La cour d'appel de Toulouse a déterminé qu'elle avait sufisamment d'éléments à disposition pour maintenir Laurent Dejean en prison.Mardi, le suspect du meurtre, Laurent Dejean avait motivé une demande de remise en liberté devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse. L'avocat du mis en examen, Me Pierre Debuisson, soutenu par Me Marwan Hatoum, notait alors les manques d’une longue enquête "où il n’existe aucune preuve définitive à l’encontre de Laurent Dejean". Le suspect clame toujours son innocence dans ce procès
C'est un nouvel élément dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon. Pour rappel, la mère de famille de 49 ans a été assassinée dans la matinée du 14 février 2011 alors qu'elle faisait son jogging dans les rues de la commune de Bouloc au nord de Toulouse.
http://www.ladepeche.fr/communes/bouloc,31079.html
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
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vendredi 16 décembre 2016
jeudi 24 novembre 2016
Joggeuse de Bouloc : le suspect réclame sa liberté
Plus de 5 ans après la mort de Patricia Bouchon, le 14 février 2011 à Bouloc, un homme reste en prison. Laurent Dejean vient de mandater un nouvel avocat et réclame sa remise en liberté
Dans ce dossier, il n'y a absolument aucun élément sérieux à l'encontre de M. Dejean», annonce Me Guy Debuisson. L'avocat toulousain vient de rentrer dans le dossier de la joggeuse de Bouloc. Cette femme a disparu le 14 février 2011 à Bouloc alors qu'elle effectuait son jogging vers 4 h 30. Son corps, le crâne fracassé, a été retrouvé 43 jours plus tard, caché sous un pont à Villematier, à moins de 15 km de l'impasse où elle a été agressée.
Pendant quatre ans, les gendarmes ont multiplié les hypothèses (plus de 50 !), réalisés des vérifications par centaines. Finalement, ils ont interpellé en février 2015 Laurent Dejean, un plaquiste de Bouloc, psychologiquement instable, capable de violence et dont le profil correspondait avec celui de l'agresseur. À la clef, un faisceau d'indices importants à défaut de preuve définitive.
Le suspect, arrêté le 9 février 2015, s'est «installé» en prison. Depuis, malgré une reconstitution, malgré les expertises, malgré plusieurs confrontations dans les bureaux des juges d'instruction toulousains, la doyenne Myriam Viargues et Fabrice Rives, le suspect numéro 1 ne tremble pas. Quitte parfois à nier ce qui parait une évidence, comme la propriété d'une Renault Clio. Une trentaine de témoins affirment que Laurent Dejean conduisait une Clio en 2011. Est-ce celle qui a été vue par un témoin quelques minutes avant la disparition de Patricia Bouchon ? Laurent Dejean se trouvait-il au volant ? Un témoin le croit. Le principal intéressé s'en étonne et répète qu'à cette époque, il circulait à bord d'une Fiat Punto.
L'instruction du dossier, qui compte désormais 40 000 pages (!) touche à sa fin (lire l'encadré). Du côté de la défense, et du suspect numéro 1, on a visiblement décidé d'accélérer. «M. Dejean m'a sollicité pour compléter sa défense avec Mes Hatoum et Darribère. Dans un dossier criminel, on ne peut s'appuyer uniquement sur des suspicions, dénonce Me Guy Debuisson. Il existe dans ce dossier bien moins d'éléments contre M. Dejean qu'il n'en existait dans un dossier où un professeur de droit était accusé et où j'étais partie civile. Pourtant, par deux fois, ce professeur a été acquitté. J'ai donc l'espoir très fort d'obtenir rapidement une remise en liberté car, je le répète, le dossier du crime de Bouloc est vide de preuve.»
http://www.ladepeche.fr/communes/bouloc,31079.html
Dans ce dossier, il n'y a absolument aucun élément sérieux à l'encontre de M. Dejean», annonce Me Guy Debuisson. L'avocat toulousain vient de rentrer dans le dossier de la joggeuse de Bouloc. Cette femme a disparu le 14 février 2011 à Bouloc alors qu'elle effectuait son jogging vers 4 h 30. Son corps, le crâne fracassé, a été retrouvé 43 jours plus tard, caché sous un pont à Villematier, à moins de 15 km de l'impasse où elle a été agressée.
Pendant quatre ans, les gendarmes ont multiplié les hypothèses (plus de 50 !), réalisés des vérifications par centaines. Finalement, ils ont interpellé en février 2015 Laurent Dejean, un plaquiste de Bouloc, psychologiquement instable, capable de violence et dont le profil correspondait avec celui de l'agresseur. À la clef, un faisceau d'indices importants à défaut de preuve définitive.
Le suspect, arrêté le 9 février 2015, s'est «installé» en prison. Depuis, malgré une reconstitution, malgré les expertises, malgré plusieurs confrontations dans les bureaux des juges d'instruction toulousains, la doyenne Myriam Viargues et Fabrice Rives, le suspect numéro 1 ne tremble pas. Quitte parfois à nier ce qui parait une évidence, comme la propriété d'une Renault Clio. Une trentaine de témoins affirment que Laurent Dejean conduisait une Clio en 2011. Est-ce celle qui a été vue par un témoin quelques minutes avant la disparition de Patricia Bouchon ? Laurent Dejean se trouvait-il au volant ? Un témoin le croit. Le principal intéressé s'en étonne et répète qu'à cette époque, il circulait à bord d'une Fiat Punto.
http://www.ladepeche.fr/communes/bouloc,31079.html
mardi 8 novembre 2011
L'assassin de la joggeuse de Milly condamné à perpetuité dont 22 ans de sûreté
La cour d'assises de l'Essonne a condamné ce mardi soir Manuel Da Cruz à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans pour l'enlèvement, le viol et l'assassinat de Marie-Christine Hodeau en septembre 2009.
Un suivi socio-judiciaire a également été prononcé à son encontre
L'avocat général avait également requis le réexamen éventuel de sa situation à la fin de la peine de sûreté pouvant déboucher sur une rétention de sûreté, qui n'a pas été prononcé par la cour.
«Vous êtes un individu dangereux. Ah, je dois dire que vous n'avez pas grand-chose pour plaire. A ce point-là, j'en ai rarement vu dans ma carrière» avait lancé l'avocat général Pascal Le Fur lors de ces réquisitions.
L'accusé avait reconnu les faits
Le destin tragique de Marie-Christine Hodeau, une assistante maternelle de 42 ans originaire de Milly-la-Forêt (Essonne), avait bouleversé l'opinion en 2009 et mobilisé le gouvernement sur la récidive.
L'accusé, qui a reconnu les faits mais varié sur leur déroulement, avait enlevé Marie-Christine Hodeau alors qu'elle faisait son habituel jogging, le 28 septembre 2009.
Après l'avoir placée dans le coffre de sa voiture, d'où elle avait passé un appel aux gendarmes, diffusé lors de l'audience, il l'avait conduite dans un bois, où il l'avait violée. Puis, selon ses déclarations, il l'avait attachée et serait retourné chez lui pour changer de voiture.
Il a expliqué à la cour qu'il avait alors voulu se rendre dans un magasin de bricolage pour acheter une planche afin de réparer un volet de son domicile. Sur la route, il aurait vu, arrivant d'un chemin, Marie-Christine Hodeau qui avait réussi à se détacher.
Déjà condamné en 2002
Manuel Da Cruz avait été condamné en 2002 pour le viol d'une fillette de 13 ans. Sorti de prison sous libération conditionnelle en 2007, il avait respecté le suivi socio-judiciaire qui lui avait été imposé.http://www.leparisien.fr/milly-la-foret-91490/l-assassin-de-la-joggeuse-de-milly-condamne-a-perpetuite-dont-22-ans-de-surete-08-11-2011-1708777.php
Un suivi socio-judiciaire a également été prononcé à son encontre
L'avocat général avait également requis le réexamen éventuel de sa situation à la fin de la peine de sûreté pouvant déboucher sur une rétention de sûreté, qui n'a pas été prononcé par la cour.
«Vous êtes un individu dangereux. Ah, je dois dire que vous n'avez pas grand-chose pour plaire. A ce point-là, j'en ai rarement vu dans ma carrière» avait lancé l'avocat général Pascal Le Fur lors de ces réquisitions.
L'accusé avait reconnu les faits
Le destin tragique de Marie-Christine Hodeau, une assistante maternelle de 42 ans originaire de Milly-la-Forêt (Essonne), avait bouleversé l'opinion en 2009 et mobilisé le gouvernement sur la récidive.
L'accusé, qui a reconnu les faits mais varié sur leur déroulement, avait enlevé Marie-Christine Hodeau alors qu'elle faisait son habituel jogging, le 28 septembre 2009.
Après l'avoir placée dans le coffre de sa voiture, d'où elle avait passé un appel aux gendarmes, diffusé lors de l'audience, il l'avait conduite dans un bois, où il l'avait violée. Puis, selon ses déclarations, il l'avait attachée et serait retourné chez lui pour changer de voiture.
Il a expliqué à la cour qu'il avait alors voulu se rendre dans un magasin de bricolage pour acheter une planche afin de réparer un volet de son domicile. Sur la route, il aurait vu, arrivant d'un chemin, Marie-Christine Hodeau qui avait réussi à se détacher.
Déjà condamné en 2002
Manuel Da Cruz avait été condamné en 2002 pour le viol d'une fillette de 13 ans. Sorti de prison sous libération conditionnelle en 2007, il avait respecté le suivi socio-judiciaire qui lui avait été imposé.http://www.leparisien.fr/milly-la-foret-91490/l-assassin-de-la-joggeuse-de-milly-condamne-a-perpetuite-dont-22-ans-de-surete-08-11-2011-1708777.php
lundi 7 novembre 2011
Procès de Manuel da Cruz : "Je mens souvent"
A la veille de rendre son verdict, la cour d'assises de l'Essonne a sommé lundi 7 novembre Manuel Da Cruz de "dire la vérité" sur le déroulement précis des rapt, viol et meurtre de la joggeuse Marie-Christine Hodeau en septembre 2009.
"Monsieur Da Cruz, il y a dans ce dossier des pans entiers totalement incompréhensibles, de multiples invraisemblances. Ce qui est extravagant, compte tenu que vous avez reconnu l'intégralité des faits", lui a fait remarquer l'avocat général Pascal Le Fur.
Le destin tragique de Marie-Christine Hodeau, une assistante maternelle de 42 ans originaire de Milly-la-Forêt (Essonne), avait bouleversé l'opinion et mobilisé le gouvernement sur la récidive. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.
Une "force de la nature"
Sur le chemin parcouru à pied entre le moment où il enlève cette femme et celui où il l'enferme dans le coffre de sa voiture, la menaçait-il avec un couteau ? L'accusé explique lui avoir seulement dit qu'il en avait un dans sa poche. Or, Marie-Christine Hodeau était une "force de la nature", a rappelé son frère, en estimant que "si elle s'est laissé faire, c'est qu'elle se sentait menacée", et donc, avait vu le couteau.
Lui a-t-il ou non attaché les mains dans le coffre, comme il l'a révélé jeudi lors de l'audience, détail qu'il n'avait pas évoqué durant l'instruction? Voulait-il réellement se rendre dans un magasin de bricolage après avoir attaché sa victime à un arbre et être rentré chez lui pour changer de voiture, ou est-il de nouveau tombé sur elle par hasard ? Lui a-t-il volontairement donné un coup de cutter à la tempe avant de l'étrangler ? S'il ne varie que peu sur les moments-clés, de nombreuses questions subsistent sur le déroulement précis des faits.
"jamais de sentiment de culpabilité"
"Je ne me rappelle plus", "je ne me souviens pas", "je ne sais pas", a fréquemment répondu Manuel Da Cruz. Evoquée lundi, une expertise réalisée par une psychiatre-criminologue fait état de "dissimulation" et de "traits de personnalité manipulatrice". Un expert-psychologue ayant examiné l'accusé à deux reprises décrit, lui, quelqu'un qui "dit ce qu'il a envie de dire (...) et n'exprime jamais de sentiment de culpabilité par rapport à ses actes". Quand il évoque sa victime, "il ne dit jamais 'Mme Hodeau', il dit 'la femme'".
"Vous avez, monsieur, en face de vous, la famille de la victime, et notamment ses deux frères. Vous ne croyez pas qu'ils ont le droit de connaître la vérité ?" l'a interrogé la présidente Xavière Siméoni. "J'essaie de dire au maximum la vérité. C'est un peu flou", a répondu l'accusé sur le ton monocorde qui est le sien depuis le début du procès.
"Je mens souvent"
"Je pense que la vérité on ne la saura jamais, puisque c'est un éternel menteur", a regretté Pascal Hodeau, l'un des deux frères de la victime. Me Dominique Polion, avocat de la famille de la victime, évoquait vendredi la "mémoire sélective" de l'accusé. "Compte tenu de l'enjeu et de la peine qu'il encourt, il serait peut-être temps qu'il dise enfin la vérité", avait-il ajouté.
"Une partie de ses explications sont un peu confuses (sic). C'est lié à sa personnalité, son intelligence, sa compréhension", reconnaît Me Damien Brossier, l'un de ses avocats. Selon lui, "il y a un certain nombre de points où est en droit de se poser des questions. (Mais) sur les choses les plus graves, il s'exprime dans le détail".
Mercredi, au premier jour du procès, Manuel Da Cruz avait pourtant reconnu avoir "beaucoup de défauts : je ne suis pas sincère, je mens souvent"
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111107.OBS4030/proces-de-manuel-da-cruz-je-mens-souvent.html
"Monsieur Da Cruz, il y a dans ce dossier des pans entiers totalement incompréhensibles, de multiples invraisemblances. Ce qui est extravagant, compte tenu que vous avez reconnu l'intégralité des faits", lui a fait remarquer l'avocat général Pascal Le Fur.
Le destin tragique de Marie-Christine Hodeau, une assistante maternelle de 42 ans originaire de Milly-la-Forêt (Essonne), avait bouleversé l'opinion et mobilisé le gouvernement sur la récidive. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.
Une "force de la nature"
Sur le chemin parcouru à pied entre le moment où il enlève cette femme et celui où il l'enferme dans le coffre de sa voiture, la menaçait-il avec un couteau ? L'accusé explique lui avoir seulement dit qu'il en avait un dans sa poche. Or, Marie-Christine Hodeau était une "force de la nature", a rappelé son frère, en estimant que "si elle s'est laissé faire, c'est qu'elle se sentait menacée", et donc, avait vu le couteau.
Lui a-t-il ou non attaché les mains dans le coffre, comme il l'a révélé jeudi lors de l'audience, détail qu'il n'avait pas évoqué durant l'instruction? Voulait-il réellement se rendre dans un magasin de bricolage après avoir attaché sa victime à un arbre et être rentré chez lui pour changer de voiture, ou est-il de nouveau tombé sur elle par hasard ? Lui a-t-il volontairement donné un coup de cutter à la tempe avant de l'étrangler ? S'il ne varie que peu sur les moments-clés, de nombreuses questions subsistent sur le déroulement précis des faits.
"jamais de sentiment de culpabilité"
"Je ne me rappelle plus", "je ne me souviens pas", "je ne sais pas", a fréquemment répondu Manuel Da Cruz. Evoquée lundi, une expertise réalisée par une psychiatre-criminologue fait état de "dissimulation" et de "traits de personnalité manipulatrice". Un expert-psychologue ayant examiné l'accusé à deux reprises décrit, lui, quelqu'un qui "dit ce qu'il a envie de dire (...) et n'exprime jamais de sentiment de culpabilité par rapport à ses actes". Quand il évoque sa victime, "il ne dit jamais 'Mme Hodeau', il dit 'la femme'".
"Vous avez, monsieur, en face de vous, la famille de la victime, et notamment ses deux frères. Vous ne croyez pas qu'ils ont le droit de connaître la vérité ?" l'a interrogé la présidente Xavière Siméoni. "J'essaie de dire au maximum la vérité. C'est un peu flou", a répondu l'accusé sur le ton monocorde qui est le sien depuis le début du procès.
"Je mens souvent"
"Je pense que la vérité on ne la saura jamais, puisque c'est un éternel menteur", a regretté Pascal Hodeau, l'un des deux frères de la victime. Me Dominique Polion, avocat de la famille de la victime, évoquait vendredi la "mémoire sélective" de l'accusé. "Compte tenu de l'enjeu et de la peine qu'il encourt, il serait peut-être temps qu'il dise enfin la vérité", avait-il ajouté.
"Une partie de ses explications sont un peu confuses (sic). C'est lié à sa personnalité, son intelligence, sa compréhension", reconnaît Me Damien Brossier, l'un de ses avocats. Selon lui, "il y a un certain nombre de points où est en droit de se poser des questions. (Mais) sur les choses les plus graves, il s'exprime dans le détail".
Mercredi, au premier jour du procès, Manuel Da Cruz avait pourtant reconnu avoir "beaucoup de défauts : je ne suis pas sincère, je mens souvent"
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111107.OBS4030/proces-de-manuel-da-cruz-je-mens-souvent.html
jeudi 3 novembre 2011
Meurtre d'une joggeuse: Une première victime «savait» que l'accusé «recommencerait»
Une jeune femme, violée par Manuel Da Cruz dix ans plus tôt, a témoigné au procès du principal suspect du meurtrier et violeur de Marie-Christine Hodeau...
Face à la barre, elle raconte une nouvelle fois son calvaire avec Manuel Da Cruz : Morgane Vallée, 24 ans, a été violée dix ans plus tôt par l'homme jugé depuis mercredi par la cour d'assises de l'Essonne pour avoir enlevé, violé et assassiné une joggeuse en 2009.
«J'avais les mains derrière le dos, les chevilles entravées avec ma culotte et mon soutien-gorge. J'étais toute nue. Je n'avais jamais connu la sexualité», souffle cette jolie jeune femme, aujourd'hui étudiante en pharmacie. Agée alors 13 ans, Morgane Vallée est séquestrée par Manuel Da Cruz, son voisin à Echilleuses (Loiret). L'homme la ligote, la frappe, l'emmène dans les bois et la viole.
Manuel Da Cruz avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle. Et puis, en 2007, Morgane Vallée apprend la libération conditionnelle de son violeur. «Je ne dormais plus, je ne voulais plus sortir de chez moi. Il avait dit qu'il reviendrait finir le travail».
Face à elle, l'accusé ne bronche pas. Inexpressif, comme depuis le début du procès mercredi. Manuel Da Cruz comparaît jusqu'au 8 novembre pour le rapt, le viol et l'assassinat en état de récidive légale de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée en septembre 2009 alors qu'elle faisait son jogging près de Milly-la-Forêt (Essonne).
En juin Morgane Vallée a publié un livre, «J'ai toujours su qu'il recommencerait» (Oh Editions).
«Marie-Christine Hodeau n'a pas la chance de pouvoir expliquer ce qui lui est arrivé, de pouvoir soutenir le regard de l'agresseur. Je connais cet homme, comment il procède», dit encore Mlle Vallée.
Elle «regrette" qu'«en France, la justice donne la part belle aux coupables plus qu'aux victimes», soulignant avoir depuis son viol il y a dix ans «changé de vie» et «tourné la page».
Me Damien Brossier, avocat de l'accusé, estime au contraire que le témoignage à la barre de cette première victime pose un problème de «mélange des genres». Il estime que Manuel Da Cruz, qui «réagit davantage à des pulsions qu'il ne réfléchit (...), serait peut-être plus inquiétant s'il était plus intelligent».
Le frère aîné de Marie-Christine Hodeau, Pascal, 48 ans, a ensuite parlé de sa soeur à la cour. «Ce qu'elle a fait au téléphone, ça représente sa personnalité. Je ne sais pas si beaucoup de personnes, dans la position où elle était, auraient eu ce réflexe» de téléphoner à la gendarmerie, a-t-il souligné.
«Elle a élevé ma fille aussi, dont elle était la marraine. Pour la gamine, c'est quelque-chose de très dur à supporter, sa tante, elle représentait tout», a-t-il continué, très ému.
http://www.20minutes.fr/societe/817262-meurtre-joggeuse-premiere-victime-savait-accuse-recommencerait
Face à la barre, elle raconte une nouvelle fois son calvaire avec Manuel Da Cruz : Morgane Vallée, 24 ans, a été violée dix ans plus tôt par l'homme jugé depuis mercredi par la cour d'assises de l'Essonne pour avoir enlevé, violé et assassiné une joggeuse en 2009.
«J'avais les mains derrière le dos, les chevilles entravées avec ma culotte et mon soutien-gorge. J'étais toute nue. Je n'avais jamais connu la sexualité», souffle cette jolie jeune femme, aujourd'hui étudiante en pharmacie. Agée alors 13 ans, Morgane Vallée est séquestrée par Manuel Da Cruz, son voisin à Echilleuses (Loiret). L'homme la ligote, la frappe, l'emmène dans les bois et la viole.
Manuel Da Cruz avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle. Et puis, en 2007, Morgane Vallée apprend la libération conditionnelle de son violeur. «Je ne dormais plus, je ne voulais plus sortir de chez moi. Il avait dit qu'il reviendrait finir le travail».
Face à elle, l'accusé ne bronche pas. Inexpressif, comme depuis le début du procès mercredi. Manuel Da Cruz comparaît jusqu'au 8 novembre pour le rapt, le viol et l'assassinat en état de récidive légale de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée en septembre 2009 alors qu'elle faisait son jogging près de Milly-la-Forêt (Essonne).
Publication d'un livre
Le destin tragique Marie-Christine Hodeau, cette assistante maternelle qui avait réussi à échapper à son agresseur avant d'être à nouveau piégée et tuée par lui, avait bouleversé l'opinion et mobilisé le gouvernement sur la récidive. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.En juin Morgane Vallée a publié un livre, «J'ai toujours su qu'il recommencerait» (Oh Editions).
«Marie-Christine Hodeau n'a pas la chance de pouvoir expliquer ce qui lui est arrivé, de pouvoir soutenir le regard de l'agresseur. Je connais cet homme, comment il procède», dit encore Mlle Vallée.
Elle «regrette" qu'«en France, la justice donne la part belle aux coupables plus qu'aux victimes», soulignant avoir depuis son viol il y a dix ans «changé de vie» et «tourné la page».
«Mélange des genres» pour la défense
Pour Me Dominique Polion, avocat de la famille de la joggeuse, «le calvaire subi par Marie-Christine Hodeau est quelque part similaire à celui vécu par Morgane Vallée», et ce témoignage «permettra peut-être à la cour d'assises de l'Essonne de peser à sa juste valeur la dangerosité» de l'accusé.Me Damien Brossier, avocat de l'accusé, estime au contraire que le témoignage à la barre de cette première victime pose un problème de «mélange des genres». Il estime que Manuel Da Cruz, qui «réagit davantage à des pulsions qu'il ne réfléchit (...), serait peut-être plus inquiétant s'il était plus intelligent».
Le frère aîné de Marie-Christine Hodeau, Pascal, 48 ans, a ensuite parlé de sa soeur à la cour. «Ce qu'elle a fait au téléphone, ça représente sa personnalité. Je ne sais pas si beaucoup de personnes, dans la position où elle était, auraient eu ce réflexe» de téléphoner à la gendarmerie, a-t-il souligné.
«Elle a élevé ma fille aussi, dont elle était la marraine. Pour la gamine, c'est quelque-chose de très dur à supporter, sa tante, elle représentait tout», a-t-il continué, très ému.
http://www.20minutes.fr/societe/817262-meurtre-joggeuse-premiere-victime-savait-accuse-recommencerait
Procès : le passé violent du meurtrier présumé de la joggeuse
Une vie «marquée par la violence», selon ses avocats. La cour d'assises de l'Essonne s'est penchée mercredi sur le passé de Manuel Ribeiro Alves Da Cruz, au premier jour du procès de ce violeur récidiviste de 49 ans. L'homme reconnait avoir enlevé, violé et assassiné une joggeuse de 42 ans, Marie-Christine Hodeau, en septembre 2009 dans l'Essonne. Cheveux et bouc bruns, regard sombre, Manuel Da Cruz est arrivé dans le box des accusés, face à la famille de la victime, une assistante maternelle originaire de l'Essonne. «Il est très angoissé à l'idée de croiser le regard de la famille de la victime et de ses proches. Il y a des regrets», avait indiqué avant l'audience Me Damien Brossier, l'un des avocats de l'accusé.
Un père alcoolique et violent
«A leur arrivée en France, les enfants ont connu l'enfer», a rapporté l'enquêteur de personnalité devant la cour. Elevé par ses grands-parents au Portugal, Manuel Da Cruz rejoint ses parents en France à 7 ans, avec ses deux soeurs. «Mon père était très sévère. Il rentrait bourré et tapait à coups de poings dans la figure», a déclaré l'accusé, s'exprimant rapidement avec un accent portugais.
«Mon petit frère, c'est celui qui se faisait le plus frapper», a raconté sa grande soeur, sans décliner son identité. Emue, cette quinquagénaire a raconté «la peur» dans laquelle vivait la famille : «On se cachait (...) quand il tapait ma mère (...) mais on entendait les cris.» «Je n'arrive pas à comprendre son geste. Pourtant je l'aime parce que c'est mon frère», lâche-t-elle avant d'exprimer sa douleur pour la famille de la victime, et de déclarer : «Il n'y a pas de mots, il faut qu'il paie».
«On fait le procès de qui ? Du père ou de M. Da Cruz ?», s'est alors interrogé Me Dominique Polion, avocat de la famille de Marie-Christine Hodeau, selon qui la violence du père «n'a pas de lien direct avec les faits qui nous concernent aujourd'hui».
Un homme «violent et très impulsif»
Manuel Da Cruz quitte le domicile familial à 17 ans et passe un an dans la rue. Il aura quatre enfants, de trois lits différents. Aux questions de la présidente Xavière Siméoni, il affirme être volage et avoir eu «jusqu'à huit maîtresses en même temps». Sa première compagne, mère de sa fille aînée avec laquelle il n'a pas de contacts, a quant à elle décrit deux années passées avec un homme «violent et très impulsif». «Il m'avait donné un coup de pied dans le ventre quand j'étais enceinte de huit mois», a-t-elle témoigné.
Pour Me Damien Brossier, avocat de l'accusé, «sa vie a été marquée du début à la fin par la violence, d'abord subie, et ensuite imposée».
«Un suivi insuffisant», selon les avocats de l'accusé
Le destin tragique de la joggeuse avait bouleversé l'opinion et mobilisé le gouvernement sur la récidive, d'autant que la victime avait d'abord réussi à échapper à son agresseur selon un scénario digne d'un terrible thriller.
Dès le début du procès ce mercredi, le débat sur le suivi des récidivistes a été relancé. Me Brossier a mis en avant des «moyens limités d'introspection et d'analyse» de Manuel Da Cruz. Selon Me Laurent Caruso, également avocat de l'accusé, tout n'a pas été fait, lors de la sortie de prison de Manuel Da Cruz en 2007, pour éviter la récidive. «Comme presque tous les détenus, son suivi est évidemment trop insuffisant. Si il pouvait avoir un suivi personnalisé, ça serait autre chose», a-t-il déclaré.
L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans. Le procès doit durer jusqu'à mardi.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-le-passe-violent-du-meurtrier-presume-de-la-joggeuse-02-11-2011-1698469.php
Un père alcoolique et violent
«A leur arrivée en France, les enfants ont connu l'enfer», a rapporté l'enquêteur de personnalité devant la cour. Elevé par ses grands-parents au Portugal, Manuel Da Cruz rejoint ses parents en France à 7 ans, avec ses deux soeurs. «Mon père était très sévère. Il rentrait bourré et tapait à coups de poings dans la figure», a déclaré l'accusé, s'exprimant rapidement avec un accent portugais.
«Mon petit frère, c'est celui qui se faisait le plus frapper», a raconté sa grande soeur, sans décliner son identité. Emue, cette quinquagénaire a raconté «la peur» dans laquelle vivait la famille : «On se cachait (...) quand il tapait ma mère (...) mais on entendait les cris.» «Je n'arrive pas à comprendre son geste. Pourtant je l'aime parce que c'est mon frère», lâche-t-elle avant d'exprimer sa douleur pour la famille de la victime, et de déclarer : «Il n'y a pas de mots, il faut qu'il paie».
«On fait le procès de qui ? Du père ou de M. Da Cruz ?», s'est alors interrogé Me Dominique Polion, avocat de la famille de Marie-Christine Hodeau, selon qui la violence du père «n'a pas de lien direct avec les faits qui nous concernent aujourd'hui».
Un homme «violent et très impulsif»
Manuel Da Cruz quitte le domicile familial à 17 ans et passe un an dans la rue. Il aura quatre enfants, de trois lits différents. Aux questions de la présidente Xavière Siméoni, il affirme être volage et avoir eu «jusqu'à huit maîtresses en même temps». Sa première compagne, mère de sa fille aînée avec laquelle il n'a pas de contacts, a quant à elle décrit deux années passées avec un homme «violent et très impulsif». «Il m'avait donné un coup de pied dans le ventre quand j'étais enceinte de huit mois», a-t-elle témoigné.
Pour Me Damien Brossier, avocat de l'accusé, «sa vie a été marquée du début à la fin par la violence, d'abord subie, et ensuite imposée».
«Un suivi insuffisant», selon les avocats de l'accusé
Le destin tragique de la joggeuse avait bouleversé l'opinion et mobilisé le gouvernement sur la récidive, d'autant que la victime avait d'abord réussi à échapper à son agresseur selon un scénario digne d'un terrible thriller.
Dès le début du procès ce mercredi, le débat sur le suivi des récidivistes a été relancé. Me Brossier a mis en avant des «moyens limités d'introspection et d'analyse» de Manuel Da Cruz. Selon Me Laurent Caruso, également avocat de l'accusé, tout n'a pas été fait, lors de la sortie de prison de Manuel Da Cruz en 2007, pour éviter la récidive. «Comme presque tous les détenus, son suivi est évidemment trop insuffisant. Si il pouvait avoir un suivi personnalisé, ça serait autre chose», a-t-il déclaré.
L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans. Le procès doit durer jusqu'à mardi.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-le-passe-violent-du-meurtrier-presume-de-la-joggeuse-02-11-2011-1698469.php
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