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samedi 29 juillet 2017

Affaire Alexandre Junca : Claude Ducos est sorti de prison

L’homme de 78 ans avait été reconnu coupable de la découpe du corps d’Alexandre Junca, cet adolescent enlevé à Pau en juin 2011 et dont le corps démembré avait été retrouvé quelques semaines plus tard.

Le chasseur de Cabidos n’a pas changé d’un pouce depuis ses deux procès d’assises en juin 2016 et d’appel en décembre. Condamné a 3 ans de prison il sort au bout de 28 mois de détention au jeu des remises de peine automatiques.
"Que voulez vous que je vous dise ?", disait le retraité à sa sortie de prison ce vendredi matin. "J’ai tout appris par la presse, mon avocate, ou la PJ. Avant, je ne savais pas ce qui s’était passé."

Il nie toujours les faits

Claude Ducos nie toujours aussi fermement une quelconque implication dans l’affaire Alexandre. "Je ne sais rien et on ne m’a jamais rien dit. En prison, j’ai payé plus que ma dette puisque je n’ai rien fait".
Le retraité ne se réinstallera pas dans le 64 où il se sait persona non grata. Cela même si sa condamnation n’est pas accompagnée d’une interdiction du territoire départemental. "La vie ne sera pas comme d’habitude, observe-t-il. Parce que j’ai beaucoup de copains qui en sont aujourd’hui au point d’interrogation."
Claude Ducos a été accueilli à sa sortie du centre pénitentiaire Pémégnan de Mont-de-Marsan par son avocate, Me Lorea Chipi. Il est reparti dans la voiture de son frère Christian.

A La Unehttp://www.sudouest.fr/

mercredi 14 décembre 2016

Affaire Alexandre Junca : Claude Ducos mentionne pour la première fois une maison en Espagne

Le chasseur béarnais est jugé en appel à Mont-de-Marsan. Accusé d’avoir démembré le corps de l’adolescent, Claude Ducos est très volubile
Le procès en appel de Claude Ducos est rapidement entré dans le vif du sujet ce mercredi. Démarré à 9h15 après l’arrivée de l’accusé sous escorte (il est incarcéré à Mont-de-Marsan), il a vite conduit Claude Ducos vers ses contradictions.
L’unique appelant du procès Alexandre Junca a répété, comme il l’avait fait en première instance en juin, qu’il n’avait jamais éviscéré un animal. Un point clé car le corps de l’adolescent tué a Pau le 4 juin 2011 a été démembré à la manière traditionnelle du pèle-porc. C’est la principale charge qui pèse sur le retraité de 77 ans.
"Vous n’avez jamais participé au pèle-porc ?" l’interroge la présidente des assises. "Jamais, répond Claude Ducos. "Pourtant, reprend la présidente, le 26 mars 2013, en audition libre avant votre garde à vue d’avril, vous déclariez "je ne les découpe pas, je les vide simplement sur place".
Claude Ducos apparaît légèrement amaigri, ses tempes sont un peu plus touffues. Il est très volubile ce mercredi matin et indique qu’il a fait appel parce qu’il n’a pas pu s’exprimer jusque-là. Il a déjà indiqué à quatre reprises sur des sujets divers qu’il n’avait pas la mémoire des dates. Un moyen, peut-être, d’anticiper les trous de mémoire qu’il aura au moment d’aborder les faits.

Claude Ducos avait une maison en Espagne

Un petit coup de théâtre s’est produit en fin de matinée. A force de questions sur des parties de chasse, Claude Ducos a lâché qu’il avait une maison à Huesca (Espagne).
Je ne voyais pas le rapport", répond Ducos. "On en voit un", lui a répondu la présidente
"C’est dommage qu’on ne l’ai pas su avant", s’étonne la présidente. "Je ne voyais pas le rapport", répond Ducos. "On en voit un", lui a répondu la présidente.
L’existence de cette maison pose question alors qu’on n’a jamais découvert l’endroit où le corps d’Alexandre a été démembré. 

Mickael Baehrel entendu comme témoin dans l’après-midi

La deuxième charge, qui pèse lourd dans l’accusation de Claude Ducos, sera débattue dans l’après-midi. Mickael Baerhel, le jeune homme avec qui il entretenait des relations homosexuelles, sera entendu comme témoin. Celui qui a reconnu l’ultra-violente agression mortelle de l’adolescent a été condamné à perpétuité le 16 juin dernier. Depuis son premier aveu en garde a vue, il a toujours présenté Claude Ducos comme l’homme qui a découpé le corps d’Alexandre.


http://www.sudouest.fr/2016/12/14/proces-alexandre-junca-claude-ducos-deja-face-a-ses-contradictions-3026469-4344.php

mardi 21 juin 2016

Procès Alexandre : le principal condamné ne fait pas appel

Selon son avocate, Michaël Baehrel ne souhaite pas faire appel, après avoir été condamné à la perpétuité la semaine dernière
Le principal condamné dans le procès Alexandre Junca a décidé de ne pas faire appel. C'est ce que vient de confier son avocate Me Karine Magne cet après-midi après avoir rencontré son client à la maison d'arrêt.
"Nous ne souhaitons pas faire appel par respect pour les parents", ajoute celle qui défend Mickaël Baehrel condamné jeudi dernier par la cour d'assises.
On s' achemine cependant vers un nouveau procès en appel dans cette affaire puisque les avocats de deux autres condamnés, Claude Ducos et Fatima Ennajah ont déjà dit leur intention de faire appel, même si pour cette dernière, condamnée à 3 ans de prison pour non dénonciation de crime, la démarche nécessaire n'a pas encore été effectuée
Reste le cas de Christophe Camy, condamné à 15 ans, dont l'avocate Me Legrand-Bogdan, doit se prononcer cette semaine, après avoir consulté son client.
http://www.sudouest.fr/

vendredi 17 juin 2016

Réactions au procès Junca: la fin d'un long combat pour les parents d'Alexandre

C'est un " soulagement " pour la famille d'Alexandre Junca. C'est ce qu'elle a exprimé hier soir après l'annonce du verdict de la cour d'assises de Pau.
Le principal accusé, un marginal de 30 ans, Mickaël Baehrel qui comparaissait pour « vol avec violences ayant entraîné la mort », a été condamné à la réclusion à perpétuité. L'adolescent de 13 ans avait été tué puis démembré en 2011, pour le vol d'un portable dans des circonstances que le procès n'a pas permis de déterminer dans les détails.

Christophe Camy, le SDF de 28 ans qui avait volé le portable d'Alexandre,  a été condamné à 15 ans de réclusion, conformément aux réquisitions de l'avocat général.
Les deux autres accusés, Fatima Ennajah, 50 ans et Claude Ducos, 76 ans, poursuivis notamment pour « non-dénonciation de crime et recel de cadavre », à trois ans de prison, la peine maximale dans leur cas. Ces derniers ont fait appel de cette peine.

Les parents d'Alexandre se sont exprimés à l'issue du procès:

Maintenant on va pouvoir penser à Alexandre plus sereinement. On a gagné..

 
 http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques

jeudi 16 juin 2016

Affaire Junca : la maman d'Alexandre réagit après la perpétuité requise contre Baehrel

Les réquisitions sont tombées au procès de l'affaire Junca. L'avocat général a demandé la réclusion criminelle à perpétuité pour Baehrel, avec peine de sûreté, 15 à 18 ans pour Camy, 3 ans pour Ennajah et Ducos. La maman d'Alexandre, Valérie Lance, réagit à ces réquisitions. 
Après les réquisitions de l'avocat général, Valérie Lance revient notamment sur la perpétuité demandée à l'encontre de Baehrel, le principal accusé.
La maman d'Alexandre se dit épuisée apres 7 jours difficiles de débat. Elle est interrogée par Elise Daycard et Clément Alet

L'avocat général a demandé 15 à 18 ans de prisonpour Christophe Camy. Son avocate n'est pas étonnée de cette réquisition. http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques

Procès d'Alexandre : l'ado achevé à coups de marteaux alors qu'il pleurait

A lexandre Junca, collégien de 13 ans tué en juin 2011, ne serait pas mort sur le coup mais aurait repris conscience avant d'être achevé parce qu'il pleurait, a affirmé mercredi le principal accusé du meurtre, glaçant la cour d'assises de Pau avec cette nouvelle version.
Depuis le début du procès le 7 juin, Mickaël Baehrel, marginal de 30 ans jugé pour "vol avec violence ayant entraîné la mort", a constamment varié dans son récit du meurtre, survenu dans le centre-ville de Pau le 4 juin 2011. Ce soir-là, Alexandre Junca rentre chez son père lorsque Christophe Camy, un autre marginal âgé de 28 ans, co-accusé de Baehrel et qui encourt comme lui la réclusion à perpétuité, lui vole son portable. Selon les deux hommes, le collégien serait revenu pour réclamer son téléphone. C'est à ce moment que Baehrel lui aurait asséné coups de poing et de marteau, parce qu'"il avait la rage", sans plus d'explication. Mais jusqu'à présent, le jeune SDF avait toujours soutenu que le collégien était déjà mort lorsqu'il l'avait transporté dans l'immeuble de sa compagne, Fatima Ennajah, 50 ans, accusée de "non-dénonciation de crime".

Un aveu terrible

Énième mensonge ou aveu suscité par la présence dans la salle d'audience de son père, l'une des rares personnes devant laquelle il semble soucieux de faire bonne figure? Mercredi matin, Baehrel a secoué la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques en affirmant pour la première fois qu'Alexandre Junca avait repris conscience. "J'ai déposé l'enfant en face de l'appartement d'Ennajah, qui lui a donné un médicament parce qu'il pleure", lâche Baehrel. Saisis par cette révélation qui glace la famille d'Alexandre, les magistrats soumettent alors l'accusé à un feu de questions pour lui faire préciser ses dires.

"Après, il était mort..."

Baehrel explique avoir commencé par porter à Alexandre des coups de poing et un coup de marteau, qu'il avait sur lui. "Dans quel état l'enfant est à ce moment-là?", presse le président Francis Bobille. "Il est sonné", répond Baehrel, assurant qu'il le croit mort à cet instant. C'est dans l'immeuble d'Ennajah que le collégien aurait repris connaissance. Ennajah "m'a vu avec Alexandre et lui donne un médicament car il était revenu à lui, il pleurait", poursuit-il. Une déclaration compatible avec les constatations des médecins légistes qui ont retrouvé des traces de paracétamol dans le corps d'Alexandre, alors qu'il n'avait aucune raison d'en prendre selon sa mère. "De l'entendre pleurer, ça m'a rendu fou. J'ai asséné plusieurs coups de marteau. Après, il était mort...", bredouille l'accusé.

Il reconnaît avoir tenté de démembrer la victime puis se rétracte

Comme il l'avait déjà raconté au procès à l'occasion d'un précédent revirement, Baehrel aurait appelé à l'aide Christian Pierre, un autre marginal décédé depuis. Celui-ci serait alors venu "avec une poubelle" pour y placer le corps d'Alexandre et l'emporter sous le porche de son immeuble. Selon Baehrel, c'est Claude Ducos, 76 ans, qui donnait de l'argent au marginal en échange de fellations, qui viendra chercher le corps le lendemain pour le charger dans le coffre de sa voiture. Le septuagénaire, chasseur chevronné, est soupçonné d'avoir ensuite démembré le cadavre pour le faire disparaître. Lundi, Baehrel a brièvement reconnu avoir tenté de découper lui-même sa victime peu après le crime, avant de se rétracter.

L'un des accusés comparaît libre

Malgré d'intenses recherches, des semaines s'étaient écoulées entre la disparition du collégien et la découverte de son corps : d'abord un fémur fin juin, puis d'autres restes en octobre en bordure de la rivière traversant Pau. Claude Ducos nie en bloc depuis le début. "Baehrel ment ! Si vous me condamnez, vous condamnez un innocent complet", a-t-il encore protesté mercredi. "Ducos n'est pas un menteur, c'est un dissimulateur redoutable, un artiste de la dissimulation", a relevé dans sa plaidoirie Robert Malterre, avocat de cousins et neveux d'Alexandre, parties civiles. Jugé pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime", Ducos, seul à comparaître libre, encourt trois ans de prison mais a déjà passé quinze mois en détention provisoire.
http://www.midilibre.fr/2016/06/15/proces-d-alexandre-l-ado-acheve-a-coups-de-marteaux-alors-qu-il-pleurait,1349639.php

mercredi 15 juin 2016

Procès Alexandre Junca : Baehrel reconnaît que l'adolescent était vivant au 31 rue Guichenné

Le principal accusé a donné de nouveaux éléments concernant la nuit du 4 juin 2011. Il a également expliqué que sa compagne aurait vu l'adolescent après son agression
Nouveaux rebondissements, ce mercredi matin. L'audience avait à peine repris que l'agresseur présumé d'Alexandre, Mickaël Baehrel, a délivré de nouvelles révélations sur la nuit du 4 juin 2011.
Il reconnaît qu'Alexandre était vivant au 31 rue Emile-Guichenné. "Je l'ai entendu pleurer, ça m'a rendu fou, j'ai asséné plusieurs coups". Baehrel rapporte que le collégien était sonné, puis "il est revenu à lui" dans le couloir de l'immeuble.
Il a également expliqué que Fatima Ennajah, sa compagne d'alors, aurait vu l'adolescent, après l'agression. Elle lui aurait donné du doliprane. Jusqu'à présent, elle a maintenu qu'elle ne l'avait jamais vu. Face à ces aveux, cette dernière a soufflé dans le box des accusés (interrogée plus tard ce mercredi matin, elle continuera de nier).
Ces éléments viennent compléter la version apportée vendredi. Lors du quatrième jour de procès, Mickaël Baehrel avait décrit un nouveau scénario pour la nuit de ce 4 juin 2011. "Christophe Camy (l'auteur présumé du vol du portable de l'adolescent, NDLR), a arrêté Alexandre. Je l'ai frappé seul. Pour moi, il était mort après les coups. Je l'ai amené chez Fatima Ennajah, rue Emile-Guichenné, en le tirant par les bras."
Baehrel disait avoir placé le corps dans un appartement situé en face de celui de sa compagne.
Des zones d'ombre apparaissaient dans son récit, notamment concernant Fatima Ennajah. Que savait-elle? Qu'avait-elle vu? L'accusée tient depuis le début du procès des propos confus.
Mickaël Baehrel avait ensuite déclaré : "J'ai appelé mon ami Christian Pierre. On a transporté le corps dans une poubelle jusqu'à chez lui, au 43, rue Montpensier. Puis on a laissé la poubelle dans la cour". Cette explication coïncide avec les relevés téléphoniques.
"Le lendemain, j'ai appelé Claude Ducos. Il est arrivé en rentrant sa Peugeot 605 grise sous le porche en marche avant. Il a pris le corps et ensuite je ne sais pas." 

Le vol avec violence revu en meurtre ?

Les nouvelles explications de Mickaël Baehrel pourraient changer complètement les poursuites retenues. Si Mickaël Baehrel a réellement frappé à mort Alexandre dans un second temps après une reprise de conscience dans le couloir de la rue Guichenné, la qualification de vol avec violence ayant entraîné la mort pourrait être revue en meurtre.
Par ailleurs, la séquestration de l'adolescent, un temps envisagée puis abandonnée, redevient d'actualité. Une qualification qui entraînerait Mickaël Baehrel et Fatima Ennajah. Laquelle n'est poursuivie, pour l'heure, que pour non-dénonciation de crime et recel de cadavre.

"Baehrel voulait tuer Alexandre"

L'audience s'est poursuivie dans la matinée avec les premières plaidoiries des avocats. Me Froget représente la tante et l'oncle d'Alexandre, Me Malterre, une dizaine de cousins et neveux de la famille. 
Avant d'évoquer les profils et les versions des accusés, Me Froget est revenu sur les "zones d'ombre considérables" de cette affaire, "même si ce matin (mercredi, NDLR), quelques révélations, qui vont dans le sens de la vérité, ont été apportées. Ce qui fait le plus mal, c'est de ne pas savoir quels ont été ses derniers instants".
Concernant les aveux de Baehrel : "Nous savions que les conditions de la mort d'Alexandre n'étaient pas celles qui avaient été données jusque-là".
Me Malterre a également repris le fil des événements racontés par le principal accusé : "L'enfant ne doit pas être retrouvé [...] Il faut qu'il se taise, il faut le tuer [...] Il ne se déchaîne pas sur le corps, il se déchaîne sur la tête. Baehrel voulait tuer Alexandre. Il voulait le détruire."
Pour "la découpe, Baehrel y est de bout en bout. C'est son cadavre. Il ne va pas nous faire croire que du 5 au 17 juin (date supposée de la dépose du corps sur les bords du gave de Pau), il ne s'en préoccupe pas", explique Me Malterre, qui a terminé sa plaidoirie par cette citation de Miguel de Cervantes. ""Garde toujours dans ta main, la main de l'enfant que tu as été". Cette main, c'est celle d'Alexandre que vous tenez."

http://www.sudouest.fr/2016/06/15/proces-alexandre-junca-baehrel-reconnait-que-l-adolescent-etait-vivant-au-31-rue-guichenne-2401376-4344.php

lundi 13 juin 2016

Procès Alexandre Junca : les experts concluent à deux auteurs pour la découpe du corps

Le procès a repris ce lundi, à Pau, avec les expertises du corps démembré de l'adolescent. Le verdict est attendu jeudi
Après une première semaine âpre et un week-end de pause nécessaire, le procès d'assises des responsables présumés de la mort d'Alexandre Junca le 4 juin 2011, a repris ce lundi matin.
Un retour dans le vif du sujet avec les expertises des restes de l'adolescent. Les parents se sont préparés à cette éprouvante épreuve avec leurs avocates.
Des analyses qui permettent de se concentrer sur une période pour laquelle de nombreuses questions restent en suspens : entre les 5 et 17 juin, date supposée de la dépose du corps démembré sur les bords du gave de Pau, selon Mickaël Baehrel, l'agresseur présumé de l'adolescent, alors âgé de 13 ans. L'homme accuse toujours Claude Ducos d'avoir procédé à la découpe. Pour sa part, le retraité de 77 ans continue de nier toute implication dans l'affaire.
Cinq ans ans après les faits, on ignore ce qu'il est advenu du corps pendant ces douze jours. 
Vendredi, trois des accusés ont été soumis à un interrogatoire très serré. Ce début de semaine s'annonce également tendu, notamment pour Ducos et Baehrel, qui a fait de nouvelles révélations et se trouve "au milieu du gué", selon les termes du président Bobille.
"Je pense que Monsieur Ducos doit se préparer à une durée journée de lundi", relevait pour sa part, Me Emmanuelle Leverbe, l'avocate du père d'Alexandre Junca.

La découpe : un schéma "appris, répété ou travaillé

La deuxième semaine du procès Alexandre a donc commencé ce lundi matin avec le résumé de l'expertise des restes de l'adolescent. Un exposé très éprouvant avec des photos très difficiles à regarder.
Les deux légistes, qui ont examiné la dépouille démembrée de l'adolescent, ont expliqué les coups qu'a reçus Alexandre le soir du 4 juin 2011, puis la méthode de découpe du corps.
On tire de ce résumé très clair des Dr Larbi Benali et Christophe Bou deux enseignements principaux : Alexandre a été frappé avec une extrême violence sur le crâne ; le ou la personne qui a procédé à la découpe y a passé beaucoup de temps.
Le crâne fracturé de l'adolescent était l'une des photos les plus glaçantes de cet exposé. La blessure rectangulaire suite au coup de marteau était notamment visible. Toute la face gauche du visage a été profondément endommagée. "Ces lésions ont pu entraîner une perte de connaissance initiale et une phase comateuse, suivie d'un décès par oedème cérébral post-traumatique."
Est-ce la preuve d'un acte commis à plusieurs? Le président devrait vouloir éclairer cette question dans les heures qui suivent.
L'autre partie de cet exposé a concerné le démembrement du corps. Un travail long et méthodique qui ne ressemble pas au schéma de découpe habituel vu dans les annales criminelles. L'éviscération préalable ainsi que des découpes peu aisées au niveau des articulations ou le sectionnement des côtes inhabituel sont autant d'éléments qui procèdent d'un schéma "appris, répété ou travaillé".
Plusieurs lésions sont dissonantes dans ce démembrement méticuleux. Des coupes ratées préalables au reste du travail. Est-ce la preuve d'un acte commis à plusieurs? Le président devrait vouloir éclairer cette question dans les heures qui suivent.
Conclusion du légiste : il y a un premier auteur inexpérimenté qui commence à démembrer puis un second, expérimenté lui, avec une vraie stratégie. Ce dernier a une méthode avec de "très fortes similitudes"avec le schéma de découpe du cochon "qu'il connaît, qu'il a répété".

Ce qu'il faut retenir des quatre premiers jours de procès

Les nouvelles révélations de Mickaël Baehrel
Vendredi, poussé dans ses retranchements par le président et l'avocat, et face à la mère d'Alexandre - "On a des questions, vous avez des réponses", lui a t-elle lancé, les yeux dans les yeux à la barre - Mickaël Baehrel a décrit un nouveau scénario pour la nuit du 4 juin 2011, qui colle avec la téléphonie. « Christophe Camy (poursuivi comme lui pour vol avec violences ayant entraîné la mort, NDLR), a arrêté Alexandre. Je l'ai frappé seul. Pour moi, il était mort après les coups. Je l'ai amené chez Fatima Ennajah, rue Guichenné, en le tirant par les bras. »
L'épisode du 31, rue Guichenné n'est pas très clair en ce qui concerne Ennajah, la compagne de Baehrel (poursuivie pour non-dénonciation de crime et recel de cadavre), qui a tenu des propos confus. Que savait-elle alors que Baehrel a tenté de la joindre au téléphone, a-t-elle vu quelque chose ? Elle maintient qu'elle n'a pas vu le corps cette nuit-là. 
Ensuite, « J'ai appelé mon ami Christian Pierre. On a transporté le corps dans une poubelle jusqu'à chez lui, au 43, rue Montpensier. Puis on a laissé la poubelle dans la cour. Le lendemain, j'ai appelé Claude Ducos. Il est arrivé en rentrant sa Peugeot 605 grise sous le porche en marche avant. Il a pris le corps et ensuite je ne sais pas. »
Dans ses aveux, Baehrel donnera également de nouveaux éléments à propos de la dépose du cadavre démembré sur les bords du gave de Pau, sous une digue en construction. Le premier jour du procès, l'accusé avait indiqué que c'était Claude Ducos qui avait choisi de mettre le corps à cet endroit-là.
Sauf qu'à la question, "C'est vous qui avez l'idée de le mettre là ? Le jeune homme a répondu : "Honnêtement oui."  
« Oui, c'est moi qui ai eu l'idée du gave. » « J'ai ouvert les sacs. » « J'ai creusé tout seul. » « J'ai recouvert de galets. » « J'ai vu Claude Ducos jeter quelque chose au milieu de la rivière. »
"Monsieur Baehrel, avez-vous participé à la découpe?" l'interrogera-t-on par ailleurs. "Non" répondra-t-il.
Claude Ducos, chahuté, continue de nier
Claude Ducos, soupçonné d'avoir procédé au démembrement du corps de l'adolescent, a nié en bloc, et ce malgré les nombreux "éléments troublants" de l'enquête évoqués par le président."Je n'y suis absolument pour rien", a-t-il dit, mercredi, lors du deuxième jour du procès.
Des questions qu'a dû de nouveau affronter ce "chasseur depuis toujours", jeudi, alors qu'étaient présentés à l'audience les enquêtes de personnalités et les profils psychologiques des accusés.
Avec quelques flèches lancées par les enquêteurs. "Pendant les entretiens, Claude Ducos montre peu d'affect. Il disait qu'il n'y était pour rien dans cette affaire mais en même temps on ne sent pas une grosse colère de sa part."
Jugé pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime", il encourt trois ans de prison.

http://www.sudouest.fr/2016/06/13/proces-alexandre-junca-une-journee-qui-s-annonce-eprouvante-2398421-4344.php

dimanche 12 juin 2016

Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le principal accusé avoue avoir agi seul

Il a craqué. Le principal accusé du meurtre d'Alexandre Junca, collégien de 13 ans tué en juin 2011, a reconnu vendredi pour la première fois avoir agi seul lors de l'agression mortelle, sous la pression du président de la cour d'assises des Pyrénées-atlantiques et de la mère de la victime.
>> A lire aussi : Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le principal accusé reconnaît les coups mais ne les explique pas

Il avait toujours soutenu avoir été accompagné 

Mardi, au premier jour du procès, Mickaël Baehrel, 30 ans, avait déjà reconnu avoir porté les coups de marteau mortels à l'adolescent, sans vouloir ou pouvoir expliquer précisément pourquoi. Mais depuis son interpellation en 2013, il avait toujours soutenu avoir été accompagné lors de l'agression d'un autre marginal, Christian Pierre, décédé depuis.
Vendredi, sur les instances du président Francis Bobille et de la mère d'Alexandre Junca, Valérie Lance, qui l'ont poussé dans ses retranchements, le jeune marginal a fini par reconnaître l'entière responsabilité du meurtre. « Vous m'avez pris mon bébé (...) Donnez-nous la vérité! », lance la mère.

« J'ai été le seul à violenter Alexandre »

Visiblement ébranlé, Baehrel se lève et revient sur la nuit du drame, lorsque son co-accusé Christophe Camy, qui bénéficie alors d'une permission de sortie « d'essai » de l'hôpital psychiatrique où il est soigné, vole le portable du collégien. Alexandre Junca veut alors reprendre son téléphone et Baehrel le frappe, d'abord à coups de poing, puis à l'aide d'un marteau qu'il porte sur lui, raconte-t-il.
>> A lire aussi : Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le septuagénaire accusé de l'avoir démembré nie tout
« J'ai été le seul à violenter Alexandre. Il est mort sur le coup », assure l'accusé, qui risque la réclusion à perpétuité pour « vol avec violences ayant entraîné la mort ». Selon ses dires, Baehrel transporte le corps seul, « le traînant par les bras » jusque devant l'appartement de sa compagne de l'époque, Fatimah Ennajah, 50 ans, accusée de « recel de cadavre et non-dénonciation de crime ».
Mais contrairement à ce qu'il a dit jusqu'alors, il ne cache pas le corps dans cet immeuble: son acolyte Christian Pierre arrive à la rescousse avec une poubelle, où ils placent le corps d'Alexandre pour l'emporter devant chez Christian Pierre.
>> A lire aussi : Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le garçon était le « clown de la famille »
Le septuagénaire, chasseur chevronné, est soupçonné d'avoir ensuite démembré le cadavre pour le faire disparaître.
Malgré d'intenses recherches, des semaines s'étaient écoulées entre la disparition du collégien et la découverte de son corps : d'abord un fémur fin juin, puis d'autres restes en octobre en bordure de la rivière traversant Pau.

La mère attend que Claude Ducos, lui aussi, dise « la vérité »

Claude Ducos nie en bloc depuis le début. Jugé pour « recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime », il encourt trois ans de prison mais a déjà passé quinze mois en détention provisoire.
>> A lire aussi : VIDEO. Meurtre d'Alexandre Junca, 13 ans: Les quatre accusés jugés à Pau
« On a fait un pas de plus (...) Je suis sûr que Baehrel aussi s'est senti soulagé », a commenté en marge de l'audience la mère d'Alexandre Junca. Elle attend désormais que Claude Ducos, lui aussi, dise « la vérité ».
Le procès, prévu jusqu'au 16 juin, se poursuit lundi avec l'audition du médecin légiste ayant autopsié le corps.
http://www.20minutes.fr/dossier/proces

samedi 11 juin 2016

Ado démembré : le principal accusé admet son entière responsabilité

Le principal accusé du meurtre d'Alexandre Junca, collégien de 13 ans tué en juin 2011, a reconnu vendredi sous la pression du président de la cour d'assises et de la mère de la victime avoir agi seul lors de l'agression mortelle. Ce vendredi, Mickaël Baehrel a reconnu l'entière responsabilité du meurtre d'Alexandre Junca, 13 ans assassiné en 2011. Mardi, au premier jour du procès, l'accusé, 30 ans, avait déjà reconnu avoir porté les coups de marteau mortels à l'adolescent. En revanche, il ne s'est pas expliqué sur les raisons de son acte. Mais depuis son interpellation en 2013, il avait toujours soutenu avoir été accompagné lors de l'agression d'un autre marginal, Christian Pierre, décédé depuis. Vendredi, sur les instances du président Francis Bobille et de la mère d'Alexandre Junca, Mickaël Baehrel a revu sa version des faits et a fini par reconnaître avoir agi seul. "Vous m'avez pris mon bébé (...) Donnez-nous la vérité!", avait lancé la mère. Visiblement ébranlé, l'accusé s'est levé et est revenu sur la nuit du drame, lorsque son co-accusé Christophe Camy, qui bénéficie alors d'une permission de sortie "d'essai" de l'hôpital psychiatrique où il est soigné, vole le portable du collégien. Alexandre Junca veut alors reprendre son téléphone et Mickaël Baehrel le frappe, d'abord à coups de poing, puis à l'aide d'un marteau qu'il porte sur lui, a-t-il raconté. "J'ai été le seul à violenter Alexandre. Il est mort sur le coup", a assuré l'accusé, qui risque la réclusion à perpétuité pour "vol avec violences ayant entraîné la mort". Le cadavre démembré Selon ses dires, Mickaël Baehrel a transporté le corps seul, "le traînant par les bras" jusque devant l'appartement de sa compagne de l'époque, Fatimah Ennajah, 50 ans, accusée de "recel de cadavre et non-dénonciation de crime". Mais contrairement à ce qu'il a dit jusqu'alors, il n'a pas caché pas le corps dans cet immeuble : son acolyte arrive à la rescousse avec une poubelle, où ils placent le corps d'Alexandre pour l'emporter devant chez Christian Pierre. Selon l'accusé, ils l'y laisseront toute la nuit, jusqu'à ce que Claude Ducos, 76 ans, qui donnait de l'argent au marginal en échange de fellations, vienne chercher le corps le lendemain pour le charger dans le coffre de sa voiture. Le septuagénaire, chasseur chevronné, est soupçonné d'avoir ensuite démembré le cadavre pour le faire disparaître. "On a fait un pas de plus" Malgré d'intenses recherches, des semaines s'étaient écoulées entre la disparition du collégien et la découverte de son corps : d'abord un fémur fin juin, puis d'autres restes en octobre en bordure de la rivière traversant Pau. Claude Ducos nie en bloc depuis le début. Jugé pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime", il encourt trois ans de prison mais a déjà passé quinze mois en détention provisoire. "On a fait un pas de plus (...) Je suis sûr que Baehrel aussi s'est senti soulagé", a commenté en marge de l'audience la mère d'Alexandre Junca. Elle attend désormais que Claude Ducos, lui aussi, dise "la vérité". Le procès, prévu jusqu'au 16 juin, se poursuit lundi avec l'audition du médecin légiste ayant autopsié le corps.
http://lci.tf1.fr/france/justice/

jeudi 9 juin 2016

Procès Alexandre Junca à Pau : Claude Ducos encore malmené

Après les interrogatoires des quatre accusés mardi et mercredi, leurs personnalités et profils psychologiques ont été étudiés ce jeudi matin
Le procès de l'affaire Alexandre Junca se poursuit ce jeudi aux assises des Pyrénées-Atlantiques. 
Après les interrogatoires des accusés et l'enquête détaillée à la barre par la police judiciaire, la cour se penche ce jeudi sur les personnalités et profils psychologiques de Mickaël Baehrel, Christophe Camy, Fatima Ennajah et Claude Ducos.
L'audience a repris à 9 heures. Le cas de Claude Ducos a été étudié en premier.
Le retraité de 77 ans est accusé par Mickaël Baehrel, son "amant" - qui a reconnu par ailleurs avoir frappé Alexandre avec un marteau - de l'avoir aidé à transporter le corps le lendemain du meurtre, d'avoir ensuite découpé le cadavre et de l'avoir déposé sur les bords du gave, en juin 2011.
Assailli de questions mercredi, et face aux éléments de l'enquête, l'homme a nié en bloc toute implication dans l'affaire.
Ce jeudi, il a de nouveau été mis en difficulté.

Claude Ducos, "un meneur d'homme"

L enquêtrice de personnalité a brossé le portrait d'un homme solitaire à l'autorité naturelle tant pour ses amis chasseurs que pour les jeunes marginaux qu'il fréquentait.
"C'est un meneur d'homme et surtout le chef de la meute des chiens. Il a du charisme, il mène les battues." Le président Bobille s'engouffre. "M. Ducos savez vous ce qu on fait des viscères du gibier une fois sorties?" "Je ne sais pas". "Ah vous ne savez pas? Vous vous occupez des chiens et vous ne savez pas qu'on les récompenses avec les viscères?"
L enquêtrice de personnalité a aussi raconté comment Claude Ducos s'était rapproché d'un milieu très précarisé éloigné de son quotidien.
Pour les jeunes marginaux qu'il aide en échange de faveurs sexuelles (l'un d'entre eux est Mickaël Baehrel), le retraité est "un vieux sage". "Pourquoi ne pas vous rapprocher de vos neveux et nièces si vous êtes soucieux du bien-être des jeunes?" lui demande le président. "La famille est éparpillée", répond Claude Ducos.
Dernière flèche avec cette remarque de l enquêtrice. "Pendant les entretiens, Claude Ducos montre peu d'affect. Il disait qu'il n'y était pour rien dans cette affaire mais en même temps on ne sent pas une grosse colère de sa part."
Le septuagénaire a fait montre de sa froideur mercredi quand il a expliqué qu'il avait soupçonné les parents d'Alexandre en tout début d'enquête.
L'audience s'est poursuivie avec les enquêtes de personnalité des autres accusés.
http://www.sudouest.fr/2016/06/09/proces-alexandre-junca-a-pau-les-personnalites-des-accuses-passes-au-crible-ce-jeudi-2394068-4344.php

mercredi 8 juin 2016

Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le septuagénaire accusé de l'avoir démembré nie tout

Il nie en bloc. Claude Ducos, septuagénaire accusé d’avoir démembré le corps d’Alexandre Junca, collégien tué en 2011 pour son portable, a nié mercredi devant la cour d’assises de Pau toute participation dans ce crime malgré les accusations du principal prévenu de l’affaire, qui a reconnu avoir porté les coups mortels.
>> A lire aussi : Procès du meurtre d'Alexandre Junca: Le principal accusé reconnaît les coups mais ne les explique pas
« C’est absolument faux ! », a protesté Claude Ducos, 76 ans, jugé depuis mardi avec trois coaccusés pour le meurtre de l’adolescent de 13 ans. Il est soupçonné d’avoir aidé le principal accusé, Mickaël Baehrel, son amant occasionnel à qui il donnait de l’argent, des cigarettes et de la nourriture en échange de fellations, à faire disparaître le corps de la victime en le découpant.
>> A lire aussi : Meurtre d'Alexandre Junca, 13 ans: Le procès s'est ouvert ce mardi à Pau
Baehrel, SDF de 30 ans, a reconnuau premier jour du procès avoir porté à Alexandre Junca, le 4 juin 2011 au soir, les coups de marteau mortels, sans pouvoir expliquer précisément pourquoi. Et il assure que Claude Ducos, appelé au secours, est venu dès le lendemain avec sa voiture pour emporter le cadavre.

Des restes du corps découverts dans la rivière 

Quelques jours plus tard, Claude Ducos reviendra chercher Baehrel, l’emmenant vers la rivière de Pau « pour aller cacher le corps, en morceaux dans des sacs plastiques. Je ne savais pas qu’il l’avait démembré », a affirmé Baehrel.
Malgré d’intenses recherches, plusieurs semaines s’étaient écoulées entre la disparition du collégien et la découverte de son corps : d’abord un fémur fin juin, puis d’autres restes en octobre.
>> A lire aussi : Affaire Junca: la mort de l'adolescent bien liée à un vol de portable
Face à ces accusations et aux questions pressantes du président François Bobille qui s’acharne à souligner ses incohérences et contradictions, Claude Ducos s’est muré dans un déni systématique.
Oui, il « donnait la pièce » à Baerhel en échange de relations sexuelles. Mais « on n’a jamais fait de sexualité. De la fellation, pour moi c’est pas pareil… », rétorque l’ouvrier retraité, alerte physiquement et mentalement malgré ses 76 ans.

Pourquoi avoir mis à la casse sa voiture ?

Son portable et celui de Baerhel localisés à des endroits correspondant à l’affaire ? « Si on passait par là… », répond-il.
Pourquoi avoir mis à la casse la voiture qui aurait servi à transporter le cadavre, puis racheté exactement le même modèle pour l’équiper des plaques de la précédente ? La courroie de transmission avait cassé et il voulait éviter de payer la nouvelle carte grise, soutient Ducos avec aplomb.
« Chasseur depuis toujours », comme le note le président, Claude Ducos affirme pourtant n’avoir jamais éviscéré ou découpé du gibier, et dit même ignorer pourquoi on procède de la sorte.
« Pour l’odeur », insiste le président, soulignant que les viscères d’Alexandre n’ont jamais été retrouvés, pas plus que ses parties génitales : « Tout ce qui pouvait sentir mauvais ! »
« Je ne l’ai jamais vu, ni vivant ni mort », lâche le retraité pour toute réponse.

http://www.20minutes.fr/bordeaux/1861691-20160608-proces-meurtre-alexandre-junca-septuagenaire-accuse-avoir-demembre-nie-tout

Affaire Junca : Claude Ducos entendu ce matin

On devrait à nouveau être plongé dans l'horreur aujourd'hui à la Cour d'Assises de Pau avec l'audition de Claude Ducos.

Ce retraité, qui nie les faits, est accusé d'avoir aidé les deux principaux suspects, Mickaël Baehrel, 30 ans etChristophe Camy, 28 ans, à avoir démembré le corps du jeune Alexandre avec un couteau de chasse, avant de le jeter dans le gave.

Hier, Mickaël Baehrel a raconté comment le chasseur de Cabidos, avec lequel il entretenait des relations sexuelles tarifées,  l'a aidé à se débarrasser du corps . "Je ne savais pas qu’il l’avait démembré avant de voir les sacs dans la voiture", assure Baehrel, qui juge cet acte "choquant".


http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques

Assises de Pau : «Alexandre était là» au premier jour du procès de ses meurtriers

Au premier jour du procès de ses meurtriers présumés, «Alexandre était là». Pierrette Mazza-Capdevielle, avocate de Valérie Lance, la mère d'Alexandre Junca, résume ainsi le fait marquant de cette première journée d'audience. En effet, et c'est plutôt rare, après le résumé des faits par Francis Bobille, président de la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques, les débats se sont poursuivis non pas, comme à l'accoutumée, par l'interrogatoire des accusés mais par une évocation de la victime.
Un déroulement voulu par Jean-Christophe Muller, procureur de la République de Pau dans un souci d'apaisement et de libération de la parole des proches d'Alexandre. Cinq ans après les faits, la démarche a permis de donner une dimension humaine à ce jeune garçon de 13 ans dont le corps a été découpé et enterré en bordure du gave
C'est d'abord Aurélie Clesse, enquêtrice de personnalité, qui vient parler d'Alexandre à la barre. «Un jeune dans la préadolescence, populaire dans son réseau d'amis, le rigolo de la bande, sportif au look de skateur. C'était un garçon jovial, intelligent, serviable un rien dans la lune. Il rayonnait, était respectueux des adultes et entouré d'adultes aimants».
Pierrette Mazza-Capdevielle tend ensuite des photos d'Alexandre au président Bobille qui les fait circuler aux jurés. Il donne ensuite la parole à Philippe Junca. Le père d'Alexandre, peu à l'aise dans cet exercice, prend sur lui pour dire combien son «petit garçon était affectueux et aimant… Je veux que la vérité sorte de ces débats» confie avec pudeur Philippe Junca.
Digne, Valérie Lance, parle plus longuement de son fils et de sa famille. «Avec son sourire magnifique et ses yeux bleus, il faisait des ravages. C'était dur de lui refuser quelque chose… Depuis 5 ans, j'attends qu'il rentre de l'école, qu'il me souhaite bonne nuit. Je suis comme une poule qui compte ses poussins et il m'en manque un. Il m'en manquera toujours un». Valérie Lance attend du procès que l'on respecte «Alex». «J'ai été choqué par une émission de radio dans laquelle l'avocat de Claude Ducos parle, à propos de son client, d'une pièce de puzzle que l'on veut faire rentrer dans le jeu. Alex, on a fait un puzzle de son corps. Que M. Ducos prenne ses responsabilités, nous, on en a pris pour perpétuité. Je veux qu'ils soient tous reconnus coupables car ils ont tous joué un rôle dans la mort d'Alexandre». Valérie Lance ajoute qu'elle souhaite que Claude Ducos et Fatima Ennajah, qui comparaissent libres sous contrôle judiciaire, «retournent en prison».
Claude Ducos est accusé d'avoir démembré le corps d'Alexandre. Il nie les faits qui lui sont reprochés. Fatima Ennajah est, elle, poursuivie pour non-dénonciation de crime.
Les quatre accusés seront fixés sur leur sort jeudi 16 juin.

«Je suis inexcusable»

Michaël Baehrel, l'auteur des coups de marteau mortels sur Alexandre Junca, parle lentement et doucement. «Il faut que l'on vous entende. La famille attend des réponses». à plusieurs reprises, le président Bobille lui intime de parler plus fort. «Je ferai de mon mieux. Je leur dois la vérité. On leur doit tous la vérité».
Dans la douleur, l'ex-SDF évoque son parcours d'errance jalonné d'alcool et de cannabis – d'Alençon à Cazères puis Saint-Gaudens et Pau – depuis que ses parents l'ont mis dehors à l'âge de 18 ans car il ne «bougeait pas ses fesses pour trouver du travail» et ne s'entendait plus avec sa belle-mère. Le soir du 4 juin, il «avait beaucoup bu». Il explique qu'au début, il voulait rendre à Alexandre le portable que lui avait pris Christophe Camy. Et pourtant, il lui porte ensuite un ou plusieurs coups de marteau, des coups de poing et de pied. «Pourquoi ces coups ?» interroge le président Bobille. Michaël Baehrel hésite : «Je n'arrive pas à expliquer cette violence. C'est une honte… La famille d'Alexandre ne pourra jamais m'accorder son pardon. Je suis impardonnable et inexcusable». Interrogé ensuite sur l'atteinte à l'intégrité du corps d'Alexandre, Michaël Baehrel, soutient «qu'il n'a rien à voir avec le démembrement. Je n'étais pas au courant. Je croyais qu'il allait cacher le corps». «Il», c'est Claude Ducos, lequel ne partage pas cette version.
http://www.ladepeche.fr/actu/france/justice/

mardi 7 juin 2016

Ado démembré : cinq ans après, l'heure du procès

Cinq ans après le meurtre sauvage d'Alexandre Junca, les quatre accusés vont devoir s'expliquer à partir de ce mardi devant la cour d'assises de Pau. Le collégien de 13 ans avait été tué à coups de marteau pour le simple vol de son portable. Le procès se déroulera jusqu'au 16 juin prochain.
Alexandre Junca a disparu, dans le centre de Pau, le soir du 4 juin 2011. Alors que le jeune collégien rentre à vélo chez son père, son chemin s’arrête brusquement à quelques mètres de sa destination finale. Plus personne ne le reverra vivant. Après de nombreuses recherches, c’est seulement trois semaines plus tard que les enquêteurs découvrent un fémur. Il appartient bel et bien au jeune homme. D’autres restes du cadavre sont retrouvés, eux, en octobre 2011. 
 
L'affaire rebondit deux ans plus tard. En avril 2013, Mickaël Baerhel, 30 ans, est arrêté. Lors de sa garde à vue, il avoue avoir asséné des coups de marteaux mortels au jeune homme. Ce marginal au lourd passé psychiatrique dénonce dans le même temps Christophe Camy, 28 ans, qui reconnait, lui, être l’auteur du vol du portable de l'adolescent. Ce mardi, les deux accusés seront jugés devant la cour d’assises de Pau pour "vol avec violences ayant entrainé la mort". Ils risquent la réclusion à perpétuité.
 
Deux autres personnes seront à leurs côtés dans le box des accusés. Fatima Ennajah, 50 ans, ex-compagne de Mickaël Baehrel, sera jugée pour "recel de cadavre" et "non-dénonciation de crime", faits passibles de trois ans de prison. Dernier accusé : Claude Ducos. Ce retraité de 76 ans est soupçonné d’avoir aidé à démembrer et faire disparaitre le corps. Il est, lui, accusé de "recel de cadavre, atteinte à l’intégrité d’un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime" et encourt également trois ans de prison.
 
Le mystère Claude Ducos
 
Claude Ducos, justement, reste la plus grande énigme de cette affaire. Difficile de savoir si le retraité de 76 ans est vraiment impliqué. A l’heure actuelle, les enquêteurs n’ont aucune preuve formelle contre lui. Amant de Baerhel lors de relations tarifées, il a toujours nié avoir participé au meurtre.
Il y a quelques semaines, il a accordé un entretien exclusif à Sept à Huit. "Je suis tombé des nues le jour où la police judiciaire est venue chez moi. De quoi ils m'accusent, de découper en morceaux, mais ce n'est pas possible !" raconte le chasseur retraité. "Le gosse, je ne l'ai jamais vu, ni mort, ni vivant. Je n'ai rien à dire et je ne cache rien" a-t-il affirmé à l'équipe de TF1 avant d’ajouter : "Il (ndlr : Mickaël Baehrel) a eu le temps de s'imaginer des choses pendant deux ans."
 
 

lundi 6 juin 2016

Meurtre du petit Alexandre à Pau : «Je veux qu'ils soient tous reconnus coupables de la mort de mon fils»

Demain s'ouvre devant les assises des Pyrénées-Atlantiques, le procès des meurtriers présumés du petit Alexandre Junca, tué à l'âge de 13 ans, le 4 juin 2011 à Pau. Le corps de l'adolescent avait été retrouvé démembré dans le gave de Pau. Valérie Lance, la maman d'Alexandre confie à La Dépêche ce qu'elle attend de ce procès.
«Je ressens du mépris, de la haine, de la colère. Je veux qu'ils soient tous condamnés, qu'ils ne puissent pas s'en sortir, parce qu'ils ont tous joué un rôle dans la mort de mon fils ou dans la découpe de son corps», confie, des sanglots dans la voix, Valérie lance, la mère d'Alexandre Junca, cet adolescent de 13 ans qui a été sauvagement agressé à Pau le 4 juin 2011. Ce soir-là, l'adolescent rentre chez son père, dans le centre-ville de Pau, après une soirée passée chez des amis, lorsqu'il tombe sur Christophe Camy, un interné psychiatrique en permission de sortie. Ce dernier se rue sur lui pour lui voler son portable. C'est finalement un autre SDF, Mickaël Baehrel, drogué et alcoolisé, qui s'en empare. Lorsqu'Alexandre tente de le récupérer, il lui assène un violent coup de marteau, vraisemblablement mortel, sur la tête. Le corps de l'ado sera ensuite transporté dans une poubelle chez Fatima Ennajah, la compagne de Mickaël Baehrel, avant d'être démembré et jeté quelques jours plus tard par morceaux dans le gave de Pau. C'est le 17 juin que le cadavre de l'enfant, qui a certainement été découpé chez Claude Ducos, une relation homosexuelle de Mickaël Baerhel, avait été retrouvé par des ouvriers.

«Qu'il avoue : j'ai découpé le corps de votre fils»

Mickaël Baerhel, 30 ans, et Christophe Camy, 28 ans, répondront devant les assises de vol avec violences ayant entraîné la mort, Claude Ducos, 76 ans, le chasseur et ami de Mickaël Baerhel, de recel de cadavre et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. C'est lui qui est suspecté d'avoir découpé le cadavre du petit Alexandre. Fatima Ennajah, 50 ans, elle, est poursuivie pour non-dénonciation de crime.
«Je souhaite que ce procès soit l'occasion d'un déclic, espère Valérie Lance, que Claude Ducos, dont la stratégie est de nier toute implication, de jurer qu'il n'a jamais vu mon fils alors que des éléments démontrent le contraire, nous dira la vérité qu'il avoue enfin : «J'ai découpé le corps de votre enfant. Il est de tous ces accusés, celui qui avait le plus la tête sur les épaules. Il est la tête pensante. Il faut qu'il nous dise ce qui s'est passé entre le jour de l'agression d'Alexandre et le celui de la découverte de son corps. Peut-être a-t-il une conscience. Pour toute notre famille l'essentiel c'est d'avoir cette réponse.»
La mère de l'adolescent veut lui dire : «Il a tué Alexandre une seconde fois en le découpant. Je vais lui dire qu'on ne peut pas penser à Alex sereinement. Cela fait cinq ans que je me vois en train de leur parler, de les secouer. Donc oui, je veux le faire. Avec la tension du procès, je ne sais pas de quoi je serai capable, mais je m'en voudrais si je ne leur parlais pas et si je ne les regardais pas. C'est ce que je dois faire pour Alexandre, je ne peux pas les éviter. Je veux aussi raconter aux jurés, à tout le monde qui était mon petit garçon, comment était sa vie avec nous, avec ses sœurs».
Dimanche 29 mai c'était la fête des mères, un jour particulièrement cruel pour Valérie Lance : «C'est toujours un moment horrible. Il m'a beaucoup manqué et je sais qu'il me manquera toujours».

Une vive émotion

La disparition puis la découverte du corps démembré du petit Alexandre Junca avaient suscité une très vive émotion à Pau mais aussi dans toute la France. Le 1er juillet 2011, une marche blanche avait été organisée pour rendre hommage à l'adolescent. Elle avait réuni 4 500 personnes. Lors du procès de ses meurtriers présumés, qui s'ouvre demain et doit durer 8 jours, de nombreux Palois devraient assister au débat.
http://www.ladepeche.fr/actu/france/justice/

dimanche 5 juin 2016

Pau. Procès du meurtre sauvage d'un collégien

Cinq ans après la découverte du corps démembré d'Alexandre Junca, collégien de 13 ans tué à coups de marteau pour le simple vol de son portable, quatre accusés vont devoir s'expliquer à partir de mardi aux assises de Pau sur ce meurtre sauvage qui avait traumatisé la ville. Alexandre Junca avait disparu dans la soirée du 4 juin 2011, près de chez son père, dans le centre de Pau. Malgré d'intenses recherches, il avait fallu attendre trois semaines pour découvrir son corps, découpé et éviscéré : d'abord un fémur fin juin 2011, puis d'autres restes du cadavre en octobre, sous une digue provisoire édifiée sur la rivière traversant la ville. Deux marginaux, Mickaël Baerhel, 30 ans, et Christophe Camy, 28 ans, seront jugés par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques pour «vol avec violences ayant entraîné la mort», des faits passibles de la réclusion à perpétuité.

Tué à coups de marteau pour son portable

À leurs côtés sur les bancs des accusés jusqu'au 17 juin, un retraité de 76 ans, Claude Ducos, amant de Baerhel à l'occasion de relations tarifées. Soupçonné d'avoir aidé à faire disparaître le corps d'Alexandre Junca, il est accusé de «recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime». Il encourt trois ans de prison, tout comme Fatima Ennajah, 50 ans, ex-compagne de Baerhel qui doit répondre de «recel de cadavre» et «non-dénonciation de crime».

Le rôle des accusés reste flou

Mickaël Baerhel a avoué lors de sa garde à vue, en avril 2013, avoir assené les coups de marteau mortels au collégien. Dénoncé, Christophe Camy a reconnu quelques mois plus tard être l'auteur du vol du portable de la victime. Mais le rôle joué par chacun des accusés dans ce crime reste encore très flou et le mystère demeure sur ce qui s'est exactement passé dans les heures et les jours qui ont suivi l'agression d'Alexandre. Autant de détails que les parents de la victime réclament aux accusés.
http://www.ladepeche.fr/faits-divers/

mardi 31 mai 2016

Procès Alexandre à Pau : les parents veulent la vérité plus que des condamnations

La cour d'assises jugera les responsables présumés de la mort d'Alexandre Junca à partir du 7 juin. Les parents de l'adolescent tué en 2011 attendent que les zones d'ombre du dossier s'éclairent
Cinq après la disparition et la mort d'Alexandre Junca, 13 ans, le 4 juin 2011, la cour d'assises se réunira à partir du 7 juin pour juger les responsables de sa mort
Deux accusés, Mickaël Baehrel et Christophe Camy, sont mis en examen pour vol avec violence ayant entraîné la mort. Une est poursuivie pour non-dénonciation de crime, Fatima Ennajah. Le dernier est jugé pour cette même non-dénonciation et pour recel de cadavre. Claude Ducos est suspecté d'avoir découpé le corps d'Alexandre. 

"L'essentiel est d'avoir des réponses"

Ce lundi matin, les parents de l'adolescent ont livré leur sentiment à l'approche de l'audience. Philippe Junca, le père d'Alexandre, est "stressé" . "La peine passe en second plan, explique-t-il. L'essentiel est d'avoir des réponses sur la période du 4 au 17 juin 2011." 
Le père d'Alexandre estime que seul Claude Ducos pourra livrer les clefs de cette longue inconnue. Il sait que le retraité n'a jamais livré d'éléments et toujours affirmé son innocence. "Peut-être que ce monsieur a une conscience." 
La mère d'Alexandre, Valérie Lance, partage cet vision du dossier. "Forcément, celui dont on attend le plus, c'est Claude Ducos. On voudrait avoir des éclaircissements sur les zones d'ombre. On espère qu'il y aura un déclic." 
"Pour moi, il a tué Alexandre une seconde fois. Je vais lui dire qu'on ne peut pas penser à Alex sereinement"
Déterminée, Valérie Lance entend s'adresser aux accusés, dont le retraité soupçonné d'avoir découpé le corps de son enfant. "Pour moi, il a tué Alexandre une seconde fois. Je vais lui dire qu'on ne peut pas penser à Alex sereinement."
Les deux parents de l'adolescent s'attendent à une épreuve difficile au coeur d'une attention médiatique intense. "Je ne pardonnerai jamais ce qu'ils ont fait, confie la mère de l'adolescent. La colère est au fond de moi mais je ne l'exprimerai pas ; ça ne changera pas les choses."
Très calme, Philippe Junca confie qu'il ressent du dégoût à l'endroit des quatre accusés. "Je me demande comment des êtres humains peuvent agir de la sorte."

http://www.sudouest.fr/2016/05/30/proces-alexandre-a-pau-les-parents-veulent-la-verite-plus-que-des-condamnations-2381293-4344.php

vendredi 13 mai 2016

Affaire Alexandre : Fatima Ennajah interpellée à Clermont

La mise en examen a été arrêtée jeudi soir. Elle devrait être transférée à Pau dans les prochaines heures.
Fatma Ennajah a été interpellée jeudi soir à Clermont-Ferrand où elle est établie depuis plusieurs semaines. La mise en examen de l'affaire Alexandre Junca faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis mardi.
Elle a été présentée au juge des libertés et de la détention de Clermont avant d'être écrouée. Elle devrait être transférée à Pau dans les 4 jours.
Mise en examen pour non dénonciation de crime et recel de cadavre, Fatima Ennajah faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis lundi. Le procureur de la république de Pau voulait s'assurer de sa présence au procès d assises qui s'ouvre le 7 juin.
L'ex-compagne du tueur présumé d'Alexandre ne respectait pas les conditions de son contrôle judiciaire. Initialement domiciliée au Puy en Velay, elle ne se présentait plus au service de probation et d'insertion de la ville depuis son déménagement à Clermont-Ferrand.
Une association lui avait procuré une adresse postale. La mise en examen dormait de foyer en foyer. Après une nuit à la prison de Riom, Fatima Ennajah devrait être transférée à Pau, présentée au juge des libertés et de la détention et incarcérée de nouveau jusqu'au procès.
http://www.sudouest.fr/2016/05/13/affaire-alexandre-fatima-ennajah-interpellee-a-clermont-2361774-4344.php

mercredi 11 mai 2016

Meurtre d'Alexandre Junca à Pau : un mandat d'arrêt contre Fatima Ennajah

L’ex-compagne de Mickaël Baehrel s'est soustraite au contrôle judiciaire depuis plusieurs jours 
Fatima Ennajah, impliquée dans l'affaire Alexandre Junca, s'est soustraite au contrôle judiciaire depuis plusieurs jours. Le parquet de Pau a demandé un mandat d'arrêt à son encontre, ce qui signifie qu'elle doit être appréhendée et conduite sans délais devant les autorités judiciaires. Une fois retrouvée, elle sera écrouée.   
Le procès de l'affaire Alexandre est prévu du 7 au 17 juin prochain, cinq ans après la mort de l'adolescent disparu le 4 juin 2011 à Pau. 
L'ex-compagne de Mickaël Baehrel, sera jugée pour non-dénonciation de crime et recel de cadavre. Elle est soupçonnée d'avoir eu connaissance de l'agression de l'adolescent sans avoir averti la police et risque trois ans de prison pour ces faits. 

Quatre personnes jugées

Pour rappel, quatre personnes au total seront jugées lors du procès. Christophe Camy et Mickaël Baehrel pour vol avec violences ayant entraîné la mort.
Le premier a reconnu avoir stoppé l'adolescent dans la rue pour lui voler son téléphone, le second avoir porté le coup de marteau qui allait provoquer la mort d'Alexandre. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 
Enfin, Claude Ducos, retraité qui connaissait Mickaël Baehrel et ses amis du milieu marginal, sera jugé pour non-dénonciation de crime et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. Il est suspecté d'être celui qui a dissimulé le corps de l'adolescent. Pour ces faits, il encourt également trois ans de prison.
http://www.sudouest.fr/2016/05/11/affaire-alexandre-junca-un-mandat-d-arret-contre-fatima-ennajah-2358994-4344.php