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vendredi 16 février 2018

Michel Fourniret a avoué les meurtres de 2 femmes

Le tueur en série Michel Fourniret a avoué avoir tué deux femmes au début des années 90, la Britannique Joanna Parrish et la Française Marie-Angèle Domece, lors de récentes auditions devant le juge d'instruction, a déclaré aujourd'hui l'avocat de la famille Parrish. Condamné à la perpétuité en 2008 pour les meurtres de sept jeunes filles, Michel Fourniret a été entendu dans le plus grand secret à plusieurs reprises depuis la semaine dernière par une juge d'instruction parisienne.
"Il a fait des aveux circonstanciés et réitérés. Il reconnaît clairement et à plusieurs reprises avoir tué Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece", a affirmé Didier Seban, l'avocat de Joanna Parrish, après avoir été reçu par la magistrate vendredi dans la matinée pour un point sur l'enquête. "C'est un rebondissement", "une résolution me semble-t-il de l'affaire de manière remarquable", a souligné l'avocat, espérant la tenue prochaine d'un nouveau procès aux assises de celui qu'on surnomme "l'ogre des Ardennes". "Compte tenu de investigations en cours", le parquet de Paris n'a pas souhaité faire de commentaires.
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  2. Flash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

samedi 25 mars 2017

Assassinat de Farida Hammiche: le parquet demande le renvoi de Fourniret aux assises

Le parquet de Versailles a demandé le renvoi aux assises du tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier dans l’affaire de l’assassinat en 1988 de Farida Hammiche sur fond de chasse au trésor, a-t-il indiqué vendredi à l’AFP.

«Nous avons requis la mise en accusation devant la cour d’assises de Michel Fourniret et de sa compagne», a indiqué le parquet, sans plus de détails. Il revient désormais au juge d’instruction de rendre son ordonnance. Michel Fourniret est mis en examen depuis 2009 pour l’assassinat de Farida Hammiche, compagne du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, son ancien compagnon de cellule dans les années 1980, et Monique Olivier est mise en examen pour complicité d’assassinat.
La jeune femme s’était volatilisée en avril 1988 près de Clairefontaine (Yvelines), mais sa disparition n’avait été signalée qu’en avril 1998 par Hellegouarch. Si Michel Fourniret a avoué le meurtre devant les enquêteurs, son corps n’a jamais été retrouvé.

Le trésor du « gang des postiches »


En mars 1988, Fourniret, sorti de prison avant Hellegouarch, aurait aidé Farida Hammiche à déterrer d’un cimetière du Val-d’Oise un trésor amassé par les braqueurs de banques du «gang des postiches», dont Hellegouarch avait appris l’existence par un codétenu italien. Des lingots et pièces d’or, enterrés dans une caisse à outils.
Le butin avait été transféré chez Farida Hammiche, dans le Val-de-Marne. Fourniret a raconté avoir tué la jeune femme un mois plus tard et l’avoir enterrée dans une zone isolée près de Clairefontaine, puis avoir mis la main sur le magot.
Le couple Fourniret, également mis en examen pour «recel de vol à main armé», aurait ensuite utilisé ce trésor pour s’acheter le manoir du Sautou dans les Ardennes, où plusieurs de ses victimes seront plus tard découvertes enterrées.
Michel Fourniret et sa complice Monique Olivier ont été condamnés en mai 2008 à perpétuité pour sept meurtres de jeunes filles précédés de viol ou tentative de viol entre 1987 et 2001. Le divorce du couple a été prononcé en 2010.
En mars 2014, le fils de «l'Ogre des Ardennes» était sorti de son silence.

http://www.lunion.fr/22461/article/2017-03-25/assassinat-de-farida-hammiche-le-parquet-demande-le-renvoi-de-fourniret-aux

mardi 15 septembre 2015

Michel Fourniret a-t-il tué Joanna Parrish?

Vingt-cinq ans après l’assassinat de leur fille Joanna Parrish, ses parents demandent aux enquêteurs français de réinterroger les principaux suspects, dont Michel Fourniret. Son ex-épouse avait expliqué que « l’Ogre des Ardennes » se trouvait du côté d’Auxerre à cette époque. Avant de se rétracter…
Originaire de la région de Leeds, Joanna Parrish avait été retrouvée à Monéteau, sur les bords de l’Yonne, près d’Auxerre. Elle était âgée de 20 ans et allait devenir professeur. Joanna avait été liée et violée avant d’être assassinée, il y a 25 ans.
Roger Parrish et son ex-épouse, Pauline Murrell ne sont pas tendres à l’égard de la justice et des enquêteurs français. La maman les surnomme d’enquêteurs à la « Clouseau », du nom de ce policier farfelu joué par Peter Sellers. « Je leur ai dit et ils savent très bien ce que je pense d’eux », déclare Pauline au « Daily Mail ». Ils étaient arrivés à Auxerre trois semaines après avoir reçu la tragique nouvelle.« Quand j’ai demandé au magistrat qui investiguait si Joanna avait été violée, il m’avait répondu par la négative de manière catégorique. Il m’avait menti car j’ai appris par la presse que ce n’était pas vrai ».
Une pétition vient d’être lancée sur internet, par le frère de Joanna qui avait 17 ans au moment des faits. Il demande que la justice française réponde enfin à la question qui hante ses parents : « Qui a tué notre fille ? ». Ils demandent surtout que soient réinterrogés les principaux suspects dont fait partie « l’Ogre des Ardennes », le tristement célèbre Michel Fourniret.
http://www.lunion.com/548804/article/2015-09-15/michel-fourniret-a-t-il-tue-joanna-parrish

lundi 28 juillet 2014

L’étrange quête de l’Ogre des Ardennes

Àl’énoncé du verdict, Michel Fourniret, les cheveux et la barbe fraîchement coupés, est resté figé, les yeux fermés. Une posture qu’il n’aura de cesse de tenir durant son procès. Comme un ultime affront pour les familles de ses victimes.
Sans surprise, celui que l’on a surnommé l’Ogre des Ardennes a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises des Ardennes le 28 mai 2008. Le Sedanais était jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viol ou tentatives, et d’agressions de trois autres jeunes filles qui étaient parvenues à lui échapper.

Un duo infernal

Épouse et complice, Monique Olivier, elle, a pris une peine très légèrement moindre que les réquisitions de Francis Nachbar, l’avocat général, qui avait requis la perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.
Elle écopera d’une peine de sûreté de 28 ans. Le duo infernal ne fera pas appel de cette décision, épargnant ainsi un second procès aux proches des victimes. Divorcée depuis 2010 de Michel Fourniret, Monique Olivier purge actuellement sa peine à Rennes alors que le tueur en série est incarcéré à la centrale d’Ergersheim, en Alsace, où il y restera sans doute jusqu’à sa mort.
« La mémoire de nos filles a été respectée », résumait Jean-Pierre Laville, le père d’Isabelle, la première victime de Fourniret, violée et étranglée en 1987, à l’issue du procès de Charleville-Mézières.
Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret. La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.

jeudi 20 mars 2014

Le fils de "l'Ogre des Ardennes" parle

Entre 1987 et 2001, Michel Fourniret a tué quatre mineures et trois jeunes femmes, en France et en Belgique. Arrêté en juin 2003, après la tentative d’enlèvement d’une fillette, il est condamné à la perpétuité incompressible, le 28 mai 2008. Il a alors 66 ans. Son épouse, Monique Olivier, 59 ans à l’époque, accusée de complicité et de non-dénonciation de meurtres, écope elle aussi de la perpétuité, assortie de vingt-huit ans de sûreté.
Sélim est le fils unique de ces époux diaboliques. Un enfant qu’ils utiliseront pour mettre en confiance leurs victimes. Un enfant qualifié d’« accident » par sa mère et peu aimé par son père.
Ce jeune homme, aujourd’hui âgé de 25 ans, a changé d’identité et vit dans le sud de la France. Tout au long de son interview, le jeune homme se montre très sévère envers ses parents : «Des monstres.» Un héritage criminel "très dur à porter. J’y repense très souvent lors des moments de solitude. Cela me hante, notamment à l’époque des fêtes, quand tout le monde se retrouve en famille (...) Quand on me demande : « Que font tes parents dans la vie ? » Je réponds : « Ils sont morts. »

http://www.lunion.presse.fr/accueil/le-fils-de-l-ogre-des-ardennes-parle-ia0b0n318696

lundi 28 janvier 2013

Fourniret de retour aux assises

Le tueur en série, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sept jeunes filles entre 1987 et 2001, doit maintenant répondre d'un crime crapuleux devant la cour d'assises de Versailles. En avril 1988, Michel Fourniret, l'Ogre des Ardennes, avait étranglé la compagne d'une figure du banditisme pour s'emparer du trésor de guerre du « gang des Postiches ».
L'ASSASSINAT de Farida Hammiche, pour lequel Michel Fourniret, l'Ogre des Ardennes a été mis en examen en juin 2009, n'est pas prescrit. C'est ce qui découle d'un arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles rendu en juin 2011. Michel Fourniret devra donc bel et bien répondre de ce crime crapuleux perpétré en avril 1988 pour s'emparer du trésor de guerre amassé par le gang des Postiches dans les années 80. Il en sera de même pour son ex-femme, Monique Olivier, suspectée d'avoir pris part au sort funeste réservé à la compagne d'une figure du banditisme. Le procès pourrait se tenir dans le courant de l'année.
Le « tuyau » de l'Italien
Les aveux du couple, recueillis par les policiers belges, puis les investigations menées par la police judiciaire ont permis aux magistrats français de reconstituer la trame de cette incroyable histoire. Elle débute avec la chute sanglante du gang des Postiches, en janvier 1986. Les braqueurs à perruques et fausses moustaches écument les banques à la barbe de la police depuis cinq ans, quand une fusillade éclate à la sortie d'un Crédit Lyonnais parisien. Un policier et un truand restent à terre. Les Postiches se mettent au vert en Italie, à Rome. L'un d'eux, André Bellaiche, tombe entre les mains des carabiniers en août. Deux comparses le libèrent en hélicoptère. Ils emmènent avec eux un truand italien, Gian Luigi Esposito. Retour en France. Les quatre hommes se réfugient dans une planque en banlieue parisienne.
Chasse au trésor
Une nuit, les Postiches déménagent leur « trésor de guerre » en compagnie de leur camarade de cavale. Ils le dissimulent dans le cimetière de Fontenay-en-Parisis. Les lingots et les pièces d'or, qui dormaient dans les coffres de banque, sont placés dans une caisse à outils enfouie à l'arrière d'une tombe. Quand ils se font pincer, les enquêteurs retrouvent quelques milliers de pièces d'or et des bijoux à la pelle. Pas le magot du cimetière. À la même époque, Michel Fourniret est en prison à Fleury-Mérogis, dans le cadre d'une série d'agressions. « Le Pointeur » partage sa cellule avec un certain Jean-Pierre Hellegouarch. Le braqueur, lié au groupe d'extrême gauche Action directe, prend Fourniret sous son aile protectrice, ignorant, semble-t-il, les détails de son parcours de délinquant sexuel.
Michel Fourniret est le premier à sortir, en octobre 1987. Les anciens codétenus restent en contact par l'entremise de Farida Hammiche. Lors d'un parloir, Hellegouarch révèle à sa compagne l'existence d'un trésor caché. Il tient le « tuyau » de Gian Luigi Esposito, incarcéré à ses côtés et en attente d'extradition. L'Italien a vendu la mèche pour doubler les Postiches. Il compte sur Hellegouarch pour déplacer l'or en échange d'une confortable commission. Celui-ci demande à sa compagne de conduire l'opération avec la complicité du fidèle Fourniret. En mars 1988, Farida, Fourniret et la nouvelle compagne de ce dernier, Monique Olivier, partent à la chasse au trésor en pleine nuit. Ils exhument la caisse à outils.

« Ne me tue pas comme ça ! »
Fourniret doit encaisser 500 000 francs en échange. À ce prix-là, il doit aussi aménager une cache dans l'appartement de Farida Hammiche. Mission accomplie. Seulement, le 14 avril, Farida déserte le parloir. Son véhicule est découvert sur un parking à Orly. Aurait-elle empoché le jackpot pour s'envoler avec ? Mystère. Sa famille mène les recherches avec le soutien actif de Michel Fourniret. Celui-ci pousse le vice jusqu'à engager un détective privé pour éloigner les soupçons.
Le sort de la malheureuse aurait été scellé la veille du parloir. De l'aveu de Monique Olivier, Fourniret n'était « pas satisfait de sa part ». Il aurait alors décidé de « supprimer Farida Hammiche ». Le piège se referme. Il convainc la jeune femme de se rendre dans une carrière près de Rambouillet pour récupérer des armes. Farida Hammiche aurait été exécutée sur le trajet.
« J'avais un lacet, j'ai entouré le cou de Farida », a raconté Fourniret au procès de Charleville-Mézières. « Elle s'est débattue à tel point que j'ai dû lâcher », a- t-il poursuivi. Elle s'enfuit hors de la voiture. Il la rattrape et cherche encore à l'étrangler. « Je suis face à elle, elle me regarde. Et elle me dit : ''Michel, ne me tue pas comme ça !'' »
Finalement, la malheureuse aurait été achevée à coups de baïonnette.
Poursuivant leur funeste dessein, les diaboliques se débarrassent du macabre fardeau en cours de route. Le pervers aurait enterré Farida de ses propres mains. « Creusant la terre meuble et humide. » Le couple aurait ensuite récupéré l'or à son appartement.
Les policiers ont bien amené le tueur en série sur le terrain pour qu'il les guide jusqu'à la sépulture, comme il l'avait promis à son procès dans les Ar-dennes. Mais Fourniret a semblé incapable de s'en souvenir.


http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/fourniret-de-retour-aux-assises

mercredi 14 septembre 2011

Nouveau camouflet pour l'ex-procureur Nachbar

Le couple Fourniret innocenté… Il fallait s'appeler Nachbar pour parvenir à un tel résultat ! Mais les faits sont là : c'est en bonne partie à cause des conditions très particulières dans lesquelles l'ex-proc des Ardennes a obtenu certains soi-disant aveux de Monique Olivier que les deux monstres sont aujourd'hui dégagés de toute responsabilité dans les affaires Parrish et Domèce.

MICHEL FOURNIRET et Monique Olivier blancs comme neige : vous pouvez vous pincer, vous ne rêvez pas.
Pour ceux qui douteraient encore, voici la conclusion de l'ordonnance de 55 pages rédigée le 24 août par Jeanne Duye, vice-présidente chargée de l'instruction au tribunal de grande instance de Paris, à propos de l'enlèvement, de l'homicide et du viol (ou de la tentative de viol) de deux jeunes femmes, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce : « A l'issue de l'information, faute de pouvoir s'appuyer sur des éléments probants caractérisés, il y a lieu de considérer qu'il n'existe pas de charges suffisantes à l'encontre de Michel Fourniret et Monique Olivier, d'avoir commis les faits qui leur sont reprochés et un non-lieu sera dès lors ordonné. »
Première question qui se pose à la lecture de ces lignes édifiantes, comment ces deux tueurs ont-ils pu être innocentés ? C'est tout bête : justement parce qu'ils sont innocents, du moins des deux crimes en question. Mais alors pourquoi a-t-on tenté de leur faire porter le chapeau ?
La réponse est plus complexe mais pourrait se résumer en une phrase : la soif de reconnaissance, le besoin de pouvoir et l'avidité médiatique d'un homme, qui lui ont fait fouler au pied les règles les plus élémentaires de sa profession, quitte à tuer une enquête. Cet homme, aujourd'hui démenti de la plus cinglante des façons par ses pairs, se nomme Francis Nachbar.

Machine infernale

Pour bien comprendre les mécanismes de la machine infernale montée de toutes pièces par l'ancien procureur des Ardennes, il convient de remonter au 17 mai 1990.
Ce jour-là, on découvre flottant dans l'Yonne, près d'Auxerre, le corps nu d'une jeune Anglaise de 20 ans, Joanna Parrish.
L'autopsie révélera que la malheureuse, après avoir été enlevée, a été droguée, attachée, violée puis étranglée. Des mois, des années durant, les enquêteurs explorent toutes les pistes, compulsent des fichiers, se livrent à des reconstitutions, des auditions, des recherches de témoignages… Sans résultat. Le dossier n'est pas enterré, mais il est permis de se demander si l'on retrouvera un jour le bourreau de Joanna.
Le 14 février 2005, Francis Nachbar, alors procureur des Ardennes, se rend en Belgique pour assister à l'une des auditions de Monique Olivier, alors détenue sur le territoire belge. Il est accompagné de deux officiers du célèbre SRPJ de Reims. Cette audition est interminable, onze heures ! Mais au bout du bout, Francis Nachbar exulte : Monique Olivier vient de reconnaître sa complicité dans l'enlèvement, le viol et le meurtre de la jeune Anglaise. Et dans la foulée, l'épouse de Fourniret, décidément en verve, avoue également les mêmes crimes à l'encontre de Marie-Angèle Domèce, disparue elle aussi près d'Auxerre en juillet 1988.

Un sinistre matamore

Premier couac dans les heures qui suivent ces aveux : Monique Olivier affirme avoir été frappée par le procureur et l'un des policiers français au cours de cet interrogatoire. Bien qu'interrogée à d'innombrables reprises, il est à noter que c'est la seule fois où l'épouse de Monique Olivier se plaindra de mauvais traitements.
Pire, un policier belge, présent lors de l'audition, confirme en bonne partie les accusations de la tueuse en série. Les autorités belges transmettent la plainte à leurs homologues françaises, qui s'empressent de la classer sans suite : le procès du couple maudit approche et la hiérarchie du procureur préfère étouffer le scandale naissant.
Le procès s'ouvre le 27 mars 2008, à Charleville. Mais bizarrement, malgré ces fameux « aveux », les dossiers Parrish et Domèce ne seront pas traités. Ce qui n'empêche pas Francis Nachbar de faire venir les parents de la jeune Anglaise dans les Ardennes et de leur promettre que bientôt, un second procès permettra de condamner le couple Fourniret pour le viol et l'assassinat de leur fille.
Le dernier acte de cette face sinistre vient donc de se jouer : mis en examen, les Fourniret se retrouvent innocentés, les prétendus aveux de Monique Olivier ayant été recueillis sous la violence. La vérité, elle, est sordide : sinistre matamore, l'ex-proc des Ardennes n'aura pas hésité à molester une personne mise en examen pour embellir son tableau de chasse. Francis Nachbar a détruit une enquête, trompé la justice, travesti la vérité, permis au vrai coupable de couler des jours heureux et pire que tout, fait aux parents de la jeune suppliciée anglaise une promesse qu'il savait ne pas pouvoir tenir.

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/nouveau-camouflet-pour-lex-procureur-nachbar

mardi 28 juin 2011

Affaire Fourniret- Parrish / Le procureur Nachbar désavoué par ses pairs

Le procureur parisien en charge du dossier Fourniret-Parrish, du nom de cette jeune Anglaise sauvagement violée puis étranglée près d'Auxerre, en mai 1990, vient de demander un non-lieu : il n'existe pas de charges suffisantes à l'encontre des ex-époux Fourniret. Un véritable camouflet pour Francis Nachbar, l'ancien procureur des Ardennes, qui n'avait pas hésité à frapper Monique Olivier pour lui arracher de prétendus aveux. Le vrai coupable, lui, court toujours…

«ASSIEDS-TOI au bord de la rivière et tu verras passer le cadavre de ton ennemi », affirme un proverbe bantou. Pauline et Roger, les parents de Joanna Parrish, n'auront certainement jamais le soulagement de voir flotter celui de l'homme qui a enlevé, violé, torturé puis assassiné avec un sadisme répugnant leur fille Joanna, 20 ans, retrouvée morte après avoir subi un véritable martyr, au printemps 1990, près d'Auxerre. Michel Fourniret, horrible parmi les horribles, condamné à perpétuité à l'issue d'un procès-fleuve, à Charleville-Mézières, en 2008, présentait pourtant le profil idéal. D'autant plus idéal que sa complice et ex-épouse, Monique Olivier, allait passer aux aveux en février 2005, reconnaissant à l'issue d'un interminable interrogatoire avoir aidé son sinistre mari à enlever puis violer la malheureuse Anglaise.
On imagine la joie teintée de douleur de Pauline et Roger à l'annonce de ces aveux, suivis de la mise en examen du couple infernal : enfin, ils allaient pouvoir mettre un nom et un visage sur le monstre qui avait souillé leur enfant ; enfin, la justice allait passer. Elle est passée, en effet, ou du moins s'apprête à le faire. Mais pour innocenter Fourniret et son ex-épouse, puisqu'aucun élément sérieux ne peut venir accréditer la thèse selon laquelle les deux tueurs en série s'en seraient pris à Joanna Parrish. Un fiasco judiciaire dû au criminel entêtement d'un homme qui les collectionne avec une constance rare, Francis Nachbar, l'ancien procureur des Ardennes.

Prédateur

Déjà, au printemps 2008, bien qu'ayant fait le déplacement à Charleville-Mézières, Pauline et Roger Parrish, ainsi que leurs avocats, s'étaient légitimement interrogés, ne comprenant pas pourquoi, malgré les aveux circonstanciés de Monique Olivier, la justice française préférait ne pas joindre le dossier de leur fille* au procès Fourniret. A l'époque, la version officielle consistait à prétendre que l'ajout tardif de nouveaux noms sur la liste des victimes présumées du macabre duo pouvait retarder l'enquête, au risque de voir le procès reporté Dieu sait quand. Les deux Anglais étaient cependant rentrés en Angleterre rassurés : lors de son réquisitoire, le verbe haut et le geste facile, Francis Nachbar, alors au faîte de sa gloire, avait solennellement prévenu les deux monstres qu'en dépit de leur condamnation (perpétuité pour lui, 28 ans pour elle) ils n'en avaient pas fini avec la justice, en raison de leur mise en examen pour d'autres enlèvements et assassinats, dont celui de Joanna Parrish.
Pauline et Roger ne pouvaient alors deviner l'atroce vérité, celle que vient de dévoiler avec la froideur du jargon juridique un autre procureur, officiant au tribunal de grande instance de Paris et chargé entre autres du dossier de leur fille, en demandant au juge d'instruction de prononcer un non-lieu
« Quand le marigot zigzague, le caïman doit zigzaguer aussi », explique un autre proverbe bantou. Prédateur aux dents longues, au cuir épais et à l'appétit vorace, Francis Nachbar louvoie depuis longtemps. Bien que repris officieusement par sa hiérarchie et rattrapé par les nombreuses erreurs judiciaires qui émaillent son passage dans les Ardennes, il a su jusqu'alors rester à l'abri des gouttes, du moins officiellement. La question est de savoir combien de temps encore il y parviendra…
* Ainsi que celui de Marie-Angèle Domèce, une handicapée mentale disparue en 1988, également à Auxerre, et dont on n'a jamais retrouvé la trace.

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/affaire-fourniret-parrish-le-procureur-nachbar-desavoue-par-ses-pairs

jeudi 14 avril 2011

Michel Fourniret continue son cinéma

Ardennes. Alors qu'on n'a jamais retrouvé le corps de cette malheureuse, dont le « monstre » a pourtant reconnu l'assassinat, son conseil tente de faire annuler sa mise en examen…
UN nouvel article, immatriculé 61-1, de la Constitution, entré discrètement en vigueur le 1er mars 2010, ouvre désormais, aux citoyens, un nouveau droit : celui de contester, à l'occasion des procès intentés devant les juridictions administratives et judiciaires ou régis par le code des juridictions financières, la constitutionnalité d'une loi portant atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit.
Bien évidemment saluée par le Conseil national des barreaux, comme « un nouveau champ d'activité, essentiel pour la profession », cette nouvelle procédure représenterait même, selon les avocats, « un complément indispensable et attendu de notre État de droit et de la protection des droits et libertés de chaque citoyen »…
Manifestement, Me Grégory Vavasseur, actuel conseil de Michel Fourniret, n'aura pas attendu bien longtemps, pour s'emparer de ce nouvel outil juridique.


Dix ans sans nouvel acte d'enquête

Nos confrères du Parisien/Aujourd'hui en France et du Monde ont, en effet, révélé ces jours-ci que l'avocat du « monstre des Ardennes » - condamné en mai 2008 à Charleville-Mézières, à la réclusion perpétuelle incompressible, pour le meurtre de sept jeunes filles, entre 1987 et 2001 - vient de déposer une Q.P.C, c'est-à-dire une « question prioritaire de constitutionnalité », afin que soit annulée la mise en examen de son client, dans l'assassinat de Farida Hammiche !
Me Vavasseur conteste, en effet, une jurisprudence de la Cour de cassation, sur la prescription des délits, car le meurtre de cette jeune femme, survenue en 1988 - que Fourniret et sa femme Monique Olivier ont finalement reconnue en 2004, avec moult détails - aurait dû, selon lui, être « prescrite », au motif qu'il n'y avait eu aucun acte d'enquête, entre la première démarche initiée par ses proches en 1988 pour « recherche dans l'intérêt des familles » et leur plainte formelle, en 1998, pour « disparition inquiétante », dix ans plus tard, sans rien d'acté entre-temps. Lorsque Fourniret et sa compagne avouèrent enfin ce crime, les magistrats usèrent d'un tour de passe-passe pour disjoindre ce cas de tous les autres, afin de ne surtout pas retarder l'ouverture déjà programmée de leur procès. Tout en réservant néanmoins, pour plus tard, l'instruction de ce nouveau dossier. Ils décidèrent, ainsi, de les poursuivre pour « recel de vol avec arme », ainsi que cela avait été établi en 2003, lorsque l'enquête avait découvert que le manoir du Sautou, près de Sedan, avait été acheté avec l'or du gang des Postiches, sur les indications de Farida Hammiche, égérie du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch.


Ce qui avait ainsi permis de retarder la date de prescription pour le meurtre de la jeune femme, en considérant les deux dossiers comme « connexes », c'est-à-dire indissociables.
Ce qu'entend dénoncer, aujourd'hui, Me Vavasseur, qui estime cette pratique « contraire aux principes de légalité, de prévisibilité de la loi pénale et au principe de présomption d'innocence ». En conséquence de quoi la chambre de l'instruction de Versailles va désormais examiner sa Q.P.C. et décider de la transmettre (ou non) à la Cour de cassation. Laquelle, au final, dira si, oui ou non, le Conseil constitutionnel doit en être saisi !
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/justice-michel-fourniret-continue-son-cinema

samedi 9 avril 2011

Le dernier caprice de Michel Fourniret

Le tueur en série Michel Fourniret fait reparler de lui. Il réclame l’annulation de sa mise en examen pour l’assassinat en avril 1988 de Farida Hammiche, crime qu’il a avoué en 2003 mais qu’il estime prescrit. Dans ce but, son avocat, Me Grégory Vavasseur, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), la nouvelle arme offerte aux justiciables pour contester une loi ou un point de droit.
Dans cette affaire instruite à Versailles (Yvelines), Fourniret est également mis en examen pour « recel de vol à main armée ». Il est soupçonné d’avoir récupéré une partie du butin du gang des Postiches, dont l’un des membres était le compagnon de Farida Hammiche. Dans son analyse, le parquet de Versailles estime que l’assassinat de Farida Hammiche, dont le corps n’a jamais été retrouvé, a un lien avec le recel de vol, délit non prescrit. Cela a permis la double mise en examen de Fourniret en juin 2009.
« La règle selon laquelle la prescription peut être reportée dans le temps est une pure création de la jurisprudence et ne repose sur aucun fondement légal. Elle est donc inconstitutionnelle », estime de son côté Me Vavasseur, qui a transmis sa QPC à la chambre de l’instruction de Versailles.
     
      
  http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-dernier-caprice-de-michel-fourniret-09-04-2011-1400252.php