Sa première compagne a raconté comment il avait « jeté leur enfant contre la machine à laver ». Cédric Patelli, lui, est resté impassible
« La violence est allée crescendo. Il a tenté de m’étrangler, m’a écrasé le visage avec le pied. Pour me mettre en colère, il a jeté notre enfant, âgé de quelques mois, contre la machine à laver. Lorsqu’il m’a poussée dans les escaliers, je me suis résolue à partir. Un matin, je me suis enfuie avec mon fils sous le bras ».
Devant la cour d’assises des A.-M., Laure, infirmière à Nice, raconte quelle existence elle mena avec Cédric Patelli, quelques années avant que ce plombier ne tue pour la voler une dame de 79 ans (voir nos éditions d’hier). « On n’avait pas toujours à manger à la maison mais il y avait en permanence du shit », poursuit-elle. « D’une jalousie extrême, Cédric me rabaissait sans cesse... ». Accusé des pires sévices, le plombier demeure muet et impassible. « Il m’a dit n’avoir frappé que des femmes », indique la psychologue Élisabeth De Francesci.
Un compte à régler avec les femmes ?
« Sa rancune à l’égard d’une mère qui l’aurait manipulé, s’est peut-être étendue à la gent féminine, aux vieilles dames qu’il a dévalisées, à celle qu’il a tuée, à ses concubines ». Instable et immature, par moments gentil et charmeur, Cédric Patelli se serait aussi mal comporté avec sa dernière amie.
« Trois mois après notre installation, les gifles, coups de poing et de pied ont débuté », pleure Sophie Pinkowski. « Quand je travaillais dans un centre pour handicapés, il me lançait avec mépris : “Va rejoindre tes mongoliens”. J’espérais qu’il changerait, je n’ai pas déposé plainte », poursuit la jeune femme qui n’a pas davantage dénoncé, ni tenté d’empêcher à Nice nord le meurtre de Geneviève Empis de Vendin.
Avant de tomber « sous le joug » de Patelli, cette brune aurait été agressée sexuellement à la petite enfance puis à l’adolescence. Est-ce avant tout une victime, comme le plaide son avocate Me Faccendini ? Élisabeth De Francesci peine à le croire. Elle décrit « une femme nettement plus intelligente que son compagnon, narcissique et d’une émotivité théâtrale, menteuse patentée comme rapporté par sa propre famille ».
Plus nuancée, une seconde experte, Florence Hugot relève cependant « son manque d’empathie » à l’égard de Geneviève Empis de Vendin. Sophie a lavé plusieurs fois les vêtements maculés de sang de son meurtrier d’ami. Elle a compté à l’euro prés (7154 euros) l’argent dérobé chez la morte, testé son parfum et mis des boucles d’oreille dérobées sur place. « Si vous êtes horrifiée, vous n’utilisez pas sans vergogne ces objets », s’étonne le président Thierry Fusina. « Je n’étais plus moi-même, j’étais complètement perdue ».
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/les-acces-de-violence-du-futur-tueur-de-vieille-dame
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