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jeudi 17 février 2011

Réclusion à perpétuité pour l'homme «aux valises macabres»

La cour d'Assises de Nantes a reconnu Alain Faury Santerre, surnommé l'homme aux valises macabres, coupable de meurtre avec préméditation. Elle l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa femme


L'avocat général Jean-Bastien Risson avait requis la perpétuité avec une peine de sureté de 22 ans, tandis que la défense demandait que la préméditation ne soit pas retenue.


L'avocat de l'accusé, Me Patrick Le Tertre a indiqué qu'en l'état, il n'envisageait pas de faire appel mais qu'il devait encore se concerter avec son client, qui regrettait que la préméditation ait été retenue.


"Mes clients n'avaient ni haine, ni vengeance, ils avaient réussi à se situer en dehors de la question de la peine", a pour sa part déclaré Me Cécile de Oliveira, avocate des parents, frères et soeurs de la victime, Françoise Gallen.


Ceux-ci réclamaient en revanche que l'accusé admette la préméditation et donne la "vraie" date du crime mais il n'a jamais voulu revenir sur ses déclarations.


Dès sa garde à vue le 17 juin 2008, Alain Faury Santerre avait reconnu avoir tué sa compagne Françoise Gallen, 60 ans, mais affirmé que cela s'était passé lors d'une dispute, et qu'il ne voulait pas la tuer.


Il n'est pas revenu sur cette affirmation au cours du procès en dépit des témoignages et éléments matériels qui contredisaient cette version.


Dispute fatale avec sa femme


Alain Faury Santerre a des antécédents judiciaires de vols avec effraction. Sa vie a démarré sur une enfance calme et une bonne scolarité, mais reste marquée par une succession de mensonges qu'il sert à ses interlocuteurs, proches ou moins proches.


A Françoise Gallen, une sexagénaire rencontrée six mois plus tôt dans un supermarché et très amoureuse de lui, il raconte qu'il a un appartement dans un beau quartier de Nantes. En réalité il vit d'expédients et n'a pas de domicile.


Il s'installe chez elle. Elle... lire la suite de l'article sur Libération.fr
http://www.liberation.fr/societe/01012320659-reclusion-a-perpetuite-pour-l-homme-aux-valises-macabres

Nantes: la prison à perpétuité requise contre l'homme aux "valises macabres"

L'avocat général a requis la réclusion criminelle à perpétuité avec période de sûreté de 22 ans jeudi à l'encontre d'Alain Faury Santerre, qui a reconnu avoir tué et découpé sa compagne, en juin 2008, avant de la jeter avec deux valises dans des rivières nantaises.
L'avocat général Jean-Bastien Risson a demandé qu'il soit jugé coupable "d'assassinat" et d'"atteinte à l'intégrité d'un cadavre".
Tout au long des débats entamés lundi, la question de la préméditation est restée au coeur des interrogations.
Dès sa garde à vue, Alain Faury Santerre a reconnu avoir tué sa compagne Françoise Gallen, 60 ans, mais a affirmé que cela s'était passé lors d'une dispute, et qu'il ne voulait pas la tuer. Il n'est pas revenu sur cette affirmation au cours du procès même s'il a reconnu, confronté aux témoignages, certaines approximations.
L'affaire avait créé une forte émotion à Nantes au moment des découvertes.
Le 10 juin 2008, un homme découvre une valise noire échouée sur les bords de la Sèvre, à Vertou (Loire-Atlantique), une dizaine de kilomètres au sud-est de Nantes. La valise contient un corps de femme, décapité et sans les jambes.
Puis, le 13 juin 2008 un couple découvre une autre valise, verte celle-là, en bordure de l'Erdre, à Nantes-même. La tête et les jambes qui manquaient lors de la première découverte macabre s'y trouvent.
Lors de l'enquête, plusieurs personnes témoignent après avoir vu un homme à la description identique près des lieux où les valises ont été découvertes. Puis les enquêteurs retrouvent, grâce aux caméras de surveillance, l'acheteur de l'une des deux valises, qui était neuve, peu de temps avant.
Dès le 17 juin 2008, un homme né en 1959, concubin de la victime, est interpellé.
Dans les jours précédant son interpellation, Alain Faury Santerre aura parfaitement donné le change: il participe à un concours de pétanque le 7 juin, s'envoie des sms avec le portable de la défunte plusieurs fois, et y répond, reçoit "jovial", le 10 juin, des experts chargés de métrer l'appartement en vente de la victime, qui ne remarquent rien.
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/nantes-la-prison-a-perpetuite-requise-contre-l-homme-aux-valises-macabres-17-02-2011-1319923.php

Valises macabres : crime passionnel ou préparé ?

La cour d'assises juge jusqu'à vendredi Alain Faury-Santerre, accusé d'avoir tué et découpé sa compagne. Après sa personnalité lundi, les jurés ont examiné, hier, le scénario du crime.
La scie utilisée pour découper le corps de Françoise Gallen a été achetée le 5 juin 2008 à Nantes. Cette certitude imprimée dans la mémoire d'une caisse enregistreuse alimente les débats de la cour d'assises. Quelle importance ? Déterminante. Si Alain Faury-Santerre a tué sa compagne le 4 juin, comme il le prétend, alors sa version du crime passionnel peut tenir la route. Il évoque une dispute envenimée, des coups échangés. Il jure avoir tué sans le vouloir avant de se débarrasser du corps le plus affreusement du monde.


En revanche, si la scie a été achetée avant la mort de Françoise Gallen, alors Alain Faury-Santerre s'expose à une peine plus lourde. Celle d'un jury condamnant un crime froidement préparé, loin du geste désespéré d'un amoureux dépassé par les événements.


Pour forger leur conviction et en l'absence de témoins, les jurés vont devoir choisir. D'un côté, la puissance de la science, de la médecine. Plusieurs légistes, catégoriques, datent la mort de Françoise Gallen du 7 ou 8 juin. Soit deux jours après l'achat de la scie, mais aussi de sacs poubelles de 200 litres et de gants par Alain Faury-Santerre.


Scénario ou pas ?


De l'autre, il y a le témoignage humain, avec ses faiblesses ou sa force de conviction. « C'est le 4 juin, je ne changerai pas de déclaration », a répété l'accusé une bonne dizaine de fois hier. De petits indices cohabitent. Le chef enquêteur des gendarmes, soucieux des preuves, l'admet : « Il n'y a pas d'élément tangible pour dire qu'elle était vivante le 6 ou 7 juin. » Passé le 4 juin, Françoise Gallen n'a plus téléphoné, a raté un rendez-vous médical, n'a plus sorti son chien...


Au centre de ce tableau noir, demeure Alain Faury-Santerre. Le grand bonhomme traverse l'audience comme un sac de sable. À l'émotion qui emplit la salle, aux vives attaques des avocats, aux expertises des médecins, il répond invariablement de sa petite voix monocorde. Il est pressé de questions. Pourquoi a-t-il pris le risque de traverser la ville avec une lourde valise en plein jour ? Pourquoi avoir fait un esclandre pour négocier le prix de la valise achetée sous l'oeil des caméras d'un supermarché ? Pourquoi avoir fait visiter, avec calme, l'appartement de Françoise Gallen (où il restait encore une valise) le 10 juin ? Pourquoi, enfin, être revenu sur les lieux de découverte de la seconde valise, provoquant sa perte ? Il tire argument de tant d'incohérences : « Si c'était un scénario, calculé, millimétré, ce ne serait pas logique, souffle-t-il. Mais ce n'était pas un scénario. » Autrement dit, c'est un crime passionnel.


On peut voir les choses autrement, selon la suggestion d'un psychologue. Alain Faury-Santerre a certes tout fait pour dissimuler son acte (jusqu'à brûler les empreintes de la victime) mais, dans le même temps, « il cherchait à se faire prendre ».


http://www.20minutes.fr/article/671249/nantes-valises-macabres-assises

mercredi 16 février 2011

Affaire "des valises":"il n'y a plus de logique quand on a tué" dit l'accusé

"Il n'y a plus de logique quand on a tué": Alain Faury-Santerre, qui a reconnu avoir découpé sa compagne qu'il venait d'étrangler avant de cacher son corps dans des valises, n'a pu expliquer son geste devant la cour d'assises de Loire-Atlantique qui le juge depuis lundi.
Calmement, poliment, cet homme de 52 ans répond aux questions et raconte comment, en juin 2008, il a étranglé sa compagne de 60 ans et découpé son corps pour le faire disparaître
On s'est disputé à propos de sa fille. Après, elle est partie à insulter tout le monde dans tous les sens. Elle m'a donné des coups (...) J'ai dû être violent, c'est allé tellement vite", raconte l'accusé.
Sa compagne, Françoise Gallen, succombe à une strangulation. "A ce moment-là, vous auriez pu appeler la police", interroge le président de la cour.
"Je sais bien l'horreur de ce que j'ai fait. Mais vous dire pourquoi j'ai agi comme ça après, j'en suis incapable. Il n'y a plus de logique quand on a tué", répond l'accusé, décrit comme un garçon "calme, doux, affectueux" lors de la première journée de son procès, lundi.
Après avoir étranglé Françoise Gallen, Alain Faury Santerre avait acheté une scie et une grande valise, dont il a négocié le prix. Au petit matin du 9 juin 2008, sur le sol de la chambre, il avait découpé le corps de sa compagne, rencontrée dans un supermarché six mois plus tôt. "Cela s'est fait sans effort", avait-il expliqué aux enquêteurs.
Une valise noire contenant un corps de femme, décapité et sans les jambes, avait été découverte le 10 juin 2008 sur les bords de la Sèvre, à Vertou (Loire-Atlantique), une dizaine de kilomètres au sud-est de Nantes.
Puis, le 13 juin 2008 une autre valise, verte celle-là, était trouvée en bordure de l'Erdre, à Nantes. La tête et les jambes qui manquaient lors de la première découverte macabre s'y trouvaient.
"A la lecture des faits, je m'attendais à trouver quelqu'un de psychotique", a dit à la barre un expert psychiatre. "Or, nous avons réussi à échanger sur les faits avec une certaine bonhomie", s'est-il étonné.
Le procès est prévu jusqu'à vendredi. Une demande de renvoi, exprimée lundi par la défense qui a dit craindre un parasitage par l'affaire Laetitia, a été jugée inopportune par le président
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/affaire-des-valises-il-n-y-a-plus-de-logique-quand-on-a-tue-dit-l-accuse-15-02-2011-1317877.php

Cet homme si banal a découpé sa compagne

Alain Faury-Santerre est jugé aux assises pour avoir tué Françoise Gallen avant de se débarrasserde son corps dans deux valises, à Nantes. Les experts peinent à expliquer ce geste « monstrueux ».
Tout le monde voudrait qu'un expert psychiatre soit capable de dire aux jurés de la cour d'assises quelque chose de rassurant. Du genre : cet homme a découpé sa compagne après l'avoir tuée, on pouvait le redouter compte tenu de sa dangerosité, c'est typique de sa maladie, etc. Mais Alain Faury-Santerre est tout le contraire du monstre qu'on imagine. Monsieur-tout-le-monde. « Gentil », « doux », « bon », « intelligent »... Au pire, cet homme est taxé d'être « menteur ».


Les psys calent. « Je m'attendais à rencontrer un psychotique, confesse le psychiatre Vincent Alric. Mais ce qui est surprenant, c'est que je peux discuter avec lui comme avec vous ! Il a commis l'insupportable et on arrive à échanger avec lui avec une certaine... bonhomie. Il reste des zones d'ombres. »


Les experts mettent en lumière la confondante banalité de ce quinquagénaire. « Aucune pathologie ne peut expliquer les faits », poursuit le médecin. La mère de l'accusée, elle-même, avait déclaré aux gendarmes : « Un meurtre, on peut encore l'expliquer. Mais ce qu'il a fait après, c'est impossible. » L'accusé, plongé dans le dossier, en cellule depuis deux ans et demi, ne dit pas autre chose. « Je ne me l'explique pas. »


Alain Faury-Santerre prétend avoir tué Françoise Gallen, l'enseignante retraitée avec qui il vivait, lors d'une dispute. Embarrassé par le corps, il aurait décidé de le découper pour le mettre dans deux valises jetées dans des rivières nantaises.


À défaut d'éclairer ces actes, les psys savent donner un sens au geste. S'en prendre à l'intégrité d'un cadavre nécessite de gommer l'humanité de la victime. « Il ne l'a plus considérée comme un corps humain, mais comme quelque chose dont il fallait se débarrasser », avance le psychiatre. Un psychologue y voit un « déni de réalité » qui confine à la « psychose » : « Faire disparaître le corps, c'est effacer le sentiment de faute. »


La certitude, c'est la violence inouïe du traumatisme pour l'entourage. « L'humiliation, la transformation du corps en un simple objet, c'est du mépris, souligne un psychologue. Comme si la victime n'avait jamais existé. »
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Cet-homme-si-banal-a-decoupe-sa-compagne-_3636-1695213_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

mardi 15 février 2011

Demande de renvoi rejetée au procès des « valises macabres »

Le procès d'Alain Faury-Santerre s'est bien ouvert, hier, devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. L'avocat de l'accusé, jugé pour avoir tué sa compagne et découpé son corps dans deux valises jetées dans la Sèvre nantaise et l'Erdre, avait pourtant demandé, en préambule, un renvoi du dossier. En cause : les similitudes avec la mort de Laëtitia Perrais. « Le climat et l'émotion ambiante suscités par le drame de Pornic ne sont pas propices à ce que ce dossier soit jugé de façon sereine », estimait Me Patrick Le Tertre.


« Menteur » et « manipulateur »
Une demande « indécente » et « absurde » pour les avocats de la famille de Françoise Gallen. « Il y a certes des similitudes, mais ce sont deux affaires différentes, avec des acteurs et des personnalités différentes », avait lui aussi estimé l'avocat général.
La cour d'assises, qui a finalement rejeté la demande de renvoi, a ainsi pu découvrir la personnalité de l'accusé. Décrit comme « calme » et « non-violent » par la défense, l'ancien compagnon de Françoise Gallen est aussi un « menteur » et un « manipulateur », selon ses proches. « Il m'a volé de l'argent sur mon compte pour m'offrir une bague », a confié son ex-femme aux enquêteurs. Alain Faury-Santerre a aussi une « représentation survalorisée de lui-même », selon un expert.G. F.


http://www.20minutes.fr/article/670051/nantes-demande-renvoi-rejetee-proces-valises-macabres

L'acte inexplicable d'un être «calme et doux»

Au cours de la première journée de son procès, la cour d'assises de Loire-Atlantique a tenté, hier, de percer la personnalité d'AlainFaury-Santerre, un être décrit par ses proches comme «calme, doux, affectueux». L'homme âgé de52 ans a pourtant reconnu avoir, en juin2008, tué sa compagne de 60 ans en l'étranglant puis d'avoir découpé son corps pour le faire disparaître. Le 10juin 2008, une première valise, contenant un corps de femme décapité et sans les jambes, avait été découverte sur les bords de la Sèvre, à Vertou (44). Trois jours plus tard, une autre valise était trouvée en bordure de l'Erdre, à Nantes. La tête et les jambes qui manquaient lors de la première découverte s'y trouvaient. «Pour moi, ce qui s'est passé est inimaginable, a témoigné, hier, l'une des soeurs de l'accusé. Je ne comprends pas».


«La bonté même»


Élevé par une mère institutrice après le décès prématuré d'un père officier mécanicien, Alain Faury-Santerre s'imagine d'abord prof de philo avant de se lancer dans la restauration et de fonder une famille avec compagne et enfant. Mais, en 1991, victime d'une agression «gratuite» à coups de batte de base-ball, l'homme lâche prise, fait faillite, perd sa compagne et glisse dans la marginalité, commençant à commettre des cambriolages. «Alain, c'était la bonté même. Il n'a jamais levé la main sur quelqu'un», a pourtant expliqué, hier, la mère de son enfant. En novembre2007, il rencontre dans un supermarché Françoise Gallen qu'il tuera six mois plus tard. Un fait qu'il a reconnu dès sa garde à vue, tout en niant la préméditation.


Renvoi rejeté


Estimant que la médiatisation du drame de Laëtitia, disparue le18janvier près de Pornic (44), risquait de troubler «la sérénité» des jurés du fait d'une certaine similitude entre les deux affaires, l'avocat de l'accusé, MePatrickLetertre, avait demandé, hier en début de journée, un renvoi du procès. Une demande rejetée par le président de la cour d'assises, Dominique Pannetier. Le procès est prévu jusqu'à vendredi.


http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/nantes-l-acte-inexplicable-d-un-etre-calme-et-doux-15-02-2011-1207415.php

lundi 14 février 2011

Le procès des "valises" à Nantes : Il a tué et découpé son amie

Les faits se sont déroulés un matin de juin 2008. Un promeneur remarque une valise flottante, à Vertou (banlieue sud de Nantes). À l'intérieur, le tronc d'une femme aux empreintes digitales brûlées pour empêcher son identification. Toutes les hypothèses s'ouvrent alors aux enquêteurs. Crime crapuleux, règlement de comptes ? Le pire était à venir. Trois jours plus tard, une seconde valise était découverte. A l'intérieur : la tête et les jambes du corps mutilé.


La victime, Françoise Gallen, une institutrice à la retraite de 61 ans, était morte dans son appartement lors d'une dispute avec son compagnon, qu'elle avait rencontré quelques semaines auparavant. Alain Faury-Santerre, 49 ans à l'époque, est interpellé. Il avait été repéré sur les lieux de la découverte de la seconde valise. L'accusé réconnaît avoir étranglé sa victime après avoir été giflé. Il est alors resté plusieurs jours avec le cadavre de la sexagénaire, avant de le découper avec une scie égoïne.


Laëtitia dans toutes les têtes
Le procès de cet homme s'est ouvert, ce lundi matin, devant la cour d'assises. Il doit durer jusqu'à vendredi. L'accusé ne conteste pas avoir tué Françoise Gallen. Selon lui, il s'agit d'un enchaînement passionnel et fatal. Jean-Bastien Risson, substitut du procureur, penche, lui, pour un crime exécuté froidement. La scie égoïne utilisée pour découper le corps a été achetée le 5 juin. Alain Faury-Santerre date la mort du 4 juin contrairement à l'accusation qui penche pour le 9 juin. La qualification d'assassinat - crime prémédité - n'a donc pas été retenue.


Le fait que le corps ait été découpé rappelle malheureusement le meurtre de Laëtitia Perrais. Et ce lundi matin, l'avocat d'Alain Faury-Santerre n'a pas hésité à évoquer le drame de la jeune fille pour obtenir le renvoi du procès de son client par la cour d'assises de Loire-Atlantique, arguant même que la récente découverte du corps dépecé de Laëtitia Perrais dans un étang de la même région nuisait à la « sérénité » des débats. Et de poursuivre : « Le climat et l'émotion ambiants autour de l'affaire Laëtitia ne sont pas propices à ce que ce dossier soit jugé de façon sereine », a plaidé Patrick Letertre. « Sans mettre en cause le discernement des jurés, je considère que cette couverture médiatique est de nature à influencer les jurés. »


Le procès d'Alain Faury-Santerre doit surtout lever le voile sur les motivations de l'accusé qui n'a jamais vraiment expliqué son horrible geste
http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/proces-des-valises-nantes-il-tue-et-decoupe-son-amie-73135.html

Affaire dite «des valises» : la cour d'assises rejette la demande de renvoi

Le président de la cour d'assises de Loire-Atlantique vient de rejeter une demande de renvoi du procès dit «des valises» demandée en début d'audience par l'avocat de l'accusé. Me Patrick Le Tertre avait fondé sa demande sur le contexte actuel de l'affaire Laëtitia alors que son client doit être jugé pour un homicide commis en 2008 et qu'il est accusé d'avoir découpé le corps de sa victime, avant de le jeter dans des rivières à l'intérieur de valises.


Alain Faury-Santerre, âgé de 51 ans, va donc bien être jugé à partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi.


http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-Affaire-dite-des-valises-la-cour-d-assises-rejette-la-demande-de-renvoi_9182-1692914_actu.Htm