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lundi 29 août 2016

Affaire Dupont de Ligonnès: un livre révèle des éléments exclusifs

La journaliste Anne-Sophie Martin a enquêté dans Le Disparu sur le tueur présumé de sa femme et de ses 4 enfants assassinés à Nantes en avril 2011.
«Une décision définitive à prendre: suicide seul ou collectif» écrivait Xavier Dupont de Ligonnès, endetté et multipliant les échecs professionnels, dans un courriel envoyé à deux amis neuf mois avant l'assassinat de sa famille. C'est ce type d'éléments, jusqu'ici demeurés inconnus, que révèle Anne-Sophie Martin (Le Canard enchaîné, Enquête exclusive, Secrets d'Actualité) dans son roman Le Disparu, publié aux éditions Ring.
Si l'affaire Dupont de Ligonnès continue de passionner les journalistes cinq ans après, c'est parce qu'elle est unique en son genre: même si l'auteur présumé du quintuple assassinat était retrouvé aujourd'hui, aucune preuve de son meurtre ne permettrait de le juger. Il n'existe aucune trace d'ADN, aucune arme, ni aucun aveu suffisant. Seulement des indices, parfois troublant.
La trame parfaite d'un passage à l'acte»
Le roman d'Anne-Sophie Martin se base sur les nombreux mails, lettres, sms et autres documents répertoriés depuis 5 ans et connus seulement des quelques enquêteurs et journalistes spécialisés dans l'affaire. Interrogée par Le Figaro, Anne-Sophie Martin nous rappelle à quel point les faits et les documents accumulés constituaient «la trame parfaite d'un passage à l'acte». «J'imagine une ambiance, des dialogues, des faits qui auraient pu se produire. J'ai rencontré beaucoup de gens et j'ai été sidérée en réalisant qu'une personne sur deux, dans l'entourage de la famille, ne croyait pas à la thèse du suicide».
«Il n'y a pas de vérité établie dans cette affaire» explique la journaliste, par ailleurs secrétaire générale de l'Association de la presse judiciaire. «On ne sait pas exactement dans quel ordre se sont déroulés les faits, on a simplement des éléments d'enquête très précis. On sait que Xavier Dupont de Ligonnès a fait remettre en état le fusil de son père, dont le calibre, 22 long rifle, correspond aux balles retrouvées dans les corps, et on a les tickets des achats réalisés par le tueur présumé: de la chaux, des grands sacs-poubelle... Il y aurait assez pour le mettre en examen, bien sûr».

Le soi-disant départ précipité pour l'étranger

Si le meurtre remonte à la nuit du 3 au 4 avril 2011 selon les experts, les corps ne seront retrouvés que deux semaines plus tard, le 21, et la dernière image de l'assassin présumé date du 15 avril, dans le Var. L'enquête laisse donc imaginer le père de famille rester au moins une semaine chez lui pour enterrer les cadavres et dissimuler le meurtre. Au cours de cette semaine, il écrit à une douzaine de proches pour leur expliquer un départ précipité aux Etats-Unis au service de la DEA, la police des stupéfiants américaine, pour «faire tomber un réseau de trafiquants», écrit-il. Xavier Dupont de Ligonnès aurait été jusqu'à répondre aux textos et mails à la place de ses enfants et de sa femme pour calmer les inquiétudes de leurs amis. Il aurait ainsi écrit aux établissements scolaires de ses enfants et rédigé la lettre de démission de sa femme en prétextant une mutation.
Au milieu d'un de ses courriels où il dicte des consignes à sa famille et ses amis sur la vente de la maison, une phrase étonnante ne laisse pas les enquêteurs indifférents: «Inutile de s'occuper des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse, c'était là quand nous sommes arrivés». C'est justement sous cette terrasse que seront retrouvés les corps de sa femme, de ses quatre enfants, et de leurs deux labradors.

Toujours vivant?

Pour Anne-Sophie Martin, l'hypothèse selon laquelle le criminel serait encore vivant reste plausible au vu de son passé. L'homme de 50 ans était bilingue en anglais selon son entourage et à l'aise en espagnol. «Il avait pas mal bourlingué dans sa jeunesse, c'est quelqu'un de très débrouillard» rappelle la journaliste. Pour la police judiciaire, la dernière trace de Dupont de Ligonnès date d'avril 2011, lorsqu'on retrouve sa voiture abandonnée sur une route du Var. Cela laisse imaginer qu'il aurait ensuite continué à pied, puis peut-être changé d'identité, peut-être passé la frontière... Beaucoup de témoignages ont laissé croire qu'il avait été aperçu une fois à Rome, une autre à Dieppe, à Bastia ou Turin. Des annonces révélées infondées.
Spécialisée dans les faits judiciaires et criminels, Anne-Sophie Martin fait partie des reporters que l'affaire continue d'intriguer. «J'ai été fascinée par cette espèce d'abîme qu'il y avait dans cette histoire où il n'y a pas de mot «Fin». On ne sait pas aujourd'hui, cinq ans après, si cet homme est mort ou si cet homme est vivant», explique la journaliste. L'auteur s'est pourtant plue à imaginer une suite éventuelle, celle à laquelle beaucoup de membres de sa famille croit encore: une fuite à l'étranger et une deuxième vie.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/29/01016-20160829ARTFIG00200-affaire-dupont-de-ligonnes-un-livre-revele-des-elements-exclusifs.php

vendredi 25 avril 2014

Affaire de Ligonnès : la maison de la famille à Nantes mise en vente

Voilà une annonce immobilière qui risque de faire du bruit. La maison nantaise où s'est déroulé le quintuple meurtre de l'épouse et des quatre enfants de Xavier Dupont de Ligonnès, en avril 2011, vient d'être mise en vente, selon une information de 3 Pays de la Loire ce  jeudi
«Oui, la maison est bien en vente. Si quelqu'un se présente, il pourra l'acquérir mais je n'ai pas souhaité me charger de ce mandat car cette histoire m'a touché de beaucoup trop près», a confirmé  un proche du 55 boulevard Schumann où s'est déroulé le drame il y a trois ans.
Selon France 3 Pays-de-Loire, un compromis de vente a été signé récemment, mais l'affaire n'a pas abouti. Afin de trouver un acquéreur, les propriétaires ont décidé de baisser le prix de la maison... Estimée à 400 000 euros, elle sera vendue autour de 280 000 euros. C'est à dire 30% de moins que le prix du marché..


La maison, en indivision suite au décès de la propriétaire qui la louait à la famille de Ligonnès, est restée sous scellés de la police judiciaire pour les besoins de l'enquête jusqu'au début 2012


Les familles respectives d'Agnès Dupont de Ligonnès et de Xavier Dupont de Ligonnès sont ensuite venues récupérer quelques meubles et effets personnels au printemps 2012. Puis, la maison a totalement été vidée par une entreprise quelques semaines plus tard.

Ces derniers mois, quelques travaux ont été menés. La porte a notamment été recouverte d'une peinture bleu-vert, qui a effacé les traces de scotchs des scellés, restés jusque-là marqués dans son blanc initial devenu gris de poussière.

Rapidement devenu principal suspect du quintuple meurtre, Xavier Dupont de Ligonnès n'a jamais été retrouvé, en dépit du mandat d'arrêt international lancé à son encontre et des fouilles des alentours de Roquebrune-sur-Argens (Var), dernier lieu où il a été vu vivant, le 15 avril 2011, quelques jours avant la découverte des corps de sa famille, le 21 avril 2011.

Depuis lors, quelques 800 signalements du suspect ont eu lieu partout en Europe, à chaque fois vérifiés, sans succés.

Agnès Dupont de Ligonnès et ses quatre enfants ont tous été tués à la carabine dans leur sommeil. Leurs corps ont ensuite été enterrés dans le jardin de la maison, sous la terrasse


http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-de-ligonnes-la-maison-de-la-famille-a-nantes-mise-en-vente-24-04-2014-3792183.php