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mardi 13 mars 2018
lundi 12 mars 2018
lundi 12 février 2018
Fraude fiscale: Condamné pour ses comptes cachés, Jérôme Cahuzac en appel pour éviter la prison
Comptes cachés à l'étranger, montages sophistiqués et mensonges: condamné à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale et blanchiment en 2016, l'ex-ministre du Budget
Jérôme Cahuzac est
jugé en appel à Paris à partir de lundi.
Cette fraude de l'ancien héraut de la lutte contre l'évasion fiscale restera comme le plus retentissant scandale du mandat de François Hollande, une tache indélébile à la «République exemplaire» promise.
Une onde de choc, qui allait favoriser l'institution de règles éthiques en politique et aboutir à la création d'un parquet national financier, d'une agence anticorruption et à une grande loi de moralisation de la vie publique.
«Une faute pénale d'une exceptionnelle gravité»
Dans son jugement du 8 décembre 2016, le tribunal correctionnel de Paris fustige «une faute pénale d'une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l'Etat».
Pour cette fraude qui «s'enracine dans une organisation systémique» et «familiale», l'ancienne étoile montante socialiste a été condamnée, outre la prison, à une peine de cinq ans d'inéligibilité. Sans amende, les époux Cahuzac s'étant acquittés d'un redressement majoré d'environ 2,5 millions d'euros.
Lundi, Jérôme Cahuzac, 65 ans, retraité de la vie politique, sera seul face à ses juges, avec l'ex-avocat genevois Philippe Houman, «cheville ouvrière indispensable» du montage financier ayant permis de transférer en toute discrétion de Suisse à Singapour les avoirs (600.000 euros) de l'ancien député. L'homme d'affaires avait été condamné à un an de prison avec sursis et à l'amende maximale de 375.000 euros.
Eric Dupond-Moretti, dit «Aquittator» pour avocat
Les autres protagonistes de l'affaire ont renoncé à faire appel: l'ex-épouse de Jérôme Cahuzac, Patricia Ménard, condamnée à deux ans de prison ferme pour «vingt ans d'ancrage dans la fraude»; la banque genevoise Reyl & Cie, «instrument de la dissimulation des avoirs» qui s'est vue infliger l'amende maximale de 1,875 million euros, et son patron François Reyl, condamné à un an avec sursis et 375.000 euros d'amende pour avoir «mis à disposition tout le savoir-faire» de sa banque.
Cette affaire est avant tout l'histoire de la chute d'un homme qui avait, de son propre aveu, «une part d'ombre». Un chirurgien de talent saisi du virus de la politique, un ministre brillant, selon des collaborateurs et élus de tous bords. Mais aussi, comme l'a crûment mis en lumière le procès, un fraudeur au nom de code «Birdie» qui se fait remettre dans la rue des liasses de billets provenant de ses comptes cachés.
Quand, en décembre 2012, le site d'informations Mediapart révèle que le ministre du Budget a un compte en Suisse, Jérôme Cahuzac commence par nier, les «yeux dans les yeux» des députés, de ses proches, du président. Il finira par démissionner le 19 mars 2013, puis avouer le 2 avril.
Un couple dans la tourmente
Le procès a mis à nu les secrets bancaires d'un couple dans la tourmente. Dans les années 90, il fallait placer l'argent qui coulait à flot de la florissante clinique d'implants capillaires gérée par les époux. Ce sera plutôt la Suisse pour lui, l'île de Man pour elle.
Leur patrimoine global dissimulé est estimé à 3,5 millions d'euros. L'argent s'est retrouvé à hauteur de 600.000 euros sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac, transféré en 2009 de Genève à Singapour, à hauteur de 2,7 millions d'euros sur le compte de l'île de Man géré par Patricia Cahuzac, et pour près de 240.000 euros de chèques versés sur les comptes de la mère de l'ex-chirurgien.
En 2016, Jérôme Cahuzac, avait avancé l'explication surprise d'un financement politique, affirmant que le premier compte en Suisse ouvert à l'Union des banques suisses (UBS) en 1992 était destiné à financer le courant de feu Michel Rocard. Une «hypothèse du trésor» du courant rocardien sèchement écartée par le tribunal.
Quelle sera cette fois la stratégie du boxeur amateur? Seule certitude, il a choisi de se battre et pris pour avocat la star du barreau Eric Dupond-Moretti, dit «Aquittator». Le procès est prévu jusqu'au 21 février, le lundi et mardi à 13h30 et le mercredi à 09h00.
Mots-clés :
- Jérôme Cahuzac
- Société
- fraude fiscale
- affaire Cahuzachttps://www.20minutes.fr/politique/affaire_cahuzac/
samedi 4 novembre 2017
Assises du Pas-de-Calais : procès en appel pour trois frères bulgares
Lundi 6 novembre, le procès en appel des frères Ivanov s'ouvre devant la cour d'assises du Pas-de-Calais. En 2016, les assises du Nord avait condamné ces trois frères bulgares à des peines de vingt et sept ans de prison suite à la mort de Dimo Stanchev, appartenant à un autre clan bulgare.
Guerre pour le contrôle de mendiants, vengeance après la destruction de caravanes : le procès en appel de trois Bulgares pour assassinat qui débute lundi devant les assises du Pas-de-Calais s'intéressera à l'engrenage de misère et de violence entre deux clans roms.
Dans la nuit du 2 au 3 février 2012, une dizaine de Bulgares armés de barres de fer s'introduisent dans un camp rom de Roubaix. Ils détruisent la porte et les vitres d'une cabane avant de passer ses occupants à tabac, quatre Bulgares d'un autre clan. L'un d'eux succombera à sa blessure au crâne.
Parmi les agresseurs, l'enquête identifie les frères Ivanov, Angel et Svetoslav, 27 et 26 ans aujourd'hui, qui vivent en France depuis 2007 et 2009 respectivement, ainsi que le beau-frère du premier, Tenyo Slavov Atanasov, 40 ans, qui vit en Bulgarie. Deux d'entre eux ont été condamnés à vingt ans de prison en première instance, tandis que le troisième a écopé de sept ans.
L'instruction a mis au jour une première rixe le 27 janvier 2012, opposant déjà ces deux clans bulgares. Elle avait abouti à la fuite des Ivanov en Bulgarie. Mais lorsque ceux-ci ont appris que leurs caravanes avaient été détruites, vraisemblablement en représailles par leurs ennemis, ils auraient organisé une vendetta, retraversant l'Europe avec plusieurs compatriotes recrutés et armés.
Pourquoi cette escalade de violence à l'issue fatale ? Les auditions ont livré plusieurs hypothèses: litige concernant 200 kg de ferraille, agression de la soeur des Ivanov... Une autre revient avec insistance, la lutte pour le contrôle de deux mendiants handicapés, qu'ils faisaient travailler.
"Le procès en première instance s'était trop peu intéressé à ce contexte de misère, et aux règles propres aux gens du voyage", déplore auprès de l'AFP Me Julien Bensoussan, avocat d'Angel Ivanov. A tout le moins, une expertise psychologique a pointé que son client présentait une rigidité de caractère liée à ce système de valeurs claniques. "Ils n'ont pas le même rapport à la violence, la vie sur un camp est misérable, violente, pas parce qu'ils sont par nature violents mais parce que c'est la rue", souligne l'avocat.
Le parcours du père des Ivanov, Krasimir, mis hors de cause après avoir été mis en examen, est fait de pauvreté, avec des emplois d'ouvrier agricole puis dans le bâtiment, secteur où ont aussi exercé ses fils, au noir. En 2011, ceux-ci sont condamnés à six mois de prison avec sursis pour vol en réunion. "Qu'on ne parle pas d'exploitation [des mendiants]: ils vivent tous ensemble, ce sont leurs proches, et ces Roms vivent eux-mêmes de la mendicité, de la ferraille", explique ainsi Me Bensoussan.
Sollicitée, l'avocate de la partie civile n'a pas donné suite. Le procès doit durer jusqu'à vendredi.
Guerre pour le contrôle de mendiants, vengeance après la destruction de caravanes : le procès en appel de trois Bulgares pour assassinat qui débute lundi devant les assises du Pas-de-Calais s'intéressera à l'engrenage de misère et de violence entre deux clans roms.
Une sanglante vendetta
Dans la nuit du 2 au 3 février 2012, une dizaine de Bulgares armés de barres de fer s'introduisent dans un camp rom de Roubaix. Ils détruisent la porte et les vitres d'une cabane avant de passer ses occupants à tabac, quatre Bulgares d'un autre clan. L'un d'eux succombera à sa blessure au crâne.
Parmi les agresseurs, l'enquête identifie les frères Ivanov, Angel et Svetoslav, 27 et 26 ans aujourd'hui, qui vivent en France depuis 2007 et 2009 respectivement, ainsi que le beau-frère du premier, Tenyo Slavov Atanasov, 40 ans, qui vit en Bulgarie. Deux d'entre eux ont été condamnés à vingt ans de prison en première instance, tandis que le troisième a écopé de sept ans.
L'instruction a mis au jour une première rixe le 27 janvier 2012, opposant déjà ces deux clans bulgares. Elle avait abouti à la fuite des Ivanov en Bulgarie. Mais lorsque ceux-ci ont appris que leurs caravanes avaient été détruites, vraisemblablement en représailles par leurs ennemis, ils auraient organisé une vendetta, retraversant l'Europe avec plusieurs compatriotes recrutés et armés.
Pourquoi cette escalade de violence à l'issue fatale ? Les auditions ont livré plusieurs hypothèses: litige concernant 200 kg de ferraille, agression de la soeur des Ivanov... Une autre revient avec insistance, la lutte pour le contrôle de deux mendiants handicapés, qu'ils faisaient travailler.
"C'est la rue"
"Le procès en première instance s'était trop peu intéressé à ce contexte de misère, et aux règles propres aux gens du voyage", déplore auprès de l'AFP Me Julien Bensoussan, avocat d'Angel Ivanov. A tout le moins, une expertise psychologique a pointé que son client présentait une rigidité de caractère liée à ce système de valeurs claniques. "Ils n'ont pas le même rapport à la violence, la vie sur un camp est misérable, violente, pas parce qu'ils sont par nature violents mais parce que c'est la rue", souligne l'avocat.
Le parcours du père des Ivanov, Krasimir, mis hors de cause après avoir été mis en examen, est fait de pauvreté, avec des emplois d'ouvrier agricole puis dans le bâtiment, secteur où ont aussi exercé ses fils, au noir. En 2011, ceux-ci sont condamnés à six mois de prison avec sursis pour vol en réunion. "Qu'on ne parle pas d'exploitation [des mendiants]: ils vivent tous ensemble, ce sont leurs proches, et ces Roms vivent eux-mêmes de la mendicité, de la ferraille", explique ainsi Me Bensoussan.
Sollicitée, l'avocate de la partie civile n'a pas donné suite. Le procès doit durer jusqu'à vendredi.
Saint-Omerhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/saint-omer
mercredi 13 septembre 2017
Assassinat de la coiffeuse de Saint-Martin-d'Ablois : au coeur de l'enquête au deuxième jour du procès en appel
Au deuxième jour du procès en appel de Sylvain Dromard et Murielle Bonin, jugés pour assassinat et complicité d'assassinat, c'est le directeur d'enquête qui a été longuement entendu ce mardi 12 septembre par la Cour d'assises de l'Aube à Troyes.
Condamnés en première instance à 30 ans et 18 ans de réclusion criminelle, Sylvain Dromard et son ancienne maîtresse Murielle Bonin sont jugés en appel jusqu’au 20 septembre prochain pour assassinat et complicité d’assassinat devant les Assises à Troyes. Au deuxième jour de leur procès, le directeur d'enquête a été entendu pendant près de quatre heures, sur les investigations qu'il a mené après le meurtre de Laurence Dromard le 15 juillet 2010 à Saint-Martin-d'Ablois. Un village "en émoi" à l'époque, précise le gendarme de la section de recherches de Reims qui détaillé les perquisitions, mais aussi les écoutes téléphoniques.
Frénésie téléphonique entre les deux amants avant, et après le meurtre
34 : c'est le nombre de contacts téléphoniques entre Sylvain Dromard et Murielle Bonin le 13 juillet 2010, deux jours avant le meurtre de Laurence Dromard. Et après le meurtre, jamais les deux amants n'auront jamais cessé de se voir malgré les tentatives de dissimulation selon le directeur d'enquête. Sylvain Dromard ira jusqu’à se faire prêter des téléphones de proches et de clients pour appeler Murielle Bonin, ou encore se fait passer pour Monsieur « Tromard » pour réserver une chambre d’hôtel. Le directeur d'enquête précise également le comportement suspect de Murielle Bonin après le meurtre : elle se débarrasse de son téléphone portable, le brûle et le jette dans la rivière Marne, et elle utilise d’autres lignes téléphoniques. Et si le portable de Murielle Bonin reste éteint à partir de 19 h 40 le 15 juillet 2010 -jour du meurtre de Laurence Dromard- c'est bien elle que Sylvain Dromard contacte en premier le lendemain du drame... à 5 h du matin.Les constations de l'enquête confirment les affirmations de Murielle Bonin selon le directeur d'enquête
En novembre 2010, Murielle Bonin est placée en garde à vue, et elle livre sa version du crime ou plutôt ce que lui aurait révélé Sylvain Dromard. L'accusé lui a dit qu’un seul coup de batte de baseball n’avait « pas suffit » pour tuer son épouse. Au total, il y en aura eu entre 9 et 11 selon les experts, dont la plupart portés sur le crâne de la victime. Sylvain Dromard aurait dissimulé la batte de baseball dans la laine de verre de son atelier, avant de brûler ses vêtements et ses chaussures dans les vignes. Or le directeur d'enquête précise qu'une semelle brûlée a bien été retrouvée dans les vignes, et que des traces de sang ont été détectées dans un endroit difficile d’accès de l’atelier sous la laine de verre. Quand à la trace de pas retrouvée sur la scène du crime pointure 39, là aussi le directeur d'enquête assure : il s'agit bien de la pointure de Murielle Bonin mais aucune chaussure ne correspond, et surtout... il y avait seulement le pied droit, et la trace de pas ne menait nulle part, ni vers la porte ni vers l’extérieur. Comme pour faire diversion.Incertitude sur l'heure exacte du crime
Le directeur d'enquête s'étonne également de l'emploi du temps de Sylvain Dromard -qui a toujours parlé d'un cambriolage- le soir du crime. Le 15 juillet 2010, l'accusé part à Epernay pour faire un devis dans un restaurant : un devis qui aura durer 7 minutes selon les caméras de vidéosurveillance. "Pourquoi aller faire ce devis d'autant que les époux Dromard devaient partir en vacances le lendemain?", questionne le gendarme. D'autant que la chronologie est primordiale dans cette affaire. Pour le directeur d'enquête, soit le crime a été commis avant 21 h 10. Mais un témoin, une policière municipale à Epernay, assure avoir vu Laurence Dromard avec son arrosoir bleu sur sa propriété à 21 h 15 de façon « formelle ». Soit le crime a eu lieu après le retour de Sylvain Dromard à son domicile aux alentours de 21 h 45. Sachant que l'appel aux secours intervient à 22 h 10, "ça laisse un délai suffisant de 15 à 20 minutes pour commettre le crime et faire croire à un cambriolage...", précise le directeur d'enquête. En tout cas, ce délai accable selon lui l'accusé, car rien n'explique pourquoi Sylvain Dromard a attendu 20 minutes après son arrivée au domicile avant d'appeler les secours.Pour les avocats de Murielle Bonin et de Sylvain Dromard, l'exposé manque de faits, et laisse trop de place aux suppositions. Les deux accusés qui auront la possibilité de s'expliquer et de donner leurs versions des faits. Le procès doit durer jusqu'au 20 septembre prochain devant les Assises de l'Aube à Troyes.
lundi 11 septembre 2017
Cour d'Assises de l'Aube : l'affaire Dromard-Bonin rejugée en appel
Condamnés à 30 ans et 18 ans de prison pour l'assassinat et complicité d'assassinat de Laurence Dromard lors des Assises de la Marne en 2016, Sylvain Dromard et son ex-maitresse Murielle Bonin ont fait appel de la décision. Dès ce lundi 11 septembre après-midi, ils seront jugés à nouveau.
Le procès en appel se déroule à partir de ce lundi 11 septembre début d'après-midi et le verdict est attendu pour le 20 septembre.
L'histoire remonte à 2010 où le corps sans vie de Laurence Dromard avait été retrouvé à son domicile de Saint-Martin-d'Ablois. Quatre mois après les faits, son mari avait été mis en examen pour assassinat. C'est sa maitresse Murielle Bonin qui avait dénoncé Sylvain Dromard comme étant l'auteur des coups portés. Elle-même avait d'ailleurs été mise en examen pour complicité.
Après de multiples reports, les deux ex-amants ont été condamnés, lors du procès aux Assises de la Marne, qui s'est tenu du 27 juin au 1er juillet 2016. Sylvain Dromard à 30 ans de réclusion et Murielle Bonin à 18 ans. Tous deux ont fait appel de la décision.
C'est donc à Troyes, lors des Assises de l'Aube, qu'ils seront rejugés. Ils encourent la réclusion à perpétuité, comme lors de leur premier procès.
Troyeshttp://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/aube/troyes
Le procès en appel se déroule à partir de ce lundi 11 septembre début d'après-midi et le verdict est attendu pour le 20 septembre.
L'histoire remonte à 2010 où le corps sans vie de Laurence Dromard avait été retrouvé à son domicile de Saint-Martin-d'Ablois. Quatre mois après les faits, son mari avait été mis en examen pour assassinat. C'est sa maitresse Murielle Bonin qui avait dénoncé Sylvain Dromard comme étant l'auteur des coups portés. Elle-même avait d'ailleurs été mise en examen pour complicité.
Après de multiples reports, les deux ex-amants ont été condamnés, lors du procès aux Assises de la Marne, qui s'est tenu du 27 juin au 1er juillet 2016. Sylvain Dromard à 30 ans de réclusion et Murielle Bonin à 18 ans. Tous deux ont fait appel de la décision.
C'est donc à Troyes, lors des Assises de l'Aube, qu'ils seront rejugés. Ils encourent la réclusion à perpétuité, comme lors de leur premier procès.
Troyeshttp://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/aube/troyes
jeudi 7 septembre 2017
Fillette noyée à Berck : Fabienne Kabou jugée en appel
Le 20 novembre 2013, Adélaïde, 15 mois, était retrouvée morte à Berck, le visage lové dans sa capuche bordée de fourrure, par un pêcheur de crevettes. Dix jours plus tard, sa mère, Fabienne Kabou, était arrêtée chez elle, à Saint-Mandé, en banlieue parisienne. "J'ai mis fin à ses jours car c'était plus simple comme ça", avoue-t-elle aux enquêteurs lors de sa garde à vue.
Elle leur explique qu'elle s'est rendue à Berck-sur-mer en raison de "la tonalité désagréable du nom" et parce qu'elle savait que dans cette région "la mer montait et descendait sur de grandes distances". Elle raconte qu'elle a déposé le 19 novembre 2013, sa fille, "Ada", alors "un peu endormie" sur la plage, lui a dit "pardon" puis s'est enfuie, pensant que "la mer allait emporter le corps".
Tout s'est enchaîné parfaitement, tout était huilé, on aurait dit que j'avais le vent dans le dos. Je n'arrivais pas à dire stop", a-t-elle aussi déclaré. Pendant sa courte vie, Adélaïde n'avait pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil. Mme Kabou, née à Dakar, a grandi dans un milieu "aisé", "affectueux" où "la religion catholique occupe une place centrale". Après avoir passé son bac au Sénégal, elle a emménagé à Paris, où elle a suivi des études d'architecture puis de philosophie.
Le père de la fillette, Michel Lafon, partie civile, pensait que Fabienne Kabou, comme elle le lui avait dit, avait confié Adélaïde à sa mère, pour qu'elle la prenne en charge pendant une année au Sénégal. "J'ai tout gobé aux mensonges de Fabienne", avait affirmé en première instance le septuagénaire, ancien trader devenu sculpteur.
La responsabilité pénale de Fabienne Kabou, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", a été au centre de son premier procès en juin 2016. Si certains experts ont conclu que l'accusée, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa "délirante", d'autres ont contesté cette thèse, évoquant simplement "un trouble psychique".
Tous ont toutefois retenu l'altération du discernement au moment des faits. L'accusée, au langage châtié, avait évoqué la "sorcellerie" pour expliquer son geste. "Un mécanisme de défense contre l'effondrement", selon un expert psychiatre, pour cette femme "dépressive". Un autre expert avait décrit "une grande délirante".
L'avocate de l'accusée, Me Fabienne Roy-Nansion, avait jugé le verdict en première instance "effrayant" pour une femme "malade". "Pourquoi Adélaïde est-elle morte ? Parce que sa mère est folle", avait-elle plaidé. De ce nouveau procès, "j'attends qu'on comprenne qu'il s'agit d'une personne qui a souffert d'un trouble psychique profond au moment des faits. A un moment donné de l'histoire, il va falloir qu'on arrête de condamner des personnes qui souffrent de pathologies mentales à des peines de 20 ans de réclusion criminelle", a dit l'avocate.
Personnalité contradictoire, Fabienne Kabou avait glacé la salle d'audience en parlant de son crime. "Quand je rentre à Paris, j'ai l'attitude de quelqu'un qui est allé faire une course...", avait-elle ainsi déclaré. Mais, parlant d'Adélaïde, elle s'était aussi dite "émerveillée de la voir courir, de l'entendre dire "maman", de la voir montrer le chocolat noir parce qu'elle adore ça". Six jours d'audience sont programmés pour ce procès, jusqu'au 15 septembre.
Berckhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/berck
Elle leur explique qu'elle s'est rendue à Berck-sur-mer en raison de "la tonalité désagréable du nom" et parce qu'elle savait que dans cette région "la mer montait et descendait sur de grandes distances". Elle raconte qu'elle a déposé le 19 novembre 2013, sa fille, "Ada", alors "un peu endormie" sur la plage, lui a dit "pardon" puis s'est enfuie, pensant que "la mer allait emporter le corps".
Tout s'est enchaîné parfaitement, tout était huilé, on aurait dit que j'avais le vent dans le dos. Je n'arrivais pas à dire stop", a-t-elle aussi déclaré. Pendant sa courte vie, Adélaïde n'avait pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil. Mme Kabou, née à Dakar, a grandi dans un milieu "aisé", "affectueux" où "la religion catholique occupe une place centrale". Après avoir passé son bac au Sénégal, elle a emménagé à Paris, où elle a suivi des études d'architecture puis de philosophie.
Le père de la fillette, Michel Lafon, partie civile, pensait que Fabienne Kabou, comme elle le lui avait dit, avait confié Adélaïde à sa mère, pour qu'elle la prenne en charge pendant une année au Sénégal. "J'ai tout gobé aux mensonges de Fabienne", avait affirmé en première instance le septuagénaire, ancien trader devenu sculpteur.
"Une femme malade"
La responsabilité pénale de Fabienne Kabou, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", a été au centre de son premier procès en juin 2016. Si certains experts ont conclu que l'accusée, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa "délirante", d'autres ont contesté cette thèse, évoquant simplement "un trouble psychique".
Tous ont toutefois retenu l'altération du discernement au moment des faits. L'accusée, au langage châtié, avait évoqué la "sorcellerie" pour expliquer son geste. "Un mécanisme de défense contre l'effondrement", selon un expert psychiatre, pour cette femme "dépressive". Un autre expert avait décrit "une grande délirante".
L'avocate de l'accusée, Me Fabienne Roy-Nansion, avait jugé le verdict en première instance "effrayant" pour une femme "malade". "Pourquoi Adélaïde est-elle morte ? Parce que sa mère est folle", avait-elle plaidé. De ce nouveau procès, "j'attends qu'on comprenne qu'il s'agit d'une personne qui a souffert d'un trouble psychique profond au moment des faits. A un moment donné de l'histoire, il va falloir qu'on arrête de condamner des personnes qui souffrent de pathologies mentales à des peines de 20 ans de réclusion criminelle", a dit l'avocate.
mardi 9 mai 2017
Elle tente de tuer son mari à 5 reprises
Une histoire digne d'un film. Une femme de 44 ans a essayé à plusieurs reprises d'assassiner son mari. Elle sera jugée en appel à partir d'aujourd'hui devant la cour d'assise d'Ile-et-Vilaine, à Rennes.
Au fil des années, l'épouse devient une experte dans l'art du mensonge. En 2011, elle commandite un guet-apens pour voir mourir son mari en prétextant un pneu crevé. L'homme survit malgré sept coups de couteau.
Peu après, les gendarmes découvrent que la victime est drogué depuis plusieurs mois. Pousée dans ces derniers retranchements, la femme finit par avouer sa culpabilité. Celle qui se faisait passée pour malade de la leucémie afin de filer le parfait amour avec son amant avait l'espoir de toucher l'assurance-décès de son mari.
En 2014, elle avait été condamné à 20 ans de prison
Au fil des années, l'épouse devient une experte dans l'art du mensonge. En 2011, elle commandite un guet-apens pour voir mourir son mari en prétextant un pneu crevé. L'homme survit malgré sept coups de couteau.
Peu après, les gendarmes découvrent que la victime est drogué depuis plusieurs mois. Pousée dans ces derniers retranchements, la femme finit par avouer sa culpabilité. Celle qui se faisait passée pour malade de la leucémie afin de filer le parfait amour avec son amant avait l'espoir de toucher l'assurance-décès de son mari.
En 2014, elle avait été condamné à 20 ans de prison
- Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php
mercredi 29 mars 2017
Du sang jusqu’au plafond
Une cuisine de 4 m². C’est dans cette pièce d’une vieille ferme de Nompatelize, près de Saint-Dié qu’un drame hallucinant s’est joué. C’était le 22 août 2010. André Gérardin, 71 ans, s’est fait méticuleusement tabasser par sa femme.
Cinq heures de calvaire qui dépassent l’entendement. Le septuagénaire qui était paraplégique, a été frappé à coups de béquille. Il a été mordu, griffé et piétiné. Il a eu une oreille à moitié arrachée. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, il avait une température de 34°, souffrait de fractures au poignet et à la cheville et était couvert d’hématomes.
La victime est décédée un an et demi après son supplice. Sans avoir revu son épouse tortionnaire. « Moi, j’aurais aimé le revoir », larmoie cette dernière. Un début de remords chez cette vieille dame à l’allure de mamie inoffensive, surnommée la « mère balai » pour son goût immodéré pour le ménage ? Pas vraiment. Elle poursuit : « Si j’avais revu mon homme, j’aurai pu lui dire : tu m’aurais écouté, tu serais pas tombé et je serais pas là ».
Car l’accusée affirme que tout se résume à une chute de son mari et à ses efforts pour le relever. Une thèse qui ne résiste pas aux constatations de police scientifique effectuées dans la cuisine de 4 m². « Il y avait des projections de sang jusqu’au plafond. Il n’y avait pas une seule partie de la cuisine qui n’était pas maculée de sang », relate l’adjudant Marchal.
La présidente Hologne tente de sortir l’accusée sa bulle de dénégations. Avec une patience de moine bouddhiste, la magistrate parvient à lui faire admettre les coups de béquilles. « Je l’ai fait… mais sans le vouloir », s’empresse de préciser la vieille dame qui use et abuse de la technique du « un pas en avant, trois pas en arrière ». Elle avoue, en revanche, sans réserve qu’elle ne supportait plus d’avoir à s’occuper de son mari handicapé. « Je regrette… Je ne pensais pas en arriver là » finit-elle par murmurer. Avant de lâcher, à bout d’argument : « Je reconnais les conneries que j’ai faites et puis voilà, c’est tout… » Me Boulanger, avocat de ses filles, la reprend : « Ce ne sont pas des conneries. Ce sont des actes de tortures et de barbarie ».
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/03/29/du-sang-jusqu-au-plafond
Cinq heures de calvaire qui dépassent l’entendement. Le septuagénaire qui était paraplégique, a été frappé à coups de béquille. Il a été mordu, griffé et piétiné. Il a eu une oreille à moitié arrachée. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, il avait une température de 34°, souffrait de fractures au poignet et à la cheville et était couvert d’hématomes.
« C’était un homme détruit »
« Il n’y avait pas 10 cm² de son corps qui n’était pas blessé. C’était un homme détruit », témoigne, ce mardi, devant la cour d’assises de Nancy, l’adjudant Marchal, le gendarme qui a dirigé l’enquête.La victime est décédée un an et demi après son supplice. Sans avoir revu son épouse tortionnaire. « Moi, j’aurais aimé le revoir », larmoie cette dernière. Un début de remords chez cette vieille dame à l’allure de mamie inoffensive, surnommée la « mère balai » pour son goût immodéré pour le ménage ? Pas vraiment. Elle poursuit : « Si j’avais revu mon homme, j’aurai pu lui dire : tu m’aurais écouté, tu serais pas tombé et je serais pas là ».
Car l’accusée affirme que tout se résume à une chute de son mari et à ses efforts pour le relever. Une thèse qui ne résiste pas aux constatations de police scientifique effectuées dans la cuisine de 4 m². « Il y avait des projections de sang jusqu’au plafond. Il n’y avait pas une seule partie de la cuisine qui n’était pas maculée de sang », relate l’adjudant Marchal.
« Je reconnais les conneries que j’ai faites »
« J’ai craqué, je n’en pouvais plus », confesse alors la retraitée. Un aveu ? Pas vraiment. Car dans la foulée, elle répète : « J’ai tout fait pour essayer de relever mon homme ». Elle s’accroche à son histoire de chute et va jusqu’à soutenir avoir essayé de remettre dans son fauteuil son mari en le mordant et le tirant par les oreilles (« son point faible »). Cela pourrait être risible, si les faits n’étaient pas aussi épouvantables.La présidente Hologne tente de sortir l’accusée sa bulle de dénégations. Avec une patience de moine bouddhiste, la magistrate parvient à lui faire admettre les coups de béquilles. « Je l’ai fait… mais sans le vouloir », s’empresse de préciser la vieille dame qui use et abuse de la technique du « un pas en avant, trois pas en arrière ». Elle avoue, en revanche, sans réserve qu’elle ne supportait plus d’avoir à s’occuper de son mari handicapé. « Je regrette… Je ne pensais pas en arriver là » finit-elle par murmurer. Avant de lâcher, à bout d’argument : « Je reconnais les conneries que j’ai faites et puis voilà, c’est tout… » Me Boulanger, avocat de ses filles, la reprend : « Ce ne sont pas des conneries. Ce sont des actes de tortures et de barbarie ».
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/03/29/du-sang-jusqu-au-plafond
mercredi 15 février 2017
Triple infanticide de Gergy : le procès en appel s’est ouvert à Dijon
Céline Rubey, 33 ans, comparait de nouveau devant la justice pour le meurtre de ses trois enfants. La mère de famille avait été condamnée à 20 ans de prison en première instance en 2015.
e procès en appel s’est ouvert devant la cour d'assises de Côte-d'Or mardi 14 février 2017. Il va durer quatre jours.
Ce matin, l’audience a débuté par l’exposé des faits, qui remontent au 1er novembre 2013 : ce jour-là, à Gergy, en Saône-et-Loire où elle habitait, Céline Rubey a étouffé ses jumeaux âgés de 18 mois et donné une dose de médicaments mortelle à l’aîné, qui avait six ans. Elle a ensuite tenté de mettre fin à ses jours.
Pendant une grande partie de la journée, Céline Rubey a dû répondre aux questions de la présidente, de l’avocat général et des autres avocats. « C’est dur de parler, car c’est quelque chose que je ne supporte pas d’avoir fait », a déclaré la mère de famille à la barre.
Celle-ci est assistée de deux nouveaux avocats. Ceux-ci vont s’efforcer de convaincre les jurés de prononcer une peine plus clémente que les 20 ans de réclusion criminelle prononcés par la cour d'assises de Saône-et-Loire en 2015. Un verdict qui avait été assorti d'une peine de sûreté des deux-tiers et d'une mesure de suivi médico-judiciaire avec injonction de soins pendant 10 ans.
Tout cela est bien sûr très dur à entendre pour les pères de ses trois enfants, qui sont présents tous les deux à l’audience. Pour eux, affronter un deuxième procès est une épreuve supplémentaire. L’un d’eux a notamment craqué à deux reprises et a quitté la salle en larmes.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/societe/justice?r=bourgogne-franche-comte
e procès en appel s’est ouvert devant la cour d'assises de Côte-d'Or mardi 14 février 2017. Il va durer quatre jours.
Ce matin, l’audience a débuté par l’exposé des faits, qui remontent au 1er novembre 2013 : ce jour-là, à Gergy, en Saône-et-Loire où elle habitait, Céline Rubey a étouffé ses jumeaux âgés de 18 mois et donné une dose de médicaments mortelle à l’aîné, qui avait six ans. Elle a ensuite tenté de mettre fin à ses jours.
Pendant une grande partie de la journée, Céline Rubey a dû répondre aux questions de la présidente, de l’avocat général et des autres avocats. « C’est dur de parler, car c’est quelque chose que je ne supporte pas d’avoir fait », a déclaré la mère de famille à la barre.
Celle-ci est assistée de deux nouveaux avocats. Ceux-ci vont s’efforcer de convaincre les jurés de prononcer une peine plus clémente que les 20 ans de réclusion criminelle prononcés par la cour d'assises de Saône-et-Loire en 2015. Un verdict qui avait été assorti d'une peine de sûreté des deux-tiers et d'une mesure de suivi médico-judiciaire avec injonction de soins pendant 10 ans.
Une accusée sous emprise
La défense a invoqué le fait que Céline Rubey a été sous emprise ces dernières années, d’abord celle d'un groupe salafiste, puis celle d’un gourou religieux. Les avocats de défense mettent aussi en avant la détresse de leur cliente, qui était profondément malheureuse et avait des pulsions suicidaires. "C’était insupportable pour moi de vivre", a déclaré l’accusée.Tout cela est bien sûr très dur à entendre pour les pères de ses trois enfants, qui sont présents tous les deux à l’audience. Pour eux, affronter un deuxième procès est une épreuve supplémentaire. L’un d’eux a notamment craqué à deux reprises et a quitté la salle en larmes.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/societe/justice?r=bourgogne-franche-comte
lundi 31 octobre 2016
Deuxième procès pour le meurtrier de Léran
Najib Nigazaz comparaît ce matin devant la cour d'assises d'appel de Toulouse pour le meurtre présumé de Pierre Riche, survenu à Léran en 2011. En première instance, il a écopé de quinze ans de réclusion.
«Mon client souhaite réexprimer devant les juges qu'il n'avait pas l'intention de tuer», explique Me Agnès Dufétel-Cordier, l'avocate de la défense. Ce matin, Najib Nigazaz comparaîtra devant la cour d'assises d'appel de Toulouse pour le meurtre présumé de Pierre Riche perpétré en 2011 à Léran. Des faits reconnus par l'accusé lui-même et pour lesquels il a été jugé coupable en novembre 2014 devant les assises de l'Ariège. Écopant ainsi de quinze ans de réclusion. Mais si Najib Nigazaz a interjeté appel il y a deux ans, c'est bien parce qu'il souhaite revenir sur les facteurs qui l'ont poussé ce 18 septembre 2011 à faire usage de son arme à feu contre Pierre Riche, la victime. «Il souhaitait défendre une voisine», selon son conseil.
Trois coups de feu partent. Dans le hall, sur le palier et enfin, dans la cour de cet immeuble de la rue des Écoliers. Pierre Riche ne s'en relèvera jamais. Et c'est l'une des zones d'ombre du dossier : s'agissait-il d'un tir à bout portant comme l'affirment les expertises balistiques et de médecine légale ? «Il n'avait pas la volonté de tuer M.Riche, réitère Me Dufétel-Cordier. Tous les témoins de la scène parlent d'une distance de 2 ou 3 mètres. Je suis très respectueuse des expertises mais encore aujourd'hui, mon client ne se l'explique pas.»
Alors volonté de tuer ou juste celle de défendre ? Tel est l'enjeu du procès de Najib Nigazaz qui débutera ce matin devant la cour d'assises d'appel et qui reprendra mercredi.
http://www.ladepeche.fr/communes/leran,09161.html
Appelé à la rescousse
L'enquête et le premier procès devant la cour d'assises ont permis de déterminer le contexte du drame survenu dans la cour de l'immeuble où résidaient la victime et l'accusé. Soupçonnant un vol de cigarettes qui aurait été commis, selon lui, dans sa voiture par Najib Nigazaz, un Audois nouvellement arrivé à Léran, Pierre Riche souhaite en découdre. Pour une raison inconnue, il s'en prend à la porte d'un appartement voisin qu'il défonce à coups de barre de fer. Me Dufétel-Cordier évoque «un état de fureur» chez la victime. Pierre Riche a bu. Les analyses révéleront un taux d'1,57 gramme d'alcool par litre de sang. Or, il s'agit du domicile de Gilda dont le compagnon, en plus d'être absent, est ami avec Najib Nigazaz. Apeurée, elle sollicite l'aide de l'accusé. Najib Nigazaz fait alors usage de sa carabine.Trois coups de feu partent. Dans le hall, sur le palier et enfin, dans la cour de cet immeuble de la rue des Écoliers. Pierre Riche ne s'en relèvera jamais. Et c'est l'une des zones d'ombre du dossier : s'agissait-il d'un tir à bout portant comme l'affirment les expertises balistiques et de médecine légale ? «Il n'avait pas la volonté de tuer M.Riche, réitère Me Dufétel-Cordier. Tous les témoins de la scène parlent d'une distance de 2 ou 3 mètres. Je suis très respectueuse des expertises mais encore aujourd'hui, mon client ne se l'explique pas.»
Besoin de «compassion»
Du côté des parties civiles, représentées par Mes Frédéric David et Aurélie Joly, «les attentes sont les mêmes qu'au premier procès». «Mes clients aimeraient profondément qu'il fasse preuve d'un peu de compassion à leur égard et qu'il arrête de se regarder le nombril», lâche Me David. Reconnaissant son «droit le plus strict» de faire appel, le conseil des parties civiles réaffirme «la volonté d'homicide» du prévenu qui, selon lui, n'a qu'un objectif : voir sa peine être allégée. «Mes clients sont conscients que leur père n'était pas un homme vertueux mais il n'en reste pas moins vrai qu'il est mort pour des cigarettes.» Qui auraient d'ailleurs été retrouvées à côté de sa voiture.Alors volonté de tuer ou juste celle de défendre ? Tel est l'enjeu du procès de Najib Nigazaz qui débutera ce matin devant la cour d'assises d'appel et qui reprendra mercredi.
http://www.ladepeche.fr/communes/leran,09161.html
dimanche 30 octobre 2016
Recel d’œuvres de Picasso : L’ancien électricien « veut laver son honneur » en appel
« Désolé monsieur, on ne reçoit plus les journalistes »,
annonce gentiment Danielle, l’épouse de Pierre Le Guennec. A quelques
heures de leur second procès, le couple de Mouans-Sartoux, près de
Grasse (Alpes-Maritimes), aspire à un peu de tranquillité.
Pris dans une bourrasque médiatique depuis leur mise en examen en 2011, puis leur condamnation en 2015 à deux ans de prison avec sursis pour le recel de 271 œuvres de Picasso, les retraités seront jugés en appel lundi, à leur demande et à celle du parquet.
« J’espère qu’on reconnaîtra enfin notre innocence. Et qu’elle soit claire et nette », explique tout de même, par téléphone, Pierre Le Guennec à 20 Minutes.
L’an dernier, l’ancien électricien du maître espagnol et sa femme, qui avaient entreposé des œuvres non signées ni inventoriées durant 40 ans dans leur garage, avaient été reconnus coupables de « recel de biens provenant d’un vol ».
Le retraité compte sur ce nouveau procès « pour laver enfin son honneur ». Avec un allié d’envergure. Devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le couple sera défendu par Me Dupond-Moretti, comme le révélait 20 Minutes au mois de juin.
>> A lire aussi : Procès de l'ancien électricien de Picasso: La défense se redessine avec Éric Dupond-Moretti
« Serein et confiant » grâce à ce nouveau soutien, Pierre Le Guennec devrait à nouveau plaider sa version des faits. Ce serait Jacqueline Picasso, l’épouse de Pablo, qui aurait elle-même offert à l’ancien employé du peintre, dans sa villa de Mougins, près de Cannes, un carton rempli d’œuvres, dessins, croquis et autres esquisses.
Une théorie mise à mal devant le tribunal correctionnel de Grasse en première instance. Les témoins de la famille Picasso arguant notamment que le peintre n’aurait jamais offert une telle quantité d’œuvres, d’autant plus si ces dernières n’étaient pas signées.
« C’est une formidable mystification qui a été mise à jour, et c’est un enjeu de vérité qu’elle soit confirmée à l’occasion de ce nouveau procès », déclare à 20 Minutes Me Jean-Jacques Neuer, l’avocat de la succession Picasso. Selon lui, « cette affaire relève des aspects les plus noirs du marché de l’art ».
Devant les juges grassois, le conseil de Claude Picasso, notamment, avait déjà évoqué la piste « d’un blanchiment international d’œuvres d’art ». « C’est à Pierre Le Guennec qu’on a confié ces pièces volées parce qu’il avait eu des relations avec Picasso », avait-il lâché.
>> A lire aussi : La piste d'un «blanchiment international d'œuvres» évoquée lors du procès de l'électricien de Picasso
« Nous avons affaire à un délit particulier, au préjudice de l’Humanité », avait déclaré le procureur qui avait requis cinq ans de prison avec sursis à l’encontre des Le Guennec. Il avait également estimé que les deux retraités avaient porté « préjudice à la confiance et à la mémoire » de Pablo Picasso.
http://www.20minutes.fr/dossier/justice
Pris dans une bourrasque médiatique depuis leur mise en examen en 2011, puis leur condamnation en 2015 à deux ans de prison avec sursis pour le recel de 271 œuvres de Picasso, les retraités seront jugés en appel lundi, à leur demande et à celle du parquet.
« Que notre innocence soit claire et nette »
« J’espère qu’on reconnaîtra enfin notre innocence. Et qu’elle soit claire et nette », explique tout de même, par téléphone, Pierre Le Guennec à 20 Minutes.
L’an dernier, l’ancien électricien du maître espagnol et sa femme, qui avaient entreposé des œuvres non signées ni inventoriées durant 40 ans dans leur garage, avaient été reconnus coupables de « recel de biens provenant d’un vol ».
Le retraité compte sur ce nouveau procès « pour laver enfin son honneur ». Avec un allié d’envergure. Devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le couple sera défendu par Me Dupond-Moretti, comme le révélait 20 Minutes au mois de juin.
>> A lire aussi : Procès de l'ancien électricien de Picasso: La défense se redessine avec Éric Dupond-Moretti
Une version contestée par plusieurs témoignages
« Serein et confiant » grâce à ce nouveau soutien, Pierre Le Guennec devrait à nouveau plaider sa version des faits. Ce serait Jacqueline Picasso, l’épouse de Pablo, qui aurait elle-même offert à l’ancien employé du peintre, dans sa villa de Mougins, près de Cannes, un carton rempli d’œuvres, dessins, croquis et autres esquisses.
Une théorie mise à mal devant le tribunal correctionnel de Grasse en première instance. Les témoins de la famille Picasso arguant notamment que le peintre n’aurait jamais offert une telle quantité d’œuvres, d’autant plus si ces dernières n’étaient pas signées.
« Les aspects les plus noirs du marché de l’art »
« C’est une formidable mystification qui a été mise à jour, et c’est un enjeu de vérité qu’elle soit confirmée à l’occasion de ce nouveau procès », déclare à 20 Minutes Me Jean-Jacques Neuer, l’avocat de la succession Picasso. Selon lui, « cette affaire relève des aspects les plus noirs du marché de l’art ».
Devant les juges grassois, le conseil de Claude Picasso, notamment, avait déjà évoqué la piste « d’un blanchiment international d’œuvres d’art ». « C’est à Pierre Le Guennec qu’on a confié ces pièces volées parce qu’il avait eu des relations avec Picasso », avait-il lâché.
>> A lire aussi : La piste d'un «blanchiment international d'œuvres» évoquée lors du procès de l'électricien de Picasso
« Nous avons affaire à un délit particulier, au préjudice de l’Humanité », avait déclaré le procureur qui avait requis cinq ans de prison avec sursis à l’encontre des Le Guennec. Il avait également estimé que les deux retraités avaient porté « préjudice à la confiance et à la mémoire » de Pablo Picasso.
http://www.20minutes.fr/dossier/justice
jeudi 20 octobre 2016
Homme battu en Charente : son ex-compagne violente de retour devant la justice
Zakia Medkour, qui a fait vivre 15 mois d'enfer au Charentais Maxime Gaget, a été condamnée à trois ans de prison dont la moitié ferme en première instance. Le parquet avait fait appel
Elle l'avait battu, humilié : Zakia Medkour, 45 ans, comparaît vendredi devant la cour d'appel de Paris pour avoir exercé des violences durant 15 mois sur son ex-compagnon, Maxime Gaget.
première instance, le tribunal l'avait condamnée en mai 2015 à trois ans de prison dont 18 mois ferme et plus de 200 000 euros d'indemnisation. Mais le parquet, qui avait requis cinq ans de prison ferme - soit le maximum encouru - et un mandat de dépôt, avait fait appel.
"Les actes reprochés à Zakia Medkour vont au-delà de la violence", avait justifié la procureur, pour qui certains sévices subis par la victime - brûlures de cigarettes ou couteau chauffé à blanc, ingestion de force d'éponges ou de produit lave-vitres - s'apparentent à des actes de torture passibles théoriquement d'une cour d'assises.
Souvent absent de son travail, il est licencié. Il devient alors une sorte d'"esclave domestique" obligé à dormir sur le sol dans l'entrée, sans accès à la salle de bain. Privé de ses papiers et cartes de crédit, il est également dépouillé de ses économies et menacé d'être dénoncé comme pédophile s'il se rebelle.
Les sévices qu'il subit, coups de poings, de manche à balai, de tabouret et brûlures, lui vaudront deux hospitalisations. Il prétendra avoir été agressé dans la rue.
"Au début, il y avait les sentiments, puis la peur et la honte. C'est dur pour un homme d'admettre se faire battre par une femme", a justifié Maxime Gaget à l'audience, expliquant être alors sous "l'emprise totale" de son ex-compagne.
C'est le frère de Zakia Medkour qui finira par donner l'alerte, craignant que Maxime Gaget ne finisse "dans une petite boîte".
A l'audience, les avocats de Zakia Medkour avaient expliqué que leur cliente, "bipolaire", n'était pas dans son état normal à l'époque des faits
http://www.sudouest.fr/2016/10/20/homme-battu-en-charente-son-ex-compagne-violente-de-retour-devant-la-justice-2541595-4697.php
première instance, le tribunal l'avait condamnée en mai 2015 à trois ans de prison dont 18 mois ferme et plus de 200 000 euros d'indemnisation. Mais le parquet, qui avait requis cinq ans de prison ferme - soit le maximum encouru - et un mandat de dépôt, avait fait appel.
"Les actes reprochés à Zakia Medkour vont au-delà de la violence", avait justifié la procureur, pour qui certains sévices subis par la victime - brûlures de cigarettes ou couteau chauffé à blanc, ingestion de force d'éponges ou de produit lave-vitres - s'apparentent à des actes de torture passibles théoriquement d'une cour d'assises.
"A ces violences physiques s'est ajoutée une violence psychologique, avec brimade, isolement, contrôle total de l'autre, destruction de l'estime de soi"Initialement programmé en février 2016, le procès en appel avait été renvoyé à la demande de la défense de la prévenue, absente à l'audience en raison d'un "placement en urgence en hôpital psychiatrique", selon ses avocats.
"Esclave domestique"
Maxime Gaget, 39 ans, avait rencontré Zakia Medkour en 2007 sur internet et avait emménagé sept mois plus tard dans le studio parisien où elle vivait avec ses deux enfants. Mais la romance a vite tourné au cauchemar.Souvent absent de son travail, il est licencié. Il devient alors une sorte d'"esclave domestique" obligé à dormir sur le sol dans l'entrée, sans accès à la salle de bain. Privé de ses papiers et cartes de crédit, il est également dépouillé de ses économies et menacé d'être dénoncé comme pédophile s'il se rebelle.
Les sévices qu'il subit, coups de poings, de manche à balai, de tabouret et brûlures, lui vaudront deux hospitalisations. Il prétendra avoir été agressé dans la rue.
"Au début, il y avait les sentiments, puis la peur et la honte. C'est dur pour un homme d'admettre se faire battre par une femme", a justifié Maxime Gaget à l'audience, expliquant être alors sous "l'emprise totale" de son ex-compagne.
C'est le frère de Zakia Medkour qui finira par donner l'alerte, craignant que Maxime Gaget ne finisse "dans une petite boîte".
A l'audience, les avocats de Zakia Medkour avaient expliqué que leur cliente, "bipolaire", n'était pas dans son état normal à l'époque des faits
http://www.sudouest.fr/2016/10/20/homme-battu-en-charente-son-ex-compagne-violente-de-retour-devant-la-justice-2541595-4697.php
mercredi 5 octobre 2016
Meurtre de Soustons (40) : le meurtrier affirme qu'il y avait préméditation
Un an après la première instance, le procès en appel d'un des accusés du meurtre de Soustons le 13 décembre 2012, est jugé en appel à Pau.
Intense moment d'assises ce mardi après-midi au procès en appel d'Olivier Capuch. Le jeune homme condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de Julien Fossard le 13 décembre 2012 à Vielle-Saint-Girons, est jugé en appel par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.
Le corps brûlé de ce trafiquant de cannabis avait été retrouvé le lendemain dans son véhicule calciné dans un bois de Soustons.
L'autre accusé, Aurélien Dérouet, avait été condamné à 20 ans et n'a pas fait appel. Il était néanmoins cité ce mardi après-midi comme témoin. Le face à face entre les deux hommes a été intense.
Aurélien Dérouet est allé plus loin qu'en première instance où il avait décrit la scène de strangulation de la victime. Ce mardi, il a expliqué que son ami et revendeur de cannabis, Olivier Capuch, avait fomenté l'élimination du dealer au sommet de la pyramide.
"Olivier Capuch m'a dit que Julien Fossard était passé chez lui et l'avait menacé de rembourser sa dette [de 3 600 euros] en piochant dans le matériel hi-fi de son appartement. Capuch m'a appelé et m'a dit 'On va se le faire'. Moi je croyais juste qu'on allait lui casser la tête. Mais il m'a bien fait comprendre que c'était plus que ça."
Plus tard, il simplifie le propos. "On n'est pas parti pour lui casser la tête, c'est à dire lui faire mal, on est parti pour le tuer."
L'accusé qui reste a nié en bloc ces accusations. "Je suis profondément dégoûté par ses propos", a répondu Olivier Capuch. Le revendeur répète qu'il a seulement aidé le meurtrier à contenir l'imposant Julien Fossard en lui tenant les mains et les bras. Mais il nie toute préméditation.
"On a le sentiment que vous pouvez dire n'importe quoi sans rien montrer", a pesté l'un des avocats de l'accusé, Me Blazy.
http://www.sudouest.fr/2016/10/04/meurtre-de-soustons-40-le-meurtrier-affirme-qu-il-y-avait-premeditation-2523410-3452.php
Le corps brûlé de ce trafiquant de cannabis avait été retrouvé le lendemain dans son véhicule calciné dans un bois de Soustons.
L'autre accusé, Aurélien Dérouet, avait été condamné à 20 ans et n'a pas fait appel. Il était néanmoins cité ce mardi après-midi comme témoin. Le face à face entre les deux hommes a été intense.
Aurélien Dérouet est allé plus loin qu'en première instance où il avait décrit la scène de strangulation de la victime. Ce mardi, il a expliqué que son ami et revendeur de cannabis, Olivier Capuch, avait fomenté l'élimination du dealer au sommet de la pyramide.
"Olivier Capuch m'a dit que Julien Fossard était passé chez lui et l'avait menacé de rembourser sa dette [de 3 600 euros] en piochant dans le matériel hi-fi de son appartement. Capuch m'a appelé et m'a dit 'On va se le faire'. Moi je croyais juste qu'on allait lui casser la tête. Mais il m'a bien fait comprendre que c'était plus que ça."
Plus tard, il simplifie le propos. "On n'est pas parti pour lui casser la tête, c'est à dire lui faire mal, on est parti pour le tuer."
L'accusé qui reste a nié en bloc ces accusations. "Je suis profondément dégoûté par ses propos", a répondu Olivier Capuch. Le revendeur répète qu'il a seulement aidé le meurtrier à contenir l'imposant Julien Fossard en lui tenant les mains et les bras. Mais il nie toute préméditation.
"On a le sentiment que vous pouvez dire n'importe quoi sans rien montrer", a pesté l'un des avocats de l'accusé, Me Blazy.
http://www.sudouest.fr/2016/10/04/meurtre-de-soustons-40-le-meurtrier-affirme-qu-il-y-avait-premeditation-2523410-3452.php
lundi 27 juin 2016
Lorraine : le meurtre au tracteur rejugé à Metz
Claude Boutevillain, cet agriculteur meusien condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir tué Jean-Michel Allemeersch en août 2012 dans un champ de la Meuse, sera rejugé à partir de ce lundi par la cour d’assises de la Moselle.
La cour d’assises de la Meuse l’avait reconnu coupable du meurtre de l’amant de sa femme, commis avec un tracteur. L’avocat général, qui avait requis 18 ans de réclusion à son encontre, avait décrit un meurtre commis avec « une grande sauvagerie ».
Les faits s’étaient déroulés le soir du 17 aout 2012 dans un champ à Couvertpuis, dans la Meuse. Les deux hommes s’étaient retrouvés face à face, après l’accrochage du véhicule de M. Allemeersch par le tracteur de Claude Boutevillain. Cet accrochage léger s’était produit dans la rue. Lors de l’enquête, les gendarmes avaient établi que Claude Boutevillain avait poursuivi la camionnette à travers le champ avec son tracteur, équipé d’un porte-balle. Le tracteur aurait percuté volontairement le véhicule léger, qui avait fait plusieurs tonneaux. L’accusé aurait actionné à deux reprises le redoutable porte-balle sur sa victime. A l’arrivée des secours, prévenus par des témoins de la scène, le conducteur de la camionnette gisait au sol, avec une importante plaie à la tête.
Il a une semaine pour convaincre les jurés.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/27/lorraine-le-meurtre-au-tracteur-rejuge-a-metz
La cour d’assises de la Meuse l’avait reconnu coupable du meurtre de l’amant de sa femme, commis avec un tracteur. L’avocat général, qui avait requis 18 ans de réclusion à son encontre, avait décrit un meurtre commis avec « une grande sauvagerie ».
Les faits s’étaient déroulés le soir du 17 aout 2012 dans un champ à Couvertpuis, dans la Meuse. Les deux hommes s’étaient retrouvés face à face, après l’accrochage du véhicule de M. Allemeersch par le tracteur de Claude Boutevillain. Cet accrochage léger s’était produit dans la rue. Lors de l’enquête, les gendarmes avaient établi que Claude Boutevillain avait poursuivi la camionnette à travers le champ avec son tracteur, équipé d’un porte-balle. Le tracteur aurait percuté volontairement le véhicule léger, qui avait fait plusieurs tonneaux. L’accusé aurait actionné à deux reprises le redoutable porte-balle sur sa victime. A l’arrivée des secours, prévenus par des témoins de la scène, le conducteur de la camionnette gisait au sol, avec une importante plaie à la tête.
Débordé par la colère
Cependant, lors de son procès, Claude Boutevillain s’était défendu d’avoir voulu donner volontairement la mort à son rival, mais avait reconnu qu’il éprouvait de la haine et du ressentiment à son égard, et qu’il avait été en quelque sorte débordé par la colère. Son épouse Élisabeth avait en effet quitté le domicile conjugal depuis quelque temps et était partie vivre avec Jean-Michel Allemeersch.Il a une semaine pour convaincre les jurés.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/27/lorraine-le-meurtre-au-tracteur-rejuge-a-metz
lundi 23 mai 2016
Le procès en appel de « la Veuve noire »
C’est un mythe, rien de moins, que Mes Gallo et Saint-Pierre vont
devoir combattre pendant une semaine et demie devant la cour d’assises
d’appel de la Drôme qui va rejuger Manuela Gonzalez, veuve Cano, pour la
tentative d’assassinat, puis l’assassinat de son mari, Daniel, en
septembre et octobre 2008, faits pour lesquels elle a écopé en avril
2014 de 30 ans de réclusion criminelle. En septembre dernier, elle avait
été remise en liberté au motif que le délai entre son premier procès et
l’appel était trop long.
Une maison dont il avait découvert que son épouse l’avait hypothéquée dans son dos. À partir de là, le quinquagénaire avait demandé des comptes à son épouse. Ce faisant, il avait signé son arrêt de mort, avait estimé en 2014 l’avocat général chargé de requérir lors du premier procès d’assises contre Manuela Gonzalez. Non seulement cet homme de 58 ans était décédé fin octobre 2008, mais il avait, un mois plus tôt, échappé à la mort lors de l’incendie de sa chambre. Un incendie au cours duquel Manuela Gonzalez n’avait pas été blessée puisqu’elle était, au moment des faits, occupée à préparer des sandwichs, selon elle. Ironie du sort, c’est ce dernier qui avait, des années plus tôt, fourni un alibi à Manuela Gonzalez, alors mise en examen au début des années 90 pour le meurtre de Thierry Lechevalier, qui partageait sa vie. Il avait péri asphyxié dans l’incendie de leur appartement et l’enquête avait permis de trouver la trace de médicaments dans le corps de la victime. Finalement, grâce à ce témoignage, elle avait bénéficié d’un non-lieu.
En 2014, Manuela Gonzalez, n’avait pas convaincu la cour d’assises de l’Isère de son innocence et l’accusée, aujourd’hui âgée de 55 ans, avait été condamnée à trente ans de réclusion criminelle, soit cinq années de plus que la peine requise. On saura dans dix jours si la cour d’assises d’appel de la Drôme décide de confirmer sa culpabilité ou bien d’entendre ses cris d’innocence.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/05/23/le-proces-en-appel-de-la-veuve-noire
Un mythe qui lui colle à la peau
Le mythe que devront combattre les deux avocats de la défense, c’est celui de la « Veuve noire ». Car c’est l’image qui colle à la peau de Manuela Gonzalez depuis de nombreuses années. La faute aux destins des différents hommes qui ont partagé sa vie. Trois sont morts et deux ont fini dans le coma ou aux urgences après des ingestions pour le moins suspectes de médicaments. Mais, sauf dans deux cas, cette femme originaire de La Mure (Isère) n’a jamais été reconnue coupable ou condamnée. La première fois remonte aux années 80. Michel Garcia, bijoutier, s’était retrouvé aux urgences après une ingestion de médicaments qui lui avait été administrés à son insu. Pendant ce temps, la jeune femme lui avait volé de l’argent. Le bijoutier s’en était sorti et Manuela Gonzalez avait finalement été reconnue coupable de vol aggravé et condamné à deux ans de prison avec sursis. La seconde concerne son mari Daniel Cano, un chaudronnier retrouvé carbonisé dans son véhicule dans un champ à quelques centaines de mètres de la maison familiale.Une maison dont il avait découvert que son épouse l’avait hypothéquée dans son dos. À partir de là, le quinquagénaire avait demandé des comptes à son épouse. Ce faisant, il avait signé son arrêt de mort, avait estimé en 2014 l’avocat général chargé de requérir lors du premier procès d’assises contre Manuela Gonzalez. Non seulement cet homme de 58 ans était décédé fin octobre 2008, mais il avait, un mois plus tôt, échappé à la mort lors de l’incendie de sa chambre. Un incendie au cours duquel Manuela Gonzalez n’avait pas été blessée puisqu’elle était, au moment des faits, occupée à préparer des sandwichs, selon elle. Ironie du sort, c’est ce dernier qui avait, des années plus tôt, fourni un alibi à Manuela Gonzalez, alors mise en examen au début des années 90 pour le meurtre de Thierry Lechevalier, qui partageait sa vie. Il avait péri asphyxié dans l’incendie de leur appartement et l’enquête avait permis de trouver la trace de médicaments dans le corps de la victime. Finalement, grâce à ce témoignage, elle avait bénéficié d’un non-lieu.
En 2014, Manuela Gonzalez, n’avait pas convaincu la cour d’assises de l’Isère de son innocence et l’accusée, aujourd’hui âgée de 55 ans, avait été condamnée à trente ans de réclusion criminelle, soit cinq années de plus que la peine requise. On saura dans dix jours si la cour d’assises d’appel de la Drôme décide de confirmer sa culpabilité ou bien d’entendre ses cris d’innocence.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/05/23/le-proces-en-appel-de-la-veuve-noire
lundi 18 janvier 2016
Le procès en appel du «Barbe Bleue de l'Essonne»
Jamel Leulmi, condamné pour avoir tué sa femme et tenté de faire assassiner une autre conquête afin d'empocher des millions d'euros d'assurance-décès, ce qu'il a toujours nié, sera jugé en appel à partir de demain à Paris.
Le 22 mai 2014, celui que la presse a surnommé le «Barbe Bleue de l'Essonne», avait été condamné par la cour d'assises de ce département à 30 ans de réclusion criminelle.
Mais quatre semaines ou presque de procès, devant une salle le plus souvent comble, et un défilé incessant de témoins n'avaient guère éclairé la personnalité de cet homme de 37 ans aujourd'hui.
Ce séducteur bodybuildé et bien mis, sur lequel plusieurs années de détention provisoire semblaient avoir glissé sans laisser de traces, était resté aussi calme et poli que parfaitement insondable.
Il a été reconnu coupable au terme de ce premier procès d'avoir assassiné son ex-femme, Kathlyn Vasseur, en 2007 à Leudeville dans l'Essonne, probablement en l'étouffant après un accident de vélo.
L'ancien professeur de technologie avait alors touché plus d'un million d'euros grâce aux contrats d'assurance-décès qu'elle avait souscrits à son bénéfice.
Il a également été reconnu coupable du chef de «complicité d'assassinat» à l'encontre de Julie Derouette, une ancienne conquête, agressée en décembre 2009 au Maroc et qui avait eu la colonne vertébrale brisée.
Cette dernière avait également souscrit des assurances-décès au nom de Jamel Leulmi, à hauteur de 7 millions d'euros.
Une troisième femme, Karine T., vendeuse présentant selon les experts un «léger retard mental», avait expliqué devant la cour d'assises de l'Essonne avoir souscrit des assurances-décès -3 millions d'euros- pour cet amant alors qu'elle ne sait ni lire, ni écrire.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/18/2258132-le-proces-en-appel-du-barbe-bleue-de-l-essonne.html
Mais quatre semaines ou presque de procès, devant une salle le plus souvent comble, et un défilé incessant de témoins n'avaient guère éclairé la personnalité de cet homme de 37 ans aujourd'hui.
Ce séducteur bodybuildé et bien mis, sur lequel plusieurs années de détention provisoire semblaient avoir glissé sans laisser de traces, était resté aussi calme et poli que parfaitement insondable.
Il a été reconnu coupable au terme de ce premier procès d'avoir assassiné son ex-femme, Kathlyn Vasseur, en 2007 à Leudeville dans l'Essonne, probablement en l'étouffant après un accident de vélo.
L'ancien professeur de technologie avait alors touché plus d'un million d'euros grâce aux contrats d'assurance-décès qu'elle avait souscrits à son bénéfice.
Il a également été reconnu coupable du chef de «complicité d'assassinat» à l'encontre de Julie Derouette, une ancienne conquête, agressée en décembre 2009 au Maroc et qui avait eu la colonne vertébrale brisée.
Cette dernière avait également souscrit des assurances-décès au nom de Jamel Leulmi, à hauteur de 7 millions d'euros.
Une troisième femme, Karine T., vendeuse présentant selon les experts un «léger retard mental», avait expliqué devant la cour d'assises de l'Essonne avoir souscrit des assurances-décès -3 millions d'euros- pour cet amant alors qu'elle ne sait ni lire, ni écrire.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/18/2258132-le-proces-en-appel-du-barbe-bleue-de-l-essonne.html
dimanche 4 octobre 2015
Neuilly : le mystère de la veuve pendue de retour aux assises
Les millions et la liberté. Ou la prison sans le sou. Tel est bien l’enjeu du procès de Franck Renard-Payen, qui s’ouvre ce lundi, en appel, devant la cour d’assises des Yvelines à Versailles. Acquitté, en mars 2014, du meurtre de Dominique Aubry, riche veuve découverte pendue dans sa luxueuse péniche à Neuilly-sur-Seine le 1er décembre 2005, cet homme de 46 ans va devoir s’expliquer à nouveau.
Comme Franck Renard-Payen, Olivier Eustache, 44 ans, aussi austère que son ami Franck est léger, avait été acquitté par la cour d’assises des Hauts-de-Seine, au terme d’un procès étiolant un à un les maigres éléments de preuve fondant l’accusation de crime maquillé en suicide. Les jurés avaient alors écarté la thèse de la conspiration meurtrière pour admettre celle du suicide.
Tout est désormais remis en jeu, dans cette affaire où l’héritage colossal, au moins 14 M€, apparaît néanmoins comme un mobile sérieux. Depuis le décès récent de son époux, Jean Aubry, antiquaire spécialiste des années 1900-1930, Dominique disposait de sa fortune, composée notamment de l’exceptionnelle collection de mobilier et objets Art nouveau Art déco ornant la péniche. La disparition de son mari l’a plongée dans une détresse qu’elle noyait dans l’alcool. Alors Franck Renard-Payen, sorte de fils spirituel de ce couple de « bourgeois rock’n’roll » selon la formule d’une proche, n’a plus quitté cette femme à la dérive, riche et caractérielle.
Elle en a fait son légataire universel, sur les conseils d’Olivier Eustache. Lui, avait débarqué dans la vie de Franck et Dominique quelques mois avant la mort de la veuve. N’était-il que leur nouvel ami ? L’intime de Franck par intérêt ou parce qu’ils avaient scellé un pacte sordide ? Les jurés ont trois semaines pour forger leur conviction. Ils peineront sans doute à s’appuyer sur les preuves incontestables. Lors de l’intervention des secours puis de la police, après que Franck Renard-Payen a découvert le corps ce premier jour de décembre 2005, la scène - de crime ou de suicide - a été « polluée ».
D’emblée, le drame a été traité comme un suicide et un mois plus tard, le procureur de l’époque classait le dossier. La justice ne devait plus s’intéresser à décès de la veuve. Jusqu’à ce que la mère et le frère de la victime déposent plainte avec constitution de partie civile pour déclencher de nouvelles investigations. Les juges d’instruction se sont succédé. L’un d’eux a même tenté de confronter les suspects au chien de la Dominique Aubry, seul témoin des dernières minutes de la vie de sa maîtresse. Quel que soit le verdict des jurés, il fera un homme riche : Franck Renard-Payen s’il est acquitté, ou le frère de Dominique Aubry si les accusés sont déclarés coupables.
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92
lundi 21 septembre 2015
Par dépit, elle avait jeté des habits sur des bougies : 24 morts dans l'incendie
Condamnée à 3 ans de prison à la suite de l'incendie d'un hôtel parisien qui avait fait 24 victimes en 2005, une femme sera rejugée à partir de demain par la cour d'appel de Paris.
Ce soir-là, à l'hôtel Paris-Opéra, son compagnon veilleur de nuit ne lui prêtait pas attention. Énervée, Fatima, 31 ans, avait jeté des vêtements sur des bougies, en partant…
Son geste a entraîné la mort de vingt-quatre personnes, dont neuf femmes et onze enfants. La Cour d'appel de Paris rejuge à partir d'aujourd'hui celle qui est à l'origine de l'incendie le plus meurtrier dans la capitale depuis la Libération.
En première instance en 2014, le tribunal correctionnel avait condamné la responsable du sinistre, Fatima Tahrour, à trois ans de prison ferme pour «homicides et blessures involontaires», allant au-delà des réquisitions du procureur qui avait réclamé trois ans, dont deux fermes, à son encontre.
Lors de la nuit du drame, il y a dix ans, dans cet hôtel occupé par des familles étrangères et précaires, la jeune femme, compagne du veilleur de nuit Nabil Dekali, avait quitté le Paris-Opéra, énervée qu'il ne lui prête pas attention après l'avoir fait venir, préférant boire avec des clients et prendre de la cocaïne. En partant, elle avait jeté des habits sur des bougies placées au sol, dans la «salle des petits-déjeuners» où le couple s'installait la nuit sur une couche improvisée.
À leur arrivée sur place vers 02 h 30, les pompiers ont plongé dans «un véritable cauchemar». Un responsable des secours décrira «une scène de guerre, une pluie de corps qui s'était abattue sur la voie publique, des gens paniqués (qui) jetaient des enfants par la fenêtre».
«Il vous était quasiment impossible de méconnaître le risque incendie» et «il est extrêmement probable qu'à tout le moins vous avez eu connaissance du départ du feu», lui avait lancé le président du tribunal le jour du jugement.
Pour son avocat Me Philippe Blanchetier, sa cliente devait certes «répondre de son acte mais dans la mesure de ses responsabilités» et ne pouvait «pas être la seule à répondre de ce drame épouvantable».
Dans cette affaire, le veilleur de nuit a également été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis : sa prise d'alcool et de drogue avait, selon le tribunal, «altéré ses réflexes» et «fait perdre un temps précieux à l'arrivée des secours» qu'il n'avait pas immédiatement appelés, «aggravant ainsi les conséquences de l'incendie».
Son père, Rachid Dekali, gérant de l'établissement, a, lui, écopé de trois ans de prison dont un avec sursis, le tribunal estimant qu'il était parfaitement au courant de la suroccupation de l'hôtel, et même qu'elle était «volontaire» et «recherchée» dans «un but lucratif». Les deux hommes n'ont pas fait appel du jugement.
Le Paris-Opéra était occupé par des familles placées notamment par le Samu-Social. Soixante-dix-sept personnes étaient présentes dans les lieux pour une capacité d'accueil fixée à 62 personnes. Cependant, ni les pouvoirs publics ni les acteurs sociaux n'ont vu leur responsabilité engagée.
Cet incendie récent et l'émoi qu'il avait provoqué pourraient peser sur la décision du juge et donc, sur le verdict qui sera rendu lors du procès en appel de Fatima Tahrour.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/21/2181385-depit-avait-jete-habits-bougies-24-morts-incendie.html
Ce soir-là, à l'hôtel Paris-Opéra, son compagnon veilleur de nuit ne lui prêtait pas attention. Énervée, Fatima, 31 ans, avait jeté des vêtements sur des bougies, en partant…
Son geste a entraîné la mort de vingt-quatre personnes, dont neuf femmes et onze enfants. La Cour d'appel de Paris rejuge à partir d'aujourd'hui celle qui est à l'origine de l'incendie le plus meurtrier dans la capitale depuis la Libération.
En première instance en 2014, le tribunal correctionnel avait condamné la responsable du sinistre, Fatima Tahrour, à trois ans de prison ferme pour «homicides et blessures involontaires», allant au-delà des réquisitions du procureur qui avait réclamé trois ans, dont deux fermes, à son encontre.
Lors de la nuit du drame, il y a dix ans, dans cet hôtel occupé par des familles étrangères et précaires, la jeune femme, compagne du veilleur de nuit Nabil Dekali, avait quitté le Paris-Opéra, énervée qu'il ne lui prête pas attention après l'avoir fait venir, préférant boire avec des clients et prendre de la cocaïne. En partant, elle avait jeté des habits sur des bougies placées au sol, dans la «salle des petits-déjeuners» où le couple s'installait la nuit sur une couche improvisée.
À leur arrivée sur place vers 02 h 30, les pompiers ont plongé dans «un véritable cauchemar». Un responsable des secours décrira «une scène de guerre, une pluie de corps qui s'était abattue sur la voie publique, des gens paniqués (qui) jetaient des enfants par la fenêtre».
À cause de l'alcool et de la drogue, il avait tardé à appeler les secours
À l'audience, Fatima Tahrour a reconnu avoir déclenché l'incendie, évoquant «un acte irréfléchi» dont elle n'avait pas mesuré les conséquences. Elle a affirmé n'avoir appris le drame que le lendemain. Si elle a exprimé regrets et remords, survivants et procureur ont déploré qu'elle n'ait jamais fourni d'explication «claire et honnête» sur sa responsabilité.«Il vous était quasiment impossible de méconnaître le risque incendie» et «il est extrêmement probable qu'à tout le moins vous avez eu connaissance du départ du feu», lui avait lancé le président du tribunal le jour du jugement.
Pour son avocat Me Philippe Blanchetier, sa cliente devait certes «répondre de son acte mais dans la mesure de ses responsabilités» et ne pouvait «pas être la seule à répondre de ce drame épouvantable».
Dans cette affaire, le veilleur de nuit a également été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis : sa prise d'alcool et de drogue avait, selon le tribunal, «altéré ses réflexes» et «fait perdre un temps précieux à l'arrivée des secours» qu'il n'avait pas immédiatement appelés, «aggravant ainsi les conséquences de l'incendie».
Son père, Rachid Dekali, gérant de l'établissement, a, lui, écopé de trois ans de prison dont un avec sursis, le tribunal estimant qu'il était parfaitement au courant de la suroccupation de l'hôtel, et même qu'elle était «volontaire» et «recherchée» dans «un but lucratif». Les deux hommes n'ont pas fait appel du jugement.
Le Paris-Opéra était occupé par des familles placées notamment par le Samu-Social. Soixante-dix-sept personnes étaient présentes dans les lieux pour une capacité d'accueil fixée à 62 personnes. Cependant, ni les pouvoirs publics ni les acteurs sociaux n'ont vu leur responsabilité engagée.
Un mois après l'incendie de la rue Myrha
Hasard du calendrier judiciaire, le procès se tiendra moins d'un mois après un autre incendie. Celui de la rue Myrha, qui a fait huit morts dans un immeuble du nord de la capitale. Il s'agissait de l'incendie le plus grave à Paris depuis 2005.Cet incendie récent et l'émoi qu'il avait provoqué pourraient peser sur la décision du juge et donc, sur le verdict qui sera rendu lors du procès en appel de Fatima Tahrour.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/21/2181385-depit-avait-jete-habits-bougies-24-morts-incendie.html
vendredi 29 mai 2015
Accusé du meurtre de sa femme, Ludovic Chabé joue son destin en appel
Un homme libre et terrorisé va prendre place dans le box des accusés du palais de justice de Beauvais, vendredi 29 mai.
Libre, car il n’a purgé qu’un mois et demi de détention après sa condamnation par la cour d’assises de la Somme en juin 2013 (après dix mois de détention provisoire subis en 2005) ; terrorisé, car malgré ses dénégations, il avait été condamné à 12 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Françoise.
Chabé a une grosse tête de paysan buté. Ce natif du Pas-de-Calais rural est un taiseux, ce qui ne l’a pas toujours servi, ni pendant l’instruction, ni durant le procès.
Engagé dans les pompiers de Paris, « il est hyper-respectueux de l’autorité, y compris judiciaire », analyse son avocat Me Philippe Valent, qui estime que ce respect ne l’a pas toujours servi. Quand il eût fallu crier son innocence, Chabé a eu tendance à chuchoter…
Sa thèse, c’est qu’il a trouvé sa femme inconsciente, face sur le sol de leur pavillon d’Humbercourt, un village du canton de Doullens, alors qu’il rentrait d’une garde de 48 heures en région parisienne, peu après 10 heures, le vendredi 25 février 2005.
Il aurait soulevé puis reposé le corps et appelé les secours, totalement étranger à ce qui se révélera être un homicide : Françoise est morte étranglée par son propre foulard.
Sur le foulard, on ne trouve que trois ADN : celui de la victime, d’un secouriste local (qui l’a dénoué) et de Ludovic. Cette constatation l’accable, tout comme le fait que, de son propre aveu, il a déverrouillé la porte ce matin-là. Comment imaginer qu’un rôdeur criminel aurait pris la peine de refermer l’huis après son crime ?
Sur le mobile, le procès de 2013, bien plus qu’une instruction catastrophique, a démontré que le couple modèle n’allait pas si bien en 2005. Ludovic fréquentait des sites de rencontres et Françoise, la douce, l’effacée, avait pris un amant sur son lieu de travail, un grossiste en produits agricoles de Beaumetz-les-Loges (Pas-de-Calais).
Ah, l’amant ! Ce type pas très sympathique, menteur, fuyant, aurait fait un coupable idéal aux yeux de la défense, évidemment, mais aussi du parquet.
C’est presque à regret que la talentueuse Anne-Laure Sandretto l’a abandonné à sa mauvaise conscience après un interrogatoire serré, il y a deux ans.
L’autre point en faveur de l’accusé, c’est une enquête ni faite ni à faire, lors de laquelle on laisse laver à la javel la scène de crime, on égare un mégot de cigarette retrouvé à côté du cadavre, on altère les traces de sperme retrouvées sur la victime. Le reste fut à l’avenant, faisant dire au président Grévin, à propos de son confrère juge d’instruction : « Fort heureusement pour l’institution judiciaire, il est maintenant en retraite ».
http://www.courrier-picard.fr/region/accuse-du-meurtre-de-sa-femme-ludovic-chabe-joue-son-ia0b0n576376
Libre, car il n’a purgé qu’un mois et demi de détention après sa condamnation par la cour d’assises de la Somme en juin 2013 (après dix mois de détention provisoire subis en 2005) ; terrorisé, car malgré ses dénégations, il avait été condamné à 12 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Françoise.
Chabé a une grosse tête de paysan buté. Ce natif du Pas-de-Calais rural est un taiseux, ce qui ne l’a pas toujours servi, ni pendant l’instruction, ni durant le procès.
Engagé dans les pompiers de Paris, « il est hyper-respectueux de l’autorité, y compris judiciaire », analyse son avocat Me Philippe Valent, qui estime que ce respect ne l’a pas toujours servi. Quand il eût fallu crier son innocence, Chabé a eu tendance à chuchoter…
Sa thèse, c’est qu’il a trouvé sa femme inconsciente, face sur le sol de leur pavillon d’Humbercourt, un village du canton de Doullens, alors qu’il rentrait d’une garde de 48 heures en région parisienne, peu après 10 heures, le vendredi 25 février 2005.
Il aurait soulevé puis reposé le corps et appelé les secours, totalement étranger à ce qui se révélera être un homicide : Françoise est morte étranglée par son propre foulard.
L’ADN joue contre lui
Ludovic Chabé, sauveteur émérite, ne prend pas la peine de dénouer le foulard, un geste pourtant basique. Cette abstention pèsera lourd lors du premier procès. « J’ai cru qu’elle était morte depuis longtemps », expliquera-t-il.Sur le foulard, on ne trouve que trois ADN : celui de la victime, d’un secouriste local (qui l’a dénoué) et de Ludovic. Cette constatation l’accable, tout comme le fait que, de son propre aveu, il a déverrouillé la porte ce matin-là. Comment imaginer qu’un rôdeur criminel aurait pris la peine de refermer l’huis après son crime ?
Sur le mobile, le procès de 2013, bien plus qu’une instruction catastrophique, a démontré que le couple modèle n’allait pas si bien en 2005. Ludovic fréquentait des sites de rencontres et Françoise, la douce, l’effacée, avait pris un amant sur son lieu de travail, un grossiste en produits agricoles de Beaumetz-les-Loges (Pas-de-Calais).
Ah, l’amant ! Ce type pas très sympathique, menteur, fuyant, aurait fait un coupable idéal aux yeux de la défense, évidemment, mais aussi du parquet.
C’est presque à regret que la talentueuse Anne-Laure Sandretto l’a abandonné à sa mauvaise conscience après un interrogatoire serré, il y a deux ans.
L’autre point en faveur de l’accusé, c’est une enquête ni faite ni à faire, lors de laquelle on laisse laver à la javel la scène de crime, on égare un mégot de cigarette retrouvé à côté du cadavre, on altère les traces de sperme retrouvées sur la victime. Le reste fut à l’avenant, faisant dire au président Grévin, à propos de son confrère juge d’instruction : « Fort heureusement pour l’institution judiciaire, il est maintenant en retraite ».
http://www.courrier-picard.fr/region/accuse-du-meurtre-de-sa-femme-ludovic-chabe-joue-son-ia0b0n576376
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