mercredi 13 avril 2011

Audincourt: Cécile morte de 50 coups de couteau

Anthony Rosset, 28 ans, est-il le meurtrier de Cécile Zaretti ? Est-il surtout le seul à être impliqué dans cette affaire ? Depuis sa mise en examen, le 12 janvier, l’Audincourtois clame son innocence. Il ne dévie pas d’un pouce de sa ligne de défense. S’il reconnaît avoir bien eu rendez-vous avec cette femme de 27 ans, le soir où elle a disparu, il nie l’avoir tué. « Elle était déjà morte quand je suis arrivé. J’ai paniqué et j’ai embarqué le corps dans ma voiture pour aller le déposer sur le premier chemin que je trouvais. » Telle est sa position.
Poignardée à près de 50 reprises
Hier, sous la direction de la juge d’instruction Sophie Baghdassarian, une reconstitution a eu lieu. D’abord au 6, Cité du Parc, à Audincourt, dans l’appartement qu’occupait Anthony Rosset, au moment des faits. À 17 heures, sirènes hurlantes, les fourgons de gendarmerie mobile, en provenance de la Meuse, déboulent. Les militaires, en gilets pare-balles, mitraillettes en mains pour certains, sautent des véhicules et bouclent rapidement le périmètre pour écarter les curieux. Ils font ensuite entrer dans la place le mis en examen, également muni d’un gilet protecteur, tant les craintes de représailles sont lourdes dans un dossier saupoudré du sulfureux parfum des drogues dures et de l’héroïne en particulier.
Après avoir passé un peu plus d’une heure dans l’appartement, pour notamment procéder à des vérifications d’ordre vestimentaire, le convoi reprend son ballet en sens inverse pour une halte à la compagnie de gendarmerie de Montbéliard. La suite des événements devait se dérouler en nocturne. Au domicile de la mère d’Anthony Rosset puis à Vandoncourt et à Abbévillers. Histoire de refaire le parcours supposé de l’Audincourtois, le soir du meurtre.
Un arrêté municipal avait été pris par le maire de Vandoncourt afin de fermer l’accès au centre du village, là où une partie des faits s’est déroulée. Il est établi que Cécile Zaretti avait quitté son domicile, distant d’une vingtaine de mètres de la mairie, ce 11 octobre vers 22 heures.
Son cadavre a été retrouvé quatorze jours plus tard, enseveli sous une bâche et des branchages, à six kilomètres de son domicile. On sait aujourd’hui que cette mère de deux enfants est morte après avoir reçu près de cinquante coups de couteau. Un déferlement de violence qui demande à être expliqué.
À l’écouter, Anthony Rosset n’était nullement l’amant de Cécile Zaretti, juste un ami et selon ses dires, il avait rendez-vous avec elle, ce soir-là, pour acheter de l’héroïne. D’autres clients, d’éventuels dealers sont-ils passés avant lui ce soir-là ? Sa version est-elle plausible ? La reconstitution, qui devait se prolonger au-delà de minuit, apportera, peut-être, un peu de lumière dans une enquête où les zones d’ombre obscurcissent singulièrement le tableau.
http://www.estrepublicain.fr/fr/franche-comte/info/4927027-Audincourt-Cecile-morte-de-50-coups-de-couteau

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