La recherche d'une faute
Hier, les juges du tribunal correctionnel se sont penchés sur ce douloureux dossier, à la recherche d'une responsabilité, d'une faute, d'une sanction. Pour l'avocate de la famille, la responsabilité de l'automobiliste ne fait aucun doute. Et de laisser le tribunal choisir entre l'inattention, le non-respect des règles de prudence… Le procureur de la République, lui aussi, s'en prend à la conductrice, soulignant « qu'au volant, il faut toujours rester vigilant », tout en expliquant, assez énigmatique, que personnellement, il n'aurait pas choisi ce type de procédure. « Il faut concevoir que, dans ce dossier si douloureux, il reste encore une part de fatalité, a fait remarquer enfin, Me Guy Dedieu, l'avocat de l'automobiliste, même si ce drame a été particulièrement tragique pour la famille endeuillée. Personne n'aurait pu échapper à ce qui s'est passé ce soir-là, à Varilhes ». Et d'énumérer : « Excès de vitesse ? Le dossier, et les témoignages recueillis par les enquêteurs, démontrent le contraire. Moment de distraction ? Rien ne le prouve. Des écarts de conduite ? Les témoins n'en ont pas vu. Un passager qui aurait entraîné la conductrice dans une conversation qui aurait détourné son attention ? Ce n'est pas le cas ». Et de conclure : « Il ne reste qu'un drame épouvantable. Un enfant qui n'aurait pas dû se trouver là ». Il reste aussi l'immense détresse de sa famille. Le tribunal rendra sa décision le 13 décembre prochain.http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/16/1216451-la-part-de-la-fatalite-dans-le-tragique-deces-du-petit-stanley.html
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