Jugé depuis le 4 octobre, l'Allemand de 76 ans devrait être fixé sur son sort samedi, après des réquisitions du parquet général attendues vendredi en fin de journée.
Renvoyé devant la cour d'assises pour le meurtre de Kalinka Bamberski, 14 ans, en 1982, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité si la cour retient les circonstances aggravantes de la minorité de la victime et du lien d'autorité entre elle et Krombach.
Mais les jurés pourront également trancher en faveur d'autres scénarios: l'avocat général a demandé que soit également posée la question d'une condamnation pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et les avocats de l'accusé, celle de l'homicide involontaire.
Reste enfin la possibilité d'un acquittement.
Premier avocat des parties civiles à plaider au procès, l'avocat de la mère de Kalinka a comparé ces trois hypothèses -homicide involontaire, coups mortels, meurtre- à un "raisonnement en escalier" comportant "trois étages".
"Ce qui a fait basculer" la mère de Kalinka, longtemps convaincue de l'innocence de Dieter Krombach, son ex-époux, "ce sont les tentatives de réanimation" tentées par l'accusé sur sa belle-fille.
Kalinka, retrouvée morte au réveil le 10 juillet 1982, est décédée entre 22h30 et 00h30 étouffée par une régurgitation de substances alimentaires, ont affirmé des experts médicaux. Le Dr. Krombach a toujours dit avoir tenté de réanimer Kalinka quand il l'a découverte inanimée au matin et les enquêteurs ont toujours qualifié ces opérations d'incohérentes sur un cadavre rigide.
Des experts ont affirmé à l'audience qu'une partie de ces tentatives de réanimation sont en fait intervenues, dans la nuit, du vivant de Kalinka.
"Je pense que Dieter Krombach a très sincèrement essayé de traiter un choc dont était victime Kalinka", peut-être à cause d'un somnifère qu'il lui avait donné, a observé Me Parra-Bruguière.
Mais dans un ultime face à face avec son ex-épouse jeudi, Dieter Krombach a rejeté le postulat de l'accident.
"Et donc vous montez au deuxième étage", celui des coups mortels, motivés par une attirance sexuelle de Krombach pour Kalinka qu'il aurait essayé de violer sous sédatif.
Pour la mère de l'adolescente, "quand vous rendrez samedi votre délibéré et que vous lui direz peut-être qu'elle s'est trompée pendant trente ans, ça va être dur" a-t-il dit.
http://www.lepoint.fr/societe/proces-du-d-krombach-la-cour-d-assises-face-a-quatre-possibilites-pour-son-verdict-21-10-2011-1387391_23.php
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