Prison ferme déjà
« C'est parce qu'on avait faim », dirent-ils en substance, « que nous avons volé, mais on le regrette, car au fond nous sommes de bons garçons, travailleurs et sérieux». L'affaire se corsa quelque peu à l'énumération de leurs casiers judiciaires et surtout de leur dernier forfait pour lequel ils devraient comparaître devant les assises du Tarn-et-Garonne en fin d'année : le saucissonnage.(notre en cadré) Curieusement, les solderies, chez qui ils revendaient régulièrement leurs larcins jurèrent croix de bois, croix de fer, qu'ils ignoraient la provenance des meubles et électroménagers qu'ils leurs apportaient. Même chose pour la boutique spécialisée dans l'achat de bijoux qui croyaient, main sur le cœur, que c'étaient leurs propres biens. Le parquet requit de la prison ferme pour les trois compères, mais les avocats montalbanais qui les défendaient, Maîtres Laurent Mascaras, Virginie Béteilledu barreau de Tarn-et-Garonne et Me Séverine Lheureux de Toulouse firent preuve d'une belle énergie qui conduisit (peut-être) le tribunal à abaisser la peine.Au final le prononcé du jugement était le suivant :dix-huit mois de prison ferme pour le leader du groupe (de Mézin) et du sursis pour les deux autres.http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/05/1278170-sainte-juliette-prison-ferme-pour-un-des-saucissonneurs.html
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