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samedi 10 mars 2018

Affaire Élodie Kulik : la piste du troisième homme relancée ?

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Jacky Kulik


Il en est question dans la lettre anonyme qui a rouvert les débats, ce mardi, 16 ans après le crime.

Mardi, Jacky Kulik, le père d’Élodie, sauvagement tuée à 24 ans en janvier 2002 à Tertry (Somme) semblait contrarié. La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens, qui devait se prononcer pour dire si le dossier contenait suffisamment d’éléments pour renvoyer le seul suspect vivant, Willy Bardon, devant la cour d’assises, ne s’est pas prononcée. Une lettre anonyme, reçue le 23 février, a contraint les juges à rouvrir les débats.


Depuis, le père d’Élodie Kulik a eu des éléments sur le contenu de cette lettre. Et il a bon espoir que cela permette une avancée vers la vérité, même si le doute est permis. «  Cela doit paraître suffisamment sérieux pour qu’elle soit prise en considération  », réagit-il. Que contient cette lettre ? Selon nos confrères du Courrier Picard, son auteur indiquerait, a minima, avoir entendu une conversation dans un bar, non loin de l’endroit où résidait Willy Bardon. Et la tenancière de cet établissement aurait indiqué bien connaître l’Axonais. Qui à l’époque du meurtre, avait l’habitude de faire des virées en 4X4 avec Grégory Wiart (formellement identifié par son ADN mais décédé en 2003), mais aussi avec une troisième personne. Qui est-elle ? Mystère pour le moment.









« J’ai toujours dit que je pensais qu’ils n’étaient pas que deux ce soir-là »






«  J’ai toujours dit que je pensais qu’ils n’étaient pas que deux ce soir-là  », commente Jacky Kulik. Il rappelle que des proches ont reconnu la voix de Willy Bardon sur la bande sonore de l’appel aux pompiers passé par Élodie Kulik, et que celle de Grégory Wiart a également été reconnue. Et il y a toujours eu une interrogation pour savoir si une troisième voix apparaissait sur cette bande.


Quoi qu’il en soit, Jacky Kulik espère que cette lettre va «  faire avancer les choses  ». Le 30 mars, les avocats des parties civiles, ceux de la défense et l’avocat général diront s’ils estiment que ce courrier anonyme mérite d’être exploité. Donc de décider si la tenancière de bar doit être entendue par les enquêteurs. Les magistrats rendront leur décision plusieurs jours plus tard. Un énième rebondissement dans cette affaire criminelle hors du commun.
ffaire Élodie Kulik : la piste du troisième homme relancée ?http://www.aisnenouvelle.fr/70534/article/2018-03-10/affaire-elodie-kulik-la-piste-du-troisieme-homme-relancee

mardi 6 mars 2018

Une lettre anonyme relance l'affaire Kulik

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C'est une lettre anonyme qui vient relancer l'affaire Elodie Kulik. Ce matin, la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens devait dire si oui ou non Willy Bardon serait renvoyé devant les assises. S'il allait y avoir un procès ou pas.

En avril 2017, les 3 juges en charge du dossier avaient décidé de renvoyer le seul accusé encore vivant dans cette affaire devant une cour d'assises. Ce qu'ont contesté les avocats de Willy Bardon. Et c'est sur cette contestation que la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens devait se prononcer ce matin.

Envoyée après un reportage sur TF1



Mais les juges ont fait savoir qu'une nouvelle audience aurait lieu le 30 mars à cause d'un élément nouveau : ils ont reçu une lettre anonyme qui désigne une personne qui aurait des renseignements sur Willy Bardon et son entourage.
C'est l'émission Grands Reportages diffusée le 16 janvier sur TF1 à propos de l'affaire Kulik qui aurait motivé le geste de l'auteur de cette missive. Pour éviter tout vice de procédure, la chambre d'instruction a préféré soumettre cet élément à toutes les parties et débattre de son utilité dans le dossier lors de l'audience du 30 mars. La décision sera alors mise en délibérée.
Si les parties estiment que cette lettre est importante pour l'enquête, il faudra auditionner la personne désignée dans ce courrier. L'instruction, close en février 2016, serait donc réouverte et le procès repoussé.

Un rebondissement qui a provoqué la colère de Jacky Kulik. Le père d'Elodie a en effet l'impression que le procès est tout le temps repoussé. 

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, Elodie Kulik, 24 ans, est enlevée par plusieurs agresseurs, violée et tuée sur une route près de Péronne dans la Somme. Son corps en partie calciné sera retrouvé au petit matin dans un champ à Tertry.




lundi 5 mars 2018

Décision attendue dans l’affaire Kulik

Selon nos confrères du Courrier Picard, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens va rendre demain, mardi 6 mars, une décision importante dans l’affaire Kulik, 24 ans, enlevée, violée et étranglée en janvier 2002 à Tertry, près de Péronne (Somme) : les avocats de Willy Bardon, seule personne mise en cause, conteste son renvoi devant la cour d’assises pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ». Si elle rejette cette requête, la cour d’appel ouvre la voie à un procès.
Décision attendue dans l’affaire Kulik http://www.aisnenouvelle.fr/70341/article/2018-03-05/decision-attendue-dans-laffaire-kulik

vendredi 23 février 2018

Violaines : le destin maudit de Jacky Kulik, assoiffé de justice

Dans sa maison de Violaines, à une trentaine de minutes de Lille, Jacky Kulik, 68 ans, a coché sur son calendrier la date du 6 mars. La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens se prononcera sur le renvoi du principal suspect de l'assassinat d'Elodie Kulik, dans ce qui constitue l'une des plus longues et médiatiques affaires criminelles françaises du XXIe siècle.

"C'est mon combat, je continuerai à me battre quoi qu'il arrive", promet ce "vrai ch'ti", passionné de jardinage et de football, à la poignée de main chaleureuse. "Il a un courage fou, plein de personnes se seraient effondrées dans sa situation", appuie Georges Charrières, journaliste au Courrier picard, qui suit l'affaire depuis le début.


Destin tragique

A l'âge de 13 ans, Jacky Kulik doit affronter un premier drame : son père, mineur d'origine polonaise, atteint de silicose, meurt d'un accident de mobylette le jour de ses 41 ans. Sa mère doit élever seule ses cinq enfants. En 1976, devenu postier, Jacky Kulik dérape en voiture sur une plaque de verglas. Après 21 jours en réanimation, son épouse lui annonce la mort de son fils et sa fille de cinq et six ans dans l'accident. Les séquelles l'obligent à partir chaque année en cure en pays catalan.

Après ce dramatique accident, "on recrée la même chose, avec la naissance d'une fille et d'un garçon, treize mois d'écart aussi. On avait une vie de famille magnifique et un avenir superbe s'ouvrait à eux...", dit-il, ému aux larmes, dans son salon à la décoration méridionale.

Sa fille Elodie, ravissante jeune femme qui dirigeait une agence bancaire à Péronne, disparaît le 10 janvier 2002. Elle téléphone aux pompiers, pleine d'effroi, dans un message de 26 secondes où l'on entend les voix de deux hommes. Deux jours plus tard, elle est retrouvée morte dans un terrain vague à Tertry (Somme), violée et étranglée. "Ca a été pour lui la disparition d'une fille brillante et la destruction de la famille qu'il avait réussi à reconstruire", explique son avocat historique Me Didier Robiquet.


'Je ne veux pas me venger'

Mis en invalidité par la Poste à 52 ans, il se lance à corps perdu dans sa propre enquête, interrogeant des témoins et tentant d'exploiter la moindre piste, au point de se voir accuser de polluer le travail de gendarmes... Sa femme, elle, ne supporte pas la mort de son 3e enfant et meurt en 2011 après neuf ans de coma, suite à une tentative de suicide. "Elle n'a pas su pour les coupables, j'avais espéré qu'en lui disant les noms ça fasse un choc et qu'elle se réveille", se souvient M. Kulik.

Car l'enquête, après avoir longtemps piétiné malgré des moyens colossaux, connaît un premier dénouement : en 2012, grâce à la technique de l'ADN par parentèle, la juge d'instruction annonce à Jacky Kulik le nom du violeur. Il s'agit de Grégory Wiart... décédé dans un accident de voiture en 2003. "Un suicide", selon lui. L'autre voix serait celle de Willy Bardon, aujourd'hui en liberté conditionnelle, renvoyé en 2017 devant la cour d'assises de la Somme pour enlèvement suivi de mort, mais qui a fait appel de cette décision.

Jacky Kulik, devenu grand-père après la naissance de la fille de son fils gendarme, continue chaque dimanche de se rendre sur la tombe d'Elodie au cimetière de Lens. "Je ne veux pas me venger, je veux punir", assure cet homme hostile à la peine de mort, qui fréquente assidûment les assises pour se "préparer".

"Il est le père que tout le monde rêverait d'avoir, d'une extrême gentillesse", dit Isabelle Boquel, une amie. Avant d'ajouter : "Je ne souhaite à personne la vie qu'il a".


Hauts-de-Francehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/

mardi 16 janvier 2018

Affaire Kulik: Willy Bardon sera-t-il renvoyé devant les assises?

Il a toujours juré qu’il était innocent. Contrairement à ce que pensent les trois juges d’instruction d’Amiens (Somme) chargés d’élucider le meurtre d’Elodie Kulik, 24 ans. En avril 2017, ils ont décidé de renvoyer Willy Bardon, 44 ans, devant la Cour d’assises pour enlèvement suivi de mort. Mis en examen en janvier 2013, puis  placé sous bracelet électronique depuis avril 2014, il a fait appel de la décision des magistrats. Ce mardi, la chambre d’instruction de la cour d’appel d’Amiens va donc se replonger dans cette sordide affaire.

« Nous interjetons appel car nous estimons qu’il n’y a aucun élément sérieux dans le dossier pour justifier cette décision », explique à 20 Minutes son avocat, Me Stéphane Daquo. « Il n’y a pas assez d’éléments graves et concordants à l’encontre de Willy Bardon pour le renvoyer devant la Cour d’assises donc nous sollicitons un non-lieu », ajoute-t-il, soulignant que dans l’ordonnance de mise en accusation, qui compte 294 pages, « seule une demie concerne l’argumentation ».

Violée puis étranglée


L’affaire remonte à 2002. Le 10 janvier, Elodie Kulik, directrice d’une agence bancaire à Péronne (Somme), dîne à Saint-Quentin (Aisne), avant de rentrer chez elle. A 0h21, la jolie blonde aux yeux bleus, qui a eu un accident de voiture à Cartigny, tente d’appeler les pompiers avec son téléphone portable. Pendant une vingtaine de secondes, les secours entendent la jeune femme hurler. Tout juste parviennent-ils à distinguer derrière sa voix celles d’au moins deux hommes avec un fort accent picard. Et soudain, l’appel prend fin.

Deux jours plus tard, le corps de la jeune femme est enfin retrouvé, en partie calciné, sur un chemin de terre, à quelques kilomètres de là, à Tertry. Les investigations montrent qu’elle a été violée, puis étranglée. Un mégot de cigarette et un préservatif usagé sont découverts près de son corps. Deux empreintes ADN sont relevés. Mais malgré les milliers d’expertises ADN réalisés, aucun suspect n’est identifié. Au grand désespoir de Jacky Kulik, le père d’

Un ADN enfin identifié

Mais dix ans plus tard, les progrès scientifiques permettent enfin de désigner un suspect. Il s’agit de Grégory Wiart, un artisan de 23 ans, décédé dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre de la jeune banquière. Willy Bardon était justement un de ses amis. Ils avaient notamment passé le Nouvel an ensemble. Il est placé en garde à vue le 16 janvier 2013 avec six autres personnes.

Le désespoir du père d’Elodie

Cinq d’entre elles ainsi que l’ancienne compagne de Grégory Wiart affirment reconnaître, sur l’enregistrement de l’appel d’Elodie Kulik aux pompiers, la voix de Willy Bardon. Ce dernier avait lui-même indiqué aux gendarmes qu’elle ressemblait à la sienne. Avant de se rétracter en niant toute implication dans cette affaire. « Le seul élément éventuellement à charge serait le fameux appel téléphonique, mais un certain nombre d’experts estiment qu’il est de trop mauvaise qualité pour être exploité », plaide Me Daquo. Il ajoute qu’aucun ADN ou relevé téléphonique ne peut prouver sa présence sur la scène du crime.
Elodie, qui veut comprendre ce qu’il s’est passé cette nuit-là.
Jacky Kulik, lui, s’attendait à ce que Willy Bardon fasse appel de la décision rendue par les juges, comme il l’avait confié à l’époque au Courrier Picard. Seize ans après le meurtre d’Elodie, cet homme, qui avait déjà perdu deux filles dans un accident de voiture, espère toujours qu’un procès s’ouvrira devant les Assises de la Somme. Il avait promis à son épouse, décédée elle aussi après avoir ingéré un produit toxique, qu’un jour, justice serait rendue à sa fille. Il attend donc avec impatience la décision qui sera rendue par la chambre de l’instruction.

Contactés par 20 Minutes, les avocats de Jacky Kulik n’ont pas donné suite.

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jeudi 6 avril 2017

Willy Bardon, principal suspect dans le dossier Kulik, renvoyé devant les assises

  1. Mis en examen en janvier 2013, Willy Bardon, principal suspect dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, a passé plus d'un an et demi en détention provisoire derrière les barreaux. Sorti de prison en avril 2014, il avait été placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence avec port d'un bracelet électronique.

    Willy Bardon est le seul accusé dans l'affaire Elodie Kulik. Une affaire dont le parquet d'Amiens a décidé de
    clore l'instruction en février dernier après 14 ans d'enquête et pour laquelle il n'y a toujours pas eu de procès.
    Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (80), avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry (80).

    Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

    10 ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.
    La voix de Willy Bardon avait été reconnue sur l'enregistrement par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et 5 des 6 hommes placés en garde
    à vue en même temps que lui en janvier, ainsi que dans une première expertise. C'est la seule preuve contre Willy Bardon.

    Le mis en examen lui-même avait dit aux enquêteurs que la voix sur la bande-sonore ressemblait à la sienne, avant de nier les faits

              
  2. Hauts-de-France

jeudi 2 juin 2016

Affaire Kulik: le contrôle judiciaire de Willy Bardon assoupli

Depuis le vendredi 27 mai, Willy Bardon, principal suspect dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, a vu son contrôle judiciaire assoupli par la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens. Il a désormais plus de liberté qu'il n'en avait avant.
Jusqu'à présent, Willy Bardon, qui vit dans l'Aisne, n'avait le droit de sortir de chez lui que 2 matinées dans la semaine, plus le samedi.
Il peut désormais, en justifiant ses déplacements, quitter son domicile matin et après-midi. Un assouplissement du contrôle judiciaire décidé par la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Amiens. Une décision confirmée ce mercredi 1er juin par l'avocat amiénois de Willy Bardon, Me Stéphane Daquo.
Willy Bardon avait été placé sous contrôle judiciaire en avril 2014 à sa sortie de détention provisoire. Un contrôle judiciaire assorti du port d'
un bracelet électronique dont il avait été libéré en avril dernier.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/

samedi 7 mai 2016

Affaire Elodie Kulik : on saura bientôt si un procès aura lieu

Le parquet d'Amiens avait demandé le renvoi de Willy Bardon, le principal suspect, devant la Cour d'assise, pour "séquestration suivie de la mort de la victime".

Les avocats n'ayant pas fait appel de cette décision, comme il le pouvait jusqu'au 3 mai, c'est désormais au juge d'instruction de décider s'il y aura un procès ou non s'il a assez d'éléments pour juger le principal suspect du viol et du meurtre d'Elodie à Kulik près de Péronne en 2002.

Rappel des faits

Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (80), avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry (80).

Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

10 ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.

La voix de Willy Bardon avait été reconnue sur l'enregistrement par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et 5 des 6 hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier, ainsi que dans une première expertise. C'est la seule preuve contre Willy Bardon.

Le mis en examen lui-même avait dit aux enquêteurs que la voix sur la bande-sonore ressemblait à la sienne, avant de nier les faits.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme