jeudi 20 décembre 2018

Affaire Fiona: Cécile Bourgeon pourrait sortir de prison dès janvier grâce à la Cour de cassation


Ce serait le quatrième procès d’assises… Selon nos informations, la Cour de cassation a prévu d’examiner le 9 janvier, les pourvois formés par Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. Condamnés, en appel, le 4 février, à vingt ans de réclusion criminelle pour les coups ayant entraîné la mort de Fiona, la mère de la fillette et son ancien compagnon espèrent tous les deux que la plus haute autorité judiciaire française cassera leur condamnation et leur permettra, ainsi, d’obtenir un nouveau procès.

Après une audience de première instance à Riom (Puy-de-Dôme) en 2016 et une seconde avortée au Puy-en-Velay (Haute-Loire) en octobre 2017, l’ancien couple de toxicomanes avait fini par être lourdement condamné, début 2018, au terme des deux semaines d’un troisième procès éprouvant et émaillé de nombreux incidents.

Six irrégularités différentes pour Cécile Bourgeon


Sitôt le verdict prononcé, Cécile Bourgeon et son ex-compagnon avaient annoncé leur intention de saisir la Cour de cassation d’une liste d’irrégularités de forme ayant, à leurs yeux, entaché ce procès en appel. Selon nos informations, Berkane Makhlouf en a soulevé deux quand Cécile Bourgeon en a listé six différentes.

Par exemple, Berkane Makhlouf estime que le verdict n’a pas été suffisamment motivé. De son côté, la mère de Fiona pointe, entre autres, le fait que l'un des experts est venu témoigner à la barre sans que le président de la cour ne lui demande de prêter serment. Ou encore le fait qu’elle n’a pas eu la parole en dernier après un incident d’audience, comme le prévoit pourtant la procédure.

Lors de ce procès, la mère de Fiona avait refusé, à plusieurs reprises, de rejoindre le box des accusés mettant en doute la partialité d’Etienne Fradin, le président de la cour d’assises. Celui-ci avait, en effet, été vivement critiqué pour avoir bu un verre avec certains avocats, un soir après l’audience. « Elle considère que les jeux sont déjà faits », avait alors justifié Renaud Portejoie, son avocat.

La décision devrait être connue fin janvier


A première vue, ces incidents peuvent sembler insignifiants sur le fond de l’affaire, à savoir la mort d’une fillette de 5 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé. Mais la Cour de cassation juge la forme. Et selon plusieurs spécialistes contactés par 20 Minutes, ces irrégularités seraient suffisantes pour conduire la plus haute juridiction à casser le verdict rendu au Puy-en-Velay. Auquel cas, elle ordonnerait alors, sans doute, un nouveau procès devant une autre cour d’appel que celle de la Haute-Loire.


Surtout, elle permettrait à Cécile Bourgeon de sortir immédiatement de prison dans l’attente de cette nouvelle audience. Car, si le verdict d’appel était cassé, la mère de Fiona retrouverait alors le statut qu’elle avait à l’issue du procès en première instance à Riom, comme le prévoit l’article 367 du Code de procédure pénale. Au cours de ce procès, elle avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour les seuls délits connexes (non-assistance à personne en danger, modification d’une scène de crime, etc...). Cette période de cinq ans de détention ayant pris fin en septembre 2018, elle serait en effet immédiatement libérable.

A l’issue de l’audience prévue le 9 janvier, la Cour de cassation devrait mettre sa décision en délibéré. Elle pourrait être connue fin janvier.

mardi 11 décembre 2018

Meurtre d'Alexia: la mère de Jonathann Daval bouleversée par les aveux de son fils



Martine Henry, la mère de Jonathann Daval a réagi dans l'émission Sept à Huit diffusée ce dimanche aux aveux de son fils.



Le monde s'est écroulé pour Martine Henry, lorsque son fils a avoué de nouveau avoir tué sa femme Alexia Daval, après avoir maintenu ces dernières semaines la thèse d'un complot familial. 
"Je m’en veux d’avoir cru à son innocence. Cela a fait du mal à beaucoup de personnes. La famille d’Alexia, et tous ceux qui nous soutenaient", a-t-elle réagi dans l'émission de TF1 Sept à Huit. 

"Malgré ce qu’il est, et ce qu’il a fait. Je ne peux pas abandonner mon enfant", a ajouté la mère de Jonathann Daval.

Celle qui va voir son ancienne belle-fille "une fois par semaine au cimetière", souhaite que son fils"dise tout", et continuera  à se rendre au parloir de la prison de Dijon "pour lui poser des questions. Il faut qu’on sache tout aussi. On a besoin."

Martine Henry a aussi évoqué le contexte dans lequel Jonathann a avoué avoir tué son ex-compagne.

"Il a vu la photo d’Alexia et leur chat Happy. Il l’a prise et il est tombé en larmes. Il s’est mis à genoux et il lui a demandé pardon. La maman d’Alexia l’a redressé et l’a serrée dans ses bras."

"Il aurait dû avouer dès le départ", a-t-elle regretté.

vendredi 7 décembre 2018

Affaire Daval : Jonathann avoue avoir tué seul son épouse, Alexia



Jonathann Daval a craqué. Le principal suspect du meurtre de sa femme Alexia, a avoué avoir tué seul son épouse, après avoir changé sa version à plusieurs reprises. "Monsieur Daval s'est réfugié dans son déni pour, au bout d'une heure et quart, une heure vingt de confrontation, s'effondrer en sanglots et avouer finalement qu'il avait donné la mort à Alexia Daval", a déclaré le procureur de la République de Besançon devant la presse. 

Un revirement de situation qui intervient après la confrontation de l'informaticien de 34 ans avec sa belle famille, vendredi 7 décembre. Une rencontre dont espérait beaucoup les parents, la sœur et le beau-frère d'Alexia, et lors de laquelle il avait pourtant maintenu sa version d'un complot familial.

Depuis vendredi matin, Jonathann Daval était successivement confronté à Grégory Gay, Stéphanie Gay puis aux parents d'Alexia, l'un après l'autre. C'est lors de son face à face avec sa belle-mère qu'il a fini par avouer, de nouveau, avoir tué son épouse. 
Besançon
https://www.rtl.fr/sujet/besancon

Affaire Daval : confrontation entre Jonathann et sa belle-famille

mardi 4 décembre 2018

Affaire Grégory : la malédiction de la Vologne, dès demain sur France 3


Une énième émission sur l’affaire Grégory ? Non, sans doute l’une des meilleures productions jamais réalisées sur ce terrible fait divers. Ce mercredi et ce jeudi, France 3 diffuse une série documentaire sur ce dossier vertigineux qui a successivement vu Murielle Bolle incriminer son beau-frère Bernard Laroche dans l’enlèvement de l’enfant puis se rétracter, qui a vu également le juge Lambert se fourvoyer en demandant le renvoi aux assises de Christine Villemin – la mère sera innocentée en 1993 -, par la justice, puis cette même justice procéder à des mises en examen – depuis annulées – en juin 2017.
Les cinq épisodes de La Malédiction de la Vologne seront suivis d’un débat animé par Carole Gaessler. Parmi les invités : Etienne Sesmat, le capitaine de gendarmerie qui dirigea l’enquête initiale, Me François Saint-Pierre, conseil des Villemin, ou encore notre confrère de L’Est Républicain Christophe Gobin.
Écrite par Christophe Dubois et Pierre Hurel, réalisée par ce dernier, auteur de docs sur Macron, le clan Chirac ou la résistance, cette série, au générique envoûtant – une reprise d’ Ode à Billie Joe de Bobbie Gentry -, ne tente pas, comme c’est trop souvent le cas, d’enquêter, de résoudre cet hermétique Cluedo de trois décennies. Non, le réalisateur conte, avec des images magnifiques, notamment de la Vologne, la malédiction de cette vallée. 
ertains plans, dénichés chez nos confrères luxembourgeois de RTL, sont tout simplement inédits. « En rentrant de la Vologne, en 2017, après la relance de l’affaire, mon coauteur, Christophe Dubois, qui travaille pour TF1, m’a assuré que la plaie de cette affaire était encore vive dans la vallée », raconte Pierre Hurel. « Que si les gens ne parlaient pas, ils y pensaient encore, lisaient tout, regardaient tout. Il m’a décrit une ambiance qui m’a intrigué. Tout est parti de là… ». Au fil des épisodes, le doc brosse également l’histoire des Vosges.
« Oui, même si le fait divers n’est toujours pas considéré comme un art noble, il raconte l’Histoire. Pour moi, l’affaire Grégory est une petite facette de l’Histoire de France. Pourquoi ? On a une ruralité enclavée dans une vallée qui a découvert le monde ouvrier. Ce sont les usines qui sont venues à la vallée au début du XXe  siècle. Parce qu’il y avait de l’eau, du bois, une population travailleuse. Et tous ces gens qui habitaient dans des fermes plus ou moins isolées se sont retrouvés dans des cités ouvrières. Au début des années 80, c’est la dégringolade, avec de nombreuses fermetures d’usines et des grèves, mais c’est aussi l’arrivée de la modernité. Avec des routes plus grandes, la télévision, le téléphone. Le corbeau fait son apparition un à deux ans après l’arrivée du téléphone. Je me suis dit qu’il y avait là un univers à raconter, que les racines du mal étaient sans doute dans ce contexte historique ».
Pour Pierre Hurel, ce fait divers possède « quelque chose de plus » que les autres. « Il y a le côté cold-case, déjà. Par ailleurs, c’est le meurtre d’un enfant précédé de longues menaces d’un corbeau. Et puis, il y a ces nœuds… Qui a fait ces nœuds de tisserand visiblement réalisés après la mort de l’enfant ? Le côté rituel, maléfique, barbare et pervers de cette mise en scène est tout simplement incroyable… ».
Demain (à partir de 21 h) : trois épisodes (La Vallée des corbeaux, La Bête et la belle, Un Bûcher pour la sorcière) ; jeudi (à partir de 21 h) : deux épisodes (La Croisade pour Grégory, Le Crépuscule des secrets) suivi du débat.
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