatres avait conclu à un trouble ayant aboli son discernement. Un second collège a émis des conclusions identiques. C'est cette confirmation qui a conduit la juge à rendre son ordonnance.
Comme Romain Dupuy, le meurtrier des infirmières de l'hôpital psychiatrique de Pau en 2004, Jérémy Rimbaud devrait donc comparaître devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau. Laquelle instance devrait confirmer l'irresponsabilité pénale du mis en examen.

http://www.sudouest.fr/2016/04/26/meurtre-cannibale-dans-les-hautes-pyrenees-jeremy-rimbaud-ne-sera-pas-juge-2342138-4344.php

Le «dentiste de l'horreur» condamné à huit ans de prison

Le tribunal a tranché, le « dentiste de l’horreur » a été condamné ce mardi à huit années de prison. C’est la peine qu’avait requise la procureure de la République de Nevers à l’encontre du Néerlandais Mark Van Nierop.
Le tribunal a ordonné son maintien en détention et a assorti la peine d’une interdiction d’exercer définitive et d’amendes d’un montant total de 10.500 euros.
Lors du procès en mars, la procureure Lucile Jaillon-Bru avait dénoncé le « désastre sanitaire » causé par cet homme de 51 ans, auteur de « violences dont le but ultime était d’obtenir des remboursements » toujours plus importants de l’assurance maladie.
>> A lire aussi : «Je suis entrée pour un plombage, il m’a enlevé deux dents !»

Mutilations

Sur une centaine de victimes déclarées, la procureure avait retenu des mutilations pour 53 d’entre elles, demandant une requalification des faits pour 20 autres, notamment en « violences avec préméditation », et trois relaxes.
Au final, l’homme à la carrure de rugbyman a été relaxé des faits de violences sur six victimes et de certains faits d’escroquerie, le tribunal ayant aussi requalifié les faits pour deux victimes.
Très attendue par la centaine de parties civiles, l’audience, initialement prévue sur dix jours, n’avait finalement duré que la moitié, le prévenu au visage bouffi restant quasiment mutique dans le box et se bornant à répondre à la plupart des questions par un laconique « pas de commentaire ».
Le tribunal a statué sur une partie seulement des préjudices et renvoyé pour le reste à une audience, prévue le 16 juin, « pour statuer sur les préjudices patrimoniaux 
http://www.20minutes.fr/societe/1834171-20160426-video-dentiste-horreur-condamne-huit-ans-prison