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jeudi 29 mars 2018

Affaire Kalinka Bamberski: Krombach débouté à Strasbourg

La Cour européenne des droits de l'homme a déclaré aujourd'hui, irrecevable la requête de l'Allemand Dieter Krombach, qui se plaignait d'avoir été condamné en France pour un meurtre pour lequel il avait bénéficié d'un non-lieu dans son pays. La décision est définitive. Ce médecin aujourd'hui âgé de 82 ans a été condamné à 15 ans de prison en 2011 à Paris pour violences volontaires ayant entraîné la mort de Kalinka Bamberski, sa belle-fille française, en 1982, alors que l'adolescente de 14 ans passait des vacances chez lui. Il avait été enlevé en 2009, à son domicile de Lindau en Bavière, et convoyé jusqu'à Mulhouse, en Alsace, à l'initiative du père de la jeune fille, André Bamberski, qui souhaitait qu’il soit jugé en France.
La Cour de Strasbourg rappelle, dans sa décision, sa jurisprudence selon laquelle le droit de ne pas être jugé ou puni deux fois ne vaut que pour les "juridictions du même Etat". L'enquête menée en France avait démontré que Kalinka Bamberski avait reçu avant sa mort une forte dose de somnifères. Elle avait également révélé le profil de pervers sexuel du docteur Krombach auquel une série d'abus sexuels avaient été imputés en Allemagne sur des jeunes femmes qu'il endormait au préalable. André Bamberski a, pour sa part, été condamné à un an de prison avec sursis en 2014 pour avoir commandité l’enlèvement du médecin allemand.


vendredi 27 octobre 2017

La justice rejette la demande de libération de Krombach

Le 12 décembre 2016, le tribunal d'application des peines de Melun, à une cinquantaine de kilomètres de Paris, avait décidé que ce médecin de 82 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision judiciaire française. Le Parquet avait fait appel.
La cour d'appel de Paris a jugé hier, à huis clos, que l'état de santé de Dieter Krombach était "compatible" avec la détention, a-t-on indiqué de source judiciaire.
Selon une expertise datée du 15 mars 2016, Dieter Krombach souffre d'une pathologie cardio-vasculaire "susceptible de menacer son pronostic vital". Mais si ces experts avaient jugé son état incompatible avec la détention, ils ne s'étaient pas interrogés sur l'existence de structures de soins au sein de l'administration pénitentiaire. La cour d'appel, qui devait à l'origine se prononcer en mars sur la demande du Dr Krombach, avait donc ordonné une nouvelle expertise.
Ce nouveau rapport, mené par trois experts, avait cette fois jugé son état compatible avec la détention car "stationnaire", avait indiqué à l'AFP son avocat, Me Yves Levano, en septembre.
Les faits
La belle-fille de Krombach, Kalinka Bamberski avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à Lindau en Bavière (Allemagne). La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin. Mais la justice française l'avait condamné par contumace. Il vivait libre chez lui en Allemagne.
En 2009, André Bamberski avait organisé l'enlèvement de Krombach en Allemagne pour le livrer à la police française. Il a été condamné en juin 2014 à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour avoir organisé l'enlèvement.
Rejugé en France, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".
Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/

dimanche 1 octobre 2017

Affaire Bamberski : décision le 26 octobre sur la suspension de peine de Dieter Krombach

Le 12 décembre 2016, le tribunal d'application des peines de Melun avait décidé que le médecin allemand de 82 ans pourrait sortir de prison à condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France ou même en Allemagne si les autorités allemandes "reconnaissent et exécutent" la décision judiciaire française. Le parquet avait fait appel.

Le 30 mars, la cour d'appel de Paris avait estimé qu'elle n'était pas suffisamment éclairée pour dire si l'état de santé du Dr Krombach était
ou non durablement incompatible avec la détention. Il souffre d'une pathologie cardio-vasculaire "susceptible de menacer son pronostic vital", concluait une expertise datée du 15 mars 2016.

Si les experts qui ont rédigé ce rapport ont jugé que son état était incompatible avec la détention dans des conditions ordinaires, ils ne se sont pas interrogés sur l'existence de structures de soins au sein de l'administration pénitentiaire pouvant lui assurer une prise en charge adaptée, avait estimé la cour d'appel en ordonnant une nouvelle expertise. La cour a donc à nouveau examiné le dossier jeudi, à huis clos, à la lumière de cette nouvelle expertise.

Kalinka Bamberski avait été retrouvée morte le 10 juillet 1982 à Linda en Bavière. La justice allemande avait abandonné toute poursuite à l'encontre du médecin. La justice française, en revanche, l'avait condamné par contumace. Il vivait libre chez lui en Allemagne. En 2009, le père de Kalinka avait organisé son enlèvement en Allemagne pour le livrer à la police française, qui avait retrouvé le médecin ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse.

Rejugé en France, Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".


Mulhousehttp://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haut-rhin/mulhouse

jeudi 30 mars 2017

Une nouvelle expertise pour décider du maintien en détention de Dieter Krombach


Dieter Krombach purgera-t-il toute sa peine derrière les verrous ? Condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de sa belle-fille, la jeune Kalinka Bamberski, décédée en 1982 en Bavière alors qu'elle séjournait chez son beau-père, l’ancien médecin a multiplié ces dernières années les procédures pour obtenir une suspension de peine en raison de son état de santé.

L’homme, qui aura 82 ans en mai prochain, souffrirait d’une pathologie cardio-vasculaire.

>> A lire aussi : Affaire Bamberski: Dieter Krombach condamné à 15 ans de prison
La cour d’appel de Paris a ordonné ce jeudi une nouvelle expertise du cardiologue pour statuer sur une éventuelle suspension de peine et donc sur son maintien en détention. Son dossier devrait être examiné le 15 juin par un collège de trois experts.

En décembre dernier, le tribunal d’application des peines de Melun avait autorisé Dieter Krombach à sortir de prison à la condition de trouver une place dans une structure sanitaire adaptée en France ou même en Allemagne. Une décision pour laquelle le parquet avait fait appel.

http://www.20minutes.fr/toulouse/2040859-20170330-nouvelle-expertise-decider-maintien-detention-dieter-krombach

lundi 12 décembre 2016

Affaire Bamberski: peine suspendue pour Dieter Krombach

Le tribunal d'application des peines de Melun a accepté de "suspendre" pour raison médicale la peine de Dieter Krombach, condamné en 2012 à 15 ans de prison pour la mort de Kalinka Bamberski, a révélé aujourd'hui le parquet de Melun.
Pour sortir de prison, le médecin allemand de 82 ans devra trouver une place dans une structure sanitaire adaptée (Ehpad) en France ou Outre-Rhin. Dans ce cas-là, "les autorités allemandes devront reconnaître et exécuter" la décision du tribunal français, a précisé le parquet, qui a la possibilité de faire appel de cette décision
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

samedi 15 août 2015

Bamberski soutient son ami le kidnappeur

André Bamberski l'a démontré : il est tenace et il est loyal. Il l'a montré envers sa fille retrouvée morte en 1982 en Bavière, il le montre à nouveau aujourd'hui envers l'homme qu'il avait engagé pour enlever le docteur Krombach, et le faire juger en France.
Anton Krasniqi, le kidnappeur, est Kosovar. Aujourd'hui, il est assigné à résidence à Guebviller en Alsace. Sans titre de séjour, il n'a pas le droit de travailler, et aucun revenu. Il a donc engagé des démarches pour obtenir le statut de réfugié.

Anton demande le droit d'asile

Et il peut compter sur le soutien sans faille de son ami André Bamberski : «Je pense que dans ma vie, la personne qui m'a rendu le plus grand service, c'est M. Anton Krasniqi», dit-il encore.
Ce service, c'est le rapt du docteur Krombach en Bavière pour le livrer, pieds et poings liés, à la police française
Le Kosovar, aujourd'hui âgé de 44 ans, n'a pas hésité. Il capturé et ramené Dieter Krombach sur le sol français. Une stratégie payante puisque le médecin allemand a été jugé, et purge toujours sa peine pour ce meurtre.
Mais son ravisseur a aussi été condamné, pour enlèvement. À son procès l'an dernier, il a dit avoir été touché par le combat d'André Bamberski, prêt à tout pour que le meurtrier de sa fille soit jugé.
A «Il faut absolument que je l'aide que ce soit sur un plan moral ou sur un plan matériel donc je me suis moi-même occupé de trouver un avocat compétent et serviable à Paris, a déclaré André Bamberski, et je lui ai réglé déjà la plus grande partie de cet honoraire».
Il a aussi accompagné Anton Krasniqi devant la cour nationale du droit d'asile, dont il attend la décision le 15 septembre avec impatience.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/15/2160098-bamberski-soutient-son-ami-le-kidnappeur.html

vendredi 9 janvier 2015

Enlèvement : la justice réduit la responsabilité d'André Bamberski

La cour d'appel de Colmar a estimé, hier, qu'André Bamberski ne pouvait être tenu pour entièrement responsable des violences infligées à Dieter Krombach, son meilleur ennemi.
André Bamberski, condamné l'an dernier au pénal pour avoir fait enlever en Allemagne son vieil ennemi Dieter Krombach, a obtenu hier de la cour d'appel de Colmar qu'elle revoie à la baisse sa responsabilité sur le volet civil du dossier.
M. Bamberski, 77 ans, devra toutefois attendre une ultime expertise pour connaître le montant des indemnisations qu'il devra verser au docteur Krombach, 79 ans, qu'il avait fait enlever afin qu'il soit jugé en France pour sa responsabilité dans la mort de sa fille Kalinka Bamberski, en 1982.
André Bamberski a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir organisé l'enlèvement, et n'a pas fait appel de cette condamnation au pénal. En revanche, il contestait en appel l'aspect civil du jugement, qui l'a déclaré responsable à hauteur d'un tiers des éventuels dédommagements qui pourraient être alloués à M. Krombach, du fait de cet enlèvement et des violences qu'il a subies.

«Ce jugement est plutôt satisfaisant»

Dans son jugement rendu hier, la cour d'appel lui a partiellement donné raison : elle a jugé que le père de Kalinka ne pouvait être civilement responsable des violences infligées à Dieter Krombach par les hommes de main qui l'ont enlevé.
En effet M. Bamberski, qui n'a pas participé personnellement à l'enlèvement, a été relaxé pour ces violences.
Seuls les deux auteurs de l'enlèvement seront tenus civilement responsables pour ces violences, a décidé la cour d'appel.
«Pour moi c'était le point essentiel, je suis donc plutôt satisfait», a commenté M. Bamberski.
L'expertise judiciaire sur le préjudice corporel subi par M. Krombach devra permettre de faire la part des choses entre les blessures qui résultent de l'enlèvement proprement dit et celles qui résultent des violences, a par ailleurs ordonné la cour d'appel.
Le père de Kalinka sera alors responsable, solidairement avec les deux autres prévenus, mais seulement pour le préjudice résultant de l'enlèvement.
Les avocats du Dr Krombach -qui purge une peine de 15 ans de réclusion pour la mort de Kalinka, mais continue à clamer son innocence en prison- n'ont à ce stade donné aucune précision sur le montant des indemnisations qu'ils pourraient réclamer. Ce montant dépendra justement des résultats de l'expertise médicale.
André Bamberski avait dit s'attendre à ce qu'elles s'élèvent à «2 à 3 millions d'euros», qui seraient déduits de ce que Dieter Krombach doit au titre de l'affaire Kalinka.

«Kalinka» avec Daniel Auteuil

Le combat mené pendant 30 ans par le Toulousainj André Bamberski pour faire interpeller et condamner Dieter Krombach fait actuellement l'objet d'une adaptation au cinéma, avec Daniel Auteuil dans le rôle principal. L'acteur Sebastian Koch incarne le docteur Krombach. Le film, actuellement en post-production, et qui n'a pas encore de titre définitif, sortira sur les écrans au plus tôt à la fin de l'année 2015, selon Studio Canal.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/09/2025557-enlevement-la-justice-reduit-la-responsabilite-d-andre-bamberski.html

mercredi 19 novembre 2014

Affaire Bamberski : Dieter Krombach va rester en prison

Dieter Krombach va rester en prison au moins deux années et demi de plus, la justice ayant refusé ce mercredi de lever sa période de sûreté.
Condamné à 15 ans de prison pour le meurtre de Kalinka Bamberski, sa belle-fille, en 1982, le médecin allemand de 80 ans avait saisi le tribunal d'application des peines pour qu'il le dispense des deux ans et demi de période sûreté qu'il lui reste à accomplir, condition sine qua non à une demande de libération conditionnelle.
Mais le tribunal s'est rangé de l'avis du parquet, qui avait plaidé mi-octobre pour un maintien de la période de sûreté. Le ministère public avait souligné que l'octogénaire n'apportait pas de gages sérieux de réinsertion car il continuait de "contester la décision de justice", de "critiquer le système judiciaire" et de ne pas "indemniser les victimes".

Le fait de refuser de se reconnaître coupable réduisait considérablement les chances de Dieter Krombach d'obtenir gain de cause, mais son avocat, Me Philippe Ohayon en avait fait une "question de principe", son client ayant toujours clamé son innocence dans la mort de la jeune fille. La justice et la famille de Kalinka Bamberski exigent "l'aveu comme un scalp, un trophée", mais Dieter Krombach a préféré "rester en prison innocent, que de se retrouver coupable dehors", avait-il déclaré.
L'affaire Bamberski a débuté en 1982 lorsque Kalinka, 14 ans, a été retrouvée morte chez le Dr Krombach, au bord du lac de Constance. La Justice allemande a abandonné toute poursuite à son encontre.
En 2009, André Bamberski, le père de la victime, a organisé le rapt de Dieter Krombach en Allemagne pour le livrer à la police française. La justice française a condamné le médecin allemand à deux reprises, fin 2011 et fin 2012, à 15 ans de réclusion pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".
André Bamberski, lui, a été condamné en juin à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour le kidnapping de Dieter Krombach.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=37449&WS=291720_2501986&WA=7588

dimanche 9 novembre 2014

Daniel Auteuil: «André Bamberski, un homme d'honneur»

Débarrassé de ses brumes matinales, le village de Castet, près de Pau, sèche ses pierres au soleil d'automne. «Silence, moteur, ça tourne !» Une femme blonde sort rapidement d'une maison, s'assoit au volant d'une R5, démarre et disparaît. Quelques secondes plus tard, un homme en costume à carreaux monte dans sa 604... «Coupez !»
La jeune femme est Marie-José Croze, l'homme est Daniel Auteuil, ils jouent un drame : la séparation de Danielle et André Bamberski, qui sera suivie de la mort de leur fille Kalinka, par asphyxie provoquée par les injections du Dr Krombach, le nouveau mari de Danielle. Daniel Auteuil parle de son rôle.
Qu'est-ce qui vous a fait accepter ce rôle ?
J'ai d'abord accepté ce rôle pour Vincent Garenq, parce que c'est un metteur en scène qui a la capacité de raconter des histoires vraies très fortes et de les rendre cinématographiques. Ensuite, il y a la force de cette histoire, la tragédie de cette famille et la volonté de ce père de faire triompher la vérité, puisqu'il ira jusqu'à faire enlever le responsable de la mort de Kalinka. Il y a quelque chose d'extraordinaire dans ce récit qui est une histoire vraie transcendée par la personnalité d'André Bamberski.
Le rencontrerez-vous ?
Je vais le rencontrer cette semaine. Je suis fier de saluer cet homme, mais c'est deux choses qui ne sont pas liées : moi je suis dans une fiction, je joue un rôle dans un film et il m'est déjà arrivé de jouer des personnages existants (ndlr, «L'adversaire» ou Raymond Aubrac)
Quand Bamberski a appris que vous jouiez son rôle, il a dit : «C'est bien, il est populaire»...
Populaire, c'est vrai, c'est un qualificatif qui me plaît bien. La popularité est un bon matériau pour un acteur : le plus important c'est la projection que les gens peuvent faire sur vous et l'identification. L'empathie qu'on peut dégager aide le spectateur à faire le chemin vers vous. Et c'est à nous, acteur à donner envie aux spectateurs de s'intéresser au personnage.
Quand un héros de cinéma perd sa fille, il se fait justice. André Bamberski, lui, a permis que justice soit rendue...
Oui, parce qu'il est un homme d'honneur. C'est une histoire entre lui et lui, le combat d'une vie qui ne fera pas ramener l'être aimé...mais qui fait passer le temps, j'imagine.
Vous-même êtes père de deux filles ?
Et d'un fils aussi. Mais je ne me sers jamais de ma vie dans les rôles, je dissocie totalement tout ce que je fais au cinéma. Je trouverais ça malsain.
Qu'est-ce qui vous met dans le rôle, porter un costume des années 80 ?
Je mettrais aussi un costume de 2014 puisque le film se passe sur 30 ans ! Je suis acteur et j'ai pour partition un scénario très bien écrit sur lequel je m'appuie, et j'ai en référence la vraie histoire. Le metteur en scène et moi avons un souci de crédibilité, c'est à nous d'être à la fois fidèles à l'esprit de ce personnage et suffisamment spectaculaires pour que ça devienne un film de cinéma. Il fallait un mec sincère, pas un tricheur qui veuille faire du spectacle avec cette histoire, mais qu'il ait un point de vue émotionnel, artistique... et fidèle à la douleur, parce qu'elle ne se monnaye pas.
On vous voit au volant d'une ancienne Peugeot 604, est-ce un plaisir ?
Effectivement, et je peux dire que la 604 est une très bonne voiture, extraordinaire même. On retrouve en la conduisant les mêmes sensations qu'une voiture contemporaine, elle était très en avance, alors qu'en conduisant la 404 décapotable que je possède, j'ai la sensation d'être dans une voiture ancienne.
Où se situe la différence entre un personnage comique et un rôle sombre ?
C'est la même chose, c'est aussi difficile l'un que l'autre.
Vous êtes aussi réalisateur (La trilogie de Pagnol) vivez-vous «Kalinka» des deux côtés de la caméra ?
Non, pas besoin, et puis je suis paresseux...
Vos projets d'acteur et de réalisateur ?
J'ai tourné deux autres films cette année, «Entre amis», d'Olivier Barroult, et «Nos femmes», à partir de la pièce de Richard Berry qu'on a jouée l'hiver dernier. Comme metteur en scène, je vais réaliser l'an prochain un film dont je ne vous dirai pas l'histoire, mais ce sera avec Fanny Ardant.
Quel souvenir gardez-vous de «Ma saison préférée», de Téchiné, que vous aviez tourné à Toulouse ?
J'ai tourné un autre film avec André Téchiné («Les Voleurs», ndlr), il fait partie de la dizaine de metteurs en scène qui ont guidé ma vie d'acteur. C'est des films définitivement marquants, et au-delà de leur réussite publique, c'est la réussite de rencontres très fortes, de liens importants. Il y avait déjà eu Sautet, mais quand j'ai rencontré Téchiné, qui avait une quarantaine d'années, on a fait des films en plein dans l'air du temps. C'est une époque où le cinéma pouvait se permettre des histoires intimistes à gros budgets. On était tous à notre apogée, avec une forme d'insouciance et de liberté.
daniel auteuil, acteur

mercredi 18 juin 2014

André Bamberski condamné à un an de prison avec sursis

La décision. Le tribunal correctionnel de Mulhouse a clos mercredi matin une saga judiciaire vieille de 32 ans. Il a condamné André Bamberski à un an de prison avec sursis pour l'enlèvement de Dieter Krombach en 2009. Le père de Kalinka, tuée par le son beau-père, le Dr Krombach, en 1982, avait fait enlever puis transporter son vieil ennemi pour qu'il soit jugé en France. A l'audience, André Bamberski avait assumé la responsabilité de l'enlèvement, affirmant avoir agi par "devoir" envers sa fille. Il assurait en revanche s'être fait "proposer" l'opération par ses deux complices qui affirmaient pour leur part avoir agi par idéalisme et compassion envers lui.
Réquisitoire "Bisounours". Le procureur avait requis six mois de prison avec sursis. Dans son réquisitoire, qualifié de "Bisounours" par la défense, il avait souligné que, en tant que magistrat, il ne pouvait accepter ces faits. Mais le magistrat avait également déclaré "comprendre" le combat du prévenu pour faire condamner le responsable de la mort de sa fille, et confié rester "souffle court devant tant de persévérance et de volonté".
Les hommes de main condamnés. Bamberski a donc été reconnu coupable d'"enlèvement et séquestration", mais relaxé de "complicité de violences volontaires. Anton Krasniqi et Kacha Bablovani, les deux hommes qui avaient exécuté le rapt du médecin de son domicile de Lindau, en Bavière, jusqu'à Mulhouse en Alsace, sont condamnés, pour les mêmes motifs, à un an de prison ferme. Quant à Adelheid Rinke, la journaliste allemande qui avait mis André Bamberski en relation avec les deux hommes, elle a été relaxée.
Pas d'appel de Bamberski. André Bamberski, désormais âgé de 76 ans, ne devrait pas faire appel de la décision. "Si je suis condamné à moins de deux ans ferme, ce sera une peine aménageable, et donc je ne ferai pas appel, car j'en ai par-dessus la tête des procédures judiciaires", avait-il annoncé avant l'audience.
Une condamnation définitive pour le Dr Krombach. A l'époque des faits, le Dr Krombach vivait libre chez lui en Allemagne, bien qu'il eut été condamné par contumace en France pour sa responsabilité dans la mort en 1982 de sa belle-fille Kalinka, fille d'André Bamberski. La justice allemande avait abandonné toute poursuite à son encontre. Ce n'est qu'à la suite de son interpellation en octobre 2009 par la police française - qui l'avait retrouvé ligoté et bâillonné sur un trottoir de Mulhouse - que Dieter Krombach a pu être condamné à deux reprises, fin 2011 et fin 2012, à 15 ans de réclusion. Depuis avril, sa condamnation est devenue définitive, après le rejet de son pourvoi en cassation. Les avocats du médecin allemand, qui a toujours affirmé son innocence, entendent désormais se tourner vers la justice européenne.
 

mardi 17 juin 2014

André Bamberski : «Mon sort est moins important que celui de ma fille»

C'est demain qu'André Bamberski, le père de Kalinka, saura si la justice le condamne ou le relaxe pour son rôle dans l'enlèvement, outre-Rhin, de Dieter Krombach. Le médecin allemand avait ainsi été livré à la justice française et condamné à 15 ans de prison pour avoir provoqué la mort de sa fille alors qu'elle avait 14 ans.
Demain le tribunal correctionnel de Mulhouse doit rendre sa décision. Vous attendez-vous à être condamné pour votre rôle dans l'enlèvement de Dieter Krombach ?
Trois personnes m'ont proposé d'enlever Dieter Krombach en Allemagne et de le ramener en France pour qu'il réponde devant la justice de la mort de ma fille. Et, j'ai accepté. Voilà quel a été mon rôle dans cette affaire. Je n'ai pas du tout participé à ce rapt. Je suis à la fois confiant et inquiet. Confiant parce que mes avocats et moi avons déposé des conclusions écrites durant le procès qui s'est tenu les 22 et 23 mai. La loi exige que le tribunal y réponde. Dans ce document, j'explique les nombreuses entraves que j'ai rencontrées pour que Dieter Krombach soit jugé pour la mort de ma fille. Cela permet, je l'espère, aux juges de comprendre que j'étais obligé d'en passer par là pour que justice soit faite. Je crois qu'ils l'ont compris et que le tribunal appréciera ces arguments à leur juste valeur. D'ailleurs, ces documents l'ont éclairé puisqu'il n'a pas retenu toutes les mises en examen initiales dont je faisais l'objet. Compte tenu de mon âge (79 ans) et de ma santé fragile, je crois que le juge de l'application des peines accepterait un aménagement, qui pourrait se traduire par un travail d'intérêt général ou un bracelet électronique. Au procès, le procureur de la République a adouci sa position en ne requérant que 6 mois avec sursis. J'ai donc bon espoir. Peut-être serais-je même relaxé. On verra. Si tel était le cas, j'espère que le parquet ne fera pas appel. Là où je suis inquiet, c'est au niveau des intérêts civils. Krombach demande à être dédommagé pour cet enlèvement. Il veut une provision de 15 000 € et 5 000 € de frais. Mais, là n'est pas le plus important. La Sécurité sociale s'est portée partie civile pour obtenir le paiement des très nombreux examens médicaux que Dieter Krombach n'a cessé de faire sous prétexte de soigner les blessures qu'il a subies lors de son enlèvement. Et cela peut coûter cher d'autant que mes co accusés, les deux hommes qui l'ont enlevé et la journaliste qui les a aidés, ne sont pas solvables. S'il faut régler ce sera donc à moi de le faire. Ces deux hommes ayant déjà fait de la prison, ne devraient pas y retourner.
Après 32 ans de procédures pour faire reconnaître la culpabilité de Dieter Krombach dans la mort de votre fille, c'est un long combat qui se termine demain.
Mon sort est moins important que celui de ma fille. C'est la condamnation définitive de Dieter Krombach à 15 ans de réclusion criminelle qui a quasiment marqué la fin de mon combat qui a mobilisé un tiers de ma vie. C'est à partir de là que j'ai pu commencer à faire le deuil de ma fille. Même si j'aurais préféré que Dieter Krombach soit condamné à une peine plus lourde, je suis malgré tout satisfait. Je pense d'ailleurs que compte tenu de son âge (79 ans), il pourra certainement sortir à mi-peine.
Avez-vous parfois perdu confiance ?
Oui, quelquefois j'ai douté de la justice. Mais j'ai trouvé la force en me disant que ma fille devait obtenir justice, que Dieter Krombach devait payer pour lui avoir injecté des tranquillisants qui l'ont tuée et qu'il lui a administrés uniquement pour pouvoir la violer plus facilement.
Toutes ces années de lutte, de procès vous ont-elles épuisées ?
Une page de ma vie se tourne. Maintenant, je vais essayer de vivre le plus agréablement possible. J'ai envie de vivre longtemps et de profiter de la vie, de mon fils, de mon petit-fils, de ma compagne et de mes amis. Je vais voyager et refaire du ski.
Quels sont aujourd'hui vos rapports avec la maman de Kalinka, votre ancienne épouse, qui avait refait sa vie avec Dieter Krombach ?
Rien ne s'est arrangé entre nous. Lors des procès, elle n'a cherché qu'à protéger, à défendre Dieter Krombach aux dépens de notre fille qui est morte. Comme la justice l'a montré, elle a beaucoup menti et cela est très dur à encaisser.
N'avez-vous pas envie de faire la paix avec elle, vous qui avez Kalinka en commun.
Pour lui pardonner, il faudrait qu'elle me le demande, qu'elle fasse amende honorable. Mais elle ne cherche pas à le faire. Tant pis. C'est comme ça».

http://www.ladepeche.fr/article/2014/06/17/1901484-andre-bamberski-sort-est-moins-important-celui-fille.html

samedi 24 mai 2014

Affaire Bamberski : comment juger «le devoir» d'un père ?

Morale ou justice, morale et justice. Derrière les acteurs de l'opération «transport», l'enlèvement du docteur Krombach sur les rives du lac de Constance un soir d'octobre 2009 au sud de l'Allemagne, se joue le drame d'André Bamberski, 76 ans aujourd'hui et presque 32 ans à traquer le meurtrier de sa fille Kalinka. Un père tellement habité, hanté même, par la promesse de justice faite à sa fille qu'il en perd parfois toute mesure, même quand Dieter Krombach dort depuis plus de quatre ans en prison.
Que la présentation à la justice française de ce docteur peu recommandable se soit finalement organisée via une équipe qui tient davantage des Pieds nickelés que des commandos de la DGSE ajoute une touche de romantisme, ou de doute, selon l'angle pris pour étudier à l'affaire. Forcément les conseils du docteur Krombach, absent de Mulhouse sous excuse de maladie, y voient une organisation machiavélique. «Quand on est juste, on n'a pas les mains sales. Et vous avez les mains sales», lance Me Ohayon aux prévenus même s'il accorde à André Bamberski des circonstances «atténuantes». Pour autant, son confrère Me Levano réclame de nouvelles investigations au tribunal pour démontrer «l'organisation» forcément criminelle de l'affaire.
Le procureur Hervé Robin chemine, lui, sur un équilibre fragile. Il défend d'abord la Justice française : «Dire qu'elle n'a rien fait n'est pas vrai. Les Allemands ne voulaient pas livrer Krombach. On n'allait pas placer les tanks à la frontière et les commandos en Allemagne !» Le magistrat admet aussi que dans ce dossier, «comme rarement», tout se mélange : «Morale, justice, sentiment… Mon seul problème reste les lois de la République et les quatre prévenus.» Et s'il comprend l'action, «les lois ne peuvent l'accepter». Ses réquisitions sont douces : trois mois avec sursis contre Adelheid Rinke, six mois avec sursis pour Bamberski, un an ferme contre Krasniqi et Bablovani, les hommes de main.
Cela ne fragilise pas la défense. Me Demir et Me Roth, excellente, torpillent le dossier et l'instruction pour réduire à presque rien les charges contre Adelheid Rinke, la journaliste relais entre Bamberski et ses hommes de main ou contre Kacha Bablovani, un des exécutants. «Rien n'est organisé. Où pouvez-vous trouver association de malfaiteurs ?», s'étonne Me Roth. Me Civallero ironise sur «cette association de bienfaiteurs» et défend Anton Krasniqi «l'homme de courage qui assume, tout». «Le droit est peut-être pour vous, dit-il aux avocats à la partie civile. Mais la morale est pour nous.» Me De Caunes développe et défend André Bamberski, ses excès, son combat. «Il fallait faire. Un devoir», prévient l'avocat. Seulement il insiste : «Bamberski n'est jamais dans la vengeance. Lui, le ravisseur scélérat, la première chose qu'il fait quand Krombach est à Mulhouse, c'est de prévenir la police». La plaidoirie est complète. Rien n'est négligé, tout est défendu sur le fond, et la forme. Ce qui ouvre une possible relaxe. Réponse le 18 juin.

Bamberski, Monsieur toujours plus

«Vous n'êtes pas toujours le meilleur avocat de vous-même», prévient la présidente Françoise Bardoux. Seulement quand il s'agit de Kalinka et de son combat, André Bamberski n'entend pas grand-chose. Et à l'issue de la remarquée plaidoirie de Me Laurent De Caunes, il n'a pu éviter de reprendre la parole. Pour pleurer avec émotion sur son enfant, pour détailler son incroyable lutte contre Krombach avant de s'égarer dans des détails sans intérêt et, forcément, d'exaspérer un tribunal pourtant patient et même compatissant. Repris, sermonné, André Bamberski a admis son rôle «d'instigateur» défini par le parquet et fait une demande : «Si jamais vous prononcez une peine de prison ferme, je préférerais que cela soit à mon encontre qu'à l'encontre de Krasniqi et Bablovani.» Cela a du sens et une forme de panache.

mercredi 21 mai 2014

André Bamberski : "si c'était à refaire, je le referais"

Au nom d'un "devoir moral", André Bamberski a consacré plus de 30 ans de sa vie à faire condamner celui qu'il tenait pour le meurtrier de sa fille. Un combat intransigeant et obstiné, qui lui vaut de comparaître à son tour devant un tribunal. Le Français est accusé d'avoir commandité l'enlèvement en Allemagne de son ennemi juré, le Dr Dieter Krombach, depuis condamné pour la mort de Kalinka. André Bamberski doit lui répondre, à partir de jeudi, d'enlèvement et séquestration en bande organisée, ainsi que de complicité de violences volontaires. Il encourt cinq ans de prison.
Un long combat judiciaire. La vie de ce fils d'immigrés polonais, né dans le Nord de la France, bascule en 1982. Il a alors 45 ans. Sa fille Kalinka, 14 ans, est retrouvée morte au domicile de son beau-père Dieter Krombach, en Allemagne. Persuadé de la culpabilité du Dr Krombach, André Bamberski "à la fois moine combattant et bloc d'amour paternel" selon le mot de l'un de ses avocats, entame alors un long et complexe combat judiciaire, en France et en Allemagne. Aux frontières de la légalité.
Pour que le Dr Krombach soit jugé en France, alors que l'Allemagne refuse de l'extrader, André Bamberski est allé jusqu'à organiser son rapt, le 17 octobre 2009, devant son domicile en Bavière. Quelques heures plus tard, dans la nuit du 17 au 18 octobre, le médecin allemand avait été retrouvé ligoté, bâillonné et blessé au visage, sous le porche d'un immeuble près du tribunal de Mulhouse. Le père de Kalinka, qui réside près de Toulouse, s'était ensuite lui-même rapidement rendu à Mulhouse, où la police n'avait pas eu de mal à l'interpeller pour l'interroger.
Bamberski assume. Cheveux blancs, mâchoire serrée, regard bleu intense derrière ses fines lunettes, André Bamberski compte assumer devant les juges les faits pour lesquels il est poursuivi. "Je confirmerai que j'ai accepté la proposition qui m'a été faite de faire transporter le Dr Krombach d'Allemagne en France pour qu'il soit jugé pour le meurtre de Kalinka", commente-t-il au micro d'Europe 1.
Cet ancien expert-comptable explique avoir agi vite, craignant que les faits soient prescrits. "Disons que j'ai craqué en prenant cette décision, surtout à l'approche de la prescription. Ça faisait déjà 27 ans que Kalinka était morte, j'ai paniqué et je me suis dit aussi que compte tenu que les autorités françaises ne faisaient rien pour qu'il y ait cette purge de la contumace, ce réexamen de son procès, il fallait que quelque chose soit réalisé", explique-t-il.
"C'est le prix légal à payer". Ce rapt a finalement conduit à l'interpellation, puis à la condamnation du Dr Krombach, à 15 ans de réclusion criminelle, confirmée en avril dernier par la Cour de cassation. Et, sur ce point, André Bamberski ne regrette rien, même s'il juge les poursuites dont il fait l'objet "injustes". "Évidemment, je considère ceci comme injuste, mais je suis obligé d'admettre que ça fait partie de l'ensemble des démarches que j'ai effectuées. Je dirais qu'au moment de l'arrestation du Dr Krombach, je n'avais pas pensé à tout ça. Mais après étude et réflexion, c'est le prix légal à payer. Si c'était à refaire, je le referais", assure-t-il.
"Je n'imagine pas être condamné à des années de prison". Ce dernier espère toutefois que sa condamnation ne sera pas trop sévère et il compte d'ailleurs plaider la relaxe. Lors du dernier procès Krombach, à Créteil en décembre 2012, l'avocat général avait d'ailleurs salué le rôle joué par André Bamberski dans cette affaire. "Sans lui, il n'y aurait jamais eu de procès. (...) Il y a eu cet enlèvement, mais la cause est juste", avait-il souligné. Une déclaration qui laisse André Bamberski confiant. Et de conclure : "J'imagine une condamnation, éventuellement aménageable. Mais je n'imagine pas être condamné à des années de prison ferme. Ça ne me paraît pas justifié."
 

Meurtre de sa fille : André Bamberski jugé pour enlèvement

André Bamberski est jugé par le tribunal correctionnel de Mulhouse, jeudi et vendredi, pour l’enlèvement de Dieter Krombach, condamné pour le meurtre de sa fille. Le Français est soupçonné d’avoir commandité l’enlèvement en Allemagne de son ennemi de toujours. Retour sur une saga judiciaire.
Il n’y aura pas de face-à-face entre les deux hommes : à 79 ans, Dieter Krombach ne sera pas présent à l’audience, pour des raisons de santé, selon son avocat, Me Levano.
André Bamberski, aujourd’hui âgé de 76 ans, est soupçonné d’avoir organisé le rapt de l’Allemand, une nuit d’octobre 2009, afin de le livrer à la justice française. Kidnappé devant son domicile de Bavière, le médecin a été retrouvé ligoté et bâillonné dans une voiture, près du tribunal Mulhouse. André Bamberski avait lui-même appelé les autorités locales.
Le médecin, notable, échappe à la justice allemande
Durant toute sa vie, cet ancien expert-comptable a poursuivi le médecin allemand condamné par contumace pour homicide involontaire de sa fille Kalinka en 1982. Cet été-là, l’adolescente âgée de 14 ans passait ses vacances chez son beau-père, Dieter Krombach, sur les bords du lac de Constance. Elle se serait plainte de ne pas assez bronzer, et le médecin lui aurait alors, selon ses propres dires, injecté un médicament. Après avoir passé sa journée à faire de la planche à voile, la jeune Kalinda meurt.
En Allemagne, l’affaire est classée et le médecin lavé de tout soupçon en 1987, mais c’est sans compter sur l’opiniâtreté du père de la jeune fille. Celui-ci porte plainte auprès du parquet de Paris et une enquête est ouverte. Le corps est exhumé en 1985. La conclusion de l’autopsie est formelle : l’injection du produit a immédiatement précédé la mort et ne peut avoir eu lieu plusieurs heures auparavant, contrairement aux dires du docteur Krombach. La justice ordonne l’envoi du médecin devant une cour d’assises et, alors qu’il n’est pas présent à son procès, Dieter Krombach est condamné en 1995, par contumace, à 15 ans de réclusion criminelle. Pour autant, ce notable bavarois continue de vivre en Allemagne. Là-bas, en 1997, il est également rattrapé par la justice et est condamné pour viols.
Bamberski “assume”
Cependant, le père de Kalinka ne veut pas en rester là et décide d’“apporter” le médecin allemand à la justice française. À la suite de son interpellation, le docteur Krombach a pu comparaître devant une cour d’assises en France. Il a ainsi été condamné à deux reprises à 15 ans de réclusion criminelle, fin 2011 puis, en appel, en 2012, pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Sa condamnation est devenue définitive début avril, après le rejet de son pourvoi en cassation.
Aux côtés d’André Bamberski, comparaîtront deux hommes et une femme : un Kosovar de 43 ans et un Géorgien de 28 ans, auteurs présumés de l’enlèvement, et la journaliste autrichienne de 54 ans soupçonnée d’avoir joué l’intermédiaire entre eux et André Bamberski. Le prévenu a toujours assumé sa part de responsabilité dans l’affaire, estimant avoir fait son devoir au nom de sa fille décédée. S’il a bien demandé que le docteur Krombach soit transporté d’Allemagne jusqu’en France,  il nie être le commanditaire de l’enlèvement, au motif qu’il n’a “pas versé un euro” aux exécutants.

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/France-monde/Actualite

mercredi 2 avril 2014

Dieter Krombach définitivement condamné pour la justice française

La condamnation de Dieter Krombach à 15 ans de réclusion criminelle pour la mort en 1982 de sa belle-fille Kalinka Bamberski est devenue définitive mercredi pour la justice française, son pourvoi ayant été rejeté par la Cour de cassation.
L'un de ses avocats, Me Philippe Ohayon, avait annoncé avant la décision que si M. Krombach n'obtenait pas gain de cause, il saisirait la Cour de justice de l'Union européenne.
 

mardi 25 février 2014

La Cour de cassation examine mercredi le pourvoi de Dieter Krombach

Nous espérons qu’ensuite le dossier pourra être transmis à la Cour de justice de l’Union européenne, pour qu’elle dise si Dieter Krombach pouvait être jugé et condamné en France alors même que la justice allemande l’avait blanchi», a expliqué l’un de ses avocats, Me Yves Levano.
L’avocat général devrait, de son côté, demander le rejet du pourvoi, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.
Dieter Krombach, 78 ans, a été condamné en première instance et en appel à 15 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Mais la justice allemande l’avait définitivement blanchi en 1987 dans cette même affaire.
«Les Allemands sont agacés qu’on soit passé outre leur système juridictionnel, comme s’il n’avait jamais existé», a expliqué à l’AFP Me Claire Waquet, avocate de M. Krombach devant la Cour de cassation.
Elle souligne également qu’en dépit du mandat d’arrêt européen dont il faisait l’objet en France à la suite d’une condamnation par contumace en 1995, le Dr Krombach vivait libre outre-Rhin et qu’il n’avait pas non plus été extradé après une arrestation en 2000 en Autriche.
«La France a prétendu juger sans se soucier le moins du monde de ce qui avait été décidé par l’Allemagne et l’Autriche», peste Me Waquet, qui compte faire valoir cet argument devant la Cour de cassation.
Elle estime aussi que l’arrestation en France de son client s’est déroulée «dans des conditions d’illégalité absolues».
En octobre 2009, M. Krombach avait été retrouvé ligoté à Mulhouse, à quelques kilomètres de la frontière allemande. Il avait alors été interpellé par la police française, ce qui avait ouvert la voie à sa comparution devant les assises.
Le père de Kalinka, André Bamberski, qui se trouvait à Mulhouse lors de l’interpellation, est soupçonné d’avoir orchestré l’opération.
Il doit être jugé fin mai pour enlèvement et séquestration, ainsi que pour complicité de violences et association de malfaiteurs.
M. Bamberski, 76 ans, reste persuadé, comme il l’est depuis qu’il a lu le rapport d’autopsie, quatre mois après le décès de sa fille, que Dieter Krombach a violé Kalinka avant de la tuer pour cacher son crime sexuel.
Le médecin allemand a, pour sa part, évoqué devant la Cour d’appel l’hypothèse de l’erreur médicale: il aurait administré à Kalinka un somnifère qu’il ne connaissait pas, qui aurait provoqué le décès.

http://www.dna.fr/actualite/2014/02/25/la-cour-de-cassation-examine-mercredi-le-pourvoi-de-dieter-krombach

lundi 27 janvier 2014

André Bamberski jugé finalement en mai et non en février

La date du 6 février avait un temps avancé mais posait des problèmes d’organisation et de disponibilités de certains des avocats. Finalement la nouvelle audience a été fixée pour la fin mai… mais pourrait éventuellement être encore modifiée si certaines des parties impliquées faisaient à nouveau part de leur indisponibilité.
Dans tous les cas, ce procès mettra un terme définitif à cette affaire qui aura fait couler beaucoup d’encre. Durant presque 30 ans, André Bamberski se sera battu contre l’institution judiciaire pour faire condamner l’homme responsable de la mort de sa fille.

Plus de quatre ans après les faits

Plus de quatre ans après les faits, l’instruction du dossier de l’enlèvement de Dieter Krombach est donc terminée. C’est le tribunal correctionnel de Mulhouse qui aura à juger André Bamberski.
L’ancien comptable aujourd’hui âgé de 76 ans, n’aura finalement pu « savourer » la victoire du combat qu’il a mené toute sa vie qu’une petite année.
En effet, après la condamnation en appel en décembre 2012 à 15 ans de réclusion de Dieter Krombach pour le viol et le meurtre de sa fille, Kalinka, alors âgée de 14 ans, André Bamberski est à son tour renvoyé devant la justice pour y répondre du rapt du médecin le 18 octobre 2009.
Avant son enlèvement, le médecin à la retraite vivait librement outre-Rhin malgré le mandat d’arrêt dont il faisait l’objet en France pour sa responsabilité dans la mort de l’enfant.

Sans cet enlèvement, il n’y aurait jamais eu de procès d’assises

Le père de Kalinka ne sera pas le seul dans le box des accusés. À ses côtés, Anton Krasniqi, un Kosovar de 42 ans, Kacha Bablovani, un Géorgien de 28 ans, et Adelheid Rinke, une journaliste autrichienne de 54 ans.
L’affaire ne manquera pas d’être médiatisée. Il est vrai que le volet mulhousien avait été presque totalement éclipsé par le procès d’assises de l’ancien cardiologue, âgé de 79 ans aujourd’hui, en détention à la prison de la Santé à Paris.
C’est pourtant la pierre angulaire de l’affaire. Car sans l’enlèvement du médecin à son domicile de Lindau en Allemagne, il n’y aurait probablement jamais eu de procès et la prescription aurait effacé toute possibilité de voir un jour l’ancien médecin poursuivi par la justice.
Mais aujourd’hui, celui qui a passé près de trois décennies à traquer le meurtrier de sa fille va devoir s’expliquer à la barre. L’ancien expert-comptable n’a jamais admis qu’il avait commandité l’enlèvement.

André Bamberski risque jusqu’à dix ans de prison

Dans le réquisitoire définitif du procureur de la République, Bamberski, Krasniqi et Bablovani sont renvoyés devant le tribunal pour avoir détenu et séquestré Dieter Krombach. Krasniqi et Bablovani sont poursuivis pour les violences volontaires dont a été victime le médecin. Bamberski est aussi poursuivi pour avoir commandité cet enlèvement.
Enfin les quatre mis en cause devront répondre d’association de malfaiteurs. Des faits pour lesquels André Bamberski encourt une peine de 10 ans de prison.

http://www.dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann/2014/01/27/andre-bamberski-juge-finalement-en-mai-et-non-en-fevrier

mercredi 27 novembre 2013

Affaire Kalinka : le Toulousain André Bamberski jugé en février pour l'enlèvement de Dieter Krombach

Andé Bamberski sera jugé à partir du 6 février 2014 pour l'enlèvement de Dieter Krombach, qui avait permis la condamnation du médecin allemand en France pour la mort de Kalinka Bamberski, a indiqué ce mardi le parquet de Mulhouse.
Cette date d'audience devant le tribunal correctionnel de Mulhouse doit encore être soumise aux avocats des parties, et peut faire l'objet d'un report selon leurs disponibilités, a précisé une source judiciaire.
Au moment de son enlèvement en Allemagne en octobre 2009, le Dr Krombach vivait librement outre-Rhin malgré le mandat d'arrêt dont il faisait l'objet en France pour sa responsabilité dans la mort en 1982 de sa belle-fille Kalinka, fille d'André Bamberski. L'Allemand avait été retrouvé ligoté, bâillonné et blessé au visage le 18 octobre à Mulhouse, où la police française avait pu l'interpeller.

André Bamberski, 76 ans, est soupçonné d'avoir organisé cet enlèvement, mis à exécution par des hommes de main, pour le Dr Krombach soit enfin jugé en France, plus de 30 ans après la mort de kalinka au domicile de son beau-père.
Dans l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, le juge d'instruction reprend les réquisitions du parquet à l'encontre d'André Bamberski. Il est donc poursuivi pour enlèvement et séquestration, ainsi que pour complicité de violences et association de malfaiteurs, des faits pour lesquels il encourt dix ans d'emprisonnement.
Un Kosovar et un Géorgien, auteurs présumés de l'enlèvement et actuellement sous contrôle judiciaire, ainsi qu'une journaliste autrichienne soupçonnée d'avoir joué l'intermédiaire entre eux et André Bamberski, comparaîtront également.

L'enlèvement du Dr Krombach et son interpellation avaient ouvert la voie à sa comparution devant une cour d'assises en France pour le meurtre de sa belle-fille. Dieter Krombach a ainsi été condamné à deux reprises à 15 ans de réclusion criminelle, en première instance en octobre 2011 puis en appel en décembre 2012, pour violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dieter Krombach s'est pourvu en cassation.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/27/1761520-andre-bamberski-juge-en-fevrier-pour-enlevement.html