lundi 5 décembre 2011

Assassinat et meurtre : deux tentatives à juger

Du 5 au 14 décembre, deux affaires seront examinées par la cour d’assises de la Côte-d’Or, au palais de justice de Dijon.
La première est qualifiée de « tentative d’assassinat » pour des faits commis le 22 août 2010, à Montbard. Vers 15 heures, un homme de 38 ans avait reçu plusieurs coups de couteau, alors qu’il se trouvait à son domicile, rue Piron. L’auteur présumé des violences avait été interpellé dans un village proche de Venarey-Les Laumes. La victime avait été évacuée grièvement blessée.
En toile de fond, une rivalité amoureuse…
L’accusé, incarcéré depuis le 24 août 2010, sera défendu par M e Magali Montrichard ; la partie civile représentée par M e Sylvain Champloix.

Un corps sans vie

A partir du 8 décembre, et pendant cinq journées, un Dijonnais, détenu depuis le 30 janvier 2010, sera jugé pour « tentative de meurtre précédé, accompagné ou suivi d’un autre crime ».
Le vendredi 29 janvier 2010, à 5 h 30, les sapeurs-pompiers s’étaient déplacés pour éteindre un incendie, dans le quartier de la Toison-d’Or. Dans l’appartement rempli de fumée, le corps sans vie d’une Dijonnaise de 30 ans avait été découvert. L’autopsie avait révélé qu’elle avait subi une strangulation, mais que la mort avait été provoquée par l’inhalation des fumées. Très rapidement, un suspect avait été identifié : la victime avait déposé une main courante au commissariat de police dans les jours ayant précédé le drame. Son amant, âgé d’une quarantaine d’années, ne supportait pas qu’elle veuille le quitter, et la harcelait. Placé en garde à vue, cet homme marié menant une double vie, chauffeur de bus à la STRD, reconnaissait s’être rendu au domicile de la jeune femme, avoir eu une dispute, mais sans plus. Selon ses affirmations, elle était en vie lorsqu’il l’a quittée ; des petites bougies, que le couple avait l’habitude d’utiliser pour créer une ambiance, étaient effectivement allumées, la cause de l’incendie ne pouvant être qu’accidentelle…
L’accusé sera défendu par M e Emmanuel Touraille, pour qui cet homme doit être acquitté.
Au nombre de cinq, les parties civiles, représentées par M e Samuel Esteve et M e Séverine Beuchet ne partagent pas la même version des faits. Elles sont persuadées que la jeune femme, inconsciente lorsque son amant est parti après l’avoir étranglée, a été tuée.
Le procès promet une bataille d’experts, dont les résultats ne sont pas les mêmes. L’un relève deux départs de feu dans l’appartement ; l’autre, un seul.
Une différence qui peut faire pencher la balance dans un sens, ou dans l’autre.
http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2011/12/05/assassinat-et-meurtre-deux-tentatives-a-juger

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