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jeudi 2 mars 2017

Lot-et-Garonne: Jean-Michel Bissonnet, condamné à 20 ans, mis en liberté conditionnelle

Jean-Michel Bissonnet, condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l’assassinat de son épouse en 2008, est sorti de prison jeudi en fin de matinée, après avoir obtenu le 15 février sa libération conditionnelle, ont constaté sur place des correspondants. Il a quitté discrètement, dissimulé dans une voiture, la prison d’Eysses, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), où il était incarcéré.

C’est dans ce même établissement que le Tribunal d’application des peines avait statué en faveur de la libération conditionnelle du détenu, aujourd’hui âgé de 72 ans. Malgré l’opposition de la partie civile, cette décision intervient via le jeu classique des remises de peine, le condamné étant incarcéré depuis le 23 mars 2008.

Placement sous surveillance électronique


Après cette libération conditionnelle, le septuagénaire devrait comparaître, dans un premier temps, devant un Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) parisien dans le cadre d’un aménagement de peine. Il devrait faire l’objet d’un placement strict sous surveillance électronique (PSE) durant un an. Période à l’issue de laquelle, il restera assujetti aux termes et obligations de la libération conditionnelle.

Le riche retraité, habitant dans l’Hérault, avait été condamné en appel le 24 novembre 2011 par la Cour d’assises de l’Aude à Carcassonne à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l’assassinat de son épouse, Bernadette, abattue le 11 mars 2008 de deux coups de fusil à canon scié dans la villa du couple, à Castelnau-le-Lez, où avait été retrouvé son corps, le même jour.

Le jardinier avait reconnu avoir exécuté le contrat à la demande de son patron


En première instance, il avait été condamné à 30 ans de réclusion. Jean-Michel Bissonnet était ainsi condamné à purger la même peine que Méziane Belkacem, celui qui, lors du procès, avait reconnu avoir exécuté le contrat à la demande de son patron et contre la promesse de 30.000 euros. Le jardinier avait vu sa peine de 20 ans confirmée en appel, de même que le vicomte Amaury d’Harcourt, descendant d’une illustre famille de la noblesse française, lui-même condamné en première instance à huit ans de prison pour avoir participé aux préparatifs du crime et caché l’arme.

http://www.20minutes.fr/societe/cour_d_assises-1/

mercredi 15 février 2017

Jean-Michel Bissonet a obtenu sa libération conditionnelle

Jean-Michel Bissonet, condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de son épouse en 2008, a obtenu aujourd'hui sa libération conditionnelle de la Commission d'application des peines.
Siégeant à la prison d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), où il est incarcéré, la Commission d'application des peines a statué en faveur de la libération conditionnelle, rendue possible par le jeu des remises de peine. Jean-Michel Bissonnet, âgé de 72 ans, devrait quitter la prison début mars
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

vendredi 27 janvier 2017

Condamné pour avoir tué sa femme, Jean-Michel Bissonnet demande sa remise en liberté

Incarcéré au centre de détention d'Eysses (Lot-et-Garonne), Jean-Michel Bissonnet assistée d'une avocate villeneuvoise défend sa demande de remise en liberté ce matin au sein de l'établissement pénitentiaire, lors d'une audience du tribunal de l'application des peines, à huis clos. La décision doit être mise en délibéré, elle ne doit pas intervenir aujourd'hui.
En novembre 2011, les jurés de la cour d'assises de l'Aude ont en appel condamné ce riche sexagénaire à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l'assassinat de sa femme, retrouvée morte en mars 2008 tuée de deux coups de fusil au domicile du couple à Castelnau-le-Lez dans l'Hérault. Un premier jugement prononcé par la cour d'assises de Montpellier avait condamné l'homme d'affaires à 30 ans au début de cette même année 2011.
De veuf, Jean-Michel Bissonnet était rapidement passé au statut de suspect à la suite des déclarations du jardinier travaillant pour lui. Ce dernier s'était déclaré coupable du meurtre, mais avait précisé aux enquêteurs qu'il l'avait commis contre 30 000 € proposé par le mari. A ces deux protagonistes un troisième s'était ajouté au cours de l'enquête. Un ami à particule noble du suspect avait récupéré l'arme pour maquiller la mort de l'épouse en un cambriolage qui aurait alors mal tourné.
http://www.ladepeche.fr/communes/agen,47001.html

dimanche 28 octobre 2012

L'affaire Bissonnet sur France 2

L’assassinat de Bernadette Bissonnet, commis le 11 mars 2008 à Castelnau-le-lez, près de Montpellier, est au cœur de l’émission “Faites entrer l’accusé”, que diffuse ce soir France 2, à 22 h 10.
L’occasion de se replonger dans les liens étranges qui unissaient les trois condamnés : Jean-Michel Bissonnet, le mari, Meziane Belkacem, son jardinier, et Amaury d’Harcourt, le vicomte qui a depuis retrouvé la liberté.

http://www.midilibre.fr/2012/10/28/l-affaire-bissonnet-sur-france-2,585256.php

samedi 19 mai 2012

Tout juste libéré, le vicomte d’Harcourt court chez le juge

Condamné à huit ans, il a passé quinze mois en détention.
Le vicomte est sorti à petits pas de la prison de la Santé, hier en fin de matinée. Sans avoir vraiment pris le temps de savourer cet instant si particulier. "Depuis 24 heures, il a été un peu bousculé : on lui a demandé de faire ses sacs, son paquetage, et de remplir toutes les formalités de levée d’écrou", explique son avocat, Me Louis Balling. "C’est un homme qui n’a pris que lentement conscience de ce qu’il recouvrait la liberté."

Une liberté qu’Amaury d’Harcourt, 87 ans, avait perdue le 10 février 2011, lorsque la cour d’assises de l’Hérault l’a déclaré coupable de complicité dans l’assassinat de Bernadette Bissonnet. Ami de Jean-Michel Bissonnet depuis quarante ans, l’octogénaire avait reconnu l’avoir aidé à faire exécuter son épouse par Meziane Belkacem, le 11 mars 2008, et à faire disparaître l’arme du crime. Pour ces faits, les jurés de l’Hérault lui ont infligé huit années de réclusion criminelle, peine confirmée en appel, le 24 novembre dernier à Carcassonne.
Sa famille "très meurtrie"
"Je n’ai pas peur d’aller en prison", avait-il déclaré dans une interview accordée à Midi Libre avant l’ouverture du procès de Montpellier. De fait, cet étonnant personnage, aristocrate fantasque et séducteur, descendant d’une des trois plus vieilles familles de la noblesse française, semble s’être adapté sans trop de difficultés au régime pénitentiaire, au sein du quartier VIP de la Santé. Il y a côtoyé le terroriste Carlos, a sympathisé avec le général Noriega, l’ex-dictateur panaméen, avec qui il prenait le thé en cellule. Et a entretenu des échanges courtois avec le commissaire Michel Neyret, l’ex-patron de la PJ de Lyon, incarcéré pour corruption.
Comme tout détenu de plus de 70 ans, Amaury d’Harcourt a pu demander une libération conditionnelle sans avoir purgé la moitié de sa peine, ce que la justice lui a accordé cette semaine. A peine sorti, le vicomte a dû se dépêcher d’honorer un rendez-vous judiciaire : il était convoqué hier en fin d’après-midi par le juge d’application des peines d’Auxerre. Il va désormais devoir résider dans sa propriété de Saint-Eusoge, aux bons soins de sa famille, qui l’attend de pied ferme et se dit "très meurtrie de son implication dans des faits de cette nature".

http://www.midilibre.fr/2012/05/19/tout-juste-libere-le-vicomte-d-harcourt-court-chez-le-juge,503570.php

mercredi 16 mai 2012

Amaury d’Harcourt libéré dans deux jours

Il quittera vendredi matin le quartier VIP de la prison de la Santé, à Paris, qu’il occupe depuis le 10 février 2011, pour rejoindre sa maison de Saint-Eusoge, dans l’Yonne, tout près du château de ses ancêtres.
Remise de peine

À 87 ans, le vicomte Amaury d’Harcourt, condamné à huit ans de réclusion pour complicité dans l’assassinat de Bernadette Bissonnet, a bénéficié, hier, d’une libération conditionnelle accordée par le juge d’application des peines. La loi prévoit qu’un détenu âgé de plus de 70 ans peut obtenir une telle mesure sans attendre d’avoir purgé la moitié de sa peine.
"C’est une bonne décision, estime son avocat, Me Louis Balling. Après un temps de détention qui n’est pas négligeable pour un homme de son âge, qui a beaucoup réfléchi sur son acte." Concrètement, Amaury d’Harcourt a l’obligation de demeurer chez lui à Saint-Eusoge, de répondre aux convocations du Jap et de réparer tout ou partie des dommages causés par l’infraction. En clair : indemniser les victimes.
"Une insulte à la mémoire de Bernadette"
"Pour les enfants de Bernadette Bissonnet, c’est une insulte de plus à la mémoire de leur mère, estime Me Raphaëlle Chalié, leur avocate. Ce n’est pas surprenant pour quelqu’un qui a bénéficié d’un traitement de faveur du début à la fin de cette affaire." Amaury d’Harcourt n’avait pas été placé en détention préventive, alors que dix jours après l’assassinat de la retraitée de Castelnau-le-Lez, le 11 mars 2008, Jean-Michel Bissonnet, son mari, et Meziane Belkacem, l’employé ayant avoué le crime, avaient été incarcérés. D’Harcourt, qui avait fait disparaître l’arme du crime, retrouvée sur ses indications, aura passé un an et trois mois derrière les barreaux, sur les huit infligés par la cour d’assises.
Bientôt Jean-Michel ?
Toujours détenu à Villeneuve-lès-Maguelone, Jean-Michel Bissonnet, qui a écopé de vingt ans de réclusion, aura 70 ans dans trois ans et demi. Il pourra alors lui aussi demander une conditionnelle. Il aura alors passé près de huit ans en cellule.

http://www.midilibre.fr/2012/05/15/amaury-d-harcourt-libere-dans-deux-jours,501698.php

vendredi 11 mai 2012

Condamné à huit ans, Amaury D’Harcourt veut sortir de prison

Amaury d’Harcourt, condamné à huit ans de réclusion pour complicité d’assassinat de Bernadette Bissonnet, plaide aujourd’hui devant le juge d’application des peines de Paris sa remise en liberté.
Incarcéré depuis le 10 février 2011, cet homme de 87 ans a vu sa peine confirmée lors du second procès, en appel à Carcassonne, le 24 février dernier.

Ainsi que la loi le permet aux détenus âgés de plus de 70 ans, le vicomte Amaury d’Harcourt, qui purge sa peine dans le quartier réservé de la Santé, peut demander à tout moment une libération conditionnelle : il n’est pas obligé, comme ses co-condamnés, d’attendre d’avoir effectué sa peine de sûreté et d’être arrivé à la moitié de sa peine.
Une première audience a déjà eu lieu le mois dernier devant le juge d’application des peines, qui a convoqué une nouvelle audience, afin de connaître la position des parties civiles sur une éventuelle libération du condamné. La décision sera mise en délibéré.

http://www.midilibre.fr/2012/05/10/d-harcourt-veut-etre-libere,499093.php

mercredi 18 janvier 2012

Jean-Michel Bissonnet renonce à son pourvoi en cassation

Jean-Michel Bissonnet, condamné le 24 novembre dernier par la cour d'assises de l'Aude à 20 ans de réclusion pour complicité de l'assassinat de sa femme, a renoncé cette semaine à son pourvoi en cassation, a-ton appris de source judiciaire.
Ayant signifié sa décision en début de semaine au greffe de la maison d'arrêt de Villeneuve-les-Maguelone, il voit donc sa condamnation devenir définitive. "Il ne voyait pas d'issue à un troisième procès, c'est un geste de lassitude" a confirmé son avocat Me Jean-Marc Darrigade.

"C'est un aveu de culpabilité" estime en revanche Me Luc Abratkiewicz, partie civile pour le frère de Bernadette. Selon l'avocat, Jean-Pierre Juan, son client, a accueilli cette information comme "un soulagement, même si on n'a obtenu aucune explication"


mardi 6 décembre 2011

J.-M. Bissonnet a été transféré à l'hôpital de Toulouse

Jean-Michel Bissonnet, 64 ans, a été transféré samedi à la prison de Seysses, près de Toulouse, où il est désormais détenu dans le quartier hospitalier de cet établissement, plus adapté à son état de santé que la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.
Un problème cardiaque
Le riche retraité montpelliérain souffre d’un problème cardiaque qui entraîné son hospitalisation le 27 novembre à l’hôpital Gui-de-Chauliac de Montpellier, trois jours après sa condamnation à vingt ans de réclusion criminelle en appel devant la cour d’assises de l’Aude.
Une tentative de suicide
Un malaise dû à une tentative de suicide causée par l’absorption en une seule prise de ses médicaments hebdomadaires, selon Me Jean-Marc Darrigade, l’un de ses avocats.
"On m’a remis une lettre destinée à ses avocats, dans laquelle il explique sans aucune ambiguïté sa volonté de mettre fin à ses jours", précise-t-il. "Il dit qu’il n’a plus la force de continuer le combat, et qu’il abandonne."
Le 24 novembre, juste après sa condamnation en appel, Jean- Michel Bissonnet avait annoncé la couleur : "La vie ne m’intéresse plus", avait-il murmuré dans le box.
http://www.midilibre.fr/2011/12/05/j-m-bissonnet-a-ete-transfere-a-toulouse,425943.php

lundi 5 décembre 2011

L'émission "Coupable, non coupable" s'intéresse à l'affaire Bissonnet

Ce soir, l'émission "Coupable, non coupable", diffusée à 22 h 45 sur M6, revient sur l'affaire Bissonnet
Ce programme, animé par Nathalie Renoux et intitulé "Procès Bissonnet : qui a tué la pharmacienne ?", retrace les grandes dates de l'enquête, dresse les portraits de Jean-Michel Bissonnet, du vicomte Amaury d'Harcourt et du jardinier Meziane Belkacem. Et décortique les débats lors du procès en janvier 2011 et de l'appel en novembre 2011.

Le 24 novembre dernier, au procès en appel, Jean-Michel Bissonnet a été condamné à vingt ans de prison, Meziane Belkacem a également écopé de vingt ans. Amaury d’Harcourt a, pour sa part, été condamné à huit ans de prison.
http://www.midilibre.fr/2011/12/05/l-emission-coupable-non-coupable-s-interesse-a-l-affaire-bissonnet,425845.php

mercredi 30 novembre 2011

"Jean-Michel Bissonnet va très mal"

Il est appareillé, il va très mal, il ne parle pas et il bouge à peine les doigts." Jean-Marc Darrigade, l’un des avocats de Jean-Michel Bissonnet, condamné jeudi dernier à 20 ans de réclusion pour la complicité d’assassinat de son épouse, a pu voir son client, hier, à l’hôpital de Montpellier.
Ne pouvant lui parler sereinement, il lui a fait signer un pourvoi à titre conservatoire. Traduction : il laisse la possibilité à J.-M. Bissonnet de se pourvoir en cassation, la limite de cette action en justice étant fixée à hier soir.
Selon nos informations, l’ancien homme d’affaires aurait voulu attenter à ses jours. Dimanche, à la maison d’arrêt, il aurait été destinataire de ses médicaments pour une semaine, qu’il aurait absorbé massivement, provoquant un malaise cardiaque.

http://www.midilibre.fr/2011/11/29/j-m-bissonnet-va-tres-mal,423125.php

lundi 28 novembre 2011

Jean-Michel Bissonnet toujours hospitalisé : suicide ou malaise cardiaque ?

Jean-Michel Bissonnet, condamné jeudi en appel à 20 ans de réclusion pour avoir commandité l'assassinat de sa femme, était toujours hospitalisé lundi après-midi au CHU de Montpellier, après avoir fait un malaise cardiaque dimanche, a-t-on appris auprès de l'avocat de ses enfants.
"Ses jours ne sont pas en danger, il va rester en observation pendant 48 heures", a déclaré à l'AFP Me Raphaële Chalié, avocate des enfants Marc et Florent Bissonnet, soulignant que l'hypothèse d'une tentative de suicide, évoquée la veille, n'était "absolument pas vérifiée" pour l'instant. "On n'a pas d'information, y compris les enfants, qui ont été autorisés à le voir cet après-midi (lundi, NDLR)", a-t-elle expliqué.

"On ne sait pas s'il a mal pris son traitement ou s'il a pris d'autres médicaments, il faut être prudent sur l'origine de ce malaise", a-t-elle ajouté. L'avocate a noté que M. Bissonnet lui-même n'était pas encore en mesure d'expliquer ce qu'il s'était passé.
"Dans un état semi-comateux"
Selon le parquet de Montpellier, "rien ne dit" qu'il s'agit d'une tentative de suicide, même si Jean-Michel Bissonnet a été retrouvé "dans un état semi-comateux", faisant penser à une "possible ingestion de médicaments". "Il n'y aura de toutes les façons pas d'enquête pénale", a-t-on ajouté de même source.
D'après le procureur adjoint de la République à Montpellier, Yves Micolet, Jean-Michel Bissonnet a fait un malaise, ce dimanche, "entre 13 h 30 et 14 h" dans sa cellule de la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Il est un détenu "particulièrement surveillé car son risque suicide est jugé élevé, étant donné qu'il vient d'être condamné en appel alors qu'il continue de clamer son innocence".
http://www.midilibre.fr/2011/11/28/jean-michel-bissonnet-toujours-hospitalise-suicide-ou-malaise-cardiaque,422728.php

dimanche 27 novembre 2011

Montpellier: Bissonnet à l'hôpital

Jean-Michel Bissonnet, condamné jeudi en appel à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l'assassinat de sa femme, a été hospitalisé dimanche après-midi au CHU de Montpellier après un malaise cardiaque, a-t-on appris auprès du parquet.

Il a fait un malaise "entre 13H30 et 14H00" dans sa cellule de la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), a déclaré Yves Micolet, procureur adjoint de la République de Montpellier. Si L'Agglo-Rieuse, hebdomadaire montpelliérain qui a révélé l'information sur son blog, évoque une possible "tentative de suicide", M. Micolet dément cette piste.

"Jean-Michel Bissonnet a été trouvé par des gardiens alors qu'il n'arrivait plus à respirer et avait des douleurs à la poitrine. Il y a donc tous les signes d'une alerte cardiaque et on ne part pas sur l'hypothèse d'une tentative de suicide", a-t-il affirmé. Il a toutefois reconnu que ce détenu était "particulièrement surveillé car son 'risque suicide' est jugé élevé, étant donné qu'il vient d'être condamné en appel alors qu'il continue de clamer son innocence".

Jean-Michel Bissonnet, riche retraité de 64 ans, a été condamné jeudi à 20 ans de prison par la cour d'assises de l'Aude pour avoir commandité le meurtre de son épouse, Bernadette, abattue le 11 mars 2008 de deux coups de fusil à canon scié dans la villa du couple, à Castelnau-le-Lez (Hérault). Les jurés d'appel ont réduit la peine de 30 ans prononcée en première instance par les assises de Montpellier.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/27/97001-20111127FILWWW00189-montpellier-bissonnet-a-l-hopital.php

samedi 26 novembre 2011

L’ultime paradoxe de M. Bissonnet

Justice est donc passée sur le crime de M. Bissonnet. A Carcassonne comme à Montpellier, à quelques mois d’écart, les jurés n’ont pas hésité. Pour tous, c’est bien ce petit homme gris, empâté et rondouillard, si prompt à tempêter, qui a fait tuer, un soir d’hiver 2008 à Castelnau-le-Lez (Hérault), son épouse et la mère de ses enfants. A grands coups de fusil, tirés de face et à courte distance.
"Et s’il était coupable ?"

Bernadette Bissonnet ne connaîtra jamais cette vérité-là : sa dernière sensation fut la terreur, gravée dans ses yeux grands ouverts, montrés à la cour d’assises. L’effroi, hurlé dans cet ultime cri, "Maman", qu’a rapporté Meziane Belkacem, son assassin. La mort, envoyée sans qu’elle le sache par son mari, par l’amour de sa vie.
Cette réalité judiciaire va peut-être désormais s’imposer au sein des familles Juan et Bissonnet, comme dans la tête du condamné. A Carcassonne, Jean-Michel Bissonnet a encore nié, contesté, réfuté. Puis, jeudi, il s’est incliné sans protester, lorsque Me Liénart, son troisième avocat, a plaidé l’interdit : "Et s’il était coupable ?" Bien au contraire, à cet instant, l’accusé a pleuré.
Moins odieux, plutôt pitoyable
Ces larmes finales, son calme, et ses explosions de colère vite étouffées par ses avocats l’ont montré sous un jour moins exécrable qu’aux procès de Montpellier. Et l’audience audoise, moins longue, moins tendue, moins explosive l’a fait paraître plus humain. Moins odieux. Plutôt pitoyable, par ses vains efforts pour avoir réponse à tout. Un pantin qui se débat et s’emberlificote dans les fils reliant ses multiples mensonges et les failles de son sinistre scénario qu’il croyait être parfait. Dans son naufrage, il a entraîné ses deux co-accusés, coupables d’avoir suivi ses instructions, ses fils, et deux familles déchirées par ce drame.
A l’arrivée, les jurés ont estimé que le tueur et celui qui l’a armé méritaient la même peine. Sans accorder le moindre avantage à Belkacem, qui a avoué son geste, désigné ses complices et accepté sa peine. Et tant pis si le commanditaire a nié jusqu’au bout, tenté de tromper ses juges, et critiqué gendarmes et magistrats. Un même tarif, pour la bonne foi comme pour la mauvaise.
En 2018, il pourra demander une liberté conditionnelle
Le sens de ce verdict est sans doute ailleurs. Dans l’apaisement. En écartant une peine d’élimination de trente ans, il offre à Bissonnet la possibilité d’accepter la sanction judiciaire. Au tiers de sa peine, c’est-à-dire dans moins de trois ans, il devrait bénéficier de premières permissions de sortie. En 2018, il pourra demander une liberté conditionnelle : il aura alors 71 ans. D’ici là, l’idée de sa culpabilité devrait avoir cheminé dans l’esprit de ses fils, de ses proches, et dans le sien. Alors peut-être, un jour, on ne reparlera plus à Montpellier du crime de M. Bissonnet.
http://www.midilibre.fr/2011/11/25/l-ultime-paradoxe-de-m-bissonnet,422059.php

lundi 14 novembre 2011

Appel du procès Bissonnet en direct : le jour où Bernadette a été assassinée...

Suivez le procès en direct en cliquant sur ce lien...........  http://www.midilibre.fr/2011/11/13/appel-du-proces-bissonnet-en-direct-le-jour-ou-bernadette-a-ete-assassinee,416833.php

Le procès en appel des trois protagonistes de l'affaire Bissonnet, Jean-Michel, le riche rentier accusé d'avoir commandité le meurtre de sa femme Bernadette, Méziane Belkacem, le jardinier illettré et Amaury d'Harcourt, le vicomte aventurier, va creuser aujourd'hui le cœur de la tragédie avec l'examen des faits, le jour du crime, le 11 mars 2008.
Retrouvez ici, tout au long des deux semaines à venir, la transcription des minutes de ce procès
mémorable.

http://www.midilibre.fr/2011/11/13/appel-du-proces-bissonnet-en-direct-le-jour-ou-bernadette-a-ete-assassinee,416833.php

dimanche 13 novembre 2011

Procès Bissonnet en appel : le jour du crime examiné à la loupe

Le procès en appel des trois protagonistes de l'affaire Bissonnet, le riche retraité accusé d'avoir commandité le meurtre de sa femme, le jardinier analphabète et le vicomte aventurier, va toucher lundi au cœur du drame avec l'examen des faits, le jour du crime.
Jean-Michel Bissonnet, ancien homme d'affaires de 63 ans, est rejugé depuis le 7 novembre à Carcassonne pour cet assassinat qu'il nie avec force. A ses côtés dans le box, son jardinier et laveur de carreaux occasionnel, Méziane Belkacem, 52 ans, qui reconnaît avoir exécuté le contrat, et Amaury d'Harcourt, 86 ans, qui admet avoir caché l'arme.

La Cour d'assises de l'Aude examinera pendant trois jours le déroulement des événements, le 11 mars 2008, jour où Jean-Michel Bissonnet découvrira le corps ensanglanté de son épouse Bernadette à son retour du Rotary club, dans leur villa cossue de Castelnau-le-Lez (Hérault).
Pendant la première semaine du procès, Méziane Belkacem a reconnu avoir abattu Bernadette Bissonnet de deux coups de fusil de chasse. Mais ses aveux accablent le patron pour lequel il professait une admiration sans bornes. S'il a commis un tel acte, dit-il, c'est à l'instigation de l'ancien homme d'affaire qui lui avait promis pour "prix du sang" 30.000 euros. Le vicomte d'Harcourt, descendant d'une illustre famille de la noblesse française, corrobore dans cette affaire les dires du jardinier, expliquant avoir accepté d'aider M. Bissonnet au nom d'une amitié de 45 ans. Il a expliqué à la cour que ce dernier lui parlait parfois de se débarrasser de sa femme mais ajoute qu'il ne l'avait jamais pris au sérieux. D'après lui, Jean-Michel Bissonnet ne voulait pas divorcer de crainte de perdre sa maison à laquelle il était très attaché.
La défense du riche retraité, qui a fait fortune dans l'immobilier de bureau, avance la thèse d'un cambriolage ourdi par le duo Belkacem/d'Harcourt en mal d'argent, et qui aurait très mal tourné. Mais le jardinier et le vicomte affirment qu'ils ne se connaissaient pas avant ce 11 mars. L'enquête n'a pu trouver aucun contact entre eux dans les trois mois précédant le drame.
En première instance, les audiences devant les assises de Montpellier avaient été perturbées par les invectives et les cris de Jean-Michel Bissonnet, toujours soutenu totalement par ses enfants. S'il pleure encore souvent à l'évocation de sa femme, il a adopté cette fois-ci un ton beaucoup plus posé, sans doute sur les conseils de sa nouvelle équipe d'avocats. Il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, son jardinier à 20 ans, et le vicomte à huit ans de prison.

http://www.midilibre.fr/2011/11/13/proces-bissonnet-en-appel-le-jour-du-crime-examine-a-la-loupe,416731.php

jeudi 10 novembre 2011

Procès en direct ... Assises : les relations entre d’Harcourt et Bissonnet au cœur des débats

Suivez le procès avec le Midi Libre en direct en cliquant sur ce lien...
http://www.midilibre.fr/2011/11/06/cour-d-assises-de-l-aude-le-proces-bissonnet-en-direct,413515.php

Quarante ans d’une amitié née sous les ors de Chambord, et morte dans le box des assises de l’Aude. Au départ, Amaury d’Harcourt, 86 ans, lointain descendant des Vikings, aventurier africain, éleveur aux mille sangliers, aristocrate fréquentant sous Giscard les chefs d’Etat invités aux chasses présidentielles. Un amateur de femmes, qui prend sous sa coupe dans les années soixante ce petit jeune passionné de chasse, Jean-Michel Bissonnet, fraîchement rentré d’Algérie, et venu alors l’aider sur ses 300 hectares de terres bourguignonnes, pour 400 francs par mois.
"Mon fils, c’était Jean-Michel."
Amaury d'Harcourt


"Je voyais les plus grands banquiers de France, les plus belles voitures arriver à la chasse. A 25 ans, on en prend plein les mirettes", reconnaît ce dernier, qui ne voit plus aujourd’hui le vicomte comme "son père spirituel", ainsi qu’il le décrivait peu après son arrestation. L’octogénaire, qui n’a eu qu’une fille en trois mariages, l’admet : "Mon fils, c’était Jean-Michel."
Bernadette ne l’apprécie guère
Ensuite, entre les deux hommes, "il y a eu un creux de vingt ans", explique Amaury d’Harcourt, pendant lequel Jean-Michel Bissonnet épouse Bernadette et fait fortune à Montpellier. Il continue, pourtant, à aller chasser deux fois par an à Saint-Eusoge. Amaury vient à Castelnau-le-Lez, avant d’aller à la feria de Béziers. Sans se rendre compte que Bernadette ne l’apprécie guère. "Elle m’accueillait très gentiment, je n’ai jamais eu le sentiment d’être un intrus."

Combien as-tu fait de chasses à l'œil chez moi ?

"Une petite rose, Amaury, ça aurait arrangé les choses", souffle Bissonnet. Soudain, d’Harcourt interpelle son ancien ami, qui rappelle combien il était mal payé dans sa jeunesse, lorsqu’il était porcher chez le vicomte : "Pendant trente ans, combien as-tu fait de chasses à l’oeil chez moi ? Ça t’as coûté combien ?" - "Pendant trente ans, tu avais au moins deux cartons de bouteilles de grands vins de la région. J’amenais même des foies gras frais que j’achetais à Metro et qu’on se faisait ensemble !", réplique Bissonnet.
“Ça suffit, ton ami exagère”
Autre point de friction, ces 15 000 € que Jean-Michel verse en janvier 2007 à Amaury. Un prêt, l’achat d’un droit de chasse ? Entre les deux hommes, les versions divergent. Bissonnet l’affirme : "Il m’a demandé ce prêt parce qu’il était dans la merde, et j’ai dit oui ! Un jour, j’ai très bien compris que je ne serais pas remboursé. Bernadette était au courant."
Un an plus tard, selon lui, d’Harcourt demande un nouveau prêt, deux fois plus élevé. Bissonnet dit en avoir parlé à son épouse, avant un repas familial à Paris, au restaurant, où cette dernière quitte précipitamment la table. "Quand je lui ai dit qu’Amaury voulait 30 000 €, Bernadette m’a dit : “Ça suffit, ton ami exagère.”" C’était le 19 février 2008, vingt jours avant le crime.
http://www.midilibre.fr/2011/11/09/pendant-trente-ans-tu-as-chasse-chez-moi-a-l-oeil,415054.php

mardi 8 novembre 2011

Premier jour du procès Bissonnet : le calme et la maîtrise

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http://www.midilibre.fr/2011/11/06/cour-d-assises-de-l-aude-le-proces-bissonnet-en-direct,413515.php

L’accusé joue la carte du calme et de la maîtrise. Une ouverture en douceur, loin du tumulte de Montpellier. En ce premier jour du procès en appel de l’assassinat de Bernadette Bissonnet, la salle de la cour d’assises de l’Aude est quasiment vide, et l’atmosphère apaisée.
Dans le box, trois hommes, conduits là sans hâte ni menottes. Amaury d’Harcourt, en gilet, amaigri, dont le visage s’éclaire à la vue d’un visage connu. " Les faits qui me sont reprochés sont exacts " reconnaît l’aristocrate en hochant la tête. Meziane Belkacem, massif dans sa chemise : " Je reconnais mes responsabilités, j’ai accepté ma condamnation. "

"Je suis non-coupable"
Et Jean-Michel Bissonnet, tee-shirt blanc, costume noir, regard sombre et air tendu : " J’ai fait appel parce que je suis non-coupable. Je voudrais que justice me soit rendue. La justice du peuple, et non celle des uns ou des autres. "
Premier acte, sa personnalité. Le coup de foudre et "le beau mariage" avec Bernadette. La pharmacie, les premières
affaires immobilières montpelliéraines : "Georges Frêche m’a donné un coup de pied aux fesses, il m’a dit : il faut que vous ayez un bon terrain. Il m’a donné un emplacement assez exceptionnel." Premier immeuble de bureaux : "Georges Frêche est venu l’inaugurer, ça m’a lancé, les portes des banques se sont ouvertes."

"Rentier à 52 ans"
L’homme a l’air posé, même si les sanglots sont là, tout près, dès qu’il évoque Bernadette. Et puis l’aventure parisienne, le centre d’affaire place Vendôme : " J’avais un bureau dans lequel jouait Frédéric Chopin,
c’était le grand luxe. " La maison de Castelnau, achetée 1 M€ à cette époque où "l’argent rentrait tout seul" et où Jean-Michel Bissonnet vend ses bureaux parisiens, et stoppe l’essentiel de ses activités, pour vivre de ses "400 000 € annuel" de revenus.

" Quand on devient rentier à 52 ans, on ne finit pas par s’ennuyer un peu. " s’interroge le président Duchemin? " On était tranquilles, on se levait quand on voulait ", raconte Bissonnet.
Le magistrat : " Étiez-vous casanier ? " Jean-Michel Bissonnet hésite : " C’est-à-dire... Vous savez, maintenant, je me méfie tellement des mots. " Le président : " Rassurez-vous, on est juste en période d’échauffement. "
http://www.midilibre.fr/2011/11/08/premier-tour-de-chauffe-au-proces-bissonnet,414225.php

mardi 25 octobre 2011

Exclusif Midi Libre : demande de remise en liberté rejetée pour le vicomte Amaury d'Harcourt

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a rejeté ce matin la demande de remise en liberté présentée par le vicomte Amaury d'Harcourt.
Ce dernier est condamné à huit ans de réclusion pour complicité d'assassinat de Bernadette Bissonnet.

Procès en appel de l'affaire Bissonnet le 7 novembre
Amaury d'Harcourt devrait donc comparaître détenu lors du procès en appel, qui s'ouvre le 7 novembre prochain à Carcassonne, devant la Cour d'assises de l'Aude

http://www.midilibre.fr/2011/10/25/demande-de-remise-en-liberte-rejetee-pour-le-vicomte-amaury-d-harcourt,407655.php