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vendredi 23 mars 2018

Octuple infanticide dans le Nord : la demande de libération de Dominique Cottrez a été annulée

Nous l'avions annoncé début janvier, comme de nombreux médias. Le 8 janvier, la demande de liberté conditionnelle de Dominique Cottrez, condamnée en 2015 à neuf ans de prison pour avoir tué huit de ses bébés, était acceptée

Deux mois ont passé et la Nordiste dont le crime à Villers-au-Tertre avait déchaîné les passions, est toujours en prison. Pourquoi ? Parce que cette libération a été annulée sur la base.... d'un déménagement, ou plutôt l'intention d'un déménagement, nous explique Ondine Millot.

Journaliste à Libération, son livre, Les monstres n'existent pas est paru chez Stock début mars et tente de comprendre comment une aide-soignante appréciée pour sa gentillesse et son attention a pu commettre huit infanticides.


Pourtant, Dominique Cottrez est une détenue exemplaire. "Concrètement, elle était libérable depuis deux ans" grâce aux mesures de peine. Elle avait indemnisé les associations comme le réclamait sa peine, et le directeur de la prison de Bapaume où il ne lui reste que deux ans à purger y était favorable. "Techniquement, elle avait coché toutes les bonnes cases."

Il y a quelque chose dans son crime qui ne passe pas.

Mais à cause de la nature insupportable de son crime - assassiner huit de ses enfants à leur naissance - Dominique Cottrez n'est pas une détenue comme les autres, et Ondine Millot soupçonne les juges d'avoir laissé l'émotion obscurcir leur décision. "Il y a quelque chose dans son crime qui ne passe pas."

Une lente procédure


En témoignent certains détails, comme celui d'exiger d'elle qu'elle trouve un travail à sa sortie de prison. Ou bien l'extrême lenteur de la procédure.

Car Dominique Cottrez a formulé sa demande de libération conditionnelle en juin 2016 et la justice doit lui accorder une audience dans les six mois qui suivent. "Or, elle, ils l'ont fait attendre dix-sept mois". Soit novembre 2017. Une façon de retarder toute libération ? "Ce sont dix-sept mois pendant lesquels elle aurait pu faire appel, formuler jusqu'à trois nouvelles demandes !"

Dominique Cottrez et ses avocats, dont le Nordiste Frank Berton, pourraient bien faire appel. Sa peine est censée se terminer en février 2020. "Elle va sûrement sortir vers la fin de sa peine, ce qui est assez rare pour des détenus exemplaires."

Nordhttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0

mardi 20 mars 2018

Sylvain Dromard, retrouvé mort à la prison de Châlons-en-Champagne

Le Procureur de la République de Châlons-en-Champagne, Mr Eric Virbel, indique qu’il y a de fortes probabilités pour que Sylvain Dromard soit mort de cause naturelle. Il ajoute que l’hypothèse d’une surconsommation médicamenteuse est peu probable.

Comme pour tous les décès en milieu carcéral, une autopsie sera réalisée ce mardi ou mercredi afin de découvrir les causes réelles de la mort.

Sylvain Dromard avait été reconnu coupable du meurtre de sa femme, condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Murielle Bonin avait été reconnue (en première instance) coupable de complicité de meurtre, elle avait été condamnée à 18 ans de réclusion criminelle. Ils étaient respectivement condamnés pour assassinat et complicité d'assassinat. En appel, Murielle Bonin (l'ancienne maîtresse de l'accusé) avait été acquittée.

Le 2 février 2016, Sylvain Dromard avait été victime d’un accident de la circulation. Son véhicule avait violemment percuté un poids lourd, trois jours avant sa première comparution devant les assises de la Marne. Son procès avait été renvoyé à une date ultérieure.

Rappel des faits

Le premier procès se tient du 27 juin au 1er juillet 2016 devant la cour d'assises de Reims. Pendant cinq jours, la Justice va essayer de déterminer qui a tué la coiffeuse, Laurence Dromard. Au terme d'une semaine d'audience, et après 5 heures de délibéré, Sylvain Dromard, le mari de la défunte est condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Murielle Bonin, son ancienne maîtresse, à 18 ans pour complicité. A l'origine, le procès aux assises de la Marne de Sylvain Dromard et de son ancienne maîtresse Murielle Bonin devait se dérouler à Reims les 3, 4 et 5 février. Mais l'accusé a été victime d'un très grave accident de la route deux jours avant le début de l'audience. Sylvain Dromard avait été mis en examen pour l'assassinat de son épouse 4 mois après le drame. Son corps ensanglanté avait été retrouvé à son domicile en juillet 2010. Néanmoins, depuis le début de cette affaire, il a toujours nié les faits. C'est sa maîtresse, Murielle Bonin qui avait dénoncé Sylvain Dromard. Pour sa part, elle avait été mise en examen pour complicité
Marnehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne

mardi 13 mars 2018

Bouguenais: Condamné à la perpétuité incompressible, l'assassin de Marion renonce à faire appel

Il avait été condamné le 17 novembre 2016 à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le viol et l’assassinat de Marion, 14 ans, à Bouguenais, près de Nantes, dans la nuit du 18 au 19 mars 2012. Yannick Luende-Bothelo avait fait appel de cette décision de la cour d’assises de Loire-Atlantique et il devait être rejugé. Ce nouveau procès devait même se dérouler du 12 au 20 avril devant la cour d’assises d’appel du Morbihan, à Vannes

Mais le Congolais, âgé de 31 ans, a finalement décidé de se désister de son appel, rapporte Ouest-France. Il ne sera donc pas rejugé. Ses avocats n’ont pas motivé ce choix.

Il n’a jamais vraiment justifié son acte


Marion Rousset avait été tuée de 69 coups de couteau dans des toilettes publiques, après avoir été suivie à sa descente du tramway à la station Les Couëts. Devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, Yannick Luende-Bothelo n’avait jamais justifié son acte, préférant garder le silence. Avant le procès, l’accusé avait reconnu le meurtre avec préméditation tout en tenant des propos peu rationnels aux enquêteurs, se présentant comme « le messie ».
La cour d’assises avait estimé que l’accusé était atteint au moment des faits d’un trouble psychique ayant altéré son discernement, mais n’avait pas accordé de diminution de peine. Une décision paradoxale, critiquée à l’époque par ses avocats.

La sanction de perpétuité réelle signifie qu’aucun aménagement ou remise de peine ne pourra être envisagé avant au minimum 30 ans. Cette peine est la plus lourde condamnation prévue par le droit français. Yannick Luende-Bothelo était seulement le quatrième condamné français à en faire l’objet, après Pierre Bodein dit « Pierrot le fou », Michel Fourniret et Nicolas Blondiau.

lundi 8 janvier 2018

Octuple infanticide à Villers-au-Tertre : Dominique Cottrez bientôt libérée

Après plus de quatre années au total passées en prison, l'auteure d'un octuple infanticide Dominique Cottrez va retrouver la liberté, sous conditions, le 22 janvier prochain. Une information de L'Obs, confirmée par une source proche du dossier.

Dominique Cottrez avait été condamnée en juillet 2015 par la cour d'assises de Douai à neuf années de réclusion, pour avoir tué huit de ses bébés. Les cadavres avaient été placés dans des sacs, dans sa maison de Villers-au-Tertre. Avant sa condamnation, cette ancienne aide-soignante, aujourd'hui âgée de 53 ans, avait déjà passé plus de 2 ans en détention préventive, entre juillet 2010 et août 2012.


Liberté conditionnelle

Cette demande de remise en liberté avait été plaidée le 9 novembre 2017, et c'est ce lundi qu'un juge d'application des peines du tribunal d'Arras a rendu une décision favorable à Dominique Cottrez, estimant qu'elle ne présentait aucun risque de récidive. Le parquet s'était prononcé contre.

La quinquagénaire quittera donc le centre de détention de Bapaume le 22 janvier prochain, sous le régime de la liberté conditionnelle, avec un certain nombre d'obligations. Elle devra notamment exercer une activité professionnelle et se former professionnellement, établir sa résidence et se soumettre à une obligation de soins.

Dominique Cottrez devra par ailleurs, dans le cas où elle travaille, reverser au minimum 15% de ses salaires, en vue du réglement des dommages et intérêts aux parties civiles, et des frais de procédure. 

Théoriquement, elle devait purger sa peine jusqu'en février 2020.


Hauts-de-Francehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/

mercredi 29 novembre 2017

Une mère qui a tenté de tuer ses enfants considérée comme irresponsable

Une femme, qui a tenté de tuer ses trois enfants, blessant sa fille à la gorge avec un couteau, dans les Vosges en mai 2016, a été considérée comme irresponsable par des psychiatres et pourrait donc ne pas être jugée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.
Une psychiatre, puis un collège d'experts "de façon concordantes, ont conclu à l'abolition du discernement" de cette mère de famille "au moment du passage à l'acte", a indiqué le procureur de la République à Epinal, Etienne Manteaux, lors d'une conférence de presse.
Le parquet estime donc que cette femme ne peut pas être jugée. Une audience devant la chambre de l'instruction, début 2018, permettra "un débat, un examen des éléments qui permettent de se convaincre ou non qu'il y a eu abolition du discernement" avec les experts.
http://www.laprovence.com/faits-divers-en-directFaits divers en direct


dimanche 12 novembre 2017

Carcassonne: conduite sans permis, l’erreur de date fait capoter la procédure

Vendredi matin, un Limouxin de 21 ans a été convoqué devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour répondre d’une « conduite sans permis » remontant à la fin du mois de mai dernier. D’entrée de jeu, Me Sébastien Leguay pour la défense a annoncé la couleur en soulevant deux conclusions de nullité.
  • « La date des faits est erronée »
« Il y a deux problématiques dans ce dossier, a souligné le pénaliste carcassonnais. La première, c’est que mon client a reçu une première convocation devant votre tribunal à une audience qui n’existe pas. La seconde difficulté, c’est que la convocation qui a suivi, pas plus glorieuse que la précédente, mentionne la date du 31 mai 2017 pour la commission des faits, alors que le contrôle a eu lieu le 30 mai, la veille. Je demande donc la nullité de la citation...
Emboîtant le pas de Me Leguay, la vice-procureure Sun-Yung Lazare a constaté qu’il y avait bien eu deux citations, suite à une erreur qui avait amené les gendarmes à reconvoquer le prévenu. « Je constate également que la date des faits est erronée », a indiqué la magistrate en précisant que le prévenu sera reconvoqué à une prochaine audience.
L’incident étant joint au fond du dossier, la présidente Valérie Reymond est revenue brièvement sur le contrôle effectué par la gendarmerie, le 30 mai dernier vers minuit, sur l’avenue André-Chénier à Limoux : « Si les gendarmes ont intercepté le prévenu, c’est qu’ils savaient qu’il n’était pas détenteur du permis de conduire. Lors de ses auditions, il a indiqué qu’il avait besoin de cette voiture pour aller travailler. » Des faits reconnus par le prévenu qui, comme l’a précisé la représentante du ministère public, « conduisait sans permis et de façon habituelle depuis 2016 ». Un stage de sensibilisation à la sécurité routière a ainsi été requis par le parquet, pour le principe...
« Le 31 mai, mon client ne conduisait pas sans permis, a insisté Me Sébastien Leguay qui plaidait la relaxe. Et autant dire qu’il est difficile de relever la régularité de cette procédure. » Après en avoir brièvement délibéré, le tribunal n’a pu que constater « la nullité de la citation », et a invité le parquet à mieux se pourvoir à l’avenir.

Carcassonne: conduite sans permis, l’erreur de date fait capoter la procédurehttp://www.lindependant.fr/2017/11/11/carcassonne-conduite-sans-permis-l-erreur-de-date-fait-capoter-la-procedure,3068932.php

mardi 7 novembre 2017

Mort d’un élève saint-cyrien originaire de Haguenau : l’affaire dépaysée à Bordeaux

L’enquête sur la mort d’un élève saint-cyrien, originaire de Haguenau, en février 2016 au camp militaire de La Courtine (Creuse), relevant du parquet de Guéret, a été dépaysée au TGI Bordeaux

La cour d’appel de Limoges, dont la décision a été rendue le 26 octobre, avait été saisie sur ce point par la mère de Michaël Lavocat, élève-officier de 22 ans. Le jeune homme avait été retrouvé mort le 9 février 2016 dans les toilettes du camp d’entraînement creusois, alors qu’il se trouvait en troisième et dernière année à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan (Morbihan).
Sa mère dénonçait une trop grande proximité entre les gendarmes chargés de l’enquête et les militaires de La Courtine, et son avocat, Me Yassine Bouzrou, des «manquements» de la part du procureur de la République de Guéret.
La mère du jeune homme avait également déposé plainte pour «destruction de preuves» à l’encontre de huit militaires, les accusant d’avoir jeté aux ordures des pièces à conviction importantes.
En mai, le parquet de Guéret, chargé de l’enquête, avait conclu au suicide de l’élève-officier avec une arme de dotation et avait classé l’affaire sans suite. La mère du jeune homme avait alors déposé plainte avec constitution de partie civile, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire.

Après la mort de l’élève-officier, le ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian, avait ordonné «une enquête de commandement» pour éclaircir les circonstances de la mort. Cette enquête a conclu également à un suicide.
Les parents ont toujours refusé de croire au suicide du jeune homme. Ce dernier, trois jours avant son décès, avait affirmé à son entourage militaire que son père était mort. Il en paraissait très affecté. Or le père du jeune homme, qui avait refait sa vie au Cameroun, était en parfaite santé.
Michaël Lavocat a été inhumé le 8 mars à Marienthal en présence de ses camarades de promotion

la Une la Unehttp://www.dna.fr/

mercredi 13 septembre 2017

Morbihan: Un meurtrier présumé tout juste sorti du coma est mis en examen

Les faits remontent au mois de juin. Un habitant de Brec’h, petite commune proche d’Auray (Morbihan) tire sur sa voisine avec un fusil de chasse. La femme, âgée d’une soixantaine d’années est tuée. Ivre, son agresseur présumé retourne l’arme contre lui pour mettre fin à ses jours. Plongé dans le coma, ce dernier en est sorti en juillet et a pu être mis en examen pour «assassinat», rapporte Ouest-France.

Transféré à Rennes-Vezin

Le juge d’instruction s’est déplacé dans sa chambre d’hôpital pour lui notifier sa mise en examen. L’auteur présumé du coup de feu a depuis été transféré à la prison de Rennes Vezin. Il est accueilli au sein de l’unité de soins de l’établissement.
Le 22 juin, cet homme de 61 ans avait visiblement consommé beaucoup d’alcool quand il est rentré chez lui. Il aurait fait feu sur sa voisine, avec qui il entretenait des relations délicates, rapporte Le Télégramme.
M

mercredi 6 septembre 2017

Clichy: jugement d'une affaire à la "Roméo et Juliette"

Il avait frappé l'amant de sa soeur avant d'être tué en représailles: trois membres de la communauté gitane sont jugés à partir de demain aux assises de Bobigny pour avoir abattu un jeune homme de 21 ans à Clichy-sous-Bois, lors d'une bagarre organisée pour solder l'affaire.
Un matin de décembre 2012, Eric Dethiere, surnommé "Petit Franck", surprend sa soeur au lit avec un jeune homme d'une autre famille. Furieux, il réveille les amants et poursuit le garçon, nu, jusque dans la rue, où il le frappe violemment. Le père de la jeune fille et de son frère reçoit un appel peu après. Au bout du fil, le père de l'amant roué de coups, qui lui propose un combat "aux poings", "entre pères", pour régler le différend. Rendez-vous est pris quelques heures plus tard.
Les deux pères, des oncles, des frères, des proches des deux camps se retrouvent dans un quartier pavillonnaire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où se sont établis des gens du voyage sédentarisés. La bagarre commence. Au moins un coup de feu est tiré. Au sol, "Petit Franck", grièvement touché par une balle à une fesse. Il meurt d'une hémorragie en fin d'après-midi. 
Aux assises, l'oncle de l'amant roué de coups sera jugé pour homicide. Il a été identifié par plusieurs témoins comme étant le tireur, selon une source proche de l'enquête. A ses côtés, deux proches, jugés pour complicité d'homicide. Le procès doit durer jusqu'au 15 septembre. Plusieurs membres du "clan" de "Petit Franck", partie civile au procès, devront à leur tour faire face à la justice prochainement: ils seront jugés devant le tribunal correctionnel pour violences ou port d'armes dans cette affaire.

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

mardi 5 septembre 2017

Une mère et son fils devant la justice : jugés pour avoir financé le terrorisme

Une mère de famille domiciliée à Lingolsheim doit être jugée aujourd’hui à Paris aux côtés de son cadet pour financement du terrorisme. Ils avaient fait parvenir de l’argent à Abbes Bounaga, leur fils et frère, parti faire le djihad en Syrie.

Nathalie Haddadi, 42 ans, devrait être jugée aujourd’hui à Paris, devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance, après avoir envoyé de l’argent à son fils aîné parti faire le djihad en Syrie, ont révélé hier Le Parisien et France Télévisions.
La quadragénaire aurait fait parvenir environ 2 500 euros au jeune homme. Elle comparaîtra aux côtés de deux autres prévenus poursuivis pour des faits identiques : un ami de son fils mais aussi le deuxième fils de la famille, qui aurait envoyé à son frère entre 400 et 500 euros par mandats-cash.
De nationalité franco-algérienne, Abbes Bounaga a quitté le domicile familial de Lingolsheim fin 2015. Après des passages en Malaisie, aux Émirats Arabes Unis, en Iran et en Turquie, il serait entré en Syrie vers juin 2016. Il y est mort en août de la même année.
Des dates cruciales pour l’un des avocats de la défense. Me Mathieu Juglar, qui conseille le frère d’Abbes Bounaga, situe aux mois de « février à mai » 2016 les envois de mandats-cash reprochés.

« Jamais aucun parent n’a été poursuivi pour ce motif »

Soit avant son entrée en zone irako-syrienne. « Il n’a jamais reçu d’argent quand il était en Syrie, C’est là qu’il y a un problème dans ce dossier », expose l’avocat parisien, qui ajoute que le jeune djihadiste « n’a jamais dit à sa famille qu’il allait en Syrie ».
« C’est une première, jamais aucun parent n’a été poursuivi pour ce motif. Il y a un problème de droit considérable dans ce dossier, dénonce pour sa part Me Hervé Denis, avocat de la mère de famille. Les poursuites se basent sur un texte de 2001 très général, destiné à lutter contre tout groupement qui finance le terrorisme. En ne faisant pas de distinction entre l’envoi d’argent à titre familial et le financement du terrorisme, on utilise ce texte de façon indigne. C’est comme si la justice se mettait à renvoyer devant le tribunal les parents de toxicomanes qui leur ont donné de l’argent de poche au motif qu’ils financent le trafic de stupéfiants. »
Pour l’avocat parisien, « c’est une mère qui a cherché par tous les moyens à sauver son enfant radicalisé en prison en 2014. En 2015, lorsqu’elle a vu que son fils n’arrêtait pas de faire des bêtises, elle a préféré l’envoyer en Algérie chez son père qui était susceptible de lui remettre la tête à l’endroit. »
Le jeune homme, qui était alors sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire, y a passé plusieurs mois avant de débuter son périple qui le mènera jusqu’à sa mort en Syrie.
À quelques heures de son procès au côté de son fils, Nathalie Haddadi se dit « en colère » contre la justice. Elle qui a passé quatre jours en garde à vue dans ce dossier, au mois de juin, espère que cette audience « permettra de changer les mentalités. Il faut comprendre que les parents de djihadistes sont aussi victimes. Nos enfants sont morts dans des circonstances terribles, et on nous le fait payer une seconde fois. »
Véronique Roy, qui a tiré un livre de la mort de son fils Quentin parti lui aussi en Syrie, doit venir témoigner aujourd’hui en faveur de la mère de famille alsacienne.
Faits divershttp://www.dna.fr/faits-divers

lundi 4 septembre 2017

Poitiers: les avocats boycottent la rentrée de la cour d'appel

Pour la première fois depuis le début des années 1980, les bâtonniers du ressort de la Cour d'appel de Poitiers couvrant les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, la Charente-Maritime et la Vendée, ont boycotté aujourd'hui l'audience solennelle de rentrée de la juridiction pour dénoncer la "suppression" de la 3e chambre civile de la cour d'appel.
Le bâtonnier du barreau de Poitiers, Thomas Drouineau, a dénoncé devant la presse "plus qu'une grogne, une véritable colère" contre cette "suppression, sans concertation". Les avocats déplorent d'avoir été prévenus de la "suppresion pure et simple de cette instance", au coeur de l'été.
Pour justifier la suppression de la 3e chambre civile, M. Hanouët, premier président de la cour d'appel, a mis en avant "une pénurie de moyens". "Les barreaux étaient au courant. Mais les efforts de réorganisation sont mal compris, et nous le regrettons", a-t-il déclaré à un correspondant de l'AFP. Le boycott des avocats est un "non événement", a-t-il ajouté.
De son côté, la cour d'appel justifie cette décision par une pénurie de magistrats et un apurement des procès d'assises dans certains départements que couvre cette instance. A terme, la cour d'appel précise qu'elle compte articuler la refonte de ses services autour de cinq pôles: civil, commercial, économique, social et pénal.
  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

mardi 22 août 2017

Go fast de cocaïne : 10 ans requis contre le « caïd » des Izards

Dix ans d’emprisonnement ont été requis ce lundi après-midi à l’encontre du chef présumé du vaste trafic de stupéfiants du quartier des Izards, O.A.« Tout converge vers vous : c’est vous qui étiez à la manœuvre et vous êtes le seul à le nier », lance le procureur Alain Grellet devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Hormis les petits vendeurs qui encourent entre 8 mois et 18 mois de prison, les autres acteurs présumés haut placés de cette organisation pyramidale risquent entre 3 ans et 8 ans de prison, peine demandée pour T.D. soupçonné d’être le bras droit de la tête de réseau.
Deux trentenaires dont les casiers sont déjà bien fournis. « J’ai été interpellé alors que je faisais l’ouvreur mais je ne savais pas qu’il y avait une sacoche avec de la drogue à l’intérieur ! Il ne faut pas tout mélanger M. le président ! », assure pourtant le « boss » présumé depuis le box des accusés. Et ce, non sans une certaine arrogance.

480 000€ de chiffre d’affaires

Le mis en examen, défendu par Me Martin, fait ainsi allusion à ce go fast intercepté par les forces de l’ordre en janvier 2016 à Montauban qui a permis la saisie de 4,1 kg de cocaïne que quatre des douze mis en examen dans ce dossier ont convoyé depuis Paris. Un voyage pour permettre à T.D., défendu par Me Parra-Brugière, de « prendre l’air », a-t-on entendu à plusieurs reprises ce lundi, lui qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt.
Mais si la brigade de recherches et d’intervention (BRI) du service régional de police judiciaire (SRPJ) a réussi ce coup de filet, c’est bien parce qu’une longue enquête avait démarré plusieurs mois auparavant avec balisage et sonorisation de véhicules ou d’appartements. Une époque où le trafic de cocaïne, de résine et d’herbe de cannabis rapportait selon les enquêteurs jusqu’à 480 000 € mensuels ou 7 000 € quotidiens.
Cachée dans des appartements ou locaux « nourrices », la drogue était ensuite acheminée par des lieutenants de confiance sur les points de vente ouverts de midi à 4 heures du matin. Plusieurs fois par jour, l’argent en liquide était récupéré et le point de vente réalimenté. Une mécanique bien huilée qui était couchée sur le papier grâce à des feuilles de comptes.

La loi du silence

Mais fin 2015, il y eut une période creuse, certainement à imputer à la recrudescence des perquisitions administratives consécutives aux attentats, qui poussa l’organisation de ce go-fast pour aller chercher de la marchandise à Argenteuil. « O.A., vous étiez sur écoute et on vous entend dire Daech nous a tués ! Et puisque la cocaïne du Mirail était trop coupée, vous êtes allés à Paris », analyse le procureur Grellet qui n’a pas manqué de noter que les 4,1 kg de poudre étaient aussi frelatés à 35 %. Avec du vermifuge pour animaux et un antidouleur cancérigène, interdit en France.
Ces faits ont été en grande partie niés par les accusés. Certains admettent bien avoir conditionné quelques dizaines de ballots de poudre et sur de courtes périodes. Personne ne veut - ou plutôt « ne peut » - en dire vraiment plus sur l’origine de la drogue et des saisies. In fine, le dossier révèle 6 kg de cocaïne, au moins 1 kg de cannabis, des dizaines de téléphones, pistolets, revolvers ou autre fusil à pompe et du matériel servant au conditionnement de la drogue.
Ce mardi matin, les huit avocats de la défense s’attacheront à démonter l’argumentation du ministère public.

Toulousehttp://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

vendredi 18 août 2017

En arrêt maladie, il vend de l'herbe pour renflouer ses comptes

Pour résoudre ses problèmes d’argent, il a choisi les stupéfiants. Et en grande quantité. « Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… Je suis intérimaire et j’étais en arrêt maladie avec mon compte à zéro. Je cherchais une solution pour m’en sortir et là, je retombe encore plus bas. » L’autocritique de l’accusé est certes tardive mais empreinte de lucidité. Un jeune homme de 24 ans a fait l’objet d’une comparution immédiate ce mercredi, après un premier renvoi pour préparer la défense, pour des faits de trafic d’herbe de cannabis survenus fin juin dans le secteur de Varèse, au Mirail.
Ce 19 juin, les policiers sont en « planque » dans le cadre d’une enquête. Ils remarquent le manège qui se joue « quotidiennement », selon le président Glavany, au pied des immeubles de La Reynerie. Ils repèrent alors le prévenu déplaçant une Ford et multipliant les allers-retours.

1,4kg d’herbe dans la voiture

Quelques échanges plus tard, les forces de l’ordre interpellent deux acheteurs, avec respectivement 36,99 g et 4 g sur eux, qui livrent l’identité du vendeur. Les policiers procèdent alors à son interpellation puis, à la fouille du véhicule repéré quelques heures plus tôt. À l’intérieur, environ 1,4 kg d’herbe de cannabis conditionné en petits pochons. Une voiture qui appartient d’ailleurs « au terrain », selon les dires du prévenu qui a avoué que les quantités retrouvées représentaient seulement le stock de la journée. « Varèse est un haut lieu de la vente au détail qui est beaucoup plus frugifère que le gros ou le semi-gros. Et c’est le premier endroit à avoir instauré du marketing avec un packaging pour écouler la drogue ! », note le procureur Boyer.
Depuis le box des accusés, le jeune homme a l’air penaud. Lui qui était « chouf’», c’est-à-dire guetteur, dix jours auparavant venait justement d’être « promu » vendeur la veille de son interpellation. « Vu les quantités, on vous faisait quand même confiance », souligne le président Glavany. Officiant pour la défense Me Alfort a rappelé l’importance de la « prise de conscience » de son client qui a toujours enchaîné les petits boulots ou autres contrats d’intérim. « Heureusement qu’il a reconnu les faits parce que quand j’entends M. le procureur requérir 8 mois de prison ferme alors que c’est sa première condamnation pour des faits relatifs aux stupéfiants, cela m’interroge ! C’est un coup d’essai qui ne s’est pas transformé en coup de maître ! »
Le tribunal a fait son choix. Suivant les réquisitions du ministère public, l’individu écope de 12 mois de prison dont 4 avec sursis et assortis d’une mise à l’épreuve de 18 mois mentionnant les obligations de travail et de soins. En outre, il est maintenu en détention.
Enfin, il faut noter que le procès impliquant une dizaine de mis en examen soupçonnés de se livrer à un trafic de stupéfiants de grande ampleur sur le secteur s’ouvrira en début de semaine prochaine devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

ToulouseToulousehttp://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

mardi 15 août 2017

Assises de l'Aude : à 76 ans, il avait tué sa femme d’un coup de fusil

Le procès aura lieu les 25 et 26 septembre.
Détenu à la maison de Bois d’Arcy, en région parisienne, depuis le 2 mars 2014, Lucien Naegelen, qui fêtera ses 77 ans le 28 novembre prochain, sera jugé devant la cour d’assises de l’Aude les 25 et 26 septembre. Il est reproché à ce septuagénaire d’avoir tué sa femme d’une balle en pleine poitrine, le 28 février 2014 dans leur domicile de Saint-André-de-Roquelongue. Lucien Naegelen sera assisté Me Philippe Calvet du barreau de Narbonne.
« J’ai abattu mon épouse »
Le jour des faits, c’est aux alentours de 12 h 45 que le septuagénaire a appelé la gendarmerie juste après avoir commis l’irréparable : « J’ai abattu mon épouse », avait-il alors déclaré. Sur le déroulé du drame, le retraité avait indiqué aux gendarmes que la scène s’est déroulée dans la chambre conjugale après un déjeuner très houleux où le couple s’est une nouvelle fois disputé. Touchée d’une unique balle tirée d’une carabine 22 long rifle, Sylviane Dinoir-Mériaux, âgée de 70 ans, s’est effondrée mortellement blessée en pleine poitrine.
Selon les éléments qui avaient été communiqués il y a trois ans, la mauvaise entente du couple n’était pas nouvelle.
Préméditation écartée
L’accusé s’en était d’ailleurs ouvert au fils de l’un de ses voisins à qui il avait confié « qu’ils ne s’entendaient pas ». Cela faisait quelques jours que la victime était revenue, après quelques jours de convalescence à Balaruc-les-Bains suite à une intervention chirurgicale à la jambe. La septuagénaire s’était en effet blessée en jardinant au tout début de l’année 2014.
Toujours selon les informations recueillies, le couple, marié depuis deux ans seulement à l’époque, s’était installé à Saint-André depuis un an et demi, dans une villa de plain-pied située au bout d’une impasse dans un quartier récent de la commune, à proximité des terrains de tennis. Lui, originaire de Paris, est ingénieur à la retraite. Son épouse, quant à elle, était native du Nord.
Aussitôt placé en garde à vue après les faits, Lucien Naegelen avait ensuite été conduit au pôle criminel de Narbonne, où il avait été mis en examen pour assassinat, la préméditation ayant été retenue par le parquet. L’instruction faite ensuite par le juge a semble-t-il écarté cette hypothèse, pour ne finalement retenir que le chef d’inculpation de « meurtre par personne étant conjoint ».

Assises de l'Aude : à 76 ans, il avait tué sa femme d’un coup de fusilhttp://www.lindependant.fr/2017/08/13/assises-de-l-aude-a-76-ans-il-avait-tue-sa-femme-d-un-coup-de-fusil,3041757.php