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lundi 26 octobre 2015

Rennes: Tony Meilhon condamné à la prison à perpétuité

A Rennes, Tony Meilhon a obtenu ce qu'il était venu chercher. Condamné en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans, Tony Meilhon a écopé de la même condamnation ce lundi devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. L’assassin de Laëtitia Perrais avait fait appel de la décision, espérant lever la mesure de rétention de sûreté prononcée en première instance, et c'est bien ce qu'il a obtenu ce lundi soir.
Procès Tony Meilhon: L'itinéraire chaotique d'un habitué des prisons
En janvier 2011, Tony Meilhon avait étranglé Laëtitia Perrais, l’avait poignardée à 44 reprises avant de découper son corps et de le disperser aux alentours de Pornic (Loire-Atlantique).

Tony Meilhon aura tenté de lisser son image


Pendant les deux semaines de procès, Tony Meilhon a pourtant tenté de lisser son image, assurant « demander chaque jour pardon à Laëtitia ». Très souvent calme, il n’aura vu ses nerfs lâcher qu’une seule fois, quand l’homme qu’il présente comme son complice a nié être impliqué dans le meurtre. Tony Meilhon a même expliqué « avoir trouvé un chemin pour être un homme meilleur ».
>> A lire aussi : Pourquoi la timide Laëtitia a-t-elle suivi un inconnu ?
Pour les proches de la victime, la fin de ce procès est vécue comme un soulagement. Les parents biologiques de la jeune Laëtitia, sa sœur Jessica, sa famille d’accueil et ses amis ont tour à tour témoigné à la barre de « la gentillesse » de la jeune serveuse. A l'issue du verdict, Tony Meilhon a été reconduit à la prison de Rennes-Vezin où il est condamné à l’isolement.

http://www.20minutes.fr/rennes/1717543-20151026-rennes-tony-meilhon-condamne-prison-perpetuite

Procès Meilhon: perpétuité et rétention de sûreté requises

La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans et d'une possible mesure de rétention de sûreté à l'issue de sa peine, a été requise en appel aujourd'hui contre Tony Meilhon pour le meurtre et le démembrement de Lætitia Perrais en 2011.

Lors de son procès en première instance, mi-2013, Tony Meilhon avait été condamné exactement à cette peine par la cour d'assises de Loire-Atlantique.

« C'est un crime des plus exceptionnels, à crime exceptionnel on doit répondre par un message exceptionnel», a estimé l'avocat général Stéphane Cantero en conclusion de son réquisitoire d'une heure.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/26/97001-20151026FILWWW00104-proces-meilhon-perpetuite-et-retention-de-surete-requises.php

jeudi 22 octobre 2015

Procès Meilhon: «L'assassin» de Laëtitia Perrais exprime ses regrets

 Ce que j’ai fait, je n’en suis pas fier. J’y pense tous les jours. Et tous les jours je lui demande pardon ». Au huitième jour de son procès en appel, Tony Meilhon a pour la première fois exprimé des regrets devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine jeudi.

« Je suis devenu un assassin »

L’homme est jugé pour avoir tué puis découpé le corps de Laëtitia Perrais en janvier 2011 près de Pornic (Loire-Atlantique). « Je suis devenu un assassin. J’ai tué de mes propres mains. Toute la misère que j’ai faite autour de cette horreur ne sera jamais effacée. Quand je repense à ça aujourd’hui, je me dis que j’ai vraiment fait n’importe quoi de ma vie », a-t-il déclaré lors de son interrogatoire.
La veille, la sœur jumelle et de nombreux proches de Laëtitia Perrais étaient venus témoigner à la barre, exposant leur souffrance, mais aussi leur incompréhension de voir la « timide » Laëtitia suivre un homme qu’elle connaissait à peine. « Hier, j’ai tout absorbé, tout écouté le mal que j’ai fait. Je ne reste pas insensible », a fait savoir Tony Meilhon en référence aux témoignages de la veille.

Le complice présumé entendu

Depuis le début de son procès à Rennes, l’homme montre une image de lui plus calme, plus retenue. « En prison, j’ai trouvé un chemin pour être un homme meilleur », avait-il déclaré en ouverture de son procès à Rennes.
Le moment clé du procès aura lieu en fin de journée lors de l’audition de Wilfried, complice présumé que Tony Meilhon désigne comme l’homme qui l’a aidé à découper le corps. Entendu à l’époque, ce « complice » avait été disculpé. Le procès se tient jusqu’au 28 octobre à Rennes.
http://www.20minutes.fr/rennes/1715263-20151022-proces-meilhon-assassin-laetitia-perrais-exprime-regrets

mercredi 21 octobre 2015

Procès Meilhon: Pourquoi la timide Laëtitia a-t-elle suivi un inconnu?

Au septième jour du procès en appel de Tony Meilhon devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, il a été beaucoup question de la personnalité de Laëtitia Perrais ce mercredi. La jeune femme est décédée dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011 à côté de Pornic (Loire-Atlantique), tuée par Tony Meilhon, qui l’aurait d’abord étranglée, avant de la poignarder et de la découper pour faire disparaître le corps.

« C’est une question que je me pose tous les jours »

Ce mercredi, une question est sans cesse revenue à la barre. Pourquoi la jeune femme, décrite comme « timide et réservée » par tous ses proches, a-t-elle suivi un homme qu’elle connaissait à peine? « C’est une question que je me pose tous les jours », a témoigné Jessica Perrais, sa sœur jumelle. « Pourquoi est-ce qu’elle n’est pas rentrée? A-t-elle été séduite? Je ne pense pas », a poursuivi la jeune femme, entendue pour la première fois. « Laëtitia était à la fois obéissante et rebelle. Elle était influençable mais elle avait du mal à faire confiance aux gens », a ajouté Jessica.

Cette nuit-là, après son service, la jeune femme avait passé la soirée avec Tony Meilhon, alors âgé de 33 ans et qu’elle ne connaissait pas. Ensemble, ils avaient fréquenté plusieurs bars, pris de la cocaïne et fumé du haschich, alors que la jeune femme déclarait « ni fumer ni boire ». « Sa vie privée restait très secrète. Elle était prête à avoir son indépendance mais sa famille d’accueil freinait un peu. Peut-être que cet homme représentait le danger, l’interdit à un moment où elle s’émancipait », a témoigné Karine L., référente sociale qui suivait les jumelles pour le compte du conseil général.
Depuis leurs 13 ans, les deux sœurs étaient accueillies dans la famille de Gilles Patron. « Laëtitia était effacée mais elle était prête à avoir son indépendance. Je n’ai pas l’impression d’avoir été une barrière », a répondu Gilles Patron en visioconférence. Incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur Jessica Perrais, l’homme pourrait être l’élément déclencheur. « Avant tout ça, tout se passait bien. Laëtitia a changé de comportement après les faits », a déclaré Laura. Cette voisine de la famille Patron avait été la première à dénoncer les attouchements de Gilles Patron, faits qu'il conteste toujours aujourd’hui. L’homme a par ailleurs répété qu’il n’avait « jamais eu un geste envers Laëtitia ».

« Des gens qui mentent »

Après sa mort, les enquêteurs avaient retrouvé plusieurs écrits de Laëtitia Perrais où elle faisait part de son mal-être, parfois sous forme de testament, expliquant être fatiguée « des gens qui mentent ». « Je n’avais jamais perçu ce mal-être », a expliqué sa sœur. Toute sa famille allait dans ce sens.
Jeudi, le complice présumé de Tony Meilhon est attendu à la barre. Le procès doit prendre fin le 28 octobre à Rennes
http://www.20minutes.fr/rennes/1714427-20151021-proces-meilhon-pourquoi-timide-laetitia-suivi-inconnu

vendredi 16 octobre 2015

Procès/Rennes: Tony Meilhon nomme son complice

Tony Meilhon a réaffirmé vendredi, au quatrième jour de son procès en appel à Rennes, avoir eu un complice pour démembrer le corps de Lætitia Perrais et a nommé, pour la première fois, l'un de ses amis dont la complicité a pourtant été écartée par les enquêteurs.

Alors qu'il était interrogé sur les faits aujourd'hui, Tony Meilhon a nommé l'un de ses amis, Wilfried D., en l'accusant d'avoir procédé, à sa place, au découpage du corps de Lætitia qu'il assume en revanche avoir lui-même tuée. C'est la première fois que Tony Meilhon donne un nom mais il répète cette version, dans laquelle il rejette la faute du démembrement du corps sur un complice qu'il appelait "Monsieur X", depuis son premier procès en 2013 à Nantes. Cette révélation a laissé dubitatif le président de la cour d'assises d'appel Philippe Dary qui a aussitôt rappelé que l'homme désigné par l'accusé avait été entendu par les gendarmes dès le début de l'enquête pour écarter une éventuelle complicité, et doit témoigner à ce procès en appel le 22 octobre.
La thèse d'un éventuel complice a été mise à mal jeudi durant l'audience. "On a fait le tour, il n'y a aucun élément qui laisse à penser qu'il y a une tierce personne qui soit intervenue", ni pour le meurtre ni ensuite pour sa dissimulation, a affirmé l'adjudant-chef Franck Touchais, directeur d'enquête de cette affaire.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/16/97001-20151016FILWWW00120-procesrennes-tony-meilhon-nomme-son-complice.php

mardi 13 octobre 2015

Assassinat de Lætitia Perrais: Tony Meilhon jugé en appel à Rennes

Près de cinq ans après le meurtre et la découverte du corps démembré de Lætitia Perrais, 18 ans, près de Pornic, Tony Meilhon, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité, retrouve mardi le chemin du prétoire, cette fois à Rennes, où il est jugé en appel.
En première instance, cette peine, que Tony Meilhon avait lui-même réclamée, bien qu'il ait toujours affirmé avoir tué la jeune fille involontairement, avait été assortie d'une période de sûreté de 22 ans.
Mais la cour d'Assises de Loire-Atlantique a aussi prononcé une mesure de rétention de sûreté. C'est cette mesure, prévoyant la possibilité de placer dans un centre médico-judiciaire fermé un criminel considéré comme encore particulièrement dangereux à l'issue de sa peine de prison, qui a conduit Tony Meilhon, aujourd’hui âgé de 31 ans, à faire appel.
"S'il n'y avait pas eu la rétention de sûreté, il n'y aurait pas eu d'appel", assure son avocat, Fathi Benbrahim. Avec la rétention de sûreté, "il s'agit de dire que quelqu’un sera détenu pendant 50 ou 60 ans. C'est réservé aux criminels en série qui tuent des enfants", avait-il commenté, après la décision de la cour, en juin 2013.
Ce procès en appel devait à l'origine se tenir en novembre 2014. Mais il avait été renvoyé en raison d'une grève des avocats contre le projet de réforme de leur profession.
Un rebondissement de plus dans cette affaire hors norme, qui avait occupé le devant de l'actualité pendant près de six semaines en 2011, en raison de la cruauté des actes commis mais aussi de l'intervention de Nicolas Sarkozy.
Le chef de l’État de l'époque avait directement mis en cause les magistrats pour des défaillances dans le suivi de Tony Meilhon à la sortie de son précédent séjour en prison, déclenchant une grève inédite de la majorité des tribunaux français.
Les faits remontent à la nuit du 18 au 19 janvier 2011. Après avoir quitté son travail dans un hôtel-restaurant de la Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique) où elle est apprentie, Lætitia Perrais rejoint Tony Meilhon, alors âgé de 31 ans et sorti de prison un an plus tôt, qu'elle a rencontré la veille.
Peu après minuit, Lætitia est vue pour la dernière fois en vie, quittant La Bernerie sur son scooter.
Mystérieux 'Monsieur X'
Le lendemain matin, la sœur jumelle de Lætitia, Jessica, découvre le scooter, renversé à quelques dizaines de mètres de la maison de Gilles Patron, chez qui les sœurs vivent depuis 2005 après avoir été placées dans cette famille d'accueil par les services sociaux.
Tony Meilhon est interpellé dès le 20 janvier. Dans son véhicule sont retrouvées des traces de sang appartenant à Lætitia, dont une partie du corps est retrouvée une dizaine de jours plus tard, dans un étang. Plus de deux mois plus tard, le reste du cadavre est découvert par une promeneuse, dans une autre pièce d'eau, à une cinquantaine de kilomètres de la première.
L'autopsie révèlera que la jeune fille a été étranglée et poignardée après sa mort plusieurs dizaines de fois. En revanche, elle n'a pas permis de déterminer s'il y avait eu agression sexuelle.
Pour sa défense, Tony Meilhon, qui avait déjà passé de nombreuses années en prison, a affirmé, sans jamais convaincre, avoir percuté le scooter de la jeune fille, involontairement, l'avoir crue morte puis voulu maquiller l'accident mortel en crime crapuleux en la poignardant.
Selon son avocat, Tony Meilhon, dont les experts psychiatres ont dessiné les contours d'une inquiétante personnalité psychopathique, assume désormais "totalement l'homicide".
Néanmoins, il contestera toujours avoir agressé Lætitia Perrais sexuellement, une hypothèse évoquée comme mobile du meurtre par l'accusation et les parties civiles en première instance, comme il conteste avoir lui-même découpé le corps, accusant pour ces faits un mystérieux "Monsieur X".
Douze jours d'audience sont programmés pour ce procès, jusqu'au 28 octobre.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/10/13/2196544-assassinat-latitia-perrais-tony-meilhon-juge-appel-rennes.html

mardi 18 novembre 2014

Grève des avocats: renvoi du procès en appel de Tony Meilhon

Le procès en appel de Tony Meilhon pour le meurtre en 2011 de la jeune Laëtitia Perrais, qui devait débuter aujourd'hui à Rennes, a été renvoyé, en raison de la "grève totale" des avocats de Nantes.

Le président de la cour d'assises d'appel de Rennes a ordonné le renvoi du procès à une date ultérieure, notamment demandé par l'avocat de Tony Meilhon, Fathi Benbrahim. Une "grève totale de toutes les audiences" a été votée hier par les avocats du barreau de Nantes - où Meilhon avait été jugé en première instance, dans le cadre d'un mouvement national de protestation contre la réforme Macron.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/18/97001-20141118FILWWW00104-greve-des-avocats-renvoi-du-proces-en-appel-de-tony-meilhon.php

lundi 17 novembre 2014

Procès en appel du meurtrier de Laëtitia Perrais

Le procès en appel de Tony Meilhon, condamné à la réclusion à perpétuité le 5 juin 2013 pour le meurtre, l'enlèvement et la séquestration de Laëtitia Perrais en janvier 2011, près de Pornic (Loire-Atlantique), s'ouvre mardi à Rennes. Le procès est prévu pour durer jusqu'au 2 décembre.

En première instance, Tony Meilhon, aujourd'hui âgé de 35 ans, avait été condamné par la cour d'assises de Loire-Atlantique à la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans, la peine maximale prévue par le Code pénal. Cette peine avait été assortie de la possibilité d'une "rétention de sûreté", un dispositif mis en place sous Nicolas Sarkozy et prévoyant le placement dans un centre psycho-médical de certains détenus à l'issue de leur peine.

Tony Meilhon, qui avait lui-même réclamé la perpétuité au cours de son premier procès, aurait décidé de faire appel "pour s'exprimer, pour s'expliquer", selon son avocat. "Il a l'intention d'intervenir plus activement à l'audience", a dit à Reuters Me Fathi Benbrahim qui s'opposera de nouveau à une mesure de "rétention de sûreté".

En 2011,
le meurtre de Laëtitia Perrais avait soulevé une vive polémique autour de la question de la récidive, le président d'alors, Nicolas Sarkozy, mettant en cause le travail des juges et des travailleurs sociaux.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/17/97001-20141117FILWWW00338-proces-en-appel-du-meurtrier-de-laetitia-perrais.php

lundi 2 juin 2014

Meurtre de Laëtitia. Tony Meilhon rejugé en appel à Rennes en novembre

Il y a un an, Tony Meilhon avait été condamné par la cour d'assises de Loire-Atlantique à la peine maximale prévue par le droit français.

Les jurés avaient, en outre, assorti sa peine de 22 ans de sûreté puis d'une éventuelle période de rétention de sûreté...
Tony Meilhon, 34 ans, a fait appel de cette condamnation, qu'il avait lui-même réclamé, provocateur, pendant les débats.

Mystérieux "monsieur X"

Il avait été reconnu coupable d'avoir tué la jeune Laëtitia Perrais, 18 ans, près de Pornic, en janvier 2011.
Tony Meilhon a passé tout son procès à nier avoir découpé lui-même le corps de la jeune fille, mettant ces atrocités sur le compte d'un mystérieux "Monsieur X". Aucun élément d'enquête n'a laissé croire aux jurés qu'un autre homme que Tony Meilhon avait pu intervenir dans le crime.
Tony Meilhon sera rejugé du 18 novembre au 2 décembre, à Rennes.

http://www.ouest-france.fr/drame-de-pornic-tony-meilhon-rejuge-en-appel-rennes-en-novembre-2591888

mardi 8 avril 2014

Gilles Patron. Condamné à 8 ans de prison, il ne fera pas appel

Gilles Patron vient de l'annoncer, par le biais de son avocat, Me Thierry Fillion : il ne fera pas appel de sa condamnation aux Assises de Loire-Atlantique.

Gilles Patron, l'assistant familial de Pornic, a été condamné aux Assises de Loire-Atlantique le 28 mars dernier à huit ans de prison pour avoir violé une adolescente qui lui était confiée et avoir commis des agressions sexuelles sur quatre autres enfants. L'avocat général avait requis treize ans.
Il avait jusqu'à ce lundi, 17 heures, pour annoncer sa décision de faire appel ou non du verdict. Il a donc renoncé à faire appel. La peine de huit ans de prison devient définitive

http://www.ouest-france.fr/condamne-aux-assises-8-ans-de-prison-gilles-patron-ne-fera-pas-appel-2110099

vendredi 28 mars 2014

Gilles Patron condamné à 8 ans de réclusion

Gilles Patron a été condamné en fin d'après-midi par le tribunal de grande instance de Nantes à huit ans de réclusion criminelle, pour viols et agressions sexuelles.

L'ancien "père d'accueil" de Laetitia Perrais, assassinée en 2011 par Tony Meilhon, était jugé depuis le 18 mars pour viols et/ou agressions sexuelles sur six victimes dont la soeur jumelle de Laetitia, Jessica.

L'avocat général avait requi hier
13 ans de réclusion criminelle à son encontre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/28/97001-20140328FILWWW00315-gilles-patron-condamne-a-8-ans-de-reclusion.php

Aux assises. Le verdict du procès Patron attendu vendredi après-midi

Les avocats de Gilles patron viennent de plaider devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. La cour s'est retirée pour délibérer.

Les avocats de Gilles Patron viennent de plaider devant la cour d'assises de Loire-Atlantique.
Ils ont dressé le portrait en négatif de celui qui s'est dessiné pendant les débats. Ils évoquent "un homme pas sûr de lui", "maladroit". "Un homme inapte à se défendre"
La défense a pointé les flous de l'accusation qui ne démontre rien. Maître Thierry Fillion s'est longuement appliqué à démonter "la construction" de ce dossier et la faiblesse et imprécision des accusations.
Concernant les gestes sexuels sur Jessica, seuls reconnus par l'accusé, l'avocat estime qu'on est loin du viol, au sens du droit : "Pas de violence, pas de menace, pas de contrainte exercée." Il évoque plutôt une "relation infantile". "Il s'est anéanti dans cette relation."L'avocat demande l'acquittement pour les faits dénoncés par cinq des six accusateurs. Pour Jessica, "vous apprécierez" a-t-il lancé aux jurés.
Derniers mots de l'accusé, en sanglots : "Jessica n'est pas une chose, pas un objet. C'est une fille devenue femme. Je regrette terriblement et sincèrement ce qui s'est passé. J'ai perdu ma place. Je te demande pardon, Jessica. Pour les autres accusations, je redis que ça n'a jamais existé."
La cour s'est retirée pour délibérer.

http://www.ouest-france.fr/aux-assises-le-verdict-du-proces-patron-attendu-vendredi-apres-midi-2052867

jeudi 27 mars 2014

13 ans de prison requis contre Gilles Patron

L'avocat général a requis 13 ans de réclusion criminelle aujourd'hui, pour viols et agressions sexuelles, à l'encontre de Gilles Patron, ancien "père d'accueil" de Laetitia Perrais assassinée en 2011 par Tony Meilhon, devant la cour d'assises de Loire-Atlantique où son procès avait débuté le 18 mars.

"Je ne demande pas à la cour de prononcer le maximum (20 ans, ndlr) parce que, dans l'échelle de l'horreur, je sais qu'il y a plus, mais vous êtes monté haut, M. Patron", a déclaré l'avocat général Guillaume Lescaux


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/27/97001-20140327FILWWW00290-13-ans-de-prison-requis-contre-gilles-patron.php

Procès de Gilles Patron : la journée des parties civiles

14h10 reprise de l’audience avec les parties civiles



Le conseil de Sylvie Larcher, mère de Jessica Perrais
Mme Larcher est une femme détruite par la violence dont on été victimes ses enfants. Laëtitia d’abord, puis Jessica ensuite. Elle se dit qui ment ? Qui ment depuis août 2011 ? Qui ment devant cette cours d’assises. Elle se dit que sa fille a pu avoir des oublis, elle se dit que sa fille ne ment pas. Mr Patron mou sa donné un début d’explication : elle voudrait se venger, elle voudrait tirer profit. Et pourquoi Jessica ne mentirait elle pas ? Nous avons une réponse avec l’explication de l’expert Mr Bichon, il parle de son attachement à sa mère, démontrant son souhait intense et profond de protéger les souffrances de sa mère.

Mr Patron ment, et a menti dans tout ce qui fait le ciment de sa vie. Il a menti à sa famille, à sa femme qu’il trompait, à l’institution qu’il représentait, il a même menti devant sa foi, il a fait témoigner un prêtre…

Peut-être aurez vous un doute qui vous amène à conclure que Jessica, elle aurait menti. Dans le doute mettez vous à la place de Mme Larcher, confiriez vous votre enfant à Mr Patron ?


Le conseil de Laura Hauville
Nous avons fait la connaissance d’une jeune fille cassée par la vie, faisant face au dédain de Mr Patron. Elle est celle par qui le scandale arrive. C’est elle qui permet aux autres d’aller parler aux gendarmes. Rien ne va lui être épargné. La grosse, l’engin, la menteuse, elle s’effondre et s’enfuit de cette enceinte… Est-ce que l’aura Hauville a été victime d’agression sexuelles de Gilles Patron. Laura va venir à la gendarmerie le 5 août 2010, elle ne dépose pas plainte, elle explique que Mr Patron l’a suivie sur son scooter, qu’il la caressée et essayé de lui toucher les seins. Ce qui lui est déjà arrivé. Elle dit, je ne lui ai jamais dit que je n’étais pas d’accord, je l’ai toujours repoussé. Elle en a parlé à sa famille d’accueil. Elle n’a pas voulu porté plainte, parce qu’elle a peur de Mr Patron dit elle. C’est quelqu’un d’important à la Bernerie, il est président de plein de trucs. Le conseil général est mis au courant, sa référente la convainc de porter plainte, et l’accompagne à la gendarmerie.

Pourquoi va t-elle chez les Patron pour y voir les jumelles ? Elle dit que Mr Patron n’était pas toujours là, c’est une adolescente qui agit en fonction de ses envies, j’ai envie de voir les jumelles, j’y vais ! Elle dit à 16 ans j’avais de la poitrine, il me disait attend dans la véranda, je n’avais pas le droit d’aller dans la chambre des jumelles. Laura est une jeune fille qui à 16 ans ne se situe pas dans le temps. L’expert nous dit que chez les jeunes filles, encore plus vrai dans le cas de jeunes filles qui ont eu à subir des violences sexuelles, cette difficulté est plus grande.

Y a t-il eu un complot entre Laura et les autres pour faire tomber Gilles Patron ? Pourquoi Laura aurait-elle eu quelque chose à Gilles Patron avant 2010. Une histoire d’arrêt de bus que Mr Patron aurait fait déplacer. Et puis il lui aurait interdit de venir à l’église pour Laëtitia. Les explications de Mr Patron ne tiennent pas. Vos dénégations, l’avocate se tourne vers Gilles Patron, en 2010 vous êtes convoqué par le conseil général, vous savez pertinemment que Laura Hauville a parlé. Et vous dites dit j’ai essayé…



Le conseil de Julia Gaborit
Les faits sont simples et datés. Le 23 juillet 2011. Elle dort chez ses amies. À besoin d’aller aux toilettes, et croise Gilles Patron, qui pose la main sur son sexe lui disant n’ait pas peur. Elle le repousse. Madame Patron est à côté dans la cuisine…
Gilles Patron nie ces faits là. Il dit je l’ai peut-être croisée, je l’ai peut-être effleurée, et puis ensuite il dit non rien de tout ça !
Les gestes sont commis par surprise, par un auteur qu’elle ne soupçonne pas capable. C’est le père de la famille de ses petites amies. Elle dit, il m’a touché les fesses, le sexe, les seins. Surprise. Il parle de l’homosexualité comme d’un problème, et se réjouit qu’aujourd’hui Jessica ait un petit ami.

Vous avez vu toutes ces victimes, sont-elles capables entre-elle de monter le scénario d’un complot ? L’expert décrit Gilles Patron comme dénué d’affect, pas d’émotion. On nous l’a présenté comme un homme pervers, il s’amuse des propos injurieux qu’il a tenus à l’égard de Laura Hauville. Il se sent tellement puissant qu’il a pu penser qu’aucune de ses victimes n’irait le dénoncer.


Le conseil de Quentin
Des écorchés de la vie, c’est le propos de l’enquêteur qui a entendu les enfants. À 7ans c’est un enfant sauvage qui ne parle pas, n’est pas propre. Le contexte dans lesquels les faits se sont déroulés. Quentin n’a rien à gagner à dire la vérité. Cet enfant a subi une agression sexuelle au sens pénal. Pourquoi la théorie du complot ne tient pas. Quentin ne connait pas les accusations portées contre Mr Patron lorsqu’il est convoqué à la gendarmerie.
Il est constant dans ses réponses. Il ne manifeste pas de haine, mais de la honte devant les enquêteurs. Il n’a pas vécu ses révélations comme un soulagement. Il a vécu l’horreur dans sa propre famille par son frère, il avait 4 ans. Sa mère a été condamnée pour agression sexuelle sur son frère. Quentin ne s’exprime pas au passé. Il ne sait pas à 14 ans s’exprimer correctement. Comment veut on qu’il puisse imaginer un complot ? On ne retrouve pas chez lui de trait de perversité. Sans cette enquête, l’expression de Quentin était inenvisageable.
Quentin souffre d’un complexe d’humiliation face aux adultes. Mr Patron lui dit ne dit rien, j’irais en prison. Ce n’était même pas la peine.

Quentin est mis nu plusieurs fois pas jour, Mr Patron prend son sexe en main…, Mr Patron conteste. Quentin a partagé 6 jours au domicile des Patron en compagnie de Dylan, il avaient 8 ans. Ils ne se sont jamais revus depuis. Quand Dylan, à 17 ans, est entendu comme tous les autres enfants, il dit je n’ai pas été victime, mais j’ai vu Quentin le pantalon baissé aux chevilles… Cette description correspond en tous points aux révélations de Quentin. Théorie du complot ? Ce n’est pas sérieux.


Le conseil de Lydie
C’est une jeune femme désormais, placée en foyer à 7 ans. Elle détient son propre record, 117 jours de fugue dans sa vie de placement. Son seul moment de bonheur c’est la semaine chez Mme Bonneau. Le week-end elle retourne chez sa mère… avec son beau-père. Qui abuse d’elle. Sa mère ne veut plus la voir depuis quelle ,’a trouvée au lit avec son compagnon. Alors le week-end elle va en famille relais. Pas de chance. C’est chez les Patron. Où les choses continuent.
Destructurée la petite ? on le serait à moins.

Une éducatrice qui avait toute sa confiance, dans une voiture, lors d’un déplacement, elle lui dit quand j’étais jeune, y a un éducateur qui m’a mis à poil et un autre m’a fait des bisous partout. L’éducatrice informe la mère, elles est le représentant légal. Alors elle va voir le conseil général pour que cette mineure soit défendue, puisque la mère ne veut pas porter plainte… On est proche de la majorité de l’enfant… pas de dossier.

C’est elle qui a porté plainte ? non c’est une confidence à une représentante de l’institution.

Le beau-père. Lydie s’explique chez les gendarmes à 6h du matin, une nuit de beuverie, la conversation s’envenime on appelle la police. J’ai été entendue comme témoin de l’enlèvement de ma mère par mon beau-père dit elle à la barre de la cour d’assises. Les policiers, s’aperçoivent que la gamine fait l’objet d’un signalement de fugue… ils l’a gardent, lui posent des questions. Et répond simplement à la question de savoir pourquoi la mère a des mots avec son beau-père… Le policiers lui disent que sa mère aurait dû signaler les faits… Que fait la petite, conflit de loyauté, la gamine ne confirme pas les faits… Et la police n’alerte pas les services sociaux !

Elle est majeure désormais. Il n’y a plus de dossier. Elle est honnête, elle protège sa mère.

Troisième fait. Contre Mr Patron. Elle en parle ? Pas du tout ! Janvier 2012 c’est sa mère qui la soutient. Lydie lui parle au téléphone. Tout le monde parle de Mr Patron. Et sa parole se délie. Sa mère lui pose un ultimatum. Mais les policiers l’entendent avant qu’elle ne soit allée les voir. Pa sans peine, Lydie invente de faux prétextes pour ne as venir les voir. Ils alors entendent tous les enfants un par un depuis le mois d’août…

Pour autant elle ne porte pas plainte. Mais la voila citée à comparaître à la cour d’assises. Et là elle va devoir témoigner.

Alors un complot ? Pour de l’argent ?  Difficile à croire, vous l’avez vue. Timide, fragile. disant, moi c’est rien pour les autres c’est pire ! Parler d’elle ? Ça reste trop dur, ça reste dedans. C’est la seule victime qui n’a pas pu libérer sa parole, sa souffrance. Ça hurle encore !



Le conseil d’Amandine
Je veux que Mr Patron arrête de me toucher. C’est écrit sur son cahier de fillette de 10 ans ! À 9 ans Amandine veut sa part de bonheur. Elle en aura avec Mme Patron, avec Mr Patron qui l’emmène faire du vélo. C’est donc ça une famille, avec des vacances, des tontons, des cousines.
Alors lorsque Gilles Patron lui demande d’enlever ce qu’elle a écrit, elle le fait. Elle ne veut pas voir sa mère retourner chez les gendarmes chez le juge. Amandine fait un choix inconscient, elle se tait. Et s’excuse. C’est une petite fille qui n’est rien à côté de Mr Patron admiré de tous. Ce petit cahier ne l’a pas libérée, au contraire, il l’enferme. Aujourd’hui Amandine n’a plus 10 ans, elle ne s’excuse pas cette fois ci. Elle sait qu’aujourd’hui Mr Patron ne peut plus lui faire de mal.

Amandine est une menteuse dit Mr Patron. Mme Patron dit que ce n’était pas si grave. Elle qui était institutrice !
Amandie ne connaissait pas ses compagnons d’infortune, elle se taisait et aujourd’hui sa parole se libère, ce n’est pas dune petite fille menteuse. C’est une femme aujourd’hui, qui a un mari, 4 enfants. Elle dit Mr Patron n’a pas changé, j’ai appris qu’il l’avait fait à d’autres, j’aurais dû ne parler, j’étais trop jeune. J’espère qu’on va nous croire. Je veux que Mr Patron arrête de nous toucher.


Me d’Oliveira conseil de Jessica
Je me suis égarée, je suis la 11ème partie civile, mes confrères ont tout dit ! Revenons en arrière Jessica et Laëtitia sont fatiguées des disputes familiales. Elles arrivent chez P’tit loup. Des loups elles n’en ont pas encore vu. C’est les vacances, il fait chaud dans le camping car. Il touche Jessica dans le hangar. Pose sa main sur son sexe ses seins, la force à mettre sa main sur son propre sexe. La patte du loup. Jessica est "patronisée".

"Patronisée" Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur l’affection de Michèle, les pêches à la palourde quand la mer se retire. P’tit loup avec qui on fait du sport. Mais ce meilleur là est la cause du pire. Son sexe, il le touche, il le lèche. L’homme qui aimait les femmes, qui aimait les filles, même les filles de l’assistance !

Gilles P’tit loup Patron met en scène régulièrement ses masturbations dans la salle de bain. C’est son aveu. Devant le regard fixe, égaré quand elle lui tend le sopalin final…
Quand il la conduit chez le psychologue, la ficelle est si bien tenue que rien ne sort. Jusqu’à Paris.
À l’Élysée, elle se dit que s’était normal que le roi de la Rogère soit reçu par le président de la République pour délinquance sexuelle…

Dans son jeu il sait qu’il a le bon valet. Dans le jeu adverse il sait qu’on trouve la sincérité. Il joue au poker menteur. Il faut transformer le valet du sopalin en dame de cœur. À la cour d’assises, il y aura des violons qui joueront l’histoire d’amour. P’tit loup je suis consentante, c’est le papier qu’aurait écrit Jessica au temps de leur romance. Curieuse façon d’écrire une histoire d’amour…

Les piques tombent à l’instruction, j’ai le souvenir comme mon confrère Fillion que Gilles Patron se prenait pour un as.

La cour d’assises, il faut abattre ses cartes, il joue collectif. Gilles annonce, Michèle rapplique et confirme. Il conclut toujours par un argument à côté de ce qu’on lui reproche. Jessica retrouve P’tit loup dans une cage. Elle essaye de rompre les barreaux du mensonge. Quand elle comprend qu’elle est bannie, elle reste sur le carreau.
 

Elle quitte la Bernerie, la proximité de la tombe de Laëtitia. Elle est venue témoigner à cette barre, tétanisée par le pouvoir du maître. Au fil des jours elle a pu se libérer de l’emprise. Et si le printemps arrive elle regardera par terre s’il n’y a pas un trèfle, à 3, ou 4 feuilles.





 

Le conseil du conseil général
Mr Patron vous avez violé vos engagements. Vous reconnaissez avoir failli, mais à l’insu de votre plein gré. Vous avez fini par succomber aux avances de Jessica. J’ai l’impression que vous avez agit méthodiquement, élevé des remparts de respectabilité autour de votre sexualité. Vous avez clivé entre l’homme public et l’homme privé. Mis des moyens importants pour donner une image favorable de vous même. Vous étiez un assistant familial impliqué, auprès des jeunes, de l’institution, des responsabilités familiales. Et en même temps vous placiez vos victimes sous votre domination affective ou sexuelle. Vos victimes bénéficiaient d’un cadre familial idéal. fils acceptaient cette contre-partie; Ils ne pouvaient pas révéler des faits pour lesquels ils ne seraient pas crus.
L’avocat s’exprime face à Mr Patron qui regarde le sol.
Vou savez causé un préjudice considérable aux enfants. Vous avez causé un préjudice considérable à l’institution. Un préjudice aux 1400 professionnels du département qui se dévouent pour ces jeunes en difficulté. Ce que vous avez fait ravage l’image de l’institution? Vous avez nuit à l’institution que représente le conseil général;

17h L’audience est suspendue un quart d’heure. À suivre les réquisitions de l’avocat général.


 

11h10 La parole est aux partes civiles dans l’ordre qu’elles ont déterminé


Me Madec pour la Voix de l’enfant
Depuis 8 jours nous avons une impossibilité d’accéder au delà de ce que Mr Patron veut bien montrer. Il sera difficile pour vous les jurés de vous forger une intime conviction.
Nous avons une lettre de Michèle Patron au 9ème jour de l’incarcération de son époux en 2011, où elle dit comment as tu pu faire ça ? Nous sommes encore abasourdis par ce que elle dit avec son époux depuis le début de son procès. On voit une femme affidée à son mari.
On nous présente des dessins d’Amandine, dont on ne sait pas grand chose. Ils présentent des dates de la main de madame Patron, toutes de la même encre, et remontent à des dates antérieures au faits. En tous cas ils n’ont pas été présentés aux experts et c’est regrettable.

Nous avons eu un expert hier, qui dit, "nous avons une personne qui souffre d’un trouble majeur de la personnalité et de perversité".
Il faut comprendre ce dispositif d’emprise, nous ne sommes pas dans le cas d’un pédophile qui prend des enfants tiers, nous sommes devant une personne qui a un moment de sa vie a besoin d’affirmer sa personnalité, pas forcément besoin d’assouvir un besoin sexuel.

Pourquoi souligner cela, La Voix de l’Enfant, veut montrer non pas la dérive d’un homme vieillissant, il nous semble important d’apprendre ce qu’est Mr Patron sous l’angle de sa dérive.
Il dit : qu’est-ce qu’un viol ? C’est quand on lui tient les bras, quand on force ! Nous n’avons pas senti une avancée psychologique au cours de ce procès, il ne comprend pas que Jessica était en demande. On ne peut pas juger Gilles Patron sans comprendre ce qu’il est aujourd’hui ou devenir demain. Il ne manifeste aucun progrès sur la personne qu’est Jessica Perrais. Il se présente comme un homme de bien? Quand il lui demandait de se masturber sur des vidéos pornographique, il se considère toujours comme un homme de bien…

Il a eu des relations avec des femmes adultes, on se demande comment il a pu être attiré par un enfant nu. Comment il a pu être habité par ce corps d’enfant adolescente pré-pubère. Il n’arrive pas exprimer ce qu’il a fait, il dit j’ai fait un traitement, sans qu’on sache quoi. Un adolescent reste un objet de désir, Jessica n’est pour lui qu’un adulte, petit, mais pas une enfant.

On nous dit : ils auraient ces enfants dénoncé par intérêt, par complot, bien que ne se connaissant pas, mais par médias interposés… Mais quand on leur demande : quand Gilles Patron posait sa main sur votre jambe à quoi pensiez vous ? Ils répondent , je repense aux agressions dont j’avais fait l’objet. Et on en conclu par, ces enfants sont affabulateurs… Mais le mécanisme viol abolit la volonté, dissocie du corps la volonté de l’esprit.

Jessica était "pratonisée", Jessica était dans une bulle engendrée par ce nœud familial. Pour clore je citerais Oscar Wilde, on peut effacer le passé, c’est une affaire de désaveu, d’oubli, mais on empêche pas l’avenir.


Me Jean-Christophe Boyer, L’enfant Bleu enfance maltraitée
Le silence c’est le huis clos. Le huis clos des actes. Nous sommes sur un procès qui reproduit la parole de l’un contre la parole de l’autre. Moi je vous dis j’ai subi quelque chose et l’autre répond non il n’y a rien !

Oubliez votre posture d’adulte, il faut se mettre dans la peau des enfants, pourquoi ils ne parlent pas, ou parlent tous en même temps. Pourquoi Amandine dit dans un dessin son amour pour lui… Gilles Patron ne comprend pas.

Un expert nous a dit : il y a les pères de famille, et il y a les pères d’accueil, il est le point commun entre les enfants. Pourquoi on place les enfants ? Pour leur donner une structuration, une famille. C’est de l’inceste finalement. Le poids du père naturel et renforcé par le poids du père institutionnel. Les enfants se disent on me place pour éviter le foyer, où ils sont seuls, ils ont le cafard.

Alors quand on est dans une bonne famille, où on se sent bien, les Patrons ne sont pas des monstres, ça se serait su, on est dans le gris on est dans le flou. C’est pas un viol comme à la sortie d’une boite de nuit, on montre à l’enfant que c’est normal, naturel, on est aussi le père institutionnel. C’est le premier mode de l’emprise, il a marché avec Amandine, il marche encore mieux avec Jessica. Elle va même réclamer la place du père qu’elle prenait.
Il y a l’emprise institutionnelle, il exerce une double autorité de père de famille et de représentant de l’institution. C’est l’adulte qui pose les règles.

Mais les enfants réfléchissent. Ils se rendent compte qu’ils ne sont pas dans un schéma classique. ils découvrent aussi le plaisir sexuel dans les mains de l’autorité. Déjà qu’il se sentent rien puisqu’ils ont été placés, ils se sentent encore moins rien parce qu’ils subissent quelque chose qui les dépasse.

Classiquement un enfant, dans une famille, il y a des verrous, les faire sauter, parler, c’est prendre le risque de faire aller une personne en prison. C’est la peur des victimes, il y a un conflit de loyauté. Ces enfants ont une réminiscence, ils ont déjà subi des violences, ils ont été placés, le père institutionnel perd de sa superbe à un âge ou l’on ne craint plus le foyer. Ils grandissent et comprennent que perdre sa souffrance, c’est rompre le silence.

Avec Juliette, Mr Patron n’a pas compris qu’elle allait se libérer plus vite. Elle n’a pas attendu sa majorité, elle n’a pas mis 6 mois pour se libérer.

Alors les autres aussi ont parlé. On nous dit c’est un complot. Non, c’est la preuve de sa culpabilité. Il se servait de sa double casquette de père institutionnelle et familial.

C’est ça la violence sur mineur.



Me Riaud, représente la maman de Quentin
Cela fait 9 ans que je suis amenée à être aux côtés de la maman de Quentin devant les juges, aujourd’hui elle se constitue partie civile pour deux raisons. À un moment donné on a placé ses enfants parce qu’elle n’a pas su aimer ses enfants, elle tente pas cette démarche son rôle de maman.
Deuxièmement, après avoir pris connaissance des faits, elle est en colère, on lui a pris ses enfants parce qu’elle été une mauvaise mère et que la famille d’accueil a failli.
Elle ne conteste pas le mode duquel elle vient, elle conteste le contexte général du monde de Quentin. Elle a vécu le manque d’hygiène de respect, cette maman a des carences éducatives énormes, ne sait ni lire ni écrire, n’a aucun repère, vit dans un milieu incestueux inter-générationnel.

Son enfant lui a été retiré à 7 ans. Quentin, quand je l’ai rencontré à 8 ans, j’ai vu cet état de prostration, de repliement sur soi, il n’avait pas la corpulence qu’il a aujourd’hui. C’était un petit garçon en pleine carence, affective, éducative, en psychose infantile, une personnalité parfaite pour être abusé par un pervers. Une personnalité qui a rencontré Mr Patron, qui a une haute opinion de lui même, un parcours de vie exemplaire, comparativement à la vie de la maman de Quentin, il a beaucoup de prestance, elle si… débile, puisqu’on l’a dit. On lui a dit tant de choses, tant de reproches, elle continue de vivre dans ce tiers monde, on lui a pris ses enfants en lui disant ils seront protégés. Quentin a su évoluer dans la vie, mais Mr Patron en commettant l’irréparable, a trahi l’institution, les enfants, les parents à qui ils ont les a retirés.

La maman de Quentin est en colère, car Mr Patron a profité de la souffrance de son enfant pour abuser, l’institution, sa confiance, elle veut que la voix de son enfant soit entendue. Il n’y a aucune demande d’indemnisation, comme on nous l’a dit. 1 euro de dommages, nous sommes juristes.


L’audience est suspendue et reprendra à 14h
 


10h35 Le président donne lecture du témoignage de Mme Tavernier, ancienne famille d’accueil

"J’ai souvent vu la famille Patron dans le cadre associatif des familles d’accueil. Nous étions amis. Mais je ne savais rien de leur vie personnelle. Une famille très unie, très solidaire. Gilles Patron a un cœur énorme, je l’ai vu se porter garant pour le loyer d’un jeune, je n’ai jamais su le faire.
Il faut être un couple solide pour être famille d’accueil, on est jamais à l’abri de malversations.
À son 60tième anniversaire, il donnait l’image de quelqu’un de paternel, sécurisant. Il s’est passé quelque chose avec Jessica, je ne sais pas quoi, je n’arrive pas à croire qu’il l’ait forcée. C’est la dernière personne avec qui j’aurais pu imaginer ça. Jessica était dans un rapport de séduction, il est tombé sous le charme. Je pense que le seul reproche qu’on puisse faire à Gilles, c’est son rapport avec Jessica".

Me Thierry Fillion son défenseur demande à Gilles Patron de parler se son suivi psychiatrique.
J’ai pris contact en septembre 2012 avec le docteur Kemies psychiatre à Niort, mais comme il est malade je n’ai pas pu continuer, mais je veux continuer."

L’audience est suspendue à 10h45

 

10h00 Plusieurs témoins ne sont pas venus à l’audience

Le Président donne une lecture rapide de leurs dépositions. Parmi celles ci, un extrait d’une conversation téléphonique enregistrée,

Nathalie, "mais enfin Jessica, il te forçait ? Jessica quand j’était mineure non. il me touchait je le repoussais, il laissait tomber. Oui mais plus tard…, Oui je me suis laissée faire, il me disait comme ça tu sauras ce que c’est qu’un homme… Mais enfin il a 70 balais… Non 60, mais il me disait qu’il m’aimait passionnément… oui mais enfin Jessica, c’est ton père adoptif ça se fait pas, oui mais bon je sais pas, faut que tu portes plainte enfin voilà. Non je peux pas. Mais enfin il est marié quoi…" la conversation est coupée, plus de batterie.

Une autre conversation, reprend le président,
Nathalie, "il vont faire une enquête, sur les 50 enfants, oui je sais il vont même interroger ma petite amie…, il dit que tu étais consentante, que tu étais majeure, oui, mais c’est faux il t’a forcé la main alors que t’étais pas majeure, oui, c’est comme la fois ou il se masturbait devant toi, ah ben ça il l’a fait plus d’une fois ! Mais enfin, tu sais que ça se fait pas devant un enfant, ni devant un adulte enfin !  On entendre pas dans la chambre de quelqu’un en se masturbant? oui, c’est ouf on reste pas des années avec quelqu’un comme ça, oui, t’en avais pas plein le cul ? Ben oui alors ! Pourquoi t’es pas venue m’en parler ? Je sais pas. T’avais peur ? Oui.
C’est comme pour Tony Meilhon pourquoi ta sœur n’est pas venue dire qu’elle été emmerdée ? Elle avait peur aussi.
Pourquoi tu as dit que tu voulais être adoptée par eux ? Quand j’ai su la vérité sur papa je savais plus quoi faire. Le viol tout ça ? Oui; Mais enfin il abusait de toi. Oui je sais. Et sa femme elle savait ? Elle voyait rien ? Je sais pas.
Gilles Patron regarde par terre.

Le président poursuit la lecture d’un autre enregistrement,
Nathalie : "Pourquoi en subissant tout ça, même à l’église tu restes à son bras ? Je sais pas. Il te manipulait ? Il me disait de rien dire. Ben oui il risquait gros. Il risque gros maintenant. Tu ramenais toujours ta gueule pourquoi t’as pas ramené ta gueule ? Fallait m’en parler dès le début, dès qu’il t’as demandé de toucher son pénis. Je sais pas. Pourquoi t’es pas allée au conseil général ? Je sais pas. Tu m’aurais dit tout ça on serait allée au conseil général, on lui aurait dit c’est comme ça, il aurait voulu nous casser la gueule mais au moins c’était fait. Au lieu de ça tu rentrais chez toi en te disant, il va vouloir que je lui touche le pénis, me violer… ben oui … Comment t’as fait pour ne pas m’en parler alors que t’allais te plaindre au juge d’avoir des poux dans la tête et d’avoir le cheveux coupés trop courts… Je sais pas j’étais plus moi même…

Natahlie : "Pourquoi t’en a jamais parlé, tu trouves pas ça bizarre ?" Jessica : "Ben oui maintenant oui".

 

9h25 Gaëlle Patron, professeur certifiée de lettres modernes
Entendue comme témoin à la demande de l’avocat de la défense

"Mon père est homme aimant et généreux, droit et franc, qui nous a inculqué des valeurs certaines, le souci d’être proche des personnes qui nous sont chères.
Le président, "vous êtes partis à Tahiti avec votre père?" "Oui durant trois ans. Il a toujours su nous accompagner, très protecteur. C’est un père autoritaire qui appuie ses choix. Imbu de sa personne précise le président, "quelqu’un qui manque parfois de confiance, et qui réaffirme ses réussites. Imbu de sa personne non !"

Il y a eu un professeur à Papeete qui parle d’attouchements… "J’étais toute petite, j’ai demandé à mes parents de ne pas porter plainte, j’aurais été mis en porte à faux avec mes camarades, il avait le moyen de me nuire pour le restant de l’année scolaire. C’était lors d’un week-end pédagogique… Je n’ai pas été violée, attouchée, mes parents m’ont soutenue, accompagnée".

Le président : puis vous rentrez : "Oui j’ai 19 ans, je suis alors étudiante à Angers." Que pensez vous du choix de vox parents de devenir famille d’accueil. "J’ai trouvé ça très bien". Quelles relations avez vous développées avec les enfants qu’ils accueillaient ?" Avec Jessica et Laëtitia, c’était formidable. Avec papa elles avaient des relations affectives fortes".

Arrive le drame de 2011 avec la disparition de Laëtitia, puis le mois d’août avec ses accusations de viol et d’attouchements. "Je n’y croyais pas, quand il a reconnu cette relation qu’il a qualifiée de fusionnelle, j’ai été blessée, c’était mon père, avec ma mère…" Papa aime séduire les femmes, puisque j’ai appris qu’il avait eu trois maîtresses…"
Gilles Patron, reste impassible, le menton appuyé sur son poing droit.
Le président : "Quelle sentiment avez vous de cette relation ?" "Je pense qu’il était sincère vu le cadre et les conditions de cette relation". "J’ai pu dire à papa que  je lui en voulais, je n’ai pas à le juger. C’est mon père !"

"Vous vous souvenez de la demande d’adoption de Jessica ?" "J’ai pensé que Laëtitia, le président : non Jessica, elle reprend aussitôt, Jessica ayant encore ses deux parents vivants la question ne se posait pas".

Question de M de Oliveira: "Sur quoi vous basez vous pour certifier le sentiment amoureux entre votre père et Jessica ?" "Je voyais leurs regards, leur manière d’être ensemble, mais je n’avais pas d’abord imaginé autre chose qu’une complicité d’adulte à enfant".

Le président : "que pensez vous des témoignages des personnes, jeunes femmes, jeune homme que nous avons entendus ?" Je ne sais pas, je les perçois comme des personnes intéressées".

L’avocat de la défense Thierry Fillion : " Votre père a t-il essayé de vous toucher ?" "Non, jamais". Votre père affiche une forme de rigidité, comment expliquez vous son attitude par rapport à Jessica ?" "Il ne manifeste pas ses sentiments, j’étais moi même en grande dépression à ce moment là, j’ai le sentiment qu’il n’a pas à ce moment là pu m’aider, et qu’il s’est tourné vers Jessica qui lui témoignait de l’affection".


http://pays-de-la-loire.france3.fr/2014/03/27/proces-de-gilles-patron-la-journee-des-parties-civiles-443407.html

mercredi 26 mars 2014

Gilles Patron. Une sixième victime au procès

Une sixième victime, âgée d'une vingtaine d'années, vient de se constituer partie civile au procès de Gilles Patron. L'assistant familial est jugé à Nantes jusqu'à vendredi.

Une sixième victime, âgée d'une vingtaine d'années, vient de se constituer partie civile au procès de Gilles Patron. Cet assistant familial sexagénaire de Pornic est jugé depuis une semaine par la cour d'assises de Loire-Atlantique pour des agressions sexuelles et viols dénoncés par des jeunes gens qui, pour certains, avaient été placés dans sa famille d'accueil.

Expertises psychiatriques

Ce matin, les jurés ont entendu un jeune garçon qui se plaint d'agressions sexuelles. L'accusé nie, comme toujours, tout geste déplacé.Mercredi, psychiatres et psychologues livreront leurs expertises sur la personnalité de cet homme, souvent présenté comme ayant exercé une emprise sur les enfants qui étaient placés chez lui.Le verdict est attendu vendredi en fin de journée.

http://www.ouest-france.fr/assises-nantes-une-sixieme-victime-au-proces-de-gilles-patron-2041003

jeudi 20 mars 2014

Procès Patron. Gilles Patron conteste les accusations de Jessica

Aux Assises à Nantes, Gilles Patron est interrogé ce jeudi matin sur les lourdes accusations portées contre lui par Jessica.

« Cette liaison n'aurait pas dû exister, même avec des sentiments. J'aurai dû dire non. Je sais qu'elle est courageuse. Je lui ai fait du mal. Je souhaite qu'elle s'en tire. Elle en est capable. »
Gilles Patron est interrogé ce jeudi matin sur les lourdes accusations portées contre lui par Jessica, mercredi soir, devant la cour d'assises.
Dans sa déclaration devant les jurés, l'assistant familial vient de reconnaître à nouveau une « relation amoureuse » avec la jeune fille mais limite considérablement la période des relations sexuelles entre eux : « De mai à novembre 2010. »S'il reconnaît des attouchements, il conteste toute pénétration.
En outre, il prétend avoir répondu à la demande de la jeune fille. « Bêtement, j'ai agi » dit-il. « C'était stupide, idiot, je le regrette. Mais elle ne m'a pas repoussé... (...) 'ai jamais vu une fille en opposition. Les sentiments étaient réels entre nous deux. »

http://www.ouest-france.fr/proces-patron-laccuse-conteste-les-accusations-de-jessica-2021066

mercredi 19 mars 2014

Procès Patron. Jessica, la sœur de Laëtitia, entendue aujourd'hui

Ce mercredi débute la deuxième journée du procès de Gilles Patron, accusé d'abus sexuels sur cinq enfants dont certains étaient placés dans sa famille d'accueil.

Ce matin la cour d'assises de Loire-Atlantique achève l'examen de la personnalité de Gilles Patron, accusé d'abus sexuels sur cinq enfants dont certains étaient placés dans sa famille d'accueil.
En début d'après-midi, ce sont les enquêteurs de la gendarmerie qui sont attendus à la barre pour présenter les charges qu'ils ont réunies contre cet homme de 63 ans.
En fin de journée, Jessica, la sœur jumelle de Laëtitia (la jeune femme tuée à Pornic, en 2011, par Tony Meilhon) déposera devant les jurés. Elle est la principale accusatrice de Gilles Patron. Elle dit avoir été violée à plusieurs reprises par l'assistant familial.
 

Les premiers mots de l'ex-père d'accueil de Laetitia Perrais pendant son procès

Gilles Patron, ancien père d'accueil de Laetitia Perrais, comparait à partir de ce mardi, aux assises de Nantes pour des viols sur Jessica Perrais et d'autres victimes présumées. Pour le premier jour de ce procès, Gilles Patron a expliqué qu'il regrette les faits.

Le procès de Gilles Patron, ancien père d'accueil de Laetitia Perrais, assassinée par Tony Meilhon en 2011, a commencé ce mardi devant la cour d'assises de Nantes. Il comparaît pour viols, assumant des relations sexuelles avec la sœur jumelle de Laetitia, Jessica, mais rejetant les accusations de quatre autres victimes présumées.
"Je n'ai jamais nié les faits de la relation avec Jessica, je les regrette évidemment", a déclaré M. Patron, qui a en revanche contesté les accusations de tous les autres plaignants. "Je regrette la relation avec Jessica, c'est une jeune femme courageuse volontaire déterminée... Je me revoyais dans elle, c'est comme ça qu'est née une certaine complicité...", a-t-il commencé à expliquer dans l'après-midi.  
Gilles Patron s'était fait connaître lorsque, après le meurtre de Laetitia près de Pornic (Loire-Atlantique) en janvier 2011, il avait été reçu à deux reprises par le président Nicolas Sarkozy, à la place des parents biologiques des jumelles qui lui avaient été confiées. Il avait alors appelé à la plus grande sévérité contre les "violeurs récidivistes".
20 ans de réclusion encourue
L'audience est programmée sur neuf jours, jusqu'au 28 mars. Une cinquantaine de témoins ainsi qu'une dizaine d'experts doivent venir témoigner. Gilles Patron doit répondre de viols et agressions sexuelles par "personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction" sur Jessica Perrais et une autre jeune fille dont il a eu la charge, en 2003 et 2004, alors qu'elle avait entre 11 et 12 ans. Il doit aussi répondre d'agressions sexuelles, toujours par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction, sur un garçon qui lui avait été confié. Il encourt 20 ans de prison.
Lors du procès de Tony Meilhon pour le meurtre de Laetitia Perrais en juin 2013, des lettres de la jeune femme ont été citées par des témoins et par le président, indiquant clairement son désir d'en finir avec la vie. Et une de ses amies a affirmé lors du procès de Tony Meilhon avoir recueilli des confidences de Laetitia se plaignant de viols de la part de Gilles Patron.
Néanmoins, l'enquête ouverte sur d'éventuels faits de viols ou agressions sexuelles qu'il aurait commis sur Laetitia a débouché sur un non-lieu au cours de l'instruction.  "Gilles Patron reconnaît une relation affective et sexuelle avec Jessica Perrais, dont il a bien conscience aujourd'hui qu'elle n'aurait pas dû avoir lieu", a déclaré son avocat Me Thierry Fillion. "Il ne reconnait aucun comportement à caractère sexuel à l'égard des autres plaignants", a-t-il ajouté. 
"Il aurait dû lui mettre sa main dans la figure"
De son côté, Me Cécile de Oliveira, avocate de Jessica, a souligné combien ce procès constituait une épreuve pour sa cliente. "C'est dur et très stressant pour elle de se retrouver dans cette salle d'audience où elle a été confrontée en juin dernier à Tony Meilhon pendant plusieurs jours", a-t-elle indiqué.  "Elle est confrontée aussi à une famille qui à ce stade fait bloc autour de Gilles Patron, une famille dans laquelle elle a eu des repères affectifs", a-t-elle ajouté.
Dans l'après-midi une des filles de Gilles Patron, Oriane, a violemment mis en cause Jessica, déclarant: "Je pense que Jessica a tout fait pour attirer mon père, je pense qu'il a refusé ses avances plusieurs fois avant de faire ce pas... Il aurait dû lui mettre sa main dans la figure." Et Jessica, absente le matin, était présente dans l'assistance pour entendre ces mots.
 

mardi 18 mars 2014

Procès du père d'accueil de Laetitia, la victime de Meilhon

Gilles Patron. Première matinée aux Assises de Loire-Atlantique

Le procès Gilles Patron, accusé du viol de la soeur de Laëtitia, vient de débuter à la cour d'Assises de Loire-Atlantique par une litanie de viols et d'agressions sexuelles

Gilles Patron, le père de la famille d'accueil de Laëtitia Perrais, est jugé à partir d'aujourd'hui  pour viols sur sa sœur jumelle et agressions sexuelles sur quatre autres adolescents. Le procès en assises qui doit jurer jusqu'au 28 mars vient de débuter.
Ce procès d'une envergure considérable réunit cinquante témoins,onze parties civiles, huit experts et un public nombreux.
Le jury constitué, le président de la cour procède à la lecture de l'ordonnance de la mise en accusation. Une longue liste de viols et d'agressions sexuelles. Des accusations portées principalement par des enfants placés chez lui et qui étaient âgés de 11, 14 ou 16 ans. Les gestes dénoncés auraient été commis entre 2004 et 2011 au domicile de Gilles Patron, au camping, à la pêche ...
Gilles Patron n'a pas pris la parole pour l'instant, mais, silencieux il multiplie les "non " d'un signe de tête. À l’instant  le président demande à l'accusé sa position sur ces différentes accusations :
- "Vous contestez ou vous reconnaissez ?"
- "Je n'ai jamais nié les faits concernant Jessica. Je le regrette".
- "Vous reconnaissez des viols sur Jessica ? "
- "Non, Non, non !"
- "Et les autres faits ?
- "Je dénonce complètement. Je les conteste..."
Soudain la voix de l'accusé se brise, proche des sanglots...

http://www.ouest-france.fr/proces-gilles-patron-premiere-matinee-aux-assises-2012304