Meurtre de Clélia: la peine de vingt ans de réclusion a été confirmée en appel à l’encontre de Julien Sailly
Comme en première instance, et conformément aux réquisitions de l’avocat général Luc Frémiot, Julien Sailly a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, ce soir, par la cour d’assises du Pas-de-Calais.
http://www.lavoixdunord.fr/region/meurtre-de-clelia-la-peine-de-vingt-ans-de-reclusion-a-ia0b0n1612444
Pour suivre le procès cliquez sur ce lien ..................... http://www.lavoixdunord.fr/region/meurtre-de-clelia-vingt-ans-de-reclusion-demandes-ia0b0n1610668
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
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vendredi 11 octobre 2013
jeudi 10 octobre 2013
Procès de Julien Sailly : Le poignant récit de la maman de Clélia
Quatrième jour du quatrième procès de Julien Sailly, jugé aux assises de Saint-Omer pour le meurtre de Clélia. Ce jeudi matin, la parole était à la mère de la jeune fille, qui a raconté ses relations avec sa fille aînée et les dernières heures qu’elles ont passé ensemble.
A lire sur ce lien ............... http://www.lavoixdunord.fr/region/proces-de-julien-sailly-le-poignant-recit-de-la-maman-ia0b0n1608040
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mercredi 9 octobre 2013
Julien Sailly se bat et veut «partir en prison sans regrets»
Chaque fois que la présidente Catherine Schneider n’est pas assez précise à son goût, il rectifie, il conteste, il complète. Il est aux aguets, personne ne lui en conteste le droit. D’ailleurs, la présidente lui a signifié dès le début du procès : « Vous êtes ici pour vous expliquer, nous vous laisserons dire tout ce que vous voudrez dire. »
Alors, il se bat. Et s’en explique. « De la manière dont vous dites les choses, parfois, ça laisse planer un doute. » Inarrêtable, parfois, jusqu’à répéter trois fois la même chose pour avoir une chance de convaincre. Et puis, au détour d’une phrase, on le sent soudain fataliste : « Je veux partir en prison sans regrets… » Sans le regret de ne pas s’être défendu correctement, veut-il dire, mais… partir en prison. Comme s’il admettait que c’est ainsi que tout cela se terminera. Comme s’il était résigné, quelque part, au fond de lui.
Alors, c’est sa famille qui prend le relais : « Bats-toi, Julien ! Bats-toi pour toi. » C’est ce qu’il a fait, hier matin, quand Catherine Schneider et l’avocat général Luc Frémiot ont décortiqué le déroulement de la nuit tragique du 17 février 2008. Pied à pied. Minute par minute. Mais il reste deux trous, dans cette nuit. Chacun en tirera ses conclusions.
Et puis, l’après-midi, « on a marqué des points », dit Alice Cohen-Sabban, son avocate. « Un expert est venu dire que le cric retrouvé dans la Deûle a été fabriqué trois jours avant la Clio de Julien. Et que ce cric sortirait d’une usine turque ou roumaine. Si c’est vrai, comment peut-il être trois jours plus tard dans la Clio qui sort de l’usine ? » Voilà autre chose. Il faudrait d’abord prouver que ce cric vient de si loin. La collaboratrice d’Éric Dupond-Moretti laisse entendre qu’il reste trois jours pour cela. Et tenter de comprendre, alors, s’il y a une chance pour que ce cric, celui-là justement, ne vienne pas de la Clio de Julien Sailly.
http://www.lavoixdunord.fr/region/julien-sailly-se-bat-et-veut-partir-en-prison-sans-regrets-ia0b0n1604632
Alors, il se bat. Et s’en explique. « De la manière dont vous dites les choses, parfois, ça laisse planer un doute. » Inarrêtable, parfois, jusqu’à répéter trois fois la même chose pour avoir une chance de convaincre. Et puis, au détour d’une phrase, on le sent soudain fataliste : « Je veux partir en prison sans regrets… » Sans le regret de ne pas s’être défendu correctement, veut-il dire, mais… partir en prison. Comme s’il admettait que c’est ainsi que tout cela se terminera. Comme s’il était résigné, quelque part, au fond de lui.
Alors, c’est sa famille qui prend le relais : « Bats-toi, Julien ! Bats-toi pour toi. » C’est ce qu’il a fait, hier matin, quand Catherine Schneider et l’avocat général Luc Frémiot ont décortiqué le déroulement de la nuit tragique du 17 février 2008. Pied à pied. Minute par minute. Mais il reste deux trous, dans cette nuit. Chacun en tirera ses conclusions.
Et puis, l’après-midi, « on a marqué des points », dit Alice Cohen-Sabban, son avocate. « Un expert est venu dire que le cric retrouvé dans la Deûle a été fabriqué trois jours avant la Clio de Julien. Et que ce cric sortirait d’une usine turque ou roumaine. Si c’est vrai, comment peut-il être trois jours plus tard dans la Clio qui sort de l’usine ? » Voilà autre chose. Il faudrait d’abord prouver que ce cric vient de si loin. La collaboratrice d’Éric Dupond-Moretti laisse entendre qu’il reste trois jours pour cela. Et tenter de comprendre, alors, s’il y a une chance pour que ce cric, celui-là justement, ne vienne pas de la Clio de Julien Sailly.
Des images cruelles
Cela suffirait-il à installer un doute dans l’esprit des jurés ? Alice Cohen-Sabban y croit dur comme fer, et la famille de Julien également. Derrière Blandine Lejeune, leur avocate, les parents de Clélia balaient cela d’un hochement de tête. Hier, la fin de l’audience leur a une nouvelle fois été cruelle. Pour les besoins de l’exposé du médecin légiste, les photos du visage tuméfié et sans vie de Clélia se sont une nouvelle fois étalées sur les écrans de la salle d’assises. On y voit les marques laissées par un cric.http://www.lavoixdunord.fr/region/julien-sailly-se-bat-et-veut-partir-en-prison-sans-regrets-ia0b0n1604632
mardi 8 octobre 2013
Meurtre de Clélia : Huit minutes de vide dans la nuit de Julien Sailly
La présidente le fait revenir au petit matin du 17 février 2008. Depuis quelques minutes, il raconte encore une fois le message de Clélia, qui lui demande de venir la chercher au Flib’, une boite de nuit lilloise. Vers quatre heures, il arrive, et la jeune fille monte à ses côtés, à l’avant de la Twingo. Jusque là, tout est clair : sa version est confirmée par la jeune Justine, amie de Célia. Les deux jeunes filles ont passé la soirée ensemble, Julien déposera Justine chez elle, à Haubourdin.
A peine a-t-il démarré qu’arrive sur le téléphone de Clélia le message qui déclenchera une violente dispute. C’est Priscilla. « Elle a sans doute vu Clélia monter dans ma voiture », suggère Julien Sailly. En tout cas, elle veut signifier à Clélia que c’est elle, désormais, qui est avec Julien. Justine, à la barre, raconte une dispute comme elle n’en avait jamais vue. Un échange de coups, de gifles. Des menaces.
A Haubourdin, devant chez elle, les choses se calment. Les deux jeunes gens se parlent, Clélia décide de rentrer avec Julien, mais Justine a encore peur pour son amie. « Je lui ai proposé de dormir chez moi… » Ses larmes l’empêchent d’aller plus loin. Elle ne reverra plus son amie.
A partir de ce moment-là, il n’y a plus de témoin. Pourtant, Clélia et Julien ne sont pas tout à fait seuls : Priscilla ne lâche pas. Elle poursuit Julien de ses textos : « Elle voulait savoir si j’étais avec Clélia, je lui répondais que non. »
« Fadettes » détaillées sous les yeux, Catherine Schneider avance dans le temps : « A partir de 4h26, vous échangez des textos avec Priscilla toutes les trois minutes, à peu près… » Chaque message fait « borner » le téléphone ; on peut ainsi localiser assez précisément l’endroit où il se trouve. En l’occurrence, la voiture a redémarré d’Erquighem-le-Sec, pour un périple sinueux. « On parlait, je roulais au hasard. » Tout en répondant aux messages de Priscilla qu’il est à Lille, qu’il attend que son oncle lui ramène sa voiture et qu’il va venir chez elle. A 4h39, son téléphone « borne » à Santes. Deux minutes plus tard, il est à Ennetières-en-Weppes. Puis à Radinghem. A 4h47, Priscilla écrit à Clélia. « Pour lui dire quoi ? » demande la présidente.
« Je m’appelle Julien Sailly, je ne peux pas répondre à la place de Priscilla. » Le ton est sec. Sailly est au moins sur ses gardes. Peut-être excédé.
On avance. Englos, et de nouveau Radinghem-en-Weppes. A 4h51, nouveau message pour tenter de calmer Priscilla : « Mon oncle arrive, il sort de chez sa meuf ». Wavrin, Fromelles, Sainghin-en-Weppes, la voiture passe d’un côté et de l’autre de la route nationale 41, sans itinéraire logique. A 4h57, Priscilla appelle Julien mais il ne répond pas. Il ne la rappellera qu’à 5h07, après un bref texto à 4h59. Il y a là un trou de huit minutes qui intrigue la présidente et l’avocat général : « Pourquoi vous l’appelez ? », demande l’avocat général.
« Elle avait essayé de me joindre juste avant. » Sailly est maintenant sur les nerfs.
« Clélia est où ? »
« Dans la voiture. Elle attend. »
« Tranquillement, sans rien faire ?... »
« Ben oui »
« Elle sait que vous êtes au téléphone avec Priscilla et elle ne fait rien ?... »
« Elle est pas censée savoir que je suis avec Priscilla… »
« Vous la prenez pour une idiote ? »
Sailly est de plus en plus fleur de peau. Le magistrat ne le lâche pas. Il sait qu’au téléphone, le jeune homme dit à Priscilla d’appeler Clélia, si elle croit réellement qu’il est avec elle. Et que d’un autre téléphone, elle le fait. Pour tomber sur le répondeur : Clélia n’a pas répondu.
« Pourquoi ne répond-elle pas ? »
« Je ne suis pas là pour faire des hypothèses. »
« A partir de ce moment, tous les appels sur le téléphone de Clélia sont renvoyés sur le répondeur… »
« J’en sais rien, c’est pas mon téléphone. »
« Elle est toujours dans la voiture, à ce moment-là ? »
« Oui. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise »? Que c’est moi qui ai éteint son téléphone ? Non. C’est pas moi. »
Pour lui, c’est la fin de la nuit. « J’ai déposé Clélia au rond-point », pas loin de chez elle. Luc Frémiot n’en croit pas un mot, évidemment : « Ce que je crois, Monsieur, c’est que si vous proposez à Priscilla d’appeler Clélia sur son téléphone à 5h07, c’est que vous savez parfaitement qu’elle ne peut plus répondre… »
http://www.lavoixdunord.fr/region/meurtre-de-clelia-huit-minutes-de-vide-dans-la-nuit-de-ia0b0n1602774
A peine a-t-il démarré qu’arrive sur le téléphone de Clélia le message qui déclenchera une violente dispute. C’est Priscilla. « Elle a sans doute vu Clélia monter dans ma voiture », suggère Julien Sailly. En tout cas, elle veut signifier à Clélia que c’est elle, désormais, qui est avec Julien. Justine, à la barre, raconte une dispute comme elle n’en avait jamais vue. Un échange de coups, de gifles. Des menaces.
A Haubourdin, devant chez elle, les choses se calment. Les deux jeunes gens se parlent, Clélia décide de rentrer avec Julien, mais Justine a encore peur pour son amie. « Je lui ai proposé de dormir chez moi… » Ses larmes l’empêchent d’aller plus loin. Elle ne reverra plus son amie.
A partir de ce moment-là, il n’y a plus de témoin. Pourtant, Clélia et Julien ne sont pas tout à fait seuls : Priscilla ne lâche pas. Elle poursuit Julien de ses textos : « Elle voulait savoir si j’étais avec Clélia, je lui répondais que non. »
« Fadettes » détaillées sous les yeux, Catherine Schneider avance dans le temps : « A partir de 4h26, vous échangez des textos avec Priscilla toutes les trois minutes, à peu près… » Chaque message fait « borner » le téléphone ; on peut ainsi localiser assez précisément l’endroit où il se trouve. En l’occurrence, la voiture a redémarré d’Erquighem-le-Sec, pour un périple sinueux. « On parlait, je roulais au hasard. » Tout en répondant aux messages de Priscilla qu’il est à Lille, qu’il attend que son oncle lui ramène sa voiture et qu’il va venir chez elle. A 4h39, son téléphone « borne » à Santes. Deux minutes plus tard, il est à Ennetières-en-Weppes. Puis à Radinghem. A 4h47, Priscilla écrit à Clélia. « Pour lui dire quoi ? » demande la présidente.
« Je m’appelle Julien Sailly, je ne peux pas répondre à la place de Priscilla. » Le ton est sec. Sailly est au moins sur ses gardes. Peut-être excédé.
On avance. Englos, et de nouveau Radinghem-en-Weppes. A 4h51, nouveau message pour tenter de calmer Priscilla : « Mon oncle arrive, il sort de chez sa meuf ». Wavrin, Fromelles, Sainghin-en-Weppes, la voiture passe d’un côté et de l’autre de la route nationale 41, sans itinéraire logique. A 4h57, Priscilla appelle Julien mais il ne répond pas. Il ne la rappellera qu’à 5h07, après un bref texto à 4h59. Il y a là un trou de huit minutes qui intrigue la présidente et l’avocat général : « Pourquoi vous l’appelez ? », demande l’avocat général.
« Elle avait essayé de me joindre juste avant. » Sailly est maintenant sur les nerfs.
« Clélia est où ? »
« Dans la voiture. Elle attend. »
« Tranquillement, sans rien faire ?... »
« Ben oui »
« Elle sait que vous êtes au téléphone avec Priscilla et elle ne fait rien ?... »
« Elle est pas censée savoir que je suis avec Priscilla… »
« Vous la prenez pour une idiote ? »
Sailly est de plus en plus fleur de peau. Le magistrat ne le lâche pas. Il sait qu’au téléphone, le jeune homme dit à Priscilla d’appeler Clélia, si elle croit réellement qu’il est avec elle. Et que d’un autre téléphone, elle le fait. Pour tomber sur le répondeur : Clélia n’a pas répondu.
« Pourquoi ne répond-elle pas ? »
« Je ne suis pas là pour faire des hypothèses. »
« A partir de ce moment, tous les appels sur le téléphone de Clélia sont renvoyés sur le répondeur… »
« J’en sais rien, c’est pas mon téléphone. »
« Elle est toujours dans la voiture, à ce moment-là ? »
« Oui. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise »? Que c’est moi qui ai éteint son téléphone ? Non. C’est pas moi. »
Pour lui, c’est la fin de la nuit. « J’ai déposé Clélia au rond-point », pas loin de chez elle. Luc Frémiot n’en croit pas un mot, évidemment : « Ce que je crois, Monsieur, c’est que si vous proposez à Priscilla d’appeler Clélia sur son téléphone à 5h07, c’est que vous savez parfaitement qu’elle ne peut plus répondre… »
http://www.lavoixdunord.fr/region/meurtre-de-clelia-huit-minutes-de-vide-dans-la-nuit-de-ia0b0n1602774
Meurtre de Clelia : Julien Sailly, tête haute et regard franc, se défend pour la quatrième fois
Il a gagné en assurance ce qu’il perd peu à peu en affabilité. Julien Sailly, 25 ans, n’est plus le gamin apeuré qu’on avait découvert en 2011, lors de son premier procès devant la cour d’assises du Nord. Quand il répond à la première question de la présidente Catherine Schneider, qui veut savoir s’il reconnaît les faits qui lui sont reprochés, c’est d’un « non » appuyé, et même audacieux.
Il n’apprécie guère qu’on s’étende sur les quelques incidents qui balisent son parcours carcéral, désormais long de quinze mois. « Mon père a été condamné parce qu’il avait apporté au parloir deux chouquettes à son fils et que c’est interdit. Et je ne devrais rien dire ?… » Luc Frémiot, face à lui, sourit d’aise. « Mais vous étiez obligé d’insulter les surveillants ?… »
Les deux hommes se retrouvent pour la quatrième fois et l’avocat général est persuadé que Julien Sailly a tué Clélia sous le coup de la colère. « Vous êtes incapable de vous maîtriser », lui a-t-il lancé lors du procès en première instance. C’est un peu plus feutré cette fois, peut-être du fait de l’absence – provisoire – d’Éric Dupond-Moretti. C’est sa collaboratrice, Alice Cohen-Saban – elle connaît ce dossier jusqu’au bout des ongles – qui supplée pour l’instant le ténor. Qu’importe, pour Sailly : il connaît sa partition et ne cède rien.
Ce quatrième procès est évidemment très lourd, pour la famille et les proches de Clélia. « J’aimerais entendre quelques remords, ou au moins quelques sentiments à l’égard de ma fille… » Carole Salomé, la maman-courage de ce procès, n’a guère d’illusions. De fait, le jeune homme de 25 ans répète ce qu’il avait dit dès le lendemain de la découverte du corps de son ex-petite amie : « Nous n’étions plus ensemble. Oui, ça me fait quelque chose, mais c’est tout. » Aujourd’hui, son texte est à peine retouché : « Quand je pense à cette affaire, je le mets dans un coin de ma tête. Pour me protéger. Ça peut paraître égoïste, mais je suis en prison : je dois penser à moi, à ma famille… »
http://www.lavoixdunord.fr/accueil/meurtre-de-clelia-julien-sailly-tete-haute-et-regard-ia0b0n1602076
Il n’apprécie guère qu’on s’étende sur les quelques incidents qui balisent son parcours carcéral, désormais long de quinze mois. « Mon père a été condamné parce qu’il avait apporté au parloir deux chouquettes à son fils et que c’est interdit. Et je ne devrais rien dire ?… » Luc Frémiot, face à lui, sourit d’aise. « Mais vous étiez obligé d’insulter les surveillants ?… »
Les deux hommes se retrouvent pour la quatrième fois et l’avocat général est persuadé que Julien Sailly a tué Clélia sous le coup de la colère. « Vous êtes incapable de vous maîtriser », lui a-t-il lancé lors du procès en première instance. C’est un peu plus feutré cette fois, peut-être du fait de l’absence – provisoire – d’Éric Dupond-Moretti. C’est sa collaboratrice, Alice Cohen-Saban – elle connaît ce dossier jusqu’au bout des ongles – qui supplée pour l’instant le ténor. Qu’importe, pour Sailly : il connaît sa partition et ne cède rien.
Ce quatrième procès est évidemment très lourd, pour la famille et les proches de Clélia. « J’aimerais entendre quelques remords, ou au moins quelques sentiments à l’égard de ma fille… » Carole Salomé, la maman-courage de ce procès, n’a guère d’illusions. De fait, le jeune homme de 25 ans répète ce qu’il avait dit dès le lendemain de la découverte du corps de son ex-petite amie : « Nous n’étions plus ensemble. Oui, ça me fait quelque chose, mais c’est tout. » Aujourd’hui, son texte est à peine retouché : « Quand je pense à cette affaire, je le mets dans un coin de ma tête. Pour me protéger. Ça peut paraître égoïste, mais je suis en prison : je dois penser à moi, à ma famille… »
http://www.lavoixdunord.fr/accueil/meurtre-de-clelia-julien-sailly-tete-haute-et-regard-ia0b0n1602076
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