mercredi 4 mai 2011

Imad Lahoud : "Je n'ai ajouté qu'un seul nom, Nagy et Bocsa"

Au milieu d'un témoignage extrêmement confus, jalonné de déclarations parfois contradictoires, le mathématicien Imad Lahoud a assuré mercredi devant la cour d'appel de Paris n'avoir ajouté qu'un seul nom sur les listings Clearstream, celui de Nicolas Sarkozy. "Je n'ai ajouté qu'un seul nom, Nagy et Bocsa", les noms patronymiques de Nicolas Sarkozy, a affirmé le prévenu, condamné en première instance à 18 mois de prison ferme pour avoir ajouté des noms de personnalités sur les listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger. Quelques secondes plus tôt, le prévenu avait pourtant parlé de plusieurs noms.
-"J'ai toujours dit que Jean-Louis Gergorin se prévalait d'instructions reçues par Dominique de Villepin quand il me demandait d'ajouter des noms (...) et de détruire des documents." - "Mais, alors, qui les a ajoutés?", questionne la présidente, Christiane Beauquis.
- "Je ne sais pas, Mme la présidente, mais j'aimerais bien savoir..." 
Pourquoi n'a-t-il pas dit à l'époque au général Philippe Rondot qui enquêtait sur les listings qu'ils étaient falsifiés? "Je n'avais pas le courage, la sérénité, l'assurance de dire les choses à l'époque", a plaidé le quadragénaire aux petites lunettes rondes. "C'est vrai, a-t-il soutenu, j'aurais dû dire clairement au général Rondot que Jean-Louis Gergorin faisait rajouter des noms. J'ai essayé de l'alerter de manière elliptique. J'ai essayé de l'alerter, mais pas assez bien." La raison ? "Si je refusais, j'étais viré d'EADS". Selon lui, Jean-Louis Gergorin, qui était alors dans les instances dirigeants d'EADS, l'aurait écarté après l'avoir embauché. Jean-Louis Gergorin de son côté a répété avoir "complètement déraillé à cette époque, je suis complètement, complètement d'accord", se disant "impressionné par la confiance qu'avait le général Rondot en Imad Lahoud".

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