vendredi 7 avril 2017

Tribunal de Dax : la victime frappe l’accusé pendant l’audience

En évoquant les faits, la victime de menaces de mort réitérées a perdu son sang froid, ce jeudi, et allongé un coup de poing au visage de l’accusé, avant d’être évacué par l’escorte de celui-ci.

Après les menaces de mort à l’encontre du substitut du procureur de Dax, la semaine dernière, nouvelle affaire où les mots sont heureusement allés plus loin que les gestes. Deux témoins du procès qui s’est déroulé au procès d’assises de Mont-de-Marsan la semaine dernière, à l’issu duquel Richard Pons a écopé de dix-huit ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre en récidive, se sont mutuellement menacés, et ce dès la sortie de l’audience, jeudi dernier. Mais c’est un coup de fil passé en pleine nuit chez les grands-parents du deuxième qui a définitivement mis le feu aux poudres
Après avoir présenté les faits, le président du tribunal de Dax a donné la parole à l’accusé, un jeune père de famille de 43 ans, puis a appelé la victime à la barre. Les deux hommes se sont donc retrouvés épaule contre épaule, et la victime des menaces de mort n’a pas su se maîtriser, assénant un coup de poing au visage de l’accusé. L’audience a été suspendue, puis a repris, tout en respectant entre les deux hommes une certaine distance de sécurité. "Les deux protagonistes n’ont pas beaucoup dormi depuis huit jours", notait la défense… 
L’accusé, se disant lui-même victime de pressions, a été condamné à six mois de prison et 250 euros de dommages et intérêts, mais a également été invité à porter plainte pour ce coup de poing. La victime, quant à elle, a été rappelée à l’ordre, la substitut du procureur indiquant qu’elle sanctionnerait "immédiatement et sévèrement tout nouveau dérapage."
http://www.sudouest.fr/2017/04/06/tribunal-de-dax-la-victime-frappe-l-accuse-pendant-l-audience-3343363-3452.php

Narbonne: la "veuve noire" condamnée à trois ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Narbonne vient de condamner Yolande Moustrou, soupçonnée d'avoir poussé au suicide deux de ses anciens amants, à trois ans de prison ferme. Son ex-mari écope lui de deux ans de prison ferme. Un mandat de dépôt a été ordonné pour la principale accusée, qui ne s'est pas présentée à son procès. 
Le procureur de la République avait requis trois ans ferme contre celle qui avait été surnommée la Veuve Noire avec  mandat d'arrêt ainsi que 200 000 € d'amende. La peine requise pour son complice, son ex-compagnon,  était de trois ans dont un an avec sursis et 100 000 € d'amende.
A 14 heures, au palais de justice de Narbonne, le procès de la "Veuve noire" avait  débuté ce jeudi  sans la présence de la principale prévenue, excusée pour raisons de santé, certificat médical à l'appui.
Quelques instants avant l'audience la soeur de l'une des victimes, Dominique Favorito avec les fils de son frère disparu attendaient depuis douze années ce procès
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Narbonne: la "veuve noire" condamnée à trois ans de prison ferme

Six ans après le décès de Céline Tondo, l'instruction judiciaire se termine

Cela fait six ans que la jeune Céline Tondo est décédée des suites d'une opération à l'hôpital. Pour autant, le dossier judiciaire avance puisque l'instruction est terminée. Le gynécologue mais aussi le Chic Castres-Mazamet sont mis en examen.
l y aura tout juste six ans demain que Céline Tondo, jeune Castraise âgée de 34 ans, est morte des suites d'un accident médical pendant une intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire de l'hôpital du Pays d'Autan qui venait à peine d'ouvrir depuis quelques semaines.


Il s'agissait d'une banale intervention chirurgicale qui s'est mal passée : la jeune femme a subit une cœlioscopie ce 8 avril destiné à lui permettre d'avoir un second enfant. Durant l'intervention, le gynécologue-obstétricien aurait alors accidentellement sectionné une artère entraînant une hémoragie. Un peu plus tard, les efforts pour tenter de la ranimer par les différentes équipes qui l'ont prise en charge n'ont pu la sauver.


Trois expertises ont été réalisées depuis l'ouverture du dossier auprès du juge d'instruction de Castres et elles divergent sur la responsabilité de chacun dans le décès. Dès octobre 2013, le gynécologue avait été mis en examen pour «homicide involontaire» mais il y a quelques semaines, c'est aussi l'hôpital du Pays d'autan qui à son tour a été mis en examen dans le dossier (lire ci-contre). Maître Georges Catala, l'avocat de la famille Tondo ajoute : «Effectivement il y a eu un supplétif. Le juge d'instruction a rendu son ordonnance de fin d'instruction et le dossier est maintenant entre les mains du Procureur de la République qui doit donner ses réquisitions d'ici quelques semaines à peine en principe. Nous espérons que tout cela va avancer car cela fait maintenant six ans que ces pauvres gens de la famille Tondo attendent un procès.»
ne fois que le Procureur aura remis au juge d'instruction ses réquisitions, ce dernier pourra alors (ou pas) renvoyer tout ou partie des mis en examen devant le tribunal correctionnel.


Un pas important donc de franchi dans un interminable déroulement judiciaire.

Castres
http://www.ladepeche.fr/communes/castres,81065.html


jeudi 6 avril 2017

Willy Bardon, principal suspect dans le dossier Kulik, renvoyé devant les assises

  1. Mis en examen en janvier 2013, Willy Bardon, principal suspect dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, a passé plus d'un an et demi en détention provisoire derrière les barreaux. Sorti de prison en avril 2014, il avait été placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence avec port d'un bracelet électronique.

    Willy Bardon est le seul accusé dans l'affaire Elodie Kulik. Une affaire dont le parquet d'Amiens a décidé de
    clore l'instruction en février dernier après 14 ans d'enquête et pour laquelle il n'y a toujours pas eu de procès.
    Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (80), avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry (80).

    Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

    10 ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.
    La voix de Willy Bardon avait été reconnue sur l'enregistrement par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et 5 des 6 hommes placés en garde
    à vue en même temps que lui en janvier, ainsi que dans une première expertise. C'est la seule preuve contre Willy Bardon.

    Le mis en examen lui-même avait dit aux enquêteurs que la voix sur la bande-sonore ressemblait à la sienne, avant de nier les faits

              
  2. Hauts-de-France

Oise : condamné pour avoir tiré sur sa tante, il croyait que c’était un lapin

Depuis qu’il a tiré sur sa tante en mai 2013, la ligne de défense de cet homme d’une quarantaine d’années n’a pas changé. Occupé à chasser des lapins avec sa carabine sur un terrain de Bresles (Oise), il avait tiré sur sa tante en croyant voir surgir un mammifère.

« Quelle taille font les lapins à Bresles ? »

D’après Le Parisien, cette version des faits n’a convaincu personne, des gendarmes qui l’ont interpellé jusqu’au juge d’instruction. « Quelle taille font les lapins à Bresles ? » l’a questionné la présidente du tribunal de Beauvais, qui semblait elle aussi avoir du mal à croire cette théorie.
L’expert balistique convié à la barre a lui aussi mis en doute l’argumentation du suspect. Il explique que la victime se trouvait juste en face du tireur, et qu’il est impossible qu’il ne l’ait pas clairement identifiée.

Le coup de feu serait parti à l'issue d'une dispute

De plus, la juge a remarqué que l’arme utilisée, une carabine .22 long rifle, était disproportionnée pour chasser les lapins. « Vous vous prenez pour un tireur d’élite ? » a-t-elle sèchement demandé au prévenu.
D’après des témoins, le coup de feu serait survenu après une dispute entre l’homme et sa femme. La tante se serait alors approchée pour le calmer, et c’est à ce moment-là qu’elle aurait reçu une balle en plein sternum. Le tireur a été condamné le 4 avril à dix-huit mois de prison ferme par le tribunal de Beauvais.

Menaces de mort par SMS : 6 mois ferme

Moulé dans un marcel gris, tricot résolument insolite dans un box de comparution immédiate, Kevin, qui vient de terminer « une formation de coach sportif », les montre, ses muscles et ses imposants pectoraux. Sur l’un de ses bras, ce tatouage : « Seul Dieu peut me juger ».
En attendant le jugement dernier, ce Toulois de 27 ans est poursuivi pour des menaces de mort envers son ancienne compagne et son nouveau compagnon. Le couple, qui réside en Alsace, est harcelé depuis que Kevin est sorti de prison, fin janvier. Des appels incessants, des SMS qui font froid dans le dos : « La prochaine fois, je prends perpétuité car j’enlèverai la vie de tous tes mecs, sale chienne ! », « Mon pote, tu vas le regretter, ce n’est pas la prison qui m’arrête » ou encore « Je ferai de votre vie un enfer ». Kevin accompagne cet ultime message d’une photo de lui - en marcel déjà -, avec un pistolet et une cartouche…
Les textos sont écrits en langage SMS d’ado. « Ce qui intéressant, c’est que tous les mots ont une écriture spéciale », relève la présidente Capron.
« J’étais énervé. J’ai passé 2 ans et demi avec elle, elle me connaît, elle sait ce qui va me faire monter dans les tours. Mais elle l’a cherché, elle m’a fait pas mal de crasses ». Kevin et son ex-compagne se sont séparés en 2014 quand il a été incarcéré une nouvelle fois. « Elle m’a alors volé tous mes meubles, a tout vendu, et m’a aussi fait des dettes ».
Le casier de Kevin, sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve (SME) ? Une catastrophe. 19 mentions. Et pas des moindres : vols aggravés, destructions, extorsions avec violences, atteinte sexuelle, enlèvement, violences sur ascendant. « Il a bénéficié de 4 SME, mais a mis cette aide en échec », souligne Pierre Kahn, le procureur, qui requiert 6 mois ferme et la révocation « partielle » d’un ancien SME de 18 mois.
« Mon client ne parvient pas à s’exprimer », assure Me Jean-Thomas Kroell. « Ses propos ne reflètent pas sa pensée, il n’a pas voulu menacer. Il a simplement essayé de faire passer son agacement ».
Le jugement - 6 mois avec mandat de dépôt, mais pas de révocation du SME - ne semble guère plaire à Kevin. Certes, il lance bien un « Ciao » à la présidente mais, en même temps, lui adresse un doigt d’honneur
Menaces de mort par SMS : 6 mois ferme             
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-toul/2017/04/06/menaces-de-mort-par-sms-6-mois-ferme

mercredi 5 avril 2017

24 000 € d'escroquerie à la CB, deux ans et demi de prison

Vous êtes prévenu d'avoir…». Hier, la présidente du tribunal de grande instance, Sophie Mollat, obligée de reprendre de temps à autre son souffle, a énuméré durant presque 10 minutes les faits reprochés à Nabil Aidi.
Âgé de 34 ans et incarcéré depuis 14 mois au Pontet (84), l'homme a multiplié les escroqueries à la carte bancaire selon une méthodologie bien huilée. Recette totale entre juin 2015 et le 16 février 2016, jour durant lequel il a été interpellé après une tentative de fuite, 24 100 €.
Nabil Aidi opère les samedis et dimanches, jours durant lesquels les banques sont fermées. Juste après qu'une personne a retiré de l'argent au distributeur de billets automatique, le voleur annonce à sa victime qu'un billet de 10 € a finalement été «avalé» par la machine, que la chose vient juste de lui arriver et, qu'il suffit de remettre sa carte bancaire dans le distributeur pour récupérer son dû.
Ensuite avec dextérité, Nabil Aidi, après avoir noté le code de celui qui réintroduit sa carte bancaire dans la machine, échange celle-ci contre une fausse. Aussitôt, l'homme fait des retraits d'argent et surtout, il investit fortement dans des paris sportifs en prenant toutefois la précaution de ne jamais miser sur des gains unitaires dépassant 300 €, ceci pour éviter de laisser des traces bancaires. Plus de 55 000 € seront ainsi «gagnés».
S'il est confondu, c'est parce que la gérante du débit de tabac de Pezens trouve anormal que tant d'argent soit investi dans son établissement sur des paris sportifs.
Son compagnon policier va suivre discrètement Nabil Aidi jusqu'à sa voiture dont il notera l'immatriculation. L'auto est louée. Elle appartient à la compagne de Nabil Aidi. Celui-ci utilisera jusqu'à 9 voitures de location pour éviter d'être reconnu. Lorsque les forces de l'ordre l'ont interpellé, il possédait notamment 6 téléphones portables, un dispositif pour falsifier les cartes bancaires, des cartes vierges et, dans l'auto de sa compagne, la casquette qu'il portait systématiquement pour ne pas être reconnu sur les vidéos tournées lors des retraits d'argent.

«Un job pas une addiction

Face au tribunal, l'homme plaidera son addiction au jeu, expliquant de la sorte son comportement, tout en précisant qu'il n'avait pas conscience de porter tort aux personnes escroquées, en raison des remboursements effectués par les assurances des banques. Réponse de la présidente : «Organisé comme vous l'étiez, c'était plutôt votre job qu'une addiction…».
Le ministère public réclamera 2 ans et 6 mois d'emprisonnement avec maintien en détention, la révocation d'un précédent sursis pour des faits similaires. Quant à sa compagne et «complice», le procureur requerra une amende de 2000 € dont la moitié assortie de sursis. Pour le second complice ayant notamment encaissé des gains sportifs issus des jeux financés illicitement par Nabil Aidi, le ministère public avancera 150 jours-amendes à 10 € chacun.
Le tribunal suivra en grande partie ces réquisitions. En totalité pour Nabil Aidi.
Le casier judiciaire de sa compagne ne sera pas marqué par la condamnation des 2 000 € qu'elle devra payer en intégralité.
Quant au second complice, il sera condamné à 4 mois d'emprisonnement assorti de sursis, plus 1 000 € d'amende.


En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/05/2550214-24-000-e-escroquerie-cb-deux-ans-demi-prison.html#D3Bmp132SXglXdX5.99

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mardi 4 avril 2017

Un père de famille auteur d’un triple homicide à Claville (Eure) devant la Cour d’Assises

A partir de ce mardi 4 avril, un père de famille, aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, comparaîtra devant les jurés de la Cour d’Assises de l’Eure (Evreux) pour un triple homicide.
  1. Rappel des faits

    A Claville (Eure), le 26 juin 2014, parce qu’il ne supportait pas que sa femme lui ait annoncé son intention de le quitter, cet ancien agent territorial aurait tué au couteau son épouse de 33 ans et ses deux petites filles, respectivement âgées de 5 et 11 ans.
    Dans sa folie meurtière l’homme aurait également grièvement blessé son fils âgé de 15 placé plusieurs jours en soins intensifs au CHU de Rouen.
    A l’époque, les gendarmes avaient qualifié cette affaire de “véritable massacre”.

    Les experts ne semblent pas s’accorder pour affirmer si l’accusé était atteint d’une altération du discernement au moment des faits. Si la responsabilité pénale du père de famille est acquise, à l’audience, les débats entre les différents collèges de psychiatres  devraient permettre de statuer sur une atténuation, ou pas, de cette responsabilité.
    L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
    Normandie
  2. Eure
  3. Evreux

Haute-Loire : deux enseignantes jugées pour violences sur mineur

A Vieille-Brioude, en Haute-Loire, des parents ont porté plainte contre deux enseignantes pour « violences sur mineurs par personne ayant autorité ».  L'enquête aurait mis au jour des méthodes d'un autre temps. Les deux prévenues comparaissent ce mardi devant la justice.

Des claques derrière la tête, des cheveux tirés, des punitions dans le couloir. Voilà ce qui est reproché aux deux enseignantes de 55 ans de cette école publique. L'affaire a démarré en novembre dernier avec une première plainte d'une maman d'élève. En tout, les faits concerneraient sur 12 enfants et se seraient déroulés sur plusieurs années, entre 2013 et 2016.
Des violences physiques et psychologiques qui conduisent, ce mardi 4 avril, ces enseignantes à la barre du tribunal correctionnel. Pourtant, à l'école de Vieille Brioude, certains soutiennent les institutrices.

Deux syndicats ont fait signer une pétition et organisé un rassemblement de soutien qui a réuni 250 personnes le 28 janvier dernier, notamment des parents et d'anciens élèves de l'école. Violence ou méthodes musclées et d'un autre temps ?
L'avocat des deux enseignantes parle lui de « deux institutrices exemplaires » et de chasse aux sorcières. Les deux quinquagénaires sont actuellement en arrêt maladie.

Elles encourent jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Une autre enseignante et une employée de l'école maternelle feront par ailleurs l'objet d'un rappel à la loi pour non dénonciation de ces faits.



  1. Auvergne-Rhône-Alpes
  2. Haute-Loire

Bordeaux : elle refuse une cigarette à un passant, il se jette sur elle

Cette agression a eu lieu en plein jour, dans une rue du quartier Saint-Seurin, vendredi.

C’est une jeune femme bouleversée qui a déposé à la barre devant la chambre des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Bordeaux, hier. Malgré son émotion toujours vive, Laura (1) a tenu à se présenter face à son agresseur.
Avant vendredi dernier, Hans Gonekalo était un inconnu pour elle. Elle avait bien croisé quelques fois cet homme âgé d’une trentaine d’années dans son quartier, à Saint-Seurin, à Bordeaux. Il s’y était installé depuis peu. Elle avait bien entendu des voisins s’étonner du comportement parfois déroutant de ce trentenaire, qui passait ses journées à errer dans les rues. Mais rien ne lui laissait penser qu’il puisse l’agresser sexuellement. Ce fut le cas, vendredi, en pleine journée.

Secourue par une commerçante

Il est 14 heures quand Laura rentre chez elle, après une journée de travail. La jeune femme marche dans la rue et n’est qu’à quelques mètres de son domicile quand elle croise la route de Hans Gonekalo. Il lui demande une cigarette. Elle refuse. « ça m’a excité », lâche le prévenu depuis son box.
L’homme se jette sur elle, la bloque contre un mur, parvient à glisser une main sous son tee-shirt et tente de faire de même sous son pantalon. Alertée par les cris de la victime, une commerçante sort de sa boutique. « Ma cliente doit son salut à cette dame », souligne l’avocate de la partie civile, Me Marie Rémy. Les deux femmes se réfugient dans le commerce pour appeler la police. Hans Gonekalo revient à la charge, s’acharne sur la sonnette et tente de forcer la porte. « Pour m’excuser », affirmera-t-il devant les policiers qui l’interpellent, peu après.

Six mois de prison ferme

Cheveux colorés coupés courts, l’homme au physique juvénile avance des arguments étonnants. Face au tribunal, il parle de Bordeaux, ville qu’il ne porte pas dans son cœur et où il vit depuis cinq ans, et semble sous-entendre que ce mal-être puisse avoir un lien avec son passage à l’acte. Vingt minutes avant l’agression de Laura, il avait tenté de tripoter une adolescente, dans le quartier.
Sociopathe et schizophrène, l’homme, sous curatelle, est suivi depuis des années. Jusqu’alors, il n’avait jamais fait parler de lui en ce sens. Malgré ses pathologies, l’expert-psychiatre estime qu’il avait tous ses esprits au moment des faits et n’exclut pas « une dangerosité potentielle en cas de non-prise de ses traitements ».
Une personnalité « inquiétante », considère le vice-procureur Géraldine Bouzard pour qui « si rien n’est fait, il recommencera ». Elle requiert une peine « lourde » : deux ans de prison dont un an avec sursis et maintien en détention. « La solution n’est pas une incarcération aussi longue mais une peine qui prenne compte de la fragilité sociale et psychologique de cet homme », réplique en défense Me Myriam Guendez.
Hans Gonekalo a finalement été condamné à un an de prison dont six mois assortis d’un sursis avec une mise à l’épreuve de deux ans. Celle-ci lui interdit d’entrer en contact avec la victime et de résider à Bordeaux, l’oblige à suivre des soins et à travailler. Le tribunal a ordonné son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et son maintien en détention.
(1) Le prénom a été modifié
                               Lire sur le journal sudouest.fr            

bordeaux : elle refuse une cigarette à un passant, il se jette sur elle


«L’Heure du Crime» exhume un dossier picard ce mardi, sur RTL

L’émission L’Heure du Crime, présentée tous les jours à 14 heures, sur RTL, par Jacques Pradel, se penche ce mardi 4 sur un dossier qui a défrayé la chronique judiciaire picarde : l’affaire Lemaire, du nom de cet habitant de Longueil-Annel (Oise), tué en novembre 2008 sur instruction de sa femme, par les deux amants de cette dernière. Parmi les invités figurent Me Murielle Bellier, du barreau de Compiègne, et Me Hubert Delarue, du barreau d’Amiens.

Cette émission sera également, pour Jacques Pradel, l’occasion d’évoquer le recueil de chroniques Coups de barre, de notre confrère Tony Poulain, dont l’animateur-journaliste de RTL a rédigé la préface.


lundi 3 avril 2017

Carcassonne: il est relaxé pour la deuxième fois en quinze jours après 26 condamnations

Le mardi 14 mars dernier, c’est dans une affaire de « tentative de vol avec violence », commise à Badens dans la nuit du 11 au 12 avril 2015, que Cédric avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Carcassonne. Une première pour ce Carcassonnais de 37 ans, qui affiche pas moins de vingt-six condamnations à son casier judiciaire...
  • Sortie de prison prévue le 17 juin
Vendredi matin, c’est pour répondre d’un « recel de bien provenant d’un vol » que Cédric est revenu à la barre du tribunal sous escorte policière. Il faut dire que l’homme est incarcéré depuis le vendredi 14 octobre 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne, où il purge actuellement plusieurs peines suite à des révocations de sursis. Il est libérable à compter du samedi 17 juin prochain. Les faits de « recel », qui étaient cette fois-ci reprochés à Cédric, remontent au 22 mars 2015.
Ce jour-là, les douaniers narbonnais sont positionnés sur l’autoroute A61 à hauteur de Lézignan-Corbières, lorsqu’ils aperçoivent un véhicule Citroën C3 suspect qui se dirige vers Carcassonne. Au volant, le conducteur va finalement parvenir à se soustraire au contrôle des douaniers, avant de disparaître dans la nature. Ce n’est que le 22 avril 2015, un mois après, que cette voiture, qui pourrait avoir servi à un transport de produits stupéfiants, va être découverte abandonnée sur le chemin du Calvaire, à Carcassonne. Jusque-là, rien ne relie Cédric à ce véhicule Citroën C3, si ce n’est que lors d’une perquisition qui a été effectuée à son domicile, dans le cadre d’une autre affaire, les policiers vont retrouver une clé qui pourrait être celle de ce véhicule.
À la barre, le prévenu a indiqué que ces clés avaient laissé chez lui par un certain Donovan, « qui était venu passer une soirée chez moi avec mon ex-beau-fils et deux copines ». Voilà pour l’explication.
  • « C’est la dernière fois que vous me voyez devant un tribunal »
Pour le ministère public, le substitut du procureur Éric Lapeyre n’a pas été en mesure de soutenir l’accusation : « Le recel, c’est d’avoir détenu un objet que l’on savait provenir d’un vol. Or là, l’élément matériel n’est pas caractérisé, car le véhicule n’était pas déclaré volé. On sait juste qu’il avait été vendu par une casse automobile le 18 février 2015, mais on ignore à qui ! Aussi, je vous demande de le relaxer... » Du pain béni pour Me Philippe Gros qui défendait le prévenu...
Et une décision logique du tribunal, qui a relaxé le trentenaire. « C’est la dernière fois que vous me voyez devant un tribunal. Merci Madame la juge, merci Monsieur le procureur », a déclaré le prévenu avant de regagner sa cellule.
Lire dans le journal lindependant.fr
http://www.lindependant.fr/2017/04/02/il-est-relaxe-pour-la-deuxieme-fois-en-quinze-jours-apres-26-condamnations,3002164.php

dimanche 2 avril 2017

Carcassonne. Condamné à 12 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve

Carcassonne. Condamné à 12 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.
C’est un véritable enfer que Christophe a fait vivre à sa compagne pendant deux ans de vie commune. Quand ils se sont rencontrés en 2015, lui était âgé de 17 ans, Marion en avait 16. Un coup de foudre entre ados, qui va vite devenir un cauchemar pour la jeune fille, dès lors que le couple va emménager dans un petit appartement, au centre-ville de Carcassonne... Christophe est jaloux, extrêmement jaloux.
« Psychopathe »
Lorsqu’elle s’est enfin décidée à déposer plainte, le vendredi 6 janvier dernier, la jeune femme, alors enceinte de cinq mois, a dénoncé les violences répétées qu’elle a subies de la part du père de son futur enfant durant plusieurs mois. Elle qui était enfermée dans l’appartement, battue à chaque dispute, humiliée... Il y aussi ce jour où Christophe a tenté de l’étrangler, ou encore celui où il l’a frappée avec un bâton sur le lit, au début de sa grossesse. Christophe a même menacé de la faire avorter, en exhibant une pique à brochettes qu’il disait vouloir lui enfoncer dans le vagin...
Des violences inqualifiables, comme la maltraitance et les sévices que faisait subir le jeune homme à ses chiots. Il les sous- alimentait, les battait. En décembre dernier, il est même allé jusqu’à en tuer un à coups de pied, avant de contraindre Marion à laver le sang qui tapissait le sol de la salle de bain. La dépouille de « Démon », a ensuite été jetée dans le Canal.
Vendredi, c’est pour l’ensemble de ces faits que Christophe a comparu devant le tribunal correctionnel à juge unique. « Il y a eu des violences, mais elles étaient réciproques... », a murmuré le prévenu à la présidente Valérie Reymond. « J’ai déconné », a-t-il ajouté sans faire preuve de plus d’empathie.
De l’expertise psychiatrique réalisée sur le prévenu, il ressort qu’il a « des troubles structurels de la personnalité de type limite », qu’il est « carencé sur le plan affectif », avec « une proportion au débordement face aux frustrations ». Me Maud Van Den Broeck, pour les intérêts de Marion, est revenue sur « la personnalité inquiétante » du prévenu. Lui qui « a été accueilli à bras ouverts par les parents de Marion. C’était un peu leur fils, ils l’ont aidé dans ses démarches. mais ils ignoraient ce qu’il faisait vivre à leur fille... C’est un psychopathe. Aussi, quand il le reconnaît, c’est à voix basse, pas vraiment sincère... Aujourd’hui, Marion essaie de se reconstruire. Elle est enceinte de 8 mois et va bientôt accoucher. »
« Il y avait des alertes... Tout ça aurait pu être arrêté plus tôt ! »
Pour le ministère public, le substitut du procureur Eric Lapeyre a qualifié le prévenu de « tyran domestique », qui a fait vivre une humiliation totale à sa victime. « Sa personnalité ne rassure pas trop pour l’avenir », a poursuivi le magistrat, avant de requérir 12 mois de prison, « dont la moitié assortie d’un sursis et d’une mise à l’épreuve de 36 mois ».
Après ce qu’elle venait d’entendre de son client, difficile pour Me Marion Blondeau de se lever « pour défendre un monstre ». Pour autant, elle a su avancer des arguments : « Ce que je retiens, c’est le côté dramatique de la relation qu’il y a eu entre ces deux jeunes. Une relation qui était une catastrophe annoncée... » Aussi, « il y avait eu des alertes des voisins, des parents de la victime. Tout ça aurait pu être arrêté plus tôt ! » Sur son client, la jeune avocate révèle qu’« il a été élevé à coups de poing. Son curseur de la violence n’est pas le même que le nôtre ». Et de plaider pour « une peine intégralement assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve, car il n’a que 19 ans et un casier judiciaire vierge... »
Une plaidoirie qui convaincu, puisque le tribunal a condamné Christophe à 12 mois de prison avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 2 ans comportant les obligations de se soigner, de trouver un travail, et de passer un stage de sensibilisation sur les violences sexistes à ses frais. Il a également l’interdiction d’avoir un animal domestique durant 5 ans, et devra payer 2 000 € en réparation du préjudice moral de la victime.
Lire dans le journal lindependant.fr
http://www.lindependant.fr/2017/04/01/le-tueur-de-chiot-humiliait-et-frappait-sa-compagne-enceinte,3001910.php

samedi 1 avril 2017

Sables-d’Olonne : condamnée à 20 ans de prison pour l’assassinat de son fils

En 2014, cette mère souffrant de dépression avait tué son fils de 15 ans "pour l’emmener avec elle"

Sophie Blondeau, âgée de 47 ans au moment des faits, a été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Vendée pour l’assassinat de son fils de 15 ans en 2014 aux Sables-d’Olonne (Vendée).
La tragique découverte avait été faite le 2 septembre 2014 par la demi-soeur de la victime. La veille au soir, la mère de famille avait administré des médicaments à son fils pour l’endormir, avant de le frapper à la gorge avec un cutter ou un couteau.
Sophie Blondeau avait ensuite tenté de se suicider par pendaison, avant d’être secourue par les pompiers. Placée en réanimation au centre hospitalier de La Roche-sur-Yon, la mère de famille avait immédiatement avoué son geste à son réveil.

Altération du discernement

La personnalité de Sophie Blondeau a été au coeur des débats. "C’est un verdict sévère compte tenu du fait que les experts ont reconnu l’altération du discernement de ma cliente", a réagi son avocat, Jean-Guillaume Le Mintier. "Il s’agit d’un suicide altruiste, Sophie Blondeau ne voulait pas survivre à son geste", a-t-il ajouté.
Sophie Blondeau est atteinte d’une fibromyalgie qui l’empêche de travailler depuis 2008 et souffre par ailleurs de dépression.
"Les experts ont expliqué son geste par son amour fusionnel pour son fils, elle a voulu l’emmener avec elle, craignant qu’il ne subisse les mêmes souffrances", a précisé son avocat, ajoutant que "Mme Blondeau, outre de gros problèmes de santé, a été violée par plusieurs de ses compagnons".
L’assassinat de l’adolescent avait provoqué une vive émotion aux Sables-d’Olonne. Quelques jours après le drame, une marche blanche, organisée par les amis de Tom, avait réuni plusieurs centaines de personnes dans les rues de la ville. 
http://www.sudouest.fr/2017/04/01/sables-d-olonne-condamnee-a-20-ans-de-prison-pour-l-assassinat-de-son-fils-3329619-7.php
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Sept ans de prison pour la « mère balai


Le verdict est tombé ce vendredi à midi. Après une matinée de délibérations, la cour d’assises de Nancy a condamné Andrée Gérardin, une Vosgienne de 72 ans, à 7 ans de prison. C’est moins que les 10 ans auxquels la septuagénaire avait été condamnée lors de son premier procès à Epinal. C’est moins aussi que les 8 ans requis jeudi par l’avocat général, Claude Palpacuer.
Durant ses réquisitions, ce dernier avait insisté sur la personnalité hors norme de la retraitée vosgienne. La septuagénaire qui est surnommée la « mère balai » pour son obsession du ménage ou la « sorcière » pour son tempérament acariâtre, est, en effet, unanimement détestée. Que ce soit ses voisins ou sa famille, personne n’est venu dire du bien d’elle. Ses trois enfants ont carrément pris des avocats, Me Collot et Me Boulanger, pour se constituer partie civile contre leur mère.
Tortures
« On ne trouve de tels personnages que dans littérature ou au cinéma : Tatie Danielle, Folcoche ou encore Madame Lepic, la mère du petit rouquin (NDLR : Poil de carotte). A côté de l’accusée, ces trois-là font presque figure de saintes femmes », avait résumé de façon saisissante l’avocat général.
Car les faits reprochés à la retraitée font froid dans le dos. Le 22 août 2010, elle a torturé son mari paraplégique durant près de cinq heures dans la cuisine de leur vieille ferme de Nompatelize, près de Saint-Dié. Elle l’a frappé à coups de béquilles, mordu, griffé, piétiné et lui a quasiment arraché une oreille. Le vieil homme a survécu par miracle.
Durant la semaine de procès en appel à Nancy, la « mère balai » a alterné demi-aveux et totales dénégations, mettant les blessures de son mari sur le compte de chutes. Ce qui n’a pas facilité la tâche de son avocate, Me Sabrina Germain.
Dans sa plaidoirie, elle a évoqué « le fonctionnement particulier du couple », le lourd handicap du mari, la difficulté de l’épouse à s’en occuper et les dysfonctionnements des services sociaux.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/04/01/sept-ans-de-prison-pour-la-mere-balai