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mardi 3 février 2015

Condamné à la peine maximale en appel, le meurtrier d'Océane se pourvoit en cassation

Quand on prend une perpétuité réelle, on fait un pourvoi, on n'a rien à perdre, il faut essayer", a indiqué mardi l'avocat de Nicolas Blondiau, condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le meurtre et le viol de la fillette de 8 ans en 2011.
Il a pris sa décision lors d'un parloir avec son père dans l'après-midi.  Nicolas Blondiau, condamné vendredi en appel à la perpétuité incompressible pour le viol et le meurtre d'Océane, 8 ans, dans le Gard en 2011, va former un pourvoi devant la Cour de cassation. "Quand on prend une perpétuité réelle, on fait un pourvoi, on n'a rien à perdre, il faut essayer", a indiqué mardi son avocat Jean-Pierre Cabanes, ajoutant que son client "était sous le choc" après le verdict.
La cour d'assises d'appel du Vaucluse a confirmé le verdict prononcé en première instance en décembre 2013 à Nîmes, à l'encontre de Nicolas Blondiau, 28 ans, qui est devenu ainsi la troisième personne en France condamnée à cette peine, la plus lourde existante, après Michel Fourniret et Pierre Bodein. Les parents d'Océane avait alors fait part de leur soulagement.
Le soir du 5 novembre 2011, il avait enlevé la fillette de 8 ans alors qu'elle allait chercher un jeu vidéo chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier ancien de Bellegarde. Après l'avoir violée, étouffée et poignardée, il avait abandonné son corps au pied d'un olivier, à trois kilomètres du village.

samedi 31 janvier 2015

Peine maximale confirmée en appel pour le meurtrier d'Océane

La cour d'appel du Vaucluse a confirmé le verdict de première instance en condamnant, vendredi, Nicolas Blondiau à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le meurtre et le viol de la fillette de 8 ans en 2011.

Il reste le 3e homme à avoir écopé de la peine maximale en France, après Michel Fourniret et Pierre Bodein. La cour d'assises d'appel du Vaucluse a condamné vendredi à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible Nicolas Blondiau pour le meurtre et le viol d'Océane commis en novembre 2011 dans le Gard,  confirmant ainsi le verdict de première instance de décembre 2013

Dans ses réquisitions, l'avocat général Bernard Marchal avait requis la réclusion criminelle à perpétuité mais avait, en revanche, laissé à l'appréciation de la cour l'incompressibilité de la peine. "Vous voyez M. Blondiau, vous pourrez faire appel dix fois, cent fois, essuyer tous les bancs des cours d'assises, il y a dans la vie des choses définitives, il y a des actes irréparables", a dit l'avocat général, s'adressant à l'accusé qui est resté tout le temps des débats la tête baissée. Son avocat avait plaidé pour "une peine qui soit juste".
Le soir du 5 novembre 2011, il avait enlevé la fillette de 8 ans alors qu'elle allait chercher un jeu vidéo chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de son domicile, dans le quartier ancien de Bellegarde. Après l'avoir violée, étouffée et poignardée, il avait abandonné son corps au pied d'un olivier, à trois kilomètres du village. "C'est un meurtrier, un violeur d'occasion qui a agi selon un facteur qui est un mystère toujours obscur", a ajouté Me Jean-Pierre Cabanes, pour qui "ce procès est un double enfer".
"Pourquoi je l'ai fait, pour l'instant je ne sais pas"
Mutique et hagard au premier procès à Nîmes en raison de son lourd traitement médical, Blondiau s'est montré plus disert, même s'il a rechigné à détailler le déroulement du crime. "Si je pouvais donner ma vie pour faire revenir Océane, je l'aurais fait sans hésitation. Je suis vraiment désolé d'avoir ôté la vie d'Océane", a déclaré l'accusé, réitérant vendredi les remords exprimés jeudi. "Je la fais monter dans ma voiture. C'est là que je suis parti dans mon délire, je me suis emballé", a-t-il raconté plus tôt.
"Pourquoi je l'ai fait, pour l'instant je ne sais pas, mais j'ai envie de savoir et les parents d'Océane ont aussi envie de savoir", a-t-il ajouté, mains jointes derrière le dos, barbe finement taillée et cheveux coupés ras. Il a indiqué qu'il voyait une psychologue et une psychiatre en détention pour comprendre son passage à l'acte. "Il me fait véritablement peur, Nicolas Blondiau, parce qu'aujourd'hui, trois ans deux mois et vingt-cinq jours après, nous n'avons pas l'ombre d'une explication", a confié lors de sa plaidoirie l'avocate des parents d'Océane, Me Béatrice Lobier-Tupin. "Il peut être désolé, ça ne la ramènera pas", a chuchoté à la barre vendredi matin la mère de la fillette, Erika Luna. Le père de l'enfant a écouté en larmes sa compagne raconter "le rayon de soleil" qu'était Océane, une enfant "joyeuse tout le temps" qui "me manque tous les jours".
"C'est un grand soulagement. La justice est enfin faite et finie. On va enfin pouvoir essayer de tourner la page, même si cela ne va pas être facile." a conclu le père de la petite Océane à la sortie du tribunal.

vendredi 30 janvier 2015

Meurtre d'Océane : procès en appel de Nicolas Blondiau, les plaidoiries



C e vendredi 30 janvier se poursuit le procès en appel de Nicolas Blondiau aux assises du Vaucluse, condamné en 2013 à perpétuité pour le meurtre d'Océane, 8 ans.
Ces jeudi 29 et vendredi 30 janvier, les assises du Vaucluse (Avignon) vont à nouveau évoquer le calvaire d'Océane, fillette de 8 ans, violée et tuée à Bellegarde dans le Gard par Nicolas Blondiau, 25 ans, le 5 novembre 2011
http://www.midilibre.fr/2015/01/27/direct-meurtre-d-oceane-proces-en-appel-de-nicolas-blondiau-a-avignon,1116735.php

Meurtre d'Océane : Nicolas Blondiau exprime "ses remords" pour la première fois

"Je ne voulais pas le faire". A l'ouverture de son procès en appel pour le viol et le meurtre, en 2011, d'Océane, 8 ans, dans le Gard, Nicolas Blondiau a exprimé pour la première fois "tous (ses) remords et tous (ses) regrets". Un début d'explication et de repentance de la part du meurtrier.
Même s'il avait reconnu les faits, jamais Nicolas Blondiau n'avait exprimé aussi clairement des remords lors de son procès en première instance, devant la cour d'assises de Nîmes.

"Je sais que ça ne va pas les (les parents d'Océane, ndlr) soulager mais si j'ai fait appel, c'est pour leur dire tous mes remords et tous mes regrets", a déclaré d'une voix chevrotante Nicolas Blondiau, 28 ans.

"Ce que j'ai fait, je ne voulais pas le faire. J'étais pris de panique, je ne sais pas ce que je faisais", a ajouté celui qui avait été condamné en décembre 2013 à la perpétuité incompressible.

L'accusé est "hanté" et fait "des cauchemars", selon le psychiatre qui écarte tout risque de récidive

Son parcours de vie est marqué par la séparation de ses parents, le sentiment de ne pas avoir été aimé par sa mère et une agression sexuelle dont il a été victime à l'âge de 17 ans.
Lors des faits, père de trois enfants, dont un nourrisson, âgé de 25 ans, il venait de se séparer de sa compagne.

"J'ai beaucoup fui par rapport aux mauvaises fréquentations que j'avais en dehors de mon couple, mes problèmes d'alcool", a-t-il reconnu, admettant "des erreurs de ne pas tenir un travail, de ne pas avoir sauvé mon couple".
"J'ai été un père qui était présent au début, malheureusement je ne l'ai pas été après", a-t-il dit.

"Il demandait de l'argent pour lui et ses enfants et c'était pour aller boire un coup avec ses copains. C'était plus fort que lui, combien de fois je lui ai fait la morale", s'est remémoré son père qui continue à le visiter en prison.
"C'est le rôle du père d'aller le voir. Je ne peux pas abandonner mon fils malgré ce qu'il a fait", a-t-il poursuivi.

L'expert psychiatre, le docteur Roland Coutanceau, pour qui le passage à l'acte a été favorisé par la "situation existentielle de déstabilisation" qui affectait Nicolas Blondiau au moment des faits, a écarté tout risque de réitération du crime.

Mutique lors du premier procès d'Assises à Nîmes

Lors de ce procès, "assommé de médicaments", selon son avocat Jean-Pierre Cabanes, l'accusé s'était borné à expliquer d'une voix inaudible son geste par "une pulsion".
Il avait rechigné à raconter le déroulement des faits, malgré les supplications des parents d'Océane, oscillant entre douleur et colère.

Jeudi, il a aussi répondu posément aux questions sur son parcours de vie, marqué par la séparation de ses parents et une agression sexuelle dont il a été victime à l'âge de 17 ans.

L'expert psychiatre, le docteur Roland Coutanceau, a écarté tout risque de réitération du crime, allant à rebours de la plupart de ses confrères qui avaient avancé "un risque de récidive élevé" lors du premier procès.

"Sa mémoire a emmagasiné le fait d'avoir fait ça. Il est marqué lui-même par son acte. Ce regret le structure. Même si cet homme sortait aujourd'hui je pense qu'il ne passerait pas à l'acte. Il est vacciné contre ça", a-t-il estimé.

Selon l'expert, la "situation existentielle de déstabilisation" au moment des faits dont Nicolas Blondiau est accusé -liée notamment à sa séparation récente avec sa compagne, son addiction à l'alcool, son égocentrisme- avaient facilité le passage à l'acte.
L'expert psychiatre a comparé l'excitation sexuelle de l'accusé à "une vague déferlante", au cours de laquelle "l'autre n'existe pas tant qu'il est habité par sa rêverie érotique" pour expliquer son absence d'empathie alors qu'Océane pleurait et se débattait.

Les parents n'avaient pas déposé lors du premier procès

La mère d'Océane, le visage crispé par la douleur, a indiqué qu'elle souhaitait témoigner. Le père de la fillette, le corps secoué par des tremblements, a décliné l'invitation du président de la cour d'assises, Luc Barbier, à s'exprimer au cours
des débats.

Nicolas Blondiau avait été condamné à la perpétuité réelle pour avoir violé, étouffé et poignardé à quatre reprises dans la région du coeur Océane, 8 ans.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/01/29/meurtre-d-oceane-nicolas-blondiau-exprime-ses-remords-pour-la-premiere-fois-643355.html

jeudi 29 janvier 2015

Meurtre d'Océane : le coupable gardois va tenter d'échapper à la "perpétuité réelle

La cour d'assises du Vaucluse juge en appel, ce jeudi et ce vendredi, un homme condamné en décembre 2013 à la perpétuité incompressible, pour le viol et le meurtre d'Océane, âgée de 8 ans, à Bellegarde, dans le Gard, en novembre 2011. Nicolas Blondiau avait avoué les faits lors de sa reddition.
Nicolas Blondiau, 28 ans, a été condamné par la cour d'assises du Gard à la peine la plus lourde prévue par le code pénal, instaurée depuis 1994 pour les auteurs de viol et de meurtre sur mineur notamment. Me Jean-Pierre Cabanes, son avocat, espère infléchir la décision du jury de la cour d'assises du Vaucluse.

Immédiatement après le verdict de la cour d'assises, les avocats de Nicolas Blondiau avaient annoncé leur intention de faire appel, jugeant que "cette peine extrême" ne correspondait pas au profil de leur client.

Deux hommes, Michel Fourniret et Pierre Bodein, ont été jusqu'ici condamnés à la perpétuité incompressible et confirmé en appel. Un autre avait vu cette peine allégée en appel.
Retour sur le drame et la mort de la jeune Océane

Le 5 novembre 2011, les parents d'Océane avaient signalé la disparition de leur enfant unique, peu après 19h. La fillette était partie récupérer un jeu vidéo chez un ami de la famille qui habitait à 160 m de leur maison, dans une rue étroite du vieux village de Bellegarde mais n'était pas revenue chez elle.
Gendarmes, proches et villageois s'étaient mobilisés toute la nuit pour la retrouver.
Son cadavre avait été découvert le lendemain matin au pied d'un olivier, sur le chemin d'accès à un mas, à trois kilomètres du village.
L'autopsie avait révélé qu'elle avait été agressée sexuellement avant d'être étouffée et poignardée à quatre reprises au coeur.

Nicolas Blondiau, un habitant de Bellegarde, alors âgé de 25 ans et père de trois enfants dont un nourrisson, s'était rendu le 8 novembre à la gendarmerie après avoir appris que des prélèvements ADN allaient être effectués sur les hommes de Bellegarde.

"La peine des morts vivants"

A l'époque des faits, il vivait de petits boulots, s'était séparé de sa compagne, dormait dans sa voiture ou chez un ami, et consommait une grande quantité d'alcool et de stupéfiants.
Ses proches l'ont décrit comme un père attentionné, un homme gentil, mais menteur, ayant un problème d'alcool. Les experts psychologues ont souligné "des troubles de la personnalité" et un "risque de récidive élevé".

Lors du procès, "assommé de médicaments", selon Me Jean-Pierre Cabanes, l'accusé s'était borné à expliquer d'une voix inaudible son geste par "une pulsion". Il avait rechigné à raconter le déroulement des faits, malgré les supplications des parents d'Océane, oscillant entre douleur et colère.

"La pulsion, c'est la tarte à la crème", estime Me Béatrice Lobier-Tupin, l'avocate des parents d'Océane, interrogée par l'AFP.

"Cette peine me paraît justifiée, les crimes d'enfants doivent être punis par des peines dures", dit-elle.

"Ce type de faits est-il susceptible d'être raisonné ?", demande Me Cabanes.

"La perpétuité réelle, c'est terrifiant. La mort d'une petite fille, c'est terrifiant aussi. Est-ce qu'il faut que la société se venge ? Bien sûr que oui ! Mais comment ? Qui va faire un effort pour ces gens-là ?", interroge Me Cabanes. 
 
"La perpétuité réelle, c'est la peine des morts vivants, c'est être retranché de la vie. Vous avez le droit de respirer, de manger, de souffrir et de regarder la télé. Et après ?", affirme-t-il à l'AFP.
Dans le cadre de cette peine, après trente ans de prison, un collège d'experts médicaux et de cinq magistrats de la Cour de cassation se prononce sur l'éventualité d'un relèvement de la période de sûreté en fonction de la dangerosité du condamné.
Pour ce nouveau procès, les parents d'Océane seront accompagnés d'une psychologue, comme pour le premier procès. Il leur sera pénible d'entendre à nouveau le calvaire imposé à leur enfant par Blondiau qu'ils connaissaient et qui leur avait présenté ses condoléances quelques heures après la découverte du corps d'Océane

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/01/29/meurtre-d-oceane-le-coupable-gardois-va-tenter-d-echapper-la-perpetuite-reelle-642575.html

mercredi 18 décembre 2013

Assises du Gard - Meurtre d'Océane : Blondiau prend la peine maximum

Pour le calvaire d’Océane, l’accusé est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine incompressible de trente ans.
L’indicible n’a pas été prononcé ! Accusé du viol et du meurtre d’Océane à Bellegarde (Gard), Nicolas Blondiau s’est limité, hier, à avouer les faits en répondant aux questions de la présidente, Geneviève Perrin, par de discrets acquiescements ou parfois seulement des hochements de tête... Comme pressé d’en finir, même s’il savait bien qu’à l’issue de ces deux jours de comparution devant les assises du Gard, c’est une peine d’élimination qui serait prononcée à son encontre.
J’ai eu une pulsion... Je n’ai pas d’explication...


Une jolie petite fille de 8 ans, gaie, joyeuse, toujours première de sa classe. Craintive pourtant... Jamais, ses parents le savent, elle ne serait montée dans un véhicule sans leur autorisation. En cette fin d’après-midi, le 5 novembre 2011, Océane se dirige d’un pas alerte vers le domicile de son amie à 150 mètres.
 "Elle est tombée par terre, j’ai eu peur, je suis parti" 
A-t-elle été enlevée, séquestrée dans le véhicule d’un copain de son père ? Ce qui s’est passé ensuite, Blondiau ne veut ou ne peut pas se le remémorer devant la cour. Dans un silence de plomb d’une salle d’audience archi-comble, la présidente insiste : "Vous reconnaissez avoir tué Océane, mais que lui avez-vous fait avant ?" Tel un zombie, prostré, l’accusé, d’une voix sourde, ne cesse de répéter : "Je ne sais pas... J’ai eu une pulsion... Je n’ai pas d’explication... J’ai commencé à la toucher, elle avait peur, elle pleurait."
Et les parents de la petite victime de revivre encore une fois le calvaire de celle-ci. Un supplice de 25 minutes qui a déchiré leur vie et qu’ils ne parviendront quant à eux jamais à chasser de leur mémoire. Asphyxiée, poignardée... "Elle est tombée par terre, j’ai eu peur, je suis parti." La magistrate intervient : "Vous dites ce qui vous arrange ?" L’accusé hoche la tête, en signe d’approbation.
"Trente ans, c’est la peine des morts-vivants"
Me Cabanes, pour la défense La voix d’Océane, c’est Me Béatrice Lobier-Tupin qui, avec émotion, la fait résonner dans le prétoire. "Elle criait, elle se débattait, vous n’arrivez pas à la violer, vous la faites passer à l’arrière du véhicule et pour parvenir à vos fins, vous enlevez le siège bébé de votre plus jeune fils. Enfin, vous la tuez de quatre coups de couteau."
Et la partie civile de dénoncer avec véhémence le comportement abject du meurtrier. "Après avoir commis des actes monstrueux, il s’est inquiété des recherches, il a nettoyé sa voiture de fond en comble, jeté la petite bottine qui était restée, puis il est allé serrer dans ses bras le père de sa victime."
 "Le prix du sang versé, de l’innocence volée et violée"
Ne pas oublier la souffrance d’Océane, c’est la supplique du procureur général de la cour d’appel de Nîmes, venu en personne requérir dans ce dossier. "C’est quand il a su que tous les hommes de Bellegarde allaient être soumis au test ADN que Blondiau est allé se rendre. Mais ce qu’il a reconnu n’est qu’une partie de la vérité de ce qu’a subi Océane. Des viols, de la pire des façons... de toutes les façons ! Il a tué pour assurer son impunité, il a agi comme un monstre !" Et Michel Desplan, n’accordant aucune circonstance atténuante à l’accusé, de requérir la peine la plus lourde du droit pénal - "Le prix du sang versé, de l’innocence volée et violée" -, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine incompressible.
 "Trente ans, c’est la peine des morts-vivants"
Une seule mission pour la défense : faire dégringoler la condamnation d’un degré, à savoir la perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Me Laurence Bourgeon dénonce une peine d’élimination prononcée seulement dans trois cas (Fourniret, Pierrot le fou et Beaulieu) pour des récidivistes. Même conviction pour M e Jean-Pierre Cabanes : "Trente ans, c’est la peine des morts-vivants. S’il avait été cet assassin épouvantable, il aurait caché le corps et aurait fui. Il s’est rendu trois jours après, parce qu’il ne se supportait plus."
Les jurés ont condamné Nicolas Blondiau à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de trente ans incompressible. La défense a déjà annoncé qu’elle fera appel.


Incompressible
La peine incompressible empêche le condamné de pouvoir bénéficier d’un aménagement de peine quand il s’est vu infliger la perpétuité pour le meurtre d’un mineur de moins de 15 ans, précédé d’un viol ou  de torture et acte de barbarie.

Le condamné ne peut bénéficier d’aucun aménagement de peine durant trente ans. Un collège d’experts se prononce ensuite  sur la dangerosité du condamné.  Et le tribunal d’application des peines décide ou non d’accorder  un aménagement. 


http://www.midilibre.fr/2013/12/18/incompressible,798665.php

mardi 17 décembre 2013

Meurtre et viol d'Océane: réclusion à perpétuité pour Nicolas Blondiau

Nicolas Blondiau, 27 ans, a été condamné aujourd'hui par la cour d'assises du Gard à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de 30 ans incompressible, pour le viol et le meurtre de la petite Océane, 8 ans, en novembre 2011 à Bellegarde.

Cette peine, appelée aussi perpétuité incompressible, se traduit par le fait que l'accusé ne pourra sortir de prison qu'après une période incompressible de trente ans et avec l'accord d'un collège d'experts de la Cour de cassation.

Nicolas Blondiau, un père de famille de 27 ans, était accusé d'avoir violé et tué Océane, une fillette de 8 ans qu'il connaissait, en novembre 2011 à Bellegarde, dans le Gard.
Hier, il avait de nouveau reconnu les faits devant la cour d'assises à Nîmes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/12/17/97001-20131217FILWWW00499-meurtre-et-viol-d-oceane-reclusion-a-perpetuite-pour-nicolas-blondiau.php

Meurtre d'Océane : suivez le procès en direct des assises du Gard avec La Provence.com

Suivez le direct sur ce lien avec la Provence.com en cliquant sur ce lien .... http://www.laprovence.com/article/actualites/2672465/meurtre-doceane-suivez-le-proces-en-direct-des-assises-du-gard.html

Le procès de Nicolas Blondiau, accusé par la cour d'assises du Gard du viol et du meurtre d'Océane, une fillette de 8 ans le 5 novembre 2011 à Bellegarde, a repris ce matin avec l'interrogatoire sur les faits. Des faits reconnus à nouveau hier, lors de la première journée d'audience, par ce père de famille de 27 ans qui connaissait sa victime.
Suivez le procès en direct :
12h32 : le procureur général Michel Desplan vient de requérir la réclusion criminelle à perpétuité a l'encontre de Nicolas Blondiau, accusé du "crime le plus terrible, le plus abject : celui de tuer une enfant après l'avoir martyrisée sexuellement".
Mais parce qu'il y a un risque de récidive souligné par les psychologues et que "la justice n'a pas le droit de prendre le risque qu'il y ait une nouvelle Océane dans quelques années" l'avocat général a également requis une peine incompressible de 30 ans.
"Cette condamnation n'est pas une peine d'élimination mais ne sera que justice. Il ne pourra pas sortir avant 30 ans et lorsque trois experts auront décidé, de façon concordante, qu'il n'est plus dangereux pour la société."
L'audience a été levée, les avocats de la défense prendront la parole à 14h.
11h20 : après une suspension de séance provoquée par le refus de Nicolas Blondiau de reconnaître le viol d'Oceane avant le meurtre, ce qu'il a fait ultérieurement sur question précise de de son avocat, c'était à Maître Lobier-Tupin de porter la parole de parents anéantis. "Vous avez commis deux actes monstrueux mais c'est le lendemain que vous êtes devenu un monstre ! Quand vous avez serré dans vos bras le père en lui promettant "On l'aura cet enculé"... Mais quelle sorte d'être vivant êtes-vous ?" s'est insurgée l'avocate des parties civiles, "horrifiée par un détail : pour agresser Océane dans votre voiture, vous avez poussé le siège auto de vos gosses !"
C'est désormais au procureur général Michel Desplan de porter l'accusation.
9h53 : "Quand je l'ai vue, elle marchait dans la rue... Je lui ai demandé si elle ne voulait pas que je l'amène chez notre ami, elle est montée dans ma voiture. Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait monter, j'ai ressenti une sorte de pulsion meurtrière. C'était la première fois... J'étais mal dans ma tête à ce moment là", a difficilement déclaré l'accusé, presque à voix basse

http://www.laprovence.com/article/actualites/2672465/meurtre-doceane-suivez-le-proces-en-direct-des-assises-du-gard.html

Meurtre d'Océane en 2011 : suivez le procès en direct des assises de Nîmes

A suivre en direct sur ce lien ..........  http://www.midilibre.fr/2013/12/13/meurtre-d-oceane-en-2011-suivez-le-proces-en-direct-des-assises-de-nimes,796851.php



Après un intense premier jour de procès, Nicolas Blondiau comparaît jusqu'à ce soir devant la cour d'assises du Gard à Nîmes. Il est accusé d'avoir violé puis tué Océane, 8 ans, en novembre 2011 à Bellegarde, Suivez le procès en direct sur midilibre.fr. Verdict attendu ce soir. 
Deux ans après la mort tragique d'Océane à Bellegarde, le procès de son meurtrier présumé s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de Nîmes. Nicolas Blondiau, qui vivait également à Bellegarde, a croisé le chemin de la fillette dans la soirée du 5 novembre 2011.
Il est accusé de l'avoir enlevée, violée puis tuée. Le corps de l'enfant sera retrouvé le lendemain, sur un chemin, à 3 km du centre du village. Placé en garde à vue trois jours après, il avait reconnu les faits. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de trente ans.

L'avocate observe un long silence. "Il vient juste de s'écouler une minute. Vous la laissez là, abandonnée dans un champ. Vous venez de commettre deux actes monstrueux mais vous devenez un monstre le soir lorsque vous établissez un scénario, un stratagème. Là pour moi, vous devenez un monstre. Il se confirme le lendemain lorsque vous nettoyez votre voiture de fond en comble. C'est pas pour faire disparaître des traces. Vous ne croisez pas Jimmy vous allez le voir avec le petit frère de votre compagne pour l'attendrie. Vous lui dites "On le retrouvera cet enculé". Mais vous pensiez à qui ? A vous ? Vous l'avez serré dans vos bras. Vous imaginez ?
mardi 17 décembre 2013 11h04 Midi Libre
11h17
Me Lobier Tupin: 
Et pendant trois jours, "nous" vivons comme si de rien n'était. Le dimanche soir, vous êtes chez Pierre, à regarder la télévision. Vous vivez normalement, vous faites l'amour deux fois à votre compagne. Vous êtes suffisamment intelligent pour raisonner, faire des choix. Vous pleurez sur vous-même, pas sur Océane. Ne vous y trompez pas (s'adressant au jury) il n'était pas comme ça il y a deux ans.
Oui je suis inquiète. Il est sadique, pervers. Qu'est ce qu'il va se passer s'il sort à 55 ans. Il a échafaudé un plan pour essayer de sortir des mailles du filet. J'ai essayé de trouver un mot pour qualifier ça, quand un parent perd son enfant. Il n'existe pas de mot dans la langue française.
Vous qui avez fait six mois de psychiatrie, elle en a fait deux elle. Parce qu'Erika cherche Océane partout dans la maison, son écharpe autour du cou, qu'elle n'a pas quittée depuis deux ans.
Je vous demanderais donc de ne pas oublier la chanson : c'était une petite fille sans histoire et très sage.


http://www.midilibre.fr/2013/12/13/meurtre-d-oceane-en-2011-suivez-le-proces-en-direct-des-assises-de-nimes,796851.php

lundi 16 décembre 2013

Meurtre d'Océane : "Le regard de l'accusé est insoutenable" pour les parents

Le procès de Nicolas Blondiau, accusé d'avoir violé et tué Océane, 8 ans, en novembre 2011, a débuté lundi devant la cour d'assises du Gard. Son regard insistant en direction des parents leur a été "insoutenable".


"Ne me regarde pas !". C'est l'ordre qu'a donné le père d'Océane à Nicolas Blondiau, alors qu'il  s'installait avec son épouse sur le banc des parties civiles lundi au premier jour du procès de l'homme accusé du meurtre et du viol de leur fille de 8 ans, en  novembre 2011 à Bellegarde. "Lorsque Jimmy et Erika [ndlr : les parents d'Océane] ont traversé la salle d'audiences, ils ont eu le sentiment que Nicolas Blondiau les regardait dans les yeux et ce regard a été insoutenable. Erika s'est écroulée et Jimmy a eu énormément de mal à se contenir. Ce regard de Nicolas Bondiau les transperce", rapporte à LCI leur avocate Me Béatrice Lobier-Tupin.
Après la disparition de la fillette, l'accusé était allé voir le père pour lui promettre qu'on allait la retrouver. L'autopsie avait mis en évidence qu'elle avait été étranglée et  avait reçu quatre coups de couteau, dont un mortel au cœur. L'expertise génétique menée par les enquêteurs a désigné Blondiau comme le meurtrier présumé.
"Essayer d'avancer et envisager de se reconstruire"
L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité, qui peut être  assortie d'une peine de sûreté de 30 ans, soit la condamnation la plus lourde inscrite au code pénal français. Pour les parents, "ce
procès permettra de boucler cette phase qui dure depuis deux années et leur permettra peut-être d'essayer d'avancer et d'envisager de se reconstruire", explique leur avocate. 


http://lci.tf1.fr/france/justice/meurtre-d-oceane-le-regard-de-l-accuse-est-insoutenable-pour-les-8331726.html

Meurtre d'Océane : suivez le procès en direct des assises du Gard

Le suivi du procès en direct sur ce lien.........  http://www.laprovence.com/article/actualites/2669612/meurtre-doceane-suivez-le-proces-en-direct-des-assises-du-gard.html
13h06 : l'accusé aurait tenté de violer une jeune fille pendant son adolescence. Le père de l'accusé a nié catégoriquement avoir payé pour un arrangement entre familles qui aurait étouffé l'affaire. "Mon fils avait de mauvaises fréquentations mais il était normal, je ne sais pas pourquoi il a fait ça... Pour ma famille comme pour les parents de l'enfant, je souffre horriblement de ce qu'a fait mon fils mais je ne veux pas le renier" a t-il déclaré.
Longuement entendu, l'expert psychologique a ensuite confirmé la dangerosité de Nicolas Blondiau, qui reconnaît son geste mais est incapable de l'expliquer. "Il n'est pas psychotique mais a une personnalité perverse et narcissique avec des conduites impulsives et un manque d'empathie. Rien ne peut dire qu'une telle situation ne se reproduira pas, le risque de récidive est très élevé."
La belle-mère de l'accusée va encore être entendue avant la suspension d'audience.

11h15 : le meurtrier présumé de la petite Océane est décrit comme "un papa câlin et affectueux", un compagnon "prévenant, doux et attentionné" mais aussi "manipulateur, très instable et immature", selon les deux anciennes compagnes de Nicolas Blondiau. A 27 ans aujourd'hui, l'accusé est père de trois enfants.

Victime d'attouchements sexuels dans son adolescence et son enfance, marquée par un sentiment d'abandon maternel, Nicolas Blondiau n'a jamais été capable de garder un emploi et reconnaît une consommation excessive d'alcool qui commençait dès le réveil.

10h54 : "Me regarde pas toi ! Tourne ton regard", s'est exclamé le père d'Océane en regardant le meurtrier présumé de sa fille

9h41 : le procès a commencé. L'œil hagard, l'accusé semble avoir du mal a s'exprimer.


Nicolas Blondiau encourt la réclusion criminelle à perpétuité, qui peut être assortie d'une peine de sûreté de 30 ans, soit la condamnation la plus forte inscrite au code pénal français. Le 5 novembre 2011, vers 18h30, Océane était partie chez un ami de la famille récupérer un jeu vidéo. Dans ce petit bourg de 6 500 habitants, quelque 200 m séparent les deux maisons, via une rue très peu passante. Aussi quand une demi-heure plus tard, la fillette n'est pas rentrée, les parents s'inquiètent et alertent la gendarmerie.
Le corps de l'enfant sera retrouvé le lendemain, sur un chemin à 3 km du centre du village, pantalon baissé. L'autopsie mettra en évidence que la fillette a à la fois été étranglée et a reçu quatre coups de couteau au coeur. Des attouchements sexuels seront également mis en exergue. L'enquête semble au point mort et le procureur de la République d'alors, Robert Gelli, envisage d'effectuer des prélèvements d'ADN sur toutes les connaissances de la famille voire sur tous les hommes du village, quand quelqu'un se présente à la gendarmerie le soir du 8 novembre.
Monsieur tout le monde
Nicolas Blondiau, père de deux enfants, casier judiciaire vierge, vient demander à subir un prélèvement, affirmant ne plus se souvenir de ses activités le soir du crime. Il explique son amnésie par une prise importante d'alcool et de stupéfiants. Mais quelques minutes avant son arrivée, son ex-concubine a téléphoné pour dire que son compagnon lui a avoué le meurtre. Incriminé par l'expertise génétique, Blondiau avoue très vite. Et si à un moment de l'instruction il revient sur certaines déclarations, il finira par reconnaître à nouveau le viol.
Aux enquêteurs, Blondiau a raconté qu'il se rendait chez la même personne qu'Océane, qùil l'avait vue et lui avait proposé de l'emmener parce qu'il pleuvait. Mais il avait continué sa route, s'était arrêté à l'écart, l'avait violée, puis prenant conscience de son geste, il avait décidé de la tuer. Reste à comprendre le passage à l'acte de cet homme décrit par son entourage à la fois comme "attentionné, affectueux et généreux", s'occupant bien de ses enfants, mais aussi "alcoolique, fainéant, impulsif, grossier, menteur, insouciant et capable de s'énerver pour rien".
"Il est insignifiant. C'est monsieur tout le monde. C'est d'ailleurs ça qui est affolant. C'est un blondinet qui n'a pas une mine patibulaire", note Me Béatrice Lobier-Tupin, avocate de la partie civile, pour qui ce meurtre va "au-delà de la compréhension des parents" parce que l'accusé "connaissait leur fille". Le lendemain de la découverte du corps, Blondiau était venu voir le père, l'avait pris dans ses bras et lui avait dit: "Ne t'inquiète pas, on va retrouver cet enculé".
Pour leur avocate, "les parents n'attendent rien de ce procès si ce n'est qu'ils veulent qu'on parle de leur fille, de leur immense douleur. Océane était leur seule enfant. Elle est morte et leur vie s'est arrêtée". "Blondiau a reconnu les faits. La seule incertitude de ce procès, c'est la durée de la période de sûreté", ajoute-t-elle.
Les avocats de la défense pour leur part n'ont pas souhaité s'exprimer, refusant "la médiatisation d'une martyre et de son meurtrier", selon Me Jean-Pierre Cabanes. 

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Le meurtrier présumé d'Océane devant les assises du Gard

Le procès de Nicolas Blondiau, un père de famille de 27 ans accusé d'avoir violé et tué Océane, 8 ans, en novembre 2011 à Bellegarde, un village gardois, s'est ouvert lundi matin à Nîmes devant la cour d'assises du Gard.

Nicolas Blondiau, un père de famille de 27 ans accusé d'avoir violé et tué Océane, 8 ans, une fillette qu'il connaissait, en novembre 2011 à Bellegarde, comparaît depuis lundi matin à Nîmes devant la cour d'assises du Gard. Dans une ambiance sous haute tension, l'accusé est arrivé dans la salle d'audience, vêtu d'une doudoune grise, cheveux clairs et coupés ras, le front dégarni. Il s'est exprimé d'une voix à peine audible pour décliner son identité.

"Ne me regarde pas", lui a lancé le père de la victime, alors qu'il s'installait sur le banc des parties civiles avec son épouse. Blondiau encourt la réclusion criminelle à perpétuité, qui peut être assortie d'une peine de sûreté de 30 ans, soit la condamnation la plus forte inscrite au code pénal français. Trois femmes et trois hommes ont été tirés au sort à titre de jurés principaux, tandis que trois femmes ont été tirées au sort comme jurés complémentaires pour cette audience présidée par Geneviève Perrin. Les réquisitions du procureur général, Michel Desplan, et le verdict sont attendus mardi.
 
Incriminé par l'expertise génétique
Le 5 novembre 2011, vers 18 heures 30, Océane était partie chez un ami de la famille récupérer un jeu vidéo. Dans ce petit bourg de 6.500 habitants, quelque 200 m séparent les deux maisons, via une rue très peu passante. Aussi quand une demi-heure plus tard, la fillette n'était pas rentrée, les parents s'étaient inquiétés et avaient alerté la gendarmerie. Le corps de l'enfant avait été retrouvé le lendemain, sur un chemin situé à 3 km du centre du village, pantalon baissé. Selon l'autopsie, la fillette a été étranglée et a reçu quatre coups de couteau, dont un mortel au coeur. Des attouchements sexuels avaient également été mis en exergue.

L'accusé s'était présenté à la gendarmerie le soir du 8 novembre. Cet homme au casier judiciaire vierge avait demandé à subir un prélèvement, affirmant ne plus se souvenir de ses activités le soir du crime. Il avait expliqué son amnésie par une prise importante d'alcool et de stupéfiants. Mais quelques minutes avant son arrivée, son ex-concubine avait téléphoné pour dire que son compagnon lui avait avoué le meurtre.

Incriminé par l'expertise génétique, Blondiau avait avoué très vite. Et si à un moment de l'instruction il était revenu sur certaines déclarations, il avait fini par reconnaître à nouveau le viol. Aux enquêteurs, Blondiau avait raconté qu'il se rendait chez la même personne qu'Océane, qu'il l'avait vue et lui avait proposé de l'emmener parce qu'il pleuvait. Mais il avait continué sa route, s'était arrêté à l'écart, l'avait violée, puis prenant conscience de son geste, il avait décidé de la tuer.