dimanche 22 octobre 2017

Il menace la famille d’un policier : 10 mois ferme

Il a beau nier en bloc, la présidente du tribunal correctionnel ne le croit pas. Suspecté de s’être rendu au domicile d’un policier de la Brigade anticriminalité (BAC), muni d’un sabre, à Besançon, dans la nuit de mardi à mercredi, François*, 23 ans, continue à dire que ce n’était pas lui. Le jeune homme ne s’était déjà pas laissé faire lors d’un contrôle d’identité plus tôt dans la soirée. Les 4 policiers ont déclaré qu’il était provocant, agité. Il a été plaqué au sol par l’un d’entre eux et s’est retourné le pouce. « Je sais où tu habites, je connais ta femme et ta fille », aurait-il lancé alors. Les forces de l’ordre le relâchent, lui et ses amis. François* rentre chez sa mère, en pleurs. Une heure plus tard, il ressort pour aller « s’expliquer avec la police ». Sa mère s’affole et appelle le commissariat. Elle craint qu’il ne fasse une bêtise. Son casier judiciaire comporte en effet 18 condamnations pour vols et violences diverses. Les appels des voisins du policier affluent au 17. Un homme, correspondant au profil du prévenu, est devant leur immeuble et crie. Il semble porter un sabre ou une machette. Il est interpellé plus tard sur le pont Schwint et ne porte aucune arme. Elle ne sera jamais retrouvée.

« Humilié, il a voulu en découdre »

Le procureur sait que François* n’assume pas ce qu’il a fait. « Si les policiers sont menacés ainsi, c’est la fin de l’état de droit. Humilié, il a voulu en découdre. Contrairement à ce qu’il affirme, je ne pense pas qu’il veuille s’intégrer. Je requiers 24 mois ferme à son encontre, une interdiction de port d’arme et une interdiction de séjour en Bourgogne Franche-Comté pendant 5 ans. »
Christophe Bernard, l’avocat de François*, balaie les arguments de l’accusation. « Personne, pas plus que les caméras de surveillance, n’a démontré qu’il s’agissait bien de mon client. Les menaces indirectes de mort ne sont pas constituées. Un seul résident, bien calfeutré dans son logement, les aurait entendues. Pas les autres. Ils ne sont pas sentis en danger. L’arme est introuvable. Aucun élément ne prouve que c’est lui. » Le tribunal condamne François* à 10 mois ferme et une interdiction de porter une arme pendant 5 ans. Il le relaxe pour les violences indirectes. Il devra 450 € à sa victime et la même somme à l’avocate de la partie civile.

samedi 21 octobre 2017

Le suspect formellement identifié sur la photo de la voiture

Nordahl Lelandais a été formellement identifié sur la photo prise durant la nuit de la disparition de la petite Maëlys, le 27 août dernier à Pont-de-Beauvoisin (Isère), indiquent nos confrères du Dauphiné Libéré.
Le suspect, au volant de son Audi A3, est assis à côté d'une "forme blanche" qu'il reste à identifier.
La photo, provenant d'une caméra de vidéo protection située à Pont-de-Beauvoisin alors que Nordahl Lelandais venait de quitter la salle des fêtes où se tenait le mariage, est entre les mains des enquêteurs depuis plusieurs semaines.
Le suspect formellement identifié sur la photo de la voiturehttp://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2017/10/21/le-suspect-formellement-identifie-sur-la-photo-de-la-voiture

vendredi 20 octobre 2017

Perpignan: Le beau-père de Nolhan, tué à deux ans, écope de 30 ans de prison

Un chef d’entreprise de 31 ans a été condamné dans la nuit de jeudi à vendredi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Pyrénées-Orientales pour la mort du garçonnet de sa compagne.
>> A lire aussi : Le calvaire du petit Nolhan, tué à deux ans et demi, devant les assises
La mère de l’enfant, âgée de 29 ans, a écopé de 5 ans de prison, une peine conforme aux réquisitions. Les jurés ont aggravé la peine requise par l’avocate générale, Sylvaine Schumacher qui avait réclamé jeudi après-midi 25 ans de réclusion à l’encontre d’Erklan Pekgoz.

Emmené aux urgences inconscient

La représentante du ministère public avait, dans ses réquisitions, brossé le portrait d’un accusé « psychorigide » qui « prend un malin plaisir à détruire et à asservir ». Elle avait présenté la mère comme une jeune femme « fragile et immature » privée « d’instinct maternel ».
Le 25 juin 2012, ce trentenaire d’origine turque, à la tête d’une entreprise de maçonnerie, s’était présenté aux urgences de l’hôpital de Perpignan avec le garçonnet inconscient. L’enfant qui souffrait d’une fracture occipitale et d’un hématome sous-dural avait été rapidement transféré au CHU de  Montpellier où il devait décéder trois jours plus tard.

Signalement de la gardienne

Les enquêteurs, qui avaient connaissance d’un signalement de la gardienne de l’enfant pour des traces de violences, plaçaient la mère et le beau-père en garde à vue dès le 3 juillet.
Mais, en fin de garde à vue, Laure Filly-Darricau a accusé son compagnon, avec qui elle avait emménagé quelques mois plus tôt, d’avoir porté les coups ayant entraîné la mort de son fils de deux ans. Selon elle, son jeune compagnon ne supportait pas que l’enfant refuse son autorité et demande régulièrement à voir son père.

Disparition de Maëlys: Le véhicule du suspect filmé la nuit du drame avec « une forme blanche » sur le siège passager

La voiture de Nordhal Lelandais, principal suspect dans la disparition de la petite Maëlys, aurait été filmée le soir du drame par une caméra de vidéosurveillance.
>> A lire aussi : VIDEO. Disparition de Maëlys : «Manipulateur», «violent», la personnalité du suspect intrigue de plus en plus
La police technique et scientifique de la gendarmerie analyserait depuis plusieurs jours une image provenant de la caméra, afin de vérifier si l’enfant se trouvait à bord de la voiture.

Le visage du conducteur n’est pas identifiable sur la vidéo

Sur ce document, les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit de l’Audi A3, la voiture du suspect, révèle M6, bien que le visage du conducteur ne soit pas identifiable pour le moment.
Selon une source proche du dossier, « une forme blanche » apparaît à la place du passager. Pour ce mariage, Maëlys portait justement une robe blanche.
>> A lire aussi : Affaire Maëlys: Nordahl L. aurait assuré à sa mère être innocent
Nordhal Lelandais, ancien militaire de 34 ans qui clame son innocence depuis le début, a été mis en examen pour enlèvement de la fillette, disparue depuis presque deux mois. Elle n’a plus donné signe de vie depuis le 26 août. Elle a été aperçue la dernière fois un peu avant 3 heures du matin lors d’une soirée de mariage qui se tenait dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin.
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jeudi 19 octobre 2017

Marcel Jacob entendu le 10 novembre

Interpellé le 14 juin dernier et mis en examen au terme de deux jours de garde à vue pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention suivi de mort », Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de Grégory, sera entendu à Dijon sur le fond de l’affaire le 10 novembre prochain. Ce sera le premier interrogatoire de l’intéressé depuis celui de première comparution du 16 juin, au terme duquel Claire Barbier, la juge d’instruction, l’avait mis en examen.
Défendu par Mes Laure Iogna-Prat et Stéphane Giuranna, avocats au barreau d’Épinal, l’homme est fortement soupçonné par les gendarmes de la section de recherches de Dijon d’être l’auteur de l’assassinat.
Pour les militaires, Bernard Laroche aurait enlevé l‘enfant en compagnie de Murielle Bolle et l’aurait remis à deux personnes qui ne seraient autres que Marcel et Jacqueline Jacob, son épouse. Selon un expert en comparaison d’écritures manuscrites, cette dernière, âgée aujourd’hui de 73 ans, serait impliquée dans la rédaction de deux des trois principaux courriers anonymes qui figurent au dossier et qui sont datés du printemps 1983.
Concernant Marcel Jacob, aucun élément matériel ne vient pour l’heure l’incriminer. Les gendarmes disposent de ce que la justice nomme un faisceau d’indices. Le septuagénaire d’Aumontzey a répété en boucle qu’il disposait d’un alibi pour cette funeste journée du 16 octobre, qu’il a travaillé de 13 h à 21 h. Un alibi confirmé par un PV de gendarmerie daté du 20 novembre 1984 et qui stipule : « Emploi du temps vérifié auprès de l’employeur ».
Le 14 juin dernier, lors de la perquisition au domicile des Jacob, les enquêteurs ont découvert au sous-sol le procès-verbal d’une réunion syndicale qui s’est tenue le 16 octobre, apparemment de 14h à 16h45, dans les locaux de la filature où le couple travaillait. Ce document a été placé sous scellés et aucun des avocats des différentes parties n’a pu le consulter.
Marcel Jacob, lors de sa garde à vue, a fait état de cette réunion, a expliqué qu’à l’issue de celle-ci et du pot avait suivi, il avait repris son poste de travail jusqu’à 21 heures. La justice soupçonne l’homme de s’être éclipsé pendant la réunion et/ou le pot.
En attendant cette audience du 10 novembre, une autre est prévue le 25 octobre. Marcel Jacob, qui est placé sous contrôle judiciaire dans un petit village de Haute-Marne, entre Joinville et Chaumont, avec interdiction de rencontrer sa femme, assignée, elle, à résidence en Alsace, réclame une modification de cette mesure.

Marcel Jacob entendu le 10 novembrehttp://www.estrepublicain.fr/justice/2017/10/18/marcel-jacob-entendu-le-10-novembre

mercredi 18 octobre 2017

Fiona: le père demande le dépaysement du procès

Le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, a demandé aujourd'hui le dépaysement du nouveau procès de la mère de la fillette et de son ex-compagnon, soupçonnant un manque d'impartialité de la Justice après le renvoi à janvier de leur procès en appel.
"Je me pose réellement des questions sur le fait que le procès continue de se dérouler en Auvergne. Il devrait être délocalisé", a déclaré à la presse Nicolas Chafoulais.

Lundi, les avocats de la défense avaient obtenu le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf, qui se tenait devant les assises de Haute-Loire au Puy-en-Velay.  Me Renaud Portejoie et Me Mohamed Khanifar avaient quitté le palais de justice avec fracas vendredi après-midi, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par l'avocate d'une association de protection de l'enfance, Me Marie Grimaud.
La nouvelle audience débutera le 29 janvier devant cette même cour d'assises du Puy-en-Velay, mais devant de nouveaux jurés. "Très en colère" contre la Justice, Nicolas Chafoulais a soupçonné "des arrangements entre amis" ayant conduit à cette décision.
"Je me pose la question. Ils sont tous proches ici", a-t-il ajouté, assumant un "sentiment personnel", non partagé par son avocat qui s'est désolidarisé de ses propos.
Et de critiquer la différence de ton supposée du président de la cour Etienne Fradin vis-à-vis des accusés lors des débats. "Il était très excessif dans ses propos avec Makhlouf et plus clément avec Bourgeon", a également jugé le père de la fillette.
"Ce n'est pas correct. Il ne devrait pas y avoir de parti pris pour l'un ou pour l'autre", a considéré M. Chafoulais, regrettant qu'on ait "pas beaucoup parlé de Fiona", lors de la première semaine du procès en appel.
"Ce n'était pas un procès mais du cinéma, une grande pièce de théâtre géante", a encore ironisé ce père de famille, qui a obtenu la garde de la petite soeur de Fiona. "Le procès aurait dû continuer. Je ne comprends pas qu'on en arrive là pour si peu". Contactés par l'AFP, les avocats de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf n'ont pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat.

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Procès du jeune rémois torturé : le projet était “de le tuer”

Qui a commis quoi ? C'est ce que le jury des Assises de la Marne doit déterminer dans l'affaire de l'agression de Christopher C. par 6 personnes (une mineure a déjà été jugée et condamnée en septembre dernier) dont 4 de sa famille. Tous ont reconnu leur participation aux faits mais se donnent un rôle différent.

"Il pouvait partir quand il voulait", commence par affirmer Rémy B., un jeune homme athlétique au crâne rasé et désigné par les autres accusés comme l'un des deux meneurs. Pourtant, il reconnaît la séquestration et la plupart des faits.

Oui, Christopher C. a été frappé avec des "coups de poings et de pieds". Oui, il a été humilié en lui mettant la tête dans l'urine de tous répète Rémy B. Oui il a été violé avec un balai et une banane. Oui, de l'essence lui a été versé sur la tête et son visage s'est enflammé.

Quel mobile motive cet acharnement ?


Tout semble être parti d'un portable disparu. Yann B., grand-frère de Rémy B. et cousin de Christopher C. l'affirme : "Le seul truc qui m'a énervé, c'était le téléphone qui avait disparu. C'était moi qui avait offert le téléphone à Sabrina, comme cadeau de Noël."

L'avocat général et la cour s'interrogent : pourquoi violer Christopher C. pour un portable disparu ? Le frère de Yann B., Rémy, avance des explications : "Il était entre 4 et 5 heures du matin et ma mère (François B., co-accusée, NDLR) m'a dit : Christopher il me touche. Cela m'a énervé. J'avais la haine, la rage quand ma mère m'a dit qu'il l'avait touché." Cette dernière dira à l'audience que ces accusations étaient fausses.

Autre accusation, celle de Stéphanie* qui avait clamé que Christopher lui avait touché la poitrine. Lors des événements, elle avait 14 ans et était la petite amie de Johnny C. et déjà jugée et condamnée. Elle aussi, réinterrogée par la cour d'assise de la Marne l'a redit : elle avait menti, elle n'a jamais été touchée.

La question du mobile de l'acharnement est aussi posée à Sabrina C. cousine et petite-amie de Rémy B. Elle n'arrive pas à répondre. La jeune fille pâle aux cheveux cendres répète plusieurs fois : "Je ne sais pas" avant d'être prise d'une crise d'asthme interrompant l'audience.

Affaire de famille


Autre question : comment expliquer ce déchaînement de violence sur un membre de la famille tente de savoir la cour. Car, relève-t-elle, il existe des liens familiaux entre Christopher C. et 4 des accusés.

Françoise B. mère de Yann et Rémy B. est aussi la tante de Christopher C. Elle n'arrive d'ailleurs pas à l'exprimer comme tel, puisqu'interrogée dans la matinée du mardi 17 octobre, elle le désigne comme son "cousin" alors qu'il est son neveux.

Yann B. est lui aussi interrogé à ce sujet par l'avocat général : "Vous aviez dit auparavant : "cela me semble impensable de voler la famille" (en parlant du portable disparu, NDLR). Cela ne vous semble-t-il pas insupportable de frapper votre cousin ?"

A cela, le présumé agresseur répond : "Au jour d'aujourd'hui si, cela me bouffe." Et donc d'insinuer qu'il ne le considérait pas comme un membre à part entière de sa famille. Cela, sûrement parce que la rencontre entre Christopher C. et le reste du groupe était très récente au moment des faits.

Sabrina C. est elle aussi cousine de la victime. Elle était alors mariée à un homme et entretenait en parallèle une relation avec son cousin, Rémy B., qu'elle désigne plusieurs fois comme étant l'un des meneurs du groupe : "Oui, je l'ai aimé." Elle non plus, ne s'explique pas cette violence. Le président lui demande si cela pouvait avoir un rapport avec cette relation cachée entre elle et Rémy B. Elle répond que non, sans donner plus d'explications.

Notions de gravité


Les présumés agresseurs ont déjà été interrogés plusieurs fois : en garde à vue, par un juge d'instruction et désormais, par la cour. Leurs versions changent, sont parfois contradictoires. Si tous les participants sont d'accord pour désigner Rémy B. comme le seul auteur du viol avec une banane, certains semblent se dédouaner pour celui du balai.

Le président de l'audience demande à Sabrina C. : "Vous avez reconnu auparavant avoir enfoncé sans pouvoir l'expliqué un balai dans l'anus, avec Rémy B. Ce n'est pas vrai ?"

- "Je n'ai pas rentré le balais. Je n'ai pas enfoncé la banane", répond-elle en sanglotant.

- "Vous avez fait quoi alors ?", insiste le magistrat sans obtenir de réponse.

Pourtant, Sabrina C. reconnaît sa participation à la torture. Elle dit ne pas avoir versé de l'essence sur le visage de Christopher C. mais bien approché un briquet sous le menton de la victime : "Je ne l'ai pas fait exprès. Quand j'ai approché le briquet, je ne sais pas pourquoi, j'ai appuyé. La flamme était grande. Son visage s'est enflammé. Je ne voulais pas le cramer." Et de reconnaître aussi de lui avoir ensuite versé de l'eau bouillante sur le visage.

Le magistrat lui montre une photo de Christopher C. prise à l'hôpital. Elle détourne le regard. Il demande : "Une partie de ce qu'il a eu, c'est vous ?" Et de murmurer : "Oui".

Le jour précédent, le président de l'audience interrogeait Stéphanie* sur le projet final réservé à Christopher C., elle répond : "C'était de le tuer".

*Le prénom a été modifié afin de protéger cette personne mineure


Reimshttp://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims

mardi 17 octobre 2017

Affaire Fiona: "Pour une poignée d'avocats, on préfère tout étouffer", dénonce son père

P.-O./Affaire du petit Nolhan: le procès s'ouvre sur le portrait d'une mère enfant

La mère du Nolhan, décédé sous les coups en juin 2012 à Perpignan, alors qu'il n'avait que deux ans et demi, a été au centre de cette première journée d'audience ce lundi devant la cour d'assises des P.-O.
Laure Filly-Darricau, âgée de 29 ans, est jugée pour "non dénonciation de mauvais traitements" et "abstention volontaire d'empêcher un crime". Son ex-compagnon, Erkan Pekgoz, 31 ans, répond quant à lui de "violences répétées ayant entraîné la mort" du petit garçon. 
La cour s'est attachée à l'ouverture du procès à retracer le parcours de cette femme enfant. Une jeune mère "naïve" et "insouciante" qui a quitté le père de son fils alors que celui-ci n'avait que sept mois, et est venue s'installer à Perpignan où elle a rencontré son co-accusé. 
Divers témoins se sont avancés dont un ancien compagnon qui s'est évanoui à la barre, et la meilleure amie de la jeune mère regrettant amèrement qu'elle ne lui ait jamais rien dit avant que ne survienne le pire. 
Des remords qui viennent s'ajouter à la peine de la famille du petit Nolhan arborant tous dès ce lundi un noeud blanc accroché sur le coeur pour honorer sa mémoire. 
L'intégralité du compte-rendu de cette première journée d'audience est à découvrir ce mardi 17 octobre dans notre édition web abonnés et notre édition catalane en kiosque. 

P.-O./Affaire du petit Nolhan: le procès s'ouvre sur le portrait d'une mère enfantP.-O./Affaire du petit Nolhan: le procès s'ouvre sur le portrait d'une mère enfanthttp://www.lindependant.fr/2017/10/16/p-o-affaire-du-petit-nolhan-le-proces-s-ouvre-sur-le-portrait-d-une-mere-enfant,3060726.php

lundi 16 octobre 2017

Mort de Fiona: la cour ordonne le renvoi du procès en appel en janvier 2018

La cour d'assises de Haute-Loire a ordonné lundi le renvoi du procès en appel de l'affaire Fiona en janvier 2018, comme l'avaient réclamé les avocats de la défense après un incident d'audience vendredi.
Me Renaud Portejoie, qui défend Cécile Bourgeon et Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf, avaient quitté le procès vendredi après-midi, estimant que "leur probité" avait été "mise en cause" par une avocate de la partie civile, Me Marie Grimaud.
» Lire aussi - Affaire Fiona : la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon sera examinée en janvier
Après une longue suspension, le président de la cour Étienne Fradin avait annoncé que l'audience reprendrait lundi matin, avec les mêmes avocats de la défense, mais désormais désignés d'office. Le procès en appel de la mère de Fiona et de son ex-compagnon, jugés pour coups mortels devant les assises de Haute-Loire, entamait aujourd'hui sa deuxième semaine.
Durant la première semaine de débats, les deux accusés, qui ont clamé de concert leur innocence, n'ont toujours rien livré sur les circonstances de la mort de la fillette. En première instance, en novembre 2016 à Riom, la jeune femme avait été acquittée de ces violences et avait été condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti en 2013 sur la disparition de sa fille de cinq ans, tandis que son ancien concubin avait écopé de 20 ans de réclusion.
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samedi 14 octobre 2017

Vingt ans pour "Gino", le tueur de la bijoutière à Marseille

Pour la troisième fois en trois procès successifs, il conjugue le mot cauchemar au passé, au présent, voire au futur. Comme si cette affaire Peduzzi n'en finissait plus. Le temps est venu pour Jean-Pierre Cassely, le mari de la victime, de raconter à la barre devant les jurés ce qu'il a vécu, au plus intime de lui-même, depuis que sa femme Janie a été tuée d'une balle en pleine tête, le 23 novembre 2001, dans sa boutique "Ammonite" de la rue Paradis : "Vous l'avez compris, ce que nous vivons depuis seize ans est un véritable cauchemar. Et chaque matin, le cauchemar est toujours là."

"La belle empreinte que Janie a laissée"

Il raconte que Janie était hôtesse de l'air sur Air France, avant de se lancer dans la bijouterie. Il évoque la fille qu'il a connue à l'âge de 13 ans et qu'il ne quittera plus. Et puis, de souvenir en souvenir, son verbe s'interrompt. Les images du bonheur perdu l'envahissent : "Je pensais que j'allais surmonter mon émotion." Derrière lui, Me Christophe Bass, son avocat, dit "la belle empreinte que Janie a laissée" sur ses proches. "Quel parcours judiciaire !, s'exclame-t-il. Vu de leur côté, cela ressemble à de la maltraitance." Il revient sur les deux premiers procès, aux décisions contradictoires : l'acquittement à Aix en 2005, les vingt ans prononcés à Nice en 2010, puis la Cour européenne qui condamne la France pour violation du droit à un procès raisonnable. Retour à la case justice. L'avocat des parties civiles cible les contradictions de l'accusé Sébastien Peduzzi : "Ces aveux, il les leur devait. Seize ans après, on ne sait toujours pas comment ça s'est passé.""Secrètement, glisse-t-il, ils se disaient que les aveux allaient arriver à la faveur de l'humanité qu'ils continuaient de lui accorder." Il n'en sera rien. Pour marquer l'esprit des jurés de l'empreinte de ce crime terrible, il évoque "la mort qui s'est glissée dans cette boutique à la vitesse de l'éclair". Il espère que Janie "n'a pas eu le temps d'avoir peur". Il songe néanmoins à "la froideur du canon de l'arme sur le front" de la victime. L'avocat général Christophe Raffin évacue d'un revers de manche "le risque de l'erreur judiciaire". Pour lui, il n'existe pas. Sébastien Peduzzi est bien le meurtrier.

"Un faisceau de coïncidences"

Pour porter le fer de l'accusation, l'avocat général convoque le dictionnaire des citations, invite à sa table proverbes corses et dictons chinois. "Il en va de la cour d'assises comme de la mer. Le vent qu'il y fait décide de tout", martèle-t-il. À l'entendre, l'accusé aura été un bien piètre navigateur. Pas de témoin direct du meurtre, pas d'ADN, mais selon sa formule "un faisceau de coïncidences qui, à force d'accumulations, deviennent des certitudes". Les accusations d'Olivier Lopez, le témoin introuvable, sont pour lui "la pierre angulaire de la déposition", "des déclarations qui correspondent aux constatations". Il pointe les détails qui font qu'Olivier Lopez n'a pu dire faux : le froid qu'il faisait le jour du meurtre, le café en terrasse, tous ces éléments que la presse elle-même ignorait du dossier et dont Lopez aurait reçu en confidences. Autant de "pierres qui construisent le mur de sa culpabilité" : la "tendance à minimiser" de l'accusé, "un alibi qui ne tient pas"... Au "Je suis innocent. Vous n'avez pas de preuves" de Peduzzi, l'accusation réplique par "Vous êtes un bon menteur, mais vous êtes un mauvais danseur !" Elle réclamera vingt ans de réclusion.
En riposte, Me Isabelle Colombani marchera sur le fil du doute pour mieux distiller dans la tête des jurés l'idée d'une erreur judiciaire en construction. Elle évoquera l'affaire d'Outreau : "Le doute doit obstinément profiter à l'accusé, même si celui-ci est incorrect ou impoli." Elle reviendra sur la défense parfois maladroite de son client, mais quel accusé se défend bien, surtout lorsqu'il est décrit comme schizophrène ? Alors, oui, insistera-t-elle, "il y a des gens très bien qui sont schizophrènes, mais on ne juge pas Van Gogh ni le fils d'Einstein !"
"Ne jugez pas avec votre peur. Jugez avec votre tête ", implorera Me Colombani, en réclamant l'acquittement.
Après trois heures de délibéré, la cour d'assises du Var a condamné Sébastien Peduzzi, dit "Gino", à vingt ans de réclusion criminelle, tout en estimant que son discernement avait été altéré le jour des faits.

- Justicehttp://www.laprovence.com/faits-divers

vendredi 13 octobre 2017

Angèle: la mère et le beau-père condamnés

La mère et le beau-père de la petite Angèle ont été respectivement condamnés aujourd'hui par la cour d'assises de la Vendée à 25 et 15 ans de réclusion criminelle pour avoir torturé la fillette de quatre ans retrouvée morte en 2014.
Après sept heures de délibéré, la cour a reconnu coupable de "meurtre" la mère, Jordane Dubois, 24 ans. Elle a également été reconnue coupable, de même que son ancien compagnon, David Pharisien, 29 ans, de "tortures ou actes de barbarie sur mineur de moins de 15 ans".
Mais la cour a prononcé des peines bien en deçà des réquisitions de l'avocat général. Le représentant du ministère public, Olivier Dubief, avait réclamé les peines maximales à l'encontre des "bourreaux" d'Angèle, soit la réclusion criminelle à perpétuité pour la mère et 30 ans de réclusion criminelle pour le beau-père

Les peines prononcées ont été accueillies dans un silence de plomb dans la salle d'audience. La cour les a assorties d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans à l'encontre de Jordane Dubois et de David Pharisien.
Tous deux ont nié lors des débats avoir torturé la fillette, décédée par strangulation. Le corps de l'enfant, brûlé sur un tiers de sa surface, avait été découvert le 8 septembre 2014 à Saint-Georges-de-Pointindoux (Vendée), au domicile de M. Pharisien chez lequel Mme Dubois avait emménagé à peine trois semaines plus tôt.
L'avocat général avait pointé hier, outre "l'extrême gravité des faits", l"absence de regrets" et le "détachement" dont ont fait preuve les deux accusés, "aucun des deux (n'assumant) la responsabilité de ses actes".

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Angèle: les parents expriment leurs "regrets"

La mère et le beau-père de la petite Angèle, accusés de tortures sur la fillette de quatre ans retrouvée morte en 2014, ont exprimé leurs "regrets" aujourd'hui au dernier jour de leur procès, devant les assises de la Vendée.
"Je m'en veux tous les jours, à chaque seconde, de ne pas être allée à l'hôpital, de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour la sauver. Je le regrette tous les jours", a déclaré Jordane Dubois, 24 ans, laissant entrevoir son visage aux traits juvéniles, derrière une épaisse chevelure noire. "Ma fille, c'était la chose la plus incroyable que j'ai eue au monde", a ajouté la jeune femme. "Je regrette tout ce qui s'est passé, ça n'aurait jamais dû arriver", a également dit David Pharisien, 29 ans, le beau-père prenant brièvement la parole avant que la cour ne se retire pour délibérer.
Hier, l'avocat général Olivier Dubief a requis les peines maximales à l'encontre des "bourreaux" d'Angèle, jugés depuis lundi pour les crimes de "tortures ou actes de barbarie sur mineur de moins de 15 ans". Il a réclamé la réclusion criminelle à perpétuité contre la mère, également poursuivie pour le meurtre de l'enfant, et 30 ans de réclusion contre son ancien compagnon.
Tous deux ont nié lors des débats avoir torturé la fillette, décédée par strangulation et dont le corps, brûlé sur un tiers de sa surface, avait été découvert le 8 septembre 2014 à Saint-Georges-de-Pointindoux (Vendée), au domicile de M. Pharisien chez lequel Mme Dubois avait emménagé à peine trois semaines plus tôt.
Pour l'accusation, s'il n'est "pas possible de savoir précisément qui a fait quoi", Jordane Dubois et David Pharisien "ont agi en co-action: l'un commence la punition, l'autre la finit". "Ils sont bel et bien co-auteurs et complices de tortures et d'actes de barbarie, tant par leur action ultra-violente que par leur privation de soins", a insisté l'avocat général jeudi.

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jeudi 12 octobre 2017

Patrick Dils: «On m’a volé quinze ans de ma vie, j'estime que j'ai donné»

Quinze ans après avoir été innocenté par la justice,Patrick Dils revient dans son deuxième livre* sur l’affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz (Moselle) qui lui a « volé quinze ans de [sa] vie ». Il évoque aussi sa « troisième vie », « la plus belle », qu’il a commencé à construire après avoir été innocenté en 2002. Une « vie de monsieur Tout-le-monde », auprès de sa femme et de leurs deux enfants, qui a été ébranlée il y a cinq mois, lorsque le quadragénaire a témoigné au procès de Francis Heaulme à Metz, par visioconférence. Une audition qui a viré à l’interrogatoire acharné et a ravivé les plaies de sa famille.

A quel moment avez-vous décidé d’écrire ce livre, et pour qui l’avez-vous écrit ?

Je suis incapable de dater le début, ça a mûri avec le temps. Si j’ai décidé d’écrire, ce n’est pas pour être à nouveau dans la lumière, mais pour remercier tous les gens qui m’ont soutenu quand j’étais en prison, quand j’en suis sorti, et ceux qui me soutiennent encore aujourd’hui. Je veux leur rendre hommage et leur dire merci, surtout à mes parents, qui ont été exemplaires et combatifs.
Et puis il y a une deuxième raison : à travers mon témoignage, je veux montrer à ceux qui sont intéressés par ma vie qu’il n’y a pas de fatalité. A partir du moment où on a de la détermination, on peut tout faire, si on a de l’espoir. On ne peut peut-être pas déplacer les montagnes, mais on peut les contourner. Il n’y a pas besoin d’avoir fait de la prison ou connu la maladie, tous ceux qui rencontrent des problèmes dans leur vie peuvent se sentir concernés par ce message.

Vous racontez dans ce livre que votre audition comme témoin lors du procès de Francis Heaulme a été éprouvante pour vous et pour votre femme. Comment avez-vous vécu ce moment ?

Je savais que ce serait difficile, mais ça s’est transformé en véritable cauchemar. J’ai très vite senti que je n’étais plus là comme témoin mais comme accusé. J’estime que j’ai donné. On m’a volé quinze ans de ma vie. Aujourd’hui je veux qu’on me fiche la paix, avec ma femme et mes enfants, qui sont mes piliers.

Comment avez-vous vécu la condamnation de Francis Heaulme ? Est-ce la fin d’un chemin de croix judiciaire pour vous ?

Absolument pas, parce que d’une part il n’y a pas eu d’aveu, ni de preuve matérielle. Et puis il a très vite décidé de faire appel, donc tout est remis en question, il n’y a rien de définitif.

Avez-vous l’espoir d’être un jour débarrassé de cette affaire ?

Je suis censé vous dire oui… (silence) Je suis en paix avec moi-même. Mon nom fait partie de l’histoire, mais ça ne m’empêche pas de vivre. Mais j’ai besoin de comprendre, j’ai besoin de la vérité, que ça soit Francis Heaulme, Pierre ou Jacques. Moi je sais que je n’étais pas sur ce talus. Je pense aux familles des victimes, à qui on doit la vérité.

Certains continuent de vous soupçonner de ce double meurtre. Comment vivez-vous ces accusations ?

J’ai été blanchi par la justice. Mais il n’y a pas besoin d’avoir vécu ce que j’ai vécu pour ne pas plaire à tout le monde. Je ne suis pas là pour plaire à tout le monde. Mais je suis un honnête citoyen, je paie mes factures.
>> A lire aussi : Jean-Charles Gonthier. «La justice française a du mal à reconnaître ses erreurs»

Appréhendez-vous le procès en appel de Francis Heaulme ?

Non, car je n’ai rien à me reprocher. Mais je sais que ça ne sera pas une partie de plaisir, ce sera une nouvelle épreuve.

Avez-vous envisagé de changer de nom, notamment pour vos enfants ?

Sûrement pas ! (rires) Je suis très fier de m’appeler Dils. Le temps a démontré qu’on pouvait respecter ce nom, on a gagné. Cette idée ne m’a jamais effleuré ces trente dernières années. Je suis fier de le transmettre à mes enfants, le moment venu je leur dirai qui est leur papa. Ce n’est pas une chose facile, à l’heure actuelle, car ils sont petits et il ne faut pas les blesser.

A quoi ressemble votre vie aujourd’hui ?

C’est une vie simple, respectueuse. Je travaille la semaine, et le week-end je passe du temps en famille. Je profite à 100 % de ma famille, de ma femme, qui est un pilier. Elle m’a donné deux beaux enfants. J’ai tout pour continuer ma vie.

Est-ce qu’il vous arrive de penser à l’adolescent que vous étiez lorsque vous avez été arrêté ?

Oui, bien sûr. Il ne faut pas se leurrer, le Patrick de l’époque, c’est le même Patrick qui vous parle aujourd’hui. Il a mûri, a forgé son caractère. Toutes ces épreuves ont fait de moi l’individu que je suis aujourd’hui. Je ne lui en veux pas [au Patrick adolescent, qui a avoué le double meurtre à plusieurs reprises]. Mes parents m’ont inculqué la sagesse, le respect des autorités et du monde des adultes. Je l’inculque aussi à mes enfants. La haine ne sert à rien, la colère, la vengeance ne servent à rien. Je n’ai pas de temps à perdre.

* Il ne me manque qu’une chose, éditions Michel Lafon, 12 octobre  2017, 18,95 euros.
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mercredi 11 octobre 2017

Vendée: Le calvaire enduré par la petite Angèle, torturée et tuée, retracé devant les assises

La petite Angèle, battue et gravement brûlée, a agonisé pendant « quelques jours » jusqu’à son décès en 2014. Telle est la conclusion du médecin légiste au deuxième jour du procès de la mère et du beau-père de la fillette, qui se déroule devant les assises de la Vendée.
L’enfant de quatre ans, retrouvée morte le 8 septembre 2014 au domicile de son beau-père, à Saint-Georges-de-Pointindoux était « probablement prête de mourir » après avoir été brûlée sur 34 % de son corps, a indiqué à la cour l’un des médecins légistes qui a réalisé l’autopsie. Son pronostic vital était « très engagé », a-t-il ajouté, répondant à des questions de la partie civile.
>> A lire aussi : La mère et le beau-père d'Angèle, une petite fille torturée et tuée, devant les assises

De multiples lésions

Le décès d’Angèle a été « quasiment immédiat » suite à la pression effectuée sur son cou, un geste reconnu par sa mère, Jordane Dubois, poursuivie pour « meurtre », mais il était également « en lien » avec les autres lésions trouvées sur le corps de la fillette. L’enfant présentait des brûlures « extrêmement importantes » et à de nombreux endroits du corps, exclusivement sur le côté droit, a souligné l’expert qui n’en a fait qu’une présentation « succincte ».
Ces brûlures remonteraient à « 24 à 48h avant le décès », et sont compatibles avec des douches brûlantes, « même de trois secondes », de l’enfant, a détaillé le médecin légiste. Angèle « a dû avoir des douleurs très intenses » et sa prise en charge, dans un service médical spécialisé, aurait nécessité « une anesthésie générale » pour la soigner, a expliqué le médecin.

Interrogés sur les faits ce mercredi

L’autopsie de la fillette avait également mis en évidence des morsures aux jambes et aux bras, des ecchymoses et des hématomes sur 20 % du corps, des cheveux arrachés et des traces de liens adhésifs au niveau du thorax, ainsi qu’un « ulcère de stress ». Les médecins légistes n’ont en revanche trouvé aucune trace de violences ou de maltraitance avant les quinze jours précédant le décès d’Angèle.
Jordane Dubois, 24 ans, et David Pharisien, 29 ans, sont accusés de « torture ou acte de barbarie sur mineur de moins de 15 ans », crimes dont ils se sont toujours rejeté réciproquement la responsabilité. « J’ai commis quelques erreurs. Avec le recul, j’aurais dû voir que l’attitude de Jordane envers Angèle était inquiétante », déclare l’accusé de 29 ans, grand et élancé, ne laissant transpirer tout au long de la journée que quelques signes de nervosité.
« Je sais que je suis responsable. (…) J’ai commis des gestes qui ont tué ma fille. Mais ce geste n’aurait jamais été fait si M. Pharisien n’avait pas fait ce qu’il a fait », avait lancé avant lui Jordane Dubois, refusant d’être prise pour « la méchante de service », sur qui « il faut tout mettre sur le dos ».
La cour d’assises doit les interroger sur les faits mercredi. Le procès doit durer jusqu’à jeudi ou vendredi.