lundi 9 mai 2011

Procès Clearstream en direct: Lahoud pense être redevable à Gergorin

12h30: C'est ma religion qui vous pose un problème maître?" interroge Anne-Gabrielle Heilbronner à Maître Metzer
La sortie est immédiatement rembarrée par la présidente Christiane Beauquis.
12h15: "Je suis sûre de ce que m'a dit Philippe Faure, qui m'avait dit qu'il avait donné le manuscrit d'Imad à Dominique de Villepin" déclare l'épouse Lahoud. Maître Metzer, avocat de Dominique de Villpin, interroge Anne-Gabrielle Heilbronner. Il souligne qu'elle est en contradiction avec son mari Imad Lahoud concernant deux passages du manuscrit concernant deux déjeuners avec Nicolas Sarkozy.
12h11: "Dominque de Villepin me connaissait, il m'a déjà vu à l'inspection des Finances, à l'Office national des forêts, en Conseil des ministres" souligne Anne-Gabrielle Heilbronner. "Peut-être, je vous prie de m'excuser", dit l'ancien ministre des Affaires étrangères. "Madame la présidente, je ne connais pas Imad Lahoud, je ne l'ai jamais rencontré" répète Dominique de Villepin, qui ne regarde pas un avocat d'Imad Lahoud qui l'attaque.
12h07: Dominique de Villepin: "Je ne connaissais pas Mme Lahoud, je ne connaissais pas Imad Lahoud"
12h05: Si j'étais ambitieuse, croyez-vous que je serai restée avec Imad Lahoud?, s'insurge Anne-Gabrielle Heilbronner. L'épouse d'Imad Lahoud veut prouver que par l'intermédiaire de Philippe Faure, alors secrétaire général du Quai d'Orsay, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, était au courant de toute l'affaire.
11h59: «En avril 2004, je trouvais Lahoud fiable», dit Gergorin
Jean-Louis Gergorin trouve cohérents et crédibles les documents produits par Lahoud. «En avril 2004, je trouvais Lahoud fiable», dit-il. Néanmoins, le monde du renseignement se méfiait de l'informaticien, l'officier traitant de Lahoud disant à cette même époque de lui qu'il était peu fiable, souligne la présidente Christiane Beauquis.Lahoud reprend la parole. «J'avais seulement une partie des documents, ce n'est pas moi qui ai tout copié les documents!», s'insurge-t-il.
11h55: "Pourquoi ne parlez-vous qu'aujourd'hui?" questionne la présidente"Vous avez été entendue à trois reprises!", répète la présidente. "Mais je n'ai répondu qu'aux questions des policiers. Je maintiens ce que j'ai dit. J'ai transmis le manuscrit d'Imad à Philippe Faure. Et je maintiens que je n'ai jamais vu de rencontre directe entre Imad et Dominique de Villepin. Mais attendez, le nom de Dominique de Villepin était partout!", s'insurge Anne-Gabrielle Heilbronner.
11h50: L'épouse d'Imad Lahoud affirme avoir été en lien avec Philippe Faure, alors secrétaire général du ministère des Affaires étrangèresElle affirme avoir remis un manuscrit de son mari Imad Lahoud à Philippe Faure. Celui-ci lui demande ensuite d'enlever de deux passages du même manuscrit, concernant une rencontre avec Jean-Louis Gergorin, affirme-t-elle. Anne-Gabrielle Heilbronner ne se souvient pas des dates où elle a rencontré Philippe Faure.
11h43: Anne-Gabrielle Heilbronner veut prêter sermentLa présidente refuse, du fait de son lien avec Imad Lahoud. Elle s'excuse auprès de la cour sur sa démarche médiatique. "Ne voulant pas que mes propos soient déformés par des journalistes, je veux m'excuser devant la cour. Cette affaire est un cauchemar. Imad a déjà eu des problèmes avant cette affaire, et de nouveau, c'est le cauchemar" dit-elle. Sa voix vacille.
11h41: L'épouse d'Imad Lahoud est appelée à la barreAnne-Gabrielle Heilbronner parle d'une petite voix en déclinant son identité. Elle reboutonne son tailleur.
11h40: La séance reprend
10h58: Jean-Louis Gergorin, à la barre, se prend le micro dans le nez en se retournant trop vite en répondant à un avocat.
10h45: Imad Lahoud décrit les documents falsifiés
A quelques centimètres de la présidente, il lui pointe les lignes des faux documents. Revenu à la barre, il indique qu'il passait beaucoup de temps à les faire. «J'étais isolé, dans un bureau sécurisé à Eads, où seul venait -très souvent- Jean-Louis Gergorin!» souligne Lahoud.
«La matière première, ce n'est pas moi, mais c'est Jean-Louis Gergorin qui la fournissait!», s'exclame Lahoud

10h30: Imad Lahoud incapable d'expliquer pourquoi il allait à l'Interieur pour falsifier des documents
«Mais vous servez à quoi vous?», interroge un des avocats de Dominique de Villepin, à propos du rôle de Lahoud. «Je recopiais des noms que me donnait Jean-Louis Gergorin», répond Lahoud. «En gros, vous n'êtiez qu'un dactylographe!», raille l'avocat.
«Je ne voulais pas faire ce que me demandait Jean-Louis Gergorin, mais je l'ai finalement fait», ajoute Lahoud. La présidente Beauquis demande à voir les fameux documents falsifiés, qui prennent la forme de tableaux excel.

10h25: Lahoud a l'impression d'être redevable à Gergorin
«C'est Jean-Louis Gergorin qui m'a installé à EADS à ma sortie de détention provisoire. Il m'a tendu la main, il m'a installé, il m'a donné un cadre, il m'a payé», indique Imad Lahoud, qui a l'impression d'être redevable à Gergorin. Les débats tournent de nouveau sur les déjeuners d'Imad Lahoud, qui brassaient de hauts responsables politiques et privés, dont François Pérol.

10h15: Maître Metzer, avocat de de Villepin, attaque Imad Lahoud sur ses déjeuners «avec des très proches de Nicolas Sarkozy».
«Mais arrêtez de tout interprêter!», s'insurge Imad Lahoud, «Ce sont des amis de ma femme! Je ne m'interresse pas à la fonction de mes amis, car nous sommes des amis.» «Mais ce sont toujours des personnes très haut placées!», continue l'avocat. «Non, j'ai aussi des amis professeurs», se défend Imad Lahoud, qui déclare être proche de Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle ministre de l'Ecologie.

10h00: Imad Lahoud ne connaît «personne»
Interrogé sur ses liens avec le milieu du renseignement, il nie en bloc: «Je ne connaissais personne, absolument personne», déclare-t-il à la barre.
9h45: Un carnet d'adresse impressionnant
«Les circonstances semblent bizarres, je sais, mais c'est bien au ministère de l'Interieur que cela s'est passé», déclare Imad Lahoud à la barre. Rires dans la salle.
La présidente Christiane Beauquis le raille sur son carnet d'adresse impressionnant. «Non, pas le mien, celui de ma femme!», rétorque Imad Lahoud.
9h26: Jean-Louis Gergorin arrive à la barre
Il dément les propos d'Imad Lahoud. La falsification des listings n'a pas eu lieu dans le bureau d'Yves Bertrand, ancien directeur des renseignements généraux. C'est «une scène totalement fantasmagorique», selon lui.

9h25: Imad Lahoud se pose en victime de Jean-Louis Gergorin
Lahoud répète qu'il a ajouté uniquement le nom de Nicolas Sarkozy sur les faux listings Clearstream, et ce à la demande de Jean-Louis Gergorin. Il indique que Gergorin était «insistant», l'obligeait à venir au ministere de l'interieur pour falsifier des listings, et n'a pas hésité «à mettre en scène» la falsification des listings.

9h15: L'audience est ouverte.

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