A l'automne 2009, il a piloté le premier procès Clearstream, affaire de dénonciation calomnieuse dans laquelle Nicolas Sarkozy était partie civile, face à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Alors que le procureur avait requis 18 mois de prison avec sursis contre Dominique de Villepin, le tribunal l'avait relaxé, dans une décision saluée comme une "victoire de la justice" par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter.
Le procès de l'ex-trader de la Société Générale Jérôme Kerviel lui donnait ensuite une nouvelle occasion de démontrer ses capacités à assimiler les dossiers complexes, truffés de chiffres et de jargon bancaire. Là, aucune clémence à l'égard du jeune Breton qui avait joué avec les milliards : cinq ans de prison dont trois ferme, 4,9 milliards de dommages et intérêts.
Dans le registre politico-financier, le président Pauthe avait déjà tranché en 2007 le tortueux dossier de la Sofremi, affaire de détournement de fonds au préjudice d'une société d'armement sous la tutelle du ministère de l'Intérieur de Charles Pasqua dans les années 1990. Il avait alors prononcé de la prison ferme contre le fils Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone. Juste avant, il s'était attelé à la faillite frauduleuse d'Air Lib, pour laquelle il a condamné son ex-PDG, Jean-Charles Corbet, à 18 mois ferme. En 2005, à Créteil, il avait eu à juger l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, dans laquelle il avait condamné l'ancien élu RPR Didier Schuller à des peines de prison ferme et d'inéligibilité.
http://lci.tf1.fr/france/justice/une-pointure-de-la-magistrature-pour-juger-chirac-6671557.html
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