lundi 15 octobre 2018

La demande de remise en liberté de Jonathann Daval refusée

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Ses avocats avaient officiellement déposé leur requête le 5 octobre. La réponse est non : la demande de remise en liberté de Jonathann Daval a été refusée par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet de Besançon et du juge d’instruction.
Alors que les investigations se poursuivent, plusieurs motifs ont pesé dans cette décision attendue, que le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, définit comme « sans surprise »

Quatre motifs pour expliquer ce rejet

« La première raison de ce refus est la nécessité de conserver les preuves ou indices matériels, dans la mesure où Jonathann Daval en est à sa quatrième version des faits », entame le procureur, qui souligne par ailleurs la nécessité de « garantir le maintien à disposition de la justice » du mis en examen.
Troisième motif, selon Etienne Manteaux : « Il s’agit aussi d'assurer la sécurité de Monsieur Daval  ». Une remise en liberté, estime enfin le procureur, serait « de nature a créer un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public, compte-tenu de la grande médiatisation de l'affaire ». 

Les avocats de Jonathann Daval feront appel

Les avocats de Jonathann Daval ont fait savoir à L'Est Républicain qu’ils feront appel de cette décision. « Nous nous expliquerons devant la chambre de l’instruction », a sobrement réagi Me Schwerdorffer. « Vous ne me croiriez pas si je vous disais que j'étais surpris par ce refus. J'espère simplement que cette décision aura des vertus pédagogiques sur Jonathann Daval », commente pour sa part Me Portejoie, l'un des avocats des parties civiles.
Pour mémoire, Jonathann Daval est incarcéré à titre provisoire à la maison d’arrêt de Dijon depuis le 30 janvier dernier. Le mari d’Alexia, dont le corps a été retrouvé le 30 octobre 2017, a changé à plusieurs reprises de versions. Après avoir nié toute implication puis avoué le crime, il accuse désormais son beau-frère Grégory Gay d’avoir étranglé sa femme, tout en incriminant sa belle-famille. Une confrontation a été a été programmée par le juge d'instruction, à la demande des parties civiles.
Jonathann Daval encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


dimanche 14 octobre 2018

Reims: mort d'un nourrisson, les parents mis en examen pour "meurtre aggravé"

Un père et une mère ont été mis en examen dimanche pour "meurtre aggravé" après la mort à Reims de leur nourrisson de 13 mois, qui présentait "des dizaines de blessures de la tête aux pieds", a-t-on appris de source judiciaire.
Le bébé "a été battu, y compris avec des câbles électriques", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. Les deux parents -un Français de 34 ans né en Mauritanie et une Ivoirienne de 22 ans- ont été placés en détention provisoire et encourent la réclusion à perpétuité.
Flash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

mercredi 3 octobre 2018

Evasion de Redoine Faïd: Le braqueur a été arrêté dans l'Oise

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Le braqueur Redoine Faïd a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi à Creil (Oise), selon un proche de l’enquête, un peu plus de trois mois après sa spectaculaire évasion de la prison de Réau (Seine-et-Marne)

Trois autres hommes ont également été arrêtés par la Brigade de recherches et d’intervention (BRI), dont l’un de ses frères, a précisé l’une de ces sources, confirmant une information de BFMTV et Europe 1. Des armes ont été retrouvées lors de cette opération qui s’est déroulée sans incident.

Evadé avec l’aide d’un commando armé


Redoine Faïd a été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d'« organisateur » dans un braquage raté en 2010 qui a coûté la vie à une policière municipale. Il s’est évadé le 1er juillet de la prison de Réau en quelques minutes avec l’aide d’un commando armé qui avait auparavant pris en otage un pilote d’hélicoptère.
Deux hommes portant des cagoules et des brassards de police, équipés de fusils d’assaut de type kalachnikov et de disqueuses, avaient sauté de l’appareil qui survolait la cour d’honneur du centre pénitentiaire de Réau, près de Melun. Après avoir scié plusieurs portes et lâché des fumigènes, ils avaient récupéré Redoine Faïd au parloir.

L’administration pénitentiaire jugée pas assez « réactive »


Il y a à peine un mois, le 5 septembre, la police a mené des perquisitions, notamment dans l’Oise, ciblant des proches de Redoine Faïd. Le 10 juillet, les enquêteurs ont mis la main au nord de Paris sur un sac contenant notamment des armes, des cagoules et une disqueuse qu’ils soupçonnent d’avoir appartenu au commando.

Une semaine auparavant, le dernier véhicule connu à bord duquel le fuyard pourrait avoir pris place avait été également retrouvé dans le nord de la région parisienne qu'« il connaît bien », avait fait valoir une source proche de l’enquête, puisque le braqueur en est originaire.

Puis le 24 juillet, le fugitif de 46 ans a échappé de peu aux forces de l’ordre, dans le Val-d’Oise. Une course-poursuite avec des gendarmes s’est terminée dans le parking d’un centre commercial de Sarcelles où Redoine Faïd et son complice ont abandonné leur voiture et réussi à s’enfuir. Des fausses plaques d’immatriculation et des explosifs factices ont été découverts dans le véhicule.
Fin juillet, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé une « réorganisation de l’administration pénitentiaire » qui selon elle n’a pas été assez « réactive » pour empêcher l’évasion. Surnommé le roi de l’évasion, Faïd s’était déjà évadé le 13 avril 2013 en moins d’une demi-heure de la prison de Lille-Sequedin, en prenant quatre surveillants en otages, qu’il avait utilisés ensuite comme boucliers humains. Il avait été repris six semaines plus tard en région parisienne.

mardi 2 octobre 2018

Assises de l'Oise : 20 ans de prison pour avoir égorgé sa femme

Les jurés des assises de l'Oise à Beauvais ont condamné lundi 1er octobre Eric Poquet à 20 ans de réclusion pour le meurtre de sa campagne. En juin 2015, à Mareuil-sur-Ourcq dans l'Oise, il avait égorgé la mère de ses 3 enfants et avait été interpellé quelques jours plus tard à
Orléans
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Il a reconnu les faits mais la question de son discernement a été au coeur du procès. Lundi 1er octobre,
Eric Poquet a été condamné par les jurés de assises de l'Oise à 20 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Carole. Il a affirmé à la barre avoir agi sur l'ordre de voix. L'altération du discernement a été retenue par les experts et par l'avocate générale qui avait requis la même peine.

En juin 2015, il avait égorgé celle qui était par ailleurs la mère de leurs trois enfants. Les faits s'étaient déroulés à leur domicile de Mareuil-sur-Ourcq dans l'Oise. Les enfants n'étaient pas présents au moment du drame.

Rapidement recherché, Eric Poquet sera interpellé quelques jours plus tard près d'Orléans. Le couplé était en crise et il était question de séparation. Mais le mobile profond du geste d'Eric Poquet reste flou malgré ce procès.

 Beauvaishttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/beauvais

lundi 1 octobre 2018

Meurtre d'Alexia Daval: son mari va faire une demande de remise en liberté

Une demande de remise en liberté va être déposée prochainement pour Jonathann Daval, principal suspect du meurtre de son épouse Alexia il y a un an et emprisonné depuis fin janvier, a-t-on appris aujourd'hui auprès de son avocat, Randall Schwerdorffer.
Cette demande de remise en liberté va être déposée "dans les jours à venir", a indiqué Me Schwerdorffer, confirmant une information du journal L'Est Républicain.
Jonathann Daval avait signalé la disparition de sa femme Alexia le 28 octobre 2017, inquiet de ne pas la voir revenir d'un prétendu footing. Le corps de celle-ci avait été découvert, en partie brûlé, dans un bois, près de Gray-la-Ville en Haute-Saône, où vivait le couple. L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été étranglée. Pendant trois mois, Jonathann Daval s'était présenté en veuf éploré avant que des éléments matériels ne conduisent les enquêteurs à en faire le principal suspect. Placé en garde à vue le 30 janvier, il avait affirmé qu'il ne "voulait pas" tuer son épouse, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il l'avait étranglée en tentant de la "maîtriser". Le couple connaissait de "fortes tensions" en raison de difficultés à avoir un enfant. Puis, début juillet, l'informaticien de 34 ans est revenu sur ses aveux et a accusé son beau-frère, Grégory Gay, du meurtre, évoquant "un pacte secret" passé par la famille pour dissimuler les faits.
Ce "changement de version implique naturellement une demande de mise en liberté, qui est en cours de préparation", a dit Me Schwerdorffer à L'Est Républicain. Une version que tous les proches d'Alexia Daval ont niée farouchement. Jonathann Daval, mis en examen en janvier pour "meurtre sur conjoint" et qui encourt la prison à perpétuité, est détenu à la maison d'arrêt de Dijon.
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vendredi 28 septembre 2018

Affaire Maëlys: Nordahl Lelandais «m'a défiée de son regard noir de pervers», raconte la mère de la fillette

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Plus d’un an après le meurtre de Maëlys le 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin en Isère, les parents de Maëlys se sont retrouvés face au suspect du meurtre de leur fille lundi dernier. La justice a organisé une reconstitution de la soirée sur les lieux de la disparition de la fillette, en présence de Nordahl Lelandais. Jennifer Clayet-Marrel a raconté cette rencontre, au cours de laquelle aucune parole n’a été échangée.

« Il m’a défié de son regard noir de pervers en me fixant je n’ai pas baissé les yeux, j’étais en mode guerrière mon poussin », a écrit Jennifer Clayet-Marrel, la mère de Maëlys, dans un message adressé à sa fille, posté jeudi sur son compte Facebook.

A la recherche de la vérité


Une version confirmée par l’avocat des parents de Maëlys, Fabien Rajon, dans le Dauphiné Libéré. « Il est vrai que le contexte était très lourd et que le dispositif de sécurité tendait à dissuader tout échange entre mes clients et le mis en cause. La mère de Maëlys me confie qu’il a soutenu son regard, crânement, lorsqu’il est apparu devant elle en début de reconstitution », explique-t-il. « La tension était extrême pendant les six heures de reconstitution auxquelles nous avons participé », confirme l’avocat.

La reconstitution a débuté lundi soir en présence de Nordahl Lelandais, des juges d’instruction, avocats et parties civiles, ainsi que des parents qui devraient se rendre sur les différents lieux du drame. L’objectif de cette reconstitution est de confronter le récit du meurtrier présumé de la fillette aux réalités matérielles de l’enquête, notamment les allers-retours décrits par Nordahl Lelandais. Jennifer Clayet-Marrel ne semble pas convaincue. « Cette reconstitution c’était sa énième version à lui, il ne nous a pas convaincus et nous sommes toujours dans l’attente de la vérité », a-t-elle écrit.

vendredi 21 septembre 2018

Affaire Maëlys: Lelandais entendu par les juges à Grenoble

Nordahl Lelandais, mis en examen notamment pour le meurtre de la petite Maëlys et l'assassinat du caporal Arthur Noyer, était à nouveau entendu ce matin par les juges d'instruction à Grenoble, a-t-on appris de sources proches du dossier.
L'ancien maître-chien de 35 ans a été extrait à 8H00 de sa cellule de la maison d'arrêt de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et conduit sous escorte de la gendarmerie au tribunal de Grenoble.
Selon le Dauphiné Libéré , l'ancien militaire doit être entendu dans le dossier d'"agression sexuelle" sur une cousine de 6 ans pour lequel il a également été mis en examen le 3 juillet. Nordahl Lelandais est suspecté d'avoir abusé de cette cousine lors d'une réunion familiale au domicile de ses parents à Domessin (Savoie), une semaine seulement avant la soirée de mariage fatale à Maëlys, à la fin août 2017.
L'analyse de ses téléphones portables a permis aux enquêteurs de retrouver des fichiers pédopornographiques, dont une vidéo montrant une petite fille, identifiée comme l'une de ses cousines, en train de subir des attouchements dans son sommeil. 
Son dernier interrogatoire, le 3 juillet, avait tourné court, le suspect refusant de répondre aux questions des juges.
aire Maëlys: Lelandais entendu par les juges à Grenoblehttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/09/21/97001-20180921FILWWW00128-affaire-maelys-lelandais-entendu-par-les-juges-a-grenoble.php