samedi 21 janvier 2017

Meurtre de Christelle Blétry : le procès de Pascal Jardin débute ce lundi 23 janvier

Le procès de Pascal Jardin devant les assises de Saône-et-Loire débutera ce lundi 23 janvier 2017 à Chalon-sur-Saône. Il comparaît pour le meurtre de Christelle Blétry, dont le corps avait été retrouvé poignardé à de multiples reprises sur un chemin de Blanzy. C'était en décembre 1996.
C'est un quinquagénaire qui va se présenter devant la cour d'assises. Un quinquagénaire qui nie toute implication dans le meurtre de Christelle Blétry. Pascal Jardin a pourtant été rattrapé par la justice en 2014, dix-huit ans après les faits, confondu par son ADN.

Le combat d'une mère


Dans les premiers temps de l'enquête, aucune piste ne débouche. Les policiers ne parviennent pas à déterminer qui la jeune femme aurait pu croiser dans les rues de Blanzy alors qu'elle rentrait chez elle après une soirée chez des amis en pleine de vacances de noël.
L'autopsie permet, en revanche, de conclure que le meurtre a été particulièrement sauvage. La victime portait plus de 100 coups de couteau. Mais la mère de Chistelle Blétry n'a jamais pu se résoudre à ce que le meurtre de sa fille reste sans réponse. Elle a fondé l'association Christelle et, avec ses avocats, elle n'a eu de cesse de demander de nouveaux actes aux magistrats pendant dix-huit ans. L'objectif était évidemment que le dossier ne soit pas refermé. D'autres familles de victimes la rejoignent dans son combat pour la justice.

L'ADN a parlé


C'est justement suite à de nouvelles expertises diligentées sur les vêtements de Christelle qu'une concordance est trouvée avec l'ADN de Pascal Jardin. En 2004, dix ans plus tôt, cet ouvrier agricole et père de famille avait tenté d'agresser sexuellement une jeune femme sous la menace d'un couteau à Chalon-sur-Saône. Il avait alors écopé d'une peine de prison et son profil génétique avait été enregistré au fichier national des délinquants sexuels. A sa sortie de prison, Pascal Jardin avait quitté la Bourgogne pour emménager dans les Landes où il n'avait plus eu affaire à la justice.

Aveux et rétractation


Mais, un jour de septembre 2014, des enquêteurs se présentent à son domicile pour l'interpeller. En garde-a-vue, il reconnaît les faits qui lui sont reprochés et donne des détails ciconstanciés. Coup de théâtre quelques jours plus tard ! Devant le juge d'instruction, il revient sur ses aveux. Il affirme avoir eu une relation sexuelle consentie avec Christelle Blétry le soir de son meurtre mais nie l'avoir tuée.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/faits-divers/disparitions/les-disparues-de-saone-et-loire?r=bourgogne

Jalousie maladive et violences conjugales

Il ne cache pas que sa jalousie maladive lui joue des tours et qu'elle n'a pas arrangé leurs relations conjugales. Jeudi, Joachim S, 44 ans, ex-maçon, était poursuivi pour des violences exercées sur son épouse, dans la nuit du 20 au 21 août 2016 à Grazac. «J'étais jaloux, c'est vrai, mais elle n'arrêtait pas de textoter sans arrêt à la maison, j'ai voulu l'interrompre, je l'ai saisie par les bras, c'est tout». Un résumé de la situation qui ne satisfait pas vraiment la présidente et la partie civile. Son ex-épouse, ils sont divorcés depuis, mais il habite toujours sous son toit avec leurs enfants, présentait, lors de son dépôt de plainte, plusieurs hématomes sur l'avant-bras. «C'est normal, je l'ai prise par les bras. Et puis elle marque, son fils marque, sa mère marque !».
Ah, voilà un défaut de fabrication !», lance la présidente du tribunal correctionnel d'Albi.
L'ex-épouse apporte sa version des faits. Le climat s'est dégradé parce qu'elle ne répondait pas, ou plus, à ses attentes sexuelles. «Je lui résistais et ça l'énervait. J'ai été obligée de le mordre pour me libérer». «Je n'ai fait que lui faire ce qu'elle m'a fait, elle m'insultait de toutes les insultes», rétorque l'ex qui rappelle sa maladie invalidante.

Invivable sous le même toit

«Il dit qu'il n'est pas violent mais il a deux procédures judiciaires pour des violences sur son épouse (N.D.L.R. : dont un rappel à la loi). C'est devenu invivable sous le même toit. Il faut qu'il parte de cette maison», lance l'avocate de la partie civile.
La procureur, qui reconnaît qu'on ne saura jamais ce qui s'est passé, met en avant des éléments objectifs (les hématomes) et demande 3 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve assortis d'une obligation de fixer sa résidence ailleurs.
«On est dans un contexte conflictuel mais il faut tempérer ce qui a été dit, lance Me Émilie Delheure, en défense. Ils se sont mariés en 2009 et ont eu un enfant avant de se séparer en octobre 2016. Le rappel à la loi fait suite à des violences réciproques qui n'ont pas été retenues. Il n'a pas d'autres choix que de rester sous son toit, en attendant de quitter le domicile conjugal. Il essaie de se faire oublier, son état de santé est délicat». Le tribunal a suivi les réquisitions, en assortissant la condamnation du prévenu d'une obligation de soins en lui rappelant qu'il devait fixer sa résidence hors de Grazac.

http://www.ladepeche.fr/communes/albi,81004.html

Lourdes amendes et prison pour les escrocs blanchisseurs

Le tribunal correctionnel de Carcassonne a rendu ses conclusions dans le procès pour escroquerie et blanchiment d'argent en bande organisée consécutif à la destruction par incendie du château de Frontenac, à Bram
On se souvient que le lundi 3 octobre 2016, le tribunal correctionnel de Carcassonne avait consacré une audience particulière afin de juger cinq prévenus hollandais poursuivis pour «escroquerie» et «blanchiment d'argent» sur fond d'affaires immobilières autour du château de Frontenac. Et autant dire que le préjudice recensé n'est pas des moindres car, si on exclut la demande de l'assureur Générali (7,5M€), il atteint presque les 2M€ pour les seules victimes déclarées.

Des faits commis entre 2004 et 2013

Pour ces faits d'escroquerie et de blanchiment d'argent, globalement commis entre le 1er janvier 2004 et le 21 février 2013, seuls deux des cinq prévenus étaient présents à l'audience de jugement du 3 octobre dernier. Deux faisaient en effet l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2014, le troisième absent se faisant discret depuis qu'il n'a pas payé son avocat. Une audience fleuve, lors de laquelle le ministère public avait requis à l'encontre des prévenus entre 12 et 18 mois de prison avec sursis, ainsi que 50 000€ d'amende pour chacun des prévenus. Voilà pour les grandes lignes…
Le jugement avait alors été mis en délibéré au 13 décembre 2016, avant d'être prorogé un mois de plus. C'est finalement mardi dernier que le tribunal correctionnel a rendu ses conclusions.
Sur l'action civile, Paul V.Z., Roy V.E. et Dirk F. ont été relaxés des faits d'escroquerie réalisée en bande organisée au préjudice de Generali. La Sarl «Sublime en France», pour sa part, a été reconnue coupable d'escroquerie et de blanchiment d'argent, et condamnée à une amende d'1,5 M€.
Pour les faits d'escroquerie et de blanchiment d'argent, Richard V.E. a été reconnu coupable et condamné à une peine de prison de 6 mois ferme et 50 000€ d'amende. Idem pour Dirk F. et Gosse D. Paul V.Z. et Roy S. ont également écopé de 6 mois de prison ferme, ainsi que d'une amende de 550 000€ pour Paul V.Z., et 140 000€ pour Roy S.
Les cinq prévenus devront, en outre, s'acquitter solidairement de la somme de 166 783,43 € d'amende, en réparation du préjudice moral subi par la société Koibon LTD.
http://www.ladepeche.fr/communes/carcassonne,11069.html

Le 3e procès AZF s'ouvre mardi

Le procès en appel de la catastrophe d'AZF va s'ouvrir mardi à Paris, seize ans après. Loin de Toulouse, et des victimes qui s'indignent de cet éloignement
C'est donc à Paris, bien loin du cratère, et des quartiers sinistrés que va se dérouler le procès en appel de la catastrophe d'AZF. Au grand dam de la plupart des associations de victimes, qui s'indignent de cet éloignement.
L'explication ? Un décret du 26 décembre 2014, fixant la liste et le ressort des pôles judiciaires spécialisés en matière d'accident collectifs. Globalement, la France est regroupée sur deux pôles, l'un à Paris, l'autre à Marseille. Toulouse dépend désormais de Paris. Le but de cette loi est de confier ces enquêtes monstrueusement complexes, avec un nombre de victimes énormes à des juridictions spécialisées, tant en matière d'enquête que de traitement des victimes.
Et lorsque la cour de Cassation a annulé le procès en appel qui s'était déroulé à Toulouse, c'est en toute logique que la Cour d'Appel de Paris a hérité du dossier.
Les victimes toulousaines avaient pu croire à un moment donné que le procès pourrait malgré tout se dérouler dans la Ville rose. En visite dans l'Ouest toulousain en septembre 2015, la garde des Sceaux, Christiane Taubira avait estimé que «le nouveau procès pouvait se tenir à Toulouse». Mais quelques jours plus tard, elle rectifiait le tir : «Un ministre ne peut aller contre une décision de la Cour de Cassation.»
C'est donc bien sur l'Île de la Cité, dans ce Palais de Justice séculaire, et dans la première chambre de la Cour d'Appel de Paris (dans les lieux où s'est déroulé le procès de Pétain en 1945 !) que se dérouleront les débats.
La Chancellerie, consciente de la rancœur des victimes, s'est appliquée à trouver des aménagements. D'abord, le procès sera retransmis au centre de Congrès Pierre Baudis de Toulouse (puis à l'espace Vanel de la Médiathèque) avec possibilité d'indemnisation des victimes parties civiles, avec un système de badges pour un émargement électronique, à Toulouse et à Paris.
Par ailleurs, une indemnisation des frais de transport, de repas et d'hébergement à Paris est prévue aussi pour les parties civiles : il y a même des avances sur frais qui seront consenties.
Et on repartira ensuite sur un long, très long marathon judiciaire, qui, sur le fond, ne devrait pas réserver de grandes surprises. Tout a déjà été exploré, épluché, disséqué. Mais chacun reste encore avec sa vérité.

http://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

vendredi 20 janvier 2017

Béziers : un homme condamné pour avoir insulté un enfant de 8 ans en surpoids sur facebook

Un enfant de huit ans en surpoids avait subi des insultes sur Facebook. Sa mère avait porté plainte. Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné ce vendredi l'auteur des insultes à 1 000 euros d'amende et 4 000 euros de dommages et intérêts.
Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné ce vendredi un homme à 1000 euros d’amende et 4000 euros de dommages et intérêts pour avoir insulté un enfant de huit ans sur Facebook selon nos confrères de France Bleu Hérault.

Il y a un an, une femme de ménage était venue en aide au petit Evan, en fauteuil roulant à ce moment-là pour un rhume de hanche. La femme de ménage le porte pour qu’il puisse accéder à la cantine de son école à Agde. Elle se blesse au dos. Elle est alors placée par la suite en arrêt maladie. Sur facebook, elle s’explique sur son arrêt de travail.  Son mari comment le post sur le réseau social, insulte l’enfant et l’accuse d’être responsable.

La maman du jeune Evan, Jennifer Martinez, est vite informé de cette affaire, et depuis elle ne décolère pas : 

Ils m'ont montré des copies du post. Il y avait écrit : 'Ma femme a juste essayé de soulever une espèce de gros porc élevé à la poudre ou à coups de hamburgers. Moi je t'aurais fait courir ce gros lard.'

Le jeune de 8 ans devient la risée de ses camarades, il ne mange plus et ne veut plus retourner à l’école. Sa maman le change d’établissement en cours d’année.

Le 1er avril, elle cite directement son auteur devant le tribunal correctionnel pour injure publique. Le dossier a été jugé en audience début décembre. Le délibéré a été rendu ce vendredi : l'auteur du post a été condamné à verser 1.000 euros d'amende et 4.000 euros de dommages et intérêts


http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/

20 ans, 33 cambriolages en 24 mois et… une condamnation à 3 ans de prison

Jérémy, tahitien de 20 ans, vient d'être jugé par le tribunal correctionnel de Toulouse pour 33 cambriolages. Il les a commis entre 2015 et 2016 dans les communes de Fonsorbes, Plaisance du Touch, Fontenilles et Toulouse.
Grand, veste noire et barbe mal rasée, cet «Arsène Lupin» des temps moderne arbore «un bilan impressionnant pour un homme seul», résume le président du tribunal correctionnel, Didier Suc. Sur une période de deux ans, il a en effet cambriolé 33 habitations ou garages.
L'enquête a démarré lors du cambriolage d'un garage, à Plaisance du Touch en 2015. Sur place, les gendarmes ont découvert une trace de sang laissé par l'auteur des faits. Un ADN a été extrait et cette identité génétique a permis l'identification de Jérémy. Les investigations des gendarmes de la COB de Saint-Lys se sont alors orientées vers ce garçon. Les enquêteurs ont réalisé un premier rapprochement avec un autre vol, commis à Fonsorbes où l'auteur des faits avait subtilisé un téléphone portable. Des surveillances ont renforcé les soupçons et des perquisitions effectuées dans son entourage immédiat ont permis de retrouver différents objets volés. Arrêté, placé en garde à vue mi-décembre, Jérémy va parler et indiquer aux enquêteurs la totalité de son «œuvre» malhonnête. 33 cambriolages, réalisés principalement à Fonsorbes, certains en présence des propriétaires qui dormaient.
Volubile en garde à vue, Jérémy est taiseux à l'audience. «Je m'en fous, c'est le passé tout ça», lâche-t-il. Cinq des nombreuses victimes, présentes à l'audience, se succèdent à la barre et racontent le désarroi de retrouver en rentrant, leur logement vidé. Agacé par un casier où se trouvent déjà six condamnations, la procureur de la République requiert 18 mois de prison ferme avec maintien en détention, plus la révocation d'un sursis avec mise à l'épreuve à hauteur d'un an. Me Christian Etelin a bien tenté d'inverser la tendance mais les cambrioleurs n'ont pas la cote. Jérémy D'Hana a été condamné à 3 ans de prison ferme avec maintien en détention. Les victimes ont obtenu un total de 35 000 € en attendant les dommages et intérêts de celles qui n'ont pas encore présenté leurs factures.

http://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

Voleuse par nécessité et menaces de mort à la barre

Elle se confond en excuses et ne cache pas sa honte. Adriana, 28 ans, se demande toujours ce qu'elle fait à la barre du tribunal correctionnel. Hier, elle a comparu pour avoir dérobé de la nourriture à l'Intermarché de Carmaux : 3 paquets de saumon, du beurre, du jambon blanc, du gruyère. C'était le 27 août 2015 lorsqu'elle a tenté de passer les caisses avant de se faire coincer. «C'est vrai que ce dossier n'aurait pas dû arriver devant notre juridiction», lance la présidente. «Excusez-moi Madame, j'ai honte. J'avais perdu la convocation pour le délégué du procureur, je l'ai dit aux flics, euh, aux policiers. Je fais des heures de ménage, je suis au RSA, j'y arrive pas».
Pour la petite histoire de ce vol du siècle dans la grande surface carmausine, Adriana devait recevoir sa sœur, sous tutelle au Bon Sauveur. Elle a voulu faire un petit repas qui sorte de l'ordinaire. Ce que confirme son avocate, Me Charlène Riet. «C'est la nécessité qui l'a poussée à voler. Elle a pris 7 kg à force de manger des pâtes. Elle est analphabète et n'a pas compris ce qui était écrit sur la convocation !». La procureur avait demandé 500 € d'amende avec sursis. Le tribunal l'a dispensée de peine car jambon, beurre et fromage ont été saisis lors de son interpellation.

Les appels déjantés de l'ex

Il n'a pas eu le courage d'assumer ses actes. Alain P, 51 ans, l'ex concubin, ne s'est pas présenté à la barre du tribunal pour sa série d'appels téléphoniques et de SMS malveillants, passés chez son ex-compagne à Fréjairolles, du 1er février au 11 août 2016. Après avoir vécu ensemble plusieurs années et après avoir eu un enfant, le couple s'est séparé en 2009. La mère a eu la garde exclusive de l'enfant. Jusqu'à ce qu'elle ait la mauvaise idée, l'an dernier, de refaire sa vie. Le prévenu (absent) l'a alors inondé de coups de fils, d'insultes, de menaces de mort, «de la balancer à la CAF !» Il a cinq condamnations à son casier, liées à l'alcool. Ceci expliquant, peut-être, cela.
«Je l'ai appelée, c'est vrai, pour prendre des nouvelles de mon fils mais je ne l'ai pas insultée» déclarait-il en rejetant les enregistrements des enquêteurs. Il reconnaissait tout au plus «être monté sur ses grands chevaux car il soupçonnait la mère de maltraiter leur garçon».
L'avocate de la victime rappelle «qu'elle subit le comportement de ce Monsieur depuis des années. Elle veut que tout ça s'arrête, elle veut la paix». La procureur a requis 4 mois avec sursis. Le tribunal a condamné l'absent à 6 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, assortis d'une interdiction de se rendre au domicile de la victime. ll devra également lui verser 500 € d dommages et intérêts.
http://www.ladepeche.fr/communes/albi,81004.html

jeudi 19 janvier 2017

La vente de drogue rapportait près de 6 000 € par semaine au couple

La drogue dure, en particulier l'héroïne, a été au cœur d'un gros trafic à Cahors pour lequel un couple a été condamné hier par le tribunal correctionnel. Récit…
Le trafic de drogue peut rapporter gros… très gros même, tant en termes de revenus hebdomadaires que de mois ou d'années derrière les barreaux en guise de sanction. Un homme de 39 ans et sa compagne en ont fait l'expérience à Cahors. Le premier a été condamné, hier, à 6 mois de prison dont 18 avec sursis.
Sa compagne, âgée de 45 ans, a quant à elle écopé de 18 mois de prison ferme. Le trafic de produits stupéfiants auquel se livrait ce Cadurcien, ex-éducateur sportif à Pradines, qui a tout fait pour minimiser le rôle de sa compagne dans cette affaire, rapportait près de 6 000 € par semaine à ce couple.
Ces faits de détention et de vente de cannabis, cocaïne et héroïne ont eu lieu entre le 1er janvier 2013 et le 15 janvier 2017, date de l'interpellation du trafiquant au volant de sa voiture. Ceci après le dépôt de plainte de la mère d'une jeune fille mineure victime d'une overdose suite à une trop forte consommation d'héroïne.
Après une enquête de longue haleine et grâce aux écoutes téléphoniques ordonnées dans le cadre de ce dossier, les enquêteurs de la brigade de recherches de Cahors sont remontés jusqu'à la source de ce trafic et ses multiples ramifications.
Le Cadurcien servait une clientèle exclusivement cadurcienne.
«Il y avait des habitués et des occasionnels», précise-t-il.

Plusieurs virées en Espagne

Pour Nicolas Septe, procureur de la République, «le bilan total des perquisitions est particulièrement éloquent : plus d'un kilo de résine de cannabis, 285 grammes d'héroïne, 334 grammes de cocaïne, 427 grammes d'herbe de cannabis, près de 300 grammes de produits de coupe et des produits de substitution», énumère-t-il. L'homme et sa compagne ont fait plusieurs voyages en Espagne pour se procurer les substances illicites de leur commerce très juteux. «Mais je ne cherchais pas à vendre à outrance pour devenir millionnaire. Je voulais faire plaisir à ma femme», lance-t-il.
Consommateur d'héroïne lui-même, cet individu avait déjà été condamné en Espagne pour des faits similaires. «J'ai commencé à prendre cette drogue après un fait familial grave : mon père a violé ma tante. Il n'a pas été condamné pour cela. C'est très dur». En prononçant ces mots, il a éclaté en sanglots.
Les larmes se sont, en effet, souvent invitées à cette audience
http://www.ladepeche.fr/communes/cahors,46042.html

Elle bat ses trois enfants : six mois ferme

Triste dossier que celui jugé ce mardi après-midi au tribunal correctionnel d'Albi par la présidente Brigitte Schildknecht et ses assesseurs Béatrice Curvale et Jean-Pierre Guinard. À la barre, M.M., 27 ans, mère de trois enfants prénommés Noémie, Antonio et Anaïs, âgés respectivement de six, quatre et deux ans, et enceinte. La prévenue est accusée de «violence sans incapacité sur un mineur de 15 ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime», commis courant janvier 2016 et jusqu'au 1er juin 2016 à Carmaux. Ces trois enfants sont placés au Foyer de l'Enfance depuis un mois. Un endroit où les éducateurs sont quotidiennement terrifiés par les déclarations des enfants. À la lecture des faits, la mère niera en bloc. «Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé. Si c'était la vérité, je m'en souviendrai. Si je battais mes enfants, je ne serais pas encore enceinte. Pour Antonio, j'ai pas donné de coups de pied dans le dos. Il s'est fait mal à la tête en tombant de sa minimoto.» M.M. reportera aussi les violences sur son concubin. «Mes enfants ont menti parce qu'ils sont sous son influence.»

«Le petit Antonio est un enfant martyr»

Pour l'avocate des parties civiles, «le mode de communication de la mère ne repose que sur la violence. Il existe des dossiers qui marquent une vie d'avocat. Cette affaire m'a particulièrement marqué. Au titre de préjudice moral, je demande 500 € d'amende pour la petite Anaïs. Les cas d'Antonio et Noémie sont différents. Ils sont en détresse et aujourd'hui je suis dans l'incapacité d'évaluer précisément le préjudice subi par ces enfants. Je sollicite en revanche leur expertise psychologique et réclame 5 000 € de dommages et intérêts pour Antonio et 4 000 € pour Noémie. Je vous demande d'y ajouter exceptionnellement le remboursement de l'aide juridictionnelle, soit 39 €.»
Pour Claude Derens, procureur de la République d'Albi, «le petit Antonio est un enfant martyr. Il dit avoir reçu des gifles, s'être fait piquer la main avec un couteau, reçu des coups de pied dans le dos. Les témoignages sur les coups subis par les trois enfants sont concordants et les stigmates de violences indiscutables. Le père, actuellement en détention, dit aussi que M.M. les frappe. Une mère qui n'a rien compris et ne fait aucun effort pour comprendre. Elle n'a plus droit à l'erreur. Je réclame au tribunal un avertissement sévère avec un an de prison totalement assorti du sursis avec mise à l'épreuve et une obligation de soins.»
Dans sa plaidoirie, l'avocate de la mère demandera à la présidente et ses assesseurs de juger si dans ce dossier on parle «de carences affectives, éducatives et alimentaires qui sont avérées ou de violences volontaires» avant de demander «une expertise psychique.»
Dans son jugement, fait rare, le tribunal ira finalement au-delà des réquisitions du Parquet en infligeant dix-huit mois de prison dont douze assortis du sursis avec mise à l'épreuve durant trois ans. M.M. est contrainte à une obligation de soins, de travail et d'indemnisation des trois petites victimes.
À ce titre, M.M. a donc été condamnée à payer 500 € à Anaïs et demande une expertise psychologique pour Antonio et Noémie. Elle devra aussi rembourser les 39 € de frais d'aide juridictionnelle. À l'issue de l'audience correctionnelle, la présidente Schildknecht a précisé à la mère de famille, comme le procureur auparavant, que la partie ferme de sa peine de prison serait sans doute aménagée par le juge d'application des peines.
http://www.ladepeche.fr/communes/carmaux,81060.html

mercredi 18 janvier 2017

Morte pour 3 € de butin

Depuis hier et jusqu’à jeudi soir, deux jeunes gens âgés de 23 et 18 ans sont jugés par la cour d’assises des mineurs du Haut-Rhin pour vol avec violences ayant entraîné la mort. L’audience se déroule sous publicité restreinte, une forme de huis clos, malgré la demande du ministère public de lever cette mesure par souci de transparence d’« une justice rendue au nom du peuple français », a expliqué Jean-Jacques Gauthier. Une demande soutenue par Me Dieudonné, représentant des parties civiles, qui a mis en avant « l’émoi » que ce drame avait suscité dans le quartier de Sainte-Marie à Colmar.

Pour une dette de stupéfiants

C’est dans ce quartier que vivait, depuis toujours, Marie-Louise Saettel, 94 ans. Le 29 avril 2015, vers 17 h, elle rentrait de chez son coiffeur, situé à quelques centaines de mètres, quand un des accusés est arrivé dans son dos pour l’agresser. Il a tiré son sac jusqu’à la faire tomber, avant de s’enfuir. La nonagénaire a été secourue par une passante, qui a appelé les pompiers. Encore consciente, mais semi-comateuse, la vieille dame a été évacuée vers l’hôpital Pasteur. Quelques heures plus tard, elle plongeait dans le coma. Marie-Louise Saettel est décédée le 3 mai au soir.
Un homme a vu l’agression alors qu’il circulait en voiture dans le quartier. Il a vu aussi un autre individu faire le guet à un angle de rue. Il a vu encore la tête de la victime taper lourdement le sol, comme il l’a redit, hier, à la barre du tribunal. Un témoignage qui contredit un peu celui de la passante venue secourir la victime, qui déclare que les deux hommes étaient très proches lors de l’attaque.
Le sac de la nonagénaire ainsi que des vêtements ont été trouvés très vite derrière une haie, à proximité du drame. Des prélèvements ont permis de déterminer le profil ADN des deux accusés. Ces derniers ont été arrêtés le 5 mai 2015.
Lors des interrogatoires d’enquête, le majeur a tenté de rejeter la responsabilité sur son acolyte. Le mineur s’est montré plus disert, avec des paroles peu amènes sur la victime : « De toute façon, elle serait morte d’autre chose, c’est pas nous qui l’avons tuée, elle est morte après ». Il a aussi expliqué les raisons ce vol. Le jeune homme avait une dette de cannabis de 100 €. Avec son copain, il avait tenté de vendre des jeux d’occasion au magasin Cash concept, mais tous deux s’étaient fait refouler, n’ayant pas pu présenter de carte d’identité. Ils avaient alors ourdi l’idée d’un vol à la tire, d’abord à proximité d’un distribanque, jusqu’à voir Mme Saettel rentrer doucement chez elle. Cruelle dérision, leur victime n’avait que 3 € dans son sac à main. La somme a servi à acheter une bouteille de soda…
Pour Me Dieudonné, la victime était une proie facile du fait de son âge et de sa corpulence : 54 kg et 1,60 m. C’était aussi une dame « appréciée de tous » dans le quartier, a confié une voisine.
Au fil de l’instruction, les positions ont évolué. Le mineur a confirmé que c’est lui qui avait arraché le sac, mais assuré que c’est son acolyte majeur qui avait désigné la vieille dame. Ce dernier a continué à dire qu’il n’avait pas pris part au vol proprement dit.

Enfance en foyer

Hier, la journée à la cour d’assises a démarré par l’enquête de personnalité des jeunes Colmariens. Deux garçons en difficulté, qui ont été placés en foyer, avec une forte toxicomanie pour le plus jeune. Des difficultés réelles, mais pas au point de pouvoir expliquer un tel passage à l’acte pour le représentant des parties civiles. Les deux accusés ont, par ailleurs, déjà été condamnés quatre fois pour de petits délits : détention de stupéfiants, destruction de bien d’autrui pour l’un ; violences sur ascendant, dégradations et affaire de stupéfiants pour le mineur.
Aujourd’hui seront évoqués les faits. Ce sera un moment crucial puisqu’on connaîtra la position actuelle des deux garçons défendus par Mes Bergmann et Schillé.

http://www.dna.fr/justice/2017/01/18/morte-pour-3-de-butin

Procès Schutter à Nancy : il voulait "mettre une balle dans la tête" de l'amant de sa femme

Poursuivi pour « tentative d’assassinat » sur l’amant de sa femme, qui a pris une balle de pistolet dans l’œil le 6 août 2014 à Lexy, Franck Schutter, 58 ans, a passé une journée plutôt tranquille ce mardi. L’orage est logiquement prévu pour aujourd’hui, jour de verdict. Même si l’accusé assure qu’il voulait simplement faire peur à son rival, que ce dernier a malencontreusement bougé alors qu’il voulait juste tirer au-dessus de son épaule, un témoin est venu hier confirmer que, deux jours avant le drame, Schutter lui avait lâché qu’il voulait « mettre une balle dans la tête » d’Angel. Et c’est effectivement ce qui s’est produit…
S’il en est un qui a passé une sale journée, c’est bien Angel. La veille, il avait déclaré que sa relation avec Martine, la femme de Franck, n’était qu’une « passade » et qu’il ne l’aimait pas. Seulement, voilà, Martine est venue hier à la barre…
Elle a raconté les souffrances physiques de son mari, atteint d’un cancer, sa dépression et leur couple qui se délite. Elle a aussi narré la rencontre avec Angel, les soirées, les voyages, au cours desquels l’homme clamait haut et fort qu’il avait rencontré l’amour de sa vie, mais aussi les projets de vie commune.
Assise au premier rang aux côtés de son mari, l’épouse d’Angel, qui va visiblement de découverte en découverte, n’apprécie que moyennement. Elle bout littéralement quand Martine assure que la relation avec Angel a perduré encore un an après ce fameux tir du 6 août 2014. À voix basse, elle demande des comptes à son mari.
Diablement agité à la barre, Angel, lui, répète son leitmotiv : il n’a jamais songé à quitter sa femme. « Et je n’ai jamais aimé Mme Schutter ! Je ne pensais pas ce que je disais, ce que j’écrivais. Je lui disais ce qu’elle avait envie d’entendre ».
« Vous n’avez jamais assumé cette relation, en fait. Vous avez joué sur les deux tableaux », tonne Me  Foughali, l’avocat de Schutter, qui n’avait qu’une obsession une fois l’adultère découvert : qu’Angel révèle la situation à sa femme, ce qu’il n’a jamais fait.
Angel se démène : « Et quand j’entends dire que cette relation a continué après, pendant un an. C’est faux ! ».
« Vous êtes sûr ? », questionne, sourire gourmand, Me Foughali.
« Oui ».
La robe noire sort une carte postale, reçue par Martine en mars 2015. « Postée sur l’Île de Madère ». Avec ces mots « Soleil et repos au rendez-vous. ILD ».
L’avocat décrypte : « ILD signifie ‘’ Ich liebe dich ‘’ (NDLR : Je t’aime, en allemand). comme vous aviez l’habitude de l’écrire dans vos SMS pour Martine ». Angel s’affaisse. Puis se ressaisit : « J’ai l’impression déplaisante que c’est moi l’accusé ». Il pointe son index vers le box : « Mais c’est lui qui a tiré ! ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/01/18/je-vais-lui-mettre-une-balle-dans-la-tete

Nîmes : 10 ans de prison pour le meurtre de son mari

M ireille Ayala, une femme "extrêmement fragile" de 72 ans, risquait la réclusion criminelle à perpétuité. Elle a été condamnée ce mardi à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Gard à Nîmes pour le meurtre de son mari en 2014.
Jugée pour homicide volontaire sur son conjoint, Mireille Ayala était passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès a tourné autour de l'existence ou non de violences physiques du mari sur son épouse. La défense et de nombreux témoins ont décrit l'accusée comme une femme "fragile et soumise" vivant dans la "peur" d'un mari "dominant", coutumier pour le moins de "violences verbales" voire "physiques".
Mireille Ayala a reconnu avoir tué son mari Bernard Fernandez, 71 ans, à bout portant avec une carabine dans leur maison de Rousson (Gard). Elle a été condamnée ce mardi à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Gard à Nîmes, apres un déliberé de près de trois heures
Son fils a été autorisé à embrasser sa mère dans le box des détenus
http://www.midilibre.fr/

mardi 17 janvier 2017

Meurtre de Rousson : 14 ans de réclusion requis contre la septuagénaire qui a tué son mari

14 ans de réclusion criminelle ont été requis, mardi matin, contre une femme "fragile" de 72 ans, jugée devant les assises du Gard à Nîmes, pour avoir abattu son mari. Cétait en septembre 2014 à Rousson. Le verdict est attendu dans la journée

"Il n'y a pas la violence décrite par Madame Ayala"


L'avocate générale Frédérique Rouchon Lemetter a demandé à la cour de condamner "le geste d'une meurtrière qui a choisi de mentir même si ça n'a pas duré longtemps" afin de rester dans "une position de victime".

Mais la représentante du ministère public a également demandé qu'il soit tenu compte de la "pathologie ancienne" et de la "souffrance réelle" de Mireille Ayala, atteinte de dépression et plusieurs fois internée en hôpital psychiatrique. Mme Ayala vit sous antidépresseurs et anxiolytiques depuis le début des années 1980 et a semblé absente ou insensible pendant le procès qui a débuté vendredi.

Mme Rouchon Lemetter a en revanche rejeté les arguments de l'accusée et de sa défense concernant les violences conjugales dont l'accusée aurait été victime.

"Il n'y a pas la violence décrite par Madame Ayala", a estimé Mme Rouchon Lemetter.


Une femme "fragile et soumise" vivant dans la "peur" d'un mari "dominant"


La défense et de nombreux témoins ont décrit l'accusée comme une femme "fragile et soumise" vivant dans la "peur" d'un mari "dominant", coutumier pour le moins de "violences verbales" voire "physiques".

Mireille Ayala a reconnu avoir tué son mari Bernard Fernandez, 71 ans, à bout portant avec une carabine dans leur maison de Rousson. Elle a assuré qu'il lui avait auparavant annoncé qu'il allait la quitter après 49 ans de mariage.
Peu après le meurtre, elle avait tenté de se suicider en se tirant dans la tête, causant une blessure "gravissime" qui aurait pu être mortelle selon les experts.

Reprenant conscience, elle avait ensuite appelé son fils vers 2H30 du matin le 7 septembre 2014, en lui disant "Papa m'a tiré dessus, viens vite !".


Le dilemne du fils de la victime et de l'accusée


Le procès a été marqué par le témoignage et la position extrêmement difficiles du fils du couple, Franck Fernandez, âgé de 51 ans, qui s'est porté partie civile, écartelé entre le désir de rendre justice à un père "au grand coeur" et celui de ne pas accabler une mère "qui a beaucoup souffert" et qu'il "ne veut pas abandonner".
Ils auraient dû divorcer depuis longtemps" mais "ça ne se faisait pas" dans ce milieu d'enfants de réfugiés espagnols installés dans les Cévennes, a-t-il expliqué à la barre.

Dans ce milieu, "on ne parle pas, il y a de la pudeur" et la peur du "qu'en dira-t-on", a expliqué le fils du couple qui se déchirait.

Le verdict est attendu mardi dans l'après-midi. Mireille Ayala, incarcérée à la maison d'arrêt de Nîmes depuis plus de deux ans, est passible de la réclusion criminelle à perpétuité.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/societe/justice?r=languedoc-roussillon

Charente : elle a subi les sévices corporels de son fils et son époux pendant 40 ans

Quarante ans d’une vie marquée par la violence. Jeudi, la cour d’assises de la Charente se penchera sur le cas de cette femme de 68 ans battue, violée par son époux, maltraitée par son fils. Une violence devenue ordinaire dont Albert Delavergnas, 73 ans, devra répondre devant la cour. Il sera seul face au tribunal. La victime se reconstruit dans une maison de retraite et ne pourra être présente pour des raisons de santé. Le fils du couple, également accusé de violences volontaires sur ascendant, s’est donné la mort il y a un an, à sa sortie de détention provisoire.
Durant ces deux jours de procès, il va falloir comprendre pourquoi cette femme a subi, sans rien dire, les multiples sévices de son époux. Pourquoi, elle a accepté ces relations sexuelles sans son consentement. Pourquoi son propre fils est passé de spectateur à acteur. Pourquoi, dans le voisinage, personne n’a osé parler jusqu’à cette lettre anonyme envoyée au parquet de la Charente courant 2013.
Un drame qui s’est tenu à l’abri des regards dans cette maison de Montemboeuf pendant quatre décennies mais que Me Laure-Anne Lucas, avocate de la victime, ne voulait absolument pas voir juger à huis clos. « Tout le monde le savait mais personne n’a rien fait. Il faut que ces violences intra-conjugales soient racontées », insiste-t-elle

"Précarité totale"

Les coups tombaient pour rien. D’une gifle si la soupe n’était pas prête, à la rouste quand elle n’était pas assez vite servie. « Il utilisait une sorte de trique », ajoute Me Lucas. Un souffre-douleur sur lequel Albert Delavergnas passait ses nerfs. Les viols seraient arrivés dans les derniers temps. « Pas par punition mais juste pour assouvir ses pulsions sexuelles », précise l’avocate. Le fils, lui, aurait participé à cette perte de dignité en distribuant les coups. Son suicide ne laisse aucune trace de cause à effet.
À Montemboeuf, le couple vivait à part. La victime, mère au foyer, n’avait pas de contact avec l’extérieur. Elle n’avait pas de voiture, pas d’ami. Son époux était pépiniériste. « Un homme tout à fait inséré, ajoute Me Lucas. Qu’on ne nous avance pas le misérabilisme, ce serait trop réducteur. » Pour Me Véronique Chabrier, avocate de la défense, l’histoire s’est précisément construite dans une « précarité totale, un manque de repère éducatif », une ruralité dans ce qu’elle a de plus régressif. « Pour lui, le viol entre époux n’existe pas, précise-t-elle. C’est triste mais le niveau intellectuel est extrêmement bas. Ils vivaient dans un autre siècle. » Pour preuve, leur deuxième enfant a été élevé par les grands-parents et est actuellement placé sous tutelle.
Aujourd’hui, la victime s’est murée dans un silence énigmatique. « Elle ne montre aucune colère, explique Me Lucas. Est-ce qu’elle a trop souffert pour ne plus être capable de montrer sa souffrance ? Elle en a parlé spontanément lorsqu’elle a été auditionnée. Elle a déposé son fardeau. C’est quelqu’un qui a toujours été fragile. »
Totalement sous emprise, elle n’aurait pas jugé utile de déposer plainte, de sortir de cet enfer. Les experts psychologues devront répondre à ces questions. Le verdict devrait être rendu au plus tard vendredi.

http://www.sudouest.fr/2017/01/17/sordide-huis-clos-familial-3112342-1003.php

Face aux juges après la mort d'une fillette de 9 ans

Près de deux ans après l'accident de la circulation qui avait coûté la vie à une fillette de 9 ans, le père de l'enfant et le routier impliqués sont cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, cet après-midi, dès 13 h 30.

Sur la route des vacances

Le chauffeur routier, pour sa part, est poursuivi pour «homicide involontaire par conducteur ayant fait usage de produits stupéfiants». Le père de famille, qui conduisait le monospace à bord duquel se trouvaient sa femme et leurs cinq enfants, est également prévenu d'«homicide involontaire». Mais aussi de plusieurs manquements aux règles élémentaires de sécurité, liées à la circulation d'un véhicule : pneus lisses, surcharge, absence de ceinture de sécurité pour les enfants... Cette famille, originaire de Bordeaux, se rendait à Marseille afin d'y prendre le bateau pour des vacances en Algérie. Dans la nuit du 10 au 11 avril 2015, c'est vers 2 h 30 du matin que les secours avaient été alertés, alors qu'un accident de la circulation impliquant un monospace Peugeot 807 et un poids lourd venait de produire sur l'autoroute A61, dans le sens Toulouse-Narbonne, à hauteur de Fontiès-d'Aude.
Selon nos informations, le conducteur du monospace quittait la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute lorsque son véhicule a été percuté sur le côté gauche par le chauffeur du semi-remorque, sous l'emprise d'un stupéfiant, de la résine de cannabis. Le Peugeot 807, avec ses sept occupants à bord, dont cinq enfants âgés de 1 mois à 15 ans, est alors parti en tonneaux avant de s'immobiliser sur son flanc droit.
Si le couple et deux de ses enfants de 1 mois et 3 ans sont sortis indemnes de cette collision, ce ne fut pas le cas de leur fille de 9 ans tuée sur le coup, ni de leurs enfants de 13 et 15 ans, grièvement blessés.
http://www.ladepeche.fr/communes/carcassonne,11069.html