Lundi, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a jugé, lors d'une audience à huis clos, un homme âgé de 27 ans pour une tentative d'agression sexuelle sur une mineure âgée de 14 ans.
Une affaire qui avait fait l'objet d'une comparution immédiate le 14 juin dernier, et au cours de laquelle le prévenu, comme la loi l'y autorise, avait demandé un délai pour préparer sa défense.
Hier, la présidente du tribunal a, dans un premier, rappelé au prévenu le chef d'accusation qui pèse sur lui : « Lors de votre première comparution, nous vous avons maintenu en détention provisoire pour vous protéger et pour éviter tout risque de pression sur les témoins. Vous avez été envoyé devant le tribunal pour une tentative d'agression sexuelle imposée à une mineure âgée de 14 ans. Vous vous êtes introduit dans sa chambre, vous vous êtes couché dans son lit, vous lui avez caressé le ventre et le dos. Un commencement de l'acte qui a été interrompu car l'adolescente s'est réveillée et s'est enfuie pour s'enfermer dans la salle de bains ».
Les faits s'étaient déroulés dans la nuit du mercredi 8 à jeudi 9 juin, à Revin.
Huit mois de prison et 600 € pour préjudice moral
Le père de la victime, partie civile dans ce dossier, avait porté plainte auprès de la gendarmerie. Il nous avait confiés lors de la première audience : « jeudi 9 juin, vers 8 heures du matin, ma fille de 14 ans s'est précipitée chez moi et elle a révélé qu'elle participait à la soirée d'anniversaire de sa maman, chez une amie. À la fin de la soirée, elle est rentrée avec sa mère à leur domicile accompagné de quelques amis dont le prévenu qui voulait continuer de fêter l'anniversaire. Elle m'a raconté qu'un homme s'était introduit dans sa chambre alors qu'elle dormait, et qu'il aurait déboutonné son jean, lui aurait caressé le ventre et le dos. J'ai aussitôt décidé de porter plainte ».
Hier, en rendant leur jugement lors de l'audience publique, les juges ont reconnu coupable le prévenu des faits de tentative d'agression sexuelle. Ils ont considéré qu'il s'était délibérément couché dans le lit de la victime, qu'il avait mis la main sous ses vêtements.
Ils l'ont condamné à 8 mois de prison avec maintien en détention ainsi que le versement de 600 euros pour le préjudice moral. Le tribunal a aussi ordonné l'inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/il-setait-introduit-dans-le-lit-dune-adolescente-de-14-ans
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