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vendredi 13 décembre 2013

Tuerie familiale en Corse : le jeune Andy jugé de nouveau irresponsable

L'avocat général avait requis jeudi 12 à 15 ans de réclusion à l'encontre du jeune Andy, jugé en appel à huis clos pour le meurtre, à l'âge de 16 ans, de sa famille en Corse en 2009 et qui avait été déclaré irresponsable en première instance. Mais le jury a décidé une nouvelle fois de le déclarer irresponsable.

Andy n'ira pas en prison. Comme en première instance, les jurés de la cour d'assises d'appel d'Aix en Provence ont déclaré le jeune Andy irrresponsable. Il était jugé en appel à huis clos pour le meurtre, à l'âge de 16 ans, de sa famille en Corse en 2009.
Lors de ce second procès, l'avocat général, pointant un certain nombre de mensonges de l'adolescent, avait requis jeudi 12 à 15 ans de réclusion à son encontre. "Il a menti sur pas mal de points", avait expliqué le représentant du parquet, soulignant les incohérences entre les déclarations lors de l'enquête de l'accusé, qui a par exemple toujours affirmé ne pas avoir touché au corps de ses parents, quand les expertises balistiques et médico-légales ont démontré le contraire. Il avait rejeté "l'irréalité" dans laquelle Andy prétendait s'être trouvé, estimant que cela ne correspondait pas à la préparation minutieuse des faits.

Au milieu de la nuit du 11 au 12 août 2009, Andy, un jeune homme jusque là sans problème, après s'être réveillé subitement, s'était emparé d'un fusil à pompe appartenant à son père et avait tué dans leurs chambres son père et sa mère, puis ses deux frères, des jumeaux âgés de 10 ans.
 

Procès du drame familial en Corse: 12 à 15 ans requis contre Andy

Le verdict est attendu ce vendredi...
La cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône doit rendre son verdict ce vendredi à l'encontre d'Andy, jugé en appel depuis huit jours pour le meurtre, à 16 ans, de toute sa famille en Corse en 2009, et considéré comme irresponsable en première instance.
Dans ce procès à huis clos, la question de l'altération ou de l'abolition du discernement du jeune homme aux moments des actes est apparue comme centrale, les faits étant clairement établis et l'accusé les ayant reconnus.
L'avocat général Gilles Rognoni a requis jeudi de 12 à 15 ans de réclusion contre Andy, une peine inférieure à celle demandée par le parquet en première instance, devant la cour d'assises des mineurs de Corse-du-Sud.

«Troubles de la personnalité»

Le magistrat a en effet estimé que, si le jeune Andy est accessible à une sanction pénale, son discernement était altéré au moment des faits. L'audience a vu défiler de nombreux experts psychiatres à la barre, dont les avis ont, comme lors du premier procès, divergé sur la responsabilité du jeune homme, mais ont majoritairement pointé ses «troubles de la personnalité».
Rognoni a en revanche rejeté «l'irréalité» dans laquelle Andy prétend s'être trouvé, et mis en avant les «mensonges» du jeune accusé.
Tout au long de l'audience, la cour a ainsi relevé des incohérences entre les explications de l'accusé et les expertises balistiques et médico-légales, notamment sur la manipulation des corps après la mort et le repas de ses deux petits frères.

Une «irrésistible pulsion»

Dans leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles ont longuement insisté sur ces mensonges, dénonçant également le «cynisme» et les «silences» de l'accusé, mais rejeté en revanche toute altération ou abolition du discernement.
A Albitreccia, près d'Ajaccio, au milieu de la nuit du 11 au 12 août 2009, Andy, un jeune homme sans problème apparent, après s'être réveillé subitement, s'était emparé d'un fusil à pompe appartenant à son père et avait abattu dans leur chambre son père et sa mère. Puis il avait tué ses deux frères, des jumeaux âgés de 10 ans, qu'il avait gardés la veille, alors que ses parents dînaient chez des voisins.
Il avait ensuite vidé le coffre-fort de la chambre des parents, contenant 2.500 euros et une montre de valeur, avant de quitter la maison. Il s'était ensuite taillé les veines avant d'adresser en pleine nuit des appels à l'aide à des amis, avec son téléphone, d'appeler le 17 et d'évoquer des coups de feu et une agression.

«Condamner, c'est comprendre»

L'un de ses oncles le retrouvera la nuit suivante sur une plage des environs après une journée d'errance. Il conduira l'adolescent à la mairie où ce dernier racontera aux gendarmes avoir tué sa famille, évoquant une «irrésistible pulsion».
Les avocats du jeune homme ont commencé leurs plaidoiries jeudi soir, et doivent les poursuivre vendredi. Me Romina Cresci a demandé à la cour «de se retourner avec humilité vers la part sombre que l'on a en nous».
Présentant un adolescent aux confins de la névrose et de la psychose, Me Jean-Charles Vincensini a souligné la complexité et la divergence des expertises psychiatriques. «Condamner, c'est comprendre. Si vous avez compris, condamnez-le», a-t-il lancé.

http://www.20minutes.fr/societe/1262989-20131213-proces-andy-12-a-15-ans-requis-verdict-attendu

jeudi 12 décembre 2013

Le parquet requiert 12 à 15 ans de réclusion contre Andy pour meurtre

Andy est jugé en appel pour le meurtre, à l'âge de 16 ans, de sa famille en Corse en 2009...
L'avocat général a requis jeudi 12 à 15 ans de réclusion à l'encontre du jeune Andy, jugé en appel pour le meurtre, à l'âge de 16 ans, de sa famille en Corse en 2009 et qui avait été déclaré irresponsable en première instance.

Des experts psychiatres à la barre

L'avocat général Gilles Rognoni a relevé un certain nombre de mensonges de l'accusé, mais a souhaité tenir «compte de l'altération du discernement», après une succession à la barre d'experts psychiatres aux avis très divergents sur la question de sa responsabilité.
http://www.20minutes.fr/societe/1262733-20131212-parquet-requiert-12-a-15-ans-reclusion-contre-andy-meurtre

mercredi 11 décembre 2013

Procès d'Andy : les experts psychiatres partagés sur la responsabilité de l'accusé

Le procès en appel d'Andy, qui, à 16 ans, a tué toute sa famille en Corse et a été jugé irresponsable en première instance, a viré mardi à la bataille d'experts, cinq médecins psychiatres aux avis divergents se succédant à la barre.

L'état mental du jeune homme constitue la clef du futur verdict de la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône qui le juge en appel, le déroulement des faits, que l'accusé a reconnus, ne laissant en revanche que peu de place au doute.

En première instance, la cour d'assises des mineurs de Corse-du-Sud l'avait jugé, en novembre 2012, "irresponsable pour un trouble mental ayant aboli
le discernement au moment des actes", malgré les 18 ans de prison requis par l'avocat général.


Débats à huis clos

Dans un remake de ce premier procès, les experts ont exposé à Aix, où les débats se tiennent de nouveau à huis clos, des conclusions pour certaines radicalement opposées quant à sa responsabilité.

"Tout le monde campe sur ses positions, rien n'a bougé par rapport au premier procès", a constaté l'une des parties civiles.

Les docteurs Jean-Claude Chanseau et Yves Tyrode, qui avaient rendu une expertise concluant à l'abolition du discernement, ont ouvert le bal des experts lundi.

Lors d'une suspension d'audience, le Dr Chanseau a de nouveau pointé les "troubles de la personnalité" d'Andy ainsi qu'une "tumeur temporale", dont les examens ont confirmé la présence, pour expliquer le comportement de l'adolescent.

"L'acte n'est pas un automatisme, mais une "parasomnie", un effet de cette tumeur au moment du sommeil paradoxal (...) Il a bien commis l'acte, mais il n'était pas le sujet", a-t-il expliqué à France 3 Corse.

Selon les avocats, la cour a pressé de questions les deux experts afin d'obtenir des explications détaillées.


Syndrôme de dépersonnalisation

Mardi matin, le Docteur Marie-Elisabeth Meyer-Buisan a pris une position différente, celle de l'altération du discernement, Andy présentant selon elle des "troubles de la personnalité", mais n'étant pas "malade mental" et étant ainsi "accessible à une sanction pénale".
Elle a également jugé que sa place n'était pas en unité pour malades difficiles (UMD), mais qu'il devrait plutôt être soigné en ambulatoire.

Le jeune homme, 20 ans aujourd'hui, est actuellement hospitalisé en UMD à l'hôpital de Montfavet à Avignon, où il poursuit des études de biologie, pratique du sport et bénéficie de permissions de sortie régulières.

Puis c'était le tour du Dr Michel Gayda qui a, pour sa part, évoqué un "syndrôme de dépersonnalisation" et considéré que Andy "était dans un état ne permettant pas d'être responsable de ce qu'on lui reproche".

Selon lui, l'accusé a "décompensé", connaissant "une phase très proche du rêve pendant environ 36 heures", une période qui recouvre les faits ainsi que "l'errance" qui a suivi.

Après avoir, dans la nuit du 11 au 12 août 2009, tué dans leurs chambres son père et sa mère, puis ses deux frères jumeaux âgés de 10 ans avec un fusil à pompe et pris quelques objets de valeur, il avait erré pendant une journée dans le maquis avant d'être retrouvé pieds nus et en short par un oncle.


Verdict attendu vendredi

Dernier psychiatre à donner son avis mardi, le Dr Christian Jullier qui, dans une expertise complémentaire demandée par le président de la cour Jacques Calmettes, avait de nouveau conclu à sa responsabilité pleine et entière.

"L'infraction qui lui est reprochée n'est ainsi pas en relation avec des anomalies mentales patentes" et de ce fait, "le sujet est accessible à une sanction pénale", écrivait-il dans ses conclusions.

Les jurés devront composer avec ces avis contradictoires, ainsi que ceux d'un neurologue et d'un psychologue, pour rendre leur verdict, attendu vendredi.


http://corse.france3.fr/justice

lundi 9 décembre 2013

Le procès d'Andy a repris ce 9 décembre avec les experts

Andy, 20 ans aujourd'hui, qui a tué par balles, à l'âge de 16 ans, ses parents et ses frères jumeaux en Corse en 2009, jugé "irresponsable" en première instance, comparaît en appel devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône depuis le 5 décembre.

Avant de reprendre l'audition d'Andy, le 6 décembre dernier, la cour avait entendu l'expert en armes et balistiques et était revenue en particulier sur la position dans laquelle ont été retrouvés les corps.

A la barre, ce lundi 9 décembre, deux experts ont estimé qu'Andy n'était pas responsable au moment des faits.
Un autre expert, attendu mardi 10 décembre, devrait dire le contraire.



http://corse.france3.fr/2013/12/09/le-proces-d-andy-repris-ce-9-decembre-avec-les-experts-374213.html

dimanche 8 décembre 2013

Procès d'Andy: l'accusé interrogé, l'expert balistique entendu

La cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, qui juge en appel le jeune Andy, accusé du meurtre de toute sa famille en Corse en 2009, a interrogé vendredi l'accusé sur sa vie avant le drame et doit aborder les expertises balistiques.
Andy, qui avait 16 ans lorsqu'il a tué ses parents et ses deux jeunes frères jumeaux à Porticcio (Corse du sud), a été longuement interrogé par le président de la cour Jacques Calmettes, ont expliqué les avocats lors d'une suspension d'audience.
"Lorsqu'il est interrogé, il répond, il parle", a souligné l'un de ses conseils, Me Romina Cresci, alors que les parties civiles avaient estimé que le jeune homme s'était peu exprimé lors du procès de première instance.
Avant de reprendre son audition vendredi après-midi, la cour devait entendre l'expert en armes et balistiques et devrait en particulier revenir sur la position dans laquelle ont été retrouvés les corps. Le jeune homme a en effet toujours affirmé, pendant l'instruction et en première instance, n'avoir pas touché les corps de ses parents après avoir tiré.
L'analyse de la trajectoire du projectile s'était pourtant révélée en contradiction avec les autopsies. "Les caractéristiques des blessures étaient incompatibles avec la position du corps (du père) lors de sa découverte et impliquaient nécessairement une manipulation", selon l'expert médico-légal. "La position du corps a été modifiée post-mortem", indiquait-il également au sujet de la mère.
Au milieu de la nuit du 11 au 12 août 2009, Andy, un jeune homme jusque là sans problème, après s'être réveillé subitement, s'était emparé d'un fusil à pompe appartenant à son père et avait tué dans leurs chambres son père et sa mère, puis ses deux frères, des jumeaux âgés de 10 ans.
Il avait vidé le coffre-fort de la chambre de ses parents, contenant 2.500 euros et une montre de valeur, avant de quitter la maison. Il s'était ensuite tailladé les veines puis avait lancé en pleine nuit des appels à l'aide à des amis par téléphone.
L'un de ses oncles le retrouvera la nuit suivante sur une plage des environs, choqué, pieds nus et en short, après une journée d'errance. L'oncle conduira l'adolescent à la mairie où il racontera aux gendarmes avoir tué sa famille.

http://www.lepoint.fr/societe/

vendredi 6 décembre 2013

Procès d'Andy : "Ses proches veulent un motif. Mais en a-t-il un ?"

"Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça", a déclaré Andy, 20 ans, à l'ouverture de son procès en appel, à huis clos, devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, jeudi 5 décembre. Dans la nuit du 11 au 12 août 2009, à 16 ans, il a abattu au fusil à pompe son père, sa mère, et ses deux petits frères jumeaux âgés de 10 ans. Il a ensuite vidé le coffre-fort familial, quitté le domicile, et s'est taillé les veines avant d'appeler des amis à l'aide via son téléphone portable. Il a notamment raconté avoir suivi "une irrésistible pulsion". Après des avis contradictoires d'experts psychiatres, le jeune homme, hospitalisé en unité pour malades difficiles, a été déclaré en première instance "irresponsable pour un trouble mental ayant aboli le discernement au moment des actes". En quoi cette affaire est-elle "exceptionnelle" ? Quels sont les caractéristiques du parricide ? "Le Nouvel Observateur" a questionné Daniel Zagury, expert psychiatre près la cour d'appel de Paris.
 
Vous avez étudié plusieurs cas de parricides. Quel regard portez-vous sur celui-ci ?
- L'affaire d'Andy est une affaire exceptionnelle dans la mesure où il ne s'agit pas seulement d'un parricide, mais d'un double parricide élargi à la fratrie. On est donc confrontés à l'exception des exceptions. S'il faut toujours les prendre avec beaucoup de prudence, les chiffres que l'on voit circuler font état en moyenne d'une trentaine de parricides (patricide ou matricide) chaque année en France, et de deux à trois doubles parricides.
 
Le double parricide étant déjà très rare, le double parricide élargi l'est d'autant plus, et les cas connus relèvent pratiquement tous d'affaires historiques qui ont marqué l'opinion publique.
 
Comme celui de Pierre Rivière en son temps, qui sera ensuite analysé par Michel Foucault. En 1835, ce jeune paysan normand de 20 ans a tué à coups de serpe sa mère, son père et son frère.
Quels principaux éléments caractérisent le parricide ?
- Il s'agit dans la grande majorité des cas de crimes psychotiques, c'est-à-dire pathologiques et relevant de la maladie mentale, du délire, de l'envahissement délirant, de la perte des repères habituels, etc.
 
Dans l'immense majorité des cas, ces délires sont soit un mode d'entrée dans la schizophrénie, soit une pathologie psychotique moins caractéristique mais néanmoins présente.
 
Mais il y a des exceptions. Comme le jeune Alexi, 16 ans, condamné pour avoir tué six personnes dans les Yvelines en 1995 : son père, sa belle-mère, ses grands-parents et des amis de ses grands-parents, tout en épargnant sa sœur. Le drame s'était déroulé dans une atmosphère de confinement, une maison avec des armes partout (son père était collectionneur ndlr). Adolescent humilié et dans une relation très violente avec son père, il avait tout à coup explosé. Ce n'était pas psychotique. A l'instar des cas de père tyran martyrisant la mère et dont le fils veut la défendre, ou bien de mère exhibant sa déchéance que le fils finit par tuer pour maintenir une idéalisation maternelle. Si ces cas ne sont pas tous l’expression d’une schizophrénie, ils relèvent le plus souvent quand même de l'expression de la maladie, et sont caractérisés par la soudaineté, la brutalité, et l'acharnement. Le célèbre psychiatre Paul Guiraud avait décrit à la fin des années 1920 ce qu'il avait appelé le crime immotivé. Non parce qu'il n'est pas motivé mais du fait de l'incroyable discordance entre les motivations pouvant être données et la réalité du massacre.
Qu'est-ce qui vous a particulièrement marqué dans le cas d'Andy ?
- Je ne suis pas dans le dossier et préfère donc rester prudent. J'ai toutefois été frappé par la pauvreté des raisons qu'il a pu donner. Il a dit, en revanche, que c'était comme s'il était devenu un autre -ou quelque chose d'approchant-, qu'il fallait le faire, en référence à une sorte d'impérativité, une force venant de l'extérieur qui l'aurait poussé vers une action imposée. Il décrit un état de dépersonnalisation –quand on ne ressent plus son corps comme avant-, de déréalisation –quand autour de soi les choses paraissent étranges, différentes.
L'évolution ultérieure qui n'a pas été celle d'une schizophrénie –point sur lequel tout le monde semble s'accorder- me paraît également intéressante dans cette affaire. 
Il peut arriver que l'évolution psychotique ne se confirme pas, et que des aménagements défensifs permettent au sujet de se rétablir. Il semblerait que ce cela soit le cas de ce garçon qui n'est plus actuellement sous traitement médicamenteux, qui suit des cours... La question à présent est la suivante : confirme-t-on qu'au moment des faits une pathologie a complètement obscurci sa conscience ? A priori, et avec toute la prudence nécessaire, l'hypothèse pathologique me semble la plus plausible.
Des membres de la famille d'Andy s'étonnent justement d'apprendre que le jeune homme, hospitalisé en UMD (unité pour malades difficiles), ne soit plus sous traitement, puisse sortir... Sa tante a notamment confié à "Europe 1" qu'elle espère que le procès apportera des explications.
- Les parties civiles, les proches, veulent un motif, des explications. Si toutefois on ne parvenait pas à trouver de pathologie, il faudrait tout de même livrer une explication, un éclairage, un mobile. En l'état actuel, ce jeune homme ne semble pas présenter de pathologie psychiatrique avérée, mais cela ne signifie pas que c'était le cas lors des faits. Il est à craindre, s'il est confirmé qu'il s'agit d'un acte pathologique, que les proches d'Andy n'aient jamais ce motif car le jeune homme, lui-même, ne l'a pas. C'est du moins ce qui est arrivé dans un certain nombre de cas. Pour qu'un sujet puisse dire pourquoi il est passé à l'acte, encore faut-il qu'il le sache.

http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/