jeudi 23 août 2018

Affaire Daval : le beau-frère et la soeur d'Alexia musclent leur défense

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Grégory Gay, le beau-frère de Jonathann et d'Alexia Daval, et son épouse Stéphanie, ont décidé de muscler leur défense. Le couple a décidé de changer d'avocat et a choisi le ténor Me Gilles-Jean Portejoie, qui est, avec son fils, l'un des défenseurs de Cécile Bourgeon, la mère de la petite Fiona.
Compte tenu notamment de la dernière position adoptée par Jonathann Daval devant le magistrat instructeur, et animés d’une farouche volonté, en notre qualité de parties civiles, de concourir activement à la manifestation de la vérité et de préserver la sérénité absolue de l’enquête, nous avons décidé de confier la défense de nos intérêts au bâtonnier Gilles-Jean Portejoie, en lieu et place de Me Jean-Marc Florand", déclare le couple à nos confrères du Parisien.

Fin juin, Jonathann Daval, mis en examen pour le meurtre de son épouse Alexia, en octobre 2017, avait opéré un spectaculaire revirement dans ses déclarations aux juges. Aux magistrats instructeurs bisontins, il avait affirmé que son beau-frère Grégory était responsable de la mort de son épouse.
Selon la dernière version livrée aux juges par Jonathann Daval, le drame se serait noué au domicile des parents d'Alexia, à l'occasion d'une soirée raclette. Son épouse Alexia serait devenue incontrôlable et c'est en essayant de la calmer que Grégory Gay aurait étranglé la jeune femme. Ce que Grégory Gay réfute évidemment.
"Jonathann a quatre avocats, il fallait rétablir l’équilibre face à cette situation, donner plus de force à notre partie civile. On a donc fait appel à ce pénaliste de renom. Ce n’est pas une marque de défiance envers Me Florand : il reste bien sûr l’avocat des parents d’Alexia", justifie encore Grégory Gay pour expliquer son changement d'avocat.
"Il y a quelques jours, (Gregory Gay) m’a dit : 'S’il faut affronter les yeux dans les yeux Jonathann Daval je le ferai (…), parce que c’est important pour la manifestation de la vérité. Je suis prêt à tout'", précise Me Portejoie à BFM TV.
Et l'avocat passe déjà à l'offensive : "les conclusions du rapport d’autopsie rendent invraisemblables les accusations qui ont été portées au mois de juin contre Gregory. Des investigations sont en cours, on les attend avec impatience", commente Me Gilles-Jean Portejoie.

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mercredi 22 août 2018

Nordahl Lelandais : les obsèques d'Arthur Noyer auront lieu en septembre

Les obsèques d'Arthur Noyer auront lieu le vendredi 7 septembre, à 14h30, en la cathédrale de Bourges, rapporte France Bleu Berry. La justice a délivré à la famille une autorisation d'inhumation à la fin du mois de juillet. La cérémonie sera ouverte à tous.

"Les gens qui désirent rendre hommage à Arthur peuvent venir", a déclaré Cécile Noyer, la mère du jeune homme à France Bleu. "Comme disait Didier (le papa), Arthur ne nous appartient pas, il avait plein d'amis, il était apprécié de plein de personnes, on ne peut pas les exclure de cette cérémonie".

Arthur Noyer était caporal au 13e bataillon de Chasseurs Alpins de Chambéry. Ses collègues se rendront aux obsèques. Le militaire avait disparu en avril 2017, en Savoie. Son crâne avait été retrouvé en septembre dernier.

Nordahl Lelandais a avoué avoir "porté des coups"

Dans cette affaire, Nordahl Lelandais n'a pas avoué d'un bloc. Il a commencé par admettre avoir pris le militaire en stop la nuit de sa disparition, niant toujours toute implication dans sa mort. Puis, à la fin mars 2018, emmené sur les lieux des ossements de sa victime, il avoue l'avoir tué. 
Faits divershttps://www.rtl.fr/sujet/faits-divers

dimanche 12 août 2018

Ces « experts » qui croient tout savoir de l’affaire Daval

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Passons sur les nombreux voyants qui, scrutant le ciel ou le marc de café, ont cru déceler dans le positionnement des planètes un contexte « extrêmement défavorable », pour le mis en cause… André Laurain, 88 ans, fut durant vingt ans expert à la cour d’appel de Nancy. Sa spécialité : les incendies, explosions et autres risques majeurs. « Malgré [son] âge », cet ancien colonel des sapeurs-pompiers se sent « légitime » pour livrer son intime conviction, mieux, sa « lecture » de l’affaire Daval. « Je ne suis pas psy mais je m’y connais en morphopsychologie », assure cet homme aux états de service impeccables, qui se damnerait pour « interroger Jonathann les yeux dans les yeux ». Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’il téléphone au magistrat instructeur, afin de lui offrir ses « services ». « Dans le cadre de mes fonctions d’expert, relate-t-il, j’ai conduit plus de 200 interrogatoires et j’ai eu de très bons résultats sur des incendies prétendument accidentels qui, au bout du compte, se sont révélés criminels. » Son secret ? « Le regard » qui, comme chacun sait, est « le reflet de l’âme ». Le moins que l’on puisse dire est que celui de Jonathann Daval ne lui dit rien qui vaille. L’ancien officier est intarissable sur « la fausseté » des larmes du meurtrier présumé, sa « tristesse surjouée », son « visage contracté ». « Je l’ai vu dans le journal, il n’est pas dans l’axe, il rentre constamment son cou dans ses épaules et ne vous regarde jamais en face. Il n’est pas franc, le garçon ! », croit déceler André Laurain. Autant d’indices qui, selon lui, « ne trompent pas ». « Je sais que ça n’a rien à voir mais son regard fuyant me fait penser à celui de Didier Deschamps. » Bigre !

« Psychanalyse guidée »

Sylvain Loye se présente comme le fondateur de la « psychanalyse guidée », une méthode pour laquelle il a déposé un « brevet », fondée sur « la compréhension des structures corticales du cerveau ». Lui aussi s’est proposé « d’éclairer notre lanterne ». Il a « bien analysé » les versions successives que l’informaticien graylois a livrées à la justice. Pour lui, la cause est entendue : le « scénario substitutif disculpant » de Jonathann relève d’un « transfert », comparable à un « déplacement phobique », dont le but est « d’étouffer les impressions mnésiques traumatisantes du sujet ». Bref, Jonathann Daval aurait inventé toutes ces fadaises pour sauver sa peau.
Sylvain Loye s’y connaît : il a « lu Freud » et a même « affiché » le portrait du maître viennois dans son « cabinet ». « Tout, dans la dernière version de Daval, relève du transfert », insiste-t-il. « Il y a bien eu dispute au départ, simplement, celle-ci n’éclate plus chez lui mais au domicile de ses beaux-parents ; le coupable est bien le gendre mais pas lui, l’autre ; quant aux beaux-parents, le pacte qu’ils auraient prétendument scellé vient se substituer au secret de sa culpabilité. » Bref, Jonathann a trouvé « un compromis intrapsychique censé détourner les dynamiques pathogènes psycho-affectives » qui l’assaillent.
« Cela n’engage que moi mais oui, je suis sûr à 100 % de sa culpabilité », conclut tout de go notre « analyste ». Deviser sur la culpabilité d’un mis en examen, est-ce bien là le rôle d’un psy ? « Je ne suis pas dans l’analyse d’une personnalité mais dans l’étude contextuelle d’une séquence traumatique. Nul besoin de discuter avec l’intéressé pour comprendre ce qui se joue », affirme Sylvain Loye, qui se dit prêt à « aider la justice avec sa méthode ».
Soit. Mais on va tout de même attendre de connaître ce que diront les experts que la justice aura réellement désignés pour se forger une opinion.


jeudi 9 août 2018

Redoine Faïd : les explosifs trouvés dans la voiture abandonnée à Sarcelles étaient factices

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CREIL OISE
Après sa spectaculaire évasion par hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, c’est par une voiture abandonnée dans un parking souterrain de Sarcelles (Val-d’Oise) que la piste de Redoine Faïd avait refait surface. Le braqueur originaire de Creil avait été reconnu le 24 juillet sur des images de vidéosurveillance après avoir échappé à un contrôle de gendarmerie. A bord du véhicule, les forces de l’ordre avaient trouvé des explosifs. Ils étaient factices, a appris l’AFP ce mercredi de sources proches de l’enquête.
Les amorces des pains de plastic étaient toutefois réelles, soulignent ces mêmes sources. Ils avaient été retrouvés dans le coffre de la voiture abandonnée avec de fausses plaques d’immatriculation. Des analyses ADN ont depuis permis d'identifier formellement Redoine Faïd et son frère aîné Rachid comme étant les occupants de la voiture, d’après l'une de ces sources.
Redoine Faïd est considéré par la police comme un "individu dangereux". Il avait été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d'"organisateur" dans un braquage raté en 2010, au cours duquel une policière municipale avait perdu la vie. En 2013, il s'était déjà échappé de la prison de Lille-Sequedin avant d'être repris, six semaines plus tard.
Creilhttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/creil