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jeudi 29 janvier 2015

Pour DSK, le procès du Carlton de Lille débute lundi

L'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, terrassé au sommet de sa carrière par l'affaire du Sofitel de New York, scandale sexuel sans précédent, se retrouve lundi devant le tribunal correctionnel de Lille pour proxénétisme aggravé, accusé d'avoir été au coeur d'un réseau de prostitution mis en place par ses amis du Nord. Les juges lillois ont estimé, d'une part que DSK ne pouvait ignorer que les filles qu'on lui présentait lors de parties fines étaient des prostituées rémunérées, d'autre part qu'il avait été le "pivot central" ou encore le "roi de la fête" de ces soirées, a indiqué une source judiciaire. Le parquet avait toutefois requis un non-lieu pour Dominique Strauss-Kahn. Et pourrait bien réclamer sa relaxe au procès.
Longtemps favori des sondages en vue de la présidentielle de 2012 en France, Dominique Strauss-Kahn comparaîtra dans l'affaire dite du Carlton aux côtés de 13 autres prévenus à partir du 2 février. Le procès est prévu pour durer trois semaines. DSK est devenu au fil de l'instruction l'un des personnages centraux d'une affaire de proxénétisme ayant débuté dans des hôtels de luxe de Lille. A la suite du scandale du Sofitel de New York et presque trois ans après sa mise en examen, il va de nouveau faire face à l'étalage public de ses moeurs sexuelles, qui lui auront coûté sa carrière politique.

DSK savait-il?

DSK pouvait-il ignorer qu'il avait affaire à des prostituées? Interrogée, l'une d'elles, "Jade", s'est montrée particulièrement sévère, selon une source judiciaire. Elle sera sur les bancs de la partie civile. "C'est vraiment nous faire croire qu'il est naïf", a-t-elle notamment lâché, alors que tous les autres protagonistes étaient au courant, selon elle. Les avocats de DSK ont très rapidement dénoncé un "acharnement" des juges. Me Richard Malka, avait au moment du renvoi dénoncé "une motivation idéologique, politique, morale", un renvoi "certainement pas fondé sur une analyse juridique des faits". La ligne de défense n'a pas bougé : DSK était adepte du libertinage, pas de prostituées.
Au cours de l'instruction, en fait de parties fines, certaines participantes ont évoqué des séances de "carnage", d'"abattage" ou encore de "pure consommation sexuelle", selon des propos rapportés. A quelques jours du procès, la défense de DSK n'a pas souhaité s'exprimer davantage. "On criminalise les clients, ce qui n'est pas dans l'esprit des législateurs", déplore de son côté Me Dupond-Moretti, avocat de David Roquet, ex-patron d'une filiale du groupe de BTP Eiffage qui sera sur le banc des prévenus. Son défenseur s'était précédemment agacé de voir une affaire à laquelle on avait donné une qualification criminelle "pour se donner du confort" finir devant un tribunal correctionnel.
En 2011, sur des renseignements anonymes, la police judiciaire de Lille se penche de près sur les fréquentations de l'hôtel Carlton et de l'hôtel des Tours, où René Kojfer, en charge des relations publiques, ferait venir des prostituées pour satisfaire quelques clients. La surveillance mise en place, notamment sur le téléphone portable de René Kojfer, fait sortir peu à peu des noms, dont celui de Dominique Strauss-Kahn, lâché au détour d'une conversation sur de folles soirées lilloises et belges. Lorsque René Kojfer est placé en garde à vue, une information judiciaire est en cours depuis près de sept mois. Il est le premier mis en examen, le 7 octobre 2011.
"Il y a un décalage, une incompréhension vraiment forte entre la définition stricto sensu juridique et la réalité des choses", avance Me Hubert Delarue, son avocat, qui évoque des relations "entre adultes consentants" et son client qui n'a "jamais touché un centime". De Kojfer, les enquêteurs remontent un réseau de notables qu'ils soupçonnent de profiter des filles mises à disposition par le chargé des relations publiques: Emmanuel Riglaire, avocat au barreau de Lille, mais aussi David Roquet et Fabrice Paszkowski, un entrepreneur spécialisé dans le matériel médical.

Dodo la Saumure parmi les mis en examen

Ces deux derniers font partie d'un cercle amical, libertin, parfois franc-maçon, auquel viennent s'ajouter le policier Jean-Christophe Lagarde, directeur de la sûreté départementale du Nord, et Dominique Strauss-Kahn. "David Roquet paie un système mis en place bien avant lui dans sa boîte", tonne Me Dupond-Moretti, parlant d'une "forme de lobbying" auprès de DSK. Fabrice Paszkowski semble être le principal contact de ce dernier lorsqu'il vient passer des soirées dans le nord: l'instruction relève des milliers de textos échangés pour se donner rendez-vous. Le Nordiste a rencontré DSK pour la première fois à Béthune (Pas-de-Calais), en 2006. Avec Roquet et Lagarde, il participe en outre à trois voyages à Washington pour des soirées débridées.
Autre figure très médiatique du procès, Dominique Alderweireld, mieux connu sous le nom de Dodo la Saumure, a été l'un des derniers mis en examen, bien que son nom soit apparu très tôt dans la procédure. Souteneur en Belgique, où il considère mener une activité "tolérée", il est reproché à Dominique Alderweireld que des prostituées impliquées viennent de ses établissements. Le troisième volet de l'affaire concerne les dépenses engrangées pour payer les prostituées et organiser les voyages à Washington. Quatre des 14 prévenus sont mis en examen pour escroquerie, complicité ou recel.
 

mercredi 30 avril 2014

Club de Dodo la Saumure: DSK saisira la justice contre l'utilisation de ses initiales

Dominique Strauss-Kahn saisira la justice contre l'utilisation de ses initiales par  «Dodo la Saumure», qui a baptisé sa nouvelle «maison de plaisir» le «DSK» pour «Dodo Sex Klub»...
Dominique Strauss-Kahn saisira la justice contre l'utilisation de ses initiales par Dominique Alderweireld, alias «Dodo la Saumure», qui a baptisé sa nouvelle «maison de plaisir» en Belgique le «DSK» pour «Dodo Sex Klub», ont annoncé mercredi ses avocats dans un communiqué.

«Il prendra toute mesure judiciaire»

Après l'annonce de l'ouverture de cet établissement, prévue mercredi soir, «M. Dominique Strauss Kahn annonce qu'il prendra toute mesure judiciaire, pour faire cesser l'atteinte caractérisée à son nom qui en résulte», dans un communiqué des avocats parisiens Mes Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka ainsi que Mes Alain Berenboom et Michèle Hirsch à Bruxelles.

http://www.20minutes.fr/societe/1364749-club-de-dodo-la-saumure-dsk-saisira-la-justice-contre-l-utilisation-de-ses-initiales

mercredi 31 juillet 2013

Affaire du Carlton : il y aura bien un procès DSK

Le parquet de Lille ne fera pas appel du renvoi en correctionnelle de Dominique Strauss-Kahn et de treize autres mis en examen dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille.

Les magistrats instructeurs ont décidé vendredi de renvoyer en correctionnelle treize personnes, dont Dominique Strauss-Kahn, pour "proxénétisme aggravé en réunion" et une quatorzième pour "complicité d'escroqueries et d'abus de biens sociaux", passant outre le non-lieu requis par le parquet de Lille en faveur de l'ancien patron du FMI. Mais le parquet ne fera pas appel, a annoncé le procureur de Lille, Frédéric Fèvre, à l'AFP. "J'ai décidé de ne pas faire appel de l'ordonnance" rendue par les juges, a déclaré M. Fèvre.

Le 11 juin, le parquet de Lille avait requis un non-lieu en faveur de Dominique Strauss-Kahn et de l'ex-directeur régional Nord du groupe Eiffage, Jean-Luc Vergin, estimant qu'il n'existait "pas de charges suffisantes". Passant outre ces réquisitions, les magistrats instructeurs avaient décidé vendredi de renvoyer  DSK, pour "proxénétisme aggravé en  réunion".
Abandon de la qualification de "bande organisée"
Les juges ont cependant abandonné la qualification criminelle de "bande  organisée", qui aurait pu justifier un renvoi devant une cour d'assises, et ont  finalement retenu l'infraction de "proxénétisme aggravé en réunion" - un délit  passible de 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. Au moins trois avocats de la défense ont fait savoir mercredi qu'ils feraient appel du renvoi de leurs clients, "Dodo la Saumure", René Kojfer et David Roquet.
Ils estiment qu'à partir du moment où la procédure a été ouverte pour des faits criminels, leurs clients doivent être jugés devant une cour d'assises. Selon l'article 186-3 du code de procédure pénale, la personne mise en examen et la partie civile peuvent interjeter appel des ordonnances de renvoi dans le seul cas où ils estiment que les faits renvoyés devant le tribunal correctionnel constituent un crime qui aurait dû faire l'objet d'une mise en accusation devant la cour d'assises.  La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord) devra statuer sur cet appel, mais un procès se tiendra vraisemblablement dans le courant de l'année 2014.
 

dimanche 28 juillet 2013

Carlton: quatre questions sur le renvoi de DSK en correctionnelle

Dominique Strauss-Kahn est renvoyé en correctionnelle par les juges d'instruction pour "proxénétisme aggravé en réunion". Autrement dit, l'affaire du Carlton de Lille - sauf surprise - sera belle et bien jugée avec, sur le banc des prévenus, l'ancien patron du FMI.  

Pourquoi les juges n'ont pas suivi les réquisitions de parquet?

Tout simplement parce qu'ils en ont le droit. Le parquet avait requis en juin un non-lieu concernant l'ancien patron du FMI estimant qu'il n'y avait pas de charges suffisantes à son encontre. Un avis... consultatif.  
Les juges d'instruction sont donc passés outre, considérant que le renvoi en correctionnelle était justifié et les charges suffisantes. Ce cas de figure est fréquent.  

DSK peut-il faire appel?

Non, Dominique Strauss-Kahn ne peut pas faire appel de son renvoi en correctionnel. Le parquet, lui, en a la possibilité mais il n'a, à cette heure, pas indiqué s'il en avait l'intention.  
Si le parquet fait appel, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai sera saisie. La même qui, le 19 décembre dernier, avait rejeté la demande d'annulation de la mise en examen de DSK, validant ainsi l'instruction des juges. La probabilité qu'elle ne valide pas le renvoi en correctionnelle est faible.  

A quoi ressemblera le procès?

Il sera hautement médiatique et politique! Pas de traitement de faveur pour autant. Tout comme les treize autres personnes renvoyées en correctionnelle, Dominique Strauss-Kahn prendra place sur le banc des prévenus. 
L'un de ses avocats, Me Malka, a d'ores et déjà indiqué qu'ils iraient "sereinement devant le tribunal correctionnel pour démontrer l'absurdité et l'aberration de ce grief de proxénétisme aggravé". "La ligne de défense est simple: il n'y a aucun fait qui vaut une poursuite pénale. Ou alors, il faut criminaliser tous les clients de prostitués", a-t-il ajouté.  

Une comparution de DSK risque-t-elle d'embarrasser l'Elysée?

C'est probable. L'audition de l'ancien ministre par la commission d'enquête sénatoriale sur le rôle des banques dans l'évasion fiscale en juin dernier avait provoqué des railleries, même au sein du gouvernement. "Il y a des gens qui sont plus ou moins en situation de donner des leçons. Et je ne crois pas que DSK soit en situation de donner beaucoup de leçons", avait estimé Cécile Duflot (EELV), ministre du Logement. 
Interrogé il y a quelques jours par L'Express sur la possibilité d'un retour de DSK en politique, un ancien responsable de son courant au PS avait lâché un définitif "Vous voulez rire?". Preuve que même pour ses proches, l'ancien patron du FMI est désormais cantonné aux pages faits-divers. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/carlton-quatre-questions-sur-le-renvoi-de-dsk-en-correctionnelle_1269482.html#BDX3uIdgfcFL7pg1.99

mercredi 19 décembre 2012

Carlton de Lille : DSK reste mis en examen

Dominique Strauss-Kahn n'en a pas fini avec la justice française. L'ancien patron du FMI reste mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire du Carlton de Lille. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai a en effet rejeté ce mercredi les demandes en nullité soulevées par les avocats de l'ancien ministre de l'economie, ont annoncé ses conseils.
"M. Dominique Strauss-Kahn prend acte de la décision de la chambre de l'instruction (...) et va former un pourvoi en cassation", ont indiqués ses défenseurs dans un communiqué. "Le parquet général confirme que par arrêt rendu ce jour, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai a rejeté les demandes de nullité de procédure dans l'affaire dite du Carlton", explique de son côté un communiqué du parquet général.
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn et de Jean-Christophe Lagarde, l'ancienne figure de la police du Nord, avaient demandé l'annulation de l'instruction et l'annulation de la mise en examen de leur client pour proxénétisme aggravé en bande organisée. "La chambre de l'instruction a refusé de sanctionner les nombreuses et graves violations des droits de la défense dont elle était saisie", ont réagi les conseil de DSK. "La défense de M. Dominique Strauss Kahn a la certitude qu'il sera finalement lavé des accusations absurdes de proxénétisme dont il fait l'objet, accusations qui heurtent tout autant le bon sens que l'analyse juridique", ont-ils poursuivi.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/19/1518385-carlton-de-lille-dsk-reste-mis-en-examen.html

mardi 23 août 2011

Abandon des poursuites contre DSK : le camp de Nafissatou Diallo n'a pas tout perdu

Le témoignage de Nafissatou Diallo ne parviendra pas à emporter la conviction des 12 jurés de la cour criminelle de Manhattan. C'est la raison pour laquelle, un mois et demi après avoir exprimé ses doutes quant à la crédibilité de la plaignante, le procureur Cyrus Vance décide d'abandonner les poursuites contre DSK. La réunion inattendue de ce lundi en présence de la jeune femme et de ses conseils était précisément destinée à rendre compte de cette décision, qui pourrait se traduire dans les jours prochains par un non-lieu. L'ex-patron du FMI, qui est accusé de viol et d'agression sexuelle, risquait 74 ans de prison. "Ce n'est pas que le procureur ne croit pas la plaignante, c'est qu'il ne lui fait plus confiance, décrypte Pierre Hourcade, avocat aux barreaux de Paris et de New York. Il ne veut pas prendre le risque d'une lente agonie vers un acquittement." La possibilité d'une telle issue s'est nourrie des dernières déclarations de la femme de chambre à la presse, livrant des billes supplémentaires aux avocats de DSK dans un procès pénal.

La victime présumée, livrée en pâture aux rafales de questions déstabilisantes de Ben Brafman et privée de l'appui de son avocat qui n'a aucun rôle dans le procès pénal, avait tout risque de se contredire de nouveau dans ses réponses fournies sous serment et d'alimenter le "doute raisonnable" de certains des jurés. " Or un acquittement de DSK aurait été catastrophique pour Nafissatou Diallo." Cette dernière a en effet, le 8 août dernier, porté plainte au civil contre DSK. "Les jurés civils auraient su inévitablement par la presse qu'un jury pénal n'a pas cru à son témoignage", souligne l'avocat new-yorkais et ancien substitut au parquet de New York Stephen Dreyfuss.

Un nouveau défi pour DSK

À cet égard, la décision du procureur fait l'écho d'une victoire dans le camp de Nafissatou Diallo, ce qui expliquerait, rétrospectivement, la stratégie que ses avocats déploient depuis des semaines pour incommoder le procureur. "L'attitude de défiance des conseils de madame Diallo envers le procureur montre qu'ils craignaient qu'un procès pénal ne se solde par l'acquittement de DSK et, quoi qu'ils en disent, que l'abandon des poursuites pénales ne leur permette d'avoir le beurre et l'argent du beurre, note Stephen Dreyfuss. Ils peuvent désormais convertir les jurés civils à la thèse de l'injustice d'une telle décision afin d'emporter leur conviction."

D'autant que la responsabilité de DSK devant un jury civil repose sur une preuve peu exigeante. Il suffit de démontrer aux jurés qu'il est plus probable que la plaignante ait été agressée plutôt que le contraire pour que la responsabilité de DSK soit acquise. Les aspérités du témoignage de Nafissatou Diallo, épaulée dans ce cas par ses avocats, pèseront donc d'un poids moindre sur la conviction des jurés. Quant à DSK, tenu de témoigner sous serment, il devra affronter l'interrogatoire en bonne et due forme de Kenneth Thompson et Douglas Widgor. Donc, loin de s'apparenter à un acquittement et de signer son innocence, l'abandon des charges au pénal annonce le nouveau défi que devra relever DSK, du haut de sa victoire.http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/abandon-des-poursuites-contre-dsk-le-camp-de-nafissatou-diallo-n-a-pas-tout-perdu-22-08-2011-1365190_56.php

lundi 22 août 2011

Affaire DSK: Le procureur demande l'abandon des charges contre Dominique Strauss-Kahn

Le procureur l'a confirmé lundi à Nafissatou Diallo et le conseillera au juge...
Fin du cauchemar new-yorkais pour Dominique Strauss-Kahn. Le procureur Cyrus Vance a décidé de demander l'abandon des charges d'agression sexuelle et de tentative de viol contre DSK au juge Michael Obus, selon un document transmis par le parquet de Manhattan. Il l'a annoncé à Nafissatou Diallo lundi après-midi, qu'il avait convoqué dans son bureau de Manhattan. L'entretien a duré moins d'un quart d'heure entre le procureur, la femme de chambre et son avocat, Kenneth Thompson.

Thompson dénonce un déni de justice

Ce dernier, qui a par ailleurs réclamé lundi la révocation du procureur de Manhattan et la nomination d'un procureur spécial, s'est brièvement exprimé à la sortie du tribunal pour livrer son sentiment aux journalistes. «Cyrus Vance vient de refuser à une femme le droit que justice lui soit rendue», a-t-il lancé. «Il n'a pas seulement tourné le dos à cette victime mais aux preuves médicales et physiques», a-t-il ajouté. «Si le procureur de Manhattan, élu pour protéger nos mères, nos soeurs, nos femmes, ne s'élève pas pour les défendre quand elles sont violées, qui le fera?», s'est-il interrogé pour une déclaration inhabituellement courte.
Mardi, Dominique Strauss-Kahn a rendez-vous avec le juge, qui devrait lui dire, selon toute vraisemblance, qu'il abandonne les charges et classe l'affaire, comme le recommande le bureau du procureur qui a adressé au juge une motion de non-lieu.
http://www.20minutes.fr/article/773758/affaire-dsk-charges-abandonnees-contre-dominique-strauss-kahn

dimanche 21 août 2011

Vers un classement de l'affaire DSK?

L'avocat de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss Kahn de tentative de viol, dit s'attendre à ce que la justice américaine classe l'affaire, selon des propos rapportés samedi par le New York Times, qui a annoncé que la femme de chambre guinénne allait être reçue lundi par le procureur chargé de l'affaire. "Mon interprétation (...), c'est qu'ils vont annoncer qu'ils classent  complètement l'affaire, ou certains des chefs d'accusation", a précisé Kenneth  Thompson au quotidien new-yorkais. Cet élan de pessimisme fait suite à un article paru samedi dans le New York Times. Selon le journal, les procureurs chargés de l'Affaire Dominique Strauss-Kahn doivent en effet s'entretenir lundi après-midi avec la femme de chambre qui l'accuse d'agression sexuelle, ce qui pourrait annoncer un abandon des poursuites, rapporte le New York Times.
La prochaine audience est prévue le lendemain de cette rencontre. "S'ils n'avaient pas l'intention d'abandonner les poursuites, il n'y aurait pas de raison de la rencontrer", écrit l'auteur de l'article, citant Kenneth Thompson, l'avocat de la jeune femme. "Ils (les représentants du parquet) iraient simplement au tribunal le lendemain pour dire: 'Nous allons poursuivre cette affaire'. "Selon moi, cette lettre signifie qu'ils vont renoncer entièrement aux poursuites ou à certaines charges", conclut-il.

Problèmes de crédibilité

Ce scénario est privilégié par certains experts, qui mettent en avant les problèmes de crédibilité de la victime présumée. "Il y a une bonne chance que le procureur classe l'affaire", estime ainsi l'avocate Toni Messina. "Le fait que la plaignante ait porté plainte au civil, contre l'avis du procureur, le fait qu'elle ait tous ces problèmes de crédibilité affaiblissent considérablement son dossier", explique-t-elle, en estimant que l'ancien patron du FMI pourrait alors librement rentrer en France.

Le procureur pourrait aussi décider de ne maintenir que certains des chefs d'accusation, ou les requalifier. Une hypothèse à laquelle Toni Messina n'apporte cependant pas grand crédit : "à ce stade de l'enquête, je ne crois pas", dit-elle. "Ou ils croient cette femme, ou ils ne la croient pas". Le procureur pourrait enfin décider que le dossier est suffisamment solide pour aller au procès. Dans ce cas, il est peu probable que la date du procès soit connue mardi.

Nafissatou Diallo, femme de chambre de 32 ans, affirme que l'ancien directeur du Fonds monétaire international l'aurait agressée sexuellement le 14 mai dernier, au Sofitel de Manhattan.

mardi 26 juillet 2011

Affaire DSK: Pour David Koubbi, Nafissatou Diallo est «sincère»

Il n'avait pas souhaité dévoiler le contenu de sa rencontre avec Nafissatou Diallo et Kenneth Thompson, son avocat new-yorkais. A France Soir, David Koubbi, l'avocat de Tristane Banon, a accepté de parler de la femme de chambre qui accuse DSK de viol, faisant un parallèle avec sa cliente. «Sans préjuger de rien, je crois avoir rencontré une personne sincère», explique l'avocat. D'après David Koubbi, Nafissatou Diallo est «effrayée par ce qui lui arrive» et s'exprime «dans un anglais suffisant pour être comprise».
L'avocat décrit une femme simple. «Lui prêter une quelconque participation à un «complot» est, selon moi, lui prêter des compétences qu'elle n'a pas», assure-t-il. Et d'ajouter, en faisant habilement le lien avec Tristane Banon: «Elle n'a pas été préparée à un tel «torrent de merde», pour citer Manuel Valls. Qui le serait d'ailleurs? Je vois mal comment elle peut se relever d'une telle épreuve. Cela vaut pour Tristane Banon également.» Il assure que la femme de chambre lui a parlé de la jeune romancière française, pour lui dire qu'elle «disait vrai en s'appuyant sur ce qu'elle dit avoir elle-même vécu».
«Besoin de comprendre quel type d'homme est DSK»
David Koubbi précise également à France Soir «un point important, car il a été évoqué par la défense pour discréditer son témoignage»: «Nafissatou Diallo a un physique qui est le sien, elle n'est ni repoussante ni particulièrement imposante». Quant au dossier d'accusation du procureur Cyrus Vance, qui serait «vide» selon la défense de DSK, il répond: «Je me dis que ça fait beaucoup de gens qui travaillent sur un dossier vide».
David Koubbi a également expliqué la démarche du procureur de New York, qui l'a convoqué dans son bureau il y a une dizaine de jours. «Ils ont besoin de comprendre quel type d'homme (...) Lire la suite sur 20minutes.fr

lundi 4 juillet 2011

Tristane Banon va porter plainte pour tentative de viol contre DSK

C'est son avocat qui l'annonce dans un entretien à «L'Express»...
Alors que son sort judiciaire est en passe de se dénouer aux Etats-Unis, DSK va avoir du soucis à se faire en France. Tristane Banon, la jeune journaliste et écrivaine, qui avait accusé l’ancien patron du FMI d’agression sexuelle en 2003, va porter plainte contre le socialiste. C’est son avocat qui l’annonce dans un entretien à Lexpress.fr:«Tristane Banon déposera plainte mardi pour tentative de viol à Paris», déclare David Koubbi.
Envoyée ce mardi, la plainte arrivera mercredi sur le bureau du procureur. «Ces faits ne sont pas constitutifs d'une agression sexuelle mais bien d'une tentative de viol, pour lequel le délai de prescription est de dix ans», ajoute l'avocat.

Tergiversations

Les faits remontent à février 2003, quand Tristane Banon, alors jeune journaliste, a rencontré DSK pour son livre Erreurs avouées. L'ex-ministre des Finances lui avait donné rendez-vous dans «un appartement vide, avec un magnétoscope, une télé, un lit au fond, des poutres apparentes, très beau» et avait tenté de la violer, selon son témoignage. Elle n’avait pas porté plainte dans l'immédiat car, expliquait-elle, elle «ne voulait pas être jusqu'à la fin de [ses] jours la fille qui a eu un problème avec» DSK, a-t-elle expliqué.
Cette affaire est ressortie au lendemain de l'affaire du Sofitel. Après avoir laissé plané la menace d'une plainte pour tentative de viol, Tristane Banon, fille d'une élue socialiste et très proche d'une fes filles de DSK, avait anoncé à plusieurs reprises qu'elle ne s'associerait pas à la procédure américaine. Pour finalement, porter plainte au moment où la situation se calme à New York.

Son dossier «est extrêmement solide et étayé»

Interrogé sur le timing du dépôt de la plainte, David Koubbi a évidemment démenti tout complot: «Que ce soit bien clair: je n'ai été contacté par personne à droite, je ne suis à la solde de personne». Et d'insister: «Je n'ai pas agi en fonction du contexte. (...) Le timing médiatique n'est pas notre timing judiciaire.»
Par ailleurs, l'avocat de Tristane Banon réaffirme que la procédure qu'il engage n'a rien à voir avec celle de New York. «Ce qui se passe aux Etats-Unis ne nous concerne pas, je vous le répète. Si le dossier de l'accusation contre M. Strauss-Kahn est vide, le nôtre ne l'est pas. Il est extrêmement solide et étayé.»
http://www.20minutes.fr/article/752719/tristane-banon-va-porter-plainte-contre-dsk

dimanche 3 juillet 2011

Affaire DSK: «Quand on est pauvre, il ne faut faire d'erreur. Quand on est riche, on peut se payer les meilleurs avocats»

Trois Américains expliquent à «20 Minutes» pourquoi, à la lumière de l'affaire DSK, ils n'ont pas vraiment confiance dans le système judiciaire de leur pays...
De notre envoyée spéciale à New York
L’affaire DSK a connu vendredi un tournant inattendu: la parole de la victime présumée a été mise en doute par le procureur et le juge Michael Obus a en conséquence décidé de remettre Dominique Strauss-Kahn en liberté. Ce coup de théâtre incite à se demander si le système judiciaire américain, si différent du système français, fonctionne. 20Minutes est allé poser la question à trois Américains.
Pour Yacouba, 32 ans, chauffeur de taxi, «c’est une question à laquelle il est difficile de répondre.» Surtout dans ce genre d’affaires, où il n’y a pas de preuves matérielles, et où le procès se résume à la parole de l’accusé contre celle de la victime présumée, ajoute-t-il.
«Quand on est pauvre, il faut faire attention à ne pas faire d’erreur, parce qu’on ne pourra pas se payer les meilleurs avocats, les meilleurs enquêteurs, ou parce qu’on ne pourra pas proposer d’indemnités à la victime pour obtenir un accord. Alors que, quand on est riche, on peut déraper, parce que tout cela est à notre portée», estime-t-il.

«Au final c’est toujours les puissants contre les petits»

Patrick, un rédacteur de 29 ans, est du même avis: «S’il la violée et qu’on le libère, c’est horrible. Mais, c’est ce qui arrive quand on est riche et puissant. Même pour des gens irréprochables, quand on a les moyens, on peut trouver quelque chose pour les décrédibiliser. Dans un monde parfait, cela ne serait pas le cas, mais au final c’est toujours les grands et puissants contre les petits.»
A ses yeux, il n’y a en effet pas de «vraie justice»: «La véritable justice, ce serait que les gens qui nous dirigent, qui sont puissants, aient un véritable sens de la morale et que l’on puisse avoir confiance en eux.»

«Le système fonctionne, en général»

A l’inverse, Bob, agent de sécurité âgé de 42 ans, considère que «le système fonctionne, en général». Selon lui, le fait que chacune des deux parties doive donner son accord pour choisir le jury est un gage de justice. «Je pense vraiment que le système fonctionne, et qu’il va aller jusqu’au bout dans cette affaire.»
Il ajoute tout de même que la justice suivra son cours « si on laisse de côté les forces extérieures». Il explique: «Je pense que le FMI est un système vicié: il a des avocats, des conseillers qu’elle ne pourra pas s’offrir. Même si elle a un bon salaire, lui il peut avoir les meilleurs au monde. Et comme c’est sa parole contre la sienne…»

Les médias également en question

Yacouba lui, est encore plus pessimiste: «Je suis sûre qu’elle ne témoignera pas au final», prédit-il. «Elle ne va pas vouloir avoir encore plus de problèmes, et l’affaire sera classée. C’est toujours comme ça.»
Pour Patrick, le problème vient aussi des médias. «Ils ne sont pas vraiment fiables. Comme c’est quelqu’un de puissant et que c’était un scandale sexuel, ils se sont emballés. Résultat, sa carrière et peut-être sa vie sont ruinées. Et maintenant, ils font la même chose avec elle. Ils auraient du au moins mettre du conditionnel dans leurs articles», conclut-il.
http://www.20minutes.fr/article/751989/affaire-dsk-quand-pauvre-faut-faire-erreur-quand-riche-peut-payer-meilleurs-avocats

vendredi 1 juillet 2011

AFFAIRE DSK. "Comment le procureur a-t-il pu s'acharner aussi longtemps ?"

Sidérant". Le mot était revenu encore et encore après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn. Il est encore plus justifié aujourd’hui, à quelques heures d’une audience qui a toutes les chances de le voir quitter le tribunal en homme libre.
Il est sidérant qu’un procureur ait bâti un dossier d’accusation avec des trous aussi énormes et se soit acharné aussi longtemps. Selon le New York Times, Nafissatou a eu une conversation téléphonique – sur écoutes - avec un dealer de drogue incarcéré, le lendemain de l'arrestation de DSK, discutant les bénéfices possibles d’un procès. Cet homme, à son tour, faisait partie d’un groupe ayant versé 100.000 dollars, ces dernières années, dans des comptes au nom de la victime présumée.
Peu connue de la communauté guinéenne
Il est possible, bien sûr, que les procureurs n’aient pas découvert immédiatement cette conversation. D’après le New York Times, les découvertes qu’ils annonceront ce matin ont devancé celles de la défense. Le même Times, de son côté, avait récemment mis trois journalistes sur le passé de la femme, ils n’avaient rien déniché de nouveau.
Mais on a bien du mal à imaginer que les doutes de l’accusation ne soient pas apparus dès les premiers jours de leur enquête. Depuis le début de l’affaire, il y a eu un mystère Nafissatou Diallo. La communauté guinéenne de New York ne la connaissait pas ou très peu. Personne ne pouvait dire exactement quand, ni pourquoi elle avait obtenu l’asile politique aux Etats-Unis. Ce sont des éléments qui ont dû pouvoir être vérifiés dès les premiers jours. Il faudra donc que Cyrus Vance, le District Attorney, explique aux New-Yorkais et au reste du monde comment il a laissé passer un mois et demi – un mois et demi d’enfer judiciaire pour Dominique Strauss-Kahn – avant d’avouer tout penaud, comme il le fera probablement ce vendredi devant le juge Michael Obus, que la victime n’était pas cette pauvre femme quasi analphabète, au passé irréprochable, qu’ils n’ont cessé de décrire.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110701.OBS6229/affaire-dsk-comment-le-procureur-a-t-il-pu-s-acharner-aussi-longtemps.html