Villepin charge le ministère de la DéfenseIl a rappelé que le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement qui enquêtait en 2004 sur les listings Clearstream avec Imad Lahoud, était allé avec lui au Liban en 2004 sur la trace d'Oussama ben Laden, que le Franco-Libanais assurait avoir déjà rencontré. Imad Lahoud avait alors fait croire au militaire qu'il y récupérerait des documents sur les finances du chef islamiste. La "source" Lahoud avait été présentée par Philippe Rondot auprès du "gratin" du renseignement français, et même étranger. Dominique de Villepin a donc imputé au ministère de la Défense, autorité de tutelle de Philippe Rondot, la responsabilité du fait qu'Imad Lahoud soit sorti indemne judiciairement d'une garde à vue pour escroquerie fin mars 2004. "Il fallait sauver le soldat Lahoud", a-t-il dit, mettant en cause le cabinet de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, qui aurait couvert le Franco-Libanais.
Quel rôle dans la garde à vue de Lahoud ?
Quel rôle dans la garde à vue de Lahoud ?
Cependant, c'est la responsabilité de Dominique de Villepin que l'accusation retient concernant les listings Clearstream, et notamment cette faveur accordée à Imad Lahoud pour qu'il sorte en 2004 de sa garde à vue. En effet, le dossier montre que Dominique de Villepin a ce jour-là appelé le général Rondot. Ce dernier a affirmé jusqu'ici qu'il lui avait alors demandé d'intervenir en faveur du Franco-Libanais, vu comme précieux dans l'affaire des listings censés accuser Nicolas Sarkozy. Interrogé par la cour sur ce point, Dominique de Villepin a assuré qu'il avait parlé de tout autre chose avec le général Rondot au téléphone, et qu'apprenant la garde à vue d'Imad Lahoud, il avait dit au militaire: "Voyez ce qu'il en est". C'est un des nombreux points de l'action ambigüe de Dominique de Villepin qui est l'objet du procès en appel, qui devrait se poursuivre jusqu'au 26 mai.
Lahoud et Gergorin chargent Villepin
Jean-Louis Gergorin et l'informaticien Imad Lahoud, condamnés en première instance respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, ont continué pour leur part de dénoncer l'implication de Dominique de Villepin. Jean-Louis Gergorin a dit jeudi qu'il avait été d'emblée question, en janvier 2004, d'un compte bancaire de Nicolas Sarkozy, ce qui aurait stimulé Dominique de Villepin.
Imad Lahoud présente de son côté Dominique de Villepin comme l'instigateur de la machination Clearstream. Il tente de démontrer à ce procès en appel que l'ex-Premier ministre lui a fait modifier en sa faveur le manuscrit de son livre sur l'affaire. Le procès se poursuivra lundi.
Imad Lahoud présente de son côté Dominique de Villepin comme l'instigateur de la machination Clearstream. Il tente de démontrer à ce procès en appel que l'ex-Premier ministre lui a fait modifier en sa faveur le manuscrit de son livre sur l'affaire. Le procès se poursuivra lundi.
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