vendredi 20 janvier 2012

L'agresseur est probablement fou

Le président Hoc Pheng Chhay : « Vous avez dit aux policiers qu'ils étaient le diable et que vous alliez lui couper la tête ? » C'est le genre de propos que Youcef Azzouz, 33 ans, tient aux forces de l'ordre.



Tout commence le 8 janvier vers 11 h rue du Calvaire à Tourcoing. Louisette X., une dame âgée de 74 ans, se fait arracher son sac à main par Youcef Azzouz. Elle se retourne, cherche à récupérer son bien, court après le voleur et chute lourdement. Des ecchymoses partout, une épaule démise, des coups aux jambes : « Trois semaines d'immobilisation attestées par le médecin légiste » déclare Me Arnaud Ninive, partie civile hier.
Sous curatelle


Les faits sont graves mais le voleur rapidement alerté serait également mis en cause pour un autre arrachage de sac à main sur une dame âgée, et une irruption chez un fleuriste du boulevard Gambetta à Tourcoing pour y voler le fond de caisse. Ces deux derniers faits remonteraient au 25 et 28 novembre derniers. Le prévenu a été placé sous contrôle judiciaire pour ces deux délits On parle aussi d'un vol de sac le 3 janvier.

Le dossier est assez confus et le prévenu, très agité mentalement parlant, n'éclaircit guère la situation. On apprend alors qu'il est sous curatelle et que son responsable de tutelle est en vacances et injoignable. Me Quentin Lebas s'indigne : « En réalité, mon client est schizophrène et il a déjà été hospitalisé dans un établissement psychiatrique. Les associations spécialisées et payées par le contribuable ne le prennent pas en charge car c'est trop compliqué d'assurer sa tutelle. C'est pour cette raison qu'un salarié, en vacances actuellement, d'un centre de santé mentale a été désigné ».
Le prévenu, à la rue et démuni d'argent malgré sa pension de handicapé, explique qu'il « a besoin d'argent ». Et d'ajouter : « Pas la prison ! Je veux être hospitalisé ».
Pour la procureure Mathilde Defretin, le prévenu, déjà inquiété pour des faits similaires, doit être placé en détention provisoire en attendant son procès.


Me Lebas plaide tout de même la remise en liberté : « Il n'empêche que ce prévenu est là parce qu'il n'est pas soigné. Quand on l'arrête, dimanche, il se blesse et tente de se suicider dans sa cellule. On le soigne aux urgences de l'hôpital Dron. Or, on sait à ce moment-là que le prévenu est théoriquement hospitalisé d'office au secteur psychiatrique G7 de l'hôpital Dron. C'est à 500 mètres ! Et on préfère mettre cette personne en prison alors que, récemment, on a estimé en justice que son discernement était aboli ! » Le président Hoc Pheng Chhay annonce que le prévenu est placé faute de mieux en détention provisoire. Une expertise psychiatrique est demandée
http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2012/01/11/l-agresseur-est-probablement-fou.shtml

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