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mardi 9 janvier 2018

Affaire Dupont de Ligonnès: les policiers "n'ont rien trouvé" au monastère de Roquebrune-sur-Argens

Deux enquêteurs de la police judiciaire de Nantes se trouvaient toujours à l'intérieur du monastère de Roquebrune-sur-Argens, mardi 9 janvier à 11 heures, où la présence d'un homme "ressemblant beaucoup" à Xavier Dupont de Ligonnès a été signalée.


L'un des moines prieurs affirme, sous couvert de l'anonymat, que les policiers "n'ont rien trouvé" et qu'ils "s'apprêtent à partir".
Les forces de l'ordre ont investi les lieux vers 8h45.
L'accès du bâtiment est interdit aux journalistes, présents en nombre devant l'entrée.

dimanche 12 novembre 2017

Carcassonne: conduite sans permis, l’erreur de date fait capoter la procédure

Vendredi matin, un Limouxin de 21 ans a été convoqué devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour répondre d’une « conduite sans permis » remontant à la fin du mois de mai dernier. D’entrée de jeu, Me Sébastien Leguay pour la défense a annoncé la couleur en soulevant deux conclusions de nullité.
  • « La date des faits est erronée »
« Il y a deux problématiques dans ce dossier, a souligné le pénaliste carcassonnais. La première, c’est que mon client a reçu une première convocation devant votre tribunal à une audience qui n’existe pas. La seconde difficulté, c’est que la convocation qui a suivi, pas plus glorieuse que la précédente, mentionne la date du 31 mai 2017 pour la commission des faits, alors que le contrôle a eu lieu le 30 mai, la veille. Je demande donc la nullité de la citation...
Emboîtant le pas de Me Leguay, la vice-procureure Sun-Yung Lazare a constaté qu’il y avait bien eu deux citations, suite à une erreur qui avait amené les gendarmes à reconvoquer le prévenu. « Je constate également que la date des faits est erronée », a indiqué la magistrate en précisant que le prévenu sera reconvoqué à une prochaine audience.
L’incident étant joint au fond du dossier, la présidente Valérie Reymond est revenue brièvement sur le contrôle effectué par la gendarmerie, le 30 mai dernier vers minuit, sur l’avenue André-Chénier à Limoux : « Si les gendarmes ont intercepté le prévenu, c’est qu’ils savaient qu’il n’était pas détenteur du permis de conduire. Lors de ses auditions, il a indiqué qu’il avait besoin de cette voiture pour aller travailler. » Des faits reconnus par le prévenu qui, comme l’a précisé la représentante du ministère public, « conduisait sans permis et de façon habituelle depuis 2016 ». Un stage de sensibilisation à la sécurité routière a ainsi été requis par le parquet, pour le principe...
« Le 31 mai, mon client ne conduisait pas sans permis, a insisté Me Sébastien Leguay qui plaidait la relaxe. Et autant dire qu’il est difficile de relever la régularité de cette procédure. » Après en avoir brièvement délibéré, le tribunal n’a pu que constater « la nullité de la citation », et a invité le parquet à mieux se pourvoir à l’avenir.

Carcassonne: conduite sans permis, l’erreur de date fait capoter la procédurehttp://www.lindependant.fr/2017/11/11/carcassonne-conduite-sans-permis-l-erreur-de-date-fait-capoter-la-procedure,3068932.php

lundi 19 juin 2017

Affaire Grégory : à quoi faut-il s'attendre cette semaine ?

Après quatre jours passés en prison, Marcel et Jacqueline Jacob sauront mardi matin s'ils sont maintenus, ou pas, en détention.

La vallée de la Vologne espère des réponses imminentes, plus de 32 ans après le meurtre de Grégory. Cinq jours se sont écoulés depuis l'arrestation de Marcel Jacob et de son épouse Jacqueline, grand-oncle et grand-tante de Grégory, mercredi dans les Vosges. Vendredi, après deux jours de garde à vue, ils ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Le couple de septuagénaires a été écroué dans l'attente d'une décision définitive de la Chambre de l'instruction, qui doit intervenir mardi à 9 heures.
Des recours de la défense à prévoir. Là va se nouer une bataille juridique qui s'annonce intense, longue et complexe. L'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, a prévenu qu'il avait l'intention de déposer recours sur recours. Le conseil n'est avocat dans ce dossier que depuis cinq jours, et il a passé tout le week-end à étudier les 32 ans et demi de procédure. Vendredi, à l'annonce de la mise en examen de son client, Me Giuranna a estimé qu'"aucun élément scientifique" et "aucun élément matériel" ne justifiait la décision du procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc. De son côté, Marcel Jacob a déclaré aux gendarmes qu'il ne se rappelait de rien. 
Lundi après-midi, Me Giuranna se rendra à la prison, auprès de son client pour préparer la journée du lendemain. 


Une justification compliquée pour Jacqueline Jacob. La tâche s'annonce plus complexe pour l'épouse de Jacqueline Jacob. Des expertises la désignent – elle et pas son mari – comme l'un des corbeaux, auteurs des lettres de menaces envoyées à la famille Villemin pendant plusieurs mois. Des écrits de Jacqueline saisis chez les Jacob doivent par ailleurs faire l'objet d'une nouvelle comparaison d'écriture. Mais son avocat, Me Gary Lagardette, a lui aussi fait valoir l'absence d'éléments nouveaux dans cette affaire. Les dizaines expertises graphologiques "ont toutes été au final contestées. Cela ne peut qu'aller en direction d'un échec", selon Me Lagardette. Pour l'heure, Jacqueline Jacob est restée mutique face aux questions des enquêteurs.
Vers de nouveaux interrogatoires. Selon Jean-Jacques Bosc, le but de ces quatre jours de détention supplémentaires, c'est de ne pas nuire aux investigations à venir. Pour l'avocat de Christine et Jean-Marie Villemin, Thierry Moser, le procureur général de Dijon "n'a pas révélé, c'est évident, l'intégralité des éléments du dossier". "Nous avons des éléments troublants, nombreux, précis, concordants, significatifs, à l'encontre des époux Jacob mais également à l'encontre d'autres membres de la cellule familiale que je ne citerai pas", a-t-il affirmé. Après les arrestations de la semaine dernière, de nouvelles auditions sont attendues dans les jours à venir.
http://www.europe1.fr/societe

vendredi 16 juin 2017

Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon

Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés ce matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, annonce l'Agence France-Presse qui cite une source proche du dossier.
» Lire aussi - Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob vont être présentés à un juge
Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté hier en fin d'après-midi
Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés ce matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, annonce l'Agence France-Presse qui cite une source proche du dossier.
» Lire aussi - Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob vont être présentés à un juge
Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté hier en fin d'après-midi
  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

mardi 6 juin 2017

Disparition Nathalie Mazot: 35 ans après les faits, l'enquête rebondit?

La mère de Nathalie Mazot réclame depuis de nombreuses années que l'enquête autour de la disparition de sa fille, en novembre 1982 à Lyon, soit un peu plus sérieuse. Elle est persuadée que toutes les pistes n'ont pas été explorées dont celle menant à un bar de Lyon 5ème
A l'époque de la disparition de Nathalie, les policiers sont persuadés qu'il s'agit d'une fugue. Une piste qui ne donnera jamais rien, la disparition de l'adolescente ne sera jamais élucidée.
La jeune fille n’a plus donné de nouvelles après avoir rendu visite à sa mère à Bron. Elle devait ce jour-là rendre visite à sœur aînée, Evelyne qui habitait le 5e arrondissement de Lyon.
Mais Nathalie n’est jamais rentrée à la cité de l’enfance où elle vivait. L'énigme s'épaissit lorsque deux mois après la disparition de l'adolescente, sa soeur aînée se suicide. A ses côtés, les policiers retrouvent une lettre demandant "pardon".

Les investigations piétinent

En novembre 2008, la police judiciaire de Lyon décide d’exhumer le dossier afin de tenter d’élucider cette disparition. Une nouvelle piste surgit : des témoignages orientent l'enquête et les soupçons vers le tenancier d'un bar du Vieux-Lyon. L' établissement situé à Saint-Paul est fréquenté par les deux soeurs. Dans le sous-sol, un mur a été construit juste après la disparition de Nathalie. Mais à l'époque, les sondages n'ont rien trouvé.
 

Dernières requêtes d'une mère

En Juin 2015, la mère de la victime, Yolande Guyot, demande à la justice de reprendre les recherches et notamment de fouiller le sous-sol de ce bar du Vieux-Lyon. Elle est persuadée que sa fille a été enterrée à cet endroit. La Cour d'appel de Lyon accède à cette ultime requête, dernier espoir de la mère de l'adolescente.
Cette expertise technique a été ordonnée tout récemment, le 9 mai dernier, par le juge d’instruction chargé du dossier « d’enlèvement et de séquestration » ouvert depuis 2008 à Lyon.

Nouvelles recherches, nouvelles techniques

  1. Selon nos confrères du Progrès de Lyon, des experts de la gendarmerie devraient effectuer des fouilles, jeudi 8 juin, dans la cave du bar du Vieux-Lyon désigné par Yolande Guyot, la mère de Nathalie Mazot.

    Pour ce faire, ils seront équipés d’un radar géophysique, ils sonderont alors les murs et le sol de ce lieu désigné par la mère de la victime. Ils essaieront de faire toute la lumière sur la présence, ou non, d’un corps enseveli.
    Lyonhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon

mercredi 17 août 2016

Côte-d'Or : l'affaire Grégory Labbé relancée 15 ans après sa mort

Le 16 août 2001, Grégory Labbé, 21 ans, est tué de 19 coups de couteau. Fils de l’avocat dijonnais François-Xavier Labbé, il est retrouvé par sa mère au rez-de-chaussée du domicile familial, Cours du Parc à Dijon, en Côte-d'Or.

Voilà quinze ans que l’enquête est en cours. Le meurtrier de Gregory n’a jamais pu être identifié. L’arme du crime n’a jamais été retrouvée et les prélèvements faits sur place n’ont jamais permis de révéler l’identité du coupable.

Une enquête en cours depuis 15 ans

Depuis le drame, des dizaines de témoins potentiels ont été entendus, plusieurs suspects ont été interrogés et toutes les pistes possibles ont été explorées par plusieurs juges d’instruction.

Mais les choses pourraient bien prendre un nouveau tournant grâce à la science. Pour la énième fois, des enquêteurs ont repris l’affaire à zéro étudiant chacune des pièces du dossier.

La solution dans les microtraces d'ADN

Ils ont fini par déterminer que plusieurs prélèvements méritaient d’être examinés de nouveau avec les nouveaux outils et techniques scientifiques disponibles. En effet aujourd'hui, les progrès de la science permettent de faire parler des microtraces d'ADN qui jusqu'alors étaient à peine détectées.

"La science évolue très vite donc nous avons décidé de faire à nouveau ses investigations biologiques et techniques."
"Nous avons décidé de faire analyser tout un tas de prélèvements et d'objets placés sous scéllés qui n'ont pas été analysés à ce jour où qui l'ont été avec des techniques anciennes", explique Marie-Christine Tarrare, procureure de la république. "La science évolue très vite donc nous avons décidé de faire à nouveau ses investigations biologiques et techniques.

Des cheveux, des poils, des vêtements et plusieurs objets prélevés sur la scène du crime vont être analysés.

Voir le reportage de Fabienne Acosta, Roxane Florin et Lucile Feuillebois avec Marie-Christine Tarrare, procureure de la république.

un proche de Grégory ? 

La piste privilégiée : le coupable est un proche du jeune homme. Pour cause, le matin du meurtre, ce dernier a vraisemblablement ouvert lui-même la porte à son tueur.

Les résultats de ces nouvelles analyses devraient être connus début 2017. L'affaire a encore dix ans devant elle avant que le délai de prescription ne soit dépassé.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/cote-d-or/dijon

jeudi 12 novembre 2015

L'ex-ennemi public n°1, meurtrier des époux Aran à Bordeaux, replonge

Le braqueur multirécidiviste a de nouveau succombé à ses démons. Après 33 ans de prison suite aux meurtres des médecins bordelais, Lionel Cardon a été arrêté à Nice le 22 octobre pour une série de braquages. L'homme de 57 ans était en liberté conditionnelle depuis 2013. 
Lionel Cardon n'aura que peu goûté à la liberté. Ce normand de 57 ans était en régime de semi-liberté depuis 2012 avant d'être libéré sous conditions l'année suivante après 33 ans d'emprisonnement. Au printemps, il avait disparu des écrans radars. Mais la justice n'a pas tardé à entendre de nouveau parler de lui. Son nom a resurgi lors de l'enquête sur une série de braquages commis dans la région toulousaine.
Lionel Cardon a été arrêté le 22 octobre près de Nice.

Le tueur à l'écharpe blanche

Ce multirécidiviste a été l'homme le plus recherché de France en 1983. Ses cinq semaines de cavale avaient défrayé la chronique. Condamné pour une première série de braquages deux ans avant, alors en liberté conditionnelle, il était le principal suspect dans le meurtre des époux Aran. Ces médecins bordelais bien connus avaient été tués dans des circonstances troubles.

François-Xavier Aran a été retrouvé le 10 octobre 1983 dans sa demeure de Pessac. Le chirurgien, étranglé, a été ligoté dans la baignoire. Sa femme ainsi que sa voiture ont disparu. Une demande de rançon parviendra à la famille.
Aline Aran sera retrouvé 18 jours plus tard assassinée d'une balle en plein coeur dans la forêt de Nevers. Recherché par toutes les polices de France à l'époque, Lionel Cardon tue un policier, prend en otage son avocate et un journaliste avant de se rendre. 


http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/gironde/bordeaux/l-ex-ennemi-public-ndeg1-meurtrier-des-epoux-arran-bordeaux-replonge-850239.html

mardi 5 mai 2015

Décès de Laurent Journiac : un an après, le mystère demeure

Le 5 mai 2014, Laurent Journiac était retrouvé mort, nu, dans le coffre de sa voiture à Clermont-Ferrand. Sa compagne, dernière personne à l'avoir vu en vie, a été mise en examen pour homicide volontaire, incarcérée puis libérée... sans pour autant lever le voile sur cette nébuleuse affaire.
C'est le paradoxe d'une affaire qui ne veut pas livrer son secret... Marie Cachinho est toujours mise en examen pour homicide volontaire. La compagne de Laurent Journiac avait finit par avouer aux enquêteurs, en décembre 2014, que c'est elle qui avait découvert le corps. Elle avait ensuite déplacé la voiture que la police avait finalement retrouvé 3 semaines plus tard, place des Bughes, à Clermont-Ferrand.

Seulement, malgré deux autopsies pratiquées les causes de la mort ne sont toujours pas clairement établies. Placée en détention provisoire en janvier 2015 suite à sa mise en examen, la compagne reste au cœur de l'affaire... mais elle a été libérée et placée sous contrôle judiciaire en mars dernier. De ses déclarations on retiendra que le 11 avril 2014 était la dernière fois qu'elle avait vu Laurent Journiac vivant.

La possible double vie de cet homme était également évoquée : homme rangé le jour et dissolu la nuit. Cette version a toujours été contestée par la famille. Une famille en désarroi qui, un an après les faits, garde l'espoir en une justice qui travaille certes, mais qui ne leur a toujours pas apporté de réponse.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne/2015/05/05/deces-de-laurent-journiac-un-apres-le-mystere-demeure-718361.html

dimanche 29 mars 2015

Affaire Amanda Knox : la spectaculaire fin d'une incroyable saga judiciaire

Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2007, Meredith Kercher, une Britannique âgée de 21 ans, était trouvée morte, baignant dans une mare de sang, dans l'appartement qu'elle partageait avec Amanda Knox à Pérouse, dans le centre de l'Italie. 
L'autopsie révélait qu'elle avait été violée et tuée de 47 coups de couteau. Sur le corps de la victime, était découvert l'ADN de l'Ivoirien Rudy Guédé, condamné à 16 ans de prison pour avoir participé au meurtre. Mais la justice estimait alors qu'il n'avait pas pu agir seul. Dans le viseur : Amanda Knox, jeune Américaine à la personnalité ambivalente et l'Italien Raffaele Sollecito, petit ami de cette dernière au moment des faits.

Une saga judiciaire

Ainsi débutait une incroyable saga judiciaire. Âgés de 20 et 24 ans au moment des faits, Amanda Knox et Raffaele Sollecito ont été lourdement condamnés en décembre 2009, avant d'être acquittés en appel en 2011.
Condamnés, acquittés, condamnés à nouveau et encore acquittés
Mais la Cour de cassation avait renvoyé l'affaire devant une autre cour d'appel, qui a estimé en janvier 2014 que le couple avait tué Meredith Kercher après une dispute ayant dégénéré et a condamné les deux ex-amants à 28 et 25 ans de prison respectivement. L'accusation avait un moment évoqué comme mobile du meurtre un refus de la jeune Britannique de se prêter à un jeu sexuel avec Amanda, Raffaele et Rudy.  
Et finalement, vendredi soir, la justice italienne a mis un point final à la saga en acquittant définitivement Amanda Knox et Raffaele Sollecito, les juges de la Cour de cassation italienne estimant que les deux anciens amants n'avaient pas tué Meredith Kercher.

Une affaire qui a passionné et divisé

L'affaire a passionné et divisé l'opinion publique, particulièrement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, en raison de la personnalité d'Amanda Knox, dépeinte par ses accusateurs comme une fêtarde aguicheuse collectionnant les conquêtes masculines.
Aux Etats-Unis, le visage d'Amanda Knox et les manquements des enquêteurs - qui ont par exemple utilisé des gants sales pour collecter les indices - ont depuis longtemps convaincu l'opinion publique que l'affaire aurait dû être abandonnée.
"Les seules créatures qui ne laissent pas de trace d'ADN sont les libellules"
Dans sa décision les condamnant en 2014, la cour d'appel s'était appuyée sur le fait que les ADN d'Amanda Knox et de Raffaele Sollecito avaient été trouvés sur la scène du crime. Mais l'ADN du jeune homme n'apparaît que sur une bretelle de soutien-gorge que la défense dit contaminée par les enquêteurs. Et celui d'Amanda Knox a été trouvé dans la salle de bains, mais pas dans la chambre où Meredith Kercher est morte.
"Pas une seule trace d'Amanda Knox n'a été trouvée dans la chambre. Les seules créatures qui ne laissent pas de trace d'ADN sont les libellules", avait lancé Me Bongiorno vendredi devant la Cour de cassation.

Soulagement d'un côté...

Cet acquittement définitif a été accueilli avec soulagement par la jeune Américaine :
"Je suis extrêmement soulagée et reconnaissante de la décision de la Cour suprême italienne. Me savoir innocente m'a donné de la force aux heures les plus sombres de cette épreuve. Meredith était mon amie, elle méritait beaucoup dans la vie"
A Rome, un de ses avocats, Me Luciano Girgha, s'est montré enthousiaste après le verdict. "Cela va au-delà de mes attentes les plus folles. Je suis super content pour Amanda, elle retrouve enfin sa vie, elle a toujours clamé son innocence". 
L'avocate de Raffaele Sollecito, Me Giulia Bongiorno, a littéralement bondi de sa chaise à l'énoncé du verdict, tombant dans les bras de son collègue Carlo Dalla Vedova, un autre défenseur d'Amanda Knox, avant d'appeler son client au téléphone. "Il est chez lui avec son père et il est très heureux".
"Finalement je peux reprendre ma vie", a déclaré Raffaele Sollecito, 31 ans, à son domicile dans les Pouilles, dans le sud de l'Italie.
"Je n'arrive pas encore à le croire. Enfin je n'aurai plus à passer tout mon temps avec des documents judiciaires. Je peux retrouver une vie normale"

...Déception de l'autre

Si la famille de la jeune femme de 27 ans a exprimé sa "profonde gratitude envers tous ceux qui ont soutenu Amanda", la mère de Meredith Kercher a été déçue par son acquittement.
"Je suis un peu surprise, et très choquée, mais c'est à peu près tout ce que je peux dire pour le moment. Ils ont été condamnés deux fois, alors il est un peu étrange que cela doive changer maintenant"
Cette affaire n'est rien d'autre que "le Waterloo de la justice italienne", juge samedi de son côté le quotidien Il Giornale à la une.
Les avocats des deux jeunes gens ont aussitôt indiqué qu'ils comptaient réclamer des "millions" en compensation pour les quatre années de prison que les deux anciens amants ont tous deux purgées en Italie.
http://www.sudouest.fr/2015/03/28/affaire-amanda-knox-la-spectaculaire-fin-d-une-incroyable-saga-judiciaire-1874430-4803.php

mardi 24 février 2015

Affaire Barbot : le couple diabolique renvoyé aux Assises

Deux ans après la mort d'Anne Barbot, dont le corps avait été retrouvé carbonisé dans le coffre de sa voiture, l'enquête est close. Le mari de la victime et sa maîtresse vont être jugés l'un et l'autre pour assassinat.
L'affaire commence par une disparition inquiétante : celle d'Anne Barbot. Cette disparition, Didier son mari, l'a signalé aux gendarmes. Avec quelques amis, il se mobilise afin de retrouver sa femme. Ratissage, distribution d'affiche, Il témoigne même face caméra... L'enquête va révéler qu'il ne s'agit pas d'une disparition, mais d'un assassinat bien Orchestré.

Le corps de la victime est d'abord retrouvé calciné dans le coffre de sa voiture à quelques kilomètres de son domicile. La thèse du crime ne fait alors plus aucun doute. Mais qui a tué Anne Barbot ? Après plusieurs mois d'investigations, les soupçons des gendarmes se portent sur le mari de la victime. mais il était pas seul. Stéphanie Livet qui habite la même commune entretien une relation intime avec Didier Barbot. Elle est sa complice. Tous les deux ont tendu un piège à Anne Barbot.

Quelle est la responsabilité exacte des deux suspects dans cette affaire. C'est à cette question que la justice doit répondre. Didier Barbot et Stéphanie Livet comparaîtront pour assassinat devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/2015/02/23/affaire-barbot-le-couple-diabolique-renvoye-aux-assises-661495.html

samedi 21 février 2015

Jacques Pradel ressort le dossier de l’affaire de Bruay-en-Artois sur RTL

Il y a dix ans, le meurtre de Brigitte Dewèvre était prescrit. L’une des plus grandes affaires criminelles du siècle passionne le présentateur de « L’Heure du crime » sur RTL et ses auditeurs. Lundi, Jacques Pradel ressort le dossier et a invité Serge July, journaliste, Pascal Cauchy, historien et Charles Libman, avocat.
Le 5 avril 1972, Brigitte Dewèvre était assassinée, laissée nue et mutilée dans un terrain vague de Bruay-en-Artois. Un crime qui est devenu « l’une des plus grandes affaires criminelles du siècle » selon Jacques Pradel. Mais pourquoi traiter ce dossier à l’antenne, une nouvelle fois ? « Parce que les auditeurs nous le demandent », reconnaît le présentateur de l’émission L’Heure du crime. « On laisse la possibilité aux auditeurs de s’exprimer sur les affaires qui les ont marquées. Celle-là revient tout le temps. »
Jacques Pradel justifie également son choix en rappelant que les délais de prescription pénale allaient probablement refaire l’actualité prochainement. Et que l’affaire de Bruay était un cas unique. « C’est un des plus grands fait divers, la France était coupée en deux, c’était la première affaire médiatisée, les premiers directs, un vrai feuilleton… » La voix de RTL n’était pas en France à l’époque des faits. Il a vécu ça des Pays-Bas où il travaillait dans une radio. « Je suivais l’actualité de là-bas, je suis rentré en 1973. J’ai surtout le souvenir de ce petit juge comme on l’appelait avec cette bouille à la télé et son accent du sud. »
Quarante-trois ans après les faits, les principaux protagonistes ont presque tous disparu. La mère de Brigitte Dewèvre, Marie-Thérèse, est morte en mars 2013, dix ans après son mari Léon. Deux mois plus tard, Auguste Ollier, ancien de la police judiciaire de Lille et personnage incontournable, est également décédé. Ne restent aujourd’hui que des souvenirs, d’intimes convictions, des images jaunies, « un cold case pour l’éternité » qui passionne encore.
http://www.lavoixdunord.fr/region/jacques-pradel-ressort-le-dossier-de-l-affaire-de-ia32b54077n2675510

samedi 27 décembre 2014

Un documentaire de 52 minutes sur l'affaire Pastor ce samedi soir

Pour Florence Nicol, réalisatrice d’un documentaire sur l’affaire Pastor : « Janowski est obsédé par l’idée d’être reconnu »
La chaîne de télévision 13e Rue consacre ce soir un documentaire de 52 minutes à l'affaire Pastor.  Hélène Pastor, une milliardaire pour cible, a été tourné au mois d'octobre entre Nice, Monaco, Marseille et la Pologne. Parmi les intervenants figure notre confrère Christophe Cirone, du service faits divers/justice de Nice-Matin. Entretien avec la journaliste Florence Nicol, qui a réalisé ce documentaire avec Karl Zéro.
 


Sous quel angle avez-vous choisi d'évoquer l'affaire Pastor ?
Je cherche à comprendre comment on en est arrivé à inculper le gendre. Il a été déclaré coupable devant la presse entière par une autorité étatique [le procureur de Marseille, Ndlr], mais lui clame son innocence. On essaie donc de creuser d'autres pistes. Même si beaucoup d'éléments apparaissent accablants pour Janowski, il reste toujours un infime pourcentage de chances pour que l'histoire ne soit pas celle que l'on croit.
Comment décririez-vous Wojciech Janowski ?
Sa personnalité m'a énormément troublée. On parle d'un homme qui avait tout sur un plateau, et qui a tout envoyé valser par bêtise ou appât du gain ! C'est assez dur à croire. On n'a retrouvé qu'un ami qui a accepté de nous parler. Il dit qu'il est son seul ami, que Janowski voulait quitter Monaco où il n'avait jamais noué de relations amicales en 28 ans. Dès lors, il devait avoir une obsession pour la bulle Pastor, car il n'avait que ça.
Qu'avez-vous trouvé lors du tournage en Pologne ?
Les ambitions du gendre. C'est un homme obsédé par l'idée d'être reconnu, tant socialement que professionnellement. En Pologne, il se retrouve au cœur d'une grosse affaire autour d'une raffinerie à 30 millions d'euros. Et il promettait une arrivée d'argent importante et imminente.
L'affaire Pastor concentre tous les ingrédients d'un polar fascinant…
On est sur un niveau de fortune incommensurable pour le commun des mortels. Il y a un double meurtre, et les meurtres de milliardaires sont très rares ! Et puis, on parle de Monaco, qui est hyper secret. Mais l'affaire Pastor répond aussi à un schéma psychologique complexe. Le fait qu'Hélène Pastor ait fui le domicile familial à 18 ans pour vivre sa vie avec un serveur polonais, venu de rien lui aussi… C'est comme si tous avaient été victimes de leur inconscient, et que leurs vieux fantômes les avaient rattrapés.
Hélène Pastor, une milliardaire pour cible (52 min), ce samedi soir à 22 h 25 sur 13e Rue.
 

dimanche 14 décembre 2014

Tuerie du musée juif de Bruxelles : un Marseillais placé en détention

Un homme de 27 ans a été placé en détention vendredi. La cour d'appel de Paris doit se prononcer sur sa remise aux autorités belges. Le Marseillais avait rencontré Mehdi Nemmouche en prison, il est soupçonné de lui avoir "fourni des moyens".
Un Marseillais de 27 ans, arrêté mardi, a été placé vendredi en détention, réclamé par la justice belge dans l'enquête sur le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, Mehdi Nemmouche. Il est visé par un mandat d'arrêt européen (MAE) qu'il conteste, a expliqué une source judiciaire. La cour d'appel de Paris doit prochainement se prononcer sur la remise aux autorités belges de cet homme, condamné à plusieurs reprises et qui a rencontré Mehdi Nemmouche en détention. Quatre autres personnes interpellées mardi ont en revanche été relâchées. 
Lors de leurs opérations, les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont notamment retrouvé des armes. L'homme réclamé par la Belgique est soupçonné d'avoir "fourni des moyens" à Mehdi Nemmouche, selon une source proche du dossier. 
Comprendre le réseau relationnel de Medhi Nemmouche
Le tueur présumé de Bruxelles avait été arrêté à Marseille le 30 mai, à la descente d'un car en provenance de la capitale belge, six jours après la tuerie qui avait fait quatre morts le 24 mai, deux Israéliens, une Française et un Belge. Ce délinquant récidiviste, revenu de Syrie quelques mois plus tôt, était en possession d'un revolver, d'un fusil d'assaut kalachnikov et de munitions.
Les enquêteurs belges et français cherchent à comprendre le réseau relationnel de Mehdi Nemmouche et à expliquer pourquoi il se rendait à Marseille et s'il a pu compter sur le soutien de complices. Il avait été remis fin juillet à la justice belge pour répondre de l'attentat au Musée juif de Bruxelles. Sa détention provisoire en Belgique vient d'être prolongée.
Mehdi Nemmouche n'a jamais reconnu être l'auteur de la tuerie et ses avocats ne se sont pas prononcés sur le fond de l'affaire, affirmant réserver sa version des faits pour le procès. Il avait été détenu en France jusqu'à la fin 2012 avant de se rendre en Belgique, où il avait été accueilli par un proche d'un ancien codétenu, puis en Syrie où les enquêteurs pensent qu'il a intégré des mouvements jihadistes.

mercredi 12 novembre 2014

"Le dentiste de l'horreur" bientôt extradé des Pays-Bas en France

Mark van Nierop est suspecté d'avoir mutilé des dizaines de patients alors qu'il était dentiste dans la Nièvre.
Soupçonné d'avoir mutilé des dizaines de patients alors qu'il exerçait dans le centre de la France, Mark van Nierop, surnommé "dentiste de l'horreur", peut être extradé des Pays-Bas, a indiqué la justice néerlandaise. "Un dentiste néerlandais, soupçonné de maltraitances, d'escroquerie et de fraude, peut être extradé vers la France", a annoncé le tribunal d'Amsterdam dans un communiqué.
Ce Néerlandais exerçait à Château-Chinon (Nièvre). Le parquet de Bourges l'avait mis en examen en mai 2013 et placé sous contrôle judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente", "escroquerie", "faux et usage de faux" après la plainte de dizaines de patients.
L'homme, âgé de 50 ans, s'opposait à son extradition, assurant souffrir de "problèmes psychologiques" dont des "problématiques de genre et tendances suicidaires" nécessitant un traitement particulier disponible, selon lui, uniquement aux Pays-Bas. Une place assurée dans une institution psychiatrique a été posée par le juge comme condition à l'extradition.
Accusé du meurtre de son épouse
Certains des 2.800 patients du dentiste néerlandais ont souffert après ses soins, de troubles allant "d'un début de septicémie à l'infarctus, en passant par toutes sortes de problèmes dentaires", selon le collectif de victimes. Les médias néerlandais ont également fait état de dents saines arrachées sans raisons valables ou de facturations abusives.
Une extradition n'était pas acquise, le dentiste s'étant, en outre, accusé d'avoir tué son épouse en 2006 aux Pays-Bas. Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, la justice néerlandaise enquête toujours sur l'affaire et une décision sur d'éventuelles poursuites n'a pas encore été prise.
Mark van Nierop avait enfreint son contrôle judiciaire en se rendant au Canada le 18 décembre 2013. La justice française avait alors lancé un mandat d'arrêt international. La police fédérale canadienne l'avait interpellé début septembre à Nackawic, bourg situé à 240 kilomètres de Moncton (province du Nouveau-Brunswick), en bordure de la frontière canado-américaine.
 

mardi 28 octobre 2014

Calvaire de la petite Céline à Aniche : ses grands-parents paternels mis en examen

L’instruction judiciaire se poursuit dans l’enquête sur les mauvais traitements subis pendant plusieurs mois par Céline, fillette de 6 ans, à Aniche (Douaisis). Après le père et la belle-mère de l’enfant, placés en détention le 31 juillet, les grands-parents paternels de Céline ont été mis en examen.
C’est le processus logique d’une instruction qui pourrait encore durer plusieurs mois. Le 15 octobre, les grands-parents paternels de Céline (1) ont été convoqués devant la juge en charge de l’enquête. Le grand-père, âgé de 69 ans, et la grand-mère (65 ans) paternels de Céline, domiciliés à Moncheaux, ont été mis en examen pour non-dénonciation de mauvais traitements et non-assistance à personne en danger. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.
À ce stade des investigations, la juge d’instruction soupçonne les grands-parents paternels de Céline d’avoir vu l’enfant durant son calvaire mais de n’avoir rien fait et rien dit. Le parquet avait ciblé le couple sur la base des témoignages recueillis par les enquêteurs dans les heures qui ont suivi la révélation des faits.
C’était dans la dernière semaine de juillet, il y a trois mois presque jour pour jour. Céline avait été admise aux urgences du centre hospitalier de Douai. Son père, Anichois de 35 ans domicilié au bout de la rue Edmond-Laudeau, l’y avait emmenée après une soi-disant chute de vélo.
Céline n’est jamais tombée de vélo ce week-end des 27 et 28 juillet. La paralysie dont la fillette souffrait à son admission aux urgences serait consécutive à plusieurs mois de mauvais traitements subis au domicile de son père et de sa belle-mère.
Comme le père, la belle-mère âgée de 23 ans a été mise en examen, soupçonnée elle aussi d’avoir participé aux mauvais traitements, aux privations et aux sévices subis par la fillette. Le père et la belle-mère, qui était enceinte de six mois fin juillet, sont toujours en détention provisoire.
Céline, elle, va mieux. Ce sont désormais ses grands-parents maternels qui en ont la garde. La fillette habitait chez eux, près de Béthune, jusqu’à la fin de l’hiver quand sa mère est décédée et son père a décidé de la reprendre chez lui à Aniche. La fillette est toujours soignée dans un établissement pédiatrique spécialisé de Villeneuve d’Ascq. Elle se déplace en fauteuil roulant mais retrouve peu à peu l’usage de ses jambes.
1. Prénom d’emprunt.

http://www.lavoixdunord.fr/region/calvaire-de-la-petite-celine-a-aniche-ses-ia16b0n2460142

samedi 25 octobre 2014

Yonne : 70 ans après, le mystère du Docteur Petiot demeure

Le Docteur Petiot, médecin et maire de Villeneuve-sur-Yonne, était-il fou ou coupable ? Soixante-dix ans après son arrestation, le 31 octobre 1944, la question reste posée pour l'un des plus célèbres tueurs en série du XXe siècle, guillotiné le 25 mai 1946 à Paris. Décryptage en vidéo et en archives

Qui était le Docteur Petiot ?


Marcel André Henri Félix Petiot, dit le docteur Petiot, est né le 17 janvier 1897 à Auxerre et guillotiné le 25 mai 1946 à Paris. C'est un médecin qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut accusé de meurtres, après la découverte à son domicile parisien des restes de 27 personnes.

Dans son enfance, sa mère est internée à Sainte-Anne en psychiatrie, il suit alors son père à Joigny. Dans son adolescence, il commet quelques méfaits (indiscipline à l'école, fracture de boîtes aux lettres). Un psychiatre le déclarait même inapte à être jugé. Même si le terme n'est pas employé à l'époque, on parle de bipolaire.

Après la guerre où il fut blessé par une grenade, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne en 1922. Très populaire auprès des habitants, il est élu conseiller municipal en 1925 puis maire en juillet 1926. Mais il est très vite appelé devant les tribunaux pour plusieurs délits (fausses déclarations d'assurance maladie, détournements de fonds). L'affaire Petiot peut alors commencer.

Qu'est-ce que l'affaire Petiot ?


Le 11 mars 1944, Paris vit encore sous l'Occupation allemande lorsqu'un charnier est découvert dans un hôtel particulier parisien. Le propriétaire de l'immeuble, le Dr Marcel Petiot, 47 ans, est arrêté puis accusé du meurtre de 27 personnes principalement des juifs qui essayaient de fuir la Gestapo. Le personnage est trouble. Pour certains, il fut "le docteur des pauvres", celui qui soignait gratuitement les plus démunis, pour d'autres, "l'abominable Dr Petiot", le "Dr Satan".

Médecin apprécié dans les années 1920, jugé à la fois très intelligent, pervers et déséquilibré, il va apparaître tantôt comme un résistant tantôt comme un collabo. Après son arrestation, il va jusqu'à revendiquer 63 meurtres alors qu'on lui en impute 27. "Petiot incarne tout le problème de la responsabilité pénale" et son avocat René Floriot, malgré sa célébrité, "l'a envoyé directement à la guillotine" en ne soulevant pas cette question, estime dans une interview à l'AFP l'historien Claude Quétel, spécialisé dans l'histoire de la psychiatrie et auteur de "L'effrayant Docteur Petiot" (Perrin 2014).

Selon M. Quétel, Petiot aurait pu être sauvé grâce au célèbre article 64 du code pénal qui précise qu'"il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence (...) ou a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister". Dans cette affaire retentissante, "la justice n'a pas fait son travail", estime-t-il. Peut-être voulait-on faire un exemple, imagine l'historien, pour montrer que la justice civile, en 1946, reprenait le pas sur la justice de l'épuration. - fausse filière du "bon Dr Eugène" -

Cette folie, négligée par la justice de 1945-46, avait pourtant été décelée trente ans plus tôt. Fait rare, Petiot avait été réformé pour "déséquilibre mental et neurasthénie" en pleine guerre de 1914-18, mais au lieu de finir à l'asile, il avait décroché brillamment, en 1921, son diplôme de médecin et ouvert un cabinet à Villeneuve-sur-Yonne.

En 1934, le préfet de l'Yonne l'avait démis de ses mandats électifs après la découverte de sulfureuses affaires (vols, tentative d'escroquerie...): "Le maire fou", avait alors titré la presse. En 1936, après divers larcins, il avait été interné d'office au vu de son passé et avait séjourné sept mois à l'asile d'Ivry-sur-Seine. Le déclenchement de la Seconde guerre mondiale a fourni à Petiot de nouvelles occasions de défier la justice mais aussi l'Occupant. Arrêté en mai 1943 par la Gestapo qui le soupçonnait d'appartenir à la Résistance, il résiste sept mois aux tortures sans dire un mot. Il sera libéré faute de preuves. En fuite après la découverte du charnier en mars 1944, il nargue la Résistance et la police en s'engageant dans les Forces française de l'Intérieur (FFI).

Son procès


Lors de son procès, il plaisante ou dort pendant l'audience alors qu'il joue sa vie. "Simuler la folie à ce point-là, c'est être fou!" observe Claude Quétel. Lors de l'instruction, Petiot avait bien été examiné par trois psychiatres mais tous avaient conclu à la bonne santé mentale de l'accusé. Petiot était resté ferme sur ses positions : il a toujours affirmé avoir tué, pour la Résistance, 63 Allemands ou "collabos", "tous des ennemis de la France". Selon plusieurs auteurs il aurait aussi fait disparaître les cadavres de la "Gestapo française" de la rue Lauriston.

Selon M. Quétel, Petiot n'a travaillé ni pour la Résistance, ni pour des collaborateurs. "Il n'avait aucun sens du bien et du mal". Le meurtre était pour lui un moyen d'appropriation et d'enrichissement. Ses victimes étaient riches et tombaient facilement dans le piège de ce bon "Dr Eugène" qui leur avait promis de fuir vers l'Argentine grâce à son "réseau Fly-T".

En fait, tout se terminait dans la chaudière du sous-sol ou dans le bac de chaux vive. Comme pour Landru, c'est la puanteur et les fumées suspectes qui alerteront les voisins. Petiot avait gardé les valises de ses victimes chargées des biens les plus précieux, les plus monnayables, et des liasses de billets sorties des matelas. Cette collection de valises sera le principal élément de l'accusation. Mais le magot, lui, avait disparu.
Voir la vidéo sur ce lien ..........  
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/10/25/yonne-70-ans-apres-le-mystere-du-docteur-petiot-demeure-577666.html

mardi 26 août 2014

Xiaoping, la Chinoise découpée

Pour de nombreux acteurs ou observateurs de ce drame, cette histoire reste à part. C’est une longue intrigue qui réserve peut-être encore des surprises. L’affaire du meurtre de la Chinoise découverte près de Soissons en août 2008 va être rejugée, vraisemblablement dans un an, en appel, dans la Somme ou l’Oise.

Macabre découverte

Après trois jours de débats, la cour d’assises a condamné le vendredi 16 mai 2014 Chundi Chen, âgé de 58 ans, à vingt ans de réclusion criminelle. Mais cet accusé a toujours clamé son innocence. Il connaissait la victime pour l’avoir employée dans son atelier textile à Paris en 2006. Aucune tension profonde ne semblait opposer la victime et l’accusé.
C’est un SDF qui fait la macabre découverte, le 27 août 2008, vers 19 h 30, en fouillant des sacs-poubelle dans un talus près de Soissons, le long de la route de Paris. Ils contiennent un corps d’1,53 m découpé en morceaux, à moitié dénudé, pesant 40 kg. La victime a péri étranglée. Une pièce de rideau se trouve encore sur sa gorge. Les policiers tentent longtemps de percer l’énigme de ce cadavre non identifié. Sans succès. Ils vont même s’attacher à la provenance de la montre de la femme, d’origine asiatique, pour avancer enfin et retrouver sa propriétaire. Cette longue enquête ne mène nulle part.
Ce n’est que le 29 juillet 2009 que les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris établissent un lien possible avec une personne disparue le 1er  avril 2008, Xiaoping Zhou. C’est donc à cette date que les investigations débutent après quelques complications. Un médecin légiste avait estimé que le cadavre correspondait à une femme âgée de 15 à 30 ans. En fait, la victime est âgée de 46 ans.

La demande de remise en liberté rejetée

Une piste se dégage. L’accusé raconte qu’il ne dispose pas de nouvelles récentes de son ancienne salariée avant de reconnaître le contraire. Un poil correspondant à son ADN a été retrouvé sur le corps de la victime. Mais cette marque peut désigner aussi des milliers d’autres personnes d’origine asiatique. Chundi Chen a été condamné à vingt ans de réclusion pour meurt’re par la cour d'assise de l'Aisne. La demande de remise en liberté déposée par son avocat le 15 juillet 2014 a été rejetée.

http://www.lunion.presse.fr/region/ete-meurtrier-xiaoping-la-chinoise-decoupee-ia18b0n397772

dimanche 17 août 2014

Petit meurtre entre amis ardennais

REVIN (08). En janvier 2003, un Revinois de 21 ans est tué d’un coup de fusil tiré par un proche. Un crime qui marquera le quartier d’Orzy, d’où étaient originaires les protagonistes.
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 janvier 2003, une bande d’amis fête un anniversaire et décide de finir la soirée dans un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de la rue Émile-Zola, à Revin, à proximité des quais de la Meuse. L’alcool coule à flots et les esprits s’évadent dans les vapeurs de cannabis qui tourne dans cette bande de huit camarades originaires du quartier d’Orzy. L’ambiance est légère. Et détendue.
Peu avant de trouver refuge dans cet appartement, deux comparses de cette petite équipe grimpent sur les hauteurs du mont Malgré-Tout, surplombant les méandres revinois de la Meuse. De là, ils s’amusent à décocher des cibles factices à l’aide d’un fusil de chasse qu’Hamza, 24 ans, s’était procuré quelques mois auparavant. À l’heure de fermeture des bars, cette joyeuse bande se retrouve dans l’appartement en question. Lieu où le drame se jouera quelques minutes plus tard.
De retour au chaud, Hamza, meneur de la bande, fanfaronne au milieu de l’appartement, son fusil de chasse à la main. Alcoolisé et sûr de lui, il pointe l’arme vers ses camarades et imite les coups qui partent. Certains baissent le regard. D’autres détournent le canon de l’arme en priant Hamza de se calmer. Ils tentent de le raisonner. De son côté, avachi dans le canapé du salon, Aboubakar, dit « Baker », 21 ans, ose affronter le regard d’Hamza. Ce dernier appuie sur la gâchette de l’arme. Le coup part. Baker n’est plus.

Ils maquillent la scène du crime

Les témoins de la scène sont pris dans un vent de panique. Un des participants décide de prendre la fuite par une fenêtre donnant directement sur la rue Emile-Zola. Les cinq autres sont priés de rester sur les lieux du drame par l’auteur du coup de feu.
Très vite, il est décidé de nettoyer la scène du crime. L’arme à feu disparaît dans les eaux de la Meuse. Tandis que certains s’affairent à effacer les traces de sang, d’autres, dont Hamza, transportent le corps de la victime dans une automobile, prennent la direction de Charleville-Mézières et s’arrêtent dans la pénombre du bois de Montcornet, à une dizaine de kilomètres de Revin. Ils y déposent le cadavre de Baker. Son corps sera découvert par un chasseur sur une aire de débardage le lendemain matin, à demi dénudé. L’auteur des faits et ses complices se retrouveront par la suite dans une boîte de nuit dans le but de consolider leur alibi. Hamza se présentera à la gendarmerie de sa propre initiative au lendemain des faits.
Jugés devant la cour d’assises des Ardennes en mai 2005, les six coaccusés, âgés de 22 à 25 ans, qui avaient aidé l’auteur du coup de feu après le crime, ont été condamnés à des peines allant de six à douze mois de prison. Parmi ces peines prononcées, cinq d’entre eux connaîtront entre deux et quatre mois de prison ferme. Hamza, lui, et après deux années passées en détention provisoire, a été condamné à quinze ans de réclusion pour meurtre par ce même tribunal. Il sera rejugé en décembre 2006 par la cour d’assises d’appel de la Marne qui le condamnera à seize ans de réclusion criminelle.