dimanche 30 avril 2017

Montpellier : l’apéro se termine contre un poteau, quatre mois ferme

L e Balarucois avait déjà été condamné pour avoir bu et conduit. Cette fois, il avait un peu trop forcé sur l'apéro...
Je me sentais capable de conduire. Mais un véhicule m'a déboîté (sic). J'ai voulu l'éviter, j'ai pris le poteau...», lâche le prévenu de la correctionnelle. Un lieu connu de ce Balarucois âgé de 43 ans. Et pour cause : en 2006, 2007 2012 et 2015, il a eu maille à partir avec l'institution judiciaire pour avoir conduit sous l'empire d'un état alcoolique. Entre autres condamnations inscrites sur son casier. Cette fois, c'est encore pour cela qu'il a été pris par la patrouille.
"À mon avis, on a un peu abusé..."
Le 21 avril, pour fêter un prochain contrat de travail en intérim, ce conducteur d'engin de chantier a voulu célébrer l'événement. Il a donc rejoint des connaissances dans un restaurant. Des agapes copieusement arrosées. Jusqu'à ce que l'intéressé reprenne le volant, avec l'épilogue que l'on sait. Son Audi finissant sa course contre un poteau de signalisation à Gigean. "Alors, l'apéro, c'était comment ?", lance le président Reynes.
"À mon avis, on a un peu abusé..." "Un peu ou beaucoup ?" "Beaucoup..." Alertés, des gendarmes se rendent sur place et constatent que le quadra est un tantinet excité, titube et est dans l'incapacité de se soumettre à un dépistage.

"Il a été sorti de son véhicule par les gendarmes !"

Et le prévenu de poursuivre tout à trac, eu égard à son passif judiciaire : "Je me tiens à carreau. Là, j'ai fait une boulette..". Puis de rassurer ses juges dans la foulée : "Quand je vais au travail, je ne bois pas ! On conduit de gros engins, on n'a pas droit à l'erreur." "Il vous a dit qu'il était capable de conduire. Est-il le mieux placé pour le savoir ? Je ne crois pas !", indique le représentant du parquet.
Et le magistrat d'embrayer : "Les conduites sous l'empire de l'alcool reviennent sur son casier comme un refrain." Puis d'achever son réquisitoire en rappelant ce fait : "Il a été sorti de son véhicule par les gendarmes !" Pour, au final, réclamer six mois ferme. Une peine assortie d'un maintien en détention et de 150 € pour le défaut de maîtrise.
l’apéro se termine contre un poteau, quatre mois ferme
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samedi 29 avril 2017

Prades: prison ferme pour l’amoureux de 75 ans bien trop pressant

« Je voulais seulement la voir. Je cherche à capter une image. ». Cet amoureux transis de 75 ans, jugé vendredi en comparution immédiate pour « violation de domicile » devant le tribunal correctionnel de Perpignan, semble toujours nourrir la même obsession.
Mardi, le retraité, ancien agent territorial dans le domaine culturel, a été interpellé alors qu’il était entré chez son ex-compagne à Prades, en escaladant un mur de 2 mètres, entièrement vêtu de noir, avec une capuche et des gants. Et il n’en est pas à son coup d’essai. Il avait été condamné pour harcèlement en décembre dernier à une peine avec sursis et mise à l’épreuve et avait fait l’objet d’un rappel à ses obligations en janvier, en raison d’une précédente intrusion chez elle.
Elle qui explique vivre « dans la peur », « traquée », « comme en otage ». Car l’adorateur l’épie en permanence, la contrôle, se trouve toujours sur son chemin, au restaurant, au café, au cinéma... « Oui, je suis souvent dans les parages », reconnaît-il. « Jalousie pathologique, comportement irraisonné, état passionnel » énumèrent les experts. « Un besoin irrépressible, concède l’avocat de la défense. Mais les faits ne correspondent pas du tout à sa personnalité. Cette dame l’a quitté trois jours après le décès de sa mère, il y a un transfert émotionnel. Si on l’emprisonne, elle sera tranquille un temps. Et après ? », interpelle-t-il encore, face aux 8 mois ferme requis par le parquet, outre la révocation de 4 mois de sursis.
Le tribunal l’a finalement condamné à 8 mois de prison dont 6 avec sursis et mis à l’épreuve pendant 2 ans avec obligation de soins, d’indemniser la victime à hauteur de 4 000 € de dommages et intérêts (10 000 € réclamés) et interdiction de rencontrer la victime et de séjourner à Prades. Outre la révocation de 2 mois de sursis. Le retraité a été aussitôt écroué. 7
Prades: prison ferme pour l’amoureux de 75 ans bien trop pressanthttp://www.lindependant.fr/2017/04/29/prades-prison-ferme-pour-l-amoureux-de-75-ans-bien-trop-pressant,3010149.php

vendredi 28 avril 2017

Aisne: condamné à un mois ferme pour avoir volé 20 centimes devant la gendarmerie

  1. Fin janvier, le véhicule était stationné devant la gendarmerie, non verrouillé, lorsque l'homme de 42 ans, qui sortait de Pôle emploi, a tenté de l'ouvrir avec succès. Il l'a fouillé sans rien trouver excepté une pièce de 20 centimes, qu'il a prise, rapporte le parquet.

    Vu par le propriétaire du véhicule, l'homme a été interpellé par des gendarmes et entendu.

    Un mois de prison ferme,
    "cela peut paraître disproportionné par rapport à la hauteur du préjudice, mais le prévenu avait une quinzaine de mentions à son casier judiciaire dont des vols", a souligné une magistrate du parquet. "C'est le fruit du hasard que seuls 20 centimes aient été dérobés: s'il y avait eu un billet de 100 euros, il l'aurait pris".

    "Pour la justice, qui vole un oeuf vole un boeuf!", a réagi Me Cyrille Bouchaillou, l'avocat du prévenu. "C'est un vol dans un véhicule qui se trouvait juste devant la gendarmerie, il aurait pu réfléchir à deux fois, mais le parquet aussi en le renvoyant plutôt devant un délégué du procureur pour un rappel à la loi".
    Laonhttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/aisne/laon

Les anciens dealers à la barre

Commençons par la fin… ou presque. Et Sterenn Hell, qui, pour le Parquet, déclarait lors de l'audience d'hier : «Je suis extrêmement surprise par ce dossier. Parce que les faits sont anciens et que les autres prévenus sont jeunes, ils ont été dynamiques pour se réinsérer.» Quatre jeunes habitants ou anciens habitants de Fleurance et des alentours étaient à la barre hier, du «chef» de ce «petit» trafic de drogue, à deux dealers en passant par l'un des gros consommateurs. À la barre, nombre d'entre eux «minimisent» les quantités des échanges, selon la procureure Sterenn Hell, contredisant leurs premières déclarations devant les gendarmes fleurantins, en 2013. Lors de leurs aveux, l'un d'eux avait avoué avoir vendu 3 à 4 kg de résine de cannabis à «50 clients à Fleurance, 50 à l'Isle-Jourdain, 17 à Montestruc et quelques-uns à Auch.» Lors de l'audience hier, il a assuré, «c'est beaucoup moins, je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, je suis un ventard.» Tous s'excusent à la barre, plaident «l'erreur de jeunesse», alignent les formations qu'ils ont suivi, les emplois qu'ils ont obtenu depuis les faits.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/28/2564587-les-anciens-dealers-a-la-barre.html#h7cy0hyQtpE9UJQT.99
Arguments qui ont visiblement porté : l'un des accusés, déjà jugé pour quasiment les mêmes faits devant le tribunal pour enfants, bénéficie de la confusion de ces deux peines. Viennent ensuite des peines avec sursis : six mois pour celui qui était au «sommet» du trafic, quatre mois pour un dealer, un mois pour le gros consommateur.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/28/2564587-les-anciens-dealers-a-la-barre.html#h7cy0hyQtpE9UJQT.99
Fleurancehttp://www.ladepeche.fr/communes/fleurance,32132.html

oggeuse tuée à Nîmes en 2013 : le légiste confirme "une violence extrême

En janvier 2013, une joggeuse est retrouvée morte égorgée dans un chemin isolé à Nîmes. Ce jeudi 27 avril, le procès de Robert Plant, confondu par son ADN, s'est ouvert devant les assises du Gard. Revivez l'ensemble des débats...

Le procès de Robert Plant s'est ouvert quatre ans après les faits devant les assises du Gard. Suivez le en direct depuis le tribunal de Nîmes, depuis l'ouverture des débats, ce jeudi 27 avril, et jusqu'au verdict de la cour .............   LIRE SUR LE MIDILIBRE
Justhttp://www.midilibre.fr/gard/nimes/

jeudi 27 avril 2017

Tuerie en Picardie: Ruffet “regrette” d'avoir tué un gendarme

"Je ne savais pas que c'était un gendarme, je veux payer pour le gendarme, c'est terrible. Ce que j'ai fait, on ne peut plus le ravoir, les gendarmes ne m'ont rien fait", a déclaré l'accusé au deuxième jour du procès largement consacré mercredi à la personnalité des victimes.

Ruffet, ex-forain de 73 ans, est accusé d'avoir tué en août 2015, avec 2,29 g d'alcool dans le sang, Laurent Pruvot, 44 ans, un gendarme qui était intervenu sur l'aire d'accueil de Roye pour tenter d'immobiliser celui qui venait de tuer trois membres de la communauté des gens du voyage.
Gendarme depuis ses 23 ans, M. Pruvot, deux enfants, a été décrit par ses proches comme une personne "joviale", "très investie dans son travail" et "un peu taquin".

Divorcé, il avait demandé sa nouvelle compagne en mariage 16 jours avant le drame. "C'était mon amour, c'était Laurent", a déclaré cette dernière en larme à la barre.
"Vous avez dit peu de chose, mais vous avez dit une fois vis-à-vis des gendarmes 'j'ai tiré dans le tas', comme on tire quand on va à la chasse, vous avez tué un homme et vous avez saccagé une enfance, une adolescence, une vie de famille...", a lancé à l'accusé Me Ludovic De Villele, avocat de la famille de Laurent Pruvot
Marcel Ruffet, dont le casier judiciaire était vierge au moment des faits, s'est aussi excusé d'avoir tué Lovely, 8 mois, et Mallaurie, 19 ans, qui se trouvaient dans une caravane sur ce camp de gens du voyage où l'accusé vivait bien que ne faisant pas partie de cette communauté.
"Je m'excuse, je ne pensais pas que la fille et l'enfant étaient dans la caravane, je pensais que c'étaient les autres charlots", à savoir les trois fils de Michel Baumgaertner, 46 ans, tué également. 
"Il me tape sur les nerfs !", a lâché un proche de la famille décimée dans le public en quittant la salle.

Jugé jusqu'au 5 mai pour assassinat et tentative d'assassinat, l'accusé a face à lui une trentaine de parties civiles. 

  1. Amienshttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/amiens

Hôpital Saint-Vincent de-Paul de Lille : elle est avortée par erreur

Une jeune femme enceinte de plus de 3 mois, s'est vue administrer, par erreur, un médicament destiné à un avortement. Elle perd le bébé. Ce mercredi, la justice devait déterminer les responsabilités. Une audience douloureuse pour cette mère âgée de 34 ans aujourd'hui.
Le 8 mai 2011, une femme enceinte de plus de 3 mois vient, à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, pour un cerclage. Dans la chambre voisine, une patiente attend pour un curetage. L'étudiante sage-femme, chargée d'amener le médicament pour l'avortement, se trompe de chambre et la patiente perd son bébé.

Pourquoi l'infirmière, chargée de superviser cette stagiaire de première année, ne l'a pas accompagnée ? Pourquoi mettre dans le même service des cas aussi différents ? A qui incombe la responsabilité de cette erreur dramatique ? Le couple, qui a perdu son enfant, représenté par Me Blandine Lejeune, en veut surtout à l'hôpital.
"C'est aberrant d'envoyer une stagiaire qui ne connaît pas la patiente...surtout pour remettre un médicament qui n'est pas anodin". Pour elle, sa cliente a pâti d'un certain nombre de dysfonctionnements de l'hôpital. D'ailleurs, suite à ce drame, l'ARS a soumis des recommandations à l'établissement, qui ont été suivies (notamment pour qu'il n'y ait pas de rupture de chaîne dans la délivrance du médicament).

Ce mercredi, les plaignants réclamaient, donc, que cette "
négligence", cette "imprudence dramatique" soit caractérisée comme une "faute pénale" pour l'hôpital. Si ce dernier au civil, a reconnu "une erreur regrettable", et verser des indemnités au couple, il ne se sent "pas pénalement responsable".
  • Lille Métropolehttp://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-pas-calais/nord/lille-metropole

  • Montigny-lès-Metz : la famille de Francis Heaulme attendue à la barre jeudi

    Le procès de Francis Heaulme, qui comparait pour le double-meurtre de Montigny-lès-Metz en septembre 1986, entame son troisième jour, jeudi, aux assises de Moselle. Une journée importante, puisque ce sont les proches du tueur en série qui vont défiler à la barre
    Un père qu'il n'a pas vu depuis 23 ans. C'est d'ailleurs exceptionnel : le père de Francis Heaulme, Marcel, va venir témoigner. Le "routard du crime" ne l'a pas vu depuis 23 ans, et leurs relations ne sont pas bonnes. Mais pour Me Liliane Glock, l'avocate de Francis Heaulme, le moment est important. "Je ne sais pas comment m'exprimer s'agissant de Francis Heaulme. Si je vous dis que ça va lui provoquer une grosse émotion, on a du mal à associer cette émotion à la personnalité de Francis Heaulme. Mais ça va le secouer à l'intérieur, ça c'est sûr", avance-t-elle.
    La mort de sa mère, un tournant dans sa vie. Jeudi, un autre témoin-clé va s'avancer à la barre : Christine, la sœur cadette de Francis Heaulme. Elle a six ans de moins, et elle est son "oxygène", son lien avec l'extérieur. Elle est la seule à lui rendre visite en prison et Francis Heaulme lui téléphone tous les mercredis. Devant les juges, elle devrait revenir sur leur enfance au sein d'un foyer violent, mais aussi sur la mort de leur mère d’un cancer, en 1984. Ce décès est LE traumatisme de Francis Heaulme. À l'enterrement, il s'était jeté dans la tombe, sur le cercueil, et avait tenté de se suicider. Trois semaines plus tard, Francis Heaulme commettait son premier meurtre...
    http://www.europe1.fr/societe

    mercredi 26 avril 2017

    Double meurtre de Montigny-lès-Metz: Quand Patrick Dils se retrouve, de nouveau, accusé

    Si deux enfants n’étaient pas morts, la tête fracassée à coups de pierre, on pourrait comparer l’affaire de Montigny-lès-Metz (Moselle) à un jeu de chamboule-tout. Comme si, procès après procès, il fallait ramasser chaque protagoniste tombé avant de le replacer, au hasard, pour reconstituer une pyramide forcément instable.
    >> A lire aussi : Double meurtre de Montigny-lès-Metz: Francis Heaulme jugé aux assises plus de 30 ans après les faits
    Ce mercredi, c’est donc avecPatrick Dils que les avocats ont joué. Tombé, en 1987, pour le double meurtre des enfants, il a passé quinze ans en prison avant d’être acquitté, en 2002. Les soupçons s’étant, depuis, portés sur Francis Heaulme, c’est donc en simple témoin qu’il était appelé à intervenir par visioconférence. Mais l’écran de télévision sur lequel il est apparu, vers 13h30, a vite pris des allures de box des accusés.
    « Pendant 15 ans, le seul meurtrier, c’était vous ! »
    « Je ne sais pas trop quoi vous dire… », attaque d’emblée celui dont les oreilles décollées encadrent toujours des cheveux roux coupés en brosse. « Comprenez-vous que les familles des victimes ont toujours des doutes ? », interroge alors doucement l’une des avocates des parents du petit Alexandre. « Oui. Mais il ne faut pas oublier que j’avais la pression, que j’avais 16 ans quand je suis passé aux aveux… »
    Tout le monde s’en souvient. Mais on juge utile d’en relire les passages les plus croustillants. Celui où Patrick Dils désigne les pierres ayant servi à tuer. Celui aussi où il parvient à dresser un plan précis du talus sur lequel les corps ont été retrouvés. Le fameux plan circule dans le prétoire quand le témoin réalise. « Mais on est en train de refaire mon procès à nouveau, là ? » A la barre, l’avocate répond à sa manière. « Pour les parents, pendant quinze ans, le seul meurtrier c’était vous ! »

    « Il y a des gens qui ont perdu leurs enfants. C’est embêtant… »
    Aujourd’hui il est papa de deux petites filles, mais Patrick Dils le sait. Il a fallu trois procès pour le faire sortir d’une détention où il a connu « le racket », les « tabassages en règle » et les « viols à répétition ». Pas de quoi émouvoir Francis Heaulme qui, depuis le vrai box des accusés, assiste à l’audience en spectateur impassible, les bras croisés.
    Ce sont d’ailleurs ses trois avocats, trop heureux de détourner les yeux des jurés de leur célèbre client, qui s’en prennent alors au témoin.Liliane Glock attaque en sortant le rapport d’un psychiatre dans lequel Patrick Dils réitère ses aveux. « Vous n’aviez pas la pression des policiers, là ? », questionne-t-elle. N’obtenant pas de réponse, elle se lâche : « Je ne suis qu’une avocate… Mais ici, il y a des gens qui ont perdu leurs enfants. C’est embêtant. »
    >> A lire aussi : Double meurtre de Montigny-lès-Metz: «J’ai peu d’espoir que Francis Heaulme dise qu’il a tué Cyril»
    « Accepteriez-vous de venir pour être interrogé ? »
    Les pierres refont surface dans le débat. Le plan du talus aussi. « Mais c’est pas possible, c’est pas vrai, souffle Patrick Dils, depuis Bordeaux où il vit aujourd’hui. Ça commence à devenir du grand n’importe quoi. » Mais, parties civiles ou défense, l’entreprise de démolition est collective. Et Stéphane Giuranna, autre avocat de Francis Heaulme, n’est pas du genre à faire dans la dentelle. « Accepteriez-vous de venir physiquement au procès pour être interrogé ? Vous devez au moins ça aux familles des victimes… »
    « Mais j’ai une vie professionnelle. J’ai une famille aujourd’hui, balbutie celui dont le statut est devenu instable en l’espace de trois heures. Il faut que j’en parle à mon avocat. » Patrick Dils ne sait pas que le code de procédure pénale n’accorde pas d’avocat aux témoins. Tout comme il l’oblige à dire « la vérité et toute la vérité » En somme tout l’inverse de Francis Heaulme qui, ce mercredi, a fait oublier à tout le monde qu’il était celui qui encourt, lors de ce procès, une peine de réclusion à perpétuité.

  • procès,
  • justicehttp://www.20minutes.fr/dossier/justice

  • Montigny-lès-Metz : Francis Heaulme revient sur ses déclarations

    Francis Heaulme, jugé depuis mardi pour le meurtre de deux petits garçons en 1986 à Montigny-lès-Metz, a assuré mercredi qu'il n'était jamais monté sur le talus où les victimes ont été retrouvées, revenant ainsi sur de précédentes déclarations. Le « routard du crime » a donné cette précision lors d'un échange avec le président de la cour d'assises, Gabriel Steffanus, qui l'interrogeait sur ses précédentes déclarations devant la même cour, lors de son premier procès avorté de 2014.
    – En 2014 [...], vous avez dit : « Oh là là, je risque gros » et indiqué que vous étiez monté sur le talus, que vous aviez vu les deux enfants allongés sur le ballast, morts, et que vous vous étiez penché sur l'un d'eux, a rappelé le président.
    – Oui, j'ai dit ça.
    – Vous en restez à cette version ?
    - J'ai dit ça, mais c'est pas vrai. Je suis pas monté [sur] le talus.
    – Donc en 2014 vous avez dit quelque chose de faux ?
    – C'est pas vrai.
    Des fois, je dis la vérité, des fois, je mens
    - Vous aviez aussi indiqué qu'il était 17 h 40 quand vous aviez vu les gamins, et aviez même rajouté : « J'en suis sûr. » Est-ce qu'à ce moment-là vous avez vu Patrick Dils ? poursuit M. Steffanus.
    – Non.
    – Vous l'avez vu ?
    – Non.
    – Vous êtes passé deux fois, vous l'avez rencontré ?
    – Non.
    Francis Heaulme, déjà condamné pour neuf autres meurtres, a montré par le passé qu'il entretenait un rapport trouble avec la vérité. « Des fois, je dis la vérité, des fois, je mens », a-t-il reconnu lors de ses auditions. « Pour faire l'intéressant. » Après cet échange, la cour devrait entendre mardi matin, par visioconférence, Patrick Dils, premier accusé dans cette affaire, qui a passé 15 ans en prison, avant d'être acquitté en 2002. Le procès doit durer jusqu'au 18 mai.
    « Montigny, ce n'est pas moi » : jugé pour les meurtres de deux garçons de 8 ans près de Metz en 1986, Francis Heaulme avait nié mardi, au premier jour de son procès, les avoir tués. Pâle et vieilli, le « routard du crime » est soupçonné d'avoir tué à coups de pierre Cyril Beining et Alexandre Beckrich le 28 septembre 1986 à Montigny-lès-Metz. « J'ai commis des meurtres, je le reconnais, mais Montigny, ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi », s'est-il alors exclamé, visiblement énervé.
    Justicehttp://www.lepoint.fr/justice/

    Bordeaux : 15 jours de prison ferme pour avoir volé un peu de nourriture

    Sans aucunes ressources, un homme a été condamné à 15 jours de prison ferme pour avoir volé de la nourriture, lundi 24 avril, par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le montant du préjudice est d'à peine 20 euros.
    Un paquet de saucisses de Strasbourg, un paquet de gâteaux et une bonne à dents. C'est ce qu'a volé Plata, un sans-papiers originaire du Congo, dimanche 23 avril, avant d'être arrêté devant le supermarché Auchan Mériadeck. Âgé d'une trentaine d'années, il est passé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bordeaux le lundi 24 avril. Et pour ces faits, il a été condamné à 15 jours de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour vol aggravé requalifié en vol simple. 

    Le tribunal doute de son état de nécessité

    «Si vous ne donnez aucune explication, il est difficile de retenir l'état de nécessité plaidé par votre défenseur. En restant mutique, vous avez scié la branche sur laquelle vous étiez assis», a déclaré Alain Reynal, le président de l'audience. Face à lui, Plata n'a pas dit un mot. Pour son avocate, l'état de nécessité ne fait aucun doute, soulignant que le montant du préjudice est d'à peine 20 euros. «Il a fait ça parce qu'il avait faim. La preuve : quand il s'est fait prendre, il s'est jeté sur les paquets pour les ouvrir et manger. Ce qui a été retenu comme des dégradations», a-t-elle argumenté. 
    Malgré ces conditions de vie, l'homme veut rester en France, où il vit depuis cinq ans. «Les droits de l’homme disent que tout individu a le droit de vivre où il se sent en paix. La France est ce pays pour moi. Je n'ai pas à dévoiler mon intimité devant tout le monde», explique-t-il dans Sud Ouest
    Justicehttp://www.ladepeche.fr/actu/france/justice/

    mardi 25 avril 2017

    Procès de Francis Heaulme: «J’ai commis des meurtres, oui. Mais Montigny, c’est pas moi!»

    Le procès de Francis Heaulme s'est ouvert, à Metz, ce mardi
  • Il doit faire la lumière sur le double meurtre de Montigny-lès-Metz
  • Deux enfants de 8 ans ont été tués sur un talus SNCF, en 1986
  • A la cour d’assises de la Moselle, Vincent Vantighem
    Il ne manquait que le petit tintement signalant l’arrivée. C’est par un ascenseur jaune que Francis Heaulme a fait, mardi, son entrée dans le box des accusés de la cour d’assises de la Moselle, à Metz. Contrairement au film de Louis Malle (1957), aucun « échafaud » ne l’attendait au sommet. Juste l’espoir des parents d’Alexandre Beckrich et de Cyril Beining de savoir enfin qui a fracassé le crâne de leurs enfants de 8 ans à coups de pierre sur le talus d’une voie de chemin de fer désaffectée de Montigny-lès-Metz.
    >> Les faits: Heaulme jugé pour le double meurtre de Montigny, 30 ans après
    C’était il y a plus de trente ans. Les cheveux du « Routard du crime » ont blanchi depuis. Ils s’accordent désormais avec le teint pâle d’un homme qui fait bien plus que ses 58 ans. Mais, apathique lors d’une première audience suspendue en 2014, Francis Heaulme est apparu, cette fois, lucide et attentif aux débats préliminaires d’un procès qui doit durer quatre semaines. Il a ainsi laissé les photographes le mitrailler pendant dix bonnes minutes avant d’aviser son avocate qu’il ne souhaitait, en réalité, pas que son image soit utilisée et diffusée.

    Il suit des yeux chaque juré chargé de le juger

    Déployant sa grande carcasse à hauteur du micro, le tueur en série s’est ensuite présenté « sans profession », a indiqué les prénoms de ses parents, « Marcel et Nicole », puis les noms des trois avocats chargés d’assurer sa défense. Avant de suivre de ses yeux, cachés sous des lunettes à grosse monture noire, chaque juré tiré au sort et désormais chargé de le juger.
    >> Reportage: On est retourné dans le quartier où les enfants ont été tués
    Au fond sur leur droite, la volumineuse procédure ouverte en 1986 occupe trois tables entières. Le président de la cour d’assises, Gabriel Steffanus, ouvre donc le dossier et entame, non sans lyrisme, la lecture de ce « dimanche ensoleillé » où Cyril et Alexandre sont morts sur le ballast. A ce moment-là, on n’attendait plus rien de Francis Heaulme, ce premier jour de procès n’étant consacré qu’au rappel des faits qui lui sont reprochés
    :

    Francis Heaulme trépigne et sort de sa réserve

    Mais, ils sont sordides. Et au bout de trois heures, le « Routard du crime » n’en peut visiblement plus d’écouter les bras croisés. Trépignant sur son banc, il se lève alors pour sortir de sa réserve. « Vous racontez ma vie, là… J’ai commis des meurtres, oui. Mais Montigny, c’est pas moi ! C’est pas moi ! »
    Moment de flottement dans le prétoire. Gabriel Steffanus sait bien qu’il reste à sa cour quatre semaines pour le découvrir vraiment. Il calme le jeu et demande si l’accusé acceptera de répondre aux questions qui lui seront posées tout au long du procès. « Oui », répond clairement Francis Heaulme. Elles devraient commencer à lui être posées, ce mercredi. Le verdict est attendu le 18 mai.

    Fusillage de Roye : rappel des faits


    Fusillage de Roye : rappel des faits

    Procès de Francis Heaulme : "Je ne m'attache pas spécialement à ce que dit mon client"

    Le "routard du crime" à nouveau seul face à la justice. Francis Heaulme est jugé devant la cour d'assises de la Moselle, à partir du mardi 25 avril, pour les meurtres de deux enfants, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, à Montigny-lès-Metz, le 28 septembre 1986. Une histoire vieille de plus de trente ans, dans laquelle un autre homme, Patrick Dils, a été condamné deux fois, puis acquitté définitivement en 2002, lors d'un procès en révision.
    Francis Heaulme, lui, a été mis en examen en 2006. Il a reconnu sa présence sur les lieux du double meurtre. Il devait être jugé au printemps 2014, mais le procès avait été renvoyé au bout de deux jours, car un témoignage inédit incriminait Henri Leclaire, que Francis Heaulme a lui-même mis en cause… avant de se rétracter. Trois ans plus tard, c'est donc un retour à la case départ : après une mise en examen puis un non-lieu pour Henri Leclaire, seul Francis Heaulme est jugé. 
    Avant le début de l'audience, l'avocate Liliane Glock, qui, depuis la fin des années 1990, défend le tueur en série déjà condamné pour neuf meurtres, revient sur les enjeux du procès.
    Franceinfo : Vous allez à nouveau défendre Francis Heaulme devant une cour d'assises. Comment prépare-t-on un tel procès, en particulier quand on défend un accusé si singulier ?
    Je prépare ce procès dans la difficulté. Mon cabinet est à Nancy, le procès est à Metz : quatre semaines d'audience en dehors de chez moi, ce n'est pas simple. De plus, mon client est arrivé à Metz il y a seulement quelques jours. Mais le dossier, je le connais déjà, et de longue date. On a brassé beaucoup d'air… (soupir) Entre le procès de 2014 et maintenant, on a perdu du temps, de l'énergie et de l'argent… On en est exactement au même point.
    Regrettez-vous qu'Henri Leclaire ne soit pas jugé aux côtés de Francis Heaulme ?
    C'est totalement incohérent. En 2014, le parquet général a demandé le renvoi, Henri Leclaire a été mis en examen… et il n'a finalement pas été renvoyé devant la cour d'assises. Perdre deux ans pour cela, c'est se moquer du monde. Mais je n'ai pas de coupable préféré : Francis Heaulme dit qu'il est innocent, il faudrait donc aller voir chez les autres.
    A une époque, Francis Heaulme a accusé Henri Leclaire, puis il s'est rétracté. Comme pour tout, il dit un jour blanc, un jour noir. Il faut se débrouiller avec ça. Je ne m'attache pas spécialement à ce que dit mon client.
    Quelle est votre relation avec Francis Heaulme aujourd'hui ?
    Je ne lui rends pas visite souvent car il est incarcéré à plus de deux heures de route de mon cabinet. Mais il me téléphone tous les dimanches. Ce ne sont pas de longues conversations ni des nouvelles fracassantes, mais les petites nouvelles du jour : "Ça va ? Vous aussi ?"
    Je l'ai encore eu au téléphone le 16 avril et il n'avait rien de particulier à dire. Depuis 2014, il a fait deux infarctus, mais, en ce moment, il n'est pas plus mal que d’habitude [Francis Heaulme a 58 ans]. Avoir un contact une fois par semaine lui permet de ne pas oublier les gens. Surtout quand ça dure depuis des années…
    Pour vous, c'est un double meurtre de plus qu'on essaie de lui attribuer ?
    Cela paraît assez clair. D'autant qu'il a déjà été condamné deux fois à perpétuité, dont une fois avec vingt-deux ans de sûreté. Quand bien même il serait condamné à nouveau à cette peine-là, elle est déjà purgée. J'espère que la justice ne va pas donner dans ce piège. Les familles n'ont pas besoin de n'importe quel coupable, elles ont besoin du vrai coupable.
    Quand on a besoin d'enquêter, de ré-enquêter de 1997 à maintenant et qu'on ose dire qu'il n'y a aucun doute, ce n'est pas sérieux. Sans compter qu'entre-temps, la justice a privé Francis Heaulme de certains moyens de défense : les scellés [les pièces à conviction de l'affaire ont été détruites le 20 décembre 1994, six ans après la condamnation de Patrick Dils, un délai normal car l'affaire était considérée comme résolue]. Quand elle a détruit des preuves qui pouvaient être à décharge, la justice ne doit plus faire de procès.
    Lors des précédents procès, votre client est resté énigmatique. Cette audience n'est-elle pas la dernière chance pour Francis Heaulme de s'expliquer dans cette affaire ?
    Mon client s'exprime comme il peut [Francis Heaulme est atteint du syndrome de Klinefelter, une anomalie génétique à laquelle il doit sans doute son retard intellectuel]. On n'a pas toujours des polytechniciens à juger.
    Au fond, c'est le procès de la dernière chance pour la justice, qui espère redorer son blason. Je suis persuadée que les parties civiles, elles, n'attendent pas grand-chose de ce procès. Quel que soit le verdict, il laissera la France coupée en deux : ceux qui sont pour et ceux qui sont contre

    http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/francis-heaulme/

    lundi 24 avril 2017

    Picardie : la tuerie dans un camp de gens du voyage devant les assises

    Il est accusé d'avoir tué à coups de fusil trois membres d'une même famille et un gendarme dans un camp de gens du voyage de Picardie en 2015 : Marcel Ruffet, qui revendique ce coup de folie, sera jugé à partir de mardi devant la cour d'assises de la Somme.
    Nous sommes le 25 août 2015, il est 16 heures. Un forain de 74 ans, avec 2,29 g d'alcool dans le sang, en «rage» pour d'obscures raisons, ouvre le feu sur une famille dans un camp de gens du voyage de Roye (Somme) où il réside. Puis il tire sur les gendarmes alertés par les coups de feu.
    Bilan : quatre morts, Michel Baumgaertner, 46 ans, sa petite-fille Lovely, 8 mois, sa belle-fille Mallaurie, 19 ans, et le gendarme Laurent Pruvot, 44 ans, ainsi que deux blessés graves.
    «Tout l'enjeu de l'audience sera de comprendre ce qui a pu amener Ruffet à commettre ces crimes. Ce ne sera jamais en proportion de la gravité de ce qu'il a fait, mais il y a forcément une raison», estime Me Guillaume Demarcq, avocat de l'accusé.
    Vingt mois après cette tuerie, le mobile de Ruffet, dédouané de toute «anomalie mentale ou psychique» selon les expertises, demeure pourtanttrès flou.
    L'enquête révèle bien des tensions avec la communauté des gens du voyage liées à une dispute remontant à juin 2014 entre Baumgaertner et Ruffet, mais les causes sont indéterminées.
    Seul un point de discorde concret est soulevé par l'instruction : les branchements à l'eau et à l'électricité.
    Ainsi, ce 25 août, c'est lorsqu'il remarque que Baumgaertner a retiré son branchement pour y mettre le sien, que, furieux, il serait remonté dans sa caravane chercher son fusil. «Ces gens-là» étaient de la «pourriture», de la «racaille», dira Ruffet aux enquêteurs, ajoutant être content d'avoir «crevé» ces «parasites».

    Aucun regret prononcé

    «Il est dans la revendication provocatrice, Ruffet a un mépris de la nature humaine. La gamine, il l'a descendue dans son lit papillon, à bout portant !», s'emporte l'avocat de la famille décimée, Jérôme Crépin. Lors de l'instruction, Ruffet répète qu'il ne «regrette rien» sauf «pour le gendarme», affirmant qu'il ne savait pas qu'il en était un.
    «Il était certes très imbibé d'alcool, mais très conscient de ce qu'il faisait. Les gendarmes étaient en uniforme, avec leurs véhicules sérigraphiés, ils ont fait des sommations (…) S'il regrette, pourquoi l'a-t-il tué ?», lance Ludovic De Villele, avocat de la famille de Laurent Pruvot.
    Dans l'aire d'accueil communale où vivait depuis plusieurs années une quarantaine de gens du voyage semi-sédentarisés dans des caravanes, l'ambiance était décrite comme «bonne» et Ruffet comme une personne ne posant pas de difficultés.
    Cette tuerie avait débouché sur le blocage de l'autoroute A1 par des gens du voyage de Roye, au plus fort des retours de congés fin août 2015. Ils exigeaient la remise en liberté du fils d'une victime ainsi qu'un proche, le temps d'assister aux funérailles. Le procès doit s'achever le 5 mai.

    Un accusé solitaire et violent

    Marcel Ruffet, huitième d'une fratrie de treize enfants, a grandi dans une famille de forains en Picardie où il est allé à l'école jusqu'à «12-14 ans». Il a eu quatre enfants, dont l'un décédé dans un accident de voiture en 2008. Son ex-épouse décrit un homme «autoritaire», ses enfants une personne «alcoolique», «très violente», sa fille parlant même d'un «monstre». Des proches évoquent aussi un homme «solitaire», passionné de chasse et de pêche, qui avait des «coups de sang», mais qui était également «droit» et «courageux».