mercredi 25 avril 2018

"C’est un grand bonheur" pour Murielle Bolle de pouvoir rentrer chez elle, confie son avocat

Affaire Grégory: levée partielle du contrôle judiciaire de Murielle Bolle

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a levé partiellement aujourd'hui le contrôle judiciaire de Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, qui est "autorisée à rentrer chez elle", a indiqué le procureur général Jean-Jacques Bosc.
"La chambre de l'instruction a fait droit partiellement à la demande de main levée du contrôle judiciaire de Murielle Bolle qui est autorisée à rentrer chez elle", a déclaré à l'AFP M. Bosc, en précisant que Muriel Bolle, mise en examen, avait toujours l'interdiction de rentrer en contact avec les protagonistes de l'affaire.
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La "rouste" de Murielle Bolle : la mère de Patrick F. remet en cause le témoignage de son fils


Ce témoignage recueilli très récemment, celui de la mère de Patrick F., cousin de Murielle Bolle, va indéniablement abonder dans le sens des gendarmes.
Au terme de leur analyse criminelle, ces derniers avaient estimé que si ce cousin était « un témoin crédible, qui s’appuie sur certains points précis et totalement vérifiés », il avait aussi pu rassembler « plusieurs faits de plusieurs jours en un seul enchaînement unique ». En clair, alors que Patrick F. affirmait avoir assisté à la rouste qu’aurait reçue Murielle Bolle le 5 novembre 1984 au soir, au domicile de ses parents, à Laveline-devant-Bruyères, il n’aurait en fait jamais été présent ce soir-là.
Une incohérence majeure subsiste en effet dans ses propos : personne d’autre que lui ne mentionne la présence de journalistes au domicile des Bolle ce jour-là. Et aucune interview de Murielle Bolle n’a été diffusée le 5 novembre. Ni le 6.
Rentré très récemment au dossier, le témoignage de la mère de Patrick F., que nous avons pu consulter, va en ce sens. Elle indique que Murielle Bolle, « une gosse malheureuse », « connaissait forcément » son fils Patrick - qu’elle ne porte pas particulièrement dans son cœur puisqu’elle le qualifie lors de son audition de ‘’ race de chien ’’… - mais assure qu’elle n’était pas présente à Laveline le 5 novembre au soir.
Extrait haut en couleur de son audition :
Les enquêteurs : « Votre fils nous a déclaré qu’un soir, en votre compagnie, vous êtes allés à Laveline chez votre sœur Jeanine Bolle et que ce soir-là, Murielle Bolle a reçu une correction car c’est suite à sa déclaration que Bernard Laroche a été incarcéré ».
La mère du cousin : « Je n’étais pas là ».
Les enquêteurs : « Attention à ce que vous dites, nous vous rappelons que vous témoignez sous serment ».
Elle : « Puis alors ? Mais je m’en fous, qu’est-ce que vous allez me faire ? Me mettre en taule à 79 ans ? Je vous dis que je n’étais pas là, je le certifie ».

La rouste au cœur de l’instruction

Cette rouste qu’aurait prise Murielle Bolle le 5 novembre 1984, au domicile de ses parents, et ce, alors qu’elle venait d’accuser Bernard Laroche d’avoir enlevé Grégory, est actuellement au cœur de l’instruction menée à Dijon. Les dernières investigations ne concernent en effet aucunement une expertise graphologique impliquant la grand-mère de l’enfant dans des courriers anonymes (cette expertise, présentée ce week-end comme récente par un quotidien du dimanche, a été réalisée en mai 2017…) mais bel et bien le degré de crédibilité de Patrick F., le fameux cousin de Murielle Bolle.
Ce dernier affirme que quand il est arrivé avec sa famille le 5 à Laveline et qu’il faisait encore jour, la jeune belle-sœur de Bernard Laroche était en train de donner une interview à des journalistes de télévision, entretien dans lequel elle confirmait la version donnée aux gendarmes, celle d’un enlèvement de Grégory. La famille Bolle aurait alors fondu sur les journalistes, les menaçant. Un avocat - Me Paul Prompt - serait intervenu, calmant tout le monde, et aurait promis une autre interview exclusive de Murielle Bolle. Cette interview, toujours selhttps://www.estrepublicain.fr/actualiteon le cousin, aurait eu lieu. Petit souci : personne n’en trouve la trace…

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mardi 24 avril 2018

Affaire Grégory: Murielle Bolle saura, ce mercredi, si elle peut rentrer chez elle

Elle vit la situation « très difficilement », selon Jean-Paul Teissonnière, son avocat. Et n’a qu’une hâte : « retrouver sa maison » dans les Vosges et son fils de 15 ans qui « déprime » depuis près d’un an. Mise en examen le 29 juin 2017 pour l’enlèvement suivi de la mort du petit Grégory, Murielle Bolle va savoir, ce mercredi, si elle peut rentrer chez elle. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or) doit en effet indiquer, à 9h, si elle assouplit son contrôle judiciaire qui la contraint à vivre dans la Nièvre où elle doit pointer deux fois par semaine à la gendarmerie, depuis les rebondissements de cette affaire vieille de 33 ans.

Fin janvier, la chambre de l’instruction avait déjà rejetée une demande similaire arguant que Murielle Bolle pouvait être soumise « aux pressions locales » si elle rentrait dans les Vosges et surtout qu’elle devait être réinterrogée sur le fond du dossier avant de pouvoir retrouver sa maison. « J’espère qu’on ne va pas ressortir cette excuse de l’audition, gronde déjà auprès de 20 Minutes Jean-Paul Teissonnière. La justice a eu dix mois pour l’entendre et elle ne l’a pas fait ! »

Murielle Bolle a-t-elle pris le bus ou la voiture de Laroche ?


Quand bien même elle l’aurait réinterrogée, la juge Claire Barbier n’aurait sans doute pas obtenu plus de Murielle Bolle que la version qu’elle livre depuis le 5 novembre 1984. Après avoir, dans un premier temps, accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt de l’enfant de 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne, elle s’était, ce jour-là, rétractée brutalement. Depuis, celle que l’on surnommait « Bouboule » à cette époque maintient qu’elle a pris le bus scolaire le jour du drame et non pas qu’elle est montée dans la voiture verte de Bernard Laroche dans laquelle se serait trouvé le petit Grégory.
« On peut l’entendre autant de fois qu’on le souhaite, elle répétera encore qu’elle n’était pas dans la voiture de Laroche et qu’elle a pris le bus ! », pronostique son avocat. Le problème, c’est que les enquêteurs sont persuadés du contraire. Ayant recueilli « de nombreux éléments prouvant que sa version initiale était la bonne », ils n’ont jamais perdu espoir de la faire « craquer » et de découvrir, enfin, ce qui est arrivé au garçonnet. C’est notamment pour cette raison que Jean-Jacques Bosc, le procureur général, a requis le rejet de sa demande de levée du contrôle judiciaire.

« Tout cela pourrait conduire à un procès dans deux ou trois ans »


Après avoir donné un grand coup de pied dans cette fourmilière familiale, l’an dernier, en procédant à des arrestations 33 ans après les faits, les enquêteurs pensent avoir défini les contours du scénario de la mort du petit Grégory. Selon eux, le garçon de 4 ans aurait été enlevé, le 16 octobre 1984, « par une première équipe » constituée de Bernard Laroche et Murielle Bolle et serait, ensuite, mort à cause des agissements d’une « seconde équipe » formée par Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, en raison de leur jalousie envers ses parents. Mais depuis ils se heurtent aux dénégations permanentes de tous ces mis en cause.
Des dénégations qu’ils ont même portées en justice, demandant l’annulation pure et simple de leur mises en examen. Ce point doit être tranché lors d’une audience importante le 16 mai. « Si les mises en examen des époux Jacob et de Murielle Bolle venaient à être annulées, ce serait une contrariété, reconnaît Thierry Moser, l’avocat des parents du petit Grégory. Mais je pense que cela n’arrêtera pas la bonne marche de l’instruction. Je crois que tout cela pourrait conduire à un procès dans les deux ou trois prochaines années. »

Une éventualité que Jean-Paul Teissonnière n’envisage pas une seule seconde. « Pour moi, on piétine. Le dossier patine. J’ai le sentiment que les enquêteurs sont dans une ornière. Et ils n’ont pas compris qu’ils n’en sortiraient pas tant qu’ils continueront à penser qu’ils sont dans la bonne direction. »

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dimanche 22 avril 2018

Affaire Grégory: Une expertise graphologique désigne Monique Villemin comme l'auteur de plusieurs courriers anonymes


Du nouveau dans l'affaire Grégory. Les enquêteurs pensent avoir identifié l’auteur de plusieurs lettres anonymes reçues par le juge Lambert. Une expertise graphologique désignerait Monique Villemin, la grand-mère du jeune garçon, comme la rédactrice de certains courriers anonymes, dont un daté de 1985 qui accusait Bernard Laroche, rapporte Le Journal du Dimanche.

Les experts graphologues, qui prennent soin d’employer le conditionnel, imputent donc aujourd’hui trois nouvelles lettres à Monique Villemin, dont celle signée « Corinne ».

« Je ne peux plus garder pour moi ce que […] Muriel m'a raconté »


« Monsieur le Guge [sic], je m’appelle Corinne, j’ai 16 ans je suis une amie de Muriel la belle sœur de Bernard Laroche… » Cette lettre, adressée au juge Lambert, a été postée de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) le 6 août 1985.

« Je ne peux plus garder pour moi ce que […] Muriel ma raconté », écrit Corinne dans cette lettre, truffée de fautes d’orthographe. Derrière ce prénom, l’experte graphologue Christine Navarro croit donc avoir identifié la grand-mère de Grégory, Monique Villemin.

Monique Villemin au coeur de l’affaire


Issue du clan Jacob, mariée à un Villemin alors qu’elle était enceinte d’un autre, la grand-mère paternelle de Grégory est l’un des personnages clés de l’affaire. Beaucoup sont persuadés qu’elle en sait plus qu’elle ne veut bien dire.

En 2017, elle avait déjà été suspectée d’avoir rédigé une lettre de menaces anonyme à l’encontre du juge Simon en 1989. Grâce au délai de prescription, Monique Villemin n’a pas été mise en examen.

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mardi 17 avril 2018

Affaire Kulik: le suspect se pourvoit en cassation

Suspecté du meurtre et du viol d'Elodie Kulik en 2002, Willy Bardon, renvoyé vendredi devant les assises par la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens, s'est pourvu en cassation, a appris l'AFP aujourd'hui auprès de l'un de ses avocats et du parquet général. Willy Bardon "considère qu'il est innocent, donc il va au bout des différentes voies de recours", a affirmé à l'AFP son avocat Me Stéphane Daquo.
"C'est la continuité de la défense de Bardon, ça va retarder d'un an le procès. Mais dans la mesure où il contestait tant son implication que la qualification, ce n'est pas surprenant qu'il ait fait ce pourvoi", a réagi Me Didier Robiquet, l'avocat du père de la victime, Jacky Kulik.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens avait décidé vendredi du renvoi devant les assises de Willy Bardon, 43 ans, pour enlèvement, séquestration, viol et meurtre. Mis en examen et incarcéré en 2013, il est sorti de prison en avril 2014 mais sous surveillance électronique.
Alors âgée de 24 ans, Élodie Kulik, directrice d'une agence bancaire à Péronne (Somme), avait été violée puis étouffée en janvier 2002 et son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres de là, à Tertry. Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'homme avec un fort accent picard.
Un préservatif et un mégot avaient été retrouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Mais malgré plusieurs milliers d'expertises ADN, les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier de suspect. Dix ans plus tard, en 2012, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.
La voix de ce dernier avait été reconnue sur l'enregistrement de l'appel d'Élodie Kulik aux pompiers par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et par cinq des six hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier 2013. L'enquête avait été clôturée en février 2016 à l'issue de 14 ans d'investigations...............  Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/17/97001-20180417FILWWW00176-affaire-kulick-le-suspect-se-pourvoir-en-cassation.php

vendredi 13 avril 2018

Affaire Grégory : bataille juridique ce matin à Dijon

Reportée le 30 mars dernier en raison de la grève des avocats, l’audience consacrée à l’examen des recours en nullité déposés par les avocats de Murielle Bolle et du couple Jacob, mis en examen pour "arrestation, enlèvement, détention et/ou séquestration de mineur suivi de mort", se tient ce matin à Dijon, à partir de 9 h 30,  devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel.
Conseils de Murielle Bolle, toujours placée sous contrôle judiciaire dans la Nièvre, Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré, qui fut, en tant que collaborateur de Me Prompt, un ancien défenseur de Bernard Laroche, ont déposé en décembre dernier des requêtes en nullité qui portent sur quatre points.

Une annulation de mise en examen

Ils sollicitent l’annulation des actes réalisés par la juge Claire Barbier qui, pour eux, auraient dû être ordonnés par la chambre de l’instruction. Ils réclament également l’annulation de la mise en examen de leur cliente, pour cause "d'absence d’indices graves et concordants" ainsi que le retrait de procès-verbaux annulés qui auraient été réintroduits "de façon frauduleuse" dans la procédure par le juge Simon, décrit comme "partial".
Autre point d’achoppement, la garde à vue de Murielle Bolle des 2 et 3 novembre 1984, au cours de laquelle celle qui était à l’époque une ado de 15 ans avait accablé Bernard Laroche. Cette dernière requête a d’ailleurs déjà plus ou moins été tranchée puisque le 7 mars dernier, la chambre de l’instruction de Dijon a décidé de ne pas transmettre la question prioritaire de constitutionnalité posée par les avocats de Murielle Bolle à la Cour de cassation et a donc implicitement validé cette garde à vue.

Les avocats de Marcel et Jacqueline Jacob aussi à Dijon

Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré estiment que leur cliente aurait dû avoir droit à un avocat, aurait dû bénéficier du droit au silence, et ce, quand bien même aucun texte de l’époque ne le prévoyait. Conseil de Christine et Jean-Marie Villemin, Me Thierry Moser avait dénoncé une "acrobatie juridique".
Conseils respectifs de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, Mes Stéphane Giuranna et Frédéric Berna sont eux aussi présents à Dijon ce matin. Pour une requête en nullité concernant la mise en examen de leurs clients. Ils en réclament l’annulation car "la juge Barbier n’a notifié, à ce moment-là, aucun des droits de la défense, ni le droit de demander des actes d’investigations, ni celui de déposer des requêtes en nullité".
La décision devrait être mise en délibéré.

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vendredi 6 avril 2018

La « rouste » de Murielle Bolle passée au crible d’Anacrim

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Murielle Bolle a-t-elle pris une « rouste » le 5 novembre 1984, comme le prétend un de ses cousins ? La juge d’instruction de Dijon en charge de la relance de l’affaire Grégory, Claire Barbier, semble persuadée que la solution de l’énigme de la Vologne se trouve dans la réponse à cette question.
Afin d’en avoir le cœur net, elle a demandé au service de renseignement criminel de la gendarmerie de Pontoise (95) de passer le témoignage du fameux cousin à la moulinette du logiciel Anacrim. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’en sort pas renforcé.
Pour être précis, une analyste criminelle de la gendarmerie a passé au crible la période du 22 octobre au 10 novembre 1984, ces quelques jours au cours desquels Murielle Bolle est passée des aveux aux rétractations, des accusations contre son beau-frère Bernard Laroche à l’affirmation de son innocence.

Reconstitution des emplois du temps

Avec l’aide d’un ordinateur, la gendarme a essayé de reconstituer l’emploi du temps de Murielle Bolle, de ses parents et de ses neuf frères et sœurs, mais aussi de tous ceux avec qui ils étaient en relation, qu’ils soient voisins, membres éloignés de la famille, infirmière, avocat ou journalistes. Soit une bonne quarantaine de personnes.
Cela a débouché sur la réalisation de « frises événementielles », c’est-à-dire de vastes tableaux sur lesquels défilent les « lignes de vie » des Bolle et de leur entourage au cours de ces vingt jours cruciaux. Cela s’accompagne d’une analyse criminelle d’une trentaine de pages, qui tire les leçons de ce travail de fourmis.
Le tout a été transmis à la juge d’instruction il y a quelques jours. Nous avons pu consulter ces documents.

Quel degré de crédibilité ?

Ce qui en résulte ? Pas de coup de théâtre qui permette de savoir, sans l’ombre d’un doute, quand Murielle Bolle a dit la vérité et quand elle a menti. Mais cette étude assistée par ordinateur a pour mérite de faire un point précis sur les pressions qu’elle aurait subies de la part de sa famille, le 5 novembre, 
pour se rétracter.
« Il existe de fortes présomptions d’entente au sein de la famille Bolle, où Marie-Ange Laroche (la femme de Bernard Laroche, ndlr) détient potentiellement un rôle prépondérant », note la gendarme de Pontoise qui a réalisé l’analyse criminelle.
Elle écrit également, dans ses conclusions, que « Murielle Bolle oscille entre des propos contradictoires, décrits comme spontanés ou comme influencés ».
Mais le travail de l’enquêtrice s’est surtout focalisé sur l’évaluation du degré de crédibilité du fameux cousin, Patrick F., 54 ans, qui a affirmé en juin 2017 avoir été témoin d’une « rouste » infligée à Murielle Bolle par sa mère et par sa sœur Marie-Ange Laroche.
« Patrick F. est un témoin crédible, qui s’appuie sur certains points précis et totalement vérifiés », estime la gendarme. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’on peut prendre toutes ses déclarations pour argent comptant.

Une incohérence dans le récit du cousin

L’analyste criminelle note, en effet, une incohérence majeure dans son témoignage : le cousin affirme qu’une équipe de télé était présente lors de la « rouste » et a interviewé Murielle Bolle après qu’elle a été malmenée par sa famille.
Or, personne d’autre ne mentionne la présence de journalistes au domicile des Bolle ce jour-là. Et aucune interview de Murielle Bolle n’a été diffusée le 5 novembre. Ni le 6. La gendarme de Pontoise a vérifié en visionnant les archives de l’Institut national de l’audiovisuel.
Il faut attendre le 7 novembre pour que les téléspectateurs découvrent les images, devenues célèbres, de l’adolescente rousse affirmant que son « beau-frère est innocent ».
La gendarme émet quatre hypothèses. Soit le cousin « a inventé une partie de son témoignage ». Soit l’interview de Murielle Bolle dont il a été témoin a été tournée mais jamais diffusée. Soit il confond avec l’interview donnée le 6 novembre par Marie-Ange Laroche.
Soit, et cela semble le plus probable, « Patrick F. rassemble plusieurs faits de plusieurs jours en un seul enchaînement unique ». Ce qui complique diablement la tâche des enquêteurs.

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