-"J'ai toujours dit que Jean-Louis Gergorin se prévalait d'instructions reçues par Dominique de Villepin quand il me demandait d'ajouter des noms (...) et de détruire des documents." - "Mais, alors, qui les a ajoutés?", questionne la présidente, Christiane Beauquis.
- "Je ne sais pas, Mme la présidente, mais j'aimerais bien savoir..."
- "Je ne sais pas, Mme la présidente, mais j'aimerais bien savoir..."
Pourquoi n'a-t-il pas dit à l'époque au général Philippe Rondot qui enquêtait sur les listings qu'ils étaient falsifiés? "Je n'avais pas le courage, la sérénité, l'assurance de dire les choses à l'époque", a plaidé le quadragénaire aux petites lunettes rondes. "C'est vrai, a-t-il soutenu, j'aurais dû dire clairement au général Rondot que Jean-Louis Gergorin faisait rajouter des noms. J'ai essayé de l'alerter de manière elliptique. J'ai essayé de l'alerter, mais pas assez bien." La raison ? "Si je refusais, j'étais viré d'EADS". Selon lui, Jean-Louis Gergorin, qui était alors dans les instances dirigeants d'EADS, l'aurait écarté après l'avoir embauché. Jean-Louis Gergorin de son côté a répété avoir "complètement déraillé à cette époque, je suis complètement, complètement d'accord", se disant "impressionné par la confiance qu'avait le général Rondot en Imad Lahoud".
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