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mercredi 21 mars 2018

Maëlys: ces 39 minutes pendant lesquelles Nordahl Lelandais aurait tué l'enfant

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Nordahl Lelandais a avoué avoir tué la petite Maëlys de Araujo dans la nuit du 26 au 27 août, dans la région du Pont-de-Beauvoisin (Isère). Il a cependant évoqué un "accident". Si l'implication du trentenaire ne semble donc plus faire de doute, les conditions de la mort de la fillette restent, elles, très mystérieuses.
Accident, meurtre impulsif, crime d'opportunité ou prémédité par un prédateur... quelle que soit la bonne hypothèse, il apparaît évident que Nordahl Lelandais n'a eu que peu de temps pour quitter avec la fillette -vivante ou déjà morte- le mariage où il se trouvait, et réapparaître ensuite.

Les enquêteurs ont remarqué qu'au moment de sa disparition, le portable du suspect a été mis en mode avion vers 2h45 et pendant 39 minutes. Un laps de temps qui aurait était à peine suffisant pour transporter discrètement Maëlys, dissimuler son corps retrouvé à une quinzaine de kilomètres du Pont-de-Beauvoisin, et revenir au mariage. Mais l'homme dit avoir d'abord caché le corps de Maëlys près de son domicile de Domessin, situé lui à seulement cinq kilomètres des lieux du drame.
La jeune fille était-elle alors déjà morte comme l'affirme Nordahl Lelandais? L'enquête devra lever cette zone d'ombre. L'enfant a-t-elle subi des violences physiques ou sexuelles? Si c'est le cas le trentenaire n'aurait eu au plus qu'une vingtaine de minutes pour les lui infliger. Ce qui accréditerait plutôt l'idée que l'enfant était bien déjà morte au moment où le suspect a quitté le mariage. Mais sans cependant la démontrer.
C'est alors qu'il aurait transporté le corps de Maëlys de Domessin jusqu'à un lieu reculé entre Saint-Franc et Attignat-Oncin, à une douzine de kilomètres de distance. Selon son avocat, il n'a fait que l'y déposer et ne l'a pas enterré. Une affirmation qui soulève d'autres questions, notamment sur l'efficacité des vastes recherches menés pendant des jours dans la région.
aits Divershttp://www.francesoir.fr/rubrique/faits-divers


lundi 19 mars 2018

Maëlys : la "quasi-totalité" des restes retrouvés, fin des recherches

Affaire Maëlys: Nordahl Lelandais entendu

Nordahl Lelandais, soupçonné d'avoir tué la petite Maëlys l'été dernier, doit être entendu aujourd'hui par les juges à Grenoble. L'homme a partiellement avoué les faits. Le corps de l'enfant a ainsi été découvert dans les montagnes sur ses indications.
Si Nordahl Lelandais a avoué avoir tué «involontairement» la fillette, il a jusqu'ici refusé de s'exprimer sur les circonstances de sa mort.
"Qu'on ne vienne pas nous dire que le mis en cause oeuvre à la manifestation de la vérité", a lancé le 8 mars Me Fabien Rajon, l'avocat des parents de la fillette, reprochant au conseil du suspect, Me Alain Jakubowicz, de l'avoir soutenu dans ses dénégations.
Également mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais a récemment reconnu l'avoir pris en stop le soir de sa disparition, avant de le «déposer un peu plus loin». 
lash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/

dimanche 18 mars 2018

Affaire Maëlys : les droits de la défense mis à l'épreuve

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Nordahl Lelandais en dira-t-il plus aux juges, lundi, sur la mort de Maëlys ? Les parties civiles en doutent et fustigent depuis le début de l'affaire son attitude,
qui ravive le débat - ancien - sur les droits et le rôle de la défense.


"Qu'on ne vienne pas nous dire que le mis en cause oeuvre à la manifestation de la vérité", a lancé le 8 mars Me Fabien Rajon, l'avocat des parents de la fillette, reprochant au conseil du suspect, Me Alain Jakubowicz, de l'avoir soutenu dans ses dénégations.

"En mentant à tout le monde, il m'a menti à moi aussi", s'est justifié ce dernier après le revirement de son client et la découverte du corps de l'enfant. Tout en soulignant que ce n'était pas un délit : Nordahl Lelandais avait le droit d'"exprimer une vérité qui s'est avérée inexacte", a dit Me Jakubowicz.

Une position "inacceptable" face à la douleur des parents, rétorquent les parties civiles, pour qui la famille de Maëlys a été "prise en otage" durant six mois par la défense alors que le dossier aurait dû l'inciter à "coopérer". Mais est-ce là son rôle ? "Pas du tout, cela ne ressort d'aucun texte. C'est le devoir du juge de découvrir la vérité ; celui de l'avocat est de défendre son client. Ce qui n'empêche pas de l'inciter à avouer quand les preuves sont là", répond à l'AFP Me François Saint-Pierre, pénaliste lyonnais connu notamment pour avoir défendu Maurice Agnelet dans l'affaire Agnès Le Roux. Le mot "vérité" ne figure ni dans le décret du 12 juillet 2005 relatif aux règles de déontologie de l'avocat, ni dans le règlement intérieur national de la profession, pas plus que dans le serment prêté par ses membres.

Et les pénalistes "disent tous qu'elle n'est pas leur souci premier", constate Edwige Rude-Antoine, directrice de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), qui a suivi de nombreuses robes noires dans les prétoires de l'Hexagone, plusieurs années durant, pour son livre "L'Éthique de l'avocat pénaliste", paru en 2014.

"Pas rare que l'on se déchaîne"

Beaucoup d'entre eux estiment qu'il vaut même mieux "avoir un doute sur la culpabilité", souligne cette juriste : pour bâtir sa défense, l'avocat s'interroge sur "la crédibilité de la parole de son client" par rapport aux éléments du dossier, à charge et à décharge ; il est "à la recherche du vraisemblable" et "libre de discuter les preuves adverses" - une "carte" que la défense ne pouvait pas "jouer" dans l'affaire Maëlys, aux yeux de l'avocat des parents.

"Cela ne vous regarde pas", a ainsi répondu Me Jakubowicz à des journalistes qui lui demandaient, tandis qu'il ferraillait contre l'accusation, s'il était convaincu de l'innocence de Nordahl Lelandais. "Il n'appartient pas à l'avocat de poser cette question à son client", abonde Me Saint-Pierre.

Depuis les aveux partiels du suspect, le débat s'est déplacé sur le terrain de la morale : les avocats d'auteurs de crimes présumés ne devraient-ils pas encourager leurs clients à avouer, plutôt que de défendre leurs intérêts ?, s'est-on interrogé. Au risque, parfois, de malmener la présomption d'innocence.

Dans un autre dossier très médiatisé, celui de la mort d'Alexia Daval, la procureure de la République à Besançon, Edwige Roux-Morizot, a déploré que ce principe ait été "bafoué chaque jour" au moment de l'interpellation du mari, en martelant que celui-ci avait "le droit de modifier ses déclarations, de les préciser, de les ajuster, et ce tout au long et jusqu'à l'issue de l'information judiciaire".

"Dans notre démocratie, il semble que l'opinion n'ait pas encore intégré que la défense est un droit essentiel. Il n'est pas rare que l'on se déchaîne contre la personne qui avoue", considère Edwige Rude-Antoine. Pour elle, "les avocats vont devoir rappeler que le procès (intenté par les) médias n'a rien du procès équitable" que la loi prévoit pour tout mis en cause.



-Franche-Comtéhttps://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/

samedi 17 mars 2018

Affaire Maëlys: l'avocat de Nordahl Lelandais dans la tourmente

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Alors que l'analyse des ossements de Maëlys a révélé une fracture à la mâchoire, Nordahl Lelandais en dira-t-il plus aux juges, lundi, sur la mort de Maëlys? Les parties civiles en doutent et fustigent depuis le début de l'affaire son attitude, qui ravive le débat - ancien - sur les droits et le rôle de la défense. "Qu'on ne vienne pas nous dire que le mis en cause oeuvre à la manifestation de la vérité", a lancé le 8 mars Me Fabien Rajon, l'avocat des parents de la fillette, reprochant au conseil du suspect, Me Alain Jakubowicz, de l'avoir soutenu dans ses dénégations.

Jakubowicz: "Lelandais m'a menti à moi aussi"

"En mentant à tout le monde, il m'a menti à moi aussi", s'est justifié ce dernier après le revirement de son client et la découverte du corps de l'enfant. Tout en soulignant que ce n'était pas un délit: Nordahl Lelandais avait le droit d'"exprimer une vérité qui s'est avérée inexacte", a dit Me Jakubowicz. Une position "inacceptable" face à la douleur des parents, rétorquent les parties civiles, pour qui la famille de Maëlys a été "prise en otage" durant six mois par la défense alors que le dossier aurait dû l'inciter à "coopérer".
Mais est-ce là son rôle? "Pas du tout, cela ne ressort d'aucun texte. C'est le devoir du juge de découvrir la vérité; celui de l'avocat est de défendre son client. Ce qui n'empêche pas de l'inciter à avouer quand les preuves sont là", répond Me François Saint-Pierre, pénaliste lyonnais connu notamment pour avoir défendu Maurice Agnelet dans l'affaire Agnès Le Roux. Le mot "vérité" ne figure ni dans le décret du 12 juillet 2005 relatif aux règles de déontologie de l'avocat, ni dans le règlement intérieur national de la profession, pas plus que dans le serment prêté par ses membres. Et les pénalistes "disent tous qu'elle n'est pas leur souci premier", constate Edwige Rude-Antoine, directrice de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), qui a suivi de nombreuses robes noires dans les prétoires de l'Hexagone, plusieurs années durant, pour son livre "L'Éthique de l'avocat pénaliste", paru en 2014. 

Le rôle délicat des avocats des criminels présumés

Beaucoup d'entre eux estiment qu'il vaut même mieux "avoir un doute sur la culpabilité", souligne cette juriste : pour bâtir sa défense, l'avocat s'interroge sur "la crédibilité de la parole de son client" par rapport aux éléments du dossier, à charge et à décharge; il est "à la recherche du vraisemblable" et "libre de discuter les preuves adverses" - une "carte" que la défense ne pouvait pas "jouer" dans l'affaire Maëlys, aux yeux de l'avocat des parents. "Cela ne vous regarde pas", a ainsi répondu Me Jakubowicz à des journalistes qui lui demandaient, tandis qu'il ferraillait contre l'accusation, s'il était convaincu de l'innocence de Nordahl Lelandais.
"Il n'appartient pas à l'avocat de poser cette question à son client", abonde Me Saint-Pierre. Depuis les aveux partiels du suspect, le débat s'est déplacé sur le terrain de la morale : les avocats d'auteurs de crimes présumés ne devraient-ils pas encourager leurs clients à avouer, plutôt que de défendre leurs intérêts ?, s'est-on interrogé. Au risque, parfois, de malmener la présomption d'innocence.
Dans un autre dossier très médiatisé, celui de la mort d'Alexia Daval, la procureure de la République à Besançon, Edwige Roux-Morizot, a déploré que ce principe ait été "bafoué chaque jour" au moment de l'interpellation du mari, en martelant que celui-ci avait "le droit de modifier ses déclarations, de les préciser, de les ajuster, et ce tout au long et jusqu'à l'issue de l'information judiciaire".
"Dans notre démocratie, il semble que l'opinion n'ait pas encore intégré que la défense est un droit essentiel. Il n'est pas rare que l'on se déchaîne contre la personne qui avoue", considère Edwige Rude-Antoine. Pour elle, "les avocats vont devoir rappeler que le procès (intenté par les) médias n'a rien du procès équitable" que la loi prévoit pour tout mis en cause.

vendredi 16 mars 2018

Maëlys : encore du nouveau sur l'enquête et sur Nordahl Lelandais

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L'essentiel

  • Selon Le Dauphiné Libéré, une trace de Maëlys au domicile de la famille de Nordahl Lelandais, à Domessin, aurait été découverte. Par ailleurs, un canapé saisi lors d'une perquisition au domicile de la famille en septembre dernier serait également toujours entre les mains des experts de l'IRCGN. Le procureur a précisé qu'aucune trace ADN de l'enfant n'avait été retrouvée dans la maison.
  • Comment est morte Maëlys de Araujo ? Les premiers résultats des analyses sur les ossements de la fillette ont révélé que sa mâchoire a été fracturée. Mais il faut attendre d'autres examens complémentaires pour savoir s'il y a eu "violence volontaire" lors de sa mort.
  • Nordahl Lelandais "consultait des sites pédopornographiques", "depuis peu" croient également savoir nos confrères du Dauphiné Libéré. L'hypothèse de crimes à motivation sexuelle dans l'affaire Maëlys comme dans l'affaire Noyer semble émerger.
  • Dans le dossier Arthur Noyer, Nordahl Lelandais a reconnu avoir fait monter dans sa voiture le caporal, la nuit de sa disparition.


13:59 - Mort de Maëlys : Nordahl Lelandais aurait agi seul, selon la soeur du prévenu

La soeur de Nordahl Lelandais, Alexandra, est donc sortie de son silence via un entretien paru le 13 mars dernier dans les colonnes de France Soir. L'occasion notamment de revenir sur sa rencontre au parloir avec son frère après que celui-ci est passé aux aveux, le 14 février. Interrogé par sa soeur qui lui a demandé "si c'était bien lui" selon France Soir, ce dernier lui aurait répondu "oui". "Étais-tu seul ?", l'aurait ensuite questionné Alexandra. Réponse de Nordahl Lelandais : "Oui". L'ancien militaire n'aurait donc pas de complice, si l'on en croit sa soeur qui se base sur ses propos. Des propos à prendre avec des pincettes, car si aucune complicité n'a pour l'instant été évoquée, Nordahl Lelandais a déjà menti à ses proches par le passé, à commencer par sa mère à qui il avait assuré ne pas être coupable, ce qu'elle avait alors rapporté sur les ondes de RTL, il y a déjà plusieurs mois de cela.

12:29 - La mère de Lelandais affirme ne pas avoir vu Maëlys

Alors que des traces de l'ADN de Maëlys ont été retrouvées sur le canapé du domicile de Nordahl Lelandais, où réside également sa mère, tout porte à croire que la fillette est bien passée par-là, même si l'hypothèse d'un transfert est envisageable. Mais la mère du principal suspect, présente le soir du meurtre présumé, était chez elle et affirme ne pas avoir entendu le moindre bruit pouvant attester de la présence de Maëlys ou de son fils. "Je n'ai rien vu, rien entendu (...) La gamine, je ne l'ai pas vue rentrer chez moi (...) S'il y avait eu quelque chose, [Nordahl] était obligé de passer devant ma chambre et j'aurais entendu marcher ou parler. Donc c'est impossible", assure Christian Lelandais.
Sociétéhttp://www.linternaute.com/actualite/societe/

jeudi 15 mars 2018

La mère de Nordahl Lelandais juge «impossible» que Maëlys soit entrée dans sa maison

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La mère de l'ancien maître-chien a réagi ce jeudi sur RTL, après la découverte d'une trace ADN de la fillette au domicile familial. Elle assure ne pas avoir vu Maëlys entrer chez elle.

C'est un nouvel élément troublant. Mercredi, des sources proches de l'enquête ont indiqué qu'une empreinte génétique de Maëlys avait été retrouvée au domicile des parents de Nordahl Lelandais, chez qui il résidait, lors d'une perquisition. Pourtant ce jeudi, la mère de l'ancien militaire se défend face à ses révélations. Sur RTL, Christiane Lelandais affirme qu'elle ne peut «absolument pas imaginer qu'on ait retrouvé une trace de Maëlys» à son domicile. Si une empreinte génétique a bien été découverte sur le canapé familial, il pourrait cependant ne s'agir que d'un cheveu ou d'un transfert d'un infime morceau de peau qui se serait posé sur les vêtements du suspect.
La mère de Nordahl Lelandais, qui explique s'être couchée aux alentours de 2h15-2h30 du matin, jure n'avoir «rien vu, rien entendu». Cette dernière va plus loin et affirme: «La gamine, je ne l'ai pas vue rentrer chez moi». La mère du suspect reconstruit la soirée et se souvient d'un échange avec son fils, pendant lequel elle lui dit ne pas avoir entendu la voiture. Ce dernier lui répond qu'elle est garée «devant» le domicile. Ainsi, pour Christiane Lelandais, «impossible» que Maëlys soit entrée dans leur maison. Elle martèle: «S'il y avait eu quelque chose, il était obligé de passer devant ma chambre et j'aurais entendu marcher ou parler».

Les vêtements de Maëlys analysés


Nordahl Lelandais, ancien maître-chien âgé de 35 ans, avait avoué le 14 février dernier avoir tué «accidentellement» la fillette de 9 ans, dans la nuit du 27 au 28 août. Des traces de sang avaient également été retrouvées dans le coffre de la voiture de l'homme, mis en examen depuis novembre pour l'enlèvement et meurtre de Maëlys. À la suite de ses aveux, en février, Nordahl Lelandais avait mené les enquêteurs à l'endroit où il avait abandonné le corps. Des restes de l'enfant y avaient été retrouvés. L'élément déterminant qui pourrait désormais venir en aide aux enquêteurs reste le retour d'expertise des vêtements de la petite fille. Toujours en cours d'analyses, la robe et les dessous de l'enfant ont passé des mois dans la boue et la neige, en plein hiver, ce qui explique la longueur du processus.
Si Nordahl Lelandais a avoué avoir tué «involontairement» la fillette, il a jusqu'ici refusé de s'exprimer sur les circonstances de sa mort. Également mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais a récemment reconnu l'avoir pris en stop le soir de sa disparition, avant de le «déposer un peu plus loin». Arthur Noyer, caporal du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA), avait passé une soirée en boîte de nuit avec des camarades dans le centre-ville de Chambéry au cours de la nuit de 11 au 12 avril. Il avait ensuite décidé de rentrer seul à la caserne, située à cinq kilomètres de là. Il avait été vu pour la dernière fois vers 4 heures du matin alors qu'il faisait du stop dans une rue de Chambéry et avait ensuite disparu sans laisser de traces.


mercredi 14 mars 2018

Affaire Maëlys: Des traces ADN de Maëlys retrouvés sur le canapé de Nordahl Lelandais

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Nouvel élément dans l’affaire de la mort de la petite Maëlys. Des traces ADN de la fillette ont été retrouvées au domicile de Nordahl Lelandais. Elles auraient été relevées sur le canapé, ont indiqué ce mercredi des sources proches de l’enquête à France 2.


Reste à savoir si le principal suspect a bien emmené l’enfant chez lui avant de la tuer « accidentellement » ? La présence de cette trace ne permet pas de l’affirmer officiellement. Il est pour l’instant impossible de savoir s’il s’agit par exemple d’un cheveu ou d’un morceau de peau laissé directement par la fillette. Ou s'ils se trouvaient sur les vêtements de Nordahl Lelandais.


L’ancien militaire était passé aux aveux 14 février, précisant qu’il s’agissait d’un accident. S’il a emmené les enquêteurs sur les lieux où il s’était débrassé du corps, il a néanmoins refusé de s’exprimer sur les circonstanes ayant conduit au drame. Nordahl Lelandais doit être réentendu à ce sujet le lundi 19 mars si son état de santé le permet.



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Affaire Maëlys : la soeur de Nordahl Lelandais sort du silence...

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Dans une interview accordée au site de France-Soir, parue ce mardi 13 mars, la soeur de Nordahl Lelandais se confie pour la première fois sur les aveux de son frère. Elle s'exprime notamment sur la façon dont elle et sa famille ont vécu l'affaire...

Elle s'exprime pour la première fois. Dans un entretien accordé au site de France-Soir et paru ce mardi 13 mars, la soeur de Nordahl Lelandais, Alexandra, revient sur toute l'affaire, de la disparition de la petite Maëlys jusqu'aux aveux tonitruants de son frère.
La fillette disparait lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans la nuit du 26 au 27 août dernier. "Le jour où c'est arrivé, je buvais l'apéro avec une amie. On voit la photo de la petite et je dis : 'Tiens, c'est près de chez mes parents'. Le lendemain ma mère m'appelle, on discute de ça et elle me dit : 'Ton frère était au mariage, il est entendu'. J'apprends peu après que notre maison est fouillée et que mon frère est placé en garde à vue", raconte la soeur de Nordahl Lelandais.
Entendu à plusieurs reprises par les enquêteurs et placé en garde à vue le 31 août, Nordahl Lelandais est finalement relâché. "Pour moi c'était fini. Les gendarmes avaient posé leurs questions, mon frère était innocent, ils l'ont relâché. Point", se souvient Alexandra. Mais, le 4 septembre dernier, l'affaire prend une nouvelle tournure... "Le jour de la rentrée des classes, une copine m'appelle et me dit : 'C'est lequel de tes frères qu'ils sont venus chercher ? Ta maison passe à la télé !'. Ma mère m'appelle ensuite et me dit qu'ils sont venus rechercher Nordahl, revenu chez mes parents après sa garde vue. À ce moment, je me suis dit qu'il n'avait vraiment pas de chance. Pour une fois qu'il était à un mariage… Je me suis retrouvée happée par tout ça. J'ai pris dix ans d'un coup", se remémore la soeur du meurtrier présumé.
À ce moment là, Alexandra reste persuadée de l'innocence de son frère et lui accorde une confiance sans faille. "Petit à petit, on voit qu'il ne sort pas de prison alors que semaine après semaine il clame son innocence", rappelle-t-elle. "Jusqu'au 14 février, je n'avais aucun doute sur son innocence". Ce jour-là, en effet, Nordahl Lelandais reconnaît avoir tué la petite Maëlys. Après les aveux de son frère, Alexandra confie que cela a été très dur "psychologiquement", notamment pour sa mère. "Elle a pris un gros coup au moral", confie Alexandra. "Elle a compris que Nordahl a forcément une implication dans cette affaire. Il nous a menti", conclut-elle. Alors que l'analyse des ossements de la fillette apporte son lot de révélations, Nordahl Lelandais doit de nouveau être entendu par les enquêteurs le 19 mars prochain.

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