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jeudi 21 avril 2016

DSK et l’affaire dite « du Carlton » de retour devant la justice civile

« Ils s’en sont quand même tirés à très bon compte ! » Déléguée du mouvement Le Nid, dont l’objet est d’abolir la prostitution, Lorraine Questiaux n’a toujours pas accepté le jugement rendu, le 12 juin 2015, par le tribunal correctionnel de Lille (Nord) dans l’affaire dite « du Carlton ».

Dommages et intérêts réexaminés

Au terme de trois semaines d’audiences très crues, treize des quatorze prévenus jugés pour « proxénétisme aggravé » avaient été « purement et simplement » relaxés. Dont le plus célèbre d’entre eux : Dominique Strauss-Kahn.
>> Carlton : Radiographie d'une fracture judiciaire
« Mais nous considérons toujours que le comportement des prévenus a causé un préjudice aux personnes prostituées et donc aux associations qui les aident », insiste Lorraine Questiaux pour justifier le recours que son mouvement a formé et qui doit être examiné, ce jeudi, par la cour d’appel de Douai.
Le parquet ayant lui « accepté » le jugement rendu, seules les dispositions civiles portant sur les dommages et intérêts réclamés par les victimes seront, toutefois, réexaminées.

« Récréations festives » ou « boucherie » ?

« L’action pénale est terminée, reconnaît Isabelle Thieuleux, l’avocate du Nid. Mais nous pouvons toujours engager la responsabilité civile des prévenus sur les faits qui ont été établis durant l’enquête, et réclamer des dommages et intérêts. » Pour cela, l’association compte, notamment, demander à la cour d’appel de considérer comme des faits de « violences »
Ces soirées libertines, que Dominique Strauss-Kahn appelait, ont été, au contraire, qualifiées de « boucherie », « d’horreur » et « d’abattage » par Jade et Malika*, deux prostituées ayant témoigné lors du procès en première instance. « Le préjudice qu’elles ont subi est énorme, poursuit Lorraine Questiaux. Notre recours en appel est donc fondé. »

« Ce n’est pas sérieux… »

Du point de vue moral, l’argument se tient. Mais la cour d’appel de Douai – comme le tribunal de Lille en 2015 – est là pour faire du droit. Et pour la défense, la construction juridique du Nid semble hasardeuse : « A aucun moment dans le dossier, il n’est fait état de faits de ‘’violences’’ et on vient nous réclamer des dommages et intérêts sur ce fondement, ce n’est pas sérieux », tacle un avocat.
*Les prénoms ont été changés

http://www.20minutes.fr/societe/1830015-20160421-dsk-affaire-dite-carlton-retour-devant-justice-civile

vendredi 12 juin 2015

Carlton : Dominique Strauss-Kahn relaxé

L'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a été relaxé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Lille du chef de proxénétisme aggravé pour lequel il était poursuivi dans l'affaire dite du Carlton de Lille. L'ex-favori du PS pour l'élection présidentielle est resté impassible pendant la lecture de son jugement, se contentant de hocher la tête lorsque le président Bernard Lemaire lui a signifié sa relaxe
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/3448061/carlton-dominique-strauss-kahn-relaxe.html

dimanche 22 février 2015

Procès Carlton : DSK a "eu le sentiment d'être écouté

Le tribunal correctionnel de Lille a annoncé vendredi la date à laquelle le jugement de Dominique Strauss-Kahn, dans l'affaire du Carlton, sera mis en délibéré. Le procureur a requis la relaxe "pure et simple".
Le 12 juin, à 11 heures précises, Dominique Straus-Kahn sera fixé sur son sort. Le tribunal correctionnel de Lille a annoncé ce vendredi la date à laquelle le jugement de l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) sera mis en délibéré.
"Durant ces audiences, c'est la première fois dans la procédure que j'ai pu m'exprimer et que j'ai eu le sentiment d'être écouté. Je vous en remercie", a déclaré l'ancien patron du FMI, lors de la dernière prise de parole qui lui était accordée.  
Dominique Straus-Kahn comparaissait en février aux côtés de treize autres prévenus, dont certains de ses amis du nord de la France. Il est soupçonné d'avoir été "l'instigateur" de rencontres avec des prostituées entre 2008 et 2011 à Lille, Paris, Bruxelles et Washington. Durant trois semaines d'audience, il a nié les faits qui lui sont reprochés, assumant au cours des débats une sexualité "plus rude" que la moyenne et un vocabulaire de "corps de garde".
La relaxe requise pour DSK
Faute de preuves suffisantes, plusieurs parties civiles ont renoncé lundi à lui réclamer des dommages et intérêts. Le procureur de Lille, qui avait demandé un non-lieu à son endroit à l'issue de l'enquête, a requis mardi sa "relaxe pure et simple".
L'ex-ministre des Finances encourt jusqu'à dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende.
 

vendredi 20 février 2015

Affaire du Carlton : DSK fixé sur son sort le 12 juin

Le tribunal correctionnel de Lille a annoncé vendredi la date à laquelle le jugement de Dominique Strauss-Kahn, dans l'affaire du Carlton, sera mis en délibéré. Le procureur a requis la relaxe "pure et simple".
Le 12 juin, à 11 heures précises, Dominique Straus-Kahn sera fixé sur son sort. Le tribunal correctionnel de Lille a annoncé ce vendredi la date à laquelle le jugement de l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) sera mis en délibéré.
Dominique Straus-Kahn comparaissait en février aux côtés de treize autres prévenus, dont certains de ses amis du nord de la France. Il est soupçonné d'avoir été "l'instigateur" de rencontres avec des prostituées entre 2008 et 2011 à Lille, Paris, Bruxelles et Washington. Durant trois semaines d'audience, il a nié les faits qui lui sont reprochés, assumant au cours des débats une sexualité "plus rude" que la moyenne et un vocabulaire de "corps de garde".
"Durant ces audiences, c'est la première fois dans la procédure que j'ai pu m'exprimer et que j'ai eu le sentiment d'être écouté. Je vous en remercie", a déclaré l'ancien patron du FMI, lors de la dernière prise de parole qui lui était accordée.
La relaxe requise pour DSK
Faute de preuves suffisantes, plusieurs parties civiles ont renoncé lundi à lui réclamer des dommages et intérêts. Le procureur de Lille, qui avait demandé un non-lieu à son endroit à l'issue de l'enquête, a requis mardi sa "relaxe pure et simple".
L'ex-ministre des Finances encourt jusqu'à dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende.
 

Procès du Carlton: Un avocat compare l'affaire de proxénétisme à Outreau

Au dernier jour du procès dit du Carlton, Me Hubert Delarue a tiré à boulets rouges sur le dossier de l'instruction contre son client, René Kojfer, ancien chargé des relations publiques de l'hôtel lillois, en allant jusqu'à comparer cette affaire de proxénétisme au fiasco judiciaire d'Outreau.
«Et si ce dossier était au proxénétisme ce que le procès d'Outreau était à la pédophilie?», lance l'ancien avocat d'Alain Marécaux, l'un des acquittés d'Outreau (Pas-de-Calais), dès le début de sa plaidoirie. Sur son client René Kojfer, vieil ami du souteneur Dodo la Saumure et celui par qui l'enquête a débuté, Me Delarue s'étrangle de voir qu'il a été présenté comme un «proxénète international». La «plus grande affaire de proxénétisme en France», argumente l'avocat, ne porte que sur «trois cas avérés de chambre réservée».

«Une hypocrisie invraisemblable»

Il se déplace à grand pas, tantôt près du banc des avocats, tantôt à la barre au plus près des juges du tribunal correctionnel de Lille. Il hausse la voix, fait des grands gestes, tout d'un coup murmure presque, imite les policiers: Me Hubert Delarue mime ce qu'il nomme un «vaudeville invraisemblable». Voilà lancée en à peine quelques minutes l'une des critiques les plus assassines à l'encontre de l'instruction, de l'ensemble des plaidoiries des avocats de la défense.
Rappelant que le dossier avait été criminalisé dans un premier temps avec la notion de proxénétisme aggravé en bande organisée, Me Delarue se demande pourquoi il n'a pas fini devant une cour d'assises. «Nous sommes au coeur d'un débat de société (...) peut-être appartient-il au peuple de juger. Pour une large partie, ce procès baigne dans une hypocrisie invraisemblable», estime-t-il. Ancienne «chèvre» (collaborateur) pour la police, René Kojfer possède d'une manière générale un entregent conséquent à Lille. Le procureur l'a qualifié de «joyeux bonhomme de la prostitution lilloise».
«Vous saviez tout des péchés, des conduites un peu débauchées, qu'il fréquentait des prostituées», accuse Me Delarue. «On considérait bien que ses errements n'étaient pas punissables, sinon on n'aurait pas laissé sévir pendant quinze ans un proxénète international», ajoute-t-il. Conclusion de l'avocat: ce n'était pas René Kojfer qui était visé, mais bien l'ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, l'un des 14 autres prévenus du procès en cours, que son client pourtant ne connaît pas.

http://www.20minutes.fr/societe/1545659-20150220-proces-carlton-avocat-compare-affaire-proxenetisme-outreau

jeudi 19 février 2015

Procès DSK : tout ça pour ça

Après la demande de relaxe du procureur, mardi, les avocats de DSK ont à leur tour souligné que rien dans ce dossier ne permettait selon eux de condamner l'ancien patron du FMI. «Il n'y a rien, rien, rien» a martelé Me Henri Leclerc.
Décontracté. Hier au tribunal de Lille, DSK n'avait pas ce masque glacé dont on a le souvenir, un soir de mai 2011 à Manhattan. Depuis le début de ce procès, il est comme chez lui dans la salle d'audience. C'est avec un grand sourire qu'il y avait retrouvé son ami Fabrice Paszkowski, qui pourtant a commis «les bêtises» qui lui valent cette comparution. Il a devisé tranquillement avec les uns et les autres. Lundi, même avec quelques journalistes pendant une suspension d'audience, commentant «les PV graveleux» du dossier. Hier, un étudiant en droit lui a tendu un code pénal et un stylo. Tout sourire, DSK le lui a rendu dédicacé. Il est allé taper sur l'épaule d'une dessinatrice de presse, pour lui demander de lui réserver quelques croquis d'audience dédicacés. Et si, effectivement, l'ex-patron du FMI a passé des instants désagréables, lors des dépositions de Jade ou Mounia, ce procès n'aura pas été un chemin de croix. L'horizon est pour lui on ne peut plus clair : le procureur a demandé sa relaxe. «Pure et simple».
Alors bien sûr, le tribunal peut très bien condamner DSK, en considérant qu'il ne pouvait pas ignorer que certaines filles étaient vénales. Le président Bernard Lemaire, avec sa voix haut perchée et toute sa courtoisie n'a pas hésité à éplucher certaines pièces de procédure jusqu'à l'os, jusqu'à la nudité totale, serait-on tenté de dire. Et c'est vrai que l'on a souvent cheminé à la lisière du doute. Les magistrats peuvent très bien estimer que oui, l'ex-patron du FMI a commis des actes de proxénétisme aggravé… Et le condamner. Mais il y aurait alors très certainement un appel. Et donc la remise en chantier d'un nouveau procès… Quand on sait que celui-là a coûté les yeux de la tête à la justice française (90 000 €!) pour tirer les oreilles à quelques parvenus centrés sur leur nombril, et tenter de harponner un industriel de la chair consommable d'outre-Quiévrain, on se demande si toute cette énergie policière et judiciaire a bien atteint son but. Car à l'origine, c'était bien lui, Dodo-la-Saumure, qui était dans le collimateur du commissaire Joël Specque, patron de la police lilloise. Depuis vingt ans, il glisse entre les doigts de la police française. C'est en essayant de le coincer que les enquêteurs sont tombés sur Roquet et Paszkowski, les amis de… DSK !
On imagine que le fait d'avoir ferré ce poisson est remonté au plus haut niveau de l'État. Et que ce client-là a eu, de la part des policiers et des magistrats instructeurs, ce qu'on pourrait appeler un traitement de faveur.
Au bout du compte, si l'on peut effectivement imputer des actes de proxénétisme à un Kojfer ou un Roquet, en droit strict, DSK doit passer au travers…
«Ce que nous savions est arrivé : ce dossier s'est effondré !» s'est d'ailleurs exclamé hier Me Henri Leclerc. Il ne reste plus rien, plus aucun accusateur, qu'un dossier qui a coûté une fortune et où il n'y a rien», lance le vénérable avocat, qui lançait là sans doute une de ses dernières grandes plaidoiries. «Rien, rien, rien !» a-t-il martelé.
«J'ai pour Jade une certaine estime, car après une vie de fracas, elle a décidé de vaincre tout cela», a reconnu de son côté Me Frédérique Baulieu, qui lors des débats, l'avait interrogée avec tact, mais obstination. Mais j'ai beaucoup d'incompréhension devant cette volonté à tout prix de dire des choses qui ne sont pas vraies», ajoute-t-elle.
Enfin, Me Richard Malka a dénoncé la «construction d'un édifice juridique en forme de pyramide, avec au sommet la notion d'instigation : DSK devient proxénète parce que sa stature auprès de ses amis les pousse à organiser les rencontres où ils amènent des prostituées.»
Dans quelques semaines ou quelques mois, DSK sera peut-être relaxé. Il aura cependant vécu, tout comme Jade ou Mounia, une exceptionnelle mise à nu de son intimité.
Cependant, pour reprendre une expression de Jade, «l'enveloppe» de l'ex-patron du FMI est sans doute plus épaisse que celle de ces filles brisées.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/19/2052142-proces-dsk-tout-ca-pour-ca.html

mercredi 18 février 2015

Procès dit du Carlton: les avocats de DSK s'attaquent aux anathèmes

Les trois avocats de Dominique Strauss-Kahn, menés par le respecté Henri Leclerc, se sont engouffrés mercredi dans la porte laissée grande ouverte par le réquisitoire du procureur qui a demandé la veille la relaxe pour l'ancien patron du FMI et ont commencé par s'attaquer aux "anathèmes" lancés contre lui.
"Ca suffit, les anathèmes!", a lancé en début de matinée Me Frédérique Baulieu, première à prendre la parole pour la défense de DSK, s'attaquant au dossier d'une manière générale.
Elle prend dans un premier temps grand soin de souligner les incohérences dans les témoignages des principales accusatrices de son client.
Me Baulieu s'en prend ensuite à la "médiatisation" du dossier et à la "construction folle" de l'instruction, revendiquant le droit à la "colère", qui n'est "pas que du côté des parties civiles".
"Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, tout autant que les faits", a-t-elle ainsi lancé au tribunal.
La défense a ainsi rompu le silence auquel elle s'astreignait depuis plusieurs semaines, y compris celles précédant le procès pour proxénétisme aggravé dit du Carlton, hors de la salle d'audience. Sa parole était donc d'autant plus attendue, même si depuis mardi la pression est un peu moins forte: le ministère public a réclamé la relaxe de leur client, faute de preuve.
"En mettant dans la balance tous les éléments à charge et à décharge, je considère que ni l'information judiciaire, ni l'audience n'ont permis d'établir la preuve de la culpabilité de M. Strauss-Kahn", a déclaré le procureur de Lille Frédéric Fèvre.
A cela sont venues s'ajouter les déclarations d'avocats de la partie civile, qui ont reconnu lundi qu'ils n'avaient que des convictions à faire valoir, renonçant pour certains à plaider contre l'ancien patron du FMI.
Autant de points marqués par sa défense avant même qu'elle ne prenne la parole pour achever de convaincre le tribunal de l'innocence de DSK.
Au cours des deux premières semaines, c'est Me Frédérique Baulieu qui s'était chargée d'interroger les anciennes prostituées venues témoigner de leurs rencontres avec DSK, trop brutales, selon elles, pour que ce dernier puisse prétendre qu'il n'avait pas connaissance de leur statut de professionnelles du sexe.
Posément, Me Baulieu se lançait alors dans la démonstration qu'il s'agissait uniquement de soirées libertines, dans la droite continuité d'une ligne de défense à laquelle l'ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012 s'est tenu tout au long des débats.
A Me Leclerc, fringant octogénaire, de bondir de son banc pour défendre son célèbre client face à un avocat des parties civiles qui évoquait des "agressions" de sa part. "Dominique Strauss-Kahn n'est pas poursuivi pour ça!".
Un Dominique Strauss-Kahn qui avait élevé la voix lui-même contre la confusion faite par les parties civile entre sa "rudesse" en matière de sexualité, qu'il admet volontiers, et un quelconque délit de proxénétisme.

- Une matinée pour convaincre -

Me Leclerc s'est aussi offusqué avec véhémence lors de l'audition en tout début de procès du témoin Joël Specque, ancien chef de la division criminelle de la PJ de Lille, venu évoquer la tenue d'écoutes administratives en amont de l'enquête préliminaire sur l'affaire dite du Carlton.
Il s'étrangle au sujet du secret défense, dont se revendique Joël Specque pour ne pas rapporter le résultat de ces écoutes.
"Et voilà que malgré le secret défense, on ne nous dit que ce qu'il n'y avait pas", c'est-à-dire le nom de DSK, s'offusque alors l'avocat, connu pour son combat durant ses années passées à la tête de la Ligue des Droits de l'Homme.
Les plaidoiries de la défense, une vingtaine d'avocats pour 14 prévenus, ont commencé dès vendredi soir avec deux prévenus d'un volet mineur dans le dossier.
Une plage de trois heures, soit toute la matinée de mercredi, a été prévue pour les avocats de DSK.
La défense de Jean-Luc Vergin, ancien directeur régional d'Eiffage et ancien supérieur hiérarchique de David Roquet, ainsi que celle de Dominique Alderweireld, alias Dodo la Saumure, et de sa compagne Béatrice Legrain sont attendues dans l'après-midi.
Le Français, qui revendique son activité de souteneur en Belgique, a vu requérir à son encontre la seule peine de prison ferme, un an, pour l'envoi de prostituées vers la France et le recrutement d'une jeune femme à Lille.
http://www.nicematin.com/france/proces-dit-du-carlton-les-avocats-de-dsk-sattaquent-aux-anathemes.2108750.html

mardi 17 février 2015

Carlton de Lille : la relaxe "pure et simple" requise pour DSK

Sans aucune surprise, le parquet de Lille a requis mardi après-midi la relaxe "pure et simple" pour l'ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, dans le procès pour proxénétisme aggravé dit du Carlton.
"Ni l'information judiciaire, ni l'audience" n'ont permis d'établir l'infraction de proxénétisme aggravé pour Dominique Strauss-Kahn, a argumenté mardi après-midi le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, avant de demander la relaxe "pure et simple" pour l'ancien patron du FMI, juge depuis deux semaines pour proxénétisme agravé. Un réquisitoire qui s'inscrit dans la continuité du non-lieu requis par le parquet de Lille avant le renvoi en correctionnelle de l'ancien favori socialiste à l'élection présidentielle de 2012. Ce sera désormais au tribunal de trancher. En théorie, ce dernier risque jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. 
A aucun moment pendant les deux premières semaines du procès, le ministère public n'a brusqué M. Strauss-Kahn. Attitude qui a été largement interprétée comme une indication qu'il restait dans la droite ligne du non-lieu qu'il avait lui-même requis en juin 2013, estimant qu'il n'existait "pas de charges suffisantes" pour renvoyer l'ancienne vedette politique devant un tribunal.
La "conviction" ne suffit pas
Les avocats des parties civiles ne s'y sont d'ailleurs pas trompés : aucun d'entre eux n'a réclamé de condamnation à l'encontre de DSK, lundi, lors de l'audience consacrée à leurs plaidoiries. Me Gilles Maton, qui épaule son collègue Me Gérald Laporte auprès des anciennes prostituées Mounia et Jade, qui ont eu des relations sexuelles avec DSK largement évoquées au procès, a ainsi déclaré "penser comprendre" que le parquet demanderait la relaxe.
Il a même renoncé à obtenir réparation de lui, tout comme son confrère, Me David Lepidi, qui défend l'association Equipes d'action contre le proxénétisme. "Nous avons la totale conviction que M. Strauss-Kahn savait pertinemment qu'il avait affaire à une prostituée, tous les indices militaient en faveur de cette conviction (...) mais devant un tribunal correctionnel, la question de l'intime conviction ne se pose pas, il faut des éléments de preuve", a expliqué Me Maton aux journalistes à l'issue de l'audience.
"Nous travaillons avec le code pénal, mais pas le code moral"
Au début de son réquisitoire, mardi, le procureur avait évoqué des "pratiques"  qui sont celles "d'un groupe d'amis", mais pas, estime-t-il d'un "réseau  mafieux".
"Ce qui m'a frappé, c'est l'absence totale de considération pour les femmes qui sont reléguées au simple (état) d'objet de plaisir", observe encore Frédéric Fèvre dans un premier bilan des débats. Tout comme le président du tribunal Bernard Lemaire en avait rappelé la nécessité en début du procès, Frédéric Fèvre s'en tient néanmoins à la loi. "Nous travaillons avec le code pénal, mais pas le code moral",  souligne-t-il.

Un réquisitoire clément pour les autres ?
Le parquet a ensuite commencé à énumérer ses réquisitions avec une sévérité proportionnelle à ce qu'il estime avoir été le rôle de chacun des 14 prévenus.
Dominique Alderweireld, mieux connu sous le surnom de Dodo la Saumure : lle procureur a requis deux ans de  prison, dont un avec sursis, et 10.000 euros d'amende pour celui qui compte déjà 13 condamnations à son casier, dont deux pour proxénétisme en France. "Le tableau qu'il nous dresse de ses établissements est idyllique, mais du Déjeuner sur l'herbe de Manet on passe rapidement à Guernica de Picasso", quand Jade explique que les filles y étaient présentées comme "de la viande sur des esses de boucher", assène Frédéric Fèvre. "Le boss c'est lui", dit-il encore.

Béatrice Legrain. Contre la compagne de Dodo, "coacheuse" des jeunes femmes, il a requis 3 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.
A l'encontre de Fabrice Paszkowski et David Roquet, entrepreneurs amis de DSK qui recrutaient les prostituées et organisaient les soirées, faisant payer leurs factures par leurs sociétés, le parquet a requis à chaque fois deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.
L'ami de longue date de Dodo, René Kojfer, ancien chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton, celui par lequel toute l'affaire a commencé, s'attire également les foudres du ministère public, qui ne demande cependant pas de peine de prison ferme à son encontre. Qualifié de "sergent-recruteur de la prostitution lilloise" au sens des affaires aiguisé - il exigeait des prostituées qu'il mettait en relation avec des clients soit une prestation gratuite, soit un pourcentage sur la location de la chambre, explique le procureur -, René Kojfer voit requérir à son encontre  15 mois avec sursis et 2.500 euros d'amende.

Le policier Jean-Christophe Lagarde voit le parquet requérir contre lui  trois mois avec sursis et 5.000 euros d'amende, pour recel d'escroquerie. L'avocat Emmanuel Riglaire semble quant à lui bénéficier des contradictions des témoignages sur sa relation avec Mounia, dont il était à la fois l'amant et le client occasionnel. Mais pour lui avoir fait rencontrer David Roquet, avec lequel elle a eu une relation tarifée, le parquet demande 3 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. Du côté du proxénétisme "hôtelier", huit mois de prison avec sursis et  10.000 euros d'amende ont été requis contre Hervé Franchois, ancien propriétaire de l'hôtel Carlton, et Francis Henrion, pour avoir profité du réseau de prostituées de différentes façons.
 
http://lci.tf1.fr/france/justice/carlton-de-lille-la-relaxe-pure-et-simple-requise-pour-dsk-8565664.html

Carlton : DSK attend les réquisitions... et la relaxe

Etape judiciaire décisive pour Dominique Strauss-Kahn mardi au procès dit du Carlton : le ministère public doit dire s'il le considère coupable de proxénétisme aggravé ou s'il demande sa relaxe, comme le laisse présager le renoncement de parties civiles à exiger de lui réparation.

Le procès dit du "Carlton" touche à sa fin avec ce mardi les réquisitions du parquet. En théorie, l'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn risque jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. Mais le procureur de la République Frédéric Fèvre et sa substitut Aline Clérot peuvent demander au tribunal de prononcer la relaxe. Ce qui s'inscrirait dans la continuité du non-lieu requis par le parquet de Lille avant le renvoi en correctionnelle de l'ancien favori socialiste à l'élection présidentielle de 2012.

Le parquet avait en effet exprimé ses doutes sur les conclusions des juges d'instruction, qui avaient pointé la connaissance par Dominique Strauss-Kahn qu'il avait affaire à des prostituées et son rôle d'instigateur des soirées et voyages organisés par ses amis du nord.
A aucun moment pendant les deux premières semaines du procès, le ministère public n'a brusqué M. Strauss-Kahn. Attitude qui a été largement interprétée comme une indication qu'il restait dans la droite ligne du non-lieu qu'il avait lui-même requis en juin 2013, estimant qu'il n'existait "pas de charges suffisantes" pour renvoyer l'ancienne vedette politique devant un tribunal.

La "conviction" ne suffit pas
Les avocats des parties civiles ne s'y sont d'ailleurs pas trompés : aucun d'entre eux n'a réclamé de condamnation à l'encontre de DSK, lundi, lors de l'audience consacrée à leurs plaidoiries.
Me Gilles Maton, qui épaule son collègue Me Gérald Laporte auprès des anciennes prostituées Mounia et Jade, qui ont eu des relations sexuelles avec DSK largement évoquées au procès, a ainsi déclaré "penser comprendre" que le parquet demanderait la relaxe.
Il a même renoncé à obtenir réparation de lui, tout comme son confrère, Me David Lepidi, qui défend l'association Equipes d'action contre le proxénétisme. "Nous avons la totale conviction que M. Strauss-Kahn savait pertinemment qu'il avait affaire à une prostituée, tous les indices militaient en faveur de cette conviction (...) mais devant un tribunal correctionnel, la question de l'intime conviction ne se pose pas, il faut des éléments de preuve", a expliqué Me Maton aux journalistes à l'issue de l'audience.
Sévérité attendue pour les autres
Le parquet risque fort, en revanche, de se montrer beaucoup plus sévère à l'encontre de certains des 13 autres prévenus qui comparaissent dans ce dossier, à en juger par la teneur des débats.
Les deux entrepreneurs et amis de DSK, Fabrice Paszkowski et David Roquet, n'ont jamais nié avoir recruté des prostituées et les avoir emmenées lors des soirées auxquelles participait le directeur général du FMI.
Ils ont surtout insisté sur le fait d'avoir gardé ce "secret" à deux, jouant devant DSK le jeu des soirées libertines dont ce dernier était adepte.
"J'ai sombré dans la facilité de me faire accompagner par des personnes qui se disaient libertines et se faisaient rémunérer", s'est défendu Fabrice Paszkowski. "Si je ne l'ai pas dit, c'est que c'est un acte peu glorieux que de me faire accompagner par une libertine rémunérée", a-t-il ajouté.

Le commissaire Jean-Christophe Lagarde a toujours nié, de son côté, avoir eu connaissance de la qualité de prostituées des jeunes femmes qu'il lui arrivait d'accompagner lors des soirées visées par le dossier.
Le procureur ne l'a pas épargné pour autant, le soupçonnant, dans le meilleur des cas, de complaisance et lui reprochant d'être le "seul commissaire de France qui ne travaillait pas sur des réseaux de proxénétisme". Peut-être s'est-il senti trahi par ce policier chevronné, avec lequel il a travaillé alors que M. Lagarde était au moment des faits directeur de la sûreté urbaine du Nord.
René Kojfer, ancien chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton, et son ami d'enfance Dominique Alderweireld, dit Dodo la Saumure, souteneur revendiqué en Belgique, ont de leur côté été particulièrement attaqués par les parties civiles.
Les représentants des quatres anciennes prostituées ont notamment demandé lundi un euro symbolique au nom de leurs clientes. Pour le principe.

lundi 16 février 2015

Procès du Carlton: Dans sa plaidoirie, une partie civile fait de DSK un «véritable Sardanapale du sexe»...

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Place aux avocats. Au tribunal correctionnel de Lille, après deux longues semaines d'auditions des 14 prévenus et des témoins, le procès de l'affaire dite du Carlton de Lille entre dans sa dernière phase, celle des plaidoiries.
Les avocats des parties civiles ouvrent le ban: deux anciennes prostituées se sont déclarées victimes du réseau de proxénétisme visé par les enquêteurs, ainsi que deux associations protégeant les prostituées (le Nid et Équipes d'action contre le proxénétisme). La société Matériaux Enrobés du Nord, à l'époque dirigée par l'un des co-accusés, David Roquet, est également concernée, ses avocats estimant qu'elle a été victime d'escroquerie.
  • 10h35: Les parties civiles ont donc choisi de faire court ce lundi matin.
    Leurs plaidoiries ont souvent repris les propos des principaux prévenus à l'audience ou au cours de l'enquête, comme si ces déclarations parfois choquantes moralement se suffisaient à elles-mêmes. permalien
  • 10h31: L'audience est suspendue.
    En attendant la plaidoirie de Me Lepidi pour l'association Équipes d'action contre le proxénétisme, cet après-midi, l'audience est suspendue jusqu'à 14h. permalien
  • 10h25: Merci pour la dignité
    Me Emmanuel Daoud oppose la «dignité» des femmes
    venues témoigner «courageusement» de ce qu'elles ont subi et les dénégations embarassées de certains prévenus. Pour conclure il cite Baudelaire, et son poème La Muse vénale

    Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
    Comme un enfant de chœur, jouer de l'encensoir,
    Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,

    Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas,
    Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
    Pour faire épanouir la rate du vulgaire. permalien
  • 10h20: Sardanapale.
    Point littérature: Sardanapale est un roi assyrien qui aurait entraîné sa favorite Myrrha dans sa chute après avoir compris qu'il courait à sa perte. Le mythe est raconté dans un drame du
    romantique anglais Lord Byron, loin des prétoires du tribunal correctionnel de Lille. permalien
  • 10h15: Dominique Strauss-Kahn dans le viseur.
    «Dominique Strauss-Kahn» était-il si naïf alors que ses amis «jouaient les tour-operators du sexe?» Ne savait-il pas que ces femmes étaient des prostituées, lui qui a dû signer une lettre d'excuse après sa liaison avec une salariée du FMI? «En réalité, tout tourné vers sa passion du sexe il ne prenait aucune précaution, véritable Sardanapale des temps modernes». permalien
  • 10h10: Il y en a pour tout le monde.
    Me Emmanuel Daoud va faire le tour des co-accusés. Il commence par le chargé de relations publiques du Carlton, René Kojfer, puis passe à Dominique Alderweireld. L'avocat n'hésite pas à rejouer certaines conversations sordides recueillies sur écoutes (du «matériel», un «canon de 18 ans» à attraper...) pour mieux indigner l'auditoire. permalien
  • 10h05. Ordre moral.
    Contrairement à ce qu'avait demandé le président du jury, qui entendait juger uniquement des infractions au droit, Me Emmanuel Daoud entend bien évoquer le comportement de certains prévenus. Il cite notamment son confrère Me Emmanuel Riglaire, co-accusé dans le procès, qui a «joué les 50 nuances de Grey»
    en première semaine. permalien
  • 10h00: «La honte».
    Ce qui a marqué les esprits, selon  Me Daoud, «c'est la honte des différents acteurs qui, dans cette salle, ont touché à la prostitution»; permalien
  • 9h50: L'avocat de l'association Le Nid arrive à la barre.
    «A mon sens il y aura un avant et un après procès du Carlton», lance Me Emmanuel Daoud. Grâce au témoignage des anciennes prostituées, la prostitution est sortie de la représentation un peu voyeuriste renvoyée par certains livres et films. permalien
  • 9h40: Dominique Strauss-Kahn est présent dans la salle.
    L'ancien patron du FMI s'est déplacé dès le premier jour des plaidoiries. Il a visiblement l'intention de montrer qu'il n'est sensible à la souffrance exprimée par les parties civiles,
    comme l'avait déjà montré son avocat Me Henri Leclerc la semaine dernière. permalien
  • 9h35: La société Matériaux Enrobés du Nord est à la barre.
    C'est Me Thierry Massaldo qui s'occupe de plaider pour le compte de cette filiale du groupe de BTP Eiffage, qui
    s'est déclarée «victime» dans le volet «escroquerie» des faits reprochés à David Roquet.
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http://www.20minutes.fr/lille/1541715-20150216-direct-proces-carlton-plaidoiries-parties-civiles
 

samedi 14 février 2015

Procès du Carlton : DSK vers la relaxe ?

SMS graveleux et garçonnière, deux éléments à charge qui apparaissaient fondamentaux lors de l’instruction mais qui se sont révélés beaucoup moins importants pendant l’audience de Dominique Strauss-Kahn, ce jeudi, lors du procès du Carlton de Lille. Quelques minutes auront suffi à affaiblir ces deux pans du dossier d’instruction après que le président du tribunal de Lille a épuisé les questions qu’il avait à poser à l’ancien patron du FMI.

Mardi, le parquet devrait demander sa relaxe

L’ancien ministre est resté droit sans ses bottes, alors que le président du tribunal lisait une série de messages téléphoniques échangés entre Fabrice Paszkowski et lui. « Alors qui tu auras dans tes bagages ? », « Veux-tu venir découvrir une magnifique boite coquine à Madrid avec moi et du matériel ? », écrit notamment Dominique Strauss-Kahn à l’adresse de son ami. À la barre, DSK a précisé que « matériel » désignait des libertines et non des prostituées.
Concernant l’appartement loué à Paris et qui lui servait de garçonnière, DSK a précisé que ce logement dont le bail n’était pas à son nom lui servait « pour des activités sexuelles personnelles et pour le travail ». En s’adressant au président du tribunal, il a également ajouté qu’il souhaitait cacher l’existence de cette « fameuse garçonnière » parce qu’il était toujours marié à l’époque. Ce gros élément à charge aura finalement été expédié en un petit quart d’heure à la barre.
En fin de matinée, DSK a quitté la salle d’audience, donnant sur l’instant, au procès du Carlton, le sentiment qu’il venait de s’achever.
Sur cette impression d’épilogue avancé, Me Emmanuel Daoud, avocat du « Nid », mouvement de soutien aux prostituées, partie civile dans le procès, explique : « Ce n’est pas un procès qui fait pschitt, c’est le débat contradictoire et loyal ; le tribunal rendra ensuite une décision. Ce procès a permis de confronter la réalité sordide et glauque de la prostitution à celle d’hommes qui étaient bien tranquilles, bien sereins et bien confiants quand ils consommaient des prestations sexuelles tarifées ».
Que retenir de ces trois jours d’audition ? D’abord un constat. Le procureur de la République n’a pour ainsi dire jamais posé de questions à DSK, considérant sans doute qu’il n’avait pas sa place ici. Ensuite l’ancien directeur du FMI qui a tout fait pour cacher sa double vie pendant sa carrière publique a été, à Lille, obligé de l’évoquer publiquement.
Le parquet, qui en juin 2013 avait requis un non-lieu pour DSK, devrait demander sa relaxe mardi prochain. L’ancien directeur du FMI assistera lundi à toutes les plaidoiries des parties civiles, puis au réquisitoire le lendemain et écoutera mercredi plaider ses trois défenseurs, Frédérique Baulieu, Richard Malka et Henri Leclerc. Il reviendra le dernier jour de l’audience, vendredi, pour faire une « déclaration ».
DSK encourt avec treize autres prévenus jusqu’à dix ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende s’il est reconnu coupable de proxénétisme aggravé. Mais c’est de moins en mois probable.
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2015/02/14/proces-du-carlton-dsk-vers-la-relaxe

vendredi 13 février 2015

Retour sur les deux premières semaines du procès du Carlton

Le procès de l'affaire du proxénétisme dite du Carlton, dans lequel Dominique Strauss-Kahn comparaît avec treize autres prévenus, s'est ouvert le 2 février au tribunal corresctionnel de Lille.

Notre chroniqueur judiciaire,
Stéphane Durand-Souffland, assiste aux audiences de ce procès hors-norme et rend compte quotidiennement dans Le Figaro des débats.

Retrouvez jour après jour les témoignages et les échanges
en cliquant ici.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/13/97001-20150213FILWWW00360-retour-sur-les-deux-premieres-semaines-du-proces-du-carlton.php

Procès du Carlton : "Stratégie parfaitement réussie" pour DSK

jeudi 12 février 2015

Carlton : DSK conteste avoir été "l'instigateur" des parties fines

Dominique Strauss-Kahn a contesté jeudi devant ses juges que les termes codés, "matériel" ou "cadeau", parfois employés dans des SMS pour désigner les femmes participant à ses virées justifient qu'il soit accusé de proxénétisme ou d'avoir été l'instigateur d'un réseau.
Pour la troisième - et dernière - journée consécutive, Dominique Strauss-Kahn est appelé à s'expliquer à la barre ce jeudi. Au programme : ses échanges par SMS et sa garçonnière parisienne. "Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel ?", aurait ainsi déclaré DSK à son ami Fabrice Paszkowski dans un des nombreux SMS exhumés du dossier par le tribunal. DSK, qui avait déjà admis, durant l'instruction que ces termes n'étaient pas très heureux, lève les yeux au ciel à la lecture de ces échanges et s'explique. Il s'appuie ainsi sur certains textos, dans lesquels il parle de "passer" à un dîner auquel il est invité, pour démontrer que, selon lui, il n'est pas l'instigateur de ces soirées visées par le dossier et pour lesquelles il risque jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. "Effectivement, dans l'ordonnance de renvoi, votre rôle d'instigateur est en partie motivé par ces SMS", lui rétorque le président. Pour DSK, cravate  cramoisie et costume sombre, "ça n'a pas de sens".

Après avoir beaucoup disserté sur le fait de savoir si les prévenus, l'ancien directeur du FMI et le commissaire Jean-Christophe Lagarde principalement, étaient au courant que les participantes à leurs rencontres "libertines" étaient des prostituées, le tribunal doit jeudi se pencher sur des faits plus concrets. L'un des reproches faits à DSK est d'avoir mis à disposition un appartement à Paris pour l'organisation de soirées en présence de prostituées. Or l'une des infractions caractérisant le proxénétisme est précisément de "tenir à la disposition d'une ou plusieurs personnes des locaux ou emplacements non utilisés par le public, en sachant qu'elles s'y livreront à la  prostitution".

Le tribunal entendra par ailleurs en fin de matinée Joël Specque, ancien  chef de la brigade criminelle jusqu'en octobre 2010. Il avait déjà été entendu  en début de procès sur la question d'écoutes administratives qui avaient  précédé l'ouverture d'une enquête préliminaire sur René Kojfer, l'ancien chargé  des relations publiques de l'hôtel Carlton et ses liens avec Dominique  Alderweireld, dit Dodo la Saumure. Le tribunal prévoit de tourner ensuite la page DSK pour se consacrer au volet des escroqueries dans ce procès à tiroirs qui s'est ouvert le 2 février  et doit se terminer le 20.

EN DIRECT. Procès du Carlton: Dernier jour pour DSK... La "garçonnière" de la rue d'Iéna...

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mercredi 11 février 2015

DIRECT. Procès du Carlton: David Roquet ne se souvient plus avec quelle fille il a couché...

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15h33: DSK mis en difficulté?

L'ancien patron du FMI a demandé à Estelle* si elle voulait venir le voir à Paris. Et lui a dit qu'il prendrait ses frais à sa charge. "Ce n'était qu'une question de frais. Certainement pas de tarif." L'une des filles a tout de même conclu que "personne n'était dupe que les filles étaient payées..." permalien            

  • 15h26: Qu'avez-vous à dire sur ce voyage M. Roquet?

    "Cette fois-là, vous aviez votre passeport?", lâche, ironique, le président du tribunal.
    "Oui, j'ai eu une relation avec M. Strauss-Kahn et avec Marion", lâche David Roquet. En fait, il ne se souvient plus avec quelle fille il a couché... Il y a des sourires dans l'assistance mais c'est pathétique. permalien
  • 15h21: Et alors que revoilà David Roquet...

    Interrogé par le président, il répond "J'en ai un vague souvenir..." Depuis le départ, il donne l'impression d'être perdu, comme s'il n'avait même pas lu le dossier. Il dit que Fabrice Paskowski et Estelle* se sont disputés car cette-dernière passait son temps à passer des coups de fil en France depuis le téléphone fixe de la chambre d'hôtel. permalien
  • 15h18: DSK au-dessus de la mêlée...

    Le plus fameux des prévenus patiente tranquillement. Les trois autres apparaissent comme des simples fournisseurs, englués dans leurs contradictions. Le tribunal n'a pas encore abordé les faits en tant que tels... Pour l'instant, cela parle du programme du séjour à Washington et du paiement... permalien
  • 15h16: Le commissaire Lagarde s'explique

    Le commissaire explique qu'Estelle* a piqué plusieurs colères durant le séjour à Washington. Il laisse entendre qu'elle n'était pas facile. Mais une phrase le met en difficulté. "Arrêtez de chicaner, vous allez être payées", aurait dit le commissaire aux filles. Ce qui veut dire qu'il connaissait le statut des filles. permalien
  • 15h10: Paskowski parle de défraiement...

    ... et se fait reprendre par le tribunal. "2.500 euros sans compter les frais d'avion et d'hôtel, vous considérez ça comme des défraiements?", interroge le tribunal. "Oui, vous avez raison, c'est une rémunération..." Sur cette histoire de paiement, Estelle* a expliqué que tout le monde avait été témoin de sa colère, à l'exception de Dominique Strauss-Kahn. Il n'a même plus besoin de passer à la barre pour marquer une différence avec le trio de "fournisseurs" de filles. permalien
  • 15h: "Il fallait montrer que c'était un plaisir"

    L'une des filles raconte que des instructions ont été données pour cacher son statut de prostituées. "Il fallait montrer que c'était un plaisir et un honneur", a-t-elle lâché aux enquêteurs. Sur ce voyage aussi, il y a eu des difficultés de paiement. Estelle* a menacé de ne pas participer à la soirée sexuelle. Elle a fait rédiger une reconnaissance de dette à Fabrice Paskowski. "Le contrat n'était pas respecté", interroge le président du tribunal. permalien
  • 14h56: On passe au deuxième voyage à Washington

    On parle ici de décembre 2010. Et trois filles ont participé aux ébats. 20 Minutes a décidé de changer les prénoms des prostituées. Elles ont été payées 2.500 euros, un forfait comprenant un repas et une prestation lors d'une soirée. La première fille, Estelle* indique qu'elle a eu des relations avec DSK, avec David Roquet et Jean-Christophe Lagarde et d'autres invités
http://www.20minutes.fr/societe/1538623-20150211-direct-proces-carlton-dsk-va-exprimer-soiree-washington

Procès Carlton: DSK face aux juges - EN DIRECT

cLIQUEZ SUR CE LIEN POUR SUIVRE LE DIRECT ;;;;;;;;; http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/11/2047656-proces-carlton-dsk-face-aux-juges.html

11:33 - Paskowski - DSK regagne le banc des prévenus. Fabrice Paszkowski est appelé à la barre.
11:31 - Exaspéré - L'avocat des parties civiles, Me Lepidi, commence à exaspérer DSK. "Je commence à en avoir un peu assez", dit-il, rappelant qu'il y a pas de charge contre lui pour "agression sexuelle". Il n'y a pas "de pratique sexuelle dévoyée", en tout cas "ça n'existe plus", juge DSK à propos de la sodomie.
11:29 - Porte claquée? - DSK répète sa version: "je ne me suis pas rendu compte (de la souffrance de Jade lors du rapport) et j'en suis désolé", a-t-il affirmé, tout en soulignant "qu'elle n'était pas partie en claquant la porte".
11:18 - Poisson volant - DSK semble solide comme un roc, et sa version ne varie pas d'un iota, malgré les questions du tribunal, du ministère public ou des avocats des parties civiles. Pour lui Jade était une libertine et il ne pouvait avoir de doutes sur sa qualité. Interrogé sur le fait que des hommes peuvent aller à des soirées libertines accompagnés en fait par des prostituées, DSK a ce bon mot: "c'est comme le poisson volant, ça existe mais ce n'est pas le plus fréquent".
11:05 - Désolé - DSK s'explique sur le rapport sexuel avec Jade a l'hôtel bruxellois après le Tantra: "Je ne suis pas là pour faire des choses désagréables à un partenaire. Je la crois tout à fait mais je n'avais aucun moyen de m'en rendre compte", assure-t-il. "J'en suis désolé, que ça l'ait marqué", dit DSK qui ignorait "totalement" que Jade avait ete rémunerée 500 euros pour l'occasion. DSK est volubile, il s'exprime avec l'aisance qu'on lui connait.
11:02 - Animalier - DSK revient sur les termes utilisés: "boucherie", "abattage" : "tout le vocabulaire animalier y passe", dit-il.
10:55 - Echangisme - Le président interroge DSK sur l'épisode du Tantra en Belgique. Paszkoswki l'a convié a cette "soirée échangiste dans un club de la campagne belge", selon l'ancien président du FMI. Le club "n'était pas réservé pour moi", "ça n'a pas de sens". Sur la quarantaine de participants, DSK dit "qu'il n'en connaissait pas les trois quarts".
10:51 - Reprise - DSK est appelé à la barre.
10:35 - Suspension - "Suspension de l'audience, visiblement c'est un souhait du parquet", tweete Marine Laouchez, journaliste à l'AFP.
10:34 - Agression? - Le ton monte entre les avocats. Me Lepidi, avocat des parties civiles, utilise le mot "d'agression", ce qui fait bondir Me Henri Leclerc, qui se lève et hurle: "vous ne pouvez pas employer le mot d'agression!". Les débats sont particulièrement tendus et intenses ce matin.
10:28 - Incident - Me Baulieu utilise le mot "sodomie" dans une de ses questions, provoquant la colère de Jade et un incident de séance. "Vous avez le droit de ne pas répondre aux questions", lui rappelle le président. Jade menace de se rasseoir et de ne plus répondre aux questions. Finalement elle retourne aux micros.
10:26 - Retranchements - L'avocate de DSK tente de faire flancher Jade, notamment en lui demandant s'il y a des pratiques sexuelles réservées aux prostituées. Jade est poussée dans ses retranchements. "Je me suis faite empaler et on ne m'a rien demandé, probablement parce que j'étais une prostituée", dit Jade.
10:17 - Librement - Jade est désormais interrogée par l'avocate de DSK, Me Baulieu. Pour les défenseurs de DSK, Jade a participe à des soirées libertines, où les participants pouvaient participer librement aux ébats sexuels.
10:15 - M. Machin - Les débats ressemblent à ceux d'hier: DSK pouvait-il savoir ou non si Jade était une prostituée ou une libertine? Pour Jade, il est clair que DSK la considérait comme une prostituée, notamment en lui imposant une sodomie. "Moi je m'en fous qu'il soit M. Machin!", s'emporte-t-elle. "Est ce qu'il pense ................
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/11/2047656-proces-carlton-dsk-face-aux-juges.html

Procès du Carlton de Lille: DSK "ne pouvait ignorer que j'étais une prostituée", assure Mounia

mardi 10 février 2015

EN DIRECT. Procès du Carlton: A la barre, DSK saisit une perche tendue par le procureur... "Pas une activité frénétique", selon lui...


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11h10: Le président évoque l'appartement de la rue d'Iéna

Selon le dossier, l'appartement dont DSK était locataire aurait abrité deux soirées. Le président rappelle que, selon le juge d'instruction, DSK était "l'instigateur" des rencontres. Comme un cinéma, le président Lemaire fait une sorte de "planting" destiné à introduire la suite des débats... permalien

  • 11h07: DSK rappelé à la barre avec Roquet, Paskowski et Lagarde

    "Les faits qui vous sont reprochés concernent, pour l'essentiel, les mêmes femmes. J'en compte huit", détaille le président, à l'exception de Lagarde (6 femmes) et DSK (7 femmes).
    Le président distribue les rôles :
    - organisateur, recruteur et payeur pour Roquet et Paskowski
    - accompagnateur pour Lagarde
    - Quant à DSK, son cas a été longuement débattu. M. le Procureur avait requis un non-lieu. Le juge d'instruction estime, lui, qu'il "avait connaissance du statut des dames qui participaient à ces rencontres et qu'il ne pouvait pas ignorer qu'il s'agissait de prostituées". Le président parle des témoignages et des SMS. DSK regarde le sol. permalien
  • 10h59: Loin "d'une activité frénétique", se défend DSK

    "Quand on lit l'ordonnance, on a l'impression d'une activité frénétique où on ne faisait que ça. Alors que c'était quatre rencontres par an pendant trois ans!", lâche DSK, "heureux" de saisir une perche tendue par le procureur. permalien
  • 10h51: Le président rappelle qu'on n'est pas sur une infraction économique

    L'un des avocats des parties civiles s'embourbe en fait dans les questions économiques liées à sa situation. La question des prostituées n'a pas encore été évoquée. permalien
  • 10h47: DSK a refusé l'expertise psychiatrique

    Contrairement aux autres prévenus, DSK a refusé de se soumettre à une expertise psychiatrique, relève le président considérant qu'il n'avait "commis ni délit, ni crime".
    Divorcé, DSK détaille son CV. On y apprend qu'il a "perdu du temps, de l'argent et de la réputation" dans les déboires de la société LSK, montée avec Thierry Laisne.
    Malgré tout, DSK déclare que sa société a versé 2,4 millions d'euros de dividendes en 2014 auxquels il faut ajouter environ 10.000 euros de retraites liés à ses anciennes fonctions de ministre et de patron du FMI. permalien
  • 10h42: DSK est à la barre

    Il décline son CV comme les autres. Répond par des "Oui" et "Ouais" aux affirmations du président.
    permalien
  • 10h37: Lagarde n'a jamais fait d'affaires de proxénétisme

    Etrangeté relevée par le procureur. Le commissaire Lagarde n'a jamais résolu d'affaire liée au proxénétisme même si "cela pouvait faire partie de ses attributions". "Je ne comprends pas, votre notation était exemplaire", tranche le président. "C'est vous qui la faisiez", répond Lagarde, du tac-au-tac. L'ambiance se durcit un peu avec le passage du commissaire sur le gril... permalien
  • 10h30: DSK devrait être le prochain auditionné

    L'ancien président du FMI s'est redressé sur le banc en bois. Il écoute, sans ciller, Jean-Christophe Lagarde expliquer qu'il était flatté d'être "à côté de quelqu'un d'aussi intelligent que DSK". "Quand Fabrice [Paskowski] m'a proposé de déjeuner avec lui, j'ai cru que c'était une blague. Mais non, c'était vrai...
  • http://www.20minutes.fr/societe/1536635-20150210-direct-proces-carlton-suivez-live-audition-dsk-devant-tribunal-lille

    Procès du Carlton : DSK va livrer sa version ce mardi

    Le jour est enfin venu pour Dominique Strauss-Kahn. Poursuivi pour proxénétisme aggravé aux côtés de 13 autres prévenus alors qu'il a toujours nié tout fondement à cette accusation, il va devoir livrer sa version de l'affaire dite du Carlton au tribunal correctionnel de Lille.

    L'audition de Dominique Strauss-Kahn va débuter ce mardi au procès dans l'affaire dite "du Carlton de Lille".  L'ancien favori socialiste pour la présidentielle de 2012 a deux jours et demi pour écarter l'accusation de proxénétisme et convaincre les juges qu'il ne savait pas que ses partenaires sexuelles de rencontre étaient rétribuées par ses amis. Il encourt 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende.
    C'est le 16 octobre 2011 que DSK a demandé à être entendu par les juges pour faire cesser les "insinuations malveillantes" qui avaient commencé à circuler au sujet de son rôle dans un réseau de recrutement de prostituées pour animer des soirées chaudes. DSK venant à peine cette année-là d'échapper aux griffes de la justice pénale américaine dans le scandale sexuel du Sofitel de New York, qui a brisé sa carrière politique, la nouvelle affaire -du viol on passait au proxénétisme- avait de quoi mettre définitivement à bas ce qu'il lui restait de réputation.
    >>> A lire aussi :12 chiffres pour mieux comprendre le procès du Carlton
    Il a été finalement mis en examen le 26 mars 2012. Le parquet a requis ensuite le non-lieu concernant le renvoi en correctionnelle, estimant qu'il avait été bénéficiaire mais pas organisateur des festivités. Depuis le début, il a laissé à ses avocats, le réputé Henri Leclerc en tête, le soin de parler haut et fort d'une interprétation abusive du droit. "Motivation politique, idéologique, morale", voilà comment ses conseils avaient qualifié le renvoi de DSK devant le tribunal correctionnel.
    Quoi qu'il lui en coûte, et aussi contesté par certains soit le fondement judiciaire de sa mise en examen, voici DSK face à la meute, obligé de s'expliquer une fois de plus sur une affaire de moeurs, sous les yeux d'une presse nombreuse et impatiente. Il va notamment être confronté à ses accusatrices, au milieu peut-être d'allusions à ses goûts sexuels. A Jade, en particulier, dont les témoignages depuis le début du procès sur le monde de la prostitution ne manquent pas de glacer l'audience.
     
    Que savait exactement DSK ?
    Le 2 février à l'ouverture du procès, il avait assuré par avance le président du tribunal de sa bonne volonté. "On en reparlera la semaine prochaine", avait dit Bernard Lemaire au célèbre prévenu. "Bien sûr", avait alors répondu, affable, Dominique Strauss-Kahn. Entre temps, le président du tribunal a pris bien soin de compartimenter les débats --aucun sujet ne devait être abordé sans la présence du prévenu concerné.
    Durant ces audiences, la question de savoir si DSK était au courant du fait que ses partenaires sexuelles d'un jour étaient des prostituées n'a ainsi pas été posée. L'ombre de DSK a cependant plané en permanence sur les six premiers jours du procès qui devrait s'achever le 20 février. Au fur et à mesure que le tribunal passait en revue les différents cercles de protagonistes du dossier, il se rapprochait de lui. Une des ex-prostituées, Mounia, qui s'est portée partie civile, a affirmé lundi qu'elle avait été dûment prévenue par son recruteur de l'identité du grand homme, alors favori pour la présidentielle de 2012.
    De l'accusation même, il ressort que DSK n'a probablement jamais payé une prostituée lors de ses sorties dans le nord, avec son cercle d'amis qui comptait un policier, Jean-Christophe Lagarde, deux entrepreneurs, Fabrice Paszkowski et David Roquet, et une spécialiste de l'événementiel, Virginie Dufour. C'est à ce petit groupe d'amis du Nord que va aussi s'intéresser le tribunal à partir de mardi et jusqu'à jeudi matin. Ce que reproche la justice à cette fine équipe, c'est d'avoir amené des prostituées à des soirées organisées à Lille, Paris ou encore Washington, pour faire plaisir à Dominique Strauss-Kahn, qui, au minimum, ne pouvait être dupe du petit manège, selon l'accusation.