jeudi 29 septembre 2016

Meurtre de l'avenue Lavisgnottes à Biarritz : le banc des parties civiles est vide

Fait rare, le banc des parties civiles est vide dans le procès qui se tient depuis mercredi devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau

Dans le box des accusés, Benjamin Salles 25 ans, répond du meurtre de Stéphane Brun Pascutta, 49 ans au moment des faits en août 2014 à Biarritz. Yedmel Lath 21 ans, doit s'expliquer sur son attitude lors de la scène fatale. Il s'était abstenu d'intervenir.

Mais aucun membre de la famille de la victime n'est présent pour témoigner de sa personnalité et de sa vie. Stéphane Brun Pascutta était orphelin, et son unique parente, une tante, n'a pas manifesté son intérêt au dossier. Le portrait de la victime, qui se dessine depuis le début des débats, est donc un dessin par défaut, une silhouette esquissée par les témoignages de ceux qui l'ont connue, en particulier lors des dernières années de sa vie d'errance sur la Côte basque.

Menus larcins

À Biarritz, Stéphane Brun Pascutta était connu sous le pseudonyme de "Gigi" ou "Umberto". Cet homme sans emploi avait vendu son appartement de la région parisienne au mitan des années 2000 pour s'installer à Biarritz où il avait "flambé" son pécule, de même que l'héritage reçu quelques années plus tard après la mort de son père.
"Gigi de Paris" ne répondait pas lorsqu'on lui demandait où il habitait. Locataire d'un appartement excentré à Dax, il vivotait à Biarritz de services rendus et de menus larcins. Biarritz où sa réputation le précédait. Celle, en demi-teinte d'un homme "gentil" mais pouvant susciter un sentiment de peur. Celle d'un marginal "chaleureux" mais "traînant avec des gens peu recommandables". Celle d'un homme affable qui pouvait passer des bouts de nuit à tailler des bavettes avec un patron de discothèque, mais aimant aussi "se la raconter" et "se la jouer mafieux".

"2500 euros dans une enceinte"

L'été des faits, Stéphane Brun Pascutta faisait partie de la foule nocturne et interlope de la Grande plage de Biarritz. L'avant-veille de sa mort, il s'était rendu au studio de Benjamin Salles, ouvert à tous les vents, en compagnie de Kelly et Sarah.
"Il nous a demandé d'aller à l'appartement. Il devait récupérer 2500 euros dans une enceinte", témoigne ce jeudi matin Kelly, 17 ans lors des faits. Quelques instants plus tard, le quadragénaire qu'elle a nommé "papounet" dans sa liste de contacts téléphoniques, réapparaît avec le portefeuille et le téléphone portable de Benjamin Salles. Ce dernier, ainsi que son ami Yedmel Lath, vont ensuite s'efforcer de récupérer les objets jusqu'à la scène fatale du dimanche 31 août 2014 au petit matin. "Un mort pour rien", entend-on dans la salle des pas perdus. Ce jeudi, les bancs des parties civiles sont vides. Ceux de la partie civile aussi. A tout jamais.

http://www.sudouest.fr/2016/09/29/meurtre-de-l-avenue-lavisgnottes-a-biarritz-le-banc-des-parties-civiles-est-vide-2517868-4037.php

Trente ans de réclusion pour le meurtre d'Anne-Sophie Girollet

Jacky Martin, 54 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à 30 ans de réclusion pour la séquestration et la mort de l’étudiante Anne-Sophie Girollet en 2005, des faits qu’il a niés tout au long de son procès
Au terme de près de six heures de délibéré, la cour d’assises de Saône-et-Loire, qui jugeait Jacky Martin depuis le 13 septembre, a assorti sa condamnation d’une peine de sûreté de vingt ans, conformément aux réquisitions de l’avocate générale Karine Malara.

«Assassin !»

Après le prononcé du verdict, l’accusé est resté impassible dans le box, tandis qu’un homme a lancé depuis le fond de la salle: «Assassin !».
Mercredi matin, Mme Malara avait demandé aux jurés «de ne pas aller en-dessous de trente ans de réclusion criminelle assortie d’une peine de sûreté de vingt ans».
Le quinquagénaire encourait la réclusion à perpétuité.

Un prédateur

Cet homme «est un prédateur» selon l’avocate générale, qui avait fustigé «son attitude de déni» tout au long du procès.
Étudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse à Mâcon.

Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la rivière, non loin de là.
Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l’homme étant inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour divers vols, recels de voiture et violences.

Tout au long de l’instruction, puis des débats devant la cour, l’accusé, 54 ans, avait clamé son innocence. «Moi, je n’ai pas de sang sur les mains», avait-il insisté avec aplomb dès le premier jour de son procès.

ADN

Karine Malara avait estimé que les explications de l’accusé sur la présence de son ADN «ne tenaient pas debout». «Comment expliquer la présence de son ADN dans la voiture, mais aussi sur les vêtements d’Anne-Sophie?», avait-elle fait valoir.
Réclamant l’acquittement de son client, l’un des avocats de Jacky Martin, Me Damien Varlet, avait pour sa part agité le spectre de «l’erreur judiciaire» dans ce dossier, relevant selon lui d’une «construction qui ne repose que sur l’ADN».
La veille, dans sa plaidoirie, l’avocate des parties civiles, Me Béatrice Saggio, avait rappelé que le «voeu unique» des parents de la victime «était de savoir ce qui était arrivé à leur enfant».
http://www.dna.fr/actualite/2016/09/29/trente-ans-de-reclusion-pour-le-meurtre-d-anne-sophie-girollet

mercredi 28 septembre 2016

Dégradation et menaces de mort : un an de prison

Un homme de 29 ans a été condamné, hier, à un an de prison ferme pour avoir, à Lavelanet, dégradé une voiture et menacé de mort deux personnes. Des faits commis les 19 et 21 septembre, sur fond d'histoire adultérine.
Les faits reprochés à Damien sont simples. Le 19 septembre, à Lavelanet, il a tenté d'incendier une voiture avec un complice, âgé de 15 ans qui sera bientôt jugé par le tribunal pour enfants. Puis, deux jours plus tard, il a menacé de mort deux témoins de cette scène. Mais le contexte de cette affaire, en revanche, est un peu plus compliqué.
Toute l'histoire remonte au week-end précédent. Ce samedi-là, Damien, pourtant en couple et amoureux, aurait eu une aventure avec Mélodie, en couple de son côté. Mais le lendemain, alors qu'il veut mettre fin à l'histoire, Damien et sa compagne seraient harcelés au téléphone par la demoiselle.
«Dépité», selon son avocat Me De Scorbiac, Damien vide une bouteille de vodka et, avec son comparse, tente de mettre le feu à une voiture… dont il ignore qu'elle a changé de propriétaire !
Puis, deux jours plus tard, il se rend chez le compagnon de Mélodie. «Je voulais savoir pourquoi, alors que je n'ai jamais discuté avec lui, il m'a dénoncé aux gendarmes. Et je voulais lui dire aussi que sa copine me prenait la tête», explique Damien au tribunal en ajoutant : «Mais quand je suis arrivé, il est sorti en brandissant un bâton. Alors je suis reparti sans rien dire». Sauf que des témoins de cette scène évoquent un Damien «pas content» et proférant des menaces.
Parce que le prévenu «participe au climat de crainte régnant à Lavelanet», et qu'il est nécessaire de «protéger les victimes», la magistrate du ministère public requiert 8 mois de prison, dont 2 assortis d'un sursis et mise à l'épreuve avec interdiction d'entrer en contact avec les victimes. Sans oublier la révocation d'un sursis de 6 mois prononcé en février et un mandat de dépôt à l'audience.
«C'est une tragédie en trois actes où tout s'emmêle, d'où des malentendus», lance Me De Scorbiac. Certes, Damien a dégradé la voiture. «Mais il y a un contexte», rappelle-t-il. Quant aux menaces de mort, l'avocat de la défense plaide la relaxe au bénéfice du doute : «Les témoins n'apportent pas d'éléments précis pour corroborer la version des victimes. Donc, on ne sait pas ce qui s'est passé le 21 septembre. Et ce n'est pas Damien qui a brandi un bâton», conclut-il.
Le tribunal reconnaît Damien coupable de toutes les infractions et le condamne à une peine qui suit les réquisitions du parquet. Il ajoute même au sursis et mise à l'épreuve l'obligation de soins et l'interdiction d'entrer en contact avec son complice, mineur, des dégradations.

http://www.ladepeche.fr/communes/foix,09122.html

Lorraine : après le fiasco, la vérité dans l’affaire de Montigny-lès-Metz?

Déjà jugé à quatre reprises à Nancy ou Metz, le routard du crime, originaire de Moselle, sera bientôt de retour en Lorraine. Francis Heaulme, actuellement embastillé à Ensisheim (Alsace) et un brin esquinté par maintenant presque un quart de siècle de détention, sera jugé durant le premier semestre 2017 pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz, commis il y a tout juste trente ans.
Un bien funeste anniversaire que celui de la découverte, le dimanche 28 septembre 1986, à 19 h 50, des corps d’Alexandre Beckrich et Cyril Beining, 8 ans, crâne fracassé à l’aube de leur vie à coups de pierres sur un talus SNCF de la rue Vénizelos.
Comme son homologue de la Vologne, cette odyssée pénale interroge, fascine même quiconque s’en approche. Dans un premier temps, Patrick Dils, 16 ans au moment de son interpellation, a été condamné en 1989 à la perpétuité. Dans l’intimité du bureau du policier Varlet, l’adolescent a passé des aveux dévastateurs. A désigné les pierres mortelles.
L’apprenti-cuisinier sera acquitté en avril 2002, à Lyon, au terme de deux procès en révision. La démonstration des gendarmes s’avère édifiante : Dils ne peut avoir commis le double meurtre et, par ailleurs, Heaulme était dans les parages, habitant à Vaux, à quelques kilomètres de Metz, travaillant à la CTBE, à 400 mètres du talus SNCF. La SR de Metz conclut à sa « quasi-signature criminelle ».
La suite ? Un cheminement erratique et des familles qui ne comprennent pas pourquoi le routard du crime n’est mis en examen que quatre ans plus tard, pourquoi, en décembre 2007, il bénéficie d’un non-lieu.
Le cinquième procès pour les familles
En mars 2013, la chambre de l’instruction prendra finalement la décision de renvoyer Heaulme aux assises. Défendu par un bataillon de cinq avocats, le serial killer sera-t-il seul dans le box ? Pas certain. Il l’était, en mars 2014, mais son procès a été interrompu après seulement deux petites journées. Deux témoins sont en effet venus de nouveau accabler Henri Leclaire qui, en décembre 1986, avait avoué les meurtres devant ce même inspecteur Varlet, décidément très prompt à recueillir les confidences des gardés à vue.
Là encore, la justice a inexplicablement tergiversé. Le procureur a requis un non-lieu à l’encontre de Leclaire, les juges d’instruction l’ont renvoyé aux assises et la chambre de l’instruction a infirmé la décision. Un pourvoi en cassation est en cours.
Alexandre et Cyril sont morts il y a trente ans. En 2017, leurs familles feront face à leur cinquième procès. Celui de la vérité ?

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/09/28/lorraine-apres-le-fiasco-la-verite-dans-l-affaire-de-montigny-les-metz

mardi 27 septembre 2016

Procès houleux des salariés d'Air France dans le scandale de la «chemise arrachée

Le procès des quinze salariés d'Air France poursuivis pour violences et dégradations aggravées dans l'affaire dite «des chemises arrachées» lors du comité central d'entreprise du 5 octobre 2015 a repris mardi à Bobigny.
La photo d'un responsable d'Air France, chemise en lambeaux, avait fait le tour du monde, érigée en symbole des tensions sociales en France: un an après, le procès de 15 salariés de la compagnie aérienne s'est ouvert mardi dans une ambiance houleuse.
Applaudissements, protestations, prises de becs entre avocats ont émaillé la première matinée d'audience, devant le tribunal de Bobigny près de Paris, à l'extérieur duquel s'étaient réunis 300 militants syndicaux exigeant la "relaxe" de leurs "camarades".
Les prévenus, dont quatre ont déjà été licenciés par Air France, encourent au maximum trois ans de prison et 45.000 euros d'amendes. Cinq sont jugés pour "violences", dix pour "dégradation".

L'affaire remonte au 5 octobre 2015. Au siège d'Air France, sur le site de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, la direction présente aux représentants du personnel un plan de restructuration qui menace 2.900 emplois. A l'extérieur, plus de 2.000 manifestants sont rassemblés pour protester contre ce projet. Soudain, une centaine parvient à forcer la grille d'accès. Lors d'un mouvement de foule, deux directeurs sont malmenés, ainsi que des vigiles chargés de leur protection. L'un d'eux se retrouve torse nu, forcé d'escalader un grillage pour échapper à la vindicte. L'autre est évacué chemise et costume déchirés entre deux agents de sécurité.

Les deux responsables sortent indemnes de l'épisode mais les images de leur fuite se retrouvent dans les médias du monde entier. Certaines vidéos ont été visionnées lors de l'audience. Sur l'une, on y entend distinctement un salarié menacer le directeur des ressources humaines: "tu as des millions en poche, tu vas payer, tu fais moins le malin maintenant".

La scène met à mal les efforts du gouvernement socialiste pour convaincre les investisseurs étrangers que le climat social s'est apaisé dans un pays habitué aux grèves et manifestations. Les condamnations pleuvent et le Premier ministre Manuel Valls juge que "ces agissements sont l'oeuvre de voyous".

- 'On n'est pas au spectacle' -

Depuis Air France, portée par une conjoncture favorable, est revenue sur son plan de restructuration mais reste secouée par des tensions avec le personnel navigant qui a observé plusieurs jours de grève fin juillet. Le pays s'est aussi embrasé à plusieurs reprises autour d'une réforme du droit de travail jugée trop libérale par ses détracteurs. Plusieurs manifestations ont été émaillées de violences et les images de gaz lacrymogènes dans les rues de la capitale ont, de nouveau, fait les unes de la presse étrangère.
Le syndicat contestataire CGT, à la pointe de l'opposition à la loi sur le travail, est aussi à la tête de la fronde aux abords du tribunal de Bobigny. Plusieurs de ses militants s'y sont retrouvés mardi pour dénoncer une "criminalisation de l'action syndicale", ou une "répression" contre les syndicalistes. "Les libertés syndicales sont fondamentales (...) mais rien ne justifie des violences à l'égard d'innocents", a rétorqué Me Christian Charrière-Bournazel, l'un des avocats d'Air France, en arrivant au palais.

Côté défense, Me Lilia Mhissen, très applaudie par les proches des prévenus venus en nombre les soutenir, aimerait "qu'on ne juge pas les salariés sur des extraits de vidéos qui durent une fraction de seconde mais sur leur action" pendant le déroulé entier de la manifestation. Mais l'ambiance tourne vite au vinaigre. "Baveux", persifle un salarié alors qu'un avocat d'Air France cuisine l'un de ses collègues à la barre. "Pas de manifestations, de protestations, sinon j'évacue la salle: on n'est pas au spectacle, ici!", avertit le président de la chambre.  Les rappels à l'ordre se multiplient, y compris à l'égard des avocats: "vous n'allez pas vous chamailler, vous aussi!", soupire le président. Le jugement sera mis en délibéré.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/index.php

Guerre de la drogue à Marseille : deux frères devant les assises

François et Nicolas Bengler, comparaissent ce jeudi aux assises, six ans après un règlement de comptes qui avait marqué par le jeune âge de ses victimes
Pendant 12 jours, les deux frères François et Nicolas Bengler, soupçonnés d'être les chefs de l'une des plus violentes bandes de trafiquants marseillais, les "Gitans", seront jugés devant les assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence. Ils y répondront de l'assassinat d'un adolescent de 16 ans et des graves blessures d'un garçon de 11 ans, des faits qui remontent à six ans.
Le soir du 19 novembre 2010, des tueurs déboulent à bord de deux voitures de sport dans la cité Clos la Rose, dans les quartiers nord de Marseille. Ils arrosent, à l'arme de guerre, le lieu où des jeunes font le guet pour les dealers du coin. Jean-Michel Gomez, 16 ans, est tué.
Avant de s'échapper, les assaillants font à nouveau feu, blessant gravement un enfant de 11 ans, Lenny. Il n'avait aucun lien avec le trafic. Le témoignage de ce dernier, "psychologiquement assez fort, mais bouleversé", selon son avocat Frédéric Coffano, est un élément clé du dossier.

Un conflit commercial armé qui dégénère

Pour les policiers marseillais, il s'agit d'une étape d'une guerre entre les "Gitans" et leurs rivaux des "Blacks", pour le contrôle des points de vente de drogue de la cité phocéenne.
Ce conflit commercial armé, qui a dégénéré ces dernières années en vendetta meurtrière, est à l'origine de 16 des 26 morts par balle dénombrées dans le milieu marseillais rien que depuis novembre 2015, selon une source policière.
Du côté de la défense, les avocats soulignent l'absence de traces ADN et d'empreintes démontrant la culpabilité des Bengler, et dénoncent le recours à des témoignages anonymes pour "charger" les frères, qui se disent victimes de leur sinistre réputation. 

 Prison, procès, cavale

Les frères Bengler étaient tombés trois semaines après le règlement de comptes, pour une affaire distincte, qui sera également jugée lors du procès aixois. Ils avaient été arrêtés en plein kidnapping, dans une villa isolée où ils gardaient leur victime, cagoulée, bâillonnée et ligotée.
"Ma vie est faite de séjours en prison, de procès et de cavale", résumait François Bengler en garde à vue. Comme son cadet Nicolas, il est sorti de l'école sans diplôme et a pris dès l'adolescence le chemin de la délinquance, puis du banditisme.
Quant à la cité du Clos la Rose, sur laquelle le drame avait braqué les projecteurs en 2010, elle a vu depuis la police et l'État y concentrer leurs forces.
Aujourd'hui, "les habitants ne subissent plus au quotidien la pression du trafic de stupéfiants, dont la réimplantation, si elle connait des tentatives fréquentes, ne peut s'installer durablement", se félicite le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nuñez.

http://www.sudouest.fr/2016/09/27/guerre-de-la-drogue-a-marseille-deux-freres-devant-les-assises-2515254-4697.php

Chauny: un mari devant le Procureur pour de graves violences conjugales

Les gendarmes chaunois sont allés interpeller un mari très violent ce dimanche à Hirson. L’homme âgé de 45 ans a été présenté ce lundi au Procureur de la République à Laon. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec son épouse et son fils. Il sera convoqué au tribunal en novembre. Il s’agit d’une affaire de violences conjugales habituelles commises depuis 2 ans. Après avoir rencontré une assistante sociale, l’épouse victime de ces faits a décidé au début du mois de quitter le domicile, à Hirson, pour trouver refuge dans un foyer d’accueil. Son mari l’a hélas retrouvée à cette première adresse. C’est ainsi que l’épouse maltraitée est arrivée dans un nouveau foyer d’accueil à Chauny. Elle est alors allée porter plainte à la gendarmerie, dénonçant, brimades, gifles, le fait que son mari l’ait aussi traînée par terre. Encore plus grave, l’homme a jeté sur son épouse une bouteille, lui cassant une côte avec perforation d’un poumon ayant valu un séjour à l’hôpital d’Hirson. De retour au foyer, l’épouse a encore subi les comportements inacceptables de son mari, jusqu’à ce que dans leur salon il tire juste au-dessus de sa tête avec une carabine 22 long rifle. L’homme ne peut donc plus entrer en contact avec son épouse, ni avec son fils de 10 ans, qui a subi en victime collatérale tous ces faits au fil du temps et notamment un important choc psychologique le jour du coup de feu. « Papa a tué maman » dit-il avoir pensé lors d’un entretien avec un psychologue
http://www.lunion.fr/node/810449

Nancy : le patron de boîte de nuit met en scène son saucissonnage

Certains ont une imagination débordante. Placé selon lui face à des difficultés financières inextricables, ce gérant d’une boîte de nuit de Maxéville (banlieue de Nancy) a mis en scène son propre saucissonnage… Tout a fonctionné comme sur des roulettes. Au point d’occuper la justice qui a recherché les auteurs de ce vol à main armée et de cette séquestration pendant 7 ans, jusqu’en 2014. Car l’affaire date de l’automne 2007…
Un beau matin de novembre, l’épouse du patron de la discothèque se présente à l’hôtel de police de Nancy, inquiète de ne pas avoir de nouvelles. Elle est encore dans les locaux quand elle reçoit justement un appel de son mari. Il est 11h55. Ce dernier lui explique qu’il a été braqué au petit matin, à 6h30, à la sortie de la discothèque. Trois hommes cagoulés lui sont tombés sur le râble, armés d’un fusil à pompe et d’une barre de fer, l’ont prestement reconduit à son bureau. Il détaille la suite : « On te connaît ! On sait où tu habites, que tu es marié, que tu as des enfants, et, à l’heure qu’il est, quelqu’un est devant chez toi ! Alors file-nous la monnaie ! ».
L’homme aurait alors remis 50.000 € à ses agresseurs. Il aurait ensuite été bâillonné, ligoté sur sa chaise avec du ruban adhésif. Ainsi immobilisé toute la matinée, il serait malgré tout parvenu, comme dans les haletants films d’action, à faire chuter un vase, à ensuite couper ses liens avec un éclat de verre tranchant…
L’ADN déniché sur le ruban adhésif est demeuré inconnu jusqu’en juin 2012, date à laquelle il a « matché » avec une empreinte génétique tout juste rentrée dans le FNAEG. Interrogé, cet ami du patron passe à table en garde à vue, avoue qu’il a bel et bien ligoté son copain à sa demande.

« J’ai fait ça parce que j’étais obligé »

A la barre ce lundi, l’ancien gérant, poursuivi pour « dénonciation mensongère », explique qu’il était à l’époque en bisbille avec son « associé parisien », qui possédait 90 % des parts, qu’il a inventé ce stratagème pour justifier qu’il n’avait plus d’argent.
« En avril 2007, alors que j’étais jusqu’alors gérant salarié, il m’a dit de reprendre la boîte. J’ai constaté que si 50.000 € apparaissaient au niveau de la comptabilité, ils n’existaient en fait pas. Je regrette mais j’ai fait ça parce que j’étais obligé ».
Le président : « - Votre associé vous a mis la pression ? ».
« - Oui. Je suis monté le voir plusieurs fois au Luxembourg. Et il m’a aussi envoyé des gars. Des Albanais ».
Pour le procureur, qui requiert 4 mois avec sursis et 4.000 € d’amende, il est « inadmissible de faire perdre son temps à la justice, à la police ».
« La police savait dès le début qu’il y avait quelque chose qui clochait », assure Me Sébastien Schmitt. « Il ne s’est rien passé dans ce dossier de 2007 à 2012. Et quand on met enfin un nom sur le présumé braqueur, grâce à son ADN, on ne le place en garde à vue que deux ans plus tard, en 2014… ». Jugement : 2 mois avec sursis et 2.000 € d’amende.


http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/09/26/nancy-le-patron-de-boite-de-nuit-met-en-scene-son-saucissonnage

lundi 26 septembre 2016

Assises du Rhône : les assassins présumés de "Léo" devant la justice

Pourquoi Fabian Ristic, 14 ans , surnommé Léo, a -t-il été exécuté à Sablons (Isère)  sur un chemin des bords du Rhône le 2 mai 2013 ? Ses assassins présumés, Yannis Varaille , 27 ans, Anthony Berger , 31 ans , et leur complice Marine Varaille, 22 ans doivent s'expliquer devant la Cour d'assises du Rhône à partir de lundi ... 
Difficile d'y voir clair dans le(s) mobile(s) du crime puisque chacun rejette sur l'autre la responsablité de ce qui s'est passé ce jour-là. Une chose semble pourtant acquise : Léo , un jeune Rom d'origine serbe habitant St Fons (Rhône) était attendu à cet endroit par le trio sous un prétexte futile , l'essai d'une nouvelle voiture. Curieuse fréquentation pour cet adolescent désoeuvré, suivi par l'aide sociale à l'enfance, qui avait des "potes" bien plus âgés que lui. Précisément. Quel rôle précis a joué Marine ,18 ans à l'époque des faits , dans cette affaire ? Elle comparaît, elle,  pour complicité d'assassinat.
Pour d'obscures raisons , que le tribunal va donc essayer d'éclaircir, Léo sera égorgé au cutter sur la voie verte et son corps jeté dans la Rhône. Il sera retrouvé un peu plus tard , mais l'arme du crime, jamais . Qui a eu l'idée criminelle, qui a pris l'initiative, qui a facilité cette éxécution commise avec sang-froid? C'est le rôle précis , les responsabilités rexpectives de chacun qui vont devoir être déterminées pendant cette semaine d'audience à Lyon.  

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/

Assises de la Meuse : une mère jugée pour infanticide

Ils avaient 5 ans, 3 ans et 2 ans et étaient frère et sœur. Ils sont tous les trois décédés dans la nuit du 16 au 17 novembre 2013, dans l’appartement de leur mère Mercedes Sola-Delgado, à Bar-le-Duc. Celle-ci est poursuivie par la justice pour les avoir étouffés. Elle sera jugée par la Cour d’assises de la Meuse les 27, 28 et 29 septembre pour homicides volontaires sur mineurs de moins de15 ans.
Depuis trois ans, Mercedes Sola-Delgado n’avait plus la garde de l’aînée, mais dpuis quelques mois, à sa demande, elle était autorisée à renouer avec elle, à raison d’un week-end par mois. Le 17 novembre 2013, dans la soirée, la famille d’accueil signalait que la fillette n’avait pas été ramenée par sa maman à 18 h, comme prévu. Ce signalement conduisait une patrouille de police à se rendre au domicile de Mercedes Sola-Delgado. Sur la porte un message « Ne pas sonner bébé dort ! SVP merci d’avance ».
Dans l’appartement, les policiers découvraient la mère, prostrée sur son lit, un couteau à la main. Après avoir expliqué aux forces de l’ordre qu’elle avait tenté de mettre fin à ses jours en se coupant la gorge et en s’étouffant avec un oreiller, elle précisait aussi qu’elle avait donné la mort à ses trois enfants. Leurs corps étaient en effet découverts dans leurs lits respectifs. Leur mère était aussitôt placée en garde à vue.

Exaspérée par les pleurs de sa fille

Elle expliquait avoir tué ses enfants dans la nuit du 16 au 17 novembre, en précisant que son aînée, malade, n’avait pas été soulagée par les médicaments. Et que ses pleurs dans la nuit avaient réveillé son petit frère et sa petite sœur. Exaspérée par les pleurs de sa fille, elle aurait alors plaqué un oreiller sur le visage de l’enfant. Constatant le décès de celle-ci, elle aurait ensuite fait de même avec son autre fille qui s’était mise elle aussi à pleurer puis avec son petit garçon. Avant de remettre les enfants dans leurs lits et de les border.
Lors de l’arrestation de la mère de famille qui vivait séparée du père des enfants depuis plusieurs années et avec qui les relations semblaient chaotiques, les policiers ont mis la main sur des médicaments. Certains destinés à soulager des maux de ventre. Mais pas seulement. Dans l’appartement ont aussi été trouvés des comprimés d’un générique du Lexomil, le Bromazépam, un anxiolytique. Ce médicament pourrait tenir une place importante au cours du procès. Et ce tant du côté de la partie civile représentée par Me  Frédéric Berna, qui défendra les intérêts du père des enfants, que du côté de la défense, assurée par Me  Amadou Cissé.
Le premier ne manquera certainement d’insister auprès de la Cour d’assises présidée par Catherine Hologne sur le fait que la prévenue avait fait prendre du Bromazépam à ses enfants, avant de les étouffer, ce qui avait diminué leurs capacités à se défendre. Pour la défense, ce médicament pourrait aussi être au cœur de la plaidoirie, le discernement de la mère infanticide ayant pu être altéré au moment de son passage à l’acte, elle aussi avait pris des médicaments.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/09/26/assises-de-la-meuse-une-mere-jugee-pour-infanticide

dimanche 25 septembre 2016

Meurtre de "Pito le Gitan" : Conejero condamné à la perpétuité aux assises à Montpellier

Jean-Antoine Conejero a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité aux assises de l'Hérault à Montpellier. Il a été jugé coupable du meurtre du pizzaïolo "Pito le Gitan" devant sa pizzeria à Cournonterral, dans l'Hérault, en février 2009.
L'avocat général avait requis, ce vendredi matin, la réclusion criminelle à perpétuité contre Jean-Antoine Conejero aux assises de l'Hérault, à Montpellier.

Conejero condamné à la perpétuité


"Pito le Gitan", un pizzaïolo impliqué dans un trafic de stupéfiants, a été tué en février 2009 devant sa pizzeria à Cournonterral, dans l'Hérault. Jean-Antoine Conejero a donc été jugé coupable de ce meurtre par la cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier.
Sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité est assortie d'une peine de sûreté de 18 ans.
La cour d'assises a donc suivi les réquisitions de l'avocat général.

Déjà condamné pour meurtre


Jean-Antoine Conejero est un Marseillais accusé d'être un tueur à gages. Il a déjà été condamné pour meutre et il est en détention provisoire depuis son arrestation en 2010.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier

samedi 24 septembre 2016

Une mère de famille cleptomane déjà condamnée... 18 fois

Le 12 septembre, un couple de Sarreguemines, en Moselle, subtilise deux paires de chaussures dans un magasin du centre-ville. Jeudi, ils étaient jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour "vol en réunion en récidive", relatent nos confrères du Républicain Lorrain.
La mère de famille, âgée de 31 ans, est cleptomane. Elle compte déjà… 18 mentions à son casier judiciaire, essentiellement pour des faits de vols. Quant à son compagnon de 42 ans, il compte sept mentions à son actif.

"Votre vie, c’est 100 % d’infractions"

S’adressant à la femme, le président du tribunal n'a pas été tendre : "Vous avez été condamnée en juin dernier pour vols, vous avez été condamnée à 5 mois de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve. Et vous recommencez alors que vous avez effectué 10 mois de prison auparavant. Votre vie, c’est 100 % d’infractions. Vous ne faites aucun effort pour redevenir digne et élever vos enfants".
Elle a été condamnée à 6 mois de prison, en plus des 5 mois dont elle a écopé en juin. Lui a été condamné à 6 mois ferme. Tous deux ont été écroués jeudi soir à Metz.
http://www.estrepublicain.fr/

Violence conjugale au tribunal de Carcassonne: elle change de version à la barre

Vendredi, au tribunal était jugée une affaire de violence, mais la victime est revenue sur ses paroles.
Vendredi, à Carcassonne, comparaissait devant le tribunal un couple, marié depuis novembre 2015, mais le tribunal n'a pas pu réellement émettre de jugement sur l'affaire puisque la femme, qui avait le 14 février appeler la police au sujet de violences de la part de son mari à son égard, a totalement changé de discours une fois appelé à la barre. Ce 14 février, la police intervient au domicile du couple pour un différend, expliquait la présidente du tribunal Valérie Reymond. Lors de sa déposition, la femme avait décrit sa situation : depuis le mariage, le comportement de son mari a changé. "Il est colérique, vous insulte, vous crache dessus, il ne vous laisse pas sortir, vous frappe, énonçait la juge, il me frappe trop souvent, je ne veux plus rester avec lui, je veux qu'il quitte le domicile", continuait-elle en citant la déposition de la femme. Mais devant la juge, à la barre, la femme de 46 ans, révèle qu'elle a "accusé à tort" son mari. "J'ai aggravé le cas, il ne m'a jamais frappé", continuait-elle. Et la procureur de la République de rappeler: "Vous savez que les déclarations mensongères sont un délit ?". Le couple vit toujours ensemble, avec un petit revenu pour le foyer. C'est elle qui prend en charge depuis le début de leur union, le loyer, l'assurance de la voiture, et cette situation, explique la victime, "je lui en ai voulu car j'étais fatiguée, j'avais des soucis, et tout cela accumulé…".

  • Relaxe prononcée
L'avocate du prévenu a repris le même discours, en insistant sur "le poids, la charge que représente son mari, qui ne travaille pas, en situation irrégulière pour elle". L'avocate revient également sur la déclaration de la femme, faite à l'époque des faits: "J'ai eu l'impression d'être dans un film: séquestration, violences…", lançait-elle à l'ouverture de sa plaidoirie. La procureur, elle, ne l'a pas entendu de cette oreille. Elle rappelait les menaces de morts faites à l'encontre de la femme, en évoquant néanmoins le manque de témoignages, qui pour la justice constituent des preuves. "Ce n'est pas la première fois que dans un dossier sur une affaire conjugale, la victime change de discours, voire retire sa plainte à la barre", ajoutait-elle. Si le parquet avait requis une interdiction de contact avec la femme pour le prévenu, l'homme a finalement été relaxé. 

http://www.lindependant.fr/2016/09/24/violence-conjugale-elle-change-de-version-a-la-barre,2261769.php

vendredi 23 septembre 2016

Meurtre du gendarme Brière: 30 ans de prison requis contre l'accusé en appel

30 ans de prison dont les 2/3 incompressibles, ce sont les réquisitions de l'avocat général de la cour d'assises de Draguignan dans le procès en appel meurtre du Major Brière. En octobre 2012, à bord d'une voiture volée, Alexandre Baudry l'avait fauché et tué sur une route de la Grave de Peille
Les réquisitions sont identiques au verdict du procès en première instance. "L'élément intentionnel ne fait pas de doute. Alexandre Baudry a voulu donner la mort au gendarme Brière, " a expliqué l'avocat général.
Le 17 octobre 2012, le major Briere dirigeait sur une route sinueuse de l'arrière-pays niçois une opération pour intercepter Alexandre Baudry, alors âgé de 21 ans, sans permis au volant d'une voiture volée, cinq jours après une sortie de prison. En tenue civile mais porteur d'un brassard de gendarmerie, le militaire avait sorti son arme et s'était placé face au véhicule volé (arrivant à 73 km/h). Percuté de plein fouet et projeté à 20 mètres, il était mort de ses blessures le jour même. 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/alpes-maritimes

L'agent licencié par la Ville devra être réintégré

C'est une victoire. Une de plus, sur le fond, qui pourrait bien être la dernière pour peu que la Ville renonce à se pourvoir en cassation. Le 20 septembre, la cour administrative d'appel de Marseille a confirmé le jugement du 21 mai 2015, par lequel le tribunal administratif de Montpellier annulait le licenciement d'un agent prononcé par le maire de Carcassonne le 29 août 2014. Et enjoignait la Ville de le titulariser dans les deux mois.
Employé aux Halles, après avoir œuvré à la surveillance du camping municipal, Djamel Iraïn achevait alors sa période de stage après un an de CDD. De quoi prétendre à une titularisation. Pas de l'avis de la Ville, qui avait évoqué «des difficultés relationnelles avec les commerçants des Halles», des «absences sans information préalable donnée à sa hiérarchie», ou encore «ses manquements avérés à son devoir de réserve sur les réseaux sociaux».
Autant d'arguments écartés en première instance, mais aussi par la cour administrative d'appel de Marseille. Celle-ci considère ainsi que «l'inaptitude professionnelle motivant le refus de titularisation en litige «n'est pas établie par les éléments versés au dossier». C'est a contrario les comportements de – certains – commerçants des Halles qui sont pointés par la cour, qui précise en outre que les potentiels manquements au devoir de réserve ont été commis après le refus de titularisation.

«Erreur manifeste d'appréciation»

De quoi conclure à «une erreur manifeste d'appréciation» du maire de Carcassonne sur le licenciement et la radiation des effectifs communaux, menant la cour d'appel à confirmer l'annulation du licenciement et enjoignant de nouveau la municipalité à procéder à la titularisation de Djamel Iraïn. Hier, l'ancien (et futur) agent affichait sa satisfaction : «Content d'être titularisé, mais aussi que la justice m'ait donné raison. Je retrouve une certaine fierté, deux ans après avoir été touché par la façon dont j'ai été viré».
D'ici le 22 novembre, Djamel Iraïn, embauché après neuf mois de chômage en contrat aidé par l'Agglo, devrait donc rallier la mairie comme adjoint technique de 2e classe. À moins que la municipalité, qui pourra tout juste se consoler de la suppression de l'astreinte de 100€ par jour en cas de non-exécution du jugement, ne facilite son transfert à l'Agglo.