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jeudi 29 mars 2018

Meurtre d'Alexia Daval : son mari interné dans l'unité psychiatrique de sa prison

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Il est dans un état psychologique préoccupant. C'est ce qu'a rapporté son avocat, Me Randall Schwerdorffer, à Franceinfo. Jonathann Daval - qui a avoué fin janvier avoir tué sa femme Alexia, assurant qu'il s'agissait d'un accident - a été placé dans le "service de psychiatrie implanté en milieu pénitentiaire ayant une vocation régionale et comprenant une unité d’hospitalisation", a-t-il précisé. Il est dorénavant pris en charge par le Service médico-psychologique régional (SMPR) au sein de la maison d’arrêt de Dijon. "On l'a vu lundi matin (...) et on l'a trouvé très affaibli et extrêmement maigre", note Randall Schwerdorffer. Selon lui, Jonathann Daval a subi une "perte de poids massive" et présente un "risque d'anémie".
Le 20 mars dernier, Jonathann Daval avait été entendu par le juge d'instruction chargé de l'affaire pour la première fois depuis sa mise en examen fin janvier pour "meurtre sur conjoint".

Jonathann Daval était déjà à l'isolement

Après des mois de silence et de présence au côté de la famille d'Alexia, Jonathann Daval avait avoué avoir étranglé la jeune femme dans la nuit du 27 au 28 octobre, dans leur domicile de Gray-la-Ville. Il avait affirmé en garde à vue qu'il ne "voulait pas" la tuer, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser".
En détention provisoire, Jonathann Daval avait été placé à l'isolement : "C’est nécessaire dans ce type de circonstances, car ce sont des faits qui ont une résonance particulière en prison. Il faut qu’il soit préservé des contacts d’avec d’autres détenus qui pourraient être agressifs", avait justifié un autre de ses avocats Samuel Estève.

mardi 20 mars 2018

Meurtre d'Alexia Daval: son mari Jonathann a été entendu le 9 mars

Jonathann Daval, qui a reconnu avoir étranglé son épouse Alexia en Haute-Saône, a été entendu par le juge d'instruction chargé de l'affaire, pour la première fois depuis sa mise en examen fin janvier pour "meurtre sur conjoint", selon des sources concordantes. Reçu vendredi 9 mars pendant environ une heure et demie par le magistrat instructeur, l'informaticien de 34 ans a maintenu les propos qu'il avait tenus le dernier jour de sa garde à vue, le 30 janvier, d'après une source proche du dossier.
Le suspect avait alors reconnu avoir tué Alexia Daval, 29 ans, lors d'une dispute conjugale, dans la nuit du 27 au 28 octobre, au domicile du couple à Gray-la-Ville. Il avait affirmé en garde à vue qu'il ne "voulait pas" la tuer, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser". Le couple connaissait de "fortes tensions" en rai
Selon les résultats de l'autopsie, la jeune femme de 29 ans a été violemment frappée et étranglée à mains nues. "La mort a été donnée volontairement et non pas accidentellement", avait souligné la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot.
Jonathann Daval conteste toujours avoir brûlé le corps de sa femme, dont le cadavre avait été retrouvé fin octobre en partie calciné, dissimulé sous des branchages dans un bois à proximité du domicile du couple. Une précédente audition, programmée le 1er mars, avait été annulée en raison de fortes chutes de neige entre Dijon, où il est incarcéré, et Besançon. A cette occasion, la défense avait "décidé de cesser toute communication", "dans le seul intérêt de Jonathann Daval".
En détention provisoire, "il a été placé à l'isolement complet, dans une cellule individuelle", a seulement confié à l'AFP mardi son avocat Me Randall Schwerdorffer. Mon client "est très suivi physiquement et psychologiquement, les gardiens sont très attentifs à sa situation", a-t-il ajouté, décrivant un homme "amaigri, très affaibli et très fragile".
Pendant les trois mois de l'enquête diligentée par les gendarmes de la section de recherches de Besançon, Jonathann Daval avait maintenu qu'Alexia était partie faire un footing et qu'elle n'était jamais rentrée. En public, comme en privé, il s'était présenté en mari éploré. Il a finalement avoué le crime à la fin de sa garde à vue, acculé par les éléments scientifiques rassemblés par les gendarmes.

  1. Flash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

mercredi 7 mars 2018

Alexia Daval : on en sait plus sur le lendemain du meurtre

Dans leur intervention de lundi sur BFM TV, les parents d'Alexia Daval ont dévoilé quelques détails de la matinée du 30 octobre dernier, lorsque Jonathann, son mari, prétendait ne plus l'avoir vue depuis son prétendu départ pour un jogging. Il était 11 heures quand l'informaticien de 34 ans s'est rendu chez ses beaux-parents. À ce moment-là, Alexia était déjà morte, assassinée dans la nuit par Jonathann Daval selon ses propres aveux, après l'avoir étranglée, conséquence d'une violente dispute conjugale. La mère de la jeune femme, Isabelle Fouillot, avait alors accueilli son gendre en pleurs, paniqué, alors qu'Alexia n'était censée être partie que depuis 2 heures selon ses dires. Rien qui ne pouvait provoquer une telle inquiétude pour une habituée du footing, même chez la mère de la défunte qui avoue n'avoir pas compris, à ce moment-là, l'attitude du jeune homme.  "Il était en pleurs. Il a dit qu’il était arrivé quelque chose à Alexia. Moi, je pensais qu’elle allait rentrer cela ne faisait que deux heures qu’elle était partie. Mais c’est vrai que lui était déjà en pleurs", a-t-elle déclaré sur BFM TV. 

En direct

23:02 - L'attitude étrange de Jonathann au lendemain du meurtre

FIN DU DIRECT - Le détail aurait pu mettre la puce à l'oreille des parents d'Alexia Daval, même si à ce moment-là, ces derniers n'imaginaient pas que l'impensable puisse s'être produit. Selon l'histoire inventée de toutes pièces par leur gendre, Jonathann Daval, qui est depuis passé aux aveux, sa femme avait disparu après être partie pour un jogging habituel, au matin du 30 octobre dernier, vers 9 heures/9 heures et quart. Deux heures plus tard, l'informaticien de 34 ans s'est rendu chez ses beaux-parents pour les avertir de cette fausse disparition mais, à juste titre, la mère de la jeune femme, Isabelle Fouillot, ne s'en est pas inquiétée. "Il était en pleurs. Il a dit qu’il était arrivé quelque chose à Alexia. Moi, je pensais qu’elle allait rentrer, cela ne faisait que deux heures qu’elle était partie. Mais c’est vrai que lui était déjà en pleurs", s'est-elle souvenue au cours de l'interview diffusée lundi 5 mars sur BFM TV. Un épisode que confirme Grégory Gay, le mari de la soeur d'Alexia Daval, qui a aidé Jonathann Daval à chercher la jeune femme dans la matinée. "On est parti à la recherche d’Alexia. On a regardé dans les fossés, puis on est retourné chez lui. Là, je l’ai entendu appeler Alexia deux fois. Il est redescendu en pleurant", a-t-il déclaré. 

21:02 - Qui a brûlé le corps d'Alexia Daval ?

C'est l'ultime grande interrogation de cette affaire. Le corps d'Alexia a été retrouvé partiellement carbonisé, or Jonathann Daval prétend n'avoir jamais mis feu au corps de sa femme... Soit le jeune informaticien n'est pas encore prêt à livrer la totale vérité dans le déroulé des événements entre la soirée du 27 octobre 2017 - lorsqu'il prétend avoir tué sa femme - et le jour de découverte du corps d'Alexia 72 heures plus tard, soit la question d'un (ou) plusieurs complice(s) se pose. Les enquêteurs espère en savoir davantage lors de sa première audition prévue demain matin au tribunal de grande instance de Besançon (Doubs). Il fera face au juge d'instruction bisontin Rodolphe Uguen-Laithier.

Ces questions encore sans réponse

Trois questions en particulier restent encore sans réponse et pourraient être éclaircies lors de l'audition de Jonathann Daval, dont on ignore encore la date après qu'elle a été reportée jeudi 1er mars à cause de la neige. Selon Europe 1 et le JDD, la première question est : à quelle heure exacte est morte Alexia Daval ? Autre question sans réponse : qui a brûlé son corps ? Son mari, s'il a reconnu l'avoir tuée puis avoir caché son corps, nie pour l'instant avoir tenté de mettre le feu à la dépouille de sa femme. Enfin, Alexia Daval a-t-elle eu ou non des accès de violence vis-à-vis de son mari ? Comme le rappelle JDD, les avocats de Jonathann Daval ont fait savoir que leur client se sentait parfois rabaissé par son épouse. Le couple aurait connu des tensions. À l'origine ? Leur difficulté à concevoir un enfant. Par ailleurs, les avocats de Jonathann Daval ont également fait savoir qu'Alexia Daval "pouvait avoir eu des accès de violence extrêmement importants à l'encontre de son compagnon". Les médicaments de la jeune femme étaient alors évoqués.

17:34 - Jonathann Daval très surveillé en détention

Pour l'heure, Jonathann Daval est détenu en maison d'arrêt où il bénéficie d'une surveillance renforcée. Et pour cause, comme le rappelle son avocat, Jonathann Daval serait en phase de "décompensation". "Il s’était construit une réalité dans laquelle il n’est pas l’auteur des faits. S’avouer que cette réalité n’existe pas, c’est très dur", a expliqué Me Randall Schwerdorffer à nos confrères du Parisien.
Sociétéhttp://www.linternaute.com/actualite/societe/

samedi 3 mars 2018

Jonathann Daval placé à l'isolement en prison

Jonathann Daval, incarcéré à la maison d'arrêt de Dijon depuis qu'il a avoué le meurtre de sa femme Alexia, est placé à l'isolement. En effet, il n'a aucun contact avec les autres prisonniers. Interrogé sur BFM TV, son avocat, Me Samuel Estève, a expliqué qu'il avait été isolé par "sécurité" et pour le protéger des autres détenus.
"C’est nécessaire dans ce type de circonstances car ce sont des faits qui ont une résonance particulière en prison, explique son conseil, qui salue la vigilance "à tous les égards" de l’administration pénitentiaire. "Il faut qu’il soit préservé des contacts d’avec d’autres détenus qui pourraient être agressifs", poursuit Me Estève.
Interrogé sur l'état de son client, l'avocat de Jonathann Daval a simplement précisé qu'il était dans "très grande souffrance psychologique". "Il ne peut pas vivre normalement compte tenu de ce qu’il a fait", a dit son conseil.
La première audition de Jonathann Daval, qui a reconnu avoir étranglé son épouse Alexia, prévue jeudi au palais de justice de Besançon, " a été reportée en raison des intempéries", selon le parquet de la ville. "Aucune nouvelle date n'a été fixée pour le moment", a précisé le procureur de Besançon. L'informaticien de 34 ans devait être entendu pour la première fois depuis sa mise en examen fin janvier pour "meurtre sur conjoint" par le juge d'instruction chargé du dossier.
Pour la première fois depuis le passage aux aveux de leur gendre, les parents d'Alexia ont décidé de s'exprimer. Ils ont accordé vendredi une interview à L'Est Républicain pour "ne pas qu'Alexia soit salie et traînée dans la boue".
Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/

vendredi 2 mars 2018

Affaire Daval: Jonathann «répondra aux questions», dit son avocat

Dans un entretien accordé à LCI, Me Samuel Estève, l'avocat de Jonathann Daval, affirme qu'il aurait encore beaucoup de mal à s'exprimer, "les faits qu'il a commis occupent son esprit" a-t-il déclaré avant d'ajouter qu"il répondra aux questions".
Jonathann Daval devait être auditionné jeudi 1er mars par le juge d'instruction en charge de l'affaire du meurtre de son épouse, Alexia Daval. Mais lDans cet entretien, la défense de Jonathann Daval dit présenter pour leur dernière intervention médiatique. "On ne communiquera pas sur des éléments du dossier, sauf si on se retrouve dans une position identique". La prudence est en effet de mise dans ce dossier. La vidéo très médiatique au sujet des aveux de Jonathann Daval avait notamment vu Me Schwerdorffer (l'autre avocat du meurtrier présumé) devancer la procureure dans la communication des éléments délivrés par le jeune homme pendant son audition.a mauvaise météo a empêché cette rencontre d'avoir lieu. 
Flash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

jeudi 1 mars 2018

Meurtre d'Alexia Daval: Les parents d'Alexia se disent «incapables» d'avoir de la haine

Jean Pierre et Isabelle Fouillot, les parents d’Alexia Daval, ont rompu le silence ce jeudi. Face à un journaliste de L'Est Républicain, ils reviennent sur la mort de leur fille et la culpabilité de leur gendre,  Jonathan Daval.

Si les époux prennent la parole, c’est avant-tout pour « parler d’Alexia », expliquent-ils. « Pour démentir, aussi, toutes les horreurs et les aberrations que l’on a pu entendre dans la bouche de l’avocat de Jonathann », confie Isabelle Fouillot. L’avocat avait évoqué la « personnalité écrasante » d’Alexia, suscitant la colère de Marlène Schiappa.

Comme un fils


A cette accusation à peine masquée, la mère d’Alexia répond : « C’est aberrant ! Je ne l’ai jamais vue en colère, ni avoir un quelconque accès de violence sur qui que ce soit. Jonathann et Alexia ont vécu un an chez nous, le temps de trouver une maison. Jamais nous ne les avons vus se disputer. »


Concernant la culpabilité de leur gendre, les parents se disent « incapables » d’avoir de la haine. « Il doit suffisamment souffrir comme ça, ce n’est pas la peine d’en rajouter. C’est sûr, on a été trahis. Mais ce qui nous bousille avant tout, c’est le chagrin. » Malgré les circonstances, ils restent attachés à celui qu’ils ont considéré « comme un fils ». « On lui a ouvert les bras, il était de la famille. Combien de fois nous a-t-il dit : "Vous êtes ma famille" ? », se souvient Jean-Pierre Fillot.

Ils s’épuisent au travail


« Les trois mois qui ont suivi la mort d’Alexia, il m’appelait maman… Il était tous les jours chez nous. On a fait Noël ensemble. Jonathann acceptait toutes les invitations. On l’a porté, les images parlent d’elles-mêmes… On se demande aujourd’hui s’il a été sincère avec nous, durant toutes ces années «, déplore la mère d’Alexia. Tous deux reconnaissent avoir mis du temps à croire à la culpabilité de Jonathann Daval. » Tant qu’il n’avait pas avoué, on se disait qu’il n’avait rien à voir avec l’affaire. « Quand il a avoué, ça ils l’ont vécu comme » un tsunami. Un second drame, trois mois après le premier », révèle Isabelle Fouillot.


Jean-Pierre Fouillot insiste : il ne croit pas à la version de l’accident, évoquée par l’avocat de Jonathann. Tous deux « s’épuisent au travail » derrière le bar de leur PMU, Isabelle Fouillot se dit « brisée ». Les parents d’Alexia attendent désormais que la justice fasse son travail, avec une crainte, celle de découvrir de nouveaux éléments de l’affaire qui pourraient peser plus lourd sur leur chagrin.

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mardi 27 février 2018

Meurtre d'Alexia Daval: son mari auditionné jeudi par le juge

Jonathann Daval, qui a reconnu fin janvier avoir étranglé son épouse, sera entendu par le juge d'instruction en charge de l'enquête jeudi matin à Besançon pour la première fois depuis ses aveux, a indiqué une source proche du dossier. Son audition par le juge d'instruction bisontin Rodolphe Uguen-Laithier est prévue jeudi à 10H00 au tribunal de grande instance de Besançon, a précisé la même source.
L'informaticien de 34 ans pourrait notamment être interrogé sur les détails de la nuit du meurtre et sur le fait que les gendarmes ont retrouvé le corps d'Alexia Daval partiellement brûlé, alors qu'il conteste toujours l'avoir incendié. Lors de sa garde à vue, le 30 janvier, Jonathann Daval avait reconnu avoir tué sa femme lors d'une dispute conjugale, dans la nuit du 27 au 28 octobre au domicile du couple à Gray-la-Ville (Haute-Saône). Il avait dit devant les gendarmes qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser".
Ses avocats, Me Ornella Spatafora et Me Randall Schwerdorffer, avaient affirmé que leur client "ne voulait pas" tuer l'employée de banque de 29 ans. Le couple connaissait de "fortes tensions" en raison de leurs difficultés à avoir un enfant. Selon les conseils, le mari "se sentait rabaissé, écrasé. A un moment, il y a eu des mots de trop, une crise de trop, qu'il n'a pas su gérer".
Pendant trois mois Jonathan Daval s'était présenté comme un mari éploré, soutenu par les parents de la victime. Il avait participé à plusieurs hommages rendus à Alexia, dont une marche blanche ayant rassemblé entre 8000 et 10.000 personnes dans les rues de Gray. L'homme n'a finalement avoué le crime qu'à la fin de sa garde à vue, acculé par les éléments scientifiques rassemblés par les gendarmes de la section de recherches de Besançon : un traceur sur son véhicule professionnel attestant que l'automobile avait roulé la nuit du meurtre, des traces de pneus correspondant à la voiture et un drap du couple retrouvé près du corps.

vendredi 9 février 2018

Alexia Daval : la personnalité de son mari Jonathann "pose question"

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15:29 - "Aujourd'hui, il y a de la haine", dit une proche d'Alexia Daval

Mardi soir, les proches d'Alexia Daval ont appris que le mari de cette dernière reconnaissait avoir tué sa femme. Une annonce qui laisse aujourd'hui un goût amer aux proches de la jeune femme qui ont soutenu Jonathann Daval ces trois derniers mois, faisant fi des rumeurs sur sa potentielle implication dans les faits. "On s’est tellement fait berner, tellement tromper… On ne sait plus si c’est une stratégie. On se croirait dans un film", notait une tante d'Alexia Daval au micro d'Europe 1 la semaine passée. "On ne dort pas, on se fait des films. On se dit 'pourquoi on n’a pas pu essayer de la sauver' […] On s’en veut quelque part d’avoir laissé une jeune fille se faire assassiner", regrette encore cette proche, avant de conclure : "On se dit qu’on ne connaissait pas la personne avec qui [Alexia] était. Aujourd’hui, elle n’est plus là. Aujourd’hui, il y a de la haine."

15:27 - Cet instant où Jonathann Daval a décidé d'avouer le meurtre d'Alexia

Lors de sa garde à vue, celui qui était alors considéré comme le principal suspect du meurtre d'Alexia Daval a été auditionné à cinq reprises. BFM TV rapportait au début du mois comment s'est déroulé l'aveu. Les gendarmes l'ont d'abord invité à s'exprimer sur ce qu'il avait fait le samedi matin. Une fois son récit terminé, les enquêteurs lui ont révélé tous les éléments qui entraient en contradiction avec sa version des faits, notamment qu'il était démontré que sa voiture avait borné dans la zone des bois d'Esmoulins et que des traces de pneus de son véhicule avaient été trouvées près du corps de sa femme. Après avoir nié en bloc, plusieurs heures, manifestant son incompréhension, il s'est entretenu avec ses avocats, à l'issue de la quatrième audition. Ces derniers lui ont alors conseillé d'avouer, s'il avait des choses à dire. En faisant son retour dans la salle où a été mené l'interrogatoire, en pleurs, il a admis avoir tué sa femme et expliqué comment il avait transporté le corps.

12:39 - Jonathann Daval, un homme très secret

Comme le rapporte ce vendredi soir une habitante de Gray dans les colonnes de Paris Match, Jonathann Daval, contrairement à son épouse qu'il a avoué avoir tuée, était beaucoup plus réservé, voire extrêmement secret. "Je n’avais jamais entendu parler de sa famille jusqu’à maintenant. Jamais !", assure-t-elle. Et de préciser : "Je ne savais même pas que sa mère habitait à Gray, pour vous dire ! Je n’ai jamais entendu parler de ses parents, ni de sa mère, ni de quoi que ce soit. Ni de son père qui est décédé […] ni de ses frères. Rien". Une proche de Jonathann Daval admet que le jeune homme est assez introverti. "Jonathann parlait peu. Jamais de ses parents, je pensais même qu’il était orphelin !", raconte-t-elle à Paris Match.

12:35 - La veuve de Yannick Chevallier révoltée que l'on associe son mari à l'affaire Daval

"Je suis révoltée que le nom de mon mari puisse être associé à cette affaire. (...) Je veux qu'on arrête de salir sa mémoire. (...) Je ne sais pas qui sont ces gens (NDLR: les Daval)", a déclaré la veuve du père de famille dont l'avocat des parents d'Alexia Daval demande une comparaison d'ADN avec celles retrouvées près du corps d'Alexia. Alors que le procureur n'a pas établi de lien entre les deux décès, pour l'avocat de la famille d'Alexia, tant que les traces d'ADN de cet homme retrouvé mort n'auront pas été comparées avec celles retrouvées près du corps de la victime, il aura un doute sur la possibilité que Jonathann Daval ait pu profiter d'un complice.

11:18 - L'avocat des parents : "Ce Jonathann meurtrier, personne ne le connaît"

Les aveux de Jonathann Daval, il y a une semaine, ont crée une vague d'effroi sans précédent dans cette affaire hors-norme. L'auto-désignation de l'auteur du meurtre ne soulève pas toutes les questions ni tous les doutes cependant. Pour maître Florand, l'avocat des parents d'Alexia Daval, "on est pas au bout de nos surprises". Pour le pénaliste, il reste une inconnue : la personnalité de l'informaticien de 34 ans. "Jonathann adorait sa femme. Ce n’est pas un homme violent. Sa personnalité pose forcément question. Ce Jonathann meurtrier, personne ne le connaît", a-t-il confié à Ouest-France.

11:17 - L'explication de la mort de Yannick Chevallier suspecte pour l'avocat des parents d'Alexia

Début janvier, alors qu'Alexia Daval avait été retrouvée morte deux mois auparavant, un homme est découvert sans vie dans son cabanon de jardin à Esmoulins... à seulement quelques centaines de mètres du lieu où la dépouille de la jeune femme a été retrouvée. Les enquêteurs ont conclu qu'il s'agissait d'un suicide après la découverte d'une balle dans le cerveau de Yannick Chevallier, malgré le fait qu'aucune arme n'ait été constatée sur les lieux. Le père de famille aurait déposé l'arme dans une benne à ordure avant de s'écrouler. La proximité chronologique et géographique de ces deux décès alerte Jean-Marc Florand, l'avocat des parents d'Alexia, pour qui cette explication n'est pas claire. "Près du corps d’Alexia, un ADN reste encore non identifiée. Y a-t-il un lien entre ce suicide et la mort d’Alexia ? Parfois, le hasard est redoutable. Dans une commune de 140 habitants, où il ne s’est rien passé depuis la venue de Louis XIV, avoir deux morts violentes à quelques centaines de mètres de distance, c’est surprenant. Ce suicide présente des doutes, même si M. Chevallier est toujours présumé innocent", a-t-il déclaré à Ouest-France, après avoir fait la demande d'analyse ADN auprès des autorités concernées.

11:16 - L'éventualité d'un "suicide" de Jonathann Daval évoqué par l'avocat des parents d'Alexia

Me Florand, selon Ouest-France, sait que l'administration pénitentiaire "protège" le suspect, en prenant des mesures pour qu'il ne songe pas à mettre fin à ses jours. "Un suicide serait catastrophique. Il empêcherait de connaître la vérité sur la mort d’Alexia. Il va falloir réentendre régulièrement Jonathann, vérifier ses dires, faire une reconstitution sur place. On a tous besoin de connaître la vérité", analyse-t-il dans les colonnes du quotidien régional. Rappelons que selon les informations des avocats de Jonathann Daval, ce dernier aurait eu des pensées suicidaires après le meurtre de son épouse.

11:15 - Jonathann Daval, "C’est un personnage assez lisse, effacé"

L'avocat des parents d'Alexia point désormais la "personnalité" de Jonathann Daval, qui "pose forcément question". Un cousin de la famille, Thibault Fouillot, en dressait un portrait peu flatteur dernièrement dans l'Est Républicain : "C’est un personnage assez lisse, effacé, peu communicant. Il parle très peu de lui et de sa vie. [...] En dix ans, je n’ai jamais eu d’histoires avec lui, mais jamais envie de partager quoi que ce soit non plus".
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mercredi 7 février 2018

ENQUETE FRANCEINFO. "Réservé", "chétif", "amoureux"... Jonathann Daval, de gendre idéal à meurtrier présumé

C’était il y a trois semaines. "Il marchait sur le trottoir et je lui ai demandé : 'Ça va mieux mon gamin ?' Il m’a dit : 'Oui, ça va mieux'". Du haut de son perron, la voisine de Jonathann Daval se souvient des rares instants où l'informaticien de 34 ans est sorti de sa maison, depuis la mort de son épouse Alexia. "Tout était fermé, il vivait les volets clos, il n’ouvrait plus devant." C’est dans ce pavillon de couleur rose pâle de Gray-la-Ville (Haute-Saône) que le drame se serait joué.
Trois mois durant, Jonathann Daval n’offre qu’un seul visage aux habitants et aux caméras venues en nombre. Celui d’un jeune homme anéanti par le chagrin. Jusqu’au 30 janvier, où il avoue : c'est lui qui a étranglé sa femme.

"Jamais un mot plus haut que l'autre"

A Gray, Jonathann est bien connu. C'est un enfant du coin. Il naît le 16 janvier 1984 – il a quatre frères et deux sœurs – dans une famille installée dans un pavillon à Velet, petit village voisin de 500 habitants. Sa mère y vit toujours. Depuis le drame, les Daval se retrouvent régulièrement chez elle. Ils partagent les repas, font les courses ensemble et se méfient à chaque fois que la sonnette résonne.
La petite tribu est orpheline du père, mort brutalement. "Une fracture que les Daval ont toujours gardée en eux", assure une proche à L’Est républicain. Une amie du jeune homme affirme au journal que "Jonathann en parlait peu, il était trop pudique et réservé pour s’épancher". Adolescent, il aime retrouver sa bande de potes "pour bricoler leurs scooters et parler de foot et des filles", assure Paris Match. "Il était déjà timide par rapport à nous, il ne se mêlait pas trop des conversations, raconte un de ses amis de l'époque au magazine. Quand il intervenait, il disait un mot ou deux et c’est tout."
Au travail aussi, le jeune homme ne fait pas de vagues. Il est employé depuis douze ans dans la société de conseil en informatique Fourot. Sur BFM, son patron le décrit comme une personne "consciencieuse" et "disponible". "C’est un gamin qui vous rendait service même en dehors du travail", abonde Maria Charton, qui a fait appel à ses compétences. Jonathann lui réparait son ordinateur. "Il était très timide, très réservé mais aussi courtois et respectueux et d’une patience phénoménale." Il n'avait "jamais un mot plus haut que l’autre", complète un membre d’une association sportive locale. 

J'ai trouvé la femme de ma vie"

Responsable de La Grayloise, un événement sportif organisé chaque année dans la commune, Maria Charton partage la même passion que Jonathann : la course à pied. "On échangeait beaucoup dessus, je lui apportais mon expérience. Il avait aussi un tapis de course chez lui et il progressait rapidement". Jonathann s’aligne régulièrement sur des semi-marathons et des dix kilomètres, avec de bonnes performances. "Il faisait 1h16 sur semi-marathon", salue un sportif local.
Il n’aimait pas parler de sa vie privée.
En douze ans d'amitié, Maria Charton n'a jamais vu Alexia et Jonathann ensemble. Elle a aperçu l'épouse une seule fois, lors de la première édition de La Grayloise. La quinquagénaire se souvient avoir parfois entendu Jonathann évoquer son épouse. "Alexia, c’était tout pour lui. Il disait : 'J’ai trouvé la femme de ma vie.'"
Le couple se rencontre adolescent, lors d’un séjour au ski. Près de dix ans plus tard, elle devient son épouse en juillet 2015, à l'occasion d'une cérémonie organisée à la mairie de Gray. Ils emménagent dans un premier temps dans une maison mitoyenne à celle des parents d’Alexia, avant de s’installer, il y a un peu plus d'un an, rue de Sonjour à Gray-la-Ville, dans un pavillon appartenant aux grands-parents de la jeune femme. 
Les deux amoureux se lancent dans des grands travaux et Jonathann se retrousse les manches pour creuser la piscine qu’elle voulait. "On voulait organiser quelque chose pour faire connaissance, mais on n’a pas eu le temps", regrette leur voisine. Elle aussi se remémore "un garçon tout calme, timide, pas exubérant" "On aurait dit un ado, il était tout chétif, ce n’était pas un mec viril."
Dans l'intimité, "le couple, qui avait des difficultés à avoir un enfant, connaissait de vives tensions", selon des sources concordantes citées par l'AFP. En apparence, ils semblent heu
Instituteur, Benjamin a côtoyé le couple entre 2011 et 2013. A l'époque, Alexia tente – sans succès – le concours de professeur des écoles. Il se souvient "avoir bu des bières avec Jonathann" : "Je le trouvais très poli. Ce n’était pas un boute-en-train, mais ce n’était pas non plus une plante verte."

Une relation très forte avec ses beaux-parents

Dès le début de leur rencontre, Alexia et Jonathann fréquentent régulièrement les parents de la jeune femme. "Ils venaient boire leur chocolat, puis elle aidait au bar", se rappelle une ancienne employée du PMU "La Terrasse", tenu par les parents d’Alexia.
 "Ils partaient le week-end, faisaient un signe de main", ajoute-t-elle.
Une proximité qui perdure, voire se renforce après la mort d'Alexia. Lors de la marche blanche organisée en mémoire de la jeune femme, ses parents ne lâchent pas d'une semelle leur gendre. Tous les deux soutiennent par le bras Jonathann, visiblement très éprouvé. "Elle était mon oxygène, la force qui me poussait à me surpasser", murmure-t-il au micro, devant les 8 000 personnes venues les soutenir. La scène se répète quatre jours plus tard, pendant les obsèques. "Je souhaite à tout le monde d’avoir un gendre comme Jonathann", déclare même Jean-Pierre Fouillot dans la basilique de la ville. 
Dans les jours qui suivent, Jonathann peut plus que jamais compter sur sa belle-famille. Les voisins assistent aux allées et venues des proches, qui se relaient pour ne pas le laisser seul. Une tante d’Alexia raconte qu’il mangeait chez ses beaux-parents "tous les jours". Ces derniers sont loin, très loin d’imaginer les aveux à venir.
A Gray, ils sont pourtant quelques-uns à imaginer le pire. Et si c’était Jonathann qui avait tué son épouse ? Sur les réseaux sociaux, des détectives 2.0 en sont persuadés. Son avocat est même obligé de couper court aux folles rumeurs"Il a découvert tout cela sur les réseaux sociaux avec effarement ! Il se demande comment on peut penser une telle chose, c'est très violent", s'emporte Randall Schwerdorffer dans Le Parisienfin novembre.
Maria Charton n’y croit pas une seconde. Le 16 novembre, elle lui envoie un SMS, que franceinfo a pu lire. Elle est là pour lui en cas de besoin. "Ne tiens pas compte des sales rumeurs (...). Nous t’embrassons très fort", écrit-elle. Jonathann lui répond dans la foulée : "Certaines personnes sont cruelles et sans cœur. J’essaie de ne pas en tenir compte, mais tout cela me fait très mal au cœur. Gros bisous."
Un proche de Jonathann a parcouru ces commentaires sur internet. "A force de le voir autant harcelé, je me suis dit qu’il allait finir par se suicider, et qu'on dirait que c’est lui", s’agace-t-il. Ce responsable sportif est "le premier à le défendre". Quand il le croise en ville, il a toujours un mot pour lui. "Je l’ai vu en décembre, il venait de retourner au travail. Il m’a dit : 'Il faut bien reprendre'." Quelques jours après les fêtes, Maria Charton croise par hasard Jonathann dans la galerie marchande de Gray. "J’étais contente de pouvoir le consoler, se souvient-elle. Il pleurait sur mon épaule." 
L'image du veuf éploré intrigue tout de même certains membres de la famille d’Alexia. "C’est une somme de petites choses qui m’ont mis la puce à l’oreille", assure Thibault, un cousin, dans les colonnes de La Presse de Gray. Il évoque son attitude à Noël chez les Fouillot. Assis à table, Jonathann semble effacé. "Je ne l’ai jamais entendu avoir un mot pour Alexia." Et son comportement le 28 octobre, le jour de la disparition : "A 12h45, alors qu’elle n’a plus donné de nouvelles depuis deux heures, lui est abattu, dans son canapé, avec un plaid et une tisane. Ça ne se peut pas !" 
Après coup, la tante reconnaît aussi avoir eu "une énorme interrogation" sur ce soi-disant footing du 28 octobre. "Ç'a été la panique tout de suite, il a alerté tout le monde", explique-t-elle à franceinfo. 

Un sentiment de trahison

Jusqu'au bout, les parents d'Alexia se disent "confiants" dans la non-implication de leur gendre dans l'assassinat de leur fille. Mais après deux jours de garde à vue, Jonathann craque. Le 30 janvier, il avoue avoir étranglé sa femme lors d’une violente dispute. Le scénario de la mauvaise rencontre lors d’un footing s’effondre. "C’est moi qui ai fait ça (...) mais c’était un accident, je ne voulais pas que ça arrive", lâche Jonathann devant les policiers, selon L’Est républicain.
"C'est comme une deuxième mort" pour les parents d'Alexia, lâche leur avocat. Pour les autres proches aussi. "Je n’en dors plus de la nuit, je me réveille pour regarder BFM, ça m’a trop perturbée", confie une habitante qui connaissait bien le couple.
L’acte est impardonnable" confie à BFMTV Cédric, l’un des grands frères de Jonathann. "C’est mon frère, c’est notre sang (...), on ne peut pas le laisser tomber", poursuit-il. Mais pour beaucoup, les aveux sonnent comme "une trahison". "Il y a beaucoup de colère, explique la mère du meilleur ami de Jonathann. J’ai eu mon fils au téléphone, il était en pleurs."
Du côté des Fouillot, c’est silence radio. "La famille a passé la consigne de ne pas répondre à la presse", laisse échapper un cousin d'Alexia. Un écriteau a été punaisé au-dessus de la machine à café du bar de ses parents. Dessus, on peut lire ces quelques mots : "Votre silence est le plus beau des hommages. Merci de respecter notre sérénité."